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  • Le PCF interpelle le député Yannick Chenevard

    Le PCF interpelle le député Yannick Chenevard

    La lettre ouverte envoyée par la section du PCF de Toulon au député de la 1ère circonscription du Var, Yannick Chenevard (Ensemble), vise à éclairer en retour les électeurs de gauche sur le positionnement politique de celui pour lequel ils se sont, comme un seul homme, massivement reportés, en 2024, afin de faire barrage à l’extrême droite et empêcher le RN de réaliser un carton plein dans le Var.

    Les communistes proposent au parlementaire de s’exprimer sur les déclarations graves de sens du chef du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, entre les deux tours de la législative partielle dans le Tarn-et-Garonne opposant un candidat d’extrême droite à celui du Parti socialiste. Il appelait alors à ne donner « pas une voix pour la gauche ». Le candidat soutenu par le RN l’a emporté…

    Le PCF dénonce donc un honteux front antirépublicain unissant LR et le parti à la flamme créé entre autres, par d’anciens Waffen SS. Le PCF demande donc au député élu, lui, grâce au front républicain, de se déterminer, étant donné qu’il soutient aux municipales le candidat LR Michel Bonnus, un proche de Retailleau.

    La section communiste toulonnaise prévient que, s’il partage les positions du chef des Républicains, il « trahit la confiance des électeurs de gauche comme de droite ». Et dans le cas contraire, elle ajoute : « Nous nous demandons comment vous pouvez soutenir aux élections municipales un candidat qui est le délégué toulonnais du parti de M.Retailleau ? »

    Des contradictions auxquelles le député ne sera pas le seul à devoir répondre.

  • Une journée pour lutter contre la douleur dans les soins à l’hôpital de Toulon – La Seyne

    Apaiser les douleurs liées à la maladie et aux soins, une problématique importante pour les patients, qui peut être traitée par des moyens auxiliaires à la médecine classique. C’est ce que proposait, lundi, le Comité de lutte contre la douleur (CLUD) du Centre hospitalier de Toulon-La Seyne, dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la douleur, à travers 16 stands de découverte. « L’idée est de faire savoir aux patients que ça existe », explique Stéphanie Fassié, présidente du CLUD et médecin algologue, qui met à l’inverse en garde contre « les opioïdes, que les gens se font passer entre eux sans avis médical ». Par exemple, « le meopa, mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote, qui s’inhale pour lutter contre la douleur liée aux soins, l’activité physique adaptée, neurostimulation, l’art-thérapie… ».

    Parmi les aficionados de cette méthode, Catherine Gonget, patiente experte en art-thérapie, atteinte de migraines et de fibromyalgie, y voit « un moyen de stabiliser les émotions liées à la douleur, de les exprimer et identifier pour dialoguer avec son corps et se projeter de façon positive via ses propres supports artistiques (collages, dessins…). » De son côté, Thierry, atteint d’une tumeur au poumon, a découvert les vertus du fauteuil relaxant et de la réalité virtuelle. Le premier lui a permis « de réguler (sa) respiration, car celle-ci se calque sur le balancement du fauteuil. » La seconde « de s’évader dans un cadre apaisant, stimulant. » Deux expériences que le patient souhaite reproduire, notamment celle du fauteuil, qui lui sera ainsi proposée plusieurs fois par semaine.

  • Une journée pour lutter contre la douleur dans les soins à l’hôpital de Toulon – La Seyne

    Une journée pour lutter contre la douleur dans les soins à l’hôpital de Toulon – La Seyne

    Apaiser les douleurs liées à la maladie et aux soins, une problématique importante pour les patients, qui peut être traitée par des moyens auxiliaires à la médecine classique. C’est ce que proposait, lundi, le Comité de lutte contre la douleur (CLUD) du Centre hospitalier de Toulon-La Seyne, dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre la douleur, à travers 16 stands de découverte. « L’idée est de faire savoir aux patients que ça existe », explique Stéphanie Fassié, présidente du CLUD et médecin algologue, qui met à l’inverse en garde contre « les opioïdes, que les gens se font passer entre eux sans avis médical ». Par exemple, « le meopa, mélange d’oxygène et de protoxyde d’azote, qui s’inhale pour lutter contre la douleur liée aux soins, l’activité physique adaptée, neurostimulation, l’art-thérapie… ».

