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  • Water-polo : Marseille vise la passe de trois en Coupe d’Europe

    Water-polo : Marseille vise la passe de trois en Coupe d’Europe

    Une victoire et l’avenir des Marseillais s’éclaircirait. Le CNM reçoit, ce mercredi à 20h30, les Espagnols de Sabadell, pour le compte de la 3e journée de la Ligue des Champions de water-polo. Les Bucco-Rhodaniens restent sur deux succès de prestige : une large victoire contre Hanovre (20-9), puis un exploit à Barceloneta (12-11), troisième de la dernière Coupe d’Europe, que les Phocéens n’avaient encore jamais battu. Deux résultats qui ont pleinement satisfait Milos Scepanovic, l’entraîneur en chef monténégrin : « On est très contents de ces deux matches. On attend cette dernière rencontre pour boucler la phase aller de la meilleure des manières et on espère se qualifier pour le top 8, mais aussi prendre la première place de la poule. »

    Marseille peut donc conclure cette première partie de la phase de poules avec trois victoires en autant de rencontres. Face à eux, Sabadell ne s’est pas encore imposé dans cette édition et semble d’un moindre calibre. « C’est une équipe qui a l’habitude de la Ligue des Champions. Elle est composée de joueurs locaux, mais aussi d’internationaux brésiliens, italiens, monténégrins… Sabadell ressemble à Barceloneta, même si Barceloneta est meilleure », décrit Milos Scepanovic.

    Le Cercle des nageurs s’impose comme un favori crédible au titre, en fin de saison, tout en se montrant prudent. Le chemin est encore très long et c’est seulement le printemps venu que l’équipe saura si elle peut devenir le premier club français à remporter la Ligue des Champions. Le coach venu du Monténégro détaille : « Notre objectif est toujours de gagner. Il fallait créer des conditions idéales et c’est le cas aujourd’hui. On est conscients de nos qualités, il faut y croire, tout en gardant les pieds sur terre. »

    Le capitaine Ugo Crousillat enchaîne : « Le pire serait de se reposer sur nos acquis. Mais c’est vrai que nous avons fait un sans-faute depuis le début de la saison. En allant deux fois d’affilée au Final four de la Ligue des Champions, on aura déjà fait mieux. Malgré tout, si on y va et que l’on finit encore quatrièmes, on sera déçus. »

    Le CNM continue d’être une machine à buts

    122 buts inscrits dans le championnat français en seulement six matches. Une moyenne de 20 réalisations par rencontre et 32 autres marquées au niveau européen. Le CNM n’en finit pas de flamber dans les bassins de France et du continent. Une puissance offensive pouvant s’expliquer d’une simple manière, indépendante de l’équipe, d’après le coach Scepanovic : « La longueur du terrain a baissé de 5 mètres cette saison (25 contre 30 auparavant). C’est une donnée à prendre en compte. Et marquer beaucoup de buts, ce n’est pas forcément ce que l’on cherche. On veut maîtriser le jeu, individuellement et collectivement. »

    Ugo Crousillat est en phase avec ce constat et met également en avant l’effectif qui l’entoure. « Cette année, le danger offensif peut venir de plus d’endroits. Au niveau de la qualité de shoot, il y a plus de danger que la saison dernière. » Plus de tirs, de duels, des transitions plus rapides, le water-polo s’est aussi modernisé et le CNM utilise à son avantage ce changement. Sabadell pourrait bien en faire les frais.

    Le CNM toujours invaincu cette saison

    Le Cercle des nageurs de Marseille s’impose comme l’équipe à battre au niveau national. Désormais installé parmi les meilleures formations européennes, le CNM domine le championnat de Pro A. Sur les cinq premiers matches, cinq victoires avec au moins 11 buts d’écart, 20 buts marqués au minimum.

    La machine ne s’est pas encore enrayée après deux mois de compétition. Il y a eu des hauts et des bas contre Strasbourg mais, finalement, les Phocéens ont su serrer la vis dans les deux dernières périodes pour s’imposer 18 à 17. Le bilan est dans le vert et la dynamique devrait se poursuivre jusqu’à début décembre.

    Le 2 décembre, le CNM accueille un cador, Barceloneta, en Coupe d’Europe.

