Tag: Alpes

  • Nouvelle formule pour le Grand trail de Serre-Ponçon

    Nouvelle formule pour le Grand trail de Serre-Ponçon

    Depuis février dernier, les inscriptions aux quatre parcours proposés affichent complets. Pour la 5e édition du trail, il y aura 2 165 coureurs répartis sur les 15, 30, 60 et 100 km, soit 800 coureurs de plus que lors de l’édition précédente. Un événement qui a pu se développer notamment « grâce à l’ancienne organisation du trail », souligne Coline Baroux, codirectrice de l’événement. Les nouveaux organisateurs et les 180 bénévoles seront présents au cours du week-end. Un engouement impressionnant qui dépasse leurs attentes.

    Une multitude d’activités

    « On a eu énormément de demandes pour les dossards, beaucoup de personnes auraient aimé participer, mais on veut se concentrer sur la qualité et sur le côté festif, souligne Coline Baroux. On a changé les parcours car il y avait un ultra avant qui était intense. On préfère une animation plus festive avec un parcours centralisé qui passe par le village d’Embrun, cela permet d’assurer une bonne sécurité avec un événement qui reste de qualité. »

    Le plan d’eau d’Embrun sera mis en avant avec un village « Trail et Outdoor ». Ce dernier proposera de nombreuses activités gratuites : initiations sportives, artisans et producteurs locaux, jeux en bois ou encore initiation au yoga, accompagné d’un espace bien-être.

    Le but est de s’affirmer comme « un lieu de rencontre et de découverte ». Des massages, un sauna, ainsi qu’une machine de cryothérapie seront également proposés comme services payants. Deux soirées musicales seront organisées avec la présence de deux fanfares et Radio Tutti. Un programme qui promet d’enflammer le lac d’Embrun et ses alentours.

  • Tour d’horizon des visites guidées des journées du patrimoine

    Tour d’horizon des visites guidées des journées du patrimoine

    Pour cette nouvelle édition des Journées Européennes du Patrimoine, les thèmes mis en avant sont « Le patrimoine de la photographie », en lien avec l’anniversaire du bicentenaire de la photographie fêté cette année, et « Le patrimoine en péril : raviver, résister, réimaginer ». Plusieurs visites, activités ou événements doivent nécessairement faire l’objet d’une réservation pour pouvoir y participer ce week-end. En voici une sélection non exhaustive.

    BOUCHES-DU-RHÔNE

    Marseille

    Visite du Cepac Silo

    Le Cepac Silo ouvre ses portes au public, l’occasion de découvrir ou de redécouvrir le passé céréalier du silo d’Arenc, mais aussi les nombreuses figures qui en ont fait un incontournable du paysage culturel marseillais. Ouvert samedi et dimanche de 9h30 à 17h, des créneaux sont prévus pour des visites guidées gratuites à la réservation sur cepacsilo-marseille.fr.

    « Le bus d’hier à demain »

    La société de transport marseillaise RTM ouvre au grand public son atelier de maintenance de La Rose. Il sera possible d’admirer les bus emblématiques de la ville, et découvrir les grandes transformations à venir pour les transports en commun marseillais à travers l’exposition « Le bus d’hier à demain ». Ouvert samedi et dimanche de 9h à 12h30 et de 14h à 18h. Inscription obligatoire sur rem.jep.fr.

    Martigues

    Exposition « Les gestes de la mer »

    Le Petit musée de Carro accueille ce week-end l’exposition « Les gestes de la mer », autour des photographies de la mer et des gestes de la pêche. L’exposition se déroule en continu autour du marché aux poissons sur le Port de Carro et au Petit musée le samedi et le dimanche de 11h à 18h. Inscription obligatoire au 04.42.49.03.30.

    Aix-en-Provence

    Découverte du musée du calisson

    Le musée du calisson fait redécouvrir ce week-end la plus grande célébration du calisson : « La bénédiction du calisson ». Lors de cette fête qui a lieu le premier dimanche du mois de septembre, les fabricants de calissons se réunissent pour célébrer cette confiserie. Une exposition de photographies retrace l’histoire de cette fête unique. Plusieurs créneaux sont encore disponibles le vendredi à 15h, le samedi à 10h, 11h et 15h et le dimanche à 11h et 15. Réservation obligatoire sur calisson.com.

