Tag: Alpes

  • La restructuration de l’hôpital d’Embrun se concrétise

    La restructuration de l’hôpital d’Embrun se concrétise

    La restructuration de l’hôpital d’Embrun, prévue depuis plusieurs années, se précise. Pour les Journées nationales de l’architecture, une rencontre était organisée pour informer sur ce projet, qui devrait voir le jour vers 2030. « L’objectif est que l’essentiel soit fait pour les Jeux olympiques », a annoncé la maire d’Embrun, Chantal Eyméoud. Les travaux devraient commencer vers l’été 2027 et devraient durer près de 36 mois. Une durée nécessaire pour ce chantier d’envergure, qui promet une transformation totale de l’établissement actuel.

    Les bâtiments qui composent aujourd’hui l’hôpital ont été construits lors de différentes phases, entre le XVIIIe et le XXe siècle. Résultat : ils sont aujourd’hui assez disparates, rendant l’organisation des services et les conditions de travail des équipes soignantes plus difficiles. « Réorganiser tout cela est donc nécessaire, a expliqué Pierre-Olivier Lasserre, le directeur de l’établissement, à la fois pour le bien-être des soignants mais aussi des patients. »

    Par exemple, les services administratifs, aujourd’hui au rez-de-chaussée, seront déplacés vers les étages, laissant la place aux services de radiologie et d’urgences, qui bénéficieront d’une entrée dédiée.

    Grâce à ces travaux, l’hôpital pourra également se doter de nouveaux équipements, notamment un scanner. Enfin, les chambres doubles seront transformées en chambres individuelles.

    Les brasseurs d’air,

    une révolution ?

    « C’est un bâtiment ancien qui actuellement utilise beaucoup d’énergie, poursuit le directeur. Nous allons aussi améliorer le confort thermique. » À ce sujet, l’architecte a pensé à « un projet ambitieux », qui, s’il fonctionne, pourrait être une « révolution pour les hôpitaux » : « Nous allons faire une expérimentation dans les chambres, en installant des brasseurs d’air au plafond. Si cela fonctionne, ce dispositif pourrait être déployé partout ! Car la climatisation, c’est ingérable dans les hôpitaux, pour des enjeux de maintenance et de santé ! ».

    Pour l’architecte, un des défis de cette restructuration est de préserver la valeur patrimoniale du site : « Qu’on aime ou pas ces bâtiments, ils racontent 300 ans d’histoire ! ». L’aspect extérieur des bâtiments sera préservé au maximum et les extensions prévoient de se faire discrètes. Les parties extérieures seront elles aussi transformées, et le cloître sera végétalisé afin qu’il profite aux patients et visiteurs.

    Pour le moment, 18 millions d’euros venant de l’État et de la Région sont mobilisés pour ce projet qui, dans son ensemble, devrait coûter 40 millions, toutes taxes comprises.

  • Coupe de subventions en vue pour la MJC de Château-Arnoux-Saint-Auban

    Coupe de subventions en vue pour la MJC de Château-Arnoux-Saint-Auban

    L’annonce a été un choc pour les salariés de la MJC de Château-Arnoux-Saint-Auban et les jeunes qui y sont accueillis toutes les semaines : la mairie les a informés de sa volonté de supprimer la subvention de 20 000 euros dont l’association bénéficiait pour la jeunesse. L’agent du CCAS, mis à disposition pour animer le point information jeunesse, va également devoir arrêter sa mission en décembre, sur demande de la mairie. Le point information, qui permet d’orienter les jeunes de 11 à 30 ans vers la mission locale, pour leurs démarches, le permis ou encore la santé, va ainsi cesser d’exister. Une vingtaine de jeunes y sont accompagnés à l’année, et 800 jeunes bénéficient d’interventions et d’ateliers dans leurs établissements scolaires chaque année.

    « Le maire Philippe Bertrand a demandé à nous recevoir pour nous annoncer la coupure de subventions suite à un audit qu’ils ont fait après leur élection. Il conclut qu’il faut faire des économies. C’est tout leur argument », avance Chloé Droulin, coordinatrice de la MJC. « Ils nous disent qu’il n’y a plus d’argent, mais pourquoi c’est sur les jeunes qu’on fait des économies ? », se questionne-t-elle. « Nous sommes prêts à participer à un effort collectif, mais pas supprimer la totalité de la subvention pour les jeunes. »

    Les jeunes à l’origine

    d’une pétition

    Les adolescents accueillis au sein de l’association ont écrit une pétition pour défendre leur MJC. Les jeunes qui siègent au conseil d’administration de l’association vont se réunir à la rentrée pour décider de la suite de leur mobilisation.

    Quand la nouvelle est tombée, « je l’ai très mal pris, je cherchais les raisons, pourquoi nous. J’étais choquée et triste », regrette Isis, 16 ans, habituée du lieu. « J’ai toujours pas compris pourquoi la MJC », abonde Clémentine, 14 ans, qui vient tous les samedis. Seul lieu dédié aux jeunes de la commune, la MJC a accueilli une quarantaine de jeunes depuis janvier, avec un noyau de quinze adolescents qui viennent très régulièrement. Avec la coupure de subvention, l’emploi de Marie Loup-Forest Argemi, coordinatrice du projet jeunesse, est également menacé.

