L’occasion pour la candidate Simone Chagniard-Marand (DVG) de présenter ses colistiers et de revenir sur les grandes lignes du programme portées lors de cette campagne municipale. « Notre projet vise à faire de Reillanne un espace de rencontres, de solidarité et de transmission, en nous appuyant sur la diversité de ses habitantes et habitants et sur le lien intergénérationnel. Nous souhaitons une commune qui protège ses ressources, soutient ses acteurs locaux et prépare l’avenir en conjuguant écologie et qualité de vie », détaille la liste sur son site internet.
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Dans les Hautes-Alpes, Jean-Marie Bernard soutient ses troupes
« Je tiens à apporter tout mon soutien aux membres de mon équipe départementale candidats aux élections municipales », pouvait-on lire sur le communiqué de la présidence des Hautes-Alpes, paru ce vendredi 6 mars. Parmi les vingt conseillers Les Républicains qui siègent au sein de la majorité au conseil départemental, aux côtés de Jean-Marie Bernard, vingt se lancent dans la bataille des municipales. Parmi eux, six sont têtes de liste : Arnaud Murgia à Briançon, Valérie Garcin Eyméoud à Molines-en-Queyras, Marcel Cannat à Réotier, Christian Hubaud à Pelleautier, Françoise Pinet à Aspres-sur-Buëch et enfin Gérard Tenoux à Valdoule.
Six têtes de listeLe président du Département n’a pas manqué de leur adresser ses encouragements, ni de rappeler « l’échéance particulièrement importante » de ces élections en raison de la préparation des Jeux olympiques d’hiver dans 4 ans : « Un projet ambitieux de territoire, qui trouvera son apogée en 2030 et dont la portée ira bien au-delà. » Reste à savoir si ce soutien pèsera dans la balance pour les protégés de Jean-Marie Bernard ? Réponse dans les urnes les 15 et 22 mars.
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Aloïs Eymard, figure montante de la gauche à Embrun
Agé de 32 ans, Aloïs Eymard est secrétaire de la section embrunaise du Parti communiste français et travailleur saisonnier « dans la restauration principalement ». Ce trentenaire occupe la deuxième place sur la Liste d’union de la gauche « Uni.e.s pour demain », menée par Martina Sandri à Embrun.
Une position qui reflète autant son engagement politique que la confiance que lui accordent les composantes de cette liste rassemblant communistes, écologistes, socialistes et un collectif citoyen. « On a décidé, par un vote démocratique, que Martine porterait notre rassemblement. Ensuite, les places dans la liste se sont faites naturellement, au vu de l’implication de chacun. Je suis très honoré d’être deuxième. »
Même s’il n’a pas encore occupé de mandat, Aloïs Eymard se dit conscient de l’importance de ce scrutin : « En 2020, il n’y avait pas de liste unie à gauche. Ces derniers mois, de nombreux habitants nous interpellaient pour demander une liste de gauche. Les politiques nationales restent hors du débat local. Nous proposons une alternative à la majorité de droite en place depuis 25 ans. »
Né à Embrun, Aloïs Eymard est revenu s’installer dans cette commune d’environ 6 500 habitants. Son parcours a forgé son engagement : « Les conditions de travail, en tant que saisonnier, sont difficiles. Se loger est une horreur en station. Le droit des travailleurs n’est pas bien respecté. Je me suis intéressé à la politique lors de mes études à Aix, pour un Diplôme d’accès aux études universitaires, où j’ai rencontré les JC [Jeunes communistes]. »
Pour cette campagne municipale à Embrun, Aloïs Eymard, met en avant « la démocratie participative, l’accès au logement, notamment social, et la mobilité ».
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À Sisteron, la liste d’union de la gauche fait salle comble
Syndicalistes, associatifs, maires, députés de gauche et habitants se sont réunis vendredi, à Sisteron, pour soutenir la liste citoyenne d’union de la gauche Demain Sisteron lors de son meeting de fin de campagne. Les colistiers ont insisté sur « la défense des services publics à Sisteron», la santé et l’idée de «dépersonnifier le pouvoir politique». Cédric Volait, responsable de la CGT Santé 04, a évoqué la lutte pour la réouverture des urgences à Sisteron. «La lutte paye quand on a des relais locaux progressistes», a-t-il affirmé. «Tous les hôpitaux tiennent sur un fil, ils sont tellement à flux tendu qu’il suffit qu’un médecin parte à la retraite pour que le service soit menacé de fermeture», a déploré le syndicaliste.
Michèle Bizot-Gastaldi, maire communiste d’un petit village de 350 habitants, La Palud-sur-Verdon, est également intervenue au meeting. «Il n’y a pas d’élections apolitiques, les listes sans étiquette n’existent pas. Une liste qui rassemble l’ensemble des forces de la gauche dans le département, c’est rare, je salue cette initiative», a-t-elle déclaré. «Tous les services publics sont fondamentaux», a-t-elle ajouté, félicitant les propositions de la liste Demain Sisteron.