    Parmi les aficionados de cette méthode, Catherine Gonget, patiente experte en art-thérapie, atteinte de migraines et de fibromyalgie, y voit « un moyen de stabiliser les émotions liées à la douleur, de les exprimer et identifier pour dialoguer avec son corps et se projeter de façon positive via ses propres supports artistiques (collages, dessins…). » De son côté, Thierry, atteint d’une tumeur au poumon, a découvert les vertus du fauteuil relaxant et de la réalité virtuelle. Le premier lui a permis « de réguler (sa) respiration, car celle-ci se calque sur le balancement du fauteuil. » La seconde « de s’évader dans un cadre apaisant, stimulant. » Deux expériences que le patient souhaite reproduire, notamment celle du fauteuil, qui lui sera ainsi proposée plusieurs fois par semaine.

  • À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    Dominique Santoni, présidente LR du Département, le martelait encore vendredi en séance plénière : « La protection de l’enfance est une question prégnante à laquelle je suis sensible. » En interne, les agents attendent les preuves de cette sensibilité et surtout voir s’ils ont la même. Car début septembre, la direction du centre départemental enfance famille (CDEF) a prononcé une « annonce brutale », selon Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, à savoir la fermeture de deux services : le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (Sapsad, suite à une décision de la Cour de cassation qui oblige à revoir les missions) et le centre maternel. « Une décision profondément injuste pour ceux qui portent les valeurs du service public », insiste la responsable syndicale, qui tenait, ce lundi un point presse, à la Bourse du travail.

    73 familles concernées

    Cette possible fermeture au 31 décembre avait entraîné le 18 septembre une mobilisation et un envahissement du conseil d’administration. Depuis, le flou demeure, le Département réfute toute fermeture. « Ce n’est pas la peine d’agiter des torchons », implorait Dominique Santoni à l’adresse de Rémy Blanc (PCF). La présidente insistait sur le fait que « rien n’est avancé », assurant « mener ensemble une réflexion », allant jusqu’à souligner qu’il « n’y a aucune inquiétude à avoir » au sujet des agents, qui pourraient être reclassés. À savoir 23 personnes dont 6 contractuels « dont les missions s’arrêtent au 31 décembre », souligne Bérengère Allée, déléguée du personnel.

    « On a été reçus le 6 octobre par le directeur général des services qui nous a confirmé une transformation courant 2026 mais sans aucune clarté sur ce que cela signifie réellement pour les équipes, les missions, les familles », expose Virginie Gincourt. « On ne ferme pas une épicerie de nuit mais un service public essentiel avec 73 familles concernées qui ne sont pas au courant », enrage Cathy Larsson, secrétaire de l’Union santé médico-social CGT de Vaucluse. « Ce sont des histoires humaines avec des enfants, pas des lignes budgétaires », insiste Virginie Gincourt, qui « exige des réponses claires, directes et officielles ». Un conseil d’administration, prévu ce mardi, a été ajourné. « En attendant, on a voté contre le budget du CDEF en CSE », indique Bérengère Allée.

    Les missions du Sapsad sont actuellement redéfinies dans un récent appel à projets. En séance, Dominique Santoni avait temporisé à la question de savoir si les équipes actuelles pouvaient candidater. « Sauf qu’il faut répondre avant le 30 novembre », presse Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La présidente, mi-septembre, avait entrouvert la possibilité de déléguer ces missions au milieu associatif. « C’est moins cher », note Benjamin Lopez, redoutant « une logique économique ». De prochaines actions sont dans les tuyaux.

  • À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    À Avignon, les agents de l’enfance exigent de la clarté

    Dominique Santoni, présidente LR du Département, le martelait encore vendredi en séance plénière : « La protection de l’enfance est une question prégnante à laquelle je suis sensible. » En interne, les agents attendent les preuves de cette sensibilité et surtout voir s’ils ont la même. Car début septembre, la direction du centre départemental enfance famille (CDEF) a prononcé une « annonce brutale », selon Virginie Gincourt, secrétaire CGT du CDEF, à savoir la fermeture de deux services : le service d’accueil de protection, de soutien et d’accompagnement à domicile (Sapsad, suite à une décision de la Cour de cassation qui oblige à revoir les missions) et le centre maternel. « Une décision profondément injuste pour ceux qui portent les valeurs du service public », insiste la responsable syndicale, qui tenait, ce lundi un point presse, à la Bourse du travail.