    Les Baux-de-Provence

    Visite guidée du château

    Le château des Baux-de-Provence propose de découvrir son histoire et son patrimoine à travers une visite guidée. Les départs sont prévus le samedi et le dimanche à 10h15 et à 14h, la réservation se fait auprès de l’Office du tourisme au 04.90.54.34.39 ou par mail tourisme@lesbauxdeprovence.com. Un atelier de calligraphie est lui ouvert sans réservation de 10h à 16h30.

    VAUCLUSE

    Avignon

    Visite guidée immersive du centre-ville

    Epok’Tour propose une visite guidée dans le centre-ville d’Avignon sous forme d’une reconstruction historique vivante. Le personnage de Mme Pernod vous accompagnera pendant 1h30 pour revivre l’histoire d’Avignon en 1860, accompagnée de plusieurs autres personnages. Les visites sont prévues dimanches de 10h30 à 14h30, réservation obligatoire sur epoktour.fr.

    Vaison-la-Romaine

    Château comtal

    Accompagnés par un architecte et plusieurs tailleurs de pierre, découvrez le château comtal en chantier, le rôle de l’archéologue sur ce chantier, ainsi que le savoir-faire de ses artisans. Visites le samedi à 10h, 11h, 14h, 15h et 16h, réservation obligatoire au 04.90.36.50.48.

    Saint-Didier

    Visite autour du nougat

    La famille de nougatiers Silvain ouvre les portes de leur fabrique pour faire découvrir au grand public le processus de fabrication du nougat et l’histoire familiale. Réservation obligatoire sur nougats-silvain.fr.

    VAR

    Toulon

    Le « Jacques Stosskopf » ouvert au public

    La base navale de Toulon est ouverte au public ce week-end de manière exceptionnelle. Une visite guidée et des explications techniques permettront de découvrir le navire militaire Jacques Stosskopf, long de 160 m. L’inscription est obligatoire sur le site des Journées Européennes du Patrimoine.

    Le Muséum en chantier

    Malgré sa fermeture pour travaux, le Muséum départemental du Var est animé ce week-end par plusieurs scientifiques, conservateurs et restaurateurs, qui seront là pour faire découvrir les coulisses des travaux. Une visite découverte intitulée « Dans les coulisses du Muséum en chantier ». Ouvert samedi de 10h à 16h, réservation obligatoire au 04.83.95.44.30.

    La préfecture accueille les visiteurs

    La préfecture du Var propose une visite guidée alors que le bâtiment vient d’obtenir le label d’« Architecture Contemporaine Remarquable ». Visites prévues le samedi à 10h et 15h30, réservation sur le site internet des Journées Européennes du Patrimoine.

    La Londe-les-Maures

    Historique de la bunkérisation

    Une visite guidée explore la création du Sudwall sur le littoral méditerranéen par l’armée allemande entre 1943 et 1944. La visite démarre samedi à 9h à la salle Yann-Piat. Réservation obligatoire auprès de l’office du tourisme de la Londe-les-Maures au 04.94.01.53.10.

    ALPES

    Volx

    L’histoire de l’olivier

    L’écomusée de l’olivier, installé dans une ancienne usine de chaux, propose une immersion dans la longue histoire de l’olivier. Un lieu dédié à l’histoire, à la culture et aux traditions autour de l’olivier, arbre mythique de la région. Ouvert samedi de 11h à 15h, réservation obligatoire gratuite au 04.86.68.53.15.

    Banon

    Visite des ateliers de chocolat

    Une visite de leurs ateliers est proposée par la chocolaterie de Banon. Deux créneaux de visites sont prévus le samedi à 11h et à 14h, la réservation se fait au 04.65.69.00.50.

    Gap

    Découverte des archives départementales

    Les archives départementales des Hautes-Alpes proposent une visite guidée autour de la photographie qui permet d’explorer des espaces habituellement fermés au public. Le site permet de découvrir toutes sortes de clichés et comment ils sont conservés. Plusieurs départs sont prévus le samedi et le dimanche à 14h, 15h, 16h, et 17h. Un autre départ est également prévu à 13h30 le dimanche. Réservation obligatoire au 04.86.15.31.80.

