Tag: agents

  • À Marseille, des crèches décrochent un label écologique

    À Marseille, des crèches décrochent un label écologique

    à l’espace Bargemon (2e), ce mardi soir, les agentes et agents de 12 crèches municipales marseillaises ont été invités sur scène pour recevoir leur label « écolo crèches ». Une consécration qui fait suite à deux ans de travail en collaboration avec l’association Label vie, afin de réduire leur impact sur l’environnement tout en améliorant la qualité de vie des enfants et des équipes.

    En avril 2023, 15 crèches marseillaises se sont portées volontaires pour participer à ce projet. Trois d’entre elles n’ont pas pu obtenir le label, « notamment à cause de changements de direction qui ont rendu plus compliquée la continuité du projet », explique Sophie Guérard, adjointe au maire à la place de l’enfant. « Mais qui montre que le label est exigeant », précise-t-elle.

    Accompagnées par l’association Label vie à travers des formations, les équipes ont donc adapté leur travail pour être plus respectueuses de l’environnement. Des poubelles de tri ont, par exemple, été mises en place à destination du personnel et des enfants, certains produits d’entretien ont été remplacés, notamment par l’utilisation de la microfibre par exemple. Les crèches ont également mis en place différents ateliers d’éveil pour sensibiliser parents et tout-petits à l’écologie, avec des activités de jardinage ou des créations avec des matériaux de récupération.

    Des efforts qui ont permis à 12 de ces crèches d’obtenir ce label « écolo crèches ». Créé en 2009 par l’association du même nom, avec l’appui du Commissariat général au développement durable (CGDD), il s’agit du premier label écologique dédié à la petite enfance. « ça me tenait à cœur de faire labelliser nos structures sur l’écologie », précise l’élue.

    Une expérience que Sophie Guérard espère réitérer avec un nombre plus restreint de crèches, pour permettre un meilleur accompagnement. « Cette labellisation, ce n’est que le début vers la mise en place de nouveau projet. Car il n’y a pas de fin à l’écologie », s’enthousiasme Alison Maria de l’association Label vie.

  • L’État montre les muscles face aux narcotrafiquants

    L’État montre les muscles face aux narcotrafiquants

    Pas moins de 15 points de deal ciblés simultanément, 1 500 agents supplémentaires déployés tous services de police confondus, 7 équipes cynophiles, des drones… L’opération chapeautée ce mardi 9 décembre par le préfet de région, Jacques Witkowski, n’avait pas franchement de nom, mais une certitude : elle est de « grande ampleur », a expliqué le représentant de l’État devant une foule de caméras, au pied d’un bâtiment des Oliviers A (13e). Une opération de « visibilité, judiciaire, de voie publique, de police administrative » avec la fermeture d’un certain nombre de commerces « pour suivre les directives du ministre de l’Intérieur qui m’a demandé d’insister et d’accélérer sur la lutte contre les narcotrafics », poursuit le préfet.

    Une demi-heure avant de convoquer la presse, l’« assaut » a été donné pour dégager un point de deal avec chicane tenu par des charbonneurs. Consommateurs, nourrices étaient également dans le collimateur. « Des perquisitions sont en cours », a indiqué Jacques Witkowski, ajoutant que « toute la circonscription de Marseille » était concernée par ces descentes de police et ce « jusqu’au bout de la nuit ». Avec « une pointe d’effort sur le 3e arrondissement, qui a été ces derniers temps le théâtre d’actions criminelles que nous condamnons », précise-t-il.

    En début d’après-midi, plus d’une vingtaine d’interpellations et quelques saisies de stupéfiants avaient déjà été réalisées, un commerce fermé.

    « Nous ne souhaitons pas laisser les narcotrafiquants tenir le terrain, la République ne leur passera rien », martèle le préfet, promettant que « ces opérations d’ampleur seront réitérées en fonction des moyens ».