  • Handball : Lucie Granier défie son club de cœur

    Handball : Lucie Granier défie son club de cœur

    « Le jour du match, je laisserai le cœur de côté. » Ce jour est arrivé pour Lucie Granier. L’ailière droite de Metz et de l’équipe de France retrouve son club formateur, Plan-de-Cuques, à l’occasion de la dernière journée de championnat en 2025 (ce mercredi à 20h). Même si cette rencontre se dispute aux Arènes, c’est un retour aux sources pour la Marseillaise de naissance. Le HBPC a été son premier club, de ses 11 ans jusqu’à son départ au centre de formation de Besançon, arrivée à l’âge adulte. « Plan-de-Cuques, c’est là où j’ai commencé, c’est mon club de cœur. C’est aussi la rencontre avec mes premiers coachs, c’est très important pour moi. »

    Tout a donc commencé dans cette banlieue de Marseille qu’elle connaît parfaitement. Après avoir suivi sa grande sœur, elle aussi handballeuse, Lucie monte en grade. Elle fait et réussit les tests pour entrer au pôle espoir de Marseille, le seul de la ville à l’époque. « J’ai fait 4 ans au pôle. J’ai adoré et ça s’est très bien passé puisque je suis ensuite partie au centre à Besançon. Ils ont vu un potentiel en moi, mais personnellement je jouais pour m’amuser, je ne me rendais pas bien compte. » En tant que « gauchère et aimant courir partout », Lucie Granier tape dans l’œil de plus grands clubs. Après avoir participé à la montée du HBPC en D2F, elle s’envole pour le Doubs puis plus tard pour Metz, mastodonte français aux 27 titres de champion national.

    Depuis la Lorraine, la handballeuse de 26 ans continue de suivre son club formateur. Elle le voit se développer et se donner des buts élevés pour continuer de grandir. « C’est un club qui se structure de plus en plus. Ils ont placé des objectifs forts avec une qualification européenne dans les deux ans. Ils investissent dans la formation et veulent se pérenniser en D1. C’est génial pour le sud parce qu’il y a peu de clubs à part Nice et Toulon. » Pour Metz Handball, cette rencontre face à Plan-de-Cuques arrive entre deux matchs de Ligue des Champions.

    Une dernière avant

    de rejoindre les Bleues

    Les Messines étaient samedi soir à Debrecen (victoire 35-30), avant de recevoir ces mêmes Hongroises ce week-end. Pas de quoi chambouler l’ailière d’1,67m et ses coéquipières : « Je ne peux pas dire que ce match en particulier nous fait garder le rythme, parce que c’est notre quotidien de jouer deux matchs par semaine. Ce sera un match de qualité et il ne faudra pas trop penser à la rencontre de Ligue des Champions. » Surtout que cette semaine est la dernière en club pour toutes les joueuses. La sélection nationale va prendre le dessus puisque le Mondial se tient en Allemagne et aux Pays-Bas entre le 26 novembre et le 14 décembre. Les Bleues sont les tenantes du titre et veulent se relever après une 4e place frustrante au dernier Euro. « Nous avons de bons éléments, une bonne équipe, mais il ne faut pas oublier que le handball international progresse. On va y aller avec beaucoup d’humilité, pour aller le plus loin possible », raconte Lucie Granier. Mais, en attendant, la Messine au numéro 28 semble prête à battre le HBPC et réaliser quelques gestes spectaculaires dont elle a le secret.

  • Le week-end de la gastronomie d’Avignon fête ses 20 ans

    Le week-end de la gastronomie d’Avignon fête ses 20 ans

    L’église des Célestins d’Avignon sera, à partir de ce vendredi 14 novembre, le lieu de pèlerinage des fines bouches de la région avec la 20e édition du week-end de la gastronomie, « pour mettre en lumière l’histoire et l’agriculture, deux patrimoines emblématiques du Vaucluse », pousse dans un communiqué la Chambre d’agriculture de Vaucluse, qui organise l’évènement.

    Jusqu’à ce dimanche 16 novembre, les journées seront animées par pas moins de 46 stands de spécialités des terroirs français, de 70 agriculteurs, dont 35 exploitations vauclusiennes. En tout, sept régions de France seront représentées, dont la Nouvelle-Aquitaine ou encore le Grand Est. Des stands de vêtements en laine mohair et d’alpagas bio sont également à retrouver.

    Des dégustations sont également prévues à travers sept stands sur le parvis du lieu saint, avec au menu, entre autres, aligot-saucisse, pommes de terre au foie gras, saucisse de foie gras, crêpes ou encore des vins IGP de Vaucluse.

