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  • Dans le Gard, un troisième fauteuil sénatorial très convoité

    Dans le Gard, un troisième fauteuil sénatorial très convoité

    À trois semaines du scrutin, la campagne s’accélère dans le Gard. Chaque candidat et son équipe multiplient les rencontres avec les élus, les maires et se montrent dans toutes les fêtes de village. L’objectif est triple : à la fois écouter les revendications des élus du terrain, affirmer son bilan mais aussi présenter un programme en vue du prochain mandat. Dans ce contexte et après analyse des résultats des élections municipales, il est quasiment certain que les deux sénateurs sortants candidats seront réélus.

    D’un côté, le socialiste Denis Bouad, allié avec le Parti communiste, peut s’appuyer sur la victoire à Nîmes et le maintien d’un certain nombre de communes cévenoles et du Gard rhodanien à gauche. De l’autre, Laurent Burgoa (LR) fait face au recul de la droite aux dernières élections municipales mais peut toujours compter sur quelques bastions comme Alès ou Saint-Gilles et reste apprécié par des élus qui ont toujours eu son oreille lors du mandat écoulé. Reste donc à savoir qui remportera le troisième siège et convaincra une partie des 1 910 grands électeurs gardois.

    Division à gauche

    Entre les défaites de la gauche à Vauvert et Bagnols-sur-Cèze et une victoire à Nîmes, la liste de Denis Bouad pourrait être majoritaire dans le Gard. Mais le principal problème du socialiste reste toujours la division de la gauche. Il devra en effet affronter au moins deux listes à gauche : celle des Insoumis emmenée par l’élu viganais Jean-Baptiste Thibaud et celle de l’élue départementale Carole Bergeri qui a reçu le soutien du président du Gard rhodanien Christophe Serre. Comme en 2020, Alexandre Pissas (PS) pourrait de nouveau être dissident. Il a confirmé à Objectif Gard que « sa liste était prête » mais qu’il se donnait encore du temps avant de la déposer puisqu’il a jusqu’au 11 septembre pour le faire. Si ces trois listes n’ont que très peu de chances d’emporter un siège, elles pourraient surtout diviser les voix à gauche. D’autant que Denis Bouad, allié avec le PCF et le PRG, n’est pas parvenu à s’entendre avec les Écologistes ou les Unitaires Gard (Debout !, L’Après, Génération.s). Une réelle épine dans le pied du socialiste d’autant plus gênante qu’il ne s’était incliné derrière la droite que de neuf voix en 2020. Conscient du danger, Denis Bouad martèle donc : « Le seul vote utile à gauche, c’est notre liste ».

    La droite en recul

    En meeting à Alès (11h15, Espace Cazot) puis à Codognan (15h15, Maison du peuple), le président du Sénat Gérard Larcher vient vendredi 4 septembre soutenir l’un de ses proches et une liste également en difficulté. Après la perte de Nîmes et la concurrence de plus en plus forte du Rassemblement national, la droite gardoise recule dans le département. Pour tenter de résister et de conserver un deuxième sénateur LR, Laurent Burgoa est tout de même parvenu à s’allier avec le centre et a reçu le soutien de la patronne de Renaissance dans le Gard, Valérie Rouverand.

    L’extrême droite cherche un groupe

    La grande incertitude plane sur le score du Rassemblement National. Avec déjà 10,93% des voix en 2020, le RN, emmené cette année par la députée Sylvie Josserand, peut désormais compter sur des élus à Vauvert, Bagnols-sur-Cèze et sur ceux de l’opposition à Nîmes. Mais de nombreux maires se sont aussi présentés sans étiquette dans leur commune alors qu’ils sont sympathisants du RN. Difficile encore aujourd’hui d’évaluer leur nombre, mais les votes à bulletin secret lors des élections des intercommunalités prouvent qu’ils sont un nombre non négligeable. Ils pourraient même être suffisamment nombreux pour que le RN remporte le troisième siège. Un enjeu très important pour le parti d’extrême droite qui espère pouvoir créer pour la première fois un groupe au Sénat (10 sénateurs sont nécessaires pour cela) et ainsi préparer l’élection de Marine Le Pen à la présidentielle de 2027.

