Tag: Aix-en-Provence

  • Des sculptures et des photos pour expliquer la maladie

    Des sculptures et des photos pour expliquer la maladie

    En ce mois d’octobre, dédié à la lutte contre le cancer, le Centre Ressource d’Aix-en-Provence coordonne près de 80 actions en lien avec Octobre Rose. Parmi elles, l’exposition « Next ! ». Jusqu’à la fin du mois, des bustes en plâtre à l’effigie de femmes sculptés par l’artiste Matthieu Faury sont installés pour le grand public et les bénéficiaires des locaux du centre, aux Milles.

    Les quelque 500 bénéficiaires des lieux, comme le public extérieur, sont invités à profiter de l’installation temporaire. C’est l’entreprise vauclusienne CBA Informatique Libérale qui a proposé l’initiative dans un premier lieu. Les œuvres ont été réalisées en coopération avec huit femmes volontaires suivies par l’Institut du Cancer Avignon Provence Sainte-Catherine, où les œuvres sont habituellement exposées.

    Elles sont, par le passé, mises en avant à Paris et Biarritz. Par cette initiative, ce sont des parcours personnels de combat contre la maladie « par le biais d’un prisme humain », précise Stéphane Salord, président du Centre Ressource aixois, qui veut être mis en lumière. « La proposition était singulière et pour la première fois, l’exposition sortait des murs d’Avignon, rapporte Stéphane Salord. Au Centre, nous cherchons à travailler sur la valorisation de la personne, la stimulation psychologique, et à faire attention que les personnes suivies conservent une estime de soi-même. Le traitement contre le cancer peut être très brutal. C’est justement tout un travail de reconstruction qui est mis en avant. L’exposition s’inscrivait dans cette démarche-là. »

    Pour le président du Centre Ressource, « Next ! » s’imbrique parfaitement dans le panel d’activités « d’art-thérapie » proposées par les équipes de cet établissement d’accompagnement.

  • Une sensibilisation à la démocratie pour 200 jeunes

    Une sensibilisation à la démocratie pour 200 jeunes

    Ils sont venus de Nantes, Nîmes, Alès, Digne-les-Bains… 200 élèves issus des structures d’insertion des quatre coins de la France ont déambulé, ce mercredi, dans le camp des Milles. Pour ce jeune public, issu de structures d’insertion comme l’École de la deuxième chance, l’Institut Télémaque et autres associations, fouler le sol du site mémoriel est une première. D’autres n’en avaient jamais entendu parler. Ignoraient même, le rôle de la France dans la déportation des juifs, entre 1939 et 1945. Ce bout d’histoire, ils ont pu le découvrir par le biais d’une journée « d’engagement et de réflexion citoyenne » autour du thème de la démocratie, coorganisée par le Camp des Milles et la Fondation groupe EDF.

    « C’est une journée de lancement. 3 000 au total répartis dans une vingtaine d’associations spécialisées dans l’insertion des jeunes vont vivre la même journée », précise Alain Perra, délégué général pour la Fondation EDF. Au programme de la journée, visite guidée des lieux, de l’exposition de La Vie Dessinée de Joann Sfar et séquences d’ateliers et d’échanges axés sur les thèmes de la « citoyenneté, la mémoire et la fraternité ». Objectif, décrypter les mécanismes qui mènent aux actions de discriminations et fournir des outils de lutte contre l’extrémisme et la haine dans leur globalité.

    L’« espoir » de demain

    « J’ai été touchée, on parle souvent du rôle des nazis et des étrangers dans la déportation, mais on oublie de rappeler qu’on a eu notre rôle aussi, pointe Margaux, 20 ans. On nous le cache presque et on préfère accuser les autres. » En « temps de crise », terme régulièrement revenu au cours des ateliers et terreau des discriminations, Margaux estime que la « fraternité » est nécessaire. « Il y a beaucoup d’injustices en ce moment : sexisme, racisme, violences envers les femmes et hommes, les homosexuels. On peut se soutenir malgré nos différences. » « On se met à la place des gens qui ont été enfermés ici (…) En termes d’informations, j’avais l’impression qu’il manquait quelques éléments (…) C’est bien de parler du site, mais il faudrait qu’on ramène les propos de ce qu’il se passe aujourd’hui. On doit parler de ce qu’il se passe aujourd’hui, ne pas laisser faire. Par exemple, sur l’affiche à l’entrée (traitant du 7 octobre 2023), il aurait fallu rappeler le contexte », ajoute Guillaume, 22 ans.