Recruter des médecins salariésOlivier Jourdan, deuxième sur la liste, a insisté sur leur proposition phare: recruter des médecins salariés. « Notre collectif s’est fondé sur un gros consensus : mettre les valeurs et le programme avant les noms et les visages », a-t-il martelé. « Nous voulons faire en sorte que chaque Sisteronais et Sisteronaise puisse avoir un médecin traitant, avec l’objectif d’un généraliste pour 1000 habitants », a-t-il expliqué. « Le salariat permet d’attirer médecins plus jeunes », a affirmé Olivier Jourdan.
Véronique Verdié, secrétaire du collectif Solidarité Réfugiés Sisteron, dont plusieurs membres de la liste font partie, est également intervenue. Elle a insisté sur l’importance d’intégrer les réfugiés et d’avoir une ville accueillante. Claude Mikaelian, colisitier communiste et militant syndicaliste, a évoqué l’importance des «luttes pour le maintien de l’emploi» et a salué la proposition de créer «un lieu de refuge immédiat et sécurisé pour les femmes victimes de violences par un conjoint ou un ex-conjoint». Il a souhaité que Sisteron intègre «l’association internationale des communes pour la paix». L’ancien député Nupes Léo Walter a affirmé : « si on multiplie les communes de gauche dans le département, ça donnera de la force à nos luttes ». «Avoir une commune tenue par la gauche antifasciste est essentiel », a-t-il défendu. La salle était pleine à son comble.
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À Briançon, la gauche dédie sa semaine à la jeunesse
Johanna Jelensperger est la candidate au poste d’adjointe à l’éducation sur la liste de gauche. Elle-même mère d’un adolescent de 17 ans, elle déplore « qu’en dehors du lycée, il y ait peu de lieux où s’intégrer pour les jeunes, pour se rencontrer, et exprimer leur créativité ». C’est pourquoi durant cette semaine, elle est allée à la rencontre des jeunes adultes et adolescents, pour écouter leurs préoccupations.
Après un temps d’échange public sur le sujet lundi, au Barboteur, la liste de gauche est allée à la rencontre des lycéens mercredi. Une discussion prolongée de façon inopinée le lendemain, puisque Johanna Jelensperger est retournée au lycée ce jeudi 5 mars, où les lycéens bloquaient l’entrée de leur établissement contre la suppression de 80 heures d’enseignement.
Inquiets face à l’extrême droiteDeux sujets sont revenus avec insistance. « Déjà, beaucoup de lycéens étaient inquiets de voir autour d’eux certains se faire happer par les vidéos de Jordan Bardella sur les réseaux sociaux, sans même s’apercevoir qu’il s’agit de politique », explique Johanna Jelensperger. Ensuite, « la question du manque de mobilité dans un territoire escarpé, que ce soit la place pour le vélo ou les transports en commun ».
Parmi ses propositions pour la jeunesse, la liste promet la création d’un campus connecté pour suivre des études supérieures à Briançon, se former ou se réorienter. Mais aussi la création d’un tiers-lieu dédié aux jeunes briançonnais, pour se rencontrer, échanger et exprimer leur talent.
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Aucun candidat aux municipales à Bayons, les habitants inquiets
Le village de Bayons, perdu au milieu des montagnes bas-alpines, est le fruit de la fusion de quatre communes, en faisant un territoire très large et difficile à gérer. Bayons fait partie des communes les plus étendues du département, alors même qu’elle compte moins de 200 habitants. C’est un territoire dépeuplé, fait de terrains difficiles, ce qui rend la tâche compliquée pour le maire.
Il y a quelques jours encore, une route s’y est effondrée, coupant deux hameaux du reste du monde. « Cela fait trois semaines que je ne fais que ça », regrette Régis Rioton, le maire, qui exerce toujours son activité d’architecte à côté de son mandat, et a donc décidé de ne pas se présenter à nouveau aux élections municipales. Il « ne peut que regretter » que personne n’ait déposé de candidature pour prendre sa suite, mais le comprend : « La tâche fait peur, cela demande un investissement conséquent, ça ressemble à du bénévolat. »
Une position partagée par les habitants, notamment un ancien conseiller municipal, éleveur à la retraite qui a exercé plusieurs mandats, fait partie de la plus vieille famille du village et trouve que « tout est devenu trop compliqué ici, cela prend beaucoup de temps et de travail ». « C’est pas normal d’être abandonné comme ça, ça m’inquiète », confie Marie Wagner, retraitée qui a une maison secondaire dans le village.
« Les gens sont inquiets, on préférerait que ça continue comme avant », abonde Jean-Claude Chaix, habitant de Bayons. Il s’inquiète d’un potentiel rattachement à une autre commune si aucune candidature n’était déposée. « C’est pas pareil, si les gens ne sont pas de la commune, ils s’occuperaient moins de nous », suppose-t-il.