  • Le collectif « Halte aux nucléaires Gard » entre en campagne

    Le collectif « Halte aux nucléaires Gard » entre en campagne

    C’est par un communiqué envoyé fin août que le Collectif a posé la première pierre de sa nouvelle campagne pour dénoncer les dangers du nucléaire civil. L’objectif est annoncé : le but est bien de peser sur l’élection présidentielle en tentant de porter de nouvelles informations à la connaissance des électeurs. Et pendant que prenait fin la quatrième vague caniculaire de l’été, le Collectif Halte aux Nucléaires Gard a souhaité s’appuyer sur les nombreux réacteurs à l’arrêt pour souligner l’inefficacité de cette énergie.

    « Le 12 août par exemple, un cinquième du parc, soit 20,4% de sa capacité de production, était indisponible, soit à cause du débit insuffisant des fleuves ou de leur température trop élevée, mais aussi comme à Gravelines à cause de la multiplication de méduses s’écrasant contre les prises d’eau de mer et les bouchant », écrit-il. Pierre Peguin, l’un des porte-parole du collectif explique la démarche : « Par cet exemple, nous voulions montrer que les réacteurs construits au bord des fleuves ont une production plus aléatoire, ce qui est souvent reproché aux énergies renouvelables. »

    L’objectif est également de montrer l’impact du nucléaire civil sur l’environnement qui dépasse le problème de la gestion des déchets radioactifs. « L’État a décidé la construction de trois paires de réacteurs, deux à Penly (Seine-Maritime), deux Gravelines (Nord) et deux à Bugey (Ain). Ces derniers nous concernent puisque l’Ain est un affluent du Rhône qui refroidit déjà un certain nombre de réacteurs. Ces nouveaux réacteurs vont donc à nouveau fragiliser le fleuve. »

    Peser sur le débat

    Pour convaincre, Pierre Peguin souhaite montrer que le nucléaire est une énergie « dangereuse, qui coûte cher, qui met du temps à être déployée entre la prise de décision et la réalisation ». Une démonstration qu’il compte renouveler pendant les huit prochains mois. « On sent bien qu’on n’a pas gagné la bataille idéologique. L’État et le lobby du nucléaire sont arrivés à convaincre la population que le nucléaire est une énergie décarbonée, ce que nous contestons. On espère que la présidentielle va permettre de mettre ce sujet dans le débat, sachant que les partis qui remettent en cause le nucléaire ne sont pas les plus nombreux. »

    Le physicien tente notamment de convaincre les militants du Parti communiste, dont le parti continue de soutenir le déploiement du nucléaire : « Le PCF s’oppose au nucléaire militaire mais il soutient le nucléaire civil. Nous défendons aussi l’idée, qui s’appuie sur des faits avérés, que le nucléaire civil soutient le nucléaire militaire. Pour exister en France en particulier, le nucléaire militaire a besoin d’un nucléaire civil actif qui permet d’élaborer les matériaux nécessaires à l’armement qui sont l’uranium, le plutonium, mais aussi le tritium. Ils forment les cadres scientifiques et techniques qui permettent de faire fonctionner les installations et ces cadres peuvent passer du civil au militaire. On cherche donc à montrer la contradiction qu’il y a entre souhaiter la relance du nucléaire civil et s’opposer au militaire. »

    Le collectif souhaite également que le prochain gouvernement s’appuie « sur la sobriété » et développe en même temps les énergies renouvelables dont notamment la captation solaire avec des panneaux installés « sur tous les bâtiments industriels et commerciaux ».

    Une stratégie loin d’être mise en place par les derniers gouvernements macronistes vis-à-vis de qui Pierre Peguin reste très critique : « L’État est à contre-courant du raisonnable, à contre-courant de la réalité économique, parce que le nucléaire coûte de plus en plus cher. L’État est en difficulté financière et pourtant il choisit la solution onéreuse. Mais il est aussi à contre-courant au niveau technologique puisqu’il veut construire des réacteurs et relancer une industrie qui fut efficace un temps mais qui ne l’est plus et qui est aujourd’hui menacée par le climat, la montée des eaux, le réchauffement des fleuves et la diminution des débits. »

  • L’hôpital de Pont-Saint-Esprit élargit son offre de soins

    L’hôpital de Pont-Saint-Esprit élargit son offre de soins

    Après la mise en place d’une direction commune en début d’année entre l’hôpital de Bagnols-sur-Cèze et celui de Pont-Saint-Esprit, l’offre de soins s’élargit dans le Gard rhodanien.

