Tag: Alpes

  • Le maire sortant des Mées brigue un deuxième mandat

    Le maire sortant des Mées brigue un deuxième mandat

    Construction d’une maison de santé, agrandissement de l’école, travaux de sécurisation des Pénitents… Le maire des Mées a dévoilé son programme, qui se veut dans la continuité de son mandat, dont le bilan a été positif, selon lui. « Je souhaite poursuivre l’aventure, avec une partie de la liste renouvelée », explique-t-il à La Marseillaise.

    Ce village « dynamique », huitième commune du département, dont la population a augmenté de 10% en 10 ans, a cependant été classé comme zone d’intervention prioritaire (ZIP) en raison du manque de soignants. C’est pourquoi Frédéric Puech veut construire une maison de santé dans ce désert médical qui ne compte plus qu’un seul médecin. Pour cela, il a dû dialoguer avec les professionnels de santé et prendre en compte leurs besoins afin de leur fournir un local adapté. Les travaux ont déjà été lancés en octobre et devraient prendre fin en janvier 2027. La santé est ainsi le domaine prioritaire pour le candidat.

    Le maire, âgé de 59 ans, a par ailleurs pour projet de réaménager le centre-bourg, dont la place principale est actuellement envahie par les voitures et par un grand parking. « Avoir un espace plus piéton », « plus provençal », avec « un peu moins de voitures » est l’objectif de Frédéric Puech. Pour ces différents projets, il souhaite travailler davantage en coopération avec les citoyens, notamment en mettant en place des référents de quartier « pour aller à la rencontre de tous les administrés » et des « réunions de quartier régulières ». Le maire sortant promet également la mise en place d’un conseil municipal des jeunes.

    Un amoureux des Mées

    Frédéric Puech prévoit des porte-à-porte à partir de ce week-end pour présenter son programme, sa liste et distribuer son magazine. Arrivé aux Mées en 2017, le syndicaliste a été ravi de trouver un maire, à l’époque Gérard Paul, qui avait « la même couleur politique que lui » (communiste). C’est comme cela qu’il s’est retrouvé investi dans la politique locale. Certains lui reprochent son arrivée récente, mais lui se considère légitime, « tombé amoureux » de la commune. Il reverse ses indemnités de maire à son parti.

    Sa liste n’a « pas de couleur politique », mais des valeurs « d’humanisme, de solidarité, de respect et de justice ». Pour la constituer, « il y a des gens qui sont venus spontanément », « j’avais un peu peur, mais ça s’est fait assez facilement », avance Frédéric Puech.

    Finalement, le maire aujourd’hui candidat a pour projet de mettre des moyens de protection pour les Pénitents, ces rochers impressionnants emblématiques des Mées, alors que l’un d’entre eux s’est effondré sur des maisons en 2019. « On a des études qui sont lancées par un collège d’experts », mais « quand il va falloir mettre ces moyens de protection en place, on pense que ça va être financièrement compliqué pour la commune, même si ça va être subventionné assez largement », une partie des Pénitents appartenant à l’État. Selon les experts, 24 gros rochers pourraient s’écrouler d’ici 100 ans, explique-t-il.

    Porte à porte les 21, 22
    et 28
     février et le 1er mars.

    Détails sur la page Facebook Pour Les Mées, Cap sur 2032.

  • A Oraison, une nouvelle liste en lice

    A Oraison, une nouvelle liste en lice

    Conseillère municipale d’opposition depuis 2020, Isabel Gamba a finalement décidé de se relancer dans la bataille à la tête d’une liste sans étiquette intitulée Écrire Oraison ensemble, avec Olivier Laurent et Laurence Leplatre comme colistiers. Le maire sortant, Benoît Gauvan candidat à sa réélection avec la liste Oraison cœur de Durance n’aura donc pas un seul candidat RN – Jean-Michel Angelvin – pour adversaire dans une ville où le parti de Jordan Bardella avait fait ses plus gros scores du département lors des législatives. Photo DR

  • Avec ZOU ! Neige, les sommets alpins sont à portée de train

    Avec ZOU ! Neige, les sommets alpins sont à portée de train

    Le dispositif ZOU! Neige propose des trajets train + bus à partir de 2,10 euros. Pour permettre au plus grand nombre de profiter pleinement des Alpes du Sud, les offres de transports se démultiplient en direction des pistes. Les animations également avec la Tournée Neige qui fait étape dans les stations d’Orcières-Merlette, Montgenèvre, Pra Loup, Serre Chevalier et Auron, du 15 au 25 février.