    Mais aussi des animations plus folkloriques, à commencer par la grande parade des vieux tracteurs et des confréries le samedi à 11 heures sur la rue de la République. Mais surtout des moments de convivialité et de fête avec la Bodega des saveurs, le vendredi de 18 heures à 21 h 30 sur la place des Corps-Saints. Puis, le lendemain, une « soirée cosy d’automne », comprenez une soirée plus détendue avec jeux pour enfants, dans une ambiance plus familiale.

    Un programme qui peut faire espérer aux organisateurs d’attirer encore plus de visiteurs. En effet, depuis 2021, la fréquentation augmente à chaque édition et est passée de 12 000 à 15 000 visiteurs en trois ans.

    Programme complet sur paca.chambres-agriculture.fr

  • Repenser ensemble les politiques autour de la drogue

    Repenser ensemble les politiques autour de la drogue

    Alors qu’il y a moins d’un mois, le procès du point de deal du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, rappelait la violence, l’ampleur et la professionnalisation du trafic de drogue, la LDH de Vaucluse organise ce samedi 15 novembre une journée de débats afin de « repenser les politiques des drogues », de 8h30 à 17h30, à La Scierie à Avignon.

    « Force est de constater que la France continue de traiter les conséquences visibles du trafic de drogue sans s’attaquer à ses causes profondes, alors que la France figure parmi les plus gros consommateurs de cannabis », précise Fabienne Haloui, vice-présidente de la section LDH Avignon Orange Carpentras et membre du comité national de la LDH, lors de la présentation de cette journée. Localement, il y a eu en 2025 quinze fusillades liées au trafic, qui ont causé la mort de huit personnes.

    Une journée qui sera partagée en 4 tables rondes animées par des intervenants de tous milieux. Comme par exemple Anthony Caille, secrétaire général de la CGT Intérieur et enquêteur à la Police judiciaire de Paris, Christian Ben Lakhdar, professeur d’économie à l’université de Lille et spécialiste de l’économie des drogues et des conduites addictives, ou encore Michel Antoni, médecin addictologue. « Nous voulons traiter le sujet dans sa globalité », précise Fabienne Haloui. La LDH avance ainsi plusieurs propositions sur le sujet : concentrer les moyens répressifs sur le haut du spectre de la criminalité ou en ouvrant le débat sur la légalisation encadrée du cannabis.

    Inscription souhaitée mais non obligatoire sur urlr.me/xUTPdE. la Scierie 15 boulevard
    Saint-Lazare, Avignon.

  • Le diagnostic des insoumis sur les quartiers prioritaires d’Avignon

    Le diagnostic des insoumis sur les quartiers prioritaires d’Avignon

    Sans être encore un meeting, la réunion publique, organisée samedi soir par la France insoumise dans le cadre des municipales, constituait le premier acte fort de campagne pour Mathilde Louvain, désignée tête de liste il y a un peu plus d’un mois. Au complexe social de Saint-Jean, aux côtés de Carol Alarcón, référente départementale du mouvement et coordinatrice du programme, Mathilde Louvain a restitué 10 mois de travail de terrain des militants insoumis. Des ateliers participatifs ont suivi, autour des mobilités, des services publics, du logement et de la tranquillité publique. Les préoccupations majeures ressorties de l’enquête.

    Une douzaine de quartiers dits populaires ont été sondés via une trentaine de porte-à-porte et d’entretiens avec différents acteurs associatifs. Un état des lieux qui permet de cibler les attentes des quartiers, généralement très favorables aux insoumis. Lors des dernières législatives de 2024, Raphaël Arnault (LFI-NFP) avait notamment recueilli jusqu’à 90% des voix aux Grands-Cyprès. Un mois plus tôt aux européennes, Manon Aubry y écrasait aussi la concurrence avec 74% des suffrages. Est-ce une stratégie de s’adresser en priorité à un électorat fertile ? « Un tiers de la population vit dans ces quartiers, 30 000 habitants, c’est quand même énorme, répond Mathilde Louvain. C’est une urgence liée malheureusement à des conditions de vie difficiles, les questionnements sur les aménagements urbains, le logement ou la tranquillité publique concernent tellement de personnes, que c’était une nécessité d’aller les rencontrer. »

    Logement indigne :

    être « plus combatif »

    Et de les convaincre aussi de retourner aux urnes. « Loin d’une ambition électorale, il faut pour comprendre pourquoi ces personnes ne votent plus, il y a clairement un découragement, de la détresse, c’est ce qui s’est beaucoup entendu, relève la tête de liste insoumise. Parfois, on ne sait pas exactement à qui s’adresser, ou alors on sait très bien à qui s’adresser, mais il n’y a pas de répondant. » Pas de formule magique en retour pour l’heure, mais « de l’écoute ».