    En effet, le centre hospitalier de Pont va ouvrir deux nouvelles spécialités en consultation externe à partir de septembre : la gynécologie et l’oncologie. Avant la fin de l’année, la spécialité ORL complétera cette offre. La prise de rendez-vous pour ces consultations externes est déjà possible par téléphone*. Elles s’ajoutent aux spécialités déjà présentes dont la chirurgie viscérale, la gastro-entérologie, la médecine physique et de réadaptation, les consultations plaies et cicatrisation, la chirurgie orthopédique, la médecine interne, la diabétologie ou encore la cardiologie.

    Un nouveau centre d’imagerie

    Dans le cadre du groupement de coopération sanitaire (GCS) avec Bagnols, l’hôpital de Pont va également ouvrir, à partir du 7 septembre, un nouveau centre d’imagerie qui « permettra de réaliser des examens de radiologie générale, de sénologie avec dépistage organisé, d’échographie et de scanner ». Depuis le 24 août, les patients peuvent déjà prendre rendez-vous **.

    « À travers le développement de son activité d’imagerie et l’élargissement de son offre de consultations spécialisées, le centre hospitalier de Pont-Saint-Esprit poursuit son engagement en faveur de l’accès aux soins et du parcours de santé des patients et contribue à renforcer le rôle du centre hospitalier labellisé de proximité », précise la direction de l’hôpital.

    * Au 04.66.33.40.25.

    ** ou au 04.66.33.42.90.

  • La CGT alésienne célèbre le Front populaire

    La CGT alésienne célèbre le Front populaire

    Une rentrée sociale à l’offensive où l’on célèbre les victoires. Voilà comment la CGT d’Alès souhaite marquer ce mois de septembre avant une année tournée vers l’élection présidentielle. Pour cela, l’UL a décidé d’organiser une journée de célébration des avancées sociales conquises en 1936 après l’arrivée du Front populaire au pouvoir et les manifestations sociales qui ont suivi.

    « L’objectif c’est de rappeler tous les conquis sociaux, les congés payés mais aussi les comités d’entreprise, la réduction du temps de travail hebdomadaire, la hausse des salaires et la reconnaissance de la liberté syndicale. Nous voulons aussi montrer que ces acquis ne sont pas arrivés comme ça mais qu’ils ont été arrachés après de longues luttes qui ont commencé bien avant 1936 », explique Martine Sagit, la secrétaire générale de l’UL CGT d’Alès.

    Pour rappeler l’histoire de cette période incontournable des avancées sociales en France, la commission culturelle de l’UL d’Alès organise donc une journée le 5 septembre. Celle-ci s’ouvrira dès 9h à la Bourse du travail avec une exposition sur cette année 1936 mais aussi sur la lutte permettant à ces idées d’arriver au pouvoir. À 11h30 suivront le vernissage de l’exposition et le repas à 12h30. De 15h30 à 16h30 est organisé une projection-débat sur les congés payés où chacun pourra venir témoigner ou débattre des conquis sociaux de 1936. La journée se clôturera en musique avec le concert des Gambettes, un duo féminin habitué à reprendre des chants historiques et révolutionnaires.

    « Cette journée, c’est aussi pour marquer la rentrée et pour annoncer qu’il y aura une journée d’action dans la santé le 15 septembre pour la défense de l’hôpital et des conditions de travail des salariés. Il y aura aussi une journée de mobilisation le 29 septembre pour les pompiers et le service public en général », présente Martine Sagit.

    Passer à l’offensif

    À la CGT d’Alès qui a subi des décennies de désindustrialisation sur son territoire, organisé et accompagné des manifestations importantes dans une ville de 40 000 habitants contre les réformes des retraites notamment, la volonté est désormais de passer à l’offensive pour aller conquérir de nouveaux droits et non de systématiquement défendre ceux déjà acquis. « Je rappelle souvent qu’à l’époque de 1936, il n’y avait qu’un syndicat, la CGT, ce qui permettait aux salariés d’être unis. Si nous étions tous unis, nous arriverions à remporter de nouveaux conquis sociaux au lieu de toujours empêcher des reculs. Unis, nous sommes plus forts. Quand les salariés se divisent, nous reculons. Avant 2027, ce serait bien aussi d’arrêter la division politique à gauche mais ça, ça ne dépend pas de nous », rappelle Martine Sagit. Cette journée ne sera pas isolée à Alès. Avec la CGT, la Région prévoit d’organiser quinze jours pour célébrer « les avancées sociales et le Front populaire », du 5 au 16 octobre, avec au programme exposition à la Bourse du travail, débat et temps festif.