    Il enchaîne sur une saisie qui en dit long sur le sens du commerce des réseaux… Une affichette truffée de fautes, trouvée quelques instants plus tôt dans un hall : « Les Oliviers A fête Noël, du 25 au 31 décembre, appéritif (sic), chips, boisson, bonbon, ect… Pochons beuh ou shit cadeau, venez comme vous êtes », remerciant les acheteurs de leur passage, « à la prochaine ! ».

    Des habitants apeurés ou complètement désabusés

    À l’avant-veille d’une nouvelle réunion sur le narcotrafic à l’Élysée, à laquelle le préfet va participer, et à quelques jours de la venue de son locataire le 16 décembre dans la cité phocéenne, pas question pour autant d’y voir une simple opération de com’, assure Jacques Witkowski. Même si le plan « Marseille en grand », c’est la « reprise de la sécurité, la première de nos libertés » convient le préfet, il rappelle aussi qu’il est question du « développement du logement, de l’éducation ». Et de marteler qu’au-delà de ce moment « spectaculaire », les forces de police resteront mobilisées quotidiennement.

    Aux balcons des bâtiments délabrés, on reste sceptique… « Ils sont pas souvent là », nous assure une dame désabusée. Alors qu’un habitant se fait fouiller, un petit groupe de jeunes dénonce l’inutilité de l’action policière. « Regardez les façades, ça tombe en ruine, Macron, il est déjà venu ici ça n’a rien changé, ils préfèrent mettre les sous là-dedans », s’indigne l’un d’entre eux, pointant du doigt un camion de gendarmerie stationné devant les murs lézardés ou qui perdent des morceaux de béton, entre deux barres métalliques rouillées.

    D’autres habitants refusent de témoigner, parce qu’« on a peur », reconnaît une dame, quand cet homme est en colère : « Même pas on va se fatiguer à vous répondre, pour vous dire quoi ? Ça sert à rien, on est abandonnés et ça dure depuis des années. En quoi elle compte notre parole ? »

    Alors que les patrouilles de police se poursuivent, les caméras lèvent le camp au bout de quelques heures. « Revenez nous voir quand ils seront partis, vous verrez, ici ils se passent aussi des choses bien », nous assure un gamin, le col remonté jusqu’aux yeux.

  • Les agents d’entretien de l’université sont en grève et veulent des réponses

    Les agents d’entretien de l’université sont en grève et veulent des réponses

    Ils sont une dizaine à astiquer quotidiennement les couloirs, escaliers, et salles de classe du campus Schuman. Pourtant depuis ce jeudi 4 décembre, les agents d’entretien de l’Université d’Aix-Marseille ont arrêté net. « On ne reprendra pas le travail tant qu’on n’aura pas eu gain de cause », prévient Nadia, déléguée syndicale CGT. Voilà plusieurs semaines que ces salariés dénoncent l’absence de visibilité au sujet de l’avenir de leurs postes, depuis que la société Derichebourg a repris la prestation des salariés du campus, le 1er octobre. Sur le campus, entouré d’étudiants venus soutenir leur mobilisation, une poignée d’entre eux raconte les conditions de travail auxquelles ils sont confrontés chaque jour, mais surtout l’avenir incertain quant à leurs contrats. Rien d’écrit, ni posé sur le papier, précise Nadia, mais des « paroles » et des « conversations » qui inquiètent.

    Des engagements écrits

    « On nous parle de réduire le personnel de moitié, sans le remplacer, ou de mutations forcées », explique Nadia, qui insiste sur des conditions de travail déjà compliquées : opérations chirurgicales subies par de nombreux salariés, fatigue… L’équipe d’agents qui l’entoure abonde : « C’est comme si nous, les travailleurs de l’ombre, on n’existait pas, (parce que) les travailleurs de l’ombre, on fait d’eux ce que l’on veut. On ne demande même pas une augmentation de salaire, on demande à garder nos conditions de travail et nos contrats actuels, nos positions aussi. Certains salariés travaillent depuis vingt ans sur les lieux », ajoute Nadia. À cela s’ajoutent des témoignages de dialogue social tendu entre agents et responsables. « Sans eux, nos conditions d’études seraient déplorables », rapporte Hector, soutien des salariés et syndiqué de la Fédération syndicale étudiante (FSE). De son côté, l’Université d’Aix-Marseille (AMU) explique bénéficier de ce marché de nettoyage passé par l’Union des groupements d’achats publics (Ugap). « Suite à leur consultation, c’est la société Derichebourg qui assure avec efficacité le nettoyage de nos 165 bâtiments, indique l’université, qui ne fera pas de commentaire sur cette situation entre la direction de Derichebourg et ses salariés. Toutefois, nous espérons un retour la normale rapide et durable aux profits de nos usagers. » Sollicitée, la société Derichebourg n’a pas pu nous répondre dans les délais avant bouclage.

