Tag: Aix-en-Provence

  • Un nouvel outil testé contre le dépôt sauvage

    Un nouvel outil testé contre le dépôt sauvage

    Au nord d’Aix, près d’une résidence ou s’affiche, noir sur blanc, un panneau « dépôt sauvage interdit », Hervé Beguin et Malik Khemaissia, agents de la brigade de l’environnement s’affairent, perchés sur une nacelle. À bout de bras, les brigadiers installent l’un des deux premiers pièges photographiques « nouvelle génération » du secteur aixois, dispositif flambant neuf visant à lutter contre les dépôts sauvages. Une dizaine d’« ancienne génération » sont déjà dispersés sur la ville d’Aix et ses pourtours. Moins discrets, mais plus autonomes car dotés de panneaux solaires, d’un boîtier en fibre de verre, ces appareils élaborés par la société de matériel vidéo HD Protech aux Milles, ont été installés dans deux secteurs de la ville. La décision d’adopter ces outils a été adoptée en conseil municipal, en 2024. Pour des raisons évidentes, la brigade de l’environnement souhaite que la localisation des appareils reste inconnue. « Ici, on a un détecteur de présence, décrit Stéphane Leconte, chef de la brigade environnement aixoise. À chaque fois qu’il y a un passage, l’appareil déclenche la photo. Les agents de la brigade, de surveillance de la voie publique, le garde champêtre et moi-même auront accès aux photos. On a un routeur Wifi, une carte SIM, et les photos nous sont envoyées dès qu’elles sont prises. On estime que c’est de la photographie à partir du moment où il y a moins de six prises de vues par seconde. »

    Moins contraignant, moins onéreux

    À la différence d’une caméra de vidéosurveillance, qui enregistre l’image en continu. Pas besoin non plus, pour les pièges photographiques, d’obtenir une autorisation préfectorale pour son installation, contrairement à une caméra, qui doit être déclarée en préfecture avec une localisation spécifique. « À condition que l’on soit sur le domaine public, précise Stéphane Leconte. On gagne donc du temps, c’est moins onéreux, et je peux les déplacer à loisir. Je pense que l’on va se laisser un délai de deux mois pour l’expérimentation. On n’est pas dans l’urgence, et on ne veut pas non plus risquer d’acheter trop de matériel qui ne fonctionne pas, mais normalement, la qualité devrait être meilleure », estime le chef de la brigade de l’environnement. À ce stade, les deux types d’appareils, « anciens » comme « modernes » continueront d’être utilisés à Aix. « Les lieux où l’on aura moins de passage, on va privilégier celui-ci [les plus anciens, Ndlr], qui est plus discret et moins cher. On attend de voir comment ça marche, si ça fonctionne », souligne Stéphane Leconte.

    Pour l’un des nouveaux pièges, il faut compter un budget de 1 200 euros. Contre 250 euros pour les traditionnels. Les deux emplacements pour les pièges photographiques « dernière génération » ont été choisis en fonction des signalements citoyens, recueillis par les associations de quartier ou la mairie, ou selon les conclusions tirées des rondes de la brigade de l’environnement. Villages, quartiers, hyper-centre : le dispositif a pour vocation de pouvoir être installé dans tous les secteurs d’Aix-en-Provence et ses alentours. Un listing permet de garder la trace de l’état des pièges, leur type, et la nature du constat ou de la plainte ayant motivé leur installation. Ici, au nord de la capitale de Provence, ce sont les signalements d’une association de quartier qui ont poussé à la décision d’installer l’un des deux pièges : en cause, des passages de voiture, profitant de l’espace sous la résidence pour déposer des piles de déchets. « On va avoir tendance à continuer nos patrouilles. Si on voit qu’il y a un nouveau dépôt près de l’endroit où l’on a installé le piège, on pourra également l’exploiter dans ce cadre-là », ajoute Stéphane Leconte. L’agent rappelle : pour un dépôt sauvage, le coupable encourt 135 euros d’amende forfaitaire, avec un procès-verbal électronique, 750 euros en cas de convocation au tribunal. « Là où ça fait mal, c’est avec un véhicule. Dans ce cas c’est 1 500 euros d’amende avec une confiscation possible du véhicule. En cas de récidive, la peine peut aller jusqu’à 3 000 euros », ajoute Stéphane Leconte. Un avertissement sans frais.