  • Dans le Gard, l’inquiétude monte chez Perrier

    Dans le Gard, l’inquiétude monte chez Perrier

    La confiance est-elle rompue entre les salariés de Perrier et la direction de Nestlé Waters ? Alors que le scandale des filtres utilisés sur le site de Vergèze puis la fermeture de la verrerie voisine n’avaient entraîné aucune action sur le site Perrier de Vergèze, le partenariat signé avec le fonds d’investissement américain Platinum Equity inquiète les salariés, qui se sont mis en grève une heure mercredi 26 août puis dimanche 30 août pour les équipes du week-end.

    Pour rappel, la direction de Nestlé a annoncé durant l’été s’associer avec Platinum Equity pour le rachat de 50% de sa filiale Waters dont la marque Perrier mais aussi Vittel, Hépar, Contrex et San Pellegrino. L’opération porte sur une trentaine de marques en tout. Pour cela, une coentreprise, dénommée Peranel, basée au Luxembourg, sera créée au premier semestre 2027. Celle-ci est déjà valorisée à 4,9 milliards d’euros…

    Ce partenariat a été présenté aux salariés comme le moyen de « favoriser, au moyen de nouvelles capacités d’investissement et de nouvelles organisations, la croissance et la rentabilité des marques de Nestlé dont Perrier, et qu’il s’agirait uniquement d’une simple modification de l’actionnariat sans aucun impact prévisible sur les salariés des sites français », écrit l’intersyndicale CGT et CFE-CGC de Vergèze. Mais l’inquiétude est finalement montée à la suite du Comité social et économique (CSE) du 24 août.

    À l’issue de cette rencontre, les syndicats ont souligné trois points qui ont poussé les salariés à la grève. D’abord, ils constatent « que l’objectif d’un fonds d’investissement, de surcroît étranger, est toujours de procurer prioritairement à ses actionnaires des dividendes à court et moyen termes, quels que soient les moyens utilisés pour y parvenir ». L’intersyndicale regrette ensuite le timing de ce choix stratégique : « Nestlé, en choisissant – et pour d’obscures raisons au moment où la réputation du groupe est mise à mal – de vendre une partie du capital dans ses activités eau à Platinum Equity, abandonne une stratégie industrielle autonome, qui a jusqu’à ce jour fait la force de Perrier et permis le maintien d’emplois indispensables sur le bassin de Vergèze. » Elle regrette enfin le « manque de transparence » de la direction et la « dissimulation aux salariés de Vergèze des modalités, nécessairement déjà négociées avec le nouvel actionnaire, concernant l’avenir du site » et s’inquiète que « le pacte d’actionnaires ne soit pas dévoilé et que l’impact social négocié sur les organisations et les effectifs ne soit pas révélé ». L’intersyndicale « exige » enfin de savoir comment l’entreprise sera désormais dirigée et s’oppose à toute « remise en cause des acquis sociaux ».

    Les politiques silencieux

    Si la situation à Perrier puis à la verrerie avait poussé tous les partis politiques à se mobiliser, la vente de 50% de Nestlé Waters à un fonds d’investissement américain n’a pas ému le monde politique. Seul le PCF appelle à « sauver les emplois industriels ». « L’arrivée d’un fonds de pension américain cache une autre réalité. Les temps du capitalisme prédateur sont bien là et les grands groupes mondiaux se livrent une bataille féroce pour l’accumulation financière sans fin et sans entrave. La défense des salariés.es d’Éminence, de Perrier et de leurs sites est indispensable. Ces luttes doivent également porter l’urgence de la mise en œuvre de dispositifs nationaux et internationaux pour stopper et modifier ce système capitaliste qui nous mène droit dans le mur », écrit Alain Nunez, le secrétaire de la section Camargue Vidourle.

    « Inquiète » de la situation, la secrétaire générale départementale de la CGT, Marie Dufresne, appelle à la vigilance et doit rencontrer prochainement les salariés. « Cette grève c’est aussi pour montrer à la direction que s’ils doivent mener une bataille, ils seront là », conclut-elle.