    Pour Alain Chouraqui, président de la Fondation du Camp des Milles, l’engagement citoyen de la jeunesse est « un espoir » pour assurer la démocratie de demain. « Ce qu’il faut retenir avant tout, des leçons de cette venue au Camp des Milles, c’est que la haine de l’autre peut mener au pire pour chacun d’entre nous, au pire pour la société, la liberté, la démocratie. Nous sommes aujourd’hui dans un contexte en France ou l’on voit se développer les haines identitaires, le rejet de l’autre et ce lieu est une alerte terrible (….) Il ne faut plus rien laisser passer dans ce domaine. »

  • L’avenir de la mobilité sur la table des débats à Luynes

    L’avenir de la mobilité sur la table des débats à Luynes

    L’épineuse question des transports et des embouteillages, qui affectent régulièrement le quartier de Luynes, est de nouveau saisie par l’association locale Luynes en Action. En parallèle des ateliers mis en place par la mairie d’Aix-en-Provence, organisés après une réunion publique au printemps dernier, le collectif lance une enquête citoyenne sur le sujet. Ouverte depuis le 7 octobre, en place jusqu’au 4 novembre, cette évaluation permet de « comprendre comment les Luynois utilisent les transports en commun, ce qu’ils en pensent et quelles améliorations ils souhaitent pour mieux répondre aux besoins d’aujourd’hui », précise l’association, dans un contexte ou « la circulation se densifie et que la recherche d’alternatives à la voiture devient urgente ».

    Il suffit pour les usagers de se rendre sur le site de l’association pour remplir un questionnaire en ligne. L’enquête close, les retours seront dépouillés et étudiés sous deux angles. Le premier étant celui de la « satisfaction » (avis et attentes des usagers, améliorations envisagées…), le second une « analyse des usages » (identifier les lignes de transports empruntées, dans quelles directions…).

    « à cet instant, les données récoltées sont largement représentatives. Plusieurs centaines de réponses ont été reçues, estime Rémi Girardin, co-président de l’association. Elles proviennent de Luynois, mais aussi d’usagers qui travaillent, passent ou étudient à Luynes. (…) Ces données seront précieuses pour alimenter nos prochaines rencontres la Métropole Mobilité, mais aussi pour faire un parallèle avec l’étude globale du village pilotée, en ce moment, avec l’Agence d’urbanisme du pays d’aix (AUPA). »

  • Le futur quartier de haute sécurité soulève des questions

    Le futur quartier de haute sécurité soulève des questions

    Le personnel pénitentiaire aura obtenu plus de précisions, sans pour autant lever toutes les zones de flou.

    Dimanche 12 octobre dernier, le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, a annoncé dans l’émission Zone Interdite (M6) l’arrivée de trois nouveaux quartiers de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), système de détention permettant d’isoler les profils les plus dangereux. L’un d’entre eux sera installé au centre pénitentiaire de Luynes, à Aix-en-Provence.

    Les syndicats ont vivement réagi, avec le Snepap-FSU « effaré par cette modalité de communication managériale ». L’annonce a « estomaqué le personnel » pour la CGT Spip 13. Les syndicats attendaient les précisions de l’administration pénitentiaire, en visite, vendredi dernier, au centre pénitentiaire de Luynes, qui souffre déjà d’un taux d’occupation de 150%, selon les derniers chiffres des syndicats. FO Justice a taxé le projet de « véritable bombe à retardement pour le CP d’Aix-Luynes, déjà à genoux ». Les inquiétudes portent notamment sur une délocalisation du Centre national d’évaluation (CNE) et de son personnel, actuellement situés dans les locaux du Quartier d’accueil et d’évaluation (QAE). L’Ufap Unsa Justice a demandé de son côté un choix « du bon sens et de la stabilité » et assurait rester mobilisée pour que le projet « voie le jour dans le respect des agents et de leurs missions ».