  • [Sénatoriales] Le candidat LFI Michel Pons souhaite conforter la place des communes

    [Sénatoriales] Le candidat LFI Michel Pons souhaite conforter la place des communes

    « Je n’ai pas forcément rêvé d’être sénateur », amorce Michel Pons, le candidat de La France insoumise (LFI) pour les élections sénatoriales. Originaire de la commune de Manteyer, ce fils d’agriculteurs a travaillé près de quarante ans en tant que physicien. Il a rejoint LFI à sa création en 2016 et a été à plusieurs reprises conseiller municipal à Manteyer, poste qu’il occupe aujourd’hui dans l’opposition. Il a également été maire de la commune de fin 2024 à 2026.

    S’il se présente aux élections, avec comme suppléante Andrée Resterenko, c’est parce qu’il trouve important de faire progresser LFI dans ce territoire où le parti « n’est pas implanté », mais aussi parce qu’à 72 ans, il estime n’avoir « rien à perdre ». Il ne se fait pas d’illusion : « On ne va probablement pas gagner ! C’est un peu un système féodal, certains maires peuvent avoir peur de penser différemment des barons locaux, et de perdre ainsi des subventions ».

    « On souhaite répondre à l’urgence écologique, sociale et démocratique », explique-t-il. Concrètement, il aimerait remettre les communes au centre de l’action publique, renforcer le statut des élus, développer les transports en commun ou encore rapprocher les citoyens des élus en créant le référendum d’initiative citoyenne. Il considère « l’attelage des Écologistes, du PCF et du PS », porté par le candidat Jean-François Baudin, comme « un ovni », même s’il admet avoir des engagements communs avec les Écologistes et le PCF. Quant au grand favori, le sénateur sortant centriste Jean-Michel Arnaud, il ne lui « donne pas la moyenne ».

    Agathe Di Lenardo

  • Course contre la montre après la démission de Grospiron

    Course contre la montre après la démission de Grospiron

    Après la démission d’Edgar Grospiron, qui sera choisi pour incarner les Jeux Olympiques 2030 ? En attendant la décision des instances olympiques, c’est son numéro deux, l’ex-préfet Vincent Roberti qui assure l’intérim en tant que directeur général du Comité d’organisation des JO (Cojop).

    Pour remplacer Edgar Grospiron, « il faut la bonne personne » même si « c’est clair qu’on est dans le temps court, il ne faut pas non plus prendre trop de temps », a déclaré Christophe Dubi, directeur exécutif des Jeux Olympiques au sein du CIO. « Il faut quelqu’un avec une autorité naturelle et un charisme personnel », avait mis en avant mardi Renaud Muselier, président (Ren.) de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, faisant état d’un nombre « impressionnant » de candidatures. Ce ne sera « pas obligatoirement un sportif », avait ajouté Amélie Oudéa-Castéra, présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), mais il faudra impérativement « une dimension sportive » et « montagne ». Pour la ministre des Sports Marina Ferrari, « il faut prendre le temps, il ne faut pas s’endormir non plus car il faut quand même que nous ayons une incarnation pour le projet des Jeux ». « On n’a pas de retard, mais pas de marge de manœuvre », a résumé Damien Robert, président de la Solideo, chargé de livrer les ouvrages olympiques.

    « Ne pas perdre de temps supplémentaire »

    « L’important est d’avancer au plus vite pour garantir aux porteurs de projets, sur le terrain, le soutien nécessaire au bon déroulement des chantiers olympiques qui sont, partout ici dans les Hautes-Alpes, sur le point de démarrer, ont réagi conjointement le maire de Briançon Arnaud Murgia, le maire de La Salle-les-Alpes Emeric Salle et la maire de Montgenèvre Muriel Jourdain. Nous souhaitons donc témoigner notre confiance à Vincent Roberti qui est sans aucun doute l’homme de la situation. » C’est avec « une grande tristesse » que les élus ont pris acte des désaccords qui ont mené à la démission d’Edgar Grospiron. « Nous tenons à saluer son action, sa vision de la montagne tout comme l’engagement sans faille qui a été le sien en faveur du projet olympique dans le Briançonnais. » Ils souhaitent par ailleurs que la nomination d’un ou d’une nouvelle présidente intervienne au plus vite « afin de ne pas perdre de temps supplémentaire, car celui-ci nous est compté », ont-ils conclu.