    Sur la tranquillité publique, « on tient à ce terme, dont la sécurité est juste une petite face », précise Mathilde Louvain, 48,3% des sondés estiment que la municipalité peut faire mieux. « Il faut plus d’humain sur le terrain, pas que des patrouilles en voiture, mais des policiers municipaux à qui l’on donne des missions de proximité, de prévention », estime Mathilde Louvain. LFI projette aussi « une municipalité plus combative dans la lutte contre le logement indigne » et instaurer « plus de contrôle sur Grand delta habitat qui a la mainmise sur le logement social ». La France insoumise est pour l’organisation de référendums d’initiative citoyenne (RIC).

  • Le film « Le convoi sacrifié » veut résoudre une énigme

    Le film « Le convoi sacrifié » veut résoudre une énigme

    La date est symbolique. Le 30 octobre, Régis Michel, journaliste et réalisateur installé dans la région, a lancé la campagne de financement participatif pour son film sur Ulule, qui s’achèvera mi décembre.* Le même jour, en 1942, le Président-Doumer, paquebot de luxe construit en 1933 dans les chantiers navals et réquisitionné par les Anglais en 1940, est torpillé par les sous-marins allemands. Les 260 hommes à son bord, dont une vingtaine originaire de Marseille et sa région, périrent. Le Président-Doumer faisait partie du convoi SL 125, 42 navires arrivés de Sierra Leone pour rallier Liverpool. « Cette attaque d’un convoi civil est la plus meurtrière de toute la guerre », souligne Régis Michel. 11 navires sont coulés et 407 marins tués (dont les 260 du Doumer). Voilà pour le cadre. « Le sujet du film, c’est réellement résoudre cette énigme, révéler ce secret, que ce convoi a bel et bien été sacrifié, pour la grande cause », déclare Régis Michel. « Le convoi SL 125 a été sacrifié pour que l’opération Torch réussisse. Et Torch, c’est le tournant de la guerre », avance-t-il.

    « L’appât »

    Selon lui, le convoi aurait servi « d’appât ». Pendant que les sous-marins allemands s’acharnent sur ces navires, 200 bâtiments de guerre et 140 navires de transport vont, quelques jours plus tard, débarquer 107 000 hommes sur les côtes de l’Algérie et du Maroc. Il s’agit de l’opération Torch, « le plus grand débarquement de tous les temps, avant celui de Normandie ». Si ce « sacrifice » n’a jamais été prouvé, Churchill aurait par exemple qualifié, dans ses mémoires, d’« accident acceptable » le sort du convoi. « C’est toujours une hypothèse que les historiens ont évoquée mais on n’a jamais eu la preuve exacte. On veut aller chercher les preuves dans les archives en France, aux États-Unis, au Royaume-Uni », lance le réalisateur. Celles-ci viennent d’être déclassées secret-défense. «Les descendants des victimes n’ont jamais su réellement ce qui s’était passé. On veut leur rendre hommage », dit-il. Régis Michel, qui travaille sur ce projet depuis dix ans, le mène de concert avec Romain Legras, océanographe. Il a été mis sur la piste de ce sujet par Marius Fayard, le grand-oncle de l’ex-femme de Legras, qui lui a raconté l’histoire du Président-Doumer. Le film sur Le convoi sacrifié devrait être présenté dans un an en avant-première au cinéma Eden-théâtre à La Ciotat.

    * www.sl125.com

    Conférence sur le sujet le 13 novembre à 18h à l’Institut
    de la mer à Marseille.

  • Le Port du Levant mise sur l’inclusion sociale

    Le Port du Levant mise sur l’inclusion sociale

    Deux acteurs engagés dans la solidarité au sein du Port du Levant se sont retrouvés avec l’ambition de renforcer leur partenariat. Le CCAS qui met en œuvre de nombreux dispositifs d’aide et d’accompagnement destinés aux publics vulnérables, notamment les personnes âgées ou (et) isolées, ou encore en recherche d’insertion ainsi que les familles en difficulté. Et le Cedis qui intervient lui, depuis de nombreuses années auprès des allocataires de minima sociaux afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle.