  • La douane, maillon essentiel pour le commerce extérieur

    La douane, maillon essentiel pour le commerce extérieur

    C’est par une visite sur la chaîne de contrôle douanier de l’entreprise de livraison internationale, UPS, à Marignane que Nicolas Forissier, ministre délégué auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, a terminé ce jeudi 4 décembre sa visite en région Paca.

    Une conclusion logique explique-t-il quand les douanes relèvent aussi de la responsabilité de son ministère. « Il y a eu une évolution dans l’organisation de nos administrations, ce n’est plus seulement le ministère de l’Économie et des finances c’est aussi celui du commerce extérieur », indique-t-il. Que les douanes puissent contrôler les millions de colis qui transitent par l’entreprise de fret, afin de détecter les « contrefaçons, les produits illicites des trafics » fait partie de la « crédibilité nécessaire à UPS », et de l’État estime le ministre.

    Préserver l’emploi

    « chez nous »

    Détecter les contrefaçons, c’est aussi préserver « des emplois chez nous », enchaîne-t-il. La contrefaçon, « c’est de l’activité économique que l’on vole à ceux qui fabriquent légalement en prenant leur marque, en les falsifiant pour un prix qui ne rémunère qu’à peine ceux qui sont employés dans des pays lointains pour les fabriquer » insiste-t-il, défendant « une logique sociale ».

    Pas moins de 33 agents travaillent à Marignane, un des trois bureaux de douane des Bouches-du-Rhône avec celui de Fos et de Marseille, « dixième au niveau national », deuxième du département, précise à ses côtés Michael Lachaux, directeur régional des douanes. Ni portuaire, ni aéroportuaire, il dédouane « des flux pour les entreprises de tout le département », et connaît une augmentation de son trafic ajoute-t-il, sachant que dans les Bouches-du-Rhône, plus d’un million de déclarations par an sont réalisées à l’import-export. « Soit plus de 90% du dédouanement de la région », ajoute Michael Lachaux.

    Pour les douanes, les enjeux sont à la fois la lutte contre la fraude et l’accompagnement des entreprises. Une partie importante et méconnue de l’activité douanière.

    Reste que dans le premier aéroport régional en matière de fret, juste après les aéroports parisiens au niveau national, le contrôle des colis a pris de l’ampleur. « On consomme de plus en plus par e-commerce, les entreprises utilisent également le fret express pour des raisons de rapidité et de flux tendus », explique le directeur régional. Au point qu’une cellule spéciale a été créée pour traiter ce flux d’environ 1,1 million de colis dédouanés par an, dont 600 000 importés de pays hors UE et 500 000 à l’exportation.

    Quand on demande au ministre si un renforcement des moyens est alors envisageable face à la masse de travail, il évoque des « méthodes de travail » à repenser, assurant que l’État est mobilisé et qu’une réflexion au niveau européen est aussi engagée. Et de rappeler que « c’est à la demande de la France que l’exonération des colis de moins de 150 euros de valeur », sera supprimée en janvier.