    Agathe Di Lenardo

  • À Forcalquier, un lieu pour faire le lien entre Europe et ruralité

    À Forcalquier, un lieu pour faire le lien entre Europe et ruralité

    « Démocratiser l’action de l’Europe », informer, orienter, fournir une aide administrative et encourager les porteurs de projets à se tourner vers les fonds européens : tels sont les objectifs du centre Europe Direct inauguré, mardi, à Forcalquier. « L’objectif est de faire le lien entre les territoires et les institutions, de comprendre les attentes des citoyens, de dialoguer sur les projets qu’ils souhaitent mener, sur leur ressenti vis-à-vis de l’Europe », explique Tanguy Specq, représentant de la Commission européenne à Marseille. L’idée est également de redorer le blason de l’Europe et de montrer qu’elle ne se résume pas qu’à des contraintes, alors que « l’on voyait de plus en plus d’eurosceptiques sur notre territoire », constate Alexandra Fol-Gutierrez, responsable du centre.

    « On a besoin aujourd’hui pour peser d’une Europe qui soit forte. Mais pour pouvoir avoir une Europe forte, il faut qu’elle soit incarnée dans les territoires, avance David Gehant, maire (DVD) de Forcalquier et président de la communauté de communes. Il faut saisir l’opportunité de ces fonds européens qui sont à disposition. »

    Le nouveau centre Europe Direct mettra en place des ateliers pour faire connaître les fonds européens aux élus, et a également pour projet d’intervenir dans les établissements scolaires, les collèges et les lycées agricoles. « L’agriculture est une partie prenante de ce lieu », pour lequel la communauté de communes a travaillé avec la Chambre de l’agriculture, a expliqué David Gehant. Avec cet espace, il espère « faire de cette commune un laboratoire de la ruralité active ». « Les territoires ruraux incarnent l’avenir de notre pays. La ruralité a un potentiel immense », a-t-il lancé.

  • La station France Musique n’est plus diffusée en FM dans les Hautes-Alpes

    La station France Musique n’est plus diffusée en FM dans les Hautes-Alpes

    Dans plusieurs secteurs du département, notamment dans le Briançonnais, il n’est plus possible d’écouter la station de radio publique France Musique en FM sur son poste de radio. Depuis juillet, il faut passer par internet.

    Radio France indique avoir été amenée à restituer une partie de ses fréquences FM pour des raisons d’économie et d’usage : « L’écoute de la musique se fait de plus en plus via des supports numériques. »

    Fracture territoriale

    La députée Valérie Rossi (PS) a saisi la ministre de la Culture dès la fin de l’été : « La transition vers le numérique et le développement du DAB+ sont nécessaires, dit-elle. Mais la modernisation ne doit pas se traduire par un recul du service public dans nos territoires ruraux et de montagne. » Le DAB+, norme de radiodiffusion numérique terrestre en cours de déploiement, permet aussi de recevoir la radio par les ondes. « Mais ce n’est pas encore partout une alternative effective, tandis que l’écoute par Internet suppose une connexion et un équipement adaptés, poursuit la députée. Ce qui risque donc de créer une nouvelle fracture territoriale et culturelle. »

    Le sénateur Jean-Michel Arnaud (Les Centristes) a également posé une question au gouvernement le 3 septembre : « Cette situation est particulièrement pénalisante pour ce territoire où une partie de la population, notamment les personnes âgées, ne peut accéder facilement aux supports digitaux. La diffusion hertzienne demeure indispensable pour garantir l’égalité d’accès au service public radiophonique. »

    Agathe Di Lenardo

  • Un collectif citoyen pour adapter la vallée de la Vallouise aux risques naturels

    Un collectif citoyen pour adapter la vallée de la Vallouise aux risques naturels

    « Notre vallée change sous l’effet du changement climatique et nous allons devoir nous adapter. » Le constat a été formulé en début de semaine, dans une lettre ouverte rédigée par le collectif citoyen de Vallouise-Pelvoux. La commune du Briançonnais avait été touchée par une crue torrentielle, fin août, et la route d’accès au Pré de Madame Carle avait été détruite. Se sentant impuissants, des habitants ont décidé d’agir en créant un collectif citoyen, qui regroupe déjà près de 350 membres.