    73 familles concernées

    Cette possible fermeture au 31 décembre avait entraîné le 18 septembre une mobilisation et un envahissement du conseil d’administration. Depuis, le flou demeure, le Département réfute toute fermeture. « Ce n’est pas la peine d’agiter des torchons », implorait Dominique Santoni à l’adresse de Rémy Blanc (PCF). La présidente insistait sur le fait que « rien n’est avancé », assurant « mener ensemble une réflexion », allant jusqu’à souligner qu’il « n’y a aucune inquiétude à avoir » au sujet des agents, qui pourraient être reclassés. À savoir 23 personnes dont 6 contractuels « dont les missions s’arrêtent au 31 décembre », souligne Bérengère Allée, déléguée du personnel.

    « On a été reçus le 6 octobre par le directeur général des services qui nous a confirmé une transformation courant 2026 mais sans aucune clarté sur ce que cela signifie réellement pour les équipes, les missions, les familles », expose Virginie Gincourt. « On ne ferme pas une épicerie de nuit mais un service public essentiel avec 73 familles concernées qui ne sont pas au courant », enrage Cathy Larsson, secrétaire de l’Union santé médico-social CGT de Vaucluse. « Ce sont des histoires humaines avec des enfants, pas des lignes budgétaires », insiste Virginie Gincourt, qui « exige des réponses claires, directes et officielles ». Un conseil d’administration, prévu ce mardi, a été ajourné. « En attendant, on a voté contre le budget du CDEF en CSE », indique Bérengère Allée.

    Les missions du Sapsad sont actuellement redéfinies dans un récent appel à projets. En séance, Dominique Santoni avait temporisé à la question de savoir si les équipes actuelles pouvaient candidater. « Sauf qu’il faut répondre avant le 30 novembre », presse Benjamin Lopez, délégué du personnel CGT. La présidente, mi-septembre, avait entrouvert la possibilité de déléguer ces missions au milieu associatif. « C’est moins cher », note Benjamin Lopez, redoutant « une logique économique ». De prochaines actions sont dans les tuyaux.

  • Madagascar : le très contesté président Rajoelina exfiltré par la France

    Les Malgaches avaient l’espoir, lundi soir, que le président Andry Rajoelina annonce sa démission lors d’une prise de parole prévue dans la soirée. Mais cette allocution a été reportée. Forts du soutien d’unités militaires armées depuis samedi, les milliers de manifestants, majoritairement des jeunes, pourraient réussir à faire tomber le président de 51 ans après plus de trois semaines de mobilisations. Nées de la contestation contre les coupures d’eau et d’électricités, ces manifestations se sont transformées en contestation du régime.

    Lundi, Radio France Internationale (RFI) était en mesurer de confirmer l’exfiltration par la France d’Andry Rajoelina. Une mesure prise pour faciliter une transition politique pacifique selon les sources de la radio publique.

    « On attend sa démission mais le connaissant, je ne crois pas qu’il va dire ça », pronostique Rotsinasandratra Lucas Hantamalala, étudiante de 20 ans. « Plus de dinosaures politiques s’il vous plaît, on en a assez vu », exhorte-t-elle.

    Des soldats ont accompagné samedi dans le centre-ville de la capitale malgache des milliers de manifestants, les rejoignant à nouveau dimanche pour un rassemblement en hommage aux personnes tuées au cours des plus de deux semaines de manifestations. Le collectif à l’origine des manifestations, baptisé Gen Z, avait appelé à un nouveau rassemblement plus tard lundi. Les manifestants ont obtenu ce week-end le départ du décrié président du Sénat Richard Ravalomanana, ancien commandant de gendarmerie. Quant au troisième homme vilipendé par la rue, l’homme d’affaires et proche du chef de l’État Maminiaina Ravatomanga, il a fui dimanche matin à l’île Maurice voisine, comme l’a confirmé le gouvernement mauricien. Surnommé « Général Bomba » pour son recours généreux aux grenades lacrymogènes lors de la crise de 2009, Richard Ravalomanana était accusé par les contestataires d’être un des principaux acteurs de la répression des manifestations ces dernières semaines. Au moins 22 personnes ont été tuées au début des manifestations et plus d’une centaine blessées, d’après un bilan des Nations unies. Le chef de l’État a démenti des « chiffres erronés », évoquant 12 morts, tous « des pilleurs, des casseurs », selon lui.