    « On est les seuls à avoir une coupe aussi drastique, mais ils ont annoncé des coupes budgétaires à plein d’autres associations », affirme Chloé Droulin.

    Contacté, le maire Philippe Bertrand n’a pas répondu à nos sollicitations. La pétition* rassemble à ce jour plus de 350 signatures en ligne, et près de 90 en papier, selon Marie Loup-Forest Argemi.

    *change.org/p/pétition-pour-maintenir-l-accueil-jeunes-de-la-mjc-de-château-arnoux-saint-auban

  • Manosque tient tête à l’autoritarisme

    Manosque tient tête à l’autoritarisme

    Plus d’une centaine de manifestants se sont rassemblés samedi matin sur le rond-point de l’A51, à côté du péage de Manosque, avant que la préfecture ne prenne un arrêté d’interdiction de manifester. Alors qu’une chorale militante et itinérante à vélo apprenait des chants de lutte internationaux aux manifestants, les forces de l’ordre sont allées à leur rencontre sur le rond-point et leur ont demandé de se disperser, leur manifestation n’ayant pas été déclarée en préfecture. « La préfète est en train de prendre un arrêté d’interdiction de ce rassemblement illégal », leur a annoncé Jean-Luc Thaon, le chef de circonscription de Manosque au commissariat de police nationale. « Vous avez une obligation légale de déclaration », leur a-t-il expliqué. « Il n’y avait pas de demande d’autorisation la semaine dernière, et ça s’est très bien passé. C’est un État autoritaire ! », a réagi Éliane, gilet jaune historique dans le département, au mégaphone. Des manifestants ont suggéré de se rendre à Forcalquier, « capitale de la contestation dans le département », pour protester contre un événement organisé pour octobre rose.

    « Une casse systématique des services publics »

    « La CGT participe au mouvement parce qu’on est sur les mêmes axes de revendication par rapport à la vie chère, au prix de l’essence, à la jeunesse », a expliqué Olivier Ponce, professeur au lycée Beau de Rochas à Digne et représentant de la CGT éduc’action, espérant que le mouvement « monte crescendo », malgré la baisse de la mobilisation dans le département.

    Nadège Bonanno, secrétaire de la CGT de l’hôpital, a expliqué que le syndicat n’avait pas déclaré la manifestation en préfecture pour ne pas se faire accuser de récupération, mais soutenait le mouvement. « Il faudrait que les gilets jaunes déclarent, on peut les aider pour le faire. »

    « Il y a une casse systématique des services publics, de l’éducation, de la santé », déplore Jean Michel Münch. « Mon neveu a jeté des œufs sur les flics samedi à Marseille, il a pris 12 mois, 6 avec bracelet et 6 avec sursis, c’est disproportionné ! », regrette Érin*, professeure manosquine depuis 25 ans. « Parcoursup m’a envoyé mon fils à Briançon, alors j’ai un loyer à payer à Aix et un à Briançon. Je ne pourrais pas m’en sortir financièrement sans mon conjoint, avec deux enfants en études. »

    « On refait 1789 pour ne pas revivre 1939 », avait écrit une manifestante sur son tee-shirt.

    * Le prénom a été modifié

  • Malgré la colère, un joyeux défilé à Gap

    Malgré la colère, un joyeux défilé à Gap

    Je viens à chaque manif à Gap, c’est toujours familial. Là, avoir tous ces policiers et même un drone pour nous surveiller… C’est clairement exagéré », lance Léa, venue manifester à Gap. À 9h, début du rassemblement qui a mobilisé jusqu’à 400 personnes, le tribunal n’avait toujours pas statué sur l’interdiction de manifester au centre-ville. Cette tentative d’étouffer la contestation a suscité d’autant plus d’incompréhension et de colère : « C’est inutile, il n’y a eu aucun débordement samedi dernier », rappelle Flo, qui fait partie des Gilets jaunes. « S’exprimer est un droit, poursuit Léa. Et quand il est interdit, ça devient un devoir. »

    Alors que les prises de parole sur les « atteintes liberticides » du gouvernement se succèdent, la décision tombe sous les applaudissements : suite au recours des syndicats (CGT, FO, FSU et Solidaires), l’arrêté du préfet est suspendu. « C’est une belle victoire, réagit Julien Bouillé, secrétaire départemental de la CGT. Vouloir interdire les manifs, c’est une volonté du gouvernement de diviser le monde social, opposer les gilets jaunes et les syndicats. Car si elle était interdite, les syndicats ne se seraient peut-être pas mouillés. »

    Le cortège, toutefois non déclaré, a donc pu se rendre au centre-ville et défiler dans une ambiance joyeuse entre les étals du marché. Alain et Florence, ardéchois, rendent visite à leur fils. Ils en ont profité pour se mobiliser tous ensemble, avec des pancartes résumant une grande partie de la colère sociale : la casse des services publics, la question des retraites, les atteintes à l’environnement, ou encore le danger de l’extrême droite. Comme beaucoup, ils dénoncent aussi le récit médiatique dominant, « qui ne reflète en rien la réalité ».