    Et le personnel ?

    Vendredi, les agents ont donc appris que le QLCO devrait accueillir une trentaine de détenus à partir du second semestre 2026. « On a été rassurés sur le fait que la structure du CNE bougerait à l’intérieur même du centre pénitentiaire, mais ne serait pas délocalisée », rapporte Olivier Caquineau, pour le Snepap-FSU. Des promesses « d’engagements humains et matériels, sans plus de précisions », auraient été formulées, rapporte le syndicat. « On a quand même un cumul de quartiers spécialisés, poursuit Olivier Caquineau. Mais au moment ou l’on se parle, il y a plus de questions que de réponses sur ce qu’on va faire, pouvoir faire et ce qu’il sortira de ce dispositif. On nous annonce qu’il y aura des réunions de travail pour préparer tout ça et la visite du garde des Sceaux, dans les quatre semaines à venir. »

    « Ce quartier, historiquement, on est d’accord, il va permettre d’enlever de la détention des détenus dangereux. Mais il y a des priorités qui doivent être respectées, rapporte Cédric Apatou, secrétaire local FO pour le centre pénitentiaire. On a déjà moins 80 agents sur le CP. Au niveau des quartiers spécifiques, est-ce qu’il y aura assez d’agents pour gérer les croisements de détenus ? On ne nous a pas dit combien de personnels allaient arriver pour le QLCO. Nous n’avons pas ces précisions. Plus on va rajouter des quartiers, plus on aura le souci d’effectifs. S’ajoutent à ça les soucis d’hébergement. C’est comme apporter de l’eau dans un panier percé… »

    Sollicitée, la Direction interrégionale des services pénitentiaires n’a pas pu nous répondre.

  • Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Ce n’est qu’après l’exposition Cezanne remballée, ce dimanche donc, que les retombées économiques liées à l’événement culturel international pourront définitivement être tirées. Mais déjà, mardi dernier, lors d’une table ronde au programme d’une soirée de rencontres et débats organisée par le Crédit Agricole Alpes Provence, Michel Fraisset, directeur général de l’Office de tourisme d’Aix-en-Provence, a présenté les premiers résultats économiques de cet été cézannien. « Pour éviter le doigt mouillé, on a demandé à la chambre des commerces (CCI) de nous accompagner cette année avec différents partenaires dont la Région, avec le Comité régional du tourisme, pour mener une enquête d’étude d’impact et vérifier pourquoi les gens étaient venus à Aix cette année », présente Michel Fraisset. Les résultats pour cette exposition totalement « à la maison » (« in house » en jargon commercial), sont très positifs : 305 813 billets individuels ont été vendus pour l’exposition Cezanne au Jas de Bouffan au Musée Granet dont la vente a permis une recette de 4, 5 millions d’euros de vente directe.

    Budget « équilibré »

    « C’était l’amortissement qu’il fallait trouver pour pouvoir équilibrer le budget de l’exposition », souligne le directeur de l’Office de Tourisme. Aux résultats de la billetterie individuelle s’ajoutent les retombées des visites de groupe, les privatisations diverses, l’ensemble des visiteurs qui ont bénéficié de dispositifs privilégiés et les plus précaires qui ont pu, par le biais de partenariats accéder à l’exposition et aux sites. Victime de son succès, la Petite Galerie Cezanne repousse d’ailleurs sa date de clôture au 21 décembre. Lors du dernier conseil municipal, tenu vendredi dernier, Sophie Joissains, maire (UDI) de la Ville rapporte qu’au fonctionnement, les dépenses de 7 660 451 euros ont été amorties par 7 035 349 euros de recettes. « On avait prévu qu’il y aurait 3 millions de reste à charge. Il est aujourd’hui de 625 102 euros », se félicitait la maire. Au-delà d’un impact économique marquant, ce sont les retombées médiatiques qui ont été valorisées. « On en parlait partout. Ces retombées médiatiques, il y a des calculs spécifiques pour les estimer, précise Michel Fraisset. À ce jour elles sont estimées à 50 millions d’euros, et vont bénéficier pendant les deux ou trois années à venir à l’attractivité d’Aix-en-Provence ».

