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  • Dans le Gard, Charles Ménard (LFI) est décédé

    Dans le Gard, Charles Ménard (LFI) est décédé

    C’est une figure de la gauche gardoise et opposant historique aux idées d’extrême droite qui s’est éteint vendredi 18 septembre. Coiffé de son habituel chapeau, Charles Ménard était l’une des figures les plus connues de la France insoumise (LFI) dans le département.

    Ce proche de Jean-Luc Mélenchon s’était en effet présenté aux élections municipales de 2020 comme tête de liste face au Rassemblement National à Beaucaire. En 2022, il était également candidat aux élections législatives sur la première circonscription du Gard. Une candidature qu’il avait à nouveau portée en 2024 sous les couleurs du Nouveau Front populaire, battu au second tour par le député sortant Yoann Gillet (RN, 45,78 % des voix). Pendant plusieurs mois, une rumeur sur une candidature à Nîmes pour les élections municipales de 2026 courait mais il avait finalement renoncé.

    « Infatigable militant des causes justes, tu manqueras à l’intérêt général », a sobrement réagi Nicolas Pellegrini, militant LFI dans le Gard. « Charles était, depuis plusieurs décennies, un militant de gauche sincère et dévoué qui a joué un rôle important dans le département », lui a de son côté rendu hommage Jacques Chabalier, secrétaire de la section PCF à Nîmes.

  • Pierre Jaumain (PS), adjoint à l’urbanisme à Nîmes : « Une révision du PLU est très importante »

    Pierre Jaumain (PS), adjoint à l’urbanisme à Nîmes : « Une révision du PLU est très importante »

    La Marseillaise : Comment s’est déroulée votre prise de fonction ?

    Pierre Jaumain : J’ai trouvé un service public municipal efficace et à l’écoute de nos nouvelles orientations. Il a fallu quelques mois pour que soit nommé un nouveau directeur général adjoint (DGA) et que nous ayons un mode de fonctionnement optimal. J’ai aussi passé beaucoup de temps avec les équipes de Nîmes Métropole pour veiller à ce que ces équipes se parlent et travaillent bien ensemble en s’appuyant sur le fait majeur qu’elles ont le même élu de référence, ce qui est nouveau.

    Quelles ont été les priorités à lancer à partir d’avril ?

    P.J. : Un état des lieux général d’abord. L’inflexion, ensuite, des dossiers qui n’étaient plus dans nos priorités ou contraires à nos principes, comme sur le projet de parking à la Placette. Mais on ne peut pas tout modifier d’un claquement de doigts car il y a des règles, des réalités juridiques et financières dont on ne peut pas s’extraire avec irresponsabilité. Un des premiers changements majeurs a été de signifier notre volonté de répondre à la crise du logement en impulsant la production de logements sociaux auxquels une grande majorité de Nîmois a droit. Nous essayons par exemple de pousser les porteurs de projets, les promoteurs, à faire du logement social, alors que ce n’était pas prévu initialement. Comme ce n’est pas imposé dans les documents réglementaires, c’est à eux de bien vouloir le faire ou pas. Ils sont aujourd’hui globalement coopératifs. Mais c’est pour cela qu’une révision du PLU est très importante.

    Comment va se dérouler
    cette révision du PLU ?

    P.J. : Nous avons lancé en conseil municipal le 4 juillet une procédure de modification du PLU dont la végétalisation est un des enjeux majeurs. On votera au conseil municipal les décisions de cette modification au mieux au printemps. Nous avons aussi lancé une révision du PLH (Programme Local de l’Habitat) à Nîmes Métropole. Ce sont deux dispositifs-cadres extrêmement importants. Mais aujourd’hui dans le PLU, il n’y a pas grand-chose qui contraigne à la création de logements sociaux. Il y a donc un décalage entre nos intentions politiques et les outils réglementaires qui permettraient d’imposer ces intentions politiques. Pour la révision du PLU, nous avons décidé de concerter très largement donc ça va prendre deux ou trois ans.

    Quels sont les autres grands sujets qui vont vous occuper cette année ?