    « Nestlé abandonne une stratégie industrielle autonome »

  • Trottinettes à Nîmes : la phase de prévention se poursuit

    Trottinettes à Nîmes : la phase de prévention se poursuit

    « Nous avons réalisé des centaines de sensibilisations », détaille Nicolas Nadal. L’adjoint à la sécurité à Nîmes se félicite également du lien créé, avec cette phase de prévention, entre les policiers municipaux et la population, loin du tout répressif parfois en vigueur dans d’autres métropoles. Si cette phase devait prendre fin début septembre, elle est finalement prolongée d’un mois, au moins jusqu’à la fin de la feria des Vendanges. « Les étudiants sont partis travailler durant l’été donc nous voulions leur rappeler aussi les règles pour qu’ils ne passent pas une partie de l’argent qu’ils ont gagné cet été dans des amendes », explique Nicolas Nadal.

    L’objectif reste aussi d’informer les utilisateurs de trottinettes qui n’ont jamais reçu de formation avant d’enfourcher leur véhicule électrique. D’autant que les règles ont été durcies à Nîmes : tous les utilisateurs doivent désormais porter un casque et une partie du centre-ville est interdite à la circulation des trottinettes. « Pour l’instant, les automatismes ne sont pas là. Le port du casque n’est pas systématique mais le fait de les sensibiliser est plutôt apprécié de la population. C’est une phase pédagogique où nous avons réalisé des opérations chaque semaine avec des policiers qui rappellent la philosophie autour du port du casque, qui rappellent qu’il faut assurer le véhicule et respecter les zones où ils peuvent circuler. On voit que les règles de conduite : le téléphone, les écouteurs, le sens interdit, sont plutôt méconnues donc le rappel effectué par les policiers est bien accueilli. Nous avons aussi saisi des véhicules qui avaient été débridés car c’est formellement interdit. Bien sûr ce n’est pas gagné, mais nous constatons déjà que de plus en plus de casques apparaissent dans la ville », s’enthousiasme l’élu, qui est également officier de sapeur-pompier.

    Une loi en préparation

    L’élu socialiste a également constaté que les règles étaient moins respectées lorsque la nuit commençait à tomber. Il a donc décidé d’engager en septembre des actions de prévention plus tard dans la journée. « Nous avons fait une très grosse campagne de communication en recouvrant notamment tous les panneaux de la ville. Ce n’est pas possible qu’un Nîmois ne l’ait pas vue. Sur toute la zone interdite aux trottinettes, nous avons aussi mis des panneaux à l’entrée de chaque rue », ajoute Nicolas Nadal. Les élus n’excluent pas non plus d’imposer le port du gilet à haute visibilité, comme c’est le cas à Paris.

    Nicolas Nadal annonce également qu’un projet de loi va être proposé aux parlementaires par la Ville de Nîmes et son maire Vincent Bouget (PCF) pour imposer à tous les utilisateurs de trottinettes électriques le port du casque : « Plusieurs villes imposent le port du casque mais c’est tout de même un vrai problème et c’est pour cela que nous aimerions porter ce projet de loi au niveau national ».

  • Alès veut se tourner vers la jeunesse étudiante

    Alès veut se tourner vers la jeunesse étudiante

    Après l’été difficile -marqué notamment par des menaces de mort attribuées à la DZ Mafia et une protection policière renforcée- le maire d’Alès avait retrouvé le sourire pour présenter la rentrée scolaire dans sa ville. Il a d’abord insisté sur les chiffres : plus de 3 000 enfants seront accueillis dans les écoles primaires et élémentaires publiques (850 en privé), huit classes Ulis sont toujours ouvertes à Alès et ce sont au total 8 500 élèves qui effectueront leur rentrée en septembre, en comptant les collégiens et les lycéens. « Les effectifs baissent légèrement en primaire mais les 9-16 ans sont globalement plus nombreux », s’est-il félicité.

    Pour cela, la Ville s’est dotée d’un budget « revalorisé » de 6,5 millions d’euros (2,8 millions hors ressources humaines) dont plus d’un million est consacré aux cantines pour les 1 130 repas servis en moyenne par jour. Des travaux se sont déroulés cet été pour sécuriser l’école de Promelles (après que des tirs ont été entendus l’an dernier à proximité de l’établissement), poursuivre l’accessibilité pour tous et pour que chaque école soit dotée « d’une pièce climatisée ». « Je ne pense pas que climatiser toutes les classes pour un mois et demi par an soit très rentable », a précisé l’édile.

    Alès, ville étudiante ?