    « En renforçant les transports, en soutenant les stations et en investissant pour l’accès à la pratique sportive, nous faisons le choix d’une montagne accessible, vivante et durable », a déclaré Renaud Muselier, président de la Région Sud. Le Train des Neiges, en progression de 70% de réservations par rapport à 2025 avec un taux de remplissage proche de 100%, permet de rejoindre directement les stations depuis Marseille, Aix-en-Provence ou Manosque pour 20 euros aller-retour, navette incluse.

    Les trains ZOU! quotidiens complètent cette offre avec des correspondances vers les stations. Des réductions de 30 à 50% sont proposées aux groupes et peuvent atteindre 90% pour les revenus modestes, avec la gratuité pour les détenteurs du Pass ZOU! Études. Et le Pass Sud Montagne permet aux lycéens de bénéficier d’une aide jusqu’à 100 euros par an pour pratiquer les sports de montagne hiver comme été (forfait, location de matériel, cours, licence).

    Avec la Tournée des Neiges 2026, la Région et le comité régional du tourisme repartent à la rencontre du public dans cinq stations des Alpes du Sud. Au programme : animations, concerts, DJ sets, dégustations et spectacles de drones, dans l’esprit des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030.

    Toutes les infos sur le site : https://zou.maregionsud.fr

  • L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    L’opération « La Marseillaise » se poursuit dans les Alpes

    Merci aux nombreux bénévoles qui ont vendu plusieurs centaines d’exemplaires sur les marchés de Digne, Manosque, Gap, Sisteron, Château-Arnoux-Saint-Auban, Reillanne… Puis l’opération s’est poursuivie à Forcalquier et Gap ce lundi, à Oraison mardi, à Gréoux ce jeudi et, enfin, ce vendredi 13 février à Seyne-les-Alpes.

    Merci confrères. Reportage de France 3 sur l’arrivée du journal dans les Alpes

    Après la radio des Hautes-Alpes RAM 05, BFM d’ici et Union presse, nos confrères de France 3 nous ont fait l‘honneur de traiter l’arrivée de La Marseillaise dans les Alpes. Une équipe de France 3 était ainsi présente sur le marché de Seyne-les-Alpes ce vendredi pour réaliser un reportage sur le point de diffusion du journal organisé par les Amis de La Marseillaise des Alpes en présence de leur présidente, Frédérique Laîné. À cette occasion, Jean-Jacques Schneider, directeur du groupe La Marseillaise a notamment été interrogé.

  • Sébastien Lecornu est incité à autoriser l’abattage de davantage de loups

    Sébastien Lecornu est incité à autoriser l’abattage de davantage de loups

    Pour l’instant la loi autorise le « prélèvement » de loups à 19% de la population lupine dans tout le pays. À l’hiver 2023-2024, ils étaient entre 920 et 1 125 d’après un rapport de l’Office français de la biodiversité.

    80% des attaques de troupeau dans l’arc alpin

    À mi-2025, le préfet des Alpes-Hautes-Provence avait rapporté 87 attaques signalées pour 336 victimes et constatait des améliorations dans les mesures de protection des troupeaux, malgré la progression du loup dans le département. « Nous vous demandons instamment de valider le principe d’un prélèvement significatif dès 2026 à hauteur de 30% », écrivent, dans la lettre à Sébastien Lecornu les présidents des conseils départementaux de la région.

    Ce qui ferait passer pour 2026 le nombre autorisé de 205 loups tués en France à 325. L’immense majorité de la population lupine se concentre dans l’arc alpin, où sont répertoriées plus de 80% des attaques de troupeaux en France. « Ce fléau impacte durement nos troupeaux et engendre une vraie détresse morale et psychologique parmi les bergers », s’émeuvent les élus qui réitèrent une demande formulée de manière récurrente depuis 2023 mais restée sans réponse de la part des gouvernements successifs. « Loin de nous l’idée de vouloir préparer l’extinction de l’espèce lupine sur notre sol ! », plaident les élus des Départements, mais simplement de « tirer les conséquences » du déclassement récent du loup par l’Union européenne, d’« espèce strictement protégée » à « espèce protégée ».

  • Le Regain manosquin dévoile les premiers noms de la liste

    Le Regain manosquin dévoile les premiers noms de la liste

    Syndicaliste, Patrick Rousset est la tête de liste du Regain manosquin. Soutenu par plusieurs partis de gauche, dont le Parti communiste, les écologistes, l’Après et Génération.s, le collectif, qui entend ravir la mairie à Camille Galtier, maire (DVD) depuis 2020 et candidat à sa succession, a présenté, jeudi, les onze premiers noms de sa liste sur son site internet.