    P.J. : Se doter d’outils de pilotage et d’anticipation qui manquent cruellement pour maîtriser le foncier, construire des logements et développer cette ville harmonieusement. Nous sommes très mobilisés avec ma collègue Agnès Charraix sur la question du végétal en ville et de la réponse à apporter pour s’adapter au nouveau climat dans lequel nous vivons désormais. Et nous devons continuer à rencontrer l’ensemble des acteurs de l’urbanisme et du logement pour les comprendre, les associer et leur expliquer nos priorités.

    Où en est la rénovation engagée dans les quartiers prioritaires
    de la Ville ?

    P.J. : Beaucoup de choses sont contractualisées et nous sommes tenus de les suivre. Mais il y a des marges de manœuvre que nous allons activer. Je ne cesse de rappeler aux équipes que, même quand on travaille sur des plans, il s’agit toujours de la vie de femmes et d’hommes et que la dimension humaine de notre urbanisme est fondamentale. Je pense notamment que les financements liés aux aménagements ont été trop faibles. Et puis nous sommes déjà très mobilisés pour l’Anru 3 afin que notre territoire bénéficie des financements nécessaires et que soient prises en compte des problématiques nouvelles comme l’accompagnement des copropriétés dégradées. Nous sommes sur le pont sur les dossiers de renouvellement urbain et de politique de la Ville. Notre boussole, c’est la dignité, l’égalité et le respect. Nous avons pris un engagement durant la campagne sur l’égalité de l’ensemble des quartiers de notre commune. Nous le tenons et nous le tiendrons.

    Quel est votre rôle dans la mise en place des « places communes », l’un des axes les plus importants de la campagne de Nîmes en commun ?

    P.J. : C’est un travail collégial de nombreux élus et des services sous la houlette de ma collègue Maya Amer-Moussa. Je prends ma part, notamment dans le repérage foncier des lieux les plus adaptés et de leur intégration urbaine. Cela concerne les quartiers constitués comme ceux en mutation. C’est un travail très enthousiasmant car cela contribue totalement à cet urbanisme à échelle humaine qui est le nôtre. Un urbanisme qui recrée des lieux d’échange et de partage, des lieux de communication et de culture, des lieux de services publics et d’actions associatives, des lieux de citoyenneté.

    Sur ces sujets très techniques, comment parvenez-vous à faire participer la population dans la prise de décision ?

    P.J. : Par le dialogue permanent d’abord avec les corps intermédiaires, les comités de quartiers, les collectifs citoyens, les associations comme par l’information de tous les élus en refusant le fonctionnement cloisonné. Pour la révision du PLU par exemple, nous allons proposer un dispositif qui permette à toutes et tous de comprendre et de proposer des idées dans une dimension d’éducation populaire à laquelle je suis très attaché. Nous allons nous efforcer d’expliquer clairement ce qui est parfois très technique et un peu abscons. Nous souhaitons une large appropriation car nous allons parler de l’avenir de notre territoire et cela concerne tout le monde.

  • Un premier festival pour la paix en Cévennes

    Un premier festival pour la paix en Cévennes

    Après la venue l’an dernier du collectif japonais anti-arme nucléaire Nihon Hidankyo et le témoignage d’une victime in utero de la bombe d’Hiroshima, les défenseurs de la paix en Cévennes souhaitaient poursuivre le travail de conscientisation. Jennifer Willens, première adjointe (PCF) à Saint-Martin-de-Valgalgues, commune qui a rejoint l’ONG « les maires pour la paix », a donc été à l’initiative d’un festival pour faire vivre la paix. « Dans les médias, on ne parle que de la guerre. Quand est-ce qu’on utilise le mot de paix ? Quasiment jamais. Donc nous, on veut l’inverse. Plus on parle d’un sujet, plus il est présent dans les consciences des citoyens », explique l’élue qui s’était rendue au Japon l’an dernier pour les commémorations des 80 ans d’Hiroshima.