  • [Les espèces qui peuplent nos parcs] Parc des écrins. La reine des Alpes

    [Les espèces qui peuplent nos parcs] Parc des écrins. La reine des Alpes

    Mais comme ce surnom ne l’indique pas, les feuilles bordées de dents légèrement épineuses ne piquent pas. Cette belle à l’incroyable couleur bleu-violet peut vivre une centaine d’années. Son environnement se modifie les prairies où le fauchage régulier lui assurait sa reproduction cède la place à des forêts. D’où le soin particulier que lui accorde le parc.

  • [Revivez le direct] Samedi 24 octobre, journée de mobilisation nationale

    [Revivez le direct] Samedi 24 octobre, journée de mobilisation nationale

    Bouches-du-Rhône

    À Marseille

    10h50 Le kiosque à journaux de la Joliette a dû fermer sur injonction de la police. « On ne comprend pas, samedi c’est notre meilleur jour », déplore Sylvie la responsable du point de vente. Sans compter l’importance de la presse pour la démocratie.

    13h40 Plusieurs centaines de manifestants sont déjà rassemblés aux Réformés. Alia et Ludivine, mère et fille, sont venues de Carpentras « déterminées à manifester dans une grande ville » avec leurs pancartes : «Tout nous motive : le pouvoir d’achat, les services publics, l’interdiction du voile.»

    13h42 Les manifestants arrivent à Réformés. Les forces de l’ordre ont déployé un important dispositif de sécurité sur la Canebière, dont un engin lanceur d’eau.

    13h45 Eugène, 19 ans, en banane et tutu rose, étudiant en cybersécurité, a tenté un selfie avec les policiers. « Ils ont refusé mais franchement ils étaient très corrects, pourvu que ça dure. Je suis là pour l’amélioration des conditions matérielles d’études. »

    13h45 Des forces de l’ordre avec gros engins sont prépositionnées à hauteur du cinéma Artplex sur la Canebière et filtrent les piétons.

    14h Oscar jeune chômeur : «Franchement tout me motive depuis ces 10 dernières années, le gouvernement Macron, la gestion de la crise Covid, les gilets jaunes et l’ignorance des cahiers de doléance, le pouvoir d’achat, tout ! »

    14h05 Ce sont déjà plusieurs milliers de manifestants qui sont rassemblés aux Réformés. Le début du cortège encore statique est conduit par Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13 avec des centaines de militants et un service d’ordre.

    14h05 Les totally spies font partie du cortège marseillais.

    14h05 Le cortège marseillais se forme avec l’intersyndicale en tête et de nombreux élus communistes.

    14h08 «Marseille, Marseille antifas ! Tutti antifascisti !» crient les jeunes juchés sur la fontaine repris par la foule.

    14h10 Le parcours de la manifestations marseillaise n’empruntera pas la Canebière.

    14h12 Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13 en tête de cortège !

    14h15 360 parents des lycées de Marseille ont créé leur groupe.

    14h19 Émilie et son père Pierre sont venus manifester en famille. « La répression policière fait peur, mais ça fait longtemps qu’on a pas ressenti des émotions aussi fortes en manif, témoignent-ils. Ça redonne de l’espoir d’être tous ensemble. »

    14h20 Un jeune poing levé sur le monument des Mobiles.

    14h25 Jessie, une mère venue de Vitrolles avec ses trois enfants « vraiment pour exprimer le droit de manifester après la répression des jeunes samedi dernier. La justice est vraiment à deux vitesses. »

    14h30 Les communistes qui avaient déposé un référé liberté contre l’interdiction de manifester sont présents en nombre à Marseille.

    14h30 Céline, éducatrice spécialisée : « Je suis là pour soutenir les lycéens mais aussi tout le manque de moyens que nous subissons dans notre secteur. Non, je n’ai pas peur de manifester. Nous sommes tous ensemble. »

    14h40 Le cortège arrive au pied des escaliers de la gare Saint Charles. Pas d’écho d’incidents.

    14h55 Eva et son ami sont venus d’Aix-en-Provence pour manifester à Marseille. Ils dénoncent leurs conditions d’apprentissage à la faculté de droit Schuman, où « il n’y avait pas de clim à la rentrée alors qu’ils faisaient 40 degrés », racontent-ils. « On n’arrive pas à joindre les deux bouts en étant étudiants, on a peur de l’avenir », ajoutent-ils.

    15h « Manu, Manu, jusqu’à la victoire ! » entonnent les militants CGT avant d’amorcer l’avenue du général Leclerc.

    15h10 Les Scop-TI (ex Fralib) sont dans la manifestation marseillaise.

    15h20 Ça défile en bon ordre boulevard Camille Pelletan.

    15h30 Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13 : « On ne va pas crier victoire tout de suite mais c’est une manifestation réussie. On a réuni 100 000 personnes. C’est un grand ouf de soulagement pour la CGT d’avoir emmené cette manifestation pour exprimer nos revendications.»

    15h40 Encore énormément de monde aux escaliers de la gare Saint-Charles et sur tout le boulevard d’Athènes.

    16h Encore beaucoup de monde dans les rues dans une ambiance joyeuse.