  • [Bloquons tout] La journée de mercredi en Provence et en Occitanie

    [Bloquons tout] La journée de mercredi en Provence et en Occitanie

    D’Arles à Toulon en passant par Avignon, plusieurs collectifs citoyens ont tenu des actions. Si les appels à la mobilisation portent sur des formes d’actions protéiformes, mêlant blocage de rond-point, refus de paiements bancaires, manifestations sauvages ou grève, reste que les partis politiques de gauche (PCF, LFI, PS ou EELV) ont apporté leur soutien au mouvement. Tout comme la CGT, au niveau confédéral, et Solidaires, avec moults syndicats qui ont déposé des préavis pour une grève ce jour. En bref, une effervescence sociale pour imposer d’autres choix.

    A la mi journée, la préfecture de police des Bouches-du-Rhône fait état de 10 interpellations dont 2 à Arles, 8 à Marseille. Les motifs sont des faits de violence sur des personnes dépositaires de l’autorité publique, rébellion, jet de projectile, vol, incendie et feu de poubelle. Le bilan n’est pas définitif.

    Mercredi soir à Marseille, une assemblée générale de plusieurs heures des membres de Bloquons Tout Marseille, s’est tenue devant le kiosque à musique des réformés. Une mobilisation devant le commissariat de Noailles pour soutenir les manifestants interpellés dans la journée a été organisée. Les manifestants chantent « siamo tutti antifascisti » et « libérez nos camarades » devant le lieu sous bonne garde policière. Par ailleurs, l’assemblée générale a voté le fait de libérer la place des réformés dans la soirée et prévoit une nouvelle mobilisation ce samedi ainsi qu’une participation à la journée d’action et de grève du 18 septembre prochain. Les participants prévoient de nouvelles assemblées dans les jours à venir.

    La préfecture du Vaucluse recense plusieurs rassemblements dans le département : « Dans le secteur de Réalpanier entre Avignon et le Pontet, devant les lycées Frédéric Mistral et Théodore Aubanel à Avignon, à Pertuis et à Carpentras notamment. L’intervention de la police nationale a évité le blocage et assuré le bon fonctionnement des lycées d’Avignon, tandis que la gendarmerie a interpellé un individu à Réalpanier pour rébellion.»

    Marseille, Martigues, Aix-en-Provence, Avignon, Montpellier, Alès, la rue a répondu présente au mot d’ordre « Bloquons tout».

    A Montpellier dans l’Hérault :

    Dans le Gard :

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  • À Aix, les soignants aussi appellent à la mobilisation

    À Aix, les soignants aussi appellent à la mobilisation

    Dans le hall Jacques de la Roque, entrée principale du centre hospitalier d’Aix-en-Provence, les soignants ont exprimé leur colère. La veille du mouvement « Bloquons-Tout », le personnel hospitalier, médecins, infirmiers, ont tenu une assemblée générale, organisée à l’appel de trois syndicats : FO, CFDT et CGT.

    « On appelle à rejoindre les mouvements organisés un peu partout le 10, ce qui n’est pas le cas de toutes les confédérations (…). On ne va pas tourner autour du pot. C’est ni 44 milliards, ni 22 milliards d’économies sur le dos des salariés, contextualise René Sale, secrétaire FO du centre hospitalier d’Aix-en-Provence. Au sein de la population, de tout le monde, il faut arrêter avec les divisions de nos propres rangs pour se mettre tous ensemble (…) Leur dette, on n’en veut pas, c’est la leur, pas la nôtre (…). Sur le plan social, sociétal, sur plein de plans, on n’en peut plus ! »

    Ce mercredi 10 septembre, les hospitaliers rejoindront le mouvement citoyen et les cortèges. FO et CFDT tracteront dans un premier temps autour de l’hôpital, avant de rejoindre le cortège aixois. La CGT, elle, rejoindra la mobilisation marseillaise. Pour les revendications spécifiques aux soignants et hospitaliers, les syndicats seront reçus, ce jeudi, dans les bureaux de l’Agence régionale de santé (ARS), d’après les militants sur place. « Pour nous, hospitaliers, il y a un lien entre tout. On travaille dans la fonction publique, il y a forcément un lien avec les directives gouvernementales », rappelle Pascale Michaelis, déléguée syndicale CGT. Au niveau de l’hôpital, un « déficit » a été pointé par le syndicat. « La direction, depuis un an, a accentué notre déficit. Pour autant, nos conditions de travail ne se sont pas améliorées, pour autant, les directives ministérielles n’ont pas changé, et on nous demande encore de faire des restrictions budgétaires, prévient Virginie Gressin (CGT). On veut retrouver la grandeur des services publics en général. »

    La direction « ne creuse pas le déficit du Centre hospitalier intercommunal d’Aix-Pertuis », assure de son côté l’établissement. « Face à la dette, des efforts doivent être faits, mais ils doivent être partagés, mieux répartis », estime pour sa part la CFDT, représentée par Dominique Dufossé, déléguée syndicale.