    Quatre jours d’animations

    L’idée a donc été de lancer un festival autour du 21 septembre, Journée internationale de la paix. Quatre
    communes ont choisi d’y participer : Saint-Martin-de-Valgalgues donc, Cendras, La Grand-Combe et Saint-Julien-les-Rosiers. Mais Jennifer Willens espère que cette première édition sera le début d’une longue aventure et que de nouvelles communes rejoindront le mouvement. « L’idée, c’est que chaque commune s’empare de ce sujet et que le mouvement grandisse dans chaque commune. J’espère que ce festival sera un tremplin pour que d’autres communes nous rejoignent », confirme l’élue.

    Le festival s’ouvrira donc le samedi 19 septembre à Saint-Martin avec le spectacle gratuit « Una historia americana » de Vidala. « C’est un spectacle qui rappelle l’histoire de l’Amérique en chanson. Leur travail, c’est de raconter l’histoire des peuples d’Amérique latine et d’essayer de montrer leur résistance et leur résilience sur de la musique rythmée », présente Jennifer Willens. Le lendemain (10h30) sera projeté à la salle Biosphéra de Cendras l’animé L’oiseau bonheur de Seiji Arihara qui retrace l’histoire de « Sadako, une petite Japonaise qui avait deux ans quand la bombe d’Hiroshima a explosé et qui est morte des conséquences des radiations ». La projection sera suivie d’un débat et d’un repas à la mairie*.

    Si tout n’est pas encore calé avec l’Éducation nationale à cette heure, des actions devraient tout de même se dérouler dans les classes de La Grand-Combe le lundi 21 septembre. Puis le soir, le festival se clôturera avec une soirée à Saint-Julien-les-Rosiers autour d’un débat consacré aux pistes pour agir localement en faveur de la paix. Un apéritif sera ensuite offert par la municipalité.

    Si le festival, porté par les communes, se termine le 21 septembre, le Comité Alès-Cévennes du Mouvement de la paix propose deux rendez-vous dans la foulée : le mardi 22 (18h30) à Cendras avec la pièce de théâtre Les mains propres puis le mercredi 23 à la salle du Capitole d’Alès (18h30) avec une conférence de Farah Safi, professeure de droit spécialiste du droit international.

    * Réservation au 06.09.83.27.30.

  • [Entretien] Yann Bisiou, université Paul-Valéry : « La priorité, ce n’est pas l’interdit mais l’accompagnement, la prévention »

    [Entretien] Yann Bisiou, université Paul-Valéry : « La priorité, ce n’est pas l’interdit mais l’accompagnement, la prévention »

    La Marseillaise : Depuis quand la consommation de protoxyde d’azote s’est-elle développée ?

    Yann Bisiou : C’est relativement récent. Il y a déjà eu un usage détourné à la fin des années 1950 mais très limité et qui ne concernait pour l’essentiel que les médecins. Cela fait une dizaine d’années que le protoxyde d’azote commence à être consommé avec une augmentation très forte ces cinq dernières années. C’est désormais une consommation du quotidien qui touche toutes les couches de la jeunesse. C’est difficile d’évaluer le nombre de consommateurs aujourd’hui car c’est un produit qui reste très peu de temps dans l’organisme et comme il est légal, il n’y a pas de statistiques sur le sujet.

    Comment expliquez-vous cette explosion ?

    Y.B. : D’abord parce que le produit était légal alors que le cannabis est interdit. La prohibition renforcée sur le cannabis a un impact sur la consommation de protoxyde d’azote. Le protoxyde d’azote va servir de produit de substitution au cannabis. Le protoxyde d’azote n’est donc pas une porte d’entrée vers d’autres drogues. Cette consommation correspond aussi aux attentes des jeunes, je le compare souvent au « binge drinking » pour l’alcool. C’est-à-dire que c’est une consommation qui va vous donner une ivresse immédiate, intense, rapide, et qui va partir.

    Quel regard portez-vous sur la loi Ripost ?