    Pour mémoire, l’association gère entre autres trois établissements d’accueil de la petite enfance et un Relais petite enfance, avec un soutien spécifique aux familles bénéficiaires de ces minima sociaux. Mais également l’entreprise d’insertion les Mamans cuisinières du monde (MCM) qui emploie et forme des mères de famille peu ou pas qualifiées, issues des quartiers prioritaires, dans le domaine de la restauration collective. La convention de partenariat porte notamment sur la création des « Ateliers pour tous » destinés à accompagner et remobiliser ces publics afin de leur « redonner confiance » en mettant avant leurs compétences.

    Mais aussi sur le projet « Mieux manger pour tous – Seniors ». Une expérimentation portée par le CCAS visant à offrir à des seniors allocataires de minima sociaux la possibilité de bénéficier gratuitement de repas équilibrés dans les restaurants des résidences autonomie.

    L’objectif étant tout à la fois de promouvoir de meilleures habitudes alimentaires, de renforcer le lien social et de lutter contre l’isolement, mais aussi de promouvoir la transmission et la convivialité entre les générations. Et dans ce domaine des actions partagées entre jeunes enfants accueillis dans les structures du Cedis et personnes âgées résidant dans les établissements du CCAS vont être également développées.

    Une signature qui confirme la volonté commune d’agir ensemble pour une solidarité basée sur la coopération et l’innovation sociale.

  • Toulon en Commun promeut le droit à la tranquillité publique

    Toulon en Commun promeut le droit à la tranquillité publique

    Pas de sujets tabous pour les progressistes de Toulon en Commun, qui entendent défendre tous les droits des habitants, y compris celui à la tranquillité publique, trop souvent récupéré à des fins idéologiques par la droite et l’extrême droite. Avec des résultats, qui plus est, pas vraiment satisfaisants.

    Après les transports, le logement ou encore la pollution, la tête de liste Magali Brunel (PS) invite mercredi à s’emparer de cette problématique à l’aide des expériences menées dans d’autres communes que vont venir exposer des élus, comme Yannick Ohanessian (PS), adjoint à la prévention et à la sécurité à la mairie de Marseille, Sébastien Cote son homologue de Montpellier et Leanic Biero, de Rennes. Des politiques à l’épreuve de la réalité qui permettent de mettre en avant les leviers efficaces sur lesquels agir pour améliorer la vie de tous.

    Tout aussi important l’éclairage que va pouvoir apporter le secrétaire général de la CGT Police Anthony Caillé qui rappellera en autre la première mission de ce service public qui est la protection.

    De quoi assurément enrichir la réflexion et faire vivre le débat dans la salle.

  • La vente des Trinitaires une nouvelle fois dénoncée par l’opposition

    La vente des Trinitaires une nouvelle fois dénoncée par l’opposition

    Ce sont deux délibérations en date du 2 avril 2025 que la liste citoyenne Lambesc en tête, menée par François Berga (SE) dépose auprès du tribunal administratif de Marseille. Voilà des années que les Trinitaires, bâtiment public patrimonial, font l’objet de polémiques. Deux fois par le passé le maire, Bernard Ramond, a tenté de vendre ce bout de patrimoine, à l’abandon depuis le départ d’une agence immobilière, il y a vingt ans. La commune ne peut, selon lui, assumer les coûts de son entretien. Première tentative, la délibération actant la vente est retirée en conseil municipal.

    La deuxième fois, la vente est annulée à la suite d’un recours gracieux déposé en 2021 par l’opposition, qui pointait, entre autres, un oubli de « déclassement » du public au privé du bâti. « Et en avril 2025, on est prévenus, cinq jours avant en recevant l’ordre du jour, on découvre une nouvelle délibération de vente à la société immobilière Prométhée », rapporte François Berga. Le projet prévoit la vente des deux étages et des annexes du bien.