    Christophe Rivenq a également insisté sur la rentrée étudiante, car le maire souhaite « créer une dynamique de vie étudiante sur l’agglomération ». « Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait de nombreuses formations post-bac à Alès mais que ces instituts ne discutent pas entre eux », explique-t-il. Face à cette situation, le Bureau des étudiants (BDE) de l’école des Mines d’Alès, qui accueille 1 400 élèves chaque année – première école généraliste d’Occitanie et top 23 ex æquo du palmarès 2026 de l’Étudiant, qui évalue 170 écoles d’ingénieurs – portera un BDE interétablissement pour piloter des projets communs.

    Une journée d’intégration inter-établissements sera aussi organisée le 13 octobre dans les arènes avec, au programme, parcours découverte de la ville, jeux, quiz et la présence d’un village étudiant salle Cazot. Durant l’année, la Ville prévoit aussi l’organisation de rencontres sportives, culturelles et festives.

  • À Alès, le Cratère lance une saison de folie

    À Alès, le Cratère lance une saison de folie

    Sous le chapiteau pouvant accueillir jusqu’à 650 personnes et qui est également doté d’un espace bar-restauration et d’un espace d’exposition, Olivier Lataste, le directeur du Cratère, était fier de présenter la programmation de la saison 2026-2027. Une saison intitulée « La Prairie en folie », qui se déroulera entièrement « hors les murs ». En effet, les travaux au Cratère ont débuté en mars dernier et doivent durer 18 à 20 mois pour une réouverture au public prévue début 2028.

    « Pour l’instant, le planning des travaux est respecté. En attendant, nous allons continuer d’adapter l’accueil sous ce chapiteau pour qu’il soit le plus agréable possible. On nous a par exemple fait remarquer que les sièges étaient un peu durs donc nous allons tous les molletonner », explique Olivier Lataste. Le 5 septembre, jour du forum des associations à Alès, les équipes du Cratère accueilleront aussi le public sur l’esplanade devant le chapiteau pour lui présenter la saison et répondre à ses éventuelles questions. Deux spectacles gratuits (14h30 et 17h30) rythmeront aussi cet après-midi.

    Les grands rendez-vous

    Le premier grand rendez-vous à lancer la saison au Cratère sera le Rebond du festival C’est pas du luxe, qui est issu d’un partenariat avec les associations Un toit pour tous, le CCAS, Appel et la Croix-Rouge. Quatre spectacles gratuits de danse et de cirque sont proposés les 9 et 10 octobre. L’événement sera immédiatement suivi de la Semaine Méditerranée (13 au 18 octobre) où « nous avons pu faire venir des artistes du Maghreb, d’Égypte ou du Liban », précise Lataste. Deux expositions accompagneront ces cinq jours de représentations, dont l’une sur Gaza et l’autre proposée par SOS Méditerranée pour l’anniversaire de l’association. Le mois d’octobre continuera d’être chargé avec la traditionnelle semaine du Hip-hop (19 au 25 octobre), organisée en partenariat avec l’association All Style qui accueille encore les meilleurs danseurs internationaux de la discipline et propose de nombreux ateliers à Alès mais aussi à La Grand-Combe, à Allègre-les-Fumades, à Bessèges, Uzès et Bagnols-sur-Cèze. Le 5e battle international, moment phare de la semaine, aura lieu le 24 octobre (15h).

    Le festival Temps du Cirque prendra le relais à partir du 5 novembre pour une dizaine de jours où les acrobaties seront à l’honneur. À ne pas manquer : les voltigeurs de la compagnie grand-combienne Cirkvost, dont les trois représentations promettent le plus grand des spectacles.

    Comme chaque année, le Cratère mettra les femmes en haut de l’affiche avec le festival Les femmes font bouger le monde (du 2 au 13 mars). Autre incontournable pour la scène nationale alésienne : le festival Itinérances. Ce festival de cinéma d’Alès revient pour une 45e édition du 19 au 29 mars. Puis, le Cratère clôturera la saison des grands événements avec La Prairie en fête les 24 et 25 avril, un week-end où la Prairie accueillera toutes sortes d’animations gratuites comme du Tai-chi, yoga, DJ Set et des constructions en bambou.