    16h25 Les manifestants se sont engagés boulevard des Dames avant de reculer face aux forces de l’ordre qui ont fait usage de lacrymogènes.

    16h38 Premières tensions à Porte d’Aix.

    17h La porte d’Aix, devenue blanche sous les lacrymogènes, se vide.

    À Aix-en-Provence

    11h20 La ligne 50 reliant Aix- Marseille a été suspendue sur décision préfectorale ce samedi 24 octobre

    11h40 Le marché du cours Mirabeau, situé juste en face de la Rotonde, reste maintenu. Les commerçants y sont installés depuis 6h pour les plus matinaux et les Aixois sont bien au rendez vous.

    12h Pour le moment, seulement quelques voitures de police ont été déployées à la Rotonde, lieu d’où était partie la manifestation samedi dernier.

    14h55 L’interdiction de manifester est contestée en actes.

    15h Pourtant interdite par la Préfecture, un groupe de manifestants commence à se créer. Entre sittings et chants, le cortège se déplace actuellement vers la gare routière.

    15h La manifestation poursuit son chemin toujours animée par les chants et colorée par les centaines de pancartes. Le cortège pourtant pacifique reste cependant très encadré par les forces de l’ordre.

    15h30 Les manifestants tentent de bloquer la route de Galice, départementale qui permet de rejoindre l’autoroute A51 en direction de Gap.

    16h45 Finalement délogés de l’autoroute A51 par les forces de l’ordre, le cortège a perdu quelques manifestants en cours de route. Mais ceux encore présents dans les rues aixoises maintiennent malgré tout leur énergie et leur ferveur.

    17h Les manifestants font une nouvelle minute de silence en hommage aux victimes de l’attentat de Trappes.

    17h10 La manifestation poursuit sa marche pacifique. Elle se dirige peu à peu vers la Rotonde, point de départ du cortège.

    Après presque 4h de marche à travers les rues, le cortège des manifestants prend fin à la Rotonde.

    Après l’arrestation d’un jeune homme par les forces de l’ordre pour un motif inconnu, les Aixois haussent le ton.

    18h C’est la fin de la manifestation. Les participants s’éparpillent pour regagner le centre-ville.

    Vaucluse

    À Avignon

    9h45 À Avignon, la Sud PTT a décidé de maintenir son rassemblement contre la fermeture du bureau de poste de la place Pie, prévu depuis plusieurs semaines, malgré l’interdiction de manifester en centre-ville. « On est pacifiques donc il ne devrait pas y avoir de soucis ni d’amendes. Les luttes se rejoignent », confie Bruno Verdi , secrétaire du syndicat. Il est prévu qu’ils se joignent à la manifestation devant la préfecture entre 10 et 11 heures.

    10h10 Les représentants de la CGT sont allés échanger avec les forces de l’ordre, en nombre, postées devant la préfecture. Le représentant de la police nationale qui rappelle l’interdiction, tout en affirmant qu’il laissera passer le cortège, peut recevoir des ordres de faire évacuer la place.

    10h50 Un millier de personnes sont rassemblées devant la porte Saint Lazare. La CGT a décidé de ne pas aller devant la préfecture, à une centaine de mètres, pour l’heure. « On fait valoir nos droits et on nous arrête. Je ne comprends pas », confie Marie, étudiante à l’université locale.

    11h15 Faute de pouvoir aller devant la préfecture, les manifestants ont organisé une chenille « contre l’extrême droite » dans une ambiance festive.

    13h10 Manif sauvage en cours à Avignon sans but précis. D’après des manifestants, le but est de rentrer en centre-ville alors que les forces de l’ordre bloquent toutes les entrées. « C’était un peu une idée de merde. Ça sent mauvais » glisse un étudiant.

    13h12 Des policiers casqués et équipés de boucliers suivent de près et empêchent les manifestants de passer.

    14h25 Alors que quelque dizaines de manifestants tentent de se rassembler sur place de l’horloge malgré l’interdiction du préfet, les forces de l’ordre commencent à contrôler les personnes devant l’hôtel de ville. Tandis que le maire Olivier Galzi (DVD) boit un café au restaurant en face.

    15h25 Empêchés de passer sur la rue de la République, le cortège s’engouffre rue de la Bonneterie. « On nous fait passer dans les rues avec toutes les boutiques, ça ne va pas avec tous les discours qu’on a entendus cette semaine », réagit Anne-Marie, aide soignante. Tout en pointant « que la vraie casse, elle est dans nos lycées où les plafonds s’effondrent. »

    Var

    À Toulon

    11h15 L’audience du référé liberté déposé par l’Union syndicale Solidaires.s du Var et l’association Résistance Handi Droits devant le tribunal administratif de concernant le droit de manifester s’est achevée il y a quelques instants. Le verdict est attendu dans les prochaines minutes.

    13h20 40 minutes avant le début du rassemblement auquel ont appelé plusieurs organisations ce samedi (14h place de la Gare), le tribunal administratif de Toulon n’a toujours pas rendu sa décision concernant le référé liberté déposé par l’Union syndicale Solidaires.s du Var et l’association Résistance Handi Droits.