    « Certains pensaient déjà avant à créer une forme de démocratie participative. Au moment de la crue, on s’est dit que c’était le bon moment », explique Sébastien, membre du collectif. Il décrit une inquiétude générale et légitime sur le risque de crues, alors que le village est situé en contrebas de plusieurs rifs et rivières. « Il y en a toujours eu, mais ça s’accélère, assure-t-il. Il n’y a aucune protection réelle et active, et la population ne se sent pas maître de son village. » D’autant plus qu’une crue peut aussi emporter la commune des Vigneaux et les hameaux en aval : « Ce qu’on ne fait pas en termes de protection a aussi un impact pour eux. »

    « Le temps de l’urgence »

    La gestion des risques est la priorité du collectif. Les enjeux autour de la reconstruction de la route du Pré de Madame Carle, principal accès au Parc des Écrins, est aussi au cœur du débat. Les autorités ont annoncé qu’elle ne sera pas reconstruite en son état antérieur. Cette décision a été « extrêmement rapide » pour le collectif, qui demande une réflexion collective. « On n’a pas tous le même avis entre nous, admet Sébastien. Mais on est conscient qu’il faut un collectif pour se faire entendre, et si besoin, pour faire pression sur les services compétents. » Pour ses membres, les réflexions entamées par les autorités ne vont pas assez vite, alors que l’on se trouve « dans le temps de l’urgence ».

    « Les enjeux sont trop importants pour que quelques responsables institutionnels définissent seuls la trajectoire de toute une vallée pour les prochaines décennies », souligne la lettre ouverte. Elle demande l’ouverture rapide d’une « véritable concertation citoyenne » sur l’adaptation de la vallée au changement climatique et aux risques naturels.

    Concrètement, le collectif propose la mise en place de plusieurs formes de participation : réunions publiques, ateliers en petits groupes, des temps de terrain réunissant habitants, acteurs locaux, techniciens et scientifiques, ou encore un questionnaire largement accessible à la population. « Tous ceux qui vivent ici possèdent une connaissance quotidienne du territoire, rappelle la lettre. Et cette connaissance doit être mise en regard de celle des scientifiques et des services de l’État. »

    Puisque d’autres événements extrêmes pourraient survenir dans les prochaines semaines, le collectif estime qu’il faut « agir vite, mais penser loin ». C’est-à-dire sécuriser et maintenir dès maintenant certains usages lorsque c’est nécessaire, mais aussi construire en parallèle une véritable stratégie de long terme. Car « d’une crue à l’autre, les mêmes questions reviennent, les risques évoluent, mais les réponses restent ponctuelles », alerte la lettre.

    « Il faut maintenant entamer un vrai travail en ce qui concerne l’habitabilité de notre territoire et les choix d’aménagement pour y vivre de manière durable », soutient Sébastien. Le collectif a déjà pu échanger avec Rémi Roux, maire de L’Argentière-la Bessée, et Joël Giraud, ancien maire de L’Argentière-la-Bessée et ancien député des Hautes-Alpes. « L’échange était constructif, ils sont aussi inquiets », assure-t-il.

    Pour la suite, le collectif espère devenir une association et envisage prochainement une première réunion publique avec les acteurs locaux.

  • Le plan de financement de la maison de santé des Mées adopté

    Le plan de financement de la maison de santé des Mées adopté

    La majorité municipale des Mées a présenté, mardi soir en conseil municipal, un dispositif de participation citoyenne qui a pour objectif de « prévenir la délinquance » et de « développer auprès des habitants de la commune une culture de la sécurité et de la remontée d’information ».

    Les habitants sont invités, à travers ce dispositif, à signaler des « événements suspects » ou des « situations anormales ». Ce que l’ancien maire et candidat aux municipales Frédéric Puech (PCF), désormais conseiller d’opposition, a considéré comme « subjectif ». Cela « peut mener à des signalements sur la base de préjugés », a-t-il déploré. Il s’est par ailleurs montré étonné de découvrir des critères « d’honorabilité » pour choisir les citoyens référents.

    L’opposition a également déploré la suppression d’un poste d’encadrement de chef de service au sein de la police municipale. La majorité a expliqué « supprimer un poste de catégorie B pour le remplacer par deux postes de catégorie C », avec la « volonté de renforcer les effectifs de police municipale » et de pallier deux départs.