    Un théâtre très politique

    À la manœuvre sur la programmation, Olivier Lataste, qui n’avait pas hésité à monter au créneau lors de l’entre-deux-tours des élections municipales pour réaffirmer son opposition au Rassemblement national, n’a de nouveau pas hésité à programmer des pièces sociales et politiques. Ce sera notamment le cas avec L’art d’avoir toujours raison, méthode simple, rapide et infaillible pour remporter une élection, de la compagnie Cassandre, qui ouvrira la saison sous le chapiteau le 29 septembre. Du pain et des jeux, qui « prend comme point de départ un match de foot pour raconter notre société », est programmé le 7 octobre. Le football sera encore au programme avec Nous le Red Star (16 et 17 décembre). La pièce revient sur l’histoire de ce club populaire qui a marqué plusieurs générations.

    Marasme, une pièce du collectif La Cabale repérée lors du festival d’Avignon, devrait également surprendre plus d’un spectateur le 16 janvier. Côté humour, c’est Djamil le Shlag, de la bande à Pierre-Emmanuel Barré et Guillaume Meurice, qui se produira le 30 janvier grâce à un partenariat avec le festival Lol et Lalala. Olivier Lataste a également souhaité mettre en avant deux pièces prévues les 26 et 27 février : Le dîner chez les Français de V. Giscard d’Estaing nous replonge dans ce septennat de 1974 à 1981 puis, le lendemain, la même troupe jouera Génération Mitterrand, un dialogue entre trois électeurs socialistes en 1981 qui ont pris des trajectoires différentes depuis : l’un vote Mélenchon, l’autre Macron et le troisième Le Pen.

    Trois autres dates sont à cocher avec L’ange du foyer (6 mars) qui traite des féminicides, Parler pointu (20 et 21 avril) du Gardois Benjamin Thozolan qui offre un pastis pendant la pièce aux spectateurs tout en abordant l’histoire de son accent, puis la Géopolitique du petit pois (27 avril), une pièce écologiste où le spectateur repart avec des tonnes de connaissances.

    Danse, concert et arts de rue

    Pour les amateurs de musique, la saison s’ouvrira avec l’incontournable Orchestre national de Barbès (2 octobre), qui vient de fêter ses 30 ans d’existence. Le 4 novembre, la danse s’emparera du chapiteau avec les locaux de la compagnie Pernette pour leur spectacle Murmures, qui fait défiler les quatre saisons. Pernette reviendra sous le chapiteau le 23 janvier avec Wakan, un spectacle « nourri des danses sacrées du monde, de ces liens invisibles entre terre, ciel et corps ». À ne pas rater non plus le concert dessiné Méditerranée, histoires d’un continent kaléidoscope d’Aurel et Christine Zayed, qui est un prolongement de la bande dessinée du même nom (24 mars).

    Côté cirque, la compagnie Gravity, constituée de huit Australiens qui avaient déjà enchanté Alès, jouera Ten Thousand Hours les 4, 5 et 6 février, une « ode aux innombrables heures passées à devenir ce qu’ils sont aujourd’hui  ».

  • Les pompiers occitans sur tous les fronts

    Les pompiers occitans sur tous les fronts

    Si l’inquiétude est bien présente chez les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) du Gard et de l’Hérault, la situation reste pour l’heure calme dans les deux départements. Tous les départs de feux ont été rapidement traités évitant ainsi à la situation de dégénérer comme dans le Var ou la Gironde. Les pompiers gardois sont par exemple intervenus sur 508 feux dans le département qui ont parcouru 836 hectares, dont 450 hectares pour le seul feu de Lédenon début juillet. Depuis la première quinzaine de juillet, aucun feu important n’a ainsi été signalé.

    Après les averses du dernier week-end de juillet et un vent qui s’est calmé, le risque incendie a été revu à la baisse dans les deux départements. Plus aucune zone n’est en « risque très sévère » même si les pompiers demandent toujours la plus grande vigilance. Trois régions de l’Hérault (Escandorgue et Larzac, Gangeois et Collines du Centre Hérault) et l’ensemble du département du Gard (à l’exception du territoire de Costières Petite Camargue) sont cependant toujours placés en « risque élevé ».

    Fin juillet, ce sont aussi d’importantes fumées qui ont touché nos départements. Après vérification, les Sdis ont indiqué que ces fumées avaient été produites par le feu de Gironde à cause « des conditions climatiques (nuages bas) ». « En raison des incendies en cours en Gironde, le département est exposé à une hausse des concentrations en particules en suspension, et particules fines », ont par la suite indiqué les préfectures qui ont mis en place « des mesures d’urgence » comme la « suspension d’utilisation d’appareils de combustion de biomasse non performants et des groupes électrogènes, de l’écobuage ainsi que le brûlage des sous-produits agricoles à l’air libre ».