    Uniquement pour le premier article numérique du New York Times, ce sont 117 millions de lecteurs qui ont été enregistrés. Enfin, ce sont 120 nationalités qui se sont rendues à Aix, dont 63% des sondés ont fait le déplacement pour l’exposition Cezanne.

  • Delga dénonce les propos « insultants » du RN

    Delga dénonce les propos « insultants » du RN

    Le 25 septembre, le député du Rassemblement national de Moselle Laurent Jacobelli a posté une vidéo après avoir visité le mémorial, à l’occasion de la journée nationale d’hommage aux harkis. Dans celle-ci, il reproche aux « Département et la Région » d’avoir fait du Mémorial « un temple du wokisme » où l’on « propose des expositions sur l’Ouganda, sur les LGBT, sur tout et rien, pour diffuser une pensée de gauche et pro-migrants » et où « on ne parle plus des harkis ».

    Michèle Martinez, députée RN des Pyrénées-Orientales, a confirmé le même jour qu’au Mémorial, « le passé harki est parfois invisibilisé par d’autres mémoires  », sans préciser que celui-ci n’avait pas été créé pour la mémoire des harkis mais pour l’ensemble des populations passées dans ce camp dont des Républicains espagnols qui ont fui le franquisme, des Juifs envoyés ensuite à Auschwitz, des migrants, des homosexuels ou des Tsiganes…

    Ces propos ont rapidement fait réagir plusieurs historiens qui ont dénoncé les mensonges de l’élu d’extrême droite, puisque l’exposition permanente par exemple traite largement des 22 000 harkis passés dans ce camp. Carole Delga s’est également émue de ces propos et a dénoncé des « propos indignes et haineux ». « Méconnaître l’Histoire est une chose, la salir en est une tout autre. Par ses propos indécents et insultants, Laurent Jacobelli témoigne tout à la fois de sa profonde ignorance de l’Histoire des Pyrénées-Orientales et de celle de la France, comme de son irrespect envers celles et ceux qui ici, à Rivesaltes, ont connu les heures les plus sombres de notre pays », a précisé la présidente socialiste de la Région.

    Dans un communiqué cosigné avec Hermeline Malherbe, la présidente du Département des Pyrénées-Orientales, Carole Delga réaffirme son soutien « aux équipes pour le travail remarquable qu’elles mènent » et ajoute : « Réécrire une partie de ce passé, en nier sa réalité mémorielle et scientifique comme l’a fait Laurent Jacobelli, porte un nom : provocation à la haine et à la discrimination. Tout cela dans quel but ? Falsifier l’Histoire pour fracturer la société française. Autant de méthodes qui rappellent la dangerosité du Rassemblement national, son histoire et ses idées d’extrême droite. »

  • À 14, Provence Rugby fait chuter Nevers

    À 14, Provence Rugby fait chuter Nevers

    Trois de suite pour Provence Rugby. Après Dax et Grenoble, Nevers est tombé face aux Aixois. Malgré l’exclusion rapide de Teimana Harrison, ils ont tenu jusqu’au bout pour l’emporter 39-33 et poursuivre leur série positive.

    Les locaux ont vécu la première période comme des montagnes russes. Deux essais rapides puis un carton rouge pour le capitaine Teimana Harrison, auteur d’un raffut au visage trop virulent. 60 minutes à 14, mais les Provençaux ne se sont pas laissé abattre. ils marquent à nouveau deux fois avant la première sirène, avec notamment les premiers points du demi d’ouverture Caleb Muntz. Nevers inscrit aussi deux essais et rentre aux vestiaires avec 15 points de retard (29-14).