    Y.B. : Nous sommes à la troisième loi en cinq ans (2021, 2024, 2026) et quand je vois une accumulation de lois, je ne suis pas optimiste. Au lieu de considérer le protoxyde d’azote comme un stupéfiant, ce qui est le cas dans certains cas, on a créé une catégorie à part. Il fait partie des produits d’usage courant susceptibles de détournement mais on lui applique le régime des stupéfiants. C’est une zone floue, où les professionnels de l’alimentation ont toujours le droit d’acheter du protoxyde d’azote, ce qui fait quand même beaucoup de monde. Je pense que cette loi Ripost c’est avant tout de l’affichage et qu’elle ne règle pas le problème. Sur les stupéfiants, on a interdit, avec des sanctions quand même très raides, l’usage de cannabis et l’usage de cocaïne. On assiste à une explosion de la consommation de cocaïne – multipliée par trois en cinq ans – donc je ne vois pas comment on peut être efficace avec une loi qui ne l’a pas été pour le cannabis ou la cocaïne. Les pouvoirs publics, les autorités, devraient quand même s’interroger sur l’efficacité de leur stratégie. Il y a un million de consommateurs par an de cocaïne, avec une loi qui va jusqu’à la réclusion criminelle à perpétuité avec peine incompressible pour les organisateurs d’un trafic international. Ça n’a pas l’air d’être d’une efficacité redoutable.

    Des politiques de prohibition ont-elles fonctionné ?

    Y.B. : Oui mais il faut que plusieurs facteurs soient réunis. D’abord, il faut qu’on soit capable d’appliquer la prohibition. Dans l’hexagone, on ne peut pas contrôler les consommations, ni du cannabis, ni de la cocaïne, ni du protoxyde d’azote, parce que le nombre de consommateurs est trop important. La deuxième condition pour que ça marche, c’est qu’il faut un substitut aux consommateurs. Quand on a interdit l’absinthe, on a fait la promotion du pastis, un produit moins dangereux, et ça a marché. La troisième condition, c’est qu’il ne faut pas que ça soit un phénomène de société. Aujourd’hui, il y a environ 400 stupéfiants et il y en a 395 qui ne posent pas de problème. La prohibition pour ces substances fonctionne. Par contre, la cocaïne, le cannabis, l’ecstasy posent problème. Pour le protoxyde d’azote, l’État n’est donc pas en mesure d’appliquer son interdit et c’est ce qu’on a connu aux États-Unis avec l’alcool. Il faut donc se dire que la priorité, ce n’est pas l’interdit mais l’accompagnement, la formation, la prévention. C’est aussi notre modèle de société qu’il faut questionner pour comprendre pourquoi les jeunes d’aujourd’hui recherchent des ivresses rapides et intenses.

    Votre solution c’est donc avant tout de réaliser de la prévention…

    Y.B. : Sur le protoxyde d’azote, on a clairement une problématique d’image. Il y a donc un travail de prévention et d’information à faire. Mais est-ce que l’on sait faire de la prévention dans un système prohibitionniste ? C’est très compliqué puisque vous n’avez pas le droit de parler du produit. Il ne faut jamais oublier qu’un consommateur connaît la dangerosité du produit, plus ou moins bien, mais il en a conscience. S’il a déjà consommé, il en connaît les effets. Si vous ne pouvez pas commencer par expliquer que cette consommation est un plaisir dangereux, éphémère et qu’il y a d’autres moyens d’aboutir à un plaisir plus intense que de prendre du protoxyde d’azote, la base même de votre travail de prévention est sapée.

  • [Entretien] Sylvette Fayet, PCF : « Nous avons gardé les choses qui marchent »

    [Entretien] Sylvette Fayet, PCF : « Nous avons gardé les choses qui marchent »

    La Marseillaise : Quelles sont les nouveautés concernant la tauromachie pour cette feria des Vendanges ?