    14h Une cinquantaine de vigiles ont été déployés par la CCI du Var à proximité des commerces du centre ville de Toulon, et des centres commerciaux Avenue 83 et Grand Var, pour prévenir de potentielles violences et rassurer les commerçants.

    14h20 Suite au référé liberté déposé par l’Union syndicale Solidaires du Var et l’association Résistance Handi Droits, le Tribunal administratif de Toulon lève l’interdiction totale de manifester, mais maintient l’interdiction concernant le centre-ville. Un cortège se dirige de la Bourse du travail vers la place Martin Bidoure, d’où la manifestation va officiellement s’élancer.

    14h30 Plusieurs centaines de manifestants arrivent place Martin Bidoure, dans le quartier du Pont du Las à Toulon.

    14h40 Olivier Rosay, secrétaire départemental Solidaire.s du Var, qui a porté le référé liberté devant le tribunal administratif concernant l’interdiction de manifester, sa suspension partielle et l’autorisation d’un parcours alternatif « n’est pas une vraie victoire car on souhaitait manifester en centre ville. Même si on avait proposé ce parcours au préfet hier, ce n’était pas ce qu’on voulait obtenir.» Il se réjouit tout de même de voir «qu’il y a quand même du monde» malgré un verdict rendu tardivement, «mais le déferlement médiatique a dissuadé quelques collègues et manifestants, le gouvernement a réussi ce qu’il voulait en montrant en boucle des images de violence. On continue notre mobilisation, qu’on appellera à amplifier davantage car il y a une profonde colère sociale dans le pays, des salariés et couches populaires qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts. »

    14h55 Le cortège s’élance dans les rues du Pont du Las. Des dizaines de personnes le rejoignent en route.

    15h50 1200 personnes traversent actuellement, dans le calme, le quartier du Pont du Las à Toulon, en se dirigeant vers la porte Castigneau. Les syndicalistes, parmi lesquels la CGT et Solidaire.s, sont nombreux à avoir revêtu leurs chasubles, contrairement à la semaine dernière.

    16h Plusieurs soignantes, qui composent l’équipe de street medics bénévoles de la manifestation, affirment que « certains policiers ont emmené des collègues dans les camions, et leur ont enlevé leur matériel », car celui-ci était composé de masques, contraires à l’arrêté préfectoral interdisant le port d’objets pouvant dissimuler le visage. « D’autres sont plus compréhensifs et nous ont laissé passer », précisent-elles, tandis qu’une responsable négocie actuellement avec des membres de forces de l’ordre pour récupérer ce qui a été intercepté.

    16h05 Stoppé par les forces de l’ordre à la sortie du pont du Las, le cortège se disperse. Certains manifestants ont regagné la place Martin Bidoure, quand d’autres s’engagent par petit groupe dans des rues attenantes.

    16h20 Plusieurs centaines de manifestants se sont dirigés vers le boulevard Lazare Carnot, bloqués par des policiers. Ils repartent en direction du Pont du Las.

    Finalement les manifestants s’engagent sur le Boulevard de Strasbourg, en direction de la place Liberté, et donc du périmètre interdit par la Préfecture.

    16h30 Arrivés à hauteur du lycée Bonaparte, les manifestants sont repoussés par de premiers tirs de grenades lacrymogènes des policiers.

    16h38 Une vingtaine de policiers bloquent le boulevard de Strasbourg, porte d’entrée du centre-ville, et ont procédé à une dizaine de tirs de grenades lacrymogènes. Un manifestant a été arrêté.

    17h «Vous avez des salaires de misère. Vous êtes des travailleurs comme nous. Rejoignez-nous ! », crie une manifestante à l’attention des policiers.

    17h40 Les manifestants, jeunes pour la plupart, sont repoussés vers la porte Castigneau, à l’entrée de la ville. Plusieurs d’entre eux ont été interpellés.

    18h Une jeune manifestante toulonnaise demande aux auteurs de jetés de pierres « d’arrêter de donner des images pour la télé », alors que les affrontements avec les forces de l’ordre se poursuivent. La BAC a effectué des tirs de LBD dont certains semblaient tendus.

    18h30 La centaine de manifestants toujours présente à Toulon a été repoussée jusqu’à son point de départ, au Pont du Las.

    18h35 Les forces de l’ordre ont encerclé le quartier du Pont du Las en s’établissant dans les rues parallèles et pris les manifestants par surprise. Plusieurs d’entre eux ont été interpellés.

    19h Les quelques manifestants restants ont été dispersés dans le quartier du Pont du Las, à Toulon. Les forces de l’ordre restent positionnées sur l’avenue du 15e Corps.

    Alpes-de-Haute-Provence

    À Manosque

    10h20 Environ 70 personnes sont pour l’instant réunies sur le rond-point de l’A51, où une cyclo-chorale militante et itinérante est arrivée à vélo et apprend des chants aux manifestants. Plusieurs jeunes rejoignent le mouvement ce samedi.

    10h30 Alors que les manifestants chantent calmement, les policiers viennent à leur rencontre pour les informer que la préfète est en train de prendre un arrêté d’interdiction et leur ordonner de se disperser, sous les protestations des manifestants, qui n’avaient pas déclaré le rassemblement.