    Après la pause, la rencontre était beaucoup plus équilibrée. De bonnes défenses de la part des joueurs de Philippe Saint-André et un score qui évoluait peu. Les équipes sont entrées dans les dix dernières minutes avec un écart de dix points. Cette marge de sécurité a encore permis à Provence Rugby de jouer libéré, le carton jaune reçu par les visiteurs a offert de l’air. Le physique a tenu jusqu’au bout de la partie et cette victoire fait entrer les Aixois dans le top 6 pour la première fois en 2025-2026. Et, accessoirement, de dépasser son adversaire du soir.

    « On a dû s’adapter avec ce carton rouge, on a eu des consignes du staff. À 14, il faut se serrer les coudes, c’est la solidarité qui nous a donné la victoire » confie, tout sourire, Baptiste Lenoir, 18 ans et enfant du club, titulaire pour la première fois.

    Provence 39 (29)Nevers 33 (14)

    7e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David.

    Essais : Valero (5e, 50e), Harrison (9e), Muntz (26e), Latterrade (36e) pour Provence, Coulibaly (22e, 73e), Jules (40e), Bousquet (54e), Wasserman (80e) pour Nevers ;

    Pénalités : Muntz (31e), Salles (75e) ;

    Carton jaune : Gabriel (74e)

    Carton rouge : Harrison (18e)

    Provence : Portela – Lapegue, Lenoir, Finau, Drouet – Coville, Muntz – Gambini, Harrison, Jalagonia – Youyoutte, Van Eerten – Francis, Latterrade, Taofifenua

    Nevers : Mayo – Wassermann, Turner, Pommelet, Tshimanga – Tarel, Le Bourhis – Coulibaly, Fraser, Kazubek – Gabriel, Smith – Pkhakadze, Jules, Ikahehegi

  • Une rentrée communiste aixoise aux couleurs de l’union

    Une rentrée communiste aixoise aux couleurs de l’union

    Une rentrée « offensive, unitaire, les deux pieds dans la réalité », a rappelé David Tessier, chef de file des communistes pour les élections municipales 2026. Ce jeudi, à l’occasion de la rentrée politique du PCF dans ses locaux aixois, « l’urgence » d’une union a été réitérée par les communistes. Dans un contexte où les discussions entre les forces de gauche unies pour les municipales – hors La France insoumise jusqu’ici, mais dont les représentants étaient présents lors de la cérémonie de rentrée – se poursuivent. Les partis qui composent l’union ont affiché leur soutien, tout comme les élus d’Aix-en-Partage (groupe d’opposition municipale), la CGT, la FSU, et d’autres acteurs.

    « Aix est une ville où la majorité des habitants connaît les mêmes difficultés qu’ailleurs : transport, accès aux services publics, évidemment difficultés de fin de mois… Nous, communistes, pour les municipales, nous entendons porter ce combat : celui pour tous de vivre dans une ville solidaire, a rappelé David Tessier, lors de sa prise de parole. Aix est une ville de luttes unitaires menées ensemble. Avec d’autres, parfois en désaccord avec nous, sans jamais rien effacer de nos différences et sans considérer qu’elles soient des obstacles insurmontables. »

    Les « combats à porter ensemble » pour les élections municipales ont été rappelés. Celui du logement social, des transports en commun pour tous, pour l’école, pour l’hôpital, pour l’écologie, une culture pour tous, pour la jeunesse, la paix, celui d’avoir des moyens pour « mener des politiques municipales de gauche et donc que cesse la baisse continue des dotations qui asphyxie les collectivités locales ».

    « Nous le redisons, insiste David Tessier, l’unité et le rassemblement de toutes les forces de gauche et écologistes est la condition de la victoire. » Sophie Rothon, secrétaire de section du PCF, le rappelle : au national comme au local, « la lutte paie ».