  • Des perturbations massives sur le réseau de cars

    Des perturbations massives sur le réseau de cars

    « Le mouvement de grève a bien pris », se réjouit Marc Garcia, délégué syndical de la CGT de l’Établissement Interurbain de la RTM (Régie des transports métropolitains). Et pour cause : ce vendredi, plusieurs dizaines de lignes de bus verront leur service largement perturbé sur le réseau de la Métropole Aix-Marseille-Provence. De Marignane à Martigues en passant par Aix et Aubagne, moult lignes oscillent entre 30 et 60% du niveau d’offre habituel, quand elles ne sont tout simplement pas en service.

    La RTM évoque « de fortes perturbations » et a dressé une liste longue comme le bras des lignes concernées. L’intersyndicale (CGT, SUD et CFTC) à l’origine du mouvement, explique que les dépôts de Gémenos, de Châteauneuf-les-Martigues et d’Aix le suivent particulièrement. Elle a notamment dans le viseur « le maintien des accords » qui étaient de mise lorsque les agents interurbains étaient sous le pavillon de la RDT 13 (Régie départementale des transports), avant qu’elle ne fusionne avec la RTM en janvier 2024. « Cela fait plus de 10 mois qu’on négocie mais rien n’avance. Ils veulent même nous enlever des conquis sociaux », développe Marc Garcia, citant par exemple la prime de participation « qui disparaîtrait ». Autre conséquence concrète de la fusion : « Avant, on changeait les cars tous les 5 ans, maintenant c’est tous les 7 ! On roule avec des problèmes de matériel ! » Reste que « les réseaux urbains d’Aubagne, La Ciotat-Ceyreste et Martigues-Port de Bouc-Saint-Mitre-les-Remparts tout comme le réseau urbain Marseille-Allauch-Plan-de-Cuques fonctionnent normalement », selon la RTM.

  • Autour de Baumettes 3, des voisins inquiets

    Autour de Baumettes 3, des voisins inquiets

    Très attendue par l’administration pénitentiaire, la sortie de terre de Baumettes 3 (B3) ne fait pas que des heureux. Alors que les détenus sont en cours de transfert pour désengorger des cellules remplies à 208%, les riverains du nouvel établissement s’inquiètent des conséquences sur leur vie quotidienne. « On a été échaudé par l’ouverture de Baumettes 2, il y a eu tellement de problèmes que cette fois-ci l’Apij [Agence publique pour l’immobilier de la justice, Ndlr] a fait les choses correctement, il y a eu des préconisations et certaines ont été respectées. Mais sur d’autres j’ai des interrogations », alerte Éliane Gastaud, coordinatrice du collectif des voisins des Baumettes.

    D’abord, la vue. « On a obtenu l’installation d’un pare-vue qui part des garages puis quand on arrive au bâtiment des prisons, plus rien du tout », décrit-elle. Une trentaine de riverains « ont une vue imparable sur les bâtiments de détention », selon cette dernière. Et de craindre que les visiteurs ne grimpent sur les clôtures des maisons pour des parloirs sauvages.

    Des brouilleurs

    trop efficaces ?

    Côté cellules, des fenêtres équipées « d’oreilles », des espèces « de coques remplies de matériel isolant », permettent d’isoler les détenus au niveau visuel et auditif. En théorie. « On ne sait pas encore quelle va être leur efficacité », nuance Éliane Gastaud, qui rappelle que les bâtiments de Baumettes 3 sont disposés face à face, « à très peu de distance », de quoi encourager, selon elle, les conversations.

    Autre source de nuisances, la lumière. Avec un éclairage jour et nuit, une lumière « extrêmement puissante », confirme Éliane Gastaud, pour assurer la sécurité des agents pénitentiaires qui entrent dans la prison. Résultat : « À Beauvallon, la nuit, on voit comme en plein jour dans le salon », explique-t-elle. Et trouver une solution ne va pas être chose aisée. Même si les contacts sont « très bons avec le directeur actuel des Baumettes », reconnaît-elle, « il y a des préconisations avec des normes édictées par le ministère de la Justice ».