    Madagascar, île à la population particulièrement démunie, a une longue histoire de soulèvements populaires suivis par la mise en place de gouvernements militaires. Au moins 80% des 32 millions d’habitants de Madagascar vivent avec moins de 15 000 ariary par jour (2,80 euros), le seuil de pauvreté de la Banque mondiale.

  • Madagascar : le très contesté président Rajoelina exfiltré par la France

    Madagascar : le très contesté président Rajoelina exfiltré par la France

    Les Malgaches avaient l’espoir, lundi soir, que le président Andry Rajoelina annonce sa démission lors d’une prise de parole prévue dans la soirée. Mais cette allocution a été reportée. Forts du soutien d’unités militaires armées depuis samedi, les milliers de manifestants, majoritairement des jeunes, pourraient réussir à faire tomber le président de 51 ans après plus de trois semaines de mobilisations. Nées de la contestation contre les coupures d’eau et d’électricités, ces manifestations se sont transformées en contestation du régime.

    Lundi, Radio France Internationale (RFI) était en mesurer de confirmer l’exfiltration par la France d’Andry Rajoelina. Une mesure prise pour faciliter une transition politique pacifique selon les sources de la radio publique.

    « On attend sa démission mais le connaissant, je ne crois pas qu’il va dire ça », pronostique Rotsinasandratra Lucas Hantamalala, étudiante de 20 ans. « Plus de dinosaures politiques s’il vous plaît, on en a assez vu », exhorte-t-elle.

    La Gen Z en première ligne

    Des soldats ont accompagné samedi dans le centre-ville de la capitale malgache des milliers de manifestants, les rejoignant à nouveau dimanche pour un rassemblement en hommage aux personnes tuées au cours des plus de deux semaines de manifestations. Le collectif à l’origine des manifestations, baptisé Gen Z, avait appelé à un nouveau rassemblement plus tard lundi. Les manifestants ont obtenu ce week-end le départ du décrié président du Sénat Richard Ravalomanana, ancien commandant de gendarmerie. Quant au troisième homme vilipendé par la rue, l’homme d’affaires et proche du chef de l’État Maminiaina Ravatomanga, il a fui dimanche matin à l’île Maurice voisine, comme l’a confirmé le gouvernement mauricien. Surnommé « Général Bomba » pour son recours généreux aux grenades lacrymogènes lors de la crise de 2009, Richard Ravalomanana était accusé par les contestataires d’être un des principaux acteurs de la répression des manifestations ces dernières semaines. Au moins 22 personnes ont été tuées au début des manifestations et plus d’une centaine blessées, d’après un bilan des Nations unies. Le chef de l’État a démenti des « chiffres erronés », évoquant 12 morts, tous « des pilleurs, des casseurs », selon lui.

    Madagascar, île à la population particulièrement démunie, a une longue histoire de soulèvements populaires suivis par la mise en place de gouvernements militaires. Au moins 80% des 32 millions d’habitants de Madagascar vivent avec moins de 15 000 ariary par jour (2,80 euros), le seuil de pauvreté de la Banque mondiale.

  • Avignon : le réseau du Ponzo, où les femmes mènent le jeu

    Le procès de 16 membres du réseau du point de deal du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, dont notamment trois femmes et une identifiée comme la gérante, Anaïs E., s’est ouvert ce lundi 13 octobre, au tribunal judiciaire d’Avignon.

    Tous sont poursuivis pour des faits d’acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisée de stupéfiants, et pour la plupart, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou encore possession d’une arme de catégorie D.

    Anaïs E., Avignonnaise de 27 ans, se serait occupée du point de deal pendant environ quatre ans, jusqu’au coup de filet des forces de police en juin 2023. Un réseau qui était l’un des plus importants du Vaucluse et qui pouvait rapporter jusqu’à 20 000 euros par jour. Le président, Johan Dennis, évoque également une « guerre des clans » contre le réseau de la Reine Jeanne, avec plusieurs personnes tuées et de nombreux blessés. Des soupçons se portent également sur un règlement de comptes au sein même du réseau du Ponzo.