  • Le sous-préfet Mathieu Gatineau mise sur le dialogue

    Le sous-préfet Mathieu Gatineau mise sur le dialogue

    Mathieu Gatineau, originaire de la région lyonnaise, est officiellement entré en fonction comme sous-préfet le 15 septembre, succédant à Bruno Cassette. Il prend la tête d’un arrondissement préfectoral de plus de 500 000 habitants, répartis sur le Pays d’Aix et le Pays Salonais, soit 48 communes.

    Ce jeudi, cinq semaines après sa prise de poste, Mathieu Gatineau fait le point sur les grands dossiers du territoire et et les priorités qu’il entend porter dans les mois à venir. « On connaît toujours le haut du spectre [du Pays d’Aix], mais il y a tout le reste de l’arrondissement : les quartiers prioritaires de la ville, le territoire agricole, ses zones à forte protection environnementale », contextualise-t-il. Depuis son arrivée, Mathieu Gatineau s’est rendu dans dix communes de l’arrondissement.

    Ce mercredi, en sous-préfecture, il a installé le premier Comité opérationnel de lutte contre le logement insalubre. Sujet qui figure parmi les priorités de Mathieu Gatineau. Respect de la loi et lutte contre les trafics, respect de l’ordre publique, sécurité, s’affichent aussi parmi les « points importants » listés par le sous-préfet.

    Social et économie

    « Le préfet nous a demandé d’avoir des objectifs clairs. Quant aux priorités que l’on a ici, ce sont surtout nos politiques en matière de protection des personnes les plus faibles, avec le développement du logement social, qui reste un sujet très important, pour lequel il y a des solutions et qui peuvent convenir à la fois aux objectifs de l’État et des élus », estime Mathieu Gatineau. « Du contact que j’ai eu, il y a des communes carencées, mais je ne dirais pas que j’ai face à moi des maires réfractaires, rapporte le sous-préfet. Beaucoup aimeraient construire dans des conditions qui garantissent la mixité sociale, la diversité des habitats et qu’on respecte la liberté d’aménager… Avec du dialogue, on arrive toujours à produire du résultat ».

    Des « groupes de travail concrets » avec l’ensemble des services de l’État concernés sont déjà programmés. Dans les quartiers prioritaires, « il y a aussi beaucoup d’actions économiques à mener. On essaie de promouvoir des contrats d’initiative emploi pour les jeunes (…) Sous l’autorité d’Isabelle Epaillard [préfète déléguée à l’égalité des chances, Ndlr.], je tâcherais d’accélérer les choses », souligne Mathieu Gatineau.

    Dans le viseur du sous-préfet également, le développement économique du territoire. Parmi les enjeux : le projet international Iter, les mobilités, les aérodromes, le développement du bassin minier de Gardanne-Meyreuil… « Concilier le besoin de développement économique, le développement du tourisme d’affaires, de loisir, tout en garantissant la sécurité, la tranquillité de l’environnement et satisfaire aux demandes des riverains, c’est possible, assure Mathieu Gatineau. Encore une fois, il faut descendre dans le détail et chercher des solutions concrètes, plutôt que de se contenter de postures. »

  • La Nuit de la solidarité est de retour à Aix

    La Nuit de la solidarité est de retour à Aix

    Cette opération nationale, coordonnée par la Délégation interministérielle à l’hébergement et à l’accès au logement (Dihal) et par la Ville d’Aix-en-Provence vise à dénombrer les personnes sans-abri et mieux connaître leur situation avant l’hiver. Douze équipes de bénévoles ont sillonné la ville pour rencontrer et échanger avec les personnes contraintes de vivre à la rue. Munis d’un questionnaire anonyme, ils ont recueilli des données essentielles pour adapter les politiques locales d’aide et d’hébergement. L’initiative se veut aussi un temps fort de sensibilisation à la précarité et à l’isolement, soutenu par de nombreux partenaires associatifs et institutionnels. Un recensement sera ensuite effectué et communiqué après cette opération.