    Qui dit 740 places supplémentaires, dit aussi plus de visiteurs. « Et il n’y a déjà pas beaucoup de places de stationnements », rappelle Éliane Gastaud, et côté transports en commun « une seule ligne de bus ». Quant à la mobilité douce, « les pistes cyclables se sont transformées en parking ». Vient enfin la question ardue des brouilleurs pour empêcher les communications depuis les cellules et les livraisons illicites par drones. Un marché à 24 millions d’euros hors taxe, dont 8 millions dévolus à l’équipement de B3, a été passé en juin, demandant au prestataire d’éviter les « perturbations ou débordements à l’extérieur » des zones concernées. Le chantier serait finalisé en mars. Mais depuis la mise en place du système en 2021 à Baumettes 2, les habitants des maisons autour sont déjà obligés de recourir au Wifi pour téléphoner. « Pour B3, c’est tout le centre de Beauvallon situé à 100 m qui est concerné », s’inquiète Éliane Gastaud. Et de promettre de remettre l’ouvrage sur le métier au cours des réunions régulières organisées par l’Apij.

  • La CGT hausse le ton pour le budget de la Sécurité sociale

    La CGT hausse le ton pour le budget de la Sécurité sociale

    « Il est hors de question de laisser ces débats lunaires se faire dans le silence ! ». À la Bourse du travail de Marseille, ce jeudi, Greg Fontaine, infirmier à l’hôpital de la Timone et co-secrétaire de la CGT AP-HM (Assistance publique-Hôpitaux de Marseille), tient à « sonner l’alerte » sur le projet de loi de finances de la Sécurité sociale (PLFSS) débattu au parlement.

    Le tout, à l’occasion d’une journée de communication nationale de la fédération CGT de la santé et de l’action sociale. Ce budget pour 2026 est jugé comme une « catastrophe » annoncée pour les établissements de santé et notamment les hôpitaux publics. « Ils sont déjà à l’os et une nouvelle réduction de moyens risque de provoquer leur effondrement », dénonce-t-il. La montée au créneau des organisations CGT ne vient pas de nulle part : « Le PLFSS 2026 prévoit une suppression de 7 milliards d’euros pour le budget de la santé, tandis que le budget de l’armée bénéficie d’une hausse sans contreparties », renchérit Ludovic Vergnaud-Rousseau, pour l’USD 13 (Union syndicale départementale de la santé) et aide médico-psychologique à l’association Unapei.

    Si les maux des hôpitaux sont connus, Greg Fontaine tient à les remettre en avant : « Les structures subissent une crise de l’emploi qui met en danger la santé des personnels et des patients. 92% des établissements déclarent des difficultés de recrutement. » L’analyse de la CGT s’appuie sur des données chiffrées : « Pour le seul secteur de la santé, il y a 180 000 postes qui sont à pourvoir selon une étude de la Dares au 1er trimestre 2025. »

    « Manque de matériel

    à tous les niveaux »

    Et l’organisation estime à 74 000 aides-soignants et 43 000 infirmiers et sages-femmes manquants en France. Même constat dans le privé et les structures associatives du reste du secteur : « Des maternités ferment, les Samu sont saturés, les personnes âgées souffrent dans les Ehpad », énumère Ludovic Vergnaud-Rousseau. La faute à « 30 ans de politique libérale et d’une gestion des établissements comme des usines à soins ». Et qui risque de se poursuivre avec ce PLFSS, la CGT ciblant plusieurs mesures qui ne passent pas : « Jour de carence pour les arrêts maladie, gel du point d’indice pour les fonctionnaires et doublement des franchises médicales. »

    Greg Fontaine rappelle les conséquences concrètes de ces mauvais coups dans les services : « Les brancardiers de la Timone se sont mobilisés contre le sous-effectif, les agents de la sécurité incendie également. Et les soignants des Baumettes ont fait grève contre la suppression de jours de repos compensateur ! ». Séverine Jeanroy, aide-soignante à l’hôpital Nord à Marseille et élue CGT confirme que ces exemples ne sont pas des cas isolés : « La situation à [l’hôpital] Nord s’aggrave d’année en année. L’attente pour avoir des rendez-vous est rallongée, les patients sont hébergés dans des services dont ils ne dépendent pas. » Et rappelle « le manque de matériel à tous les niveaux comme les appareils à tension, les couvertures… »