    Des arrestations qui font suite à des années d’enquêtes et d’écoutes. Ce qui a permis d’identifier la jeune femme comme la gérante, devant tout de même rendre des comptes à un supérieur, identifié comme Faycal J., absent car en fuite, dont le frère, Badr, est lui également sur le banc des accusés. Le procès devrait se tenir jusqu’à ce vendredi 17 octobre. Tous risquent jusqu’à 10 années de prison pour ces faits.

    « Tirer dans les pieds »

    L’après-midi a commencé avec le premier interrogatoire, celui de Camila C., qui est identifiée comme l’ex-compagne d’Anaïs E. pendant plus de huit ans. Elle concède avoir connaissance des activités de sa compagne, sans pour autant y participer activement, assurant qu’elle n’a jamais « touché aux armes ou à la drogue ». Des messages cités par le président, Denis Johan, laissent pourtant penser à une participation plus poussée, en qualifiant ces SMS de « discours qui n’est pas celui d’une figurante », en évoquant un échange autour d’un vol de plusieurs dizaines de milliers d’euros par une troisième femme, Myriam S., qui fut également une membre active haut placée du réseau. Elle évoquera une « euphorie de la situation » à propos de messages où elle dit vouloir « tirer dans les pieds » de celle qui est partie avec la grosse somme d’argent. Elle a elle-même été touchée par des tirs en compagnie d’Anaïs E. Touchée à un bras, elle est aujourd’hui déclarée en incapacité à 80 %. Myriam S., qui s’est présentée en visio depuis un centre de détention en région lyonnaise, où elle est incarcérée, sera entendue ce mardi 14 octobre au matin. L’interrogatoire d’Anaïs E. est prévu le mercredi 15 octobre en matinée.

    Ce fut ensuite au tour de Hamid M., ou « le vieux », notamment soupçonné de servir de nourrice pour le réseau. Plusieurs kilos de résine de cannabis et des sachets de cocaïne ont été retrouvés à son domicile. Diagnostiqué schizophrène, il n’avait pas été interpellé lors de la première vague d’arrestations en juin 2023, car il était hospitalisé. Il assure ne pas avoir stocké de produits chez lui, tout en expliquant avoir « voulu rendre service ».

  • Avignon : le réseau du Ponzo, où les femmes mènent le jeu

    Avignon : le réseau du Ponzo, où les femmes mènent le jeu

    Le procès de 16 membres du réseau du point de deal du Ponzo, dans le quartier de Monclar à Avignon, dont notamment trois femmes et une identifiée comme la gérante, Anaïs E., s’est ouvert ce lundi 13 octobre, au tribunal judiciaire d’Avignon.

    Tous sont poursuivis pour des faits d’acquisition, détention, transport, offre ou cession non autorisée de stupéfiants, et pour la plupart, participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un crime ou encore possession d’une arme de catégorie D.

    Anaïs E., Avignonnaise de 27 ans, se serait occupée du point de deal pendant environ quatre ans, jusqu’au coup de filet des forces de police en juin 2023. Un réseau qui était l’un des plus importants du Vaucluse et qui pouvait rapporter jusqu’à 20 000 euros par jour. Le président, Johan Dennis, évoque également une « guerre des clans » contre le réseau de la Reine Jeanne, avec plusieurs personnes tuées et de nombreux blessés. Des soupçons se portent également sur un règlement de comptes au sein même du réseau du Ponzo.

    Des arrestations qui font suite à des années d’enquêtes et d’écoutes. Ce qui a permis d’identifier la jeune femme comme la gérante, devant tout de même rendre des comptes à un supérieur, identifié comme Faycal J., absent car en fuite, dont le frère, Badr, est lui également sur le banc des accusés. Le procès devrait se tenir jusqu’à ce vendredi 17 octobre. Tous risquent jusqu’à 10 années de prison pour ces faits.