    « On perd une carte forte »

    Le rez-de-chaussée devrait rester sous le giron de la commune. Rencontrés ce lundi, les élus de Lambesc en tête, retracent l’histoire des Trinitaires. Mobilisés, de nouveau, contre la vente du bien public, les élus ont d’abord déposé un recours gracieux, notifié fin mai, rejeté fin juillet 2025 par la commune. Un recours a donc été déposé par les élus de Lambesc en tête, auprès du tribunal administratif de Marseille. Si les services du Domaine « avaient estimé la valeur du bien à 542 000 euros, la délibération procédera à la cession pour la somme de 252 000 euros, soit une baisse de la valeur de 53% », indique le recours. Une réduction légale, motivée par la volonté de réaliser des logements sociaux type bail réel solidaire. Le maire a « fait un rabais de 290 000 euros. Il estime qu’en faisant du logement social, il aura une baisse de pénalité [imposées par la loi SRU, Ndlr] estimées au même prix. Les efforts de l’État, c’est le promoteur qui en bénéficie », ajoute François Berga. Pourtant, le recours indique que si les logements BRS sont bien des logements sociaux, ils ne sont « en aucun cas des logements locatifs sociaux, destinés au plus précaires ». À cette vente, s’ajoute la cession d’une parcelle de 732 m², proche de la caserne des pompiers, à moindre coût, 190 000 euros « afin d’y réaliser 631 m² de logements libres », indique le recours. Or le même document indique plus loin que dans l’« opération mixte comportant des logements locatifs sociaux (…) rien dans la délibération ni même dans l’offre d’achat reçue de la Sarl Prométhée ne permet de retenir qu’une opération mixte devra être réalisée sur la parcelle cédée ». « On perd une carte forte de faire 100% de logements sociaux, pointe Jean-Michel Carretero, issu du groupe (UDPL). Aussi, la réhabilitation est financièrement dans les cordes de la commune. Il y a une possibilité de la planifier au cours dun mandat, sans douleur. »

    « Il y a des recours sur tout ce que nous faisons actuellement. Ça fait 25 ans qu’on essaie de trouver une solution pour les Trinitaires, il ne se passe rien », rapporte de son côté Bernard Ramond, le maire. L’édile maintient l’argument d’un bâti en « vrai péril ». « Nous n’avons pas l’utilité de ce bâtiment. La commune garde le rez-de-chaussée, le niveau le plus noble », poursuit le maire. Quant à l’achat de la parcelle : « Aucun bailleur social ne s’intéresse aux vieux bâtiments. Il faut avoir quelque chose pour équilibrer l’opération générale. L’opposition, de gauche, veut du logement social et quand on en crée, ils font un recours. C’était l’occasion, sur les deux unités, il y avait près d’une vingtaine de logements sociaux. »

  • [Entretien] Alain Granelli : « Les marchés solidaires du PCF sont utiles à la population »

    [Entretien] Alain Granelli : « Les marchés solidaires du PCF sont utiles à la population »

    La Marseillaise : Pourquoi organiser un marché quand on est un parti politique ?

    Alain Granelli : Déjà, pour rendre service ! Le Parti communiste français n’est pas là juste pour donner des tracts, mais aussi et surtout pour être utile à la population. On y vend en ce moment des légumes d’hiver, comme des courges, des choux, des oignons ou des pommes de terre à prix coûtant, que nous achetons auprès d’un maraîcher local qui est partenaire.

    Depuis combien de temps menez-vous cette initiative ?

    A.G. : Ça fait 3 ans qu’on fait les marchés solidaires. Au départ, on en faisait qu’un seul dans une cité de Martigues. Aujourd’hui c’est dans trois cités différentes, à Notre-Dame-des-Marins, Mas de Pouane et Canto-Perdrix comme jeudi matin. Il faut noter que beaucoup plus de camarades se sont impliqués au fur et à mesure des années. Les gens nous connaissent, d’ailleurs on a des clients réguliers et ils nous réclament ! Demandez aux copains sur place dans les quartiers, on leur demande toujours quand est-ce qu’on revient.

    Ne faites-vous que de vendre des légumes ?

    A.G. : Bien sûr que non ! Mais il faut dire que les gens y côtoient le PCF en toute décontraction. On a pu parler de la vie chère la 1ère année, de la santé l’an dernier et de la réindustrialisation cette année. Ce qui est irremplaçable dans ces moments c’est la convivialité. C’est un moment agréable car il y a une vraie vie de quartier autour de notre étal. Les gens se rencontrent, se demandent des nouvelles de leurs enfants. Nous sommes des colporteurs de joie autant que d’idées. Après tout, c’est une manière de faire de la politique autrement, comme disent d’autres !