    Rendez-vous est donné à 12h, au départ de la Rotonde.

  • Plongée dans les comptes de campagne

    Plongée dans les comptes de campagne

    Derrière les colonnes arides des comptes et les chiffres qui s’égrainent de circonscription en circonscription, c’est tout le récit d’une campagne précipité après la dissolution de l’Assemblée nationale, au soir du 9 juin 2024, que l’on retrouve. Le 29 juillet dernier, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements publics (CNCCFP) a rendu publiques les dépenses engagées par les candidats à l’occasion des dernières législatives. Dans les Bouches-du-Rhône, moins de 800 000 euros de dépenses ont été retenus, dont 585 000 euros remboursés par l’état aux candidats ayant obtenu plus de 5% des voix au premier tour. Soit deux fois moins que lors du précédent scrutin de 2022, où 1,6 million d’euros avaient été dépensés.

    Le nombre de candidats s’est en effet effondré, passant de 201 à 126 personnes. Surtout, la campagne s’est déroulée en un temps éclair, trois semaines pour le premier tour, alors même que la dissolution n’était anticipée par personne. De quoi contraindre les états-majors à improviser.

    Une circo en or à Aix

    Certes, tous n’ont pas été mis à la diète. Zemmouriste converti à l’union avec le Rassemblement national derrière éric Ciotti, Gérault Verny a dépensé quelque 66 542 euros pour sa campagne, aux deux tiers pour payer ses tracts et affiches, dont 35 156 euros lui ont été remboursés par l’État. Des deniers avancés par l’entrepreneur lyonnais multimillionnaire, actionnaire du média identitaire Frontières et désormais député UDR d’Aix-en-Provence. Il a ainsi réalisé la quatrième campagne la plus chère de France, juste derrière Laurent Wauquiez (LR). Face à lui, l’ex-députée (Ren.) qui a permis son élection en refusant de se désister, Anne-Laurence Petel, avait dépensé près de 43 000 euros, au deuxième rang dans le département. Elle est celle qui a recueilli le plus de dons privés, à hauteur de 11 000 euros. Mieux placé qu’elle à l’issue du premier tour, le socialiste Jean-David Ciot n’a dépensé même pas 14 000 euros…

    Les candidats du Nouveau front populaire sont pourtant ceux qui ont le plus dépensé, près de 17 000 euros en moyenne, devant les candidats macronistes (13 000 euros) et le Rassemblement national (10 000 euros), qui n’a eu qu’à peine à faire campagne pour l’emporter, jusqu’à être désignés comme des candidats fantômes. Romain Tonussi n’a eu qu’à engager 2 500 euros pour se faire élire à Salon-de-Provence… Quant aux Républicains, bousculés par le ralliement d’éric Ciotti à l’extrême droite, ils n’ont dépensé que 4 000 euros par candidat, six fois moins que lors des scrutins de 2022, où ils émargeaient en tête des comptes de campagne.

    Dans cette campagne, certains se distinguent par leurs frais de télécommunication comme l’insoumis Allan Popelard (9 500 euros), leurs réunions publiques comme la RN Gisèle Lelouis (9 000 euros), leur communication en ligne comme Lionel Royer-Perreaut (14 000 euros) ou les honoraires de com comme Pascaline Lécorché (PP) et Claire Pitollat (LREM), 10 000 euros chacune. « J’ai renforcé la communication, notamment par des formats vidéo, à cause de la rapidité de la campagne, témoigne cette dernière. Les documents imprimés prennent plus de temps de fabrication et ne correspondaient pas au timing. »

    Début juillet, quatre candidats, dans le département, ont été déclarés inéligibles faute de déclaration de leurs comptes de campagne, dont le zemmouriste Jean-Philippe Courtaro et le RN Franck Liquori.

    « J’ai renforcé la communication, notamment par des formats vidéo, à cause de la rapidité
    de la campagne. »

  • La Ville travaille sur deux dispositifs d’accès aux soins

    La Ville travaille sur deux dispositifs d’accès aux soins

    La municipalité veut continuer à « développer une politique de santé », notamment depuis « son adhésion au Réseau français des villes-santé de l’organisation mondiale de la Santé (OMS) ». Dans le cadre de ce partenariat, soutenue par l’Agence régionale de santé entre autres partenaires, la Ville prépare d’une part un contrat local de santé (CLS), outil visant à favoriser l’accès aux soins. De l’autre côté, un conseil local en santé mentale (CLSM), dispositif de coordination qui réunit localement l’ensemble des acteurs concernés par la santé mentale : élus, professionnels de santé, travailleurs sociaux, associations de patients et d’usagers, mais aussi justice, police, éducation…

    Avant que la démarche ne soit mise en place, un diagnostic territorial de santé (DTS) a été dressé. Le document, qui « dresse un état des lieux actualité de la santé des habitants », sera rendu public dès la fin du mois de septembre. Ses résultats permettront d’axer les orientations des CLS et CLSM. Un comité de pilotage tenu le mercredi 3 septembre dernier a, lui aussi, permis de réfléchir aux lignes d’action autour de ces dispositifs.

  • Une partie de la gauche liste ses priorités pour 2026

    Une partie de la gauche liste ses priorités pour 2026

    En cette rentrée, l’ordre de bataille de la gauche gardannaise se précise. Dans un communiqué publié ce lundi matin, le Collectif citoyen Gardanne-Biver (CCGB) et le Parti communiste français (PCF) dévoilent conjointement leurs propositions et engagements en vue des élections municipales de 2026. Le tout s’inscrit dans « un appel renouvelé à l’union de la gauche ».

    Pour rappel, en avril dernier, Claude Jorda (CCGB) et Jean-Marc la Piana (DVG), candidats malheureux aux municipales de 2020, ont annoncé unir leurs forces pour travailler à l’élaboration d’un programme commun et faire liste commune. Soutenus par les sections locales du PCF, de LFI, mais aussi des écologistes (EELV).

    Interrogée sur l’absence des autres signataires dans les propositions publiées, Amélie Barbey, cheffe de file du PCF, précise : « Ce sont les idées que nous [chefs de file PCF et CCGB, Ndlr] entendons mettre en œuvre dans une union de la gauche. Les autres auront certainement d’autres propositions. On maintient chevillée au corps notre envie de travailler à cette union. »

    Co-construire un projet

    Selon la cheffe de file, « quelques réunions, qui se sont bien passées », ont été tenues, cet été, entre les différents représentants de la gauche. « C’est une prémisse qui permet d’avancer, appeler les autres forces politiques à se regrouper pour une liste d’union. On continue de se rencontrer, mais c’est une avant-première avant une future probable union de la gauche. On relance la machine », soutient Jimmy Bessaih, chef de file CCGB.

    Concernant les propositions listées par le CCGB et le PCF, la priorité reste de mettre « les citoyens au cœur de la démarche », indiquent leurs chefs de file, qui proposent « la co-construction de projets avec les habitants », ou encore la « mise en place de conseils de quartiers ». Second axe mis en avant, une mobilisation pour « la protection sociale », en proposant notamment la défense de centres de santé mutualistes, faire en sorte que les CCAS et missions locales « puissent exercer leurs missions avec les moyens adéquats », « lutter à la Métropole pour des transports à hauteur des Gardannais », mais aussi « lutter au quotidien avec les services et associations » contre toute forme de discrimination. Est aussi mise en avant la « promotion du vivre-ensemble », dans une ville menacée « de devenir une cité-dortoir ». En défendant entre autres les services publics. « Ce projet est collectif, il sera réalisé avec l’ensemble des citoyens. L’exact opposé de la “Smart City” qu’entendait mettre en place la majorité actuelle », concluent les chefs de file.

  • « Dans l’immédiat, on n’est pas les favoris »

    « Dans l’immédiat, on n’est pas les favoris »

    La Marseillaise : Quel bilan dressez-vous de cette défaite face à Valence-Romans, devant votre public ?

    Philippe Saint-André : On a fait un début de match catastrophique, où l’on n’a pas été connectés défensivement, avec un début de première période où l’on a été beaucoup indisciplinés et pénalisés. Malgré tout, on repasse devant à 30-27 et là, au lieu de ne pas paniquer et de rester froid, on se fait pénaliser par deux fois. On ne trouve pas une pénaltouche dans un moment où l’on doit marquer. Valence-Romans a été efficace, réaliste, ils ont eu moins d’occasions d’essais que nous, mais sur quatre tentatives en première période, ils en ont aplati trois. On montre des valeurs pour revenir et passer devant, mais quand tu fais le plus dur, il ne faut donner le bâton pour se faire battre. On le fait en ce moment, ça se travaille. Comme je l’ai dit aux joueurs, ce n’est pas le début espéré. Le rugby, c’est une école d’humilité. On en manque, aussi bien les joueurs que le staff. Maintenant, il n’y a qu’une chose à faire : rapidement devenir une équipe.

    Est-ce que vous estimez que la pression était trop forte ?

    P.S.-A. : Quand tu joues au rugby, tu vis de ta passion, elle est où la pression ? Elle est dans la bière, pas sur le terrain. Il n’y a pas de pression à avoir. D’entrée, on doit marquer un essai sur notre première action, mais on ne prend que trois points. Derrière, Valence-Romans revient dès sa première opportunité, sur un coup d’envoi où l’on croit qu’il y a un en-avant et tout le monde s’est arrêté. Ils ont été intelligents en s’accrochant parfois aux branches, alors que nous avons cruellement manqué d’efficacité et de maîtrise collective. Si ça pèse dans nos têtes, tu ne reviens pas. Ils font un premier quart d’heure de jeu de grande qualité, où ils nous ouvrent en deux. Mais, on avait les capacités de pouvoir passer devant. Deux pénalités prises et une pénaltouche pas trouvée, ça fait six points pour Valence-Romans. Ce n’est pas eux qui ont gagné les pénalités, c’est nous qui leur avons donné. C’est là où je suis le plus énervé.

    Est-ce que ces deux défaites peuvent remettre en question votre statut de favori ?

    P.S.-A. : Dans l’immédiat, on n’est pas les favoris. Vannes, Brive et Grenoble sont considérés comme les favoris, ce qui n’est pas faux compte tenu du début de saison. On n’a pas de fardeau de favori. Oui, on a un gros budget, oui, on a une grosse écurie, mais ça ne sert à rien si tu ne fais pas le job sur le terrain. Actuellement, on ne le fait pas et on ne mérite donc pas la victoire. Le rugby c’est une science exacte, même si c’est un ballon ovale avec des rebonds indécis. On n’a pas assez contrôlé de choses que l’on aurait pu contrôler. Par contre, il va falloir rester solidaires, lever la tête, prendre des coups et commencer à être beaucoup plus efficaces individuellement et collectivement.

  • Gérard Traquandi dialogue avec Bruno Ely

    Gérard Traquandi dialogue avec Bruno Ely

    Dans la vie quotidienne, en privé comme en public, Gérard Traquandi est toujours courtois et franc du collier. Chaleureux, incisif, rieur et précis. Jamais embêtant, capable d’évoquer rapidement, parce que c’est important et éclairant, le maniérisme italien de Pontormo, le bleu flamboyant du janséniste Philippe de Champaigne, une toile de Soutine que lui avait révélé Daniele Giraudy, des contemporains disparus comme Philippe Guston ou Eugène Le Roy.

    Gérard Traquandi aime raconter affectueusement que c’est un autre disparu, Jean-Jacques Ceccarelli, qui l’a emmené voir les débuts du Maître d’Aix, sa « période couillarde », son adieu au baroque. Il a énormément copié, en dessins et aquarelles, en céramique, un petit format prolixe, charnel et déconcertant, La Tentation de Saint-Antoine. L’une des toiles qu’il vénère, presque tragique et bouleversante avec son humour, c’est le portrait d’Achille Emperaire du musée d’Orsay : un outsider incompris, un visage de mousquetaire, un corps de nain traité comme un Tintoret, dérisoirement juché sur un fauteuil du Jas de Bouffan.

    Pendant les vingt dernières années, et toujours aujourd’hui, Gérard Traquandi a énormément peint dans un atelier secret et clandestin d’Aix, la voûte et la fraîcheur d’une ancienne chapelle, sur les hauteurs de la rue de l’Opéra, pas loin de la maison natale de Cezanne ; un prêt infiniment généreux, inconditionnel d’un ami qui ne voudra pas qu’on dise son nom.

    On saluera l’initiative de Bruno Ely qui montre qu’Aix a souci d’un peintre : quelques semaines avant sa retraite, Bruno Ely invite au dialogue un artiste qu’il avait autrefois présenté au musée des Tapisseries. On remerciera aussi Dominique Bluzet qui commandita pour le Théâtre du Jeu de Paume un magnifique rideau de scène de Traquandi. L’exposition Cezanne au Jas de Bouffan compte déjà plus de 200 000 visiteurs.

  • Alteo crée la première chaudière électrique flexible

    Alteo crée la première chaudière électrique flexible

    L’usine gardannaise Alteo franchit une nouvelle étape dans sa transformation industrielle. Le leader des alumines vient d’installer la première chaudière électrique industrielle de France capable de participer à l’équilibrage du réseau électrique national. En 2024, l’usine a remplacé l’une de ses chaudières à gaz par un modèle électrique de 7 MW, conçu par Parat/Babcock Wanson et piloté par la société savoyarde Energy Pool. Cette technologie permet de produire onze tonnes de vapeur par heure, tout en adaptant instantanément sa consommation selon les besoins du réseau. « Contrairement aux chaudières gaz, les chaudières électriques peuvent en effet contribuer à l’équilibrage du système électrique grâce à leur flexibilité », précise dans un communiqué EnergyPool, collaboratrice du projet. Concrètement, l’installation peut réduire ou augmenter sa demande d’électricité en quelques secondes afin de maintenir la fréquence du système à 50 hertz.

    « Le déploiement de la chaudière électrique marque une avancée décisive pour Alteo et l’industrie française. Nous franchissons un cap structurant dans notre trajectoire vers une industrie plus durable et plus souveraine », souligne par voie de communiqué Alain Moscatello, président du groupe. « Nous avons démontré qu’une production de chaleur électrifiée peut non seulement rivaliser avec le gaz en termes de coût mais aussi jouer un rôle actif dans l’équilibre du système électrique national. » Le projet a notamment reçu le soutien de l’Agence pour l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), dans le cadre du programme France 2030 (programme visant à accompagner la transition des entreprises, notamment).

    Écologie et compétitivité

    Outre des bénéfices écologiques, il ouvre de nouvelles perspectives de compétitivité pour le site gardannais. En partie par le biais d’un contrat pluriannuel avec Energy Pool, la chaudière flexible devrait permettre de réduire le coût énergétique de l’usine, en « rendant ainsi la production de chaleur électrifiée aussi compétitive qu’une production au gaz naturel ». Employant plusieurs centaines de salariés, Alteo est l’un des acteurs industriels majeurs de la région. Après des années marquées par des polémiques environnementales, l’entreprise poursuit sa stratégie de reconversion durable. L’installation de cette chaudière, selon Alteo, s’inscrit dans une trajectoire de long terme.

  • Les Aixois pris au piège à domicile par Chartres

    Les Aixois pris au piège à domicile par Chartres

    L’Arena fêtait, samedi soir, le retour de ses joueurs pour cette nouvelle saison de handball. Mais le résultat n’a pas été à la hauteur des espérances. Devant 5 000 spectateurs qui ont poussé jusqu’au bout, l’équipe locale a fini par s’incliner face à Chartres (29-31). La première période en deçà de leur niveau habituel a coûté cher aux hommes d’Éric Forets. Le coach pointait du doigt cette entame en demi-teinte : « Nous étions un peu fébriles au départ, en tout cas dans le rythme. On a essayé de mettre beaucoup d’énergie pour revenir. Dans le money-time, cela ne nous sourit pas, mais nous aurions dû faire mieux avant. »

    Les Aixois ont finalement été piégés par des visiteurs venus pour imposer leur jeu et faire douter leurs adversaires sur tous les points. Une question de rythme et d’efforts. « Ils ont mis le rythme qu’ils ont voulu, ils ont fait durer toutes leurs attaques et nous nous sommes énervés. Je trouve que nous n’avons pas assez couru en première mi-temps. Sur la fin, ils n’étaient pas assez fatigués à mon goût », éclaire Éric Forets.

    Ce jeu en attaque très central au cours de la première période n’a pas permis au Pauc d’user des Chartrains qui n’avaient rien à perdre lors de ce déplacement à l’Arena. Les ailiers ont peu touché de ballons, même si la base arrière a su trouver des solutions pour rester dans la partie. L’entraîneur aixois déplore certains choix : « Dès le départ, on s’est pris les pieds dans le tapis, en choisissant mal ce que l’on avait à faire. La seconde mi-temps a été meilleure en attaque, mais on a eu des échecs qui font mal. Comme ce tir dans la tête du gardien, après le temps mort, qui coûte deux minutes et non un but. »

    La satisfaction de la soirée reste le retour dans l’effectif de Hugo Brouzet. Le pivot de 2m10 a pensé que sa carrière s’arrêtait la saison dernière à cause de graves problèmes de santé. Un rebond du Pauc est attendu dès vendredi, sur le parquet du promu dijonnais.