    « Tirer dans les pieds »

    L’après-midi a commencé avec le premier interrogatoire, celui de Camila C., qui est identifiée comme l’ex-compagne d’Anaïs E. pendant plus de huit ans. Elle concède avoir connaissance des activités de sa compagne, sans pour autant y participer activement, assurant qu’elle n’a jamais « touché aux armes ou à la drogue ». Des messages cités par le président, Denis Johan, laissent pourtant penser à une participation plus poussée, en qualifiant ces SMS de « discours qui n’est pas celui d’une figurante », en évoquant un échange autour d’un vol de plusieurs dizaines de milliers d’euros par une troisième femme, Myriam S., qui fut également une membre active haut placée du réseau. Elle évoquera une « euphorie de la situation » à propos de messages où elle dit vouloir « tirer dans les pieds » de celle qui est partie avec la grosse somme d’argent. Elle a elle-même été touchée par des tirs en compagnie d’Anaïs E. Touchée à un bras, elle est aujourd’hui déclarée en incapacité à 80 %. Myriam S., qui s’est présentée en visio, sera entendue ce mardi 14 octobre au matin. L’interrogatoire d’Anaïs E. est prévu le mercredi 15 octobre en matinée.

    Ce fut ensuite au tour de Hamid M., ou « le vieux », notamment soupçonné de servir de nourrice pour le réseau. Plusieurs kilos de résine de cannabis et des sachets de cocaïne ont été retrouvés à son domicile. Diagnostiqué schizophrène, il n’avait pas été interpellé lors de la première vague d’arrestations en juin 2023, car il était hospitalisé. Il assure ne pas avoir stocké de produits chez lui, tout en expliquant avoir « voulu rendre service ».

  • Quand l’éloquence rencontre l’écologie au lycée Marie-France de Toulon

    Favoriser l’éloquence des jeunes grâce à l’écologie : c’est le principe de la Fédération l’Air et Moi, programme pédagogique créé en 2009 et qui se targue d’avoir sensibilisé plus d’un million d’enfants à la question de la qualité de l’air. « On est parti du constat qu’on respire 15 000 litres d’air par minute et que la pollution de l’air provoque 9 millions de décès par an », pointe Victor Hugo Espinosa, concepteur et pilote du projet.

    Lundi, 90 élèves de terminale commerce, vente et STMG du lycée Marie-France de Toulon (qui avait déjà participé à AirLoquence en 2021) ont pu en bénéficier. à travers des échanges autour de l’éco-anxiété et de la qualité de l’air, encadrés par M. Espinosa, en s’appuyant notamment sur une exposition mobile, les élèves se sont entraînés à prendre la parole en public.

    Pour ce faire, ce dernier utilise « l’humour. On décale les choses par le rire. Ça a permis à certains de réussir à parler en public. Tous seront confrontés à des stages, à l’emploi, et ça peut leur porter préjudice. Tout le monde a appris de petites choses ». Une méthode qui porte ses fruits, si bien « qu’elle est reprise par d’autres structures. Les ressources sont disponibles sur notre site et notre exposition sera affichée dans d’autres établissements », se félicite le porteur du projet.

    Pourquoi lier éloquence et éco-anxiété ? « Car un jeune qui parle à d’autres aura plus d’impact qu’un adulte », affirme M. Espinosa. Mais aussi car le simple fait de parler soulage : « Avec le Covid, beaucoup de jeunes ont subi un choc. Il faut trouver un sens à sa vie et la transmission peut en être un. » En particulier à une époque dans laquelle l’enjeu climatique est clé : « On repart avec des idées sur ce qu’on peut faire au quotidien », avance Julie, une des élèves.

    Une vidéo pour la COP 30

    Pour Aurore Arnal, professeure de SVT à l’origine de la venue du projet, « les exercices ouvrent les consciences. L’air n’est pas au programme, mais ça permet de faire le lien avec la préservation des énergies ». « C’est bien de sortir de la salle de classe, de ne pas rester sur un secteur et de faire comprendre l’interdépendance des personnes avec leur environnement », complète le proviseur, Yann Deniau.

    Cette journée donnera lieu à une vidéo – complétée par une future intervention dans un lycée avignonnais – qui sera diffusée au pavillon Francophonie lors de la COP 30 au Brésil, en 2026. « Chaque année, je fais une vidéo lycée et une vidéo enfants. Il n’y a pas de COP sans action locale. Ce qu’on fait, c’est une petite bouteille à la mer », conclut Victor Hugo Espinosa.