    La préfecture vient de confirmer un arrêté d’interdiction de manifester à Manosque à partir de 12h.

    Hautes-Alpes

    À Gap

    9h25 À Gap, une cinquantaine de personnes sont rassemblées, pour le moment, place Desmichels.

    10h10 De nombreux manifestants trouvent l’interdiction de manifester au centre ville « disproportionnée ». « On vient à chaque manif depuis des années à Gap et il n’y a jamais eu de violences, ce sont des mobilisations familiales. Tous ces policiers et un drone pour nous surveiller, c’est n’importe quoi », déplore Léa, une manifestante.

    10h20 La nouvelle est tombée : la manifestation est finalement autorisée dans le centre ville. Les manifestants ont donc annoncé un cortège vers le centre ville.

    10h45 Même si l’interdiction a été levée, la manifestation n’est pas déclarée. La police ne laisse pas passer le cortège rue Carnot dans le centre-ville. Il y a environ 200 personnes dans le cortège.

    11h10 Le cortège défile calmement entre les allées du marché sous les regards étonnés des commerçants et clients.

    12h45 La manifestation touche à sa fin, il y a eu jusqu’à environ 380 personnes. Quelques manifestants restent pique-niquer sur un rond point.

  • La cinémathèque de Gap interpellée sur sa programmation

    La cinémathèque de Gap interpellée sur sa programmation

    Chaque année, les Rencontres de la cinémathèque de montagne attirent plusieurs milliers de spectateurs à Gap. Mais cette 18e édition du festival, prévue du 25 au 28 novembre prochain, a déjà un goût amer pour Sandrine Mendes. « À la lecture de la programmation, j’ai ressenti de l’incompréhension et de la colère », explique l’enseignante. Et pour cause, sur quatorze films programmés, seulement deux sont réalisés ou coréalisés par une femme. Elle est à l’initiative d’une lettre envoyée au nom de l’association de solidarité avec les femmes « Toutes pour une » à la cinémathèque et aux partenaires financiers, publics ou privés, du festival. « Nous pratiquons, travaillons, créons, filmons, racontons, vivons en montagne. Et pourtant, lorsque vient le temps de raconter la montagne sur grand écran, nous disparaissons », déplore le texte. Même devant la caméra, « aucun film étant explicitement consacré au parcours de femme » n’apparaît dans le programme. « Lorsqu’un festival de référence raconte majoritairement la montagne à travers des regards masculins et des figures masculines, il contribue nécessairement à construire un imaginaire particulier de la montagne, où les hommes sont ceux qui font et où les femmes regardent », poursuit la lettre, dont l’objectif est « d’ouvrir une discussion et d’initier un changement ».

    « Cette année, la représentation des femmes est insuffisante, et nous le regrettons, a répondu l’équipe du cinéma, tout en assurant qu’il s’agit d’une de leurs priorités. Le seul frein que nous constatons à nos efforts réside dans la production audiovisuelle annuelle, encore largement dominée par les hommes. » Une réponse qui ne satisfait pas Sandrine Mendes, étonnée de voir qu’une ou deux personnes seulement sont en charge de la sélection : « C’est important de s’entourer pour avoir des idées différentes, de la diversité ».

  • Des aides pour les internes et les aides à domicile votées à Digne-les-Bains

    Des aides pour les internes et les aides à domicile votées à Digne-les-Bains

    Pendant le débat sur les orientations budgétaires, les élus départementaux ont évoqué leurs inquiétudes quant à l’avenir des petits collèges ruraux, avec des baisses drastiques d’effectifs. « On les porte à bout de bras », a alerté la présidente du département, Eliane Barreille (DVD). « Si nous étions attachés à nos problématiques budgétaires, ce sont des collèges que nous devrions fermer, mais ce sont des établissements qu’il faut impérativement maintenir », a-t-elle affirmé, citant en exemple les collèges de Seyne, de Banon et d’Annot, ce dernier comptant « moins de 100 élèves », a rappelé Sandra Raponi, vice-présidente (LR) déléguée aux collèges.

    Les élus départementaux ont ensuite voté une aide de 24 000 euros pour neuf étudiants internes en médecine générale, notamment « afin de susciter des projets d’installation à la fin de leurs études », a souligné Patricia Paul, conseillère départementale déléguée à la santé. « On n’a jamais eu autant d’internes en médecine sur le département », s’est réjouie Eliane Barreille. « Depuis deux ans, on est le département de la région où il y a eu le plus d’installations proportionnellement au nombre d’habitants », a ajouté Stéphanie Colombero (LR), vice-présidente déléguée aux affaires sociales et aux solidarités. Cette dernière a ensuite fait voter un programme de soutien à la mobilité des professionnels de l’aide à domicile, « particulièrement impactés par l’inflation des prix du carburant ».

    « Ces ponctions auront

    des conséquences »

    En préambule de la séance, Eliane Barreille a tenu à condamner les « inacceptables violences » du week-end dernier. « Il est temps que la France se réveille, que notre gouvernement prenne en main la défense de notre population et qu’on retrouve une vie normale. Je crains fort que la situation perdure et s’envenime », a-t-elle lancé.