Une délégation spécialeDans les 8 jours suivant le 15 mars, la préfète nommera par arrêté une délégation spéciale de trois membres, « investie des pouvoirs de pure administration conservatoire et urgente et chargée d’organiser de nouvelles élections pour reconstituer le conseil municipal dans les 3 mois suivant le 1er tour », explique la préfecture.
Les projets du maire sortant, l’installation d’un commerce, la rénovation de la mairie et la création de logements, n’ont pas pu arriver à leur terme en raison d’une forte opposition. Le budget de la commune ne permet pas d’engager des sommes importantes, comme pour la réparation de la route qui s’est effondrée. « Avant le 15 mars, il faut qu’on ait un budget pour signer le devis, payer l’entreprise et caler les travaux. Il y a une urgence pour désenclaver les familles », martèle le maire sortant, Régis Rioton.
« La répartition des gens sur un territoire immense ne facilite pas les relations », avance le maire. Il estime que chaque habitant dispose de 66 hectares. « On est captif, il faut être là tout le temps. La mairie est le service public numéro 1, les gens se tournent vers nous pour tout, ils n’ont pas conscience de la complexité de gérer ça au quotidien », explique-t-il. Régis Rioton prévoit d’organiser une réunion publique pour préciser le cadre légal aux habitants.
Bayons fait partie des 68 communes de France à n’avoir aucune liste candidate pour les élections municipales. Elle est la seule de la région. Selon Jean-Claude Chaix, cela est également dû à la parité qui doit être respectée, y compris par les communes de moins de 1 000 habitants, pour ce mandat. « Il y a eu des tentatives d’élaboration de listes, mais aucune n’est arrivée à son terme. De ce que j’ai compris, personne ne voulait endosser la tête de liste », se désole le maire sortant.
Régis Rioton, qui va sur ses 66 ans, souhaite « laisser la place aux jeunes ». « Je suis vieux, j’ai le cerveau qui se ramolit, des difficultés d’élocution », explique-t-il. Reste à voir s’ils se porteront volontaires pour prendre sa suite.
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Les déserts médicaux : un sujet majeur pour les candidats dans les Alpes-de-Haute-Provence
À Manosque, les collectivités et les maires se mobilisent pour financer l’extension de l’hôpital, avec de nouveaux lits en soins palliatifs et un institut de formation. 24 communes de l’agglomération participent et ont voté la somme allouée à l’hôpital en conseil municipal. « Il y a des débats et de l’opposition car c’est à l’État et pas à nous de payer pour la santé, mais j’explique que l’extension sera bénéfique pour soigner les habitants de notre commune », avance Laurence Depieds, maire candidate à sa réélection du petit village de Saint-Martin-de-Brômes, commune pour laquelle cet investissement représente une somme importante.
Dans cette même ville de Manosque, le centre de santé Oxance, menacé de fermeture, est au cœur des débats pour les municipales. Le Regain Manosquin, liste d’union de la gauche menée par Patrick Rousset, veut soutenir et accompagner le centre de santé Oxance « dans son développement », recruter des médecins salariés et créer un service de garde « en lien avec l’hôpital public ». Le maire sortant, candidat à sa réélection, considère lui que « contrairement à l’hôpital, la collectivité n’a pas vocation à financer directement un centre de santé privé ».
Des urgences souvent ferméesLa fermeture régulière des urgences agite également les candidats. Le maire de Manosque avait démissionné du conseil de surveillance de l’hôpital en juillet 2024. « Je ne peux que regretter l’inaction face à mes alertes répétées pendant plus de trois ans. Les premières fermetures des urgences de Manosque ont démarré en janvier 2022 et personne ne s’en est ému, ni révolté, aucun représentant de l’État, ni aucun élu, mis à part mon équipe municipale et moi-même », avait-il déploré. Le Regain Manosquin veut de son côté « maintenir les fonctions du maire au conseil de surveillance afin d’être force de propositions et d’impulsion de décisions visant au développement des activités du centre hospitalier ».
À Sisteron, face à ces fermetures, la liste d’union de la gauche s’engage à « faire pression » pour rouvrir les urgences et veut recruter des médecins salariés, affirmant être déjà en contact avec des praticiens intéressés. L’équipe de Demain Sisteron ! prévoit de leur fournir des locaux et un service de secrétariat qui leur permettrait de se concentrer sur l’aspect médical.
« J’ai voulu prendre un arrêté humoristique pour interdire les AVC, car les urgences de Sisteron sont souvent fermées, même la journée, alors il faut aller jusqu’à Digne ou Manosque, c’est compliqué », explique le maire de Bayons, petit village situé à plus d’une heure de ces deux villes. Lui-même fait partie des plus de 20 000 habitants du département sans médecin traitant. À Oraison, la candidate Isabel Gamba propose de créer une bourse pour inciter les jeunes médecins à venir y exercer…