    Sylvette Fayet : C’est la première feria où on est vraiment en responsabilité. L’abrivado rue Sully, qui ne se faisait plus mais était très attendue par la population et les commerçants, sera de retour le 17 septembre. Pour Pentecôte, les abrivados avaient été rassemblés sur le boulevard Jean-Jaurès ce qui avait créé du mécontentement chez les gens de la rue de la République donc on avait promis qu’on y reviendrait pour les Vendanges. Il y aura aussi une abrivado avec des cabestros boulevard Amiral Courbet. Le dimanche 20, il y aura une autre abrivado rue Notre-Dame, où les cavaliers seront des cavalières. Depuis le 1er septembre, le musée des cultures taurines est aussi gratuit. Le samedi et le dimanche, il y aura des conférences assurées par Gilles Raoux pour en connaître davantage sur le monde taurin. Nous avons aussi inauguré l’infirmerie aux arènes en espérant qu’on n’en aura pas besoin. Ensuite, nous avons gardé les choses qui marchent.

    Vous avez maintenu le même nombre de corridas, pourquoi ?

    S.F. : L’année dernière, il y avait une corrida de plus que ce que prévoyait le contrat avec le délégataire de service public (Simon Casas) et cette année ce sera pareil. Le délégataire a ainsi jugé qu’il pouvait prévoir une course de plus dimanche matin qui pourrait attirer du monde. Nous avons approuvé ce choix mais c’est une proposition de Simon Casas. Nous allons aussi remettre à toutes les personnes qui rentrent dans les arènes pour les corridas des éventails avec des explications sur la couleur des mouchoirs. À noter que le samedi, c’est Macarena de Pablo Romero, la petite fille de l’éleveur Pablo Romero, qui est aussi présidente des corridas à Séville, qui a accepté de présider.

    Le retour dans l’Union des villes taurines françaises (UVTF) entraîne-t-il déjà des changements ?

    S.F. : Oui, avec l’éventail nous remettons à tout le monde les extraits du règlement taurin de l’UVTF. Nous allons aussi faire la saisie des cornes que nous ne faisions pas. Il y aura également une pesée des taureaux au petit matin en présence des membres de la commission taurine extra-municipale. Nous réunissons aussi les membres de cette commission le lundi de la semaine de la feria pour que ces membres puissent voir en priorité les taureaux qui viennent de débarquer. Après, nous travaillons avec l’UVTF parce qu’il faut changer certains articles du contrat qui nous lie avec Simon Casas pour pouvoir appliquer l’adhésion à l’UVTF.

  • Le PCF alésien annonce une rentrée chargée

    Le PCF alésien annonce une rentrée chargée

    Cette nouvelle direction, « rajeunie et féminisée avec 50% de ses membres en activité professionnelle », n’a pas lésiné cet été pour préparer la rentrée. Après avoir vu la gauche disparaître du conseil municipal, le Parti communiste alésien souhaite repartir à l’offensive. Pour cela, il s’est déjà mobilisé cet été contre « la décision du maire de Saint-Hilaire-de-Brethmas (ED) d’augmenter les tarifs de la cantine et de la garderie » et a lancé une « campagne de solidarité auprès des familles victimes des incendies » tout en réclamant « davantage de moyens humains et matériels pour les sapeurs-pompiers, pour l’Office national des forêts et une politique publique de prévention et d’adaptation face aux conséquences du changement climatique ». La section alerte également sur la fermeture d’une classe à Bagard et soutient la mobilisation à l’école Joséphine-Baker au Près-Saint-Jean pour l’ouverture d’une classe supplémentaire.

    « Nous voulons aussi porter haut et fort les intérêts des travailleurs et les porter avec eux : hausse des salaires bruts, retraite à 60 ans à taux plein, réindustrialisation, revalorisation du point d’indice… Les sujets ne manquent pas », détaille la nouvelle secrétaire de section, Cécile Alphon-Layre. Pour cela, le PCF alésien participera aux journées d’actions du 15 septembre sur la santé et l’énergie et surtout celle du 29 septembre pour la fonction publique.