    Lors du vote du plan de financement de la maison de santé, la majorité municipale a annoncé avoir obtenu « un certain nombre d’aides » : des fonds européens, du département et de l’ARS. La majorité a ainsi atteint « 73,96% de taux de financement ». « On est en train de voir avec la Région pour avoir des financements pour le matériel et les salles d’attente », a ajouté le maire, Max Eymard. Alors que le conseil municipal votait pour nommer la future structure « Maison de santé des Pénitents », Frédéric Puech a exprimé sa volonté de « féminiser les noms » et proposé de lui donner un nom de femme.

    Concernant le règlement du marché, également voté mardi soir, Frédéric Puech a exprimé le souhait de son groupe d’opposition de supprimer l’interdiction absolue de distribuer tout document ou tract dans le périmètre du marché.

    La majorité a par ailleurs proposé de régulariser la situation des animateurs, notamment mineurs, qui travaillaient pour certains « 50 heures par semaine », selon la majorité. « Heureusement que l’inspection du travail ne nous est pas tombée sur le dos », a lancé le premier adjoint au maire, Philippe Lehoux.

  • Les travailleurs crient leur colère sur le pavé

    Les travailleurs crient leur colère sur le pavé

    D’un côté, la communauté de l’enseignement supérieur et les étudiants devant la fac Saint-Charles. D’un autre, des soignants du public et du privé venus de toute la région à la Porte d’Aix. Enfin, des travailleurs de l’énergie, réunis en intersyndicale, qui donnent de la voix devant la préfecture… La première journée de grève et d’actions de cette « rentrée sociale » a tenu toutes ses promesses, ou presque.

    Si la manifestation régionale du secteur de la santé, qui s’est élancée de la Porte d’Aix, n’était pas massive, avec 5 000 manifestants selon l’UD CGT 13 contre 900 selon la préfecture de police, les participants avaient tout de même la fougue des grands jours.

    « On sent que la colère monte, beaucoup de professions ont rejoint l’appel à la mobilisation, qui venait de la santé à l’origine. Il y a quelque chose qui est en train de se passer : les salariés veulent qu’on parle de leurs conditions de travail, de leurs salaires », analyse Marc Pietrosino, secrétaire général de l’UD CGT 13, alors que le cortège bat le pavé en direction de la préfecture.

    Et quel cortège : rares sont les fois où les drapeaux de la CGT de l’hôpital d’Avignon peuvent s’agiter aux côtés de ceux de l’hôpital Sainte Musse de Toulon, des hôpitaux marseillais ou de leurs homologues alpins. Cortège qui a d’ailleurs été renforcé par une partie des étudiants et enseignants-chercheurs (lire page 5). De quoi contraster avec les conditions de travail dénoncées par les soignants. « Partout le constat est le même : nous sommes au bout du rouleau. La réalité de notre quotidien c’est la maltraitance institutionnelle, celle qu’on fait subir aux usagers et aux patients par manque de moyens, de temps, de personnel », résume Sylvie Berger, secrétaire générale de l’USD 13, organisation rassemble des syndicats d’une multitude de structures de la santé et du médico-social.

    Il fallait aussi compter sur des coupures de courant dans le centre-ville, qui rappelaient étrangement les actions des énergéticiens pendant la dernière réforme des retraites, bien qu’elles ne fussent pas revendiquées par la CGT Énergie cette fois. Les travailleurs des industries électriques et gazières ont d’ailleurs plus que bien répondu à l’appel à la grève. « On a des pourcentages records de grévistes : 100% à Enedis sur Marseille, 90% à 100% de grévistes au niveau national dans les centrales nucléaires. Même pendant la réforme des retraites, on n’avait pas vu ça », se félicite Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille, à la sortie d’une rencontre en préfecture.

    En espérant que le gouvernement ait bien reçu ce premier avertissement. « Si le gouvernement et nos directeurs restent sourds à nos légitimes revendications, nous donnerons des suites. Le 29 septembre et au-delà, nous amplifierons les mobilisations en radicalisant nos modalités d’actions », tonne Lionel Zaouati pour la fédération CGT des organismes sociaux.