    Des pompiers gardois

    en Sardaigne

    Tout en poursuivant leur mission dans leur département, les Sdis 30 et 34 sont parvenus à déployer une partie de leurs moyens vers les incendies les plus inquiétants. Pour le feu de Pontevès dans le Var (aujourd’hui fixé après 750 hectares brûlés), 20 sapeurs-pompiers et 5 véhicules sont venus en renfort du Gard ainsi que 72 sapeurs-pompiers et 19 véhicules de l’Hérault.

    En Gironde et dans les Landes où le feu n’était pas fixé à l’heure où nous écrivons ces lignes, après avoir ravagé plus de 42 000 hectares, une colonne de renfort est partie de l’Hérault ainsi que 36 sapeurs-pompiers et une équipe de feux tactiques du Gard. Le Sdis 30 a également engagé deux cadres feux tactiques en Corse (où plus de 1 000 hectares sont partis en fumée près de Corte, le feu de Biguglia est maîtrisé et celui d’Albertacce est fixé) depuis le 15 juillet, rejoints depuis par 18 sapeurs-pompiers.

    Les sapeurs-pompiers gardois participent aussi à la solidarité européenne. Ainsi, une équipe de cadres feux tactiques et une équipe de soutien sanitaire ont intégré un module de sécurité civile français en Sardaigne depuis le 12 juillet, l’île italienne étant touchée par plusieurs feux depuis le début de l’été.

  • Roesch, du cabinet de Castex, à la sous-préfecture d’Alès

    Roesch, du cabinet de Castex, à la sous-préfecture d’Alès

    « J’ai vraiment un parcours classique », lance la jeune femme devant la presse. À seulement 33 ans, Lucie Roesch coche en effet toutes les cases de ces serviteurs de l’État, bien décidée à « être utile à mon pays ».

    Diplômée de Sciences po, puis de l’École nationale de l’administration (ENA), elle devient auditrice à la Cour des comptes, puis chargée de mission auprès de son premier président Didier Migaud. En 2020, en pleine crise Covid, elle est nommée directrice de cabinet du préfet de l’Ain. L’année suivante, elle rejoint le cabinet de Jean Castex, alors Premier ministre, où elle occupe le poste de cheffe de cabinet adjointe, notamment en charge de ses déplacements. Elle quitte ensuite Matignon en mai 2022 suite au changement de gouvernement. Elle rejoint alors le secrétariat général de la préfecture de l’Aude et devient sous-préfète de Carcassonne.

    Quatre ans plus tard, elle est donc nommée à Alès, « une région que je connais peu mais qui est très attrayante ». Après avoir échangé sur les dossiers les plus importants avec son prédécesseur, Émile Soumbo, Lucie Roesch veut multiplier les rencontres. Pour sa première semaine de fonction, elle a d’ailleurs échangé avec le maire d’Alès, le procureur et a rencontré les forces de l’ordre mardi 28 juillet. « Je veux profiter de l’été, qui est normalement une période un peu plus calme, pour aller sur le terrain », explique-t-elle. Une méthode qu’elle souhaite d’ailleurs poursuivre tout au long de sa mission : « J’ai vocation à passer peu de temps dans mon bureau. J’aime aller sur le terrain, à la rencontre de la population, des entreprises et savoir où l’État est attendu. »

    Lutte contre le narcotrafic

    Lucie Roesch débarque à Alès dans un contexte difficile alors que le maire, Christophe Rivenq, a reçu des menaces de mort signées « DZ Mafia ». « C’est un contexte particulier pour le territoire et ces menaces ont choqué la France entière. J’ai réaffirmé tout le soutien de l’État à Christophe Rivenq. Nous allons poursuivre le travail très intense déjà engagé contre le trafic de drogue. C’est évident que cette actualité va donner une coloration particulière à mes premières semaines, à mes premiers mois ici », explique-t-elle.

    Dans l’Aude, Lucie Roesch avait également été confrontée aux risques, que ce soient les inondations ou les incendies, comme celui de Ribaute qui avait détruit plus de 11 000 hectares l’an dernier. Des risques auxquels elle sera à nouveau confrontée à Alès. Si elle connaît les grands enjeux du territoire, Lucie Roesch devra tout de même attendre l’installation de Fabienne Decottignies comme nouvelle préfète du Gard le 17 août pour affiner sa feuille de route.