    Lutte contre l’extrême droite

    Face à la montée de l’extrême droite (44% aux dernières élections municipales à Alès) et les violences qui l’accompagnent, la section organise un « forum unitaire contre les idées d’extrême droite et la montée des fascismes » le samedi 26 septembre (14h-23h à l’espace Cazot, entrée libre). 28 collectifs, organisations politiques, associations et librairies locales se sont joints à l’appel pour proposer des débats et conférences avant une grande soirée musicale. Ce premier forum unitaire sera également l’occasion de rappeler la violence qui s’est exercée au Prolé lors de la feria 2025 par le groupuscule Bloc Montpelliérain et d’appeler à un grand rassemblement le 6 octobre (8h30) pour l’ouverture du procès de trois de ses membres. « Nous sommes soulagés qu’il y ait un procès mais aujourd’hui, le caractère prémédité et politique n’est pas mentionné. Or, ils ne sont pas venus par hasard donc les avocats des victimes vont vraiment insister sur ces deux points », souligne Cécile Alphon-Layre.

    Après ce rendez-vous attendu depuis de longs mois maintenant, le PCF alésien participera le 16 octobre aux initiatives organisées autour de l’anniversaire du Front Populaire et organise un débat le 17 octobre sur les menaces contre la culture avec Pierre Dharréville, Denis Lanoy et Patrick Malavieille.

  • Édouard Philippe en campagne à Alès

    Édouard Philippe en campagne à Alès

    Après Gérald Darmanin et Gérard Larcher (LR), c’est donc Édouard Philippe (Hor.) qui s’est rendu à Alès pour soutenir son maire Christophe Rivenq (LR) après les menaces reçues cet été signées DZ Mafia. Alors que la campagne présidentielle s’accélère en cette rentrée, Alès est devenue le symbole de ces villes moyennes gangrenées par le trafic de drogue et donc le lieu idéal pour les responsables politiques pour affirmer leur combat contre le narcotrafic à peu de frais.

    L’ancien Premier ministre a donc rencontré le maire d’Alès lundi 7 septembre. Après avoir rencontré les membres de la majorité municipale, déjeuné avec des chefs d’entreprise et échangé sur les enjeux de sécurité, de justice, et la lutte contre le narcotrafic à l’hôtel municipal d’Alès, il a détaillé plusieurs mesures face à la presse.

    Édouard Philippe a par exemple proposé la mise en place d’un « état d’urgence » sur le narcotrafic qui permettrait, selon lui, de « prendre des mesures administratives, de réaliser des perquisitions, d’utiliser des moyens technologiques comme la reconnaissance faciale, d’interdire l’accès d’une zone à des trafiquants ». Le maire du Havre souhaite aussi « taper les narcotrafiquants au portefeuille » et être « beaucoup plus ferme avec les consommateurs ».

    Celui qui a reçu le soutien de Gérald Darmanin cet été, ministre de la Justice depuis 2024 et ancien ministre de l’Intérieur entre 2020 et 2024, s’inscrit donc dans la lignée du tout répressif de son allié alors que les résultats en la matière sont plus que contestables. La consommation de cocaïne a par exemple triplé en cinq ans, celle d’ecstasy/MDMA a doublé entre 2019 et 2023, les violences pour le contrôle des points de deal ont explosé et le trafic n’a cessé de s’étendre ces dernières années, touchant désormais une majorité de communes rurales. L’actuelle situation à Alès, comparable à celle également très inquiétante de Bagnols-sur-Cèze, n’en est qu’un nouvel exemple. Dans ce contexte, les remèdes du candidat Édouard Philippe semblent loin de pouvoir régler le problème.

  • Grève le 15 septembre : la CGT énergie se joint à la santé

    Grève le 15 septembre : la CGT énergie se joint à la santé

    La situation dans la santé, à l’hôpital ou en Ehpad, ne fait plus la une de l’actualité. Pourtant, la situation reste critique dans ces structures. Encore plus après l’été que les agents ont enduré, devant faire face à un afflux de patients à cause des canicules à répétition. « Il y a une journée où on a dépassé les 230 passages aux urgences, ce qui n’était jamais arrivé », confirme Romain Sabran, le secrétaire général de la CGT du centre hospitalier Alès-Cévennes.

    Mardi 15 septembre, il accompagnera une délégation d’Alès et des alentours à Montpellier pour manifester devant la préfecture. « On a toujours un absentéisme élevé, notamment dans les maisons de retraite. On est à 15-16% d’absentéisme, ce qui est bien au-dessus de la moyenne nationale. Quelques structures ont fonctionné tout l’été en sous-effectifs. Des lits ont été fermés durant l’été, notamment des lits d’ambulatoire et d’hospitalisation de jour. Des lits en pédopsychiatrie ont aussi été fermés temporairement », décrit Romain Sabran.