    Alerte à la population

    D’où « l’alerte à la population » lancée par les organisations CGT qui demandent sa participation pour « interpeller les élus ». Notamment en vue d’obtenir un PLFSS en « hausse entre 7 et 10% ». Ou, à défaut, « que les parlementaires s’y opposent » et donc ne votent pas le texte. Marc Pietrosino, secrétaire général de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône rappelle que le refus de cette politique passe par la mobilisation le 2 décembre dans la rue avec un appel confédéral à la manifestation et à la grève : « On ne pouvait pas ne pas manifester contre ce budget qui est encore pire que les précédents. »

  • La propreté urbaine prise à bras-le-corps par la Ville de Martigues

    La propreté urbaine prise à bras-le-corps par la Ville de Martigues

    « La propreté de la Ville est un enjeu majeur », affirme d’emblée l’adjoint Jean-Marc Villanueva face aux Martégaux présents à la réunion publique des quartiers du centre de Ferrières, de l’Île et de Jonquières mercredi soir. « Certaines incivilités persistent comme les dépôts sauvages, auxquels s’ajoute le dysfonctionnement du service de ramassage des déchets qui fait l’objet d’une discussion permanente avec la Métropole », déplore l’élu.

    La Ville a initié plusieurs actions de végétalisation citoyenne dans les rues du centre en réaction, entre autres mesures, tout comme des barrières avec signalétique qu’a bien remarqué cette habitante de la rue du docteur Sérieux. « C’est marqué pas de dépôt de poubelle sinon c’est 135 euros d’amende, mais est ce qu’il y a eu des verbalisations ? Je ne vois pas de différence depuis », se plaint Emmanuelle Achili.

    Le directeur adjoint de la police municipale, Naguib Mehadji, répond que « la plus grosse difficulté est de pouvoir constater les infractions. Parfois on retrouve des infos par exemple sur des cartons laissés avec l’étiquette, ce qui permet d’intervenir directement ». S’il ne peut pas donner de chiffre précis sur la verbalisation, l’agent a une « bonne nouvelle car les 38 caméras du centre-ville nous permettent de dresser un PV lorsque les dépôts sont faits avec un véhicule grâce aux plaques ».

    La question de la compétence est régulièrement posée dans ces cas. La conseillère municipale (PCF) Marceline Zéphir, déléguée de l’Île et de Ferrières, rappelle que « la Ville assure la propreté urbaine, avec 59 agents ». En cas de problème, « Martigues l’Appli et Allô Martigues servent au signalement. 735 ont été enregistrés cette année sur le seul secteur de l’hypercentre », précise l’élue.

    Facture en plus des PV ?

    En réponse à un autre habitant de la rue Galinière sur l’Île, le directeur général des services techniques de Martigues, Laurent Blanès, indique qu’« une résolution est prévue au prochain conseil municipal pour prévoir une facture de remise en état du site en plus de la verbalisation pour les contrevenants » qui déposent leurs déchets improprement.

    Autre problème, cette habitante excédée par « le caca des chiens sur la place Maritima » sur l’Île, en particulier de celui « d’un malinois non attaché ». Le maire (PCF) Gaby Charroux parle de « plusieurs situations critiques avec certains propriétaires de chiens » et promet que la police municipale « va regarder » ce cas, comme les autres du même acabit.

  • La CGT Territoriaux conteste les sanctions des agents des cimetières

    La CGT Territoriaux conteste les sanctions des agents des cimetières

    « On a condamné ces agents pour protéger un système », tonne Mikael Casanova, secrétaire général de la CGT Territoriaux de la Ville de Marseille. Son organisation appelle à la grève et à un rassemblement, ce mercredi, devant le tribunal administratif. Lieu où seront contestées les sanctions prises à l’encontre de cinq agents des cimetières, quatre révoqués et mis en retraite d’office, le dernier exclu des services pour une durée de 2 ans. Le tout, suite à des alertes portant sur d’importants « dysfonctionnements » dans le pôle des opérations funéraires de Marseille.