    Aux côtés de l’agent d’Enedis se trouvent Ludivine Quinson, Jérôme Rigaud, Emilie Benaïcha-Lauvergeon, Bernard Sourice, Claire Henriroux, Justin Collin, Florence Bertalmio, Guillaume Bertolina, Odile Guigon-Cauvin et André Guieu. Ils sont professeure, ouvrier agricole, ingénieur, retraité, assistante maternelle, designer graphique… Une liste complétée ,ce samedi 14 février, par 11 nouveaux noms qui seront publiés sur le site internet du collectif.

    Le programme présenté lundi 16 février

    Mais il faudra attendre le lundi 16 février pour découvrir le détail du programme de la liste. Un programme axé autour de quatre priorités.

    La démocratie participative tout d’abord, car « la démocratie locale est trop souvent confisquée ». La santé publique ensuite car « l’accès aux soins se dégrade fortement : l’hôpital est fragilisé, de nombreux habitants n’ont plus de médecin traitant et les délais pour se soigner ne cessent de s’allonger, creusant les inégalités de santé ». L’action sociale également : « L’action sociale municipale n’est plus à la hauteur des besoins : les difficultés d’accès au logement, aux transports, aux loisirs et à la culture s’aggravent, renforçant les inégalités sociales et territoriales. » Et enfin, la qualité de vie car le Regain manosquin plaide pour « une politique volontariste pour une ville plus agréable à vivre, plus accessible et plus respectueuse de son environnement ».

    Le détail des propositions sera publié le 16 février.

  • [Entretien] Charly Extra : « Le système de santé ne permet pas de répondre aux besoins »

    [Entretien] Charly Extra : « Le système de santé ne permet pas de répondre aux besoins »

    Charly Extra raconte à La Marseillaise son quotidien difficile de médecin de campagne, dans une zone très rurale, mais aussi les atouts de la vallée de la Blanche qui font qu’il a choisi de s’y installer et d’y rester.

    La Marseillaise : Comment vous êtes-vous installé en tant que médecin dans la vallée de la Blanche ?

    Charly Extra : J’ai fait tout mon secondaire et ma première année de médecine en Polynésie française, puis j’ai fait ma faculté à Bordeaux et mon internat à Marseille. Quand je suis arrivé ici, je connaissais très mal la ruralité et la vie à la montagne. Je suis arrivé à Seyne-les-Alpes par opportunité, à la fin de mon internat, en 2018, par jeu des connaissances : une médecin qui travaillait à Seyne cherchait des remplaçants. J’ai progressivement pris la suite d’un médecin qui partait à la retraite.

    Pourquoi avez-vous décidé de rester dans la vallée ?

    C.E. : J’ai aimé la pratique en milieu isolé, rural, parce que cela correspondait à l’image que je me faisais de la médecine générale, c’est-à-dire avoir un champ de compétences extrêmement large, de la pédiatrie jusqu’à la gériatrie, les imprévus, la traumatologie (une particularité liée à la montagne). Ce qui m’a fait rester, c’est le côté riche, humain de la pratique médicale ici, avec un contact proche avec les gens. C’est une petite communauté, on connaît presque tout le monde. J’ai aimé la qualité de vie, communautaire, avec les montagnes, la randonnée en itinérance. C’était un coup de cœur.

    Y a-t-il un manque cruel de médecin dans votre zone ?

    C.E. : Oui, il y a un cruel manque de médecins. Cela a récemment été reclassé en zone d’intervention prioritaire, ce qui n’était pas le cas quand je suis arrivé. Une médecin a quitté le cabinet, on n’est plus que deux, moi et mon collègue de 63 ans qui partira bientôt à la retraite, qui a des problèmes de santé et ne travaille plus avec la même intensité. C’est un désert médical, l’hôpital le plus proche est celui de Digne à 45km, c’est environ une heure en voiture. Je suis le seul médecin à faire des astreintes. Je dois avoir un grand niveau de disponibilité, la nuit comme le jour. On est très rapidement isolé. On doit pouvoir gérer des situations très graves seul, avec notre propre équipement.

    Devez-vous passer beaucoup de temps au volant dans le cadre de votre travail ?

    C.E. : Oui. Je travaille sur toute la vallée. On fait des visites à domicile une demi-journée par semaine. Le reste de la semaine, on reçoit au cabinet, en plus des visites imprévues après les journées de travail. On a 60% de programmé et 30% d’urgences. La zone est assez large, il y a beaucoup de route. On peut facilement faire entre 15 et 20 kilomètres pour une visite à domicile. En milieu urbain, je pense qu’ils ont des distances plus courtes.