    Stéphanie Fuentes – Déléguée CGT GMR Provence-Alpes du Sud, Marseille

    « Le tarif agent est un élément fondamental de notre statut et de notre histoire, acquis à la création d’EDF-GDF en tant qu’entreprise nationalisée. Le gouvernement le présente comme un privilège, mais ce n’est pas un cadeau, c’est un acquis social déclaré et on paie des cotisations sociales dessus. Il rappelle que l’électricité n’est pas un bien de consommation, mais un bien de première nécessité que tous les citoyens paient au même prix. Lever le tarif agent ne fera pas baisser la facture des usagers. C’est important de le dire. On ne veut pas que modèle social IEG soit le trophée de Macron. »

    Ch. C.

    Sébastien Cresp – Élu CGT Storengy, Manosque

    « Ce tarif agent a été créé pour compenser le manque à gagner qu’il y avait par rapport au privé. Si ce point-là est attaqué, derrière c’est la porte ouverte à la possibilité de pouvoir modifier le statut, malgré le fait qu’il y a déjà de grosses attaques par rapport au régime des retraites, avec les nouveaux embauchés qui, depuis septembre 2023, ne cotisent plus à la même caisse. On est pour un vrai service public. On laisse des quartiers entiers sans électricité pendant des heures, voire des jours. Avant, ça n’existait pas. Il aurait fallu créer de l’emploi qu’on n’a pas créé. »

    L.D.

    Jems Condaminet – Secrétaire général de CGT Mines-Énergie 05, Gap

    « Perdre le tarif agent, c’est perdre un deal gagnant-gagnant pour les salariés, les entreprises et les usagers. C’est un secteur où, à l’heure de la transition énergétique, on a besoin des salariés, qui sont mis à disposition 24 heures sur 24. C’est un métier à risque, mais il n’y a pas de prime de risque. C’est le tarif agent qui compense. Il garantit aux salariés un certain pouvoir d’achat, et permet aux employeurs de ne pas augmenter leur masse salariale. Ce qui, au bout du compte, allège la facture énergétique des usagers. » A.D.L.

    Loïc Perez – Délégué du personnel IME Folke Bernadotte Croix-Rouge, La Seyne-sur-Mer

    « Ça fait des années qu’on n’est pas reconnu au niveau humain et salarial. La dernière fois que la Croix-Rouge a augmenté la valeur du point, elle est passée de 4,48 à 4,61. Des broutilles… On veut un salaire pour vivre décemment et à la hauteur de nos missions. On accueille des profils de plus en plus complexes, sans moyen supplémentaire : la prise en charge et les conditions de travail en pâtissent. On nous dit qu’on nous entend, mais sur notre dernier débrayage, notre directeur n’est même pas venu à nous. On le vit comme du mépris. » Ad.B.

    Didier Gori – Ingénieur, secrétaire régional du SNTRS CGT, Marseille

    « On se mobilise pour mettre en avant les problématiques budgétaires des établissements universitaires et les organismes pour le financement de la recherche. Au CNRS, on est sur une 3e année de budget déficitaire. C’est-à-dire que la subvention d’état ne couvre pas les dépenses, ce qui oblige le CNRS à utiliser les crédits de fonctionnement des labos et compromet son activité de recherche scientifique. Sur le budget 2027, on parle encore d’un déficit de 200 à 250 millions, qui va s’accompagner d’une réduction de postes d’ingénieurs et techniciens. »

    Ch. C.

    Nathalie Blasco – Co secrétaire de l’USD CGT 83, Var

    « Je travaille dans un Ehpad privé du Var et le problème, c’est qu’on n’arrive plus à respecter les patients et usagers, tant c’est dur. Le manque de moyens provoque une désertification de la profession et une perte de sens des métiers du soin. Ce qui provoque une colère en moi, c’est le mépris et l’absence de considération des politiques mises en œuvre. Le gouvernement avait promis une loi «grand âge» et elle est toujours dans les cartons… Alors qu’elle aurait un vrai impact si elle était faite correctement. »

    A.B.

    Sébastien Saint-Germain – Secrétaire CGT Mines- Énergie 83, Toulon

    « Le gouvernement nous impose un recul social via des recommandations injustifiées de la Cour des comptes. Le pouvoir d’achat diminue de plus en plus et la colère monte. En plus, ça n’impacte pas les usagers, seulement les agents. Il faut retrouver une vraie justice sociale dans ce pays. À la CGT, on reste convaincus que ça passe par la lutte, c’est grâce à ça qu’on a eu tous nos acquis sociaux. Même s’il y a de la négociation, ça reste de l’absurde négociation et ce n’est plus possible. On n’est plus écouté et il va falloir qu’on agisse tous ensemble. »

    Ad.B.