    Face à cette situation loin d’être isolée, la CGT appelle à se rassembler devant la préfecture entre 12h et 14h. Une délégation doit d’ailleurs être reçue par la préfète. Les agents souhaitent ainsi continuer d’alerter sur leur situation mais aussi peser dans le débat à venir sur le financement du budget de la sécurité sociale. « On a besoin d’un renfort de personnel. On demande aussi des hausses de salaires car avec le tassement des grilles, des agents se retrouvent aujourd’hui en dessous du Smic et reçoivent donc une indemnité compensatrice. Il y a aussi la question de la formation du personnel car on emploie de plus en plus de gens non qualifiés, notamment dans les Ehpad. On demande aussi l’abrogation de la fameuse taxe sur les salaires, qui est en grande partie responsable des difficultés financières des hôpitaux », liste Romain Sabran.

    Les énergéticiens

    en colère

    Les acteurs de la santé ne seront pas les seuls en grève mardi 15 septembre. Quatre organisations syndicales de l’énergie, dont la CGT, appellent également à la mobilisation. C’est un rapport de la Cour des comptes préconisant de revenir sur le tarif agent qui a mis le feu aux poudres. « Le tarif agent permet de payer 10% de l’électricité », explique la secrétaire générale de la CGT Énergie du Gard, Élodie Constantin. « Mais en contrepartie, on a des salaires qui sont inférieurs au salaire du commun des mortels. C’est un droit hérité de la création du statut de 1946. »

    Les agents sont donc appelés à se rassembler devant les préfectures. 300 d’entre eux sont ainsi attendus devant la préfecture du Gard à Nîmes. « Il y a de la colère parce qu’il n’y a pas que le tarif agent. Ils remettent aussi en question les heures supplémentaires et les astreintes alors qu’on ne peut pas s’en passer car on n’a pas assez d’agents. Si on veut supprimer les heures supplémentaires, il faut doubler les effectifs. Il y a aussi un problème de formation. On demande aussi le retour à un prix garanti car l’énergie est un bien commun », détaille Élodie Constantin.

    Une situation d’autant plus compliquée que les agents de l’énergie ont également été particulièrement sollicités face aux canicules et aux incendies. « Déjà en décembre, il y avait eu une tempête puis en janvier des inondations. Avec les canicules, nos ouvrages souffrent et il faut des agents sur le terrain. En ville, des agents vont travailler en soute et quand il fait 40 degrés dehors, il fait 60 dans la soute », conclut Élodie Constantin.

  • Voulzy, Chamfort, deux étoiles pour illuminer la Pyramide bagnolaise

    Voulzy, Chamfort, deux étoiles pour illuminer la Pyramide bagnolaise

    Mais force est de constater qu’avec le basculement de la mairie à l’extrême droite, le budget de la Pyramide a été revu à la baisse tout comme la programmation en comparaison avec la saison passée. Pourtant, pour cette deuxième saison, la première en année pleine, les chiffres étaient plutôt positifs avec un taux de remplissage de 83,25 % et des recettes de 277 507 euros (pour un budget de 345 000 euros).

    Deux monuments de la chanson française vont tout de même tirer le programme vers le haut cette année. En effet, la saison s’ouvre le vendredi 25 septembre avec le concert de Laurent Voulzy. Le compère d’Alain Souchon âgé aujourd’hui de 77 ans viendra fêter ses cinquante ans de carrière accompagné de six musiciens. Pour l’occasion, deux séances de répétitions seront ouvertes à plus de 1 000 enfants.

    Ensuite, ce sera à l’orchestre national d’Avignon Provence de se produire sur la scène bagnolaise le 2 octobre, suivi le 6 octobre par le spectacle « Détours de Fables » à l’adresse des enfants de plus de six ans. Puis, l’autre moment fort de ce début de saison sera indéniablement la venue d’Alain Chamfort qui jouera les grands morceaux de sa carrière accompagné de son pianiste et de sa complice la chanteuse et animatrice franco-américaine Valli.