    La présidente a également fait le point sur le congrès des départements, qui a eu lieu la semaine dernière. « Je n’ai jamais vécu un congrès aussi morose que celui-là. Tous les présidents de départements ont manifesté leur colère à l’encontre du gouvernement. Pour couronner le tout, le premier ministre, qui devait conclure ce congrès, n’est pas venu », a-t-elle relaté. Ce dernier « nous avait envoyé un courrier qui semblait prendre en compte les desiderata des départements, mais, dans ce qui a été mis en place dans le programme financier, il revient sur ce qui avait été annoncé », a regretté Eliane Barreille. « Si les moyens des départements diminuent, c’est toutes les réponses apportées aux populations qui seront mises à mal », a-t-elle avancé. « Ces ponctions auront forcément des conséquences sur nos budgets, ce sera des projets reportés, qui ne pourront pas aboutir. »

    Les élus départementaux ont ensuite examiné une motion sur le projet de loi de modernisation de la sécurité civile, déplorant que les départements aient été « tenus à l’écart de l’élaboration de ce texte ». « Ce projet de loi omet tout engagement de financements pluriannuels afin de doter notre pays des moyens adaptés pour faire face aux épisodes climatiques », a regretté Eliane Barreille, faisant part de son « incompréhension quant à l’inaction de l’État qui n’a pas tiré les leçons des incendies de 2022 ».

  • 13 millions d’euros dédiés à la ressource eau dans le Buëch

    13 millions d’euros dédiés à la ressource eau dans le Buëch

    Piloté par le Smigiba, le syndicat dédié à la prévention du risque inondation et à la préservation des milieux aquatiques du bassin-versant du Buëch et de la Méouge, le contrat de rivière Eau et climat du Buëch a été signé cette semaine par les différents partenaires : la Préfecture, le Département, la Région, l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, des élus des collectivités du Buëch et la Chambre d’agriculture des Hautes-Alpes. Un moment institutionnel, mais qui permettra des actions concrètes pour la gestion de la ressource en eau, la préservation des milieux naturels et l’anticipation des conséquences du changement climatique.

    « Le contrat de rivière, il a cette ambition d’essayer de trouver des compromis entre le monde agricole, les institutions, la réglementation, la DDT, la police de l’eau…, explique Cyril Ruhl, technicien de rivière au Smigiba. Il définit aussi ce que l’on a le droit de faire et de ne pas faire en termes de prélèvements. » 13 millions d’euros seront investis sur les trois premières années du contrat, soit jusqu’à 2029, et 77 opérations ont prévu d’être engagées.

    Une nécessité dans ce territoire où les enjeux liés à l’eau sont significatifs : « Entre la période automnale et printanière, on a des crues, et le reste du temps, des étiages importants : en gros, on manque d’eau, indique le technicien. Et de plus en plus, à cause du réchauffement climatique ». À l’inverse, les besoins en eau augmentent. « En termes de démographie, ça n’a pas spécialement bougé, mais dans toute la basse-vallée du Buëch, l’agriculture, particulièrement l’arboriculture, s’est largement développée. Il y a énormément de prélèvements dans les rivières. »

    Les actions prioritaires visent des objectifs divers : surveillance de la qualité des eaux, amélioration des réseaux d’assainissement, sécurisation de la ressource en eau potable, partage de l’eau ou encore restauration des cours d’eau ou des zones humides. Les financements serviront, entre autres, à engager des études pour mieux comprendre le fonctionnement des eaux souterraines du Petit-Buëch, à faire des travaux pour réparer les fuites dans les canalisations, à restaurer les berges pour préserver la biodiversité ou encore à poursuivre la sensibilisation à tous ces enjeux dans les écoles ou des ateliers pour adultes. Le contrat permettra aussi à la Chambre d’agriculture d’accompagner des agriculteurs dans l’adaptation de leurs pratiques au changement climatique.

    Agathe Di Lenardo

  • La situation dans le Var, les Alpes et en Vaucluse

    La situation dans le Var, les Alpes et en Vaucluse

    Var : À Toulon pas d’accord entre préfecture et Solidaires, la manifestation est interdite

    « À la suite de l’interdiction par arrêté préfectoral des manifestations, cortèges, défilés et rassemblements dans le centre-ville de Toulon, une demande de manifestation a été déposée à la préfecture du Var par l’union syndicale Solidaires. Bien que cette demande soit parvenue hors délai, la préfecture a accepté d’engager une discussion pour un défilé en dehors du centre-ville, en proposant notamment deux parcours », écrit la préfecture du Var. « En dépit de nombreux échanges, aucun accord n’a pu être trouvé. La préfecture rappelle donc que toute manifestation reste interdite ce samedi 24 octobre à Toulon, soit en raison de l’interdiction en vigueur pour le centre-ville, soit en raison de l’absence de manifestation déclarée hors du centre-ville », poursuit le communiqué. Le syndicat a néanmoins déposé un référé-liberté qui sera examiné ce samedi matin dans l’espoir de faire annuler la décision du préfet par le tribunal administratif et de pouvoir manifester au départ de la place de la gare à 14h.