    Comment peut-on attirer plus de médecins en milieu rural ?

    C.E. : Il faut que l’État investisse dans les services publics nécessaires en ruralité pour que les gens aient envie d’y vivre. Il faut des emplois pour les conjoints, des écoles pour les enfants. C’est très difficile de réussir à accéder aux médecins, il y a beaucoup d’intermédiaires avant. Pour attirer, il faut lutter contre le sentiment de solitude au travail, de se sentir facilement en danger car on se sent trop seul face à des problématiques importantes. Pouvoir faire appel à un confrère dont c’est le domaine lorsqu’on commence à être dépassé par la situation peut être une solution.

    Est-il compliqué pour vos patients de voir des médecins spécialistes ?

    C.E. : On fait partie des départements les moins peuplés de France, l’offre de spécialistes est plus faible qu’ailleurs, il y a des délais importants. Cela demande un dépassement de fonction, du temps de travail supplémentaire. Parfois, on doit demander à nos patients de parcourir de grandes distances, d’aller jusqu’à Marseille. La politique sur les transports liés à la santé n’est pas du tout adaptée aux particularités des territoires. Quand vous avez une vieille dame qui n’a pas de famille dans le coin et qui n’a pas le droit à une prise en charge de son transport alors qu’elle est presque aveugle et que c’est dangereux pour elle de prendre la route, on se retrouve à devoir trouver quelqu’un pour l’accompagner.

  • Le maire sortant de Château-Arnoux-Saint-Auban a rassemblé une centaine de personnes

    Le maire sortant de Château-Arnoux-Saint-Auban a rassemblé une centaine de personnes

    Les habitants de la commune ont posé « beaucoup de questions », se réjouit le maire, abordant notamment leurs préoccupations liées au logement.

    Ils ont également interrogé René Villard et ses colistiers sur les finances de la commune.

    « Ils ont obtenu des réponses précises à toutes leurs questions », affirme le maire. « Il y avait du monde, c’était une bonne réunion publique », se félicite-t‑il.

  • À Sisteron, la gauche s’unit autour d’une liste citoyenne

    À Sisteron, la gauche s’unit autour d’une liste citoyenne

    Solidarité, écologie, justice sociale, protection des services publics… à Sisteron, de « grandes figures de la gauche locales » se sont regroupées autour de valeurs communes pour créer une liste citoyenne d’union de la gauche, « Demain Sisteron ! », explique Sasha Quiles, 25 ans, huitième colistier. « Notre idéologie partagée est le socialisme au sens large », avance le jeune syndiqué CGT.

    Une réunion publique, début octobre, a marqué le véritable point de départ de la liste. « On s’est mis d’accord sur des grands points, comme le fait de déclarer que nous étions apartisans, note Sasha Quiles. On n’a pas eu de tensions : on est assez détachés du national, on n’a pas de querelles de chapelle. » Il ajoute : « Tout se fait de manière démocratique et horizontale. On a chacun nos opinions personnelles, mais au niveau de Sisteron, on est tous d’accord, tout a été fait avec concertation. »

    Les colistiers ont déterminé cinq points principaux pour leur programme. D’abord, recruter des médecins salariés pour renforcer une offre médicale jugée insuffisante au regard de la population. Les candidats sont déjà en contact avec des praticiens intéressés par cette proposition. L’objectif est de leur fournir des locaux et un service de secrétariat qui leur permettrait de se concentrer sur l’aspect médical. « Cela les soulagerait de la partie administrative de leur travail », avance Sasha Quiles.

    Rouvrir les urgences

    « On a un gros souci au niveau des urgences, qui sont fermées très régulièrement en raison d’un manque d’effectifs, de budget et de financements au niveau national », explique le colistier. Les candidats de la liste « Demain Sisteron ! » s’engagent à faire pression pour rouvrir ces urgences.

    La deuxième proposition vise à améliorer l’offre bio et locale dans les cantines scolaires et à instaurer une tarification en fonction du quotient familial.

    Troisièmement, la liste souhaite créer une maison des associations pour fédérer les structures locales, leur offrir des lieux d’accueil et mutualiser les équipements.

    Quatrièmement, elle prévoit un réaménagement urbain pour sécuriser les déplacements piétons et encourager l’usage du vélo. Enfin, les candidats veulent « mettre en place deux lignes de bus reliant le centre-ville aux quartiers périphériques et à la zone commerciale », explique le huitième colistier.