    Cathy Larsson – Secrétaire générale USD 84, Avignon

    « Manque de personnels, des conditions de travail pourries, une canicule intenable cet été, des fermetures de lits… C’est ça, notre quotidien ! Et avec le prochain budget qui s’annonce, on ne peut qu’être dans la rue, car on va encore devoir faire face à des restrictions budgétaires. Mais ce qui m’énerve le plus, c’est la condescendance du gouvernement envers les agents et les travailleurs de la santé et du médico-social. On nous dit qu’on est utiles, tout en nous regardant de haut, mais on ne nous donne pas les moyens pour qu’on travaille correctement. Regardez le point d’indice qui est gelé depuis des années ! Il y a un double discours et une grosse différence entre les paroles et les actes. »

    A.B.

    Anne-Laure Collado- Infirmière, secrétaire CGT à l’hôpital de Digne, Digne-les-Bains

    « On est là pour demander des moyens à travers le vote du budget de la Sécurité sociale. Le gouvernement ne donne aucun moyen aux services publics et, en ce qui me concerne, à l’hôpital public, avec tout ce que cela entraîne de difficultés d’accès aux soins pour les usagers et de conditions de travail très dégradées pour les soignants. On est dans une logique où la santé devrait rapporter de l’argent, sauf que le service public est un service rendu à la population, ce n’est pas une entreprise du CAC 40… On a moins de lits, moins de moyens, notre travail perd du sens, on nous parle de normes médico-économiques, on n’est plus du tout dans le «prendre soin» des gens. On perd le sens de notre métier. »

    Ch. C.

    Greg Fontaine – Infirmier, CGT AP-HM, Marseille

    « Les salariés de la santé et de l’action sociale sont épuisés. Épuisés par le manque de moyens et une politique libérale qui asphyxie nos établissements. Nos hôpitaux se transforment en entreprises et cela dégrade la qualité des soins. On est tellement étranglés par l’austérité que ça devient difficile de savoir ce qui nous met en colère. Je vais prendre un exemple : pendant les crises comme la canicule, on compte des milliers de morts qu’on qualifie, dans le jargon médical, de morts «évitables», c’est-à-dire qu’elles n’auraient pas eu lieu si notre système de santé fonctionnait normalement. C’est en lien avec nos revendications : il y a une urgence absolue à avoir un minimum de moyens pour soigner correctement ».

    A.B.

  • À Briançon, LFI organise une réunion publique contre les JOP 2030

    À Briançon, LFI organise une réunion publique contre les JOP 2030

    « Les Jeux sont-ils compatibles avec la montagne ? », a interrogé, devant une soixantaine de personnes, Capucine Mounal, conseillère municipale d’opposition à Briançon et membre de LFI. Vendredi, le mouvement politique a tenu une réunion publique, à Briançon, pour dénoncer l’organisation des JOP 2030 dans les Alpes. « Face au changement climatique, continuer à aménager comme hier est une faute. La montagne n’est pas une marchandise, c’est notre responsabilité. »

    Un CIO tout-puissant

    La juriste et cofondatrice du collectif citoyen JOP 2030, Delphine Larat, a déroulé « la mécanique olympique », qui permettrait au Comité international olympique d’« imposer ses conditions » sur les plans financier et politique. « Comment avoir des JO compatibles avec l’environnement lorsque les principaux partenaires, comme Coca-Cola ou la banque JPMorgan Chase, font partie des plus gros pollueurs ? », a-t-elle dénoncé.

    « Ces Jeux sont un déni démocratique, un saccage environnemental et un gâchis d’argent public », a complété le député insoumis de la Savoie, Jean-François Coulomme, qui qualifie la loi pour l’organisation des JO de « dérogation à notre socle de droits ».

    Dans le Briançonnais, les inquiétudes concernent la vente du Fort-des-Têtes à la société de livraison des ouvrages olympiques (Solidéo) et le déboisement du Bois du Prarial à Montgenèvre. Les partisans des JO assurent de leur côté que l’événement valorisera le territoire et améliorera les infrastructures, tout en dynamisant l’économie locale.

    Agathe Di Lenardo