    Le programme laisse une belle place

    À la jeunesse avec notamment « Les Misérables » (dès huit ans, le 16 octobre), « Bébéluga » (de 18 mois à 7 ans, le 20 octobre), « Cha cha cha » (dès 6 ans, le 27 novembre), « L’Esprit de Noël » (dès 5 ans, le 20 décembre) ou encore « Les 3 petits cochons en chanson » (le 13 février).

    Côté théâtre, deux pièces vont particulièrement marquer la saison. D’abord, « Le procès d’une vie » qui retrace le combat de Gisèle Halimi en 1971 sur l’avortement. Cette pièce a reçu trois Molières en 2026 et sera programmée le 21 novembre. À ne pas manquer non plus la pièce « Le chant des lions », elle aussi récompensée d’un Molière cette année. La pièce retrace l’histoire d’amour de Joseph Kessel et Germaine Sablon alors que la seconde Guerre mondiale approche. Au milieu de cette période tragique, les deux amants créeront « Le Chant des Partisans ». Trois tributes, à Pink Floyd (le 14 novembre), à Piaf (le 6 décembre) et à U2 (le 23 avril), un one woman show de Bénédicte Bousquet (4 décembre), un spectacle de magie en musique de David Blanchard (11 décembre) et trois comédies musicales complètent la programmation.

  • L’université de Nîmes s’installe à Alès avec son PARéO

    L’université de Nîmes s’installe à Alès avec son PARéO

    « Nous avons constaté que 50% des bacheliers alésiens ne poursuivaient pas leurs études après le bac quand c’est plutôt 30% à l’échelle nationale », regrette le maire de la deuxième ville du Gard, Christophe Rivenq. « Nous avons environ 1 000 diplômés du bac et nous souhaitons assez rapidement qu’ils soient 700 à continuer après le bac contre 500 aujourd’hui. »

    Pour cela, le premier magistrat souhaite multiplier les offres d’études sur sa commune qui compte déjà 21 établissements de formation. Aussi, un partenariat a été passé avec l’Université de Nîmes pour proposer des cours à Alès. C’est dans ce cadre que le « Parcours pour réussir et s’orienter » (PARéO) est lancé cette année. Ce parcours est comparé à une sorte de « licence 0 » puisqu’il permet de faire le lien entre le bac et une première année de licence.

    Inscription toujours ouverte

    Il propose ainsi à 35 personnes de se (re)mettre à niveau sur les savoirs fondamentaux « notamment en anglais ou en informatique, mais aussi en français, en maths ou en sciences ». Mais il a surtout l’ambition d’accompagner ces jeunes vers une formation qui leur correspond en préparant leur projet professionnel. Ainsi, plusieurs sessions de coaching sont proposées tout au long de l’année, ainsi que des cours d’expression orale. Il permet aussi à l’étudiant de suivre « deux sessions de stage obligatoires de deux et quatre semaines, ainsi qu’une autre session optionnelle entre avril et juin ».

    Si aucun diplôme n’est délivré à la suite de cette formation, les jeunes auront bien le statut d’étudiants et pourront valider quelques modules de licence s’ils poursuivent une licence à l’Université de Nîmes l’an prochain. Les cours se dérouleront quatre jours par semaine à Digit’Alès et une fois par semaine en présentiel à l’Université de Nîmes. Pour les retardataires, les inscriptions sont encore ouvertes sur Parcoursup jusqu’au 10 septembre et en rentrée tardive jusqu’au 18 septembre auprès de l’Université de Nîmes.

    Ce PARéO n’est qu’une première étape pour Christophe Rivenq qui souhaite faire d’Alès une cité de plus en plus ouverte sur les étudiants*. Le maire veut ainsi développer ce partenariat avec l’Université de Nîmes pour qu’à terme, « 250 étudiants rentrent en section universitaire à Alès ».

    *Voir notre article « Alès veut se tourner vers la jeunesse étudiante » du vendredi 28 août.