    Vaucluse : Les syndicats maintiennent leur manifestation à Avignon

    En Vaucluse, les syndicats maintiennent un appel pour un rassemblement à 10 heures devant la préfecture de Vaucluse. Une interdiction de manifester en centre-ville et le long des remparts d’Avignon, ce qui comprend au moins une partie de la zone en face de la préfecture, a pourtant été décidée par le préfet, Thierry Suquet. Mais la CGT Vaucluse a déposé un recours en référé-liberté devant le tribunal administratif de Nîmes, estimant que la « liberté de manifester est un droit démocratique essentiel que nous entendons défendre ». FO Enseignement a déposé une déclaration de rassemblement. Dans un communiqué, la préfecture assure cependant qu’« aucune manifestation n’a été déclarée en préfecture dans le délai prévu par la loi, de 3 jours francs avant la date de l’événement » et semble ne pas accepter la demande de rassemblement. « On n’a pas reçu de confirmation d’interdiction donc on sera là », insiste Tanguy Langlet, secrétaire départemental FO Enseignement.

    Alpes-de-Haute Provence : Opération péage gratuit à Manosque, manif interdite à Barcelonnette

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, des manifestations sont prévues à Manosque, Digne-les-Bains, Sisteron et Barcelonnette. À Manosque, le rendez-vous est fixé, comme la semaine dernière, sur le rond-point de l’A51, à 10h. Les manifestants devraient à nouveau mettre en place une opération péage gratuit. À Digne, le rendez-vous est fixé à 10h rond-point du 11 novembre. À Sisteron, un appel à la mobilisation est lancé à 9h30, place de la République. À Barcelonnette, un rassemblement est prévu à 14h place du marché Aimé Gassier mais la préfète l’a interdit : « À ce stade, une seule manifestation a été déclarée sur la commune de Barcelonnette pour laquelle l’organisateur n’est pas en mesure d’assurer un service d’ordre suffisant. En conséquence, la préfète a été amenée à prendre un arrêté d’interdiction de manifester », précise la préfecture.

    Hautes-Alpes : Un référé liberté pour défendre le droit de Manifester à Gap

    Plusieurs points de rassemblements sont prévus dans les Hautes-Alpes. À Gap, un rendez-vous est annoncé à 9h à la place Desmichels. Le lieu se situe hors de la zone de l’hypercentre, visée par une interdiction de manifester suite à un arrêté préfectoral. Les syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires et la CFDT) ont conjointement soutenu un référé liberté déposé par le syndicat des avocats de France. Une audience a eu lieu vendredi après-midi au tribunal administratif de Marseille, mais la décision n’a pas été communiquée en fin de journée, vendredi. Comme la semaine dernière, un autre rendez-vous est fixé au péage de La Saulce à 10h. Un point de covoiturage sera mis en place dès 9h30 depuis la place Desmichels à Gap. À Briançon, les manifestations ont aussi été interdites mais un rassemblement est aussi prévu à 14h au rond-point de Chamandrin.

    ET AUSSI

    Des équipements municipaux fermés à Marseille

    La Ville a décidé la fermeture totale des mairies de secteur des 1-7 et 2-3, du parc Longchamp, du théâtre de l’Odéon, de l’Opéra, du musée d’histoire de Marseille, de Cantini, des Beaux-Arts, d’histoire naturelle, de la Vieille Charité, du museum des déportations, des bibliothèques de l’Alcazar, du Panier, du Merlan, de la Maison des associations, du jardin du Pharo. Le marché aux fleurs du port, des Réformés, des Capucins, du Prado, de la Plaine sont annulés.

    Polémique sur la police municipale marseillaise

    Suite aux déclarations de Rudy Manna, représentant de l’Unsa Police, assurant que les policiers municipaux de Marseille étaient confinés le 17 octobre, alors que les forces de l’ordre étaient dépassées, les syndicats CFDT, CGT et FO des territoriaux dénoncent plus que fermement ces propos, défendant des agents engagés sur le terrain et qui ont même été blessés. La Ville a de son côté annoncé porter plainte déposer une plainte pour diffamation.

    La droite locale veut « des éclaircissements » sur les transports

    Le collectif de droite, Une Génération pour Marseille, a écrit au préfet de région, Jacques Witkowski, ce vendredi pour une « demande d’éclaircissements » quant à l’interdiction, puis l’autorisation de la circulation des transports en commun. « Nous souhaitons comprendre ce revirement », questionnent-ils. « Nous nous interrogeons également sur le “consensus” qui aurait fait défaut. À notre connaissance, ni la RTM, ni la Métropole Aix-Marseille-Provence, ni le Département, ni la Région, ni les commerçants ne se sont opposés à votre décision », développent-ils.

    Et l’association des usagers réagit

    L’Association des Usagers des Transports des Bouches-du-Rhône (AUT13) se félicite du revirement préfectoral sur l’interdiction des transports en commun à Marseille.

    Dans un communiqué, elle précise : « Nous avons appris ce matin que les autorités préfectorales revenaient finalement sur cette décision de limitation ». Avant de s’en féliciter : « Les nombreuses réactions à cette mesure pénalisante et la mobilisation citoyenne ont payé et c’est tant mieux ! ».