    Samedi, les colistiers organisent un grand porte-à-porte dans le quartier de Beaulieu pour présenter leur programme. Dans ce quartier « abandonné », excentré, historiquement construit pour accueillir des familles harkies, une partie de la population est « laissée de côté », selon Sasha Quiles. Il s’agit d’ailleurs de l’un des quartiers les plus pauvres de Sisteron, selon l’Insee. Un grand meeting festif de fin de campagne est par ailleurs prévu, le vendredi 6 mars, à la salle Alain-Prieur.

    Le binôme qui mènera la liste pour les municipales sera composé de Zoé Lerouge, 32 ans, professeure d’histoire géographie syndiquée et membre d’un collectif féministe, et d’Olivier Jourdan, 35 ans, coordinateur régional d’une association de développement local. Dans le reste de la liste, on retrouve des conseillers syndicaux, des agriculteurs, des retraités, une pharmacienne, un ingénieur ou encore une directrice artistique et électricienne.

    « Je me suis engagée dans cette liste pour être au plus près des besoins des habitants les plus précaires », mais aussi pour « porter une attention particulière à l’écologie et à la lutte contre les discriminations », souligne Zoé Lerouge.

    Les deux autres listes concurrentes sont issues de la majorité du maire actuel, Daniel Spagnou, ancien LR âgé de 84 ans, maire depuis 43 ans, qui ne se représente pas.

    Porte-à-porte samedi 14 février à 14h, quartier de Beaulieu, à Sisteron.

  • Le département des Alpes-de-Haute-Provence valorise ses filières au Salon de l’agriculture

    Le département des Alpes-de-Haute-Provence valorise ses filières au Salon de l’agriculture

    Truffe, pommes golden, lavande, olivier, chèvres… Les différentes productions agricoles des Alpes-de-Haute-Provence seront représentées, fin février, au Salon international de l’agriculture. « Un rendez-vous majeur pour le monde agricole et les territoires ruraux », selon Eliane Barreille, présidente du Département, alors que l’agriculture reste un secteur très important, un « pilier structurant » pour les Alpes-de-Haute-Provence, qui comptent près de 2 000 exploitations.

    Les surfaces agricoles représentent 31% du département, en passant par les courges, les salades, les melons, le raisin, les agneaux ou encore le blé. 30% des exploitations sont spécialisées dans l’élevage ovin ou caprin, et 26% dans les grandes cultures. Le secteur emploie 3 770 personnes dans le département. Pour cette nouvelle édition du Salon, le Département a fait le choix de mettre l’accent sur l’arboriculture, troisième filière la plus importante dans les Alpes-de-Haute-Provence, qui est le troisième producteur national de pommes Golden.

    Les producteurs de pommes rencontrent cependant de nombreuses problématiques en ce moment, comme les ravageurs, les pucerons, le réchauffement climatique, la grêle, la sécheresse ou encore l’accès à l’eau pour irriguer.

    Premier producteur d’essence de lavandin

    Dans cette dynamique de valorisation du territoire sud alpin, une conférence départementale de l’agriculture a été organisée pour la première fois par le Département et la Chambre d’agriculture, en présence de Marc Fesneau, ancien ministre de l’Agriculture.

    Les Alpes-de-Haute-Provence restent le premier producteur national d’essence de lavandin, et forment 383 élèves et apprentis aux métiers agricoles. La filière agricole a favorisé l’émergence d’une filière cosmétique réputée à l’international, avec notamment l’Occitane, entreprise leader du marché. Cela permet aux entreprises locales de conquérir des marchés étrangers, notamment en Asie. 35% des surfaces agricoles cultivées du département sont par ailleurs engagées dans la production biologique.

    Le dynamisme agricole du territoire s’illustre également à travers de nombreuses fêtes locales, comme la fête de la lavande à Valensole, la fête du fromage à Banon, la fête de l’amande à Oraison ou encore le marché aux truffes à Montagnac. De nombreux marchés de producteurs et Amap (Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) permettent aux agriculteurs de vendre leurs produits dans tout le département.

    Le Salon se tiendra cette année dans un contexte de mobilisation agricole, alors que plus de 110 foyers de dermatose nodulaire ont été identifiés, et pour la première fois sans présentation de volailles, ni de bovins, en raison des crises sanitaires. L’agriculture départementale reste également menacée par la prédation du loup, qui a encore fait 1 450 victimes en 2025. Le département compte 35 élevages parmi les 200 les plus touchés en France.

    Salon international de l’agriculture 2026, du 21 février au 1er mars, au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris.