Tag: Aix-en-Provence

  • Le Ballet Preljocaj fête ses 40 ans à Aix-en-Provence

    Le Ballet Preljocaj fête ses 40 ans à Aix-en-Provence

    Depuis le 16 septembre, le Pavillon noir abrite une exposition qui retrace « 40 ans de création en images ». De Marché noir et Peurs bleues créées en 1985 jusqu’au plus récents mais non moins majestueux Requiem(s), l’entrée en matière idéale pour pénétrer l’univers de cette compagnie de danse fondée en 1985 par Angelin Preljocaj. Accueillie à la Cité du livre d’Aix en 1996, pour devenir le Ballet Preljocaj, elle investit 10 ans plus tard le Pavillon noir, cette salle de spectacle à « l’armature de fer et de béton habillant une peau de verre », comme la qualifiait alors le chorégraphe.

    En « Gravité »

    À l’occasion de ses 40 ans, le Ballet Preljocaj invite également le public, mardi 23 septembre, à assister à une répétition de Gravité. Et ce, avant les représentations de cette création emblématique d’Angelin Preljocaj (2018) dans laquelle « 12 danseurs défient les lois physiques, portés par des musiques allant de Bach à Daft Punk », programmées du mercredi 1er au samedi 4 octobre.

    Vendredi 26 octobre, place à des projections de La force de l’âge, puis Danser sa peine, documentaires qui traitent respectivement des travaux de la compagnie avec les seniors et les détenues des Baumettes, à Marseille. Sans oublier celle, lundi 29 septembre et « en partenariat avec les Cinémas aixois », du film réalisé par Valérie Müller et Angelin Preljocaj, Polina, danser sa vie, autour d’une « jeune ballerine russe qui voit son destin basculer à la découverte de la danse contemporaine en France ».

  • montperrin

    montperrin

    Tôt ce vendredi matin, la CGT de l’hôpital de Montperrin tracte. L’action était initialement prévue en parallèle de la cérémonie d’inscription aux Monuments historiques du lieu, à 9h30 en présence notamment du maire et du préfet. La CGT souhaitait, pointer une « indécence » à investir dans cette cérémonie dans un hôpital en « tension ». « On est en restriction de partout mais on s’autorise du champagne et des petits fours à plein temps et des travaux de rénovations exorbitantes sur les logements de fonction », pointe Aurélie Zanutto (CGT). Si la cérémonie a finalement été reportée, l’action du syndicat a, elle, été maintenue, pointant les « choix financiers » de la direction en général. « On a une pénurie de médecins, un personnel épuisé, une souffrance au travail et à côté de ça on a une direction en décalage de la réalité du quotidien des agents, ajoute Nicolas Courbebaisse (CGT). Si les dépenses étaient éthiques, ils ne seraient pas embarrassés qu’on communique à ce sujet. Alors pourquoi avoir annulé la cérémonie ? » De son côté, la direction assure que la cérémonie a été annulée non pas en raison d’une action locale, mais à cause du mouvement de grève national. « On a souhaité le rendre visible et festif parce qu’il répond aussi à un objectif auquel on tient : la déstigmatisation des soins en hôpital psy », ajoute la direction. Quant aux dépenses, elle assure que « l’ensemble des crédits d’investissement sont prioritairement et majoritairement dédiés à la rénovation d’entretien des équipements et services dont bénéficient les patients ».

  • Les salariés Carrefour en ordre de bataille à Aix-en-Provence

    Les salariés Carrefour en ordre de bataille à Aix-en-Provence

    Autour d’une journée de débats, organisée à l’appel de la CFDT Commerce et services des Bouches-du-Rhône, les salariés Carrefour, réunis en intersyndicale, sont venus des quatre coins de la France s’ordonner pour contre-attaquer le passage des magasins de l’enseigne en location sous-gérance. Voilà plus d’un an que la CFDT appelle à dénoncer le « montage destructeur » de la location-gérance. « En juin, un collectif de plusieurs magasins s’est mis en place pour apporter des éléments leur permettant d’aller combattre sur des expertises, rappelle Yann Durafour, délégué syndical CFDT de Carrefour Le Merlan. L’objectif est donc d’accompagner ces magasins et leurs salariés, pour assigner en justice Carrefour et récupérer les éléments. Le collectif a aujourd’hui grandi. » En intersyndicale – FO et la CGT ayant rejoint la réunion de ce vendredi – représentants nationaux de syndicats et experts judiciaires, incluant des avocats en droit du travail, se sont réunis pour réfléchir aux meilleures pistes de contre-attaque face à la multiplication des externalisations de magasins. Pour rappel, ce contrat par lequel le propriétaire d’un fonds de commerce en confie l’exploitation à un locataire-gérant qui l’exploite contre une redevance, cause aux salariés une « perte de leurs acquis sociaux au bout de 15 mois », selon la CFDT, une baisse de salaire, et davantage de précarité. Entre autres. « Aucun locataire-gérant depuis 2018 n’a réalisé de bénéfices. La location est juste une tromperie, une machine pour licencier, pour Jérôme Coulombel, ex-directeur du service contentieux au siège Carrefour de Caen. Vous avez osé bouger localement. C’est vous qui allez pouvoir faire sauter les verrous. » Si avocats et experts n’ont pas encore de réponses quant à la stratégie à adopter, le but reste, pour les salariés, de démontrer le système déloyal, pour les effectifs, de la location-gérance. « Le but est de montrer comment la location est une fraude pure et dure chez Carrefour », ajoute Yann Durafour. À suivre.

  • À Aix, un cortège soutenu par la jeunesse

    À Aix, un cortège soutenu par la jeunesse

    La foule double lorsque les étudiants rejoignent le mouvement intersyndical, déjà rassemblé sur le parvis du rectorat. En fin de mobilisation, la CGT estime à 2000 participants, contre 1 100 selon la police.

    En grande force, les étudiants en licence de psychologie, dont la rentrée des classes a été suspendue par des enseignants pour dénoncer le manque de moyens humains. « On est venus soutenir les travailleurs, mais aussi pointer du doigt les gros soucis que rencontrent les étudiants en psycho », souligne Noah, qui mène la foule étudiante, avec pour slogan : « On est jeunes, déters [déterminés], et révolutionnaires ». « Dans cinq ans, je suis une travailleuse aussi. Je ne veux pas débuter ma carrière sous-payée, précaire. J’ai cinq ans pour me battre et ça commence aujourd’hui », pointe Nina*, étudiante en première année sur le site Schuman. Les drapeaux du Poing Levé mais aussi de l’Union étudiante et d’Attac flottent parmi les plus jeunes du cortège. « La venue des jeunes est un très bon signe sur l’ampleur que peut prendre le mouvement, le fait que ça s’inscrive dans quelque chose qui est sociétal complètement », estime de son côté Céline Peccini, cosecrétaire de la FSU-Snuipp 13. Au-devant du cortège, l’intersyndicale CGT, CFDT, FSU mène la foule, réunie derrière une banderole ornée des sigles des organisations signataires du mouvement de ce jeudi. FO, signataire, a rejoint le cortège marseillais.

    « Les sacrifices pour le monde du travail ça suffit ! Oui, d’autres choix sont possibles », peut-on lire comme message. Derrière, qu’ils soient vêtus d’un dossard floqué de leurs syndicats ou munis des drapeaux des différents partis politiques de gauche (PCF, PS, EELV), les revendications sont multiples. « On espère que les travailleurs pourront allier les revendications de leurs entreprises et personnelles au mouvement d’aujourd’hui », explique François Canu, secrétaire général de l’Union locale CGT. Et pour cause, commerçants, personnel médical du centre hospitalier ou de Montperrin, chauffeurs routiers ou encore enseignants ont battu le pavé du rectorat à la sous-préfecture d’Aix en passant par le boulevard Victor Hugo et la Rotonde. « Les revendications sont totales, surtout au niveau de l’éducation, la culture, les points les plus importants de la société. On nous prend pour des imbéciles et les infos ne sont pas officielles, on en a marre », pointe Alexandra, comédienne.

    Les travailleurs trinquent

    « Aujourd’hui, on lutte contre ce que le gouvernement propose avec un budget qui comme toujours s’en prend aux travailleurs et aux classes moyennes. Ce n’est pas à nous de trinquer. on a déjà subi la réforme des retraites, on ne veut pas perdre les avantages au travail pour lequel on s’est battus », scande Sébastien, employé dans l’agroalimentaire depuis trente ans. « Les Français travaillent pour survivre, pas pour vivre », pointe Karima, déléguée syndicale CGT, employée dans une chaîne de grande distribution. Les énergéticiens aussi, ont largement répondu présent, en grève depuis le 2 septembre, mobilisés à l’aube sur le site hydroélectrique de Jouques. « On a comme revendications de baisser le taux de TVA sur la facture d’électricité des usagers, passée à 20% au mois d’août sur l’abonnement. On souhaite qu’ils la repassent à 5,5%. On ne veut pas que nos salaires pèsent sur la facture d’électricité des usagers », estime Sébastien Artaud, délégué CGT Energies. Autant de revendications exposées lors des prises de paroles syndicales. « Nous voulons des mesures concrètes pour lutter contre la précarité », rappelle Luc Bresson, représentant CFDT. Jusque-là, les syndicats promettent « que nous allons nous revoir ! »

    « J’ai cinq ans pour me battre et ça commence aujourd’hui »

  • 112 œuvres de Vasarely de retour à la Fondation

    112 œuvres de Vasarely de retour à la Fondation

    Un chapitre de l’affaire Vasarely se clôt. La juge fédérale de Porto-Rico confirme, ce 15 septembre « la saisie et le transfert en France de 112 œuvres originales de Victor Vasarely, retrouvées au domicile de Porto Rico de Michèle Taburno », résume un communiqué de presse de la fondation Vasarely, paru ce 17 septembre. Une étape dans le dossier judiciaire massif qui oppose cette dernière, belle-fille du plasticien à Pierre Vasarely petit-fils de l’artiste, aussi président de la Fondation Vasarely. Depuis près de trente ans, la Fondation Vasarely s’oppose judiciairement à Michèle Taburno, veuve de Jean-Pierre Vasarely, l’un des deux fils du peintre, autour de la propriété de centaines d’œuvres originales. En 1997, un arbitrage contesté attribue le patrimoine de la fondation Vasarely aux deux fils, les intérêts patrimoniaux sont gérés par Michèle Taburno, avant d’être annulé par la justice française en 2015. Pierre Vasarely st reconnu comme unique légataire universel et seul détenteur du droit moral de l’artiste. Malgré ces décisions, Michèle Taburno conserve et déplace de nombreuses pièces, notamment vers Porto Rico.

    Un « soulagement »

    S’enclenche alors une longue série de procédures. En 2023, le FBI a saisi 112 œuvres à sa résidence de Porto Rico à la demande de la justice française. Si la mise en examen de Michèle Taburno est annulée en 2025, la justice américaine confirme cette semaine le transfert de ces œuvres. À ce stade de l’affaire, quatre avocats et un notaire restent poursuivis dans la même information judiciaire, ouverte en 2019. Un mandat d’arrêt international a lui été délivré en 2018 contre Michèle Taburno. « Je le vis comme une délivrance après tant d’années de procédures que nous a fait subir Madame Taburno, réagit Pierre Vasarely, au sujet du retour des œuvres acté. Le coût financier pour notre institution reste toutefois énorme sans rien dire de la privation durant toutes ces années dans laquelle la Fondation s’est trouvée de ces œuvres majeures. » Le stockage des pièces, même déportées à Porto Rico, coûte près de 3 000 euros par mois à la Fondation. « C’est un soulagement. On ne peut voler impunément une institution reconnue d’utilité publique depuis 1971, devenue Musée de France en 2020 », ajoute Pierre Vasarely, qui rappelle que les œuvres saisies avaient été données à la fondation « de manière aliénable » par Victor Vasarely ainsi que son épouse, Claire Vasarely, dans les années 70-80. À ce stade, la date et les conditions de retour des 112 œuvres ne sont pas établies. « Nous attendons la décision du Tribunal de Porto Rico. Il s’agit d’une procédure qui oppose Mme Taburno à la justice américaine (…) Nous attendons que soit éventuellement purgé le recours ouvert contre ce jugement. Nous entreprendrons alors ce retour, précise Pierre Vasarely. Elle détient de très nombreuses autres œuvres, sans doute à Porto Rico, qui appartiennent à la famille et la Fondation. Une procédure en recel successoral est pendante, sur laquelle il doit être statué d’ici la fin de l’année. » Au retour des œuvres, un constat d’état devra également être effectué pour chacun d’entre elles, permettant d’évaluer leur état de conservation. « Elles ont vocation à être présentées dans nos espaces », assure le Pierre Vasarely.

  • Long voyage et grand duel pour Provence à Vannes

    Long voyage et grand duel pour Provence à Vannes

    C’est peut-être bien le gros choc de ce début de saison pour Provence Rugby. Les Aixois se déplacent, ce vendredi (21h), à Vannes pour le compte de la 4e journée de Pro D2, chez des Bretons qui étaient encore en Top 14 il y a quelques mois. Une terre où il est difficile de l’emporter, le RC Toulon, Montpellier ou encore le Stade Français étant tombés la saison dernière au stade de la Rabine.

    Pour son retour en Pro D2, le RC Vannes vit des premiers matchs en demi-teinte. Une défaite à Mont-de-Marsan, un match nul à Brive et une victoire contre Soyaux Angoulême. Des résultats pas encore convaincants pour une équipe qui était annoncée parmi les gros prétendants au podium et à la montée. Mais la saison n’en est encore qu’à ses balbutiements et le championnat sera long jusqu’au mois de juin. Les Bretons comptent sur leurs 45 joueurs pour grappiller des places au classement. Un effectif avec une densité intéressante, taillé pour remonter, et un mélange homogène entre jeunesse et expérience.

    Parmi les joueurs ayant un pedigree supérieur : Anthony Bouthier, Pierre Boudehent, Michael Ruru, mais aussi Mako Vunipola. L’ancien international anglais (79 sélections) est arrivé à Vannes la saison dernière après avoir passé la quasi-totalité de sa carrière aux Saracens. Un renfort de poids, sans doute la meilleure recrue de l’histoire du club.

    Mieux apprivoiser les débuts de périodes

    Côté Provence Rugby, l’heure était au soulagement après cette très large victoire au stade Maurice-David contre Biarritz. Un succès 52-10 qui a permis aux Aixois de ne plus être en apnée. Thomas Salles respirait un peu mieux et y voyait plus clair pour la suite du championnat. « On avait à cœur de se racheter après nos deux premiers matchs. Je pense qu’on l’a bien fait. On s’est rassurés sur pas mal de points avec cette victoire, même s’il y a encore pas mal de boulot. » Le cap à garder est aussi celui des entames de périodes. Après avoir beaucoup trop concédé contre Soyaux puis Valence, les Provençaux se sont appliqués face à une équipe biarrote rajeunie et sans expérience. « On a marqué dès le début du match la semaine dernière, ce que nous n’avions pas réussi à faire auparavant. Nous avons été plus pragmatiques et cela va nous servir pour la suite de la saison », continuait Thomas Salles.

    Une victoire en terres bretonnes serait un bon palier atteint par Provence Rugby dans la construction de sa saison. Ce vendredi soir, l’opposition monte encore d’un cran pour Philippe Saint-André et le reste de son équipe. Rendez-vous à 23 heures pour le résultat final.

    4e journée de Pro D2

    À 21h au stade de la Rabine

    Arbitre : Ludovic Cayre

    Vannes : Bouthier – Benmegal, Roudil, Boudehent, Stevenson – Debaes, Ruru – Edwards (cap.), Augry, Pedemonte – Metz, Marks – Tafili, Cherry, Vunipola

    Provence : Drouet – Bituniyata, North, Finau, Cellio Zwiler – Salles, Coville (cap.) – Tuisue, Pinheiro Ruiz, Jalagonia – Rodda, Van Eerten – Francis, Latterrade, Taofifenua

  • Les Aixois veulent assurer le coup avant Paris

    Les Aixois veulent assurer le coup avant Paris

    Après s’être bien rattrapés, vendredi dernier à Dijon (29-25), de leur ouverture de saison manquée, lors de la réception de Chartres (29-31), les pensionnaires de Provence Aix université club vont désormais rendre visite à leurs homologues bretons de Cesson-Rennes, ce vendredi (20h30), pour le compte de la 3e journée de Starligue. Un adversaire qui réussit aux hommes d’Eric Forêts, puisque le club aixois reste sur une série de six victoires consécutives en championnat face à eux. Leur dernière défaite contre « les Irréductibles » remonte au 27 mai 2022 (28-25).

    Une victoire cruciale en début de saison

    Ce déplacement en terres bretonnes est déjà très important pour les Aixois, en raison de l’adversaire qu’ils accueilleront la semaine suivante : le Paris Saint-Germain (dimanche 28 septembre, à 17h).

    Les coéquipiers de Matthieu Ong ne sont plus venus à bout des tenants du titre pour la onzième saison consécutive depuis le 22 novembre 2017, période où le gardien slovène Jože Baznik occupait déjà les cages de l’Arena du Pays d’Aix.

    La rencontre de cette quatrième journée de championnat s’annonce d’ores et déjà extrêmement difficile. Aussi, une victoire contre Cesson-Rennes, permettrait au Pauc de conforter sa place au classement et d’envisager avec un peu plus de sérénité la confrontation avec Paris. Dans le cas contraire, les handballeurs provençaux se retrouveraient dans une bien fâcheuse position dès le début de la saison.

    3e journée – Starligue

    À 20h30, à la Glaz Arena

  • De La Ciotat à Aix, pour un cessez-le-feu à Gaza

    De La Ciotat à Aix, pour un cessez-le-feu à Gaza

    « L’armée israélienne massacre encore et toujours des femmes et des enfants, bombarde des civils déjà apeurés, blessés, réfugiés, endeuillés et affamés mais le monde s’en fiche. Quelle honte pour l’humanité ! », peut-on lire sur une pancarte. Aux alentours de midi, mercredi, à La Ciotat, plusieurs dizaines de manifestants, venus à l’appel du Collectif Palestine La Ciotat* déambulent quai François-Mitterrand dans le Port-Vieux, devant quelques clients attablés à la terrasse des restaurants. Le cortège scande « Netanyahou assassin ! Macron complice ! », « Qui ne dit mot consent ! ».

    « On crie notre colère »

    Le Ciotaden Philippe Bonneau, très impliqué dans le soutien aux Palestiniens, prend la parole : « On est là aujourd’hui car depuis dimanche dernier, l’armée israélienne est rentrée dans la ville de Gaza, avec le projet de la raser. Un million d’habitants y vivent, et 200 000 sont déjà partis dans des camps soi-disant humanitaires. » Il continue : « Notre rassemblement vise à dire tout le mal de cette manœuvre d’extermination lente de tout un peuple en Palestine. On marche sur la tête et on crie notre colère ! Nous exigeons un cessez-le-feu immédiat. » Depuis 69 dimanches maintenant, lui et d’autres citoyens et militants se rassemblent le matin sur les marches de l’église de l’Assomption à La Ciotat en soutien aux Palestiniens et en particulier à une famille élargie de 80 personnes qui vit sous des tentes à Khan Younès, au Sud de la bande de Gaza. Le groupe fait parvenir à cette famille de l’argent pour survivre. « Les Gazaouis connaissent la famine. Ils sont parfois obligés de mâchonner de l’herbe pour tromper la faim… », lance Philippe Bonneau. Pour lui, au-delà de la reconnaissance de l’État palestinien par Emmanuel Macron, « il faudrait des sanctions, que la France cesse ses exportations d’armes vers Israël. L’Espagne vient de le faire ».

    À la Rotonde à Aix-en-Provence, c’est une veillée aux flambeaux à laquelle ont participé, mercredi soir, plusieurs dizaines de citoyens, à l’appel du collectif Aix-Palestine, toujours pour exiger l’arrêt des massacres.

    « Il faudrait que la France prenne des sanctions contre Israël »

  • Les cours de licence de psychologie suspendus

    Les cours de licence de psychologie suspendus

    « À ce jour, la rentrée de la licence de psychologie est suspendue jusqu’à ce que des garanties claires soient apportées concernant des moyens attribués à notre formation », peut-on lire sur le mail qu’ont reçu les étudiants en psychologie du site ALLSH (arts, lettres, langues et sciences humaines), situé sur le campus Schuman d’Aix-Marseille Université (AMU).

    Face à « plusieurs années de dégradation chronique », des conditions de travail enseignant et d’accueil des étudiants, le conseil de licence en psychologie n’a eu « d’autre choix » que de retarder le lancement des cours.

    Sur le parvis du bâtiment Egger ce lundi midi, plusieurs professeurs ont tenu à faire un point sur la situation pour leurs étudiants, micro en main. « La notion de point de rupture est très parlante. On est 54 enseignants chercheurs titulaires, pour 3 000 étudiants. On est obligés de dédoubler nos cours, les TD (…) on les fait à 60, contextualise Bouchra Zouhri, maître de conférences et directrice du département de psychologie. À court terme, pour reprendre les cours, il faudrait une vraie réflexion et position autour du recrutement. » Bouchra Zouhri assure que les élèves ne seront pas impactés sur leurs cursus et « qu’en aucun cas ils ne seront mis en difficulté, loin de là ». Les revendications enseignantes ont été remontées auprès de l’Unité de formation et de recherche (UFR) et de la direction d’AMU et la mobilisation continue. Une réunion a eu lieu entre la direction et les enseignants le 9 septembre, après de premiers signalements : infructueuse pour les enseignants. Côté élèves, « je voudrais juste avoir des cours pour avoir mon année », rapporte Louane, en LAS (licence accès santé). « On est un peu désorienté », rapportent Coralie et Luna, en L2, qui soutiennent tout de même le mouvement. Sollicitée, l’Université n’a pas pu répondre à nos questions.

  • Les croyances à l’épreuve de la science et des arts

    Les croyances à l’épreuve de la science et des arts

    Alors que la chape de plomb des fanatismes religieux et politiques tente d’étouffer chaque jour un peu plus le ciel mondial de la raison, Aix-Marseille Université (AMU) apporte son écot à la recherche et à sa démocratisation avec le Festival des sciences et des arts. Avec une 6e édition gratuite et ouverte à tous placée sous le signe de « Science et croyances », qui s’élance mardi 16 septembre à la Maison méditerranéenne des sciences de l’Homme d’Aix, théâtre notamment d’une table ronde à 15h15 réunissant historiens, anthropologues et sociologues autour « des manières dont les humains interrogent l’invisible et questionnent les conditions de possibilité d’une science des religions », indique le programme.

    La science et les croyances : des « manières de comprendre le monde qui, loin d’être opposées, ont souvent interagi », mentionne l’éditorial de cette manifestation qui entend propager la raison à la croisée des arts et des sciences, avec l’aide de 100 intervenants et 60 propositions qui mettent en jeu 27 disciplines. C’est ainsi que la journée d’ouverture aixoise s’aventurera, entre autres, hors des sentiers battus de la connaissance avec la performance d’un violoniste et d’un anthropologue autour « des récits des êtres fantastiques des Alpes, où lutins, croque-mitaines, loups-garous et revenants peuplent l’imaginaire des montagnards et donnent sens et cohérence à l’expérience humaine ». Si les profanes trouveront des propositions plus conventionnelles mais non moins dénuées d’intérêt, traitant du principe de laïcité à l’ère des réseaux sociaux ou encore des « idées reçues sur les migrations », le festival terminera sa soirée d’ouverture en fanfare dans la salle de concert du 6mic, avec les artistes pop, rap et électro Camille Yembé, Chilla et du collectif Twerkistan.

    Chercher à désenvoûter

    Comme le rappelait Marilyne Crivello, vice-présidence d’AMU et à l’origine du festival, lors de sa présentation à la presse, « pour être chercheur, il faut être inventif ». Rien d’anodin donc, à ce que ce « temps de circulation des savoirs » diversifie les formes et les lieux jusqu’au 20 septembre : de Bunker, spectacle documentaire sur l’histoire d’un « naturopathe autoproclamé dont le discours pseudo-médical puise ses sources dans le complotisme et l’extrémisme politique » au Théâtre Antoine Vittez, à la projection-débat de Kongo dans l’école aubagnaise de la Satis, film sur un guérisseur de Brazzaville dont « la vie bascule lorsqu’on l’accuse publiquement de pratiquer de la magie noire ». À Marseille, le Mucem abritera quant à lui, notamment, la lecture performée d’Ensorcelé par la comédienne Clara Lama Schmit, autour de « la magie et des croyances dans les campagnes » ainsi que de « la littérature inspirée des actes de sorcellerie ». Du côté de la bibliothèque de l’Alcazar, l’un des temps forts coïncidera avec la table ronde « Science en danger » qui, « à la suite de l’initiative d’AMU d’accueillir une vingtaine de chercheurs américains en exil », permettra de débattre sur « la liberté académique les entraves faites à la recherche scientifique aux États-Unis et ailleurs dans le monde ».