    Un rapport d’enquête administrative, en date de juillet 2024, que nous avons pu consulter, relate les faits reprochés aux agents : ils vont de la présence d’alcool sur le lieu de travail à la « présence de sacs-poubelles avec des corps sans identification dans l’ossuaire » ou encore la « présence d’ossements dans les reliquaires sans identification ». Ils ont même été soupçonnés de trafic d’or via le vol de dents. Des faits que conteste la CGT. « Il n’y a pas de trafic de dents en or. On ne nie pas toutes les fautes mais il faut les mettre au regard d’un manque d’organisation, de moyens et de formation. On s’en prend aux mauvais agents, aux exécutants », défend Mikael Casanova.

    « Des problèmes systémiques »

    Il prend l’exemple des corps dans les sacs-poubelles : « Ce ne sont pas les agents qui se sont réveillés un matin et ont mis des corps dedans. Ces sacs étaient fournis par la Ville, il y avait des consignes. » En clair, l’organisation syndicale évoque « des problèmes systémiques, une gestion défaillante » et rappelle qu’elle alertait également « depuis 2018 » sur le sujet.

    Contactée, la Ville de Marseille explique maintenir ses positions en vue de l’audience : « Les sanctions prises sont appropriées et proportionnées au regard des fautes extrêmement graves relevées. » La commune cite des « atteintes à la dignité humaine » et « une situation catastrophique ». Elle reconnaît également des « problématiques systémiques » dans le service, mais affirme s’y être attaquée avec une série de mesures pour « améliorer les conditions de travail des agents ». La Ville pointe « l’acquisition de nouveaux équipements, la réorganisation du service avec le renouvellement des cadres, le recrutement d’un nouveau directeur dès 2022… ». Et de conclure : « C’est le droit des agents de faire appel des sanctions, la Ville suivra la décision de justice, mais il y a la volonté que cette situation ne puisse plus se reproduire, d’un point de vue organisationnel comme individuel. »

  • Les travailleurs sociaux des Flamants en action

    Les travailleurs sociaux des Flamants en action

    Une solution durable… C’est ce que réclament les travailleurs sociaux de la Maison départementale de la solidarité (MDS) des Flamants (14e). Sous pression d’un réseau de narcotrafiquants, ils avaient obtenu le 21 octobre, après 15 jours de grève, d’exercer à Arenc (2e) l’après-midi.

    « Mais cela n’a jamais été le cas » assure Valérie Marque, secrétaire générale de la CGT au conseil départemental. Elle raconte une équipe qui fonctionne en mode « très dégradé », alors que les besoins du public sont immenses. Et de pointer l’attitude d’une collectivité « qui joue l’usure ».

    Des « coupes franches »

    Elle déplore aussi tout un contexte où l’aide sociale à l’enfance (ASE) « s’effondre » avec des « coupes franches » dans les effectifs. Alors que les associations en charge de l’accueil des enfants et du suivi des familles se sont organisées en collectif, « Alerte protection enfance 13 », pour dénoncer la situation, Valérie Marque réclame un rendez-vous en urgence avec la présidente du Département et promet des mobilisations les 13, 14 et 15 décembre, voire avant, pour la journée anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant.

    De son côté, le Département assure avoir engagé le dialogue avec la MDS et les organisations syndicales « dès la prise de connaissance de faits inacceptables ». La collectivité précise que l’accueil des agents se fait l’après-midi sur l’hôtel du Département, le public des Flamants étant accueilli à la MDS de Malpassé (13e). Elle rappelle que « des moyens de police et départementaux ont été mobilisés », indique qu’un nouveau parking géré par 13 Habitat sera mis à disposition des agents dès le 20 novembre, de la vidéosurveillance installée.

    Concernant les difficultés de l’ASE, l’élue déléguée à la Protection de l’enfance, Agnès Amiel (LR) devrait recevoir chaque association puis le collectif nous précise-t-on.