Blog

  • Les Aixois veulent assurer le coup avant Paris

    Les Aixois veulent assurer le coup avant Paris

    Après s’être bien rattrapés, vendredi dernier à Dijon (29-25), de leur ouverture de saison manquée, lors de la réception de Chartres (29-31), les pensionnaires de Provence Aix université club vont désormais rendre visite à leurs homologues bretons de Cesson-Rennes, ce vendredi (20h30), pour le compte de la 3e journée de Starligue. Un adversaire qui réussit aux hommes d’Eric Forêts, puisque le club aixois reste sur une série de six victoires consécutives en championnat face à eux. Leur dernière défaite contre « les Irréductibles » remonte au 27 mai 2022 (28-25).

    Une victoire cruciale en début de saison

    Ce déplacement en terres bretonnes est déjà très important pour les Aixois, en raison de l’adversaire qu’ils accueilleront la semaine suivante : le Paris Saint-Germain (dimanche 28 septembre, à 17h).

    Les coéquipiers de Matthieu Ong ne sont plus venus à bout des tenants du titre pour la onzième saison consécutive depuis le 22 novembre 2017, période où le gardien slovène Jože Baznik occupait déjà les cages de l’Arena du Pays d’Aix.

    La rencontre de cette quatrième journée de championnat s’annonce d’ores et déjà extrêmement difficile. Aussi, une victoire contre Cesson-Rennes, permettrait au Pauc de conforter sa place au classement et d’envisager avec un peu plus de sérénité la confrontation avec Paris. Dans le cas contraire, les handballeurs provençaux se retrouveraient dans une bien fâcheuse position dès le début de la saison.

    3e journée – Starligue

    À 20h30, à la Glaz Arena

  • Après l’or du 10 000m, Jimmy Gressier s’attaque au 5 000m aux Mondiaux

    Après l’or du 10 000m, Jimmy Gressier s’attaque au 5 000m aux Mondiaux

    Entré dans l’histoire de l’athlétisme en décrochant l’or mondial sur 10 000m dimanche, le Français Jimmy Gressier retrouve la piste du stade olympique de Tokyo vendredi pour les séries du 5 000m, conscient qu’il n’a « plus rien à prouver », mais qu’il ne peut pas « se reposer sur ses acquis ». « Je suis champion du monde du 10 000m. Je ne vais pas m’arrêter de courir pour autant », racontait au lendemain de son titre le Boulonnais de 28 ans, quelques minutes après sa cérémonie de remise des médailles. « Ce que j’aime, c’est la course à pied, la proximité avec le public, le partage. Je suis amoureux de la course à pied. Pour le 5 000 mètres, je vais me remobiliser, il y a encore tellement de choses que je veux accomplir », ajoutait-il. Dimanche soir, dans la touffeur tokyoïte, Gressier est rentré dans l’histoire de son sport en devenant le premier Français à remporter un 10 000m aux Championnats du monde ou aux Jeux olympiques. Au terme d’une course lente (28’55’’77) où aucun des favoris n’a placé d’attaque, il a fait parler son excellent finish pour décrocher au sprint l’or devant le favori éthiopien Yomif Kejelcha.

    Concurrence accrue

    Le Français est lucide sur la difficulté qui l’attend. Même sans son rival Kejelcha, le plateau reste extrêmement dense : Jimmy Gressier possède le 14e temps des engagés, avec un record sur la distance loin derrière ceux des Éthiopiens Hagos Gebrhiwet et Biniam Mehary, des Américains Grant Fisher et Nico Young ou même des Européens Jakob Ingebrigtsen et Andreas Almgren. Un plateau qui en impose.

  • Les Marseillaises découvrent leur nouvelle maison

    Les Marseillaises découvrent leur nouvelle maison

    Les célèbres couleurs rouge et jaune du FC Martigues laissent désormais place au bleu et blanc de l’Olympique de Marseille. Les féminines du club phocéen, récemment rebaptisées « Les Marseillaises », ont posé leurs valises au stade Francis-Turcan, dans lequel elles disputeront ce vendredi (21h) leur deuxième journée d’Arkema Première Ligue face au Havre. « C’est une nouvelle étape dans le projet du club », souligne l’attaquante Mathilde Bourdieu, consciente de passer d’un OM Campus à 500 places à un stade « premium », qui peut accueillir jusqu’à 8 000 spectateurs, afin de répondre aux exigences de la Ligue.

    Toutefois, seule la tribune « Canal », composée de 3 000 places, sera dans un premier temps ouverte au grand public et un peu plus de 1 000 supporters sont attendus ce vendredi. Le prix des places varie entre cinq et douze euros. « C’est super pour notre image. On a hâte que les supporters viennent nombreux pour nous soutenir. On en a besoin », ajoute celle qui a pu s’entraîner pour la première fois avec ses coéquipières au complet, jeudi, sur la nouvelle pelouse naturelle financée par l’OM. « On se sent comme chez nous », sourit Bourdieu, qui a inscrit trois buts lors des deux premiers matches de la saison.

    En quête d’un premier succès en championnat

    Après la défaite à Lyon (3-1), où elles n’ont pas démérité face à l’un des plus grands clubs européens, Les Marseillaises ont dû s’employer la semaine passée en Coupe de la Ligue (LFFP) pour s’imposer face Montpellier (2-2, 3-4 aux tirs au but). Une bonne opération avant d’entamer leur premier match au stade Francis-Turcan avec un seul mot d’ordre : « Gagner », martèle l’entraîneur Dalin Anrifani. « Que ce soit Le Havre, Lens ou Paris, l’idée est de véhiculer l’image la plus compétitive possible pour prendre le maximum de points », poursuit-il. « On fait les efforts à 200%, c’est le fil rouge du collectif », insiste Mathilde Bourdieu, qui n’hésite pas à donner de la voix sur le terrain pour encourager et motiver ses coéquipières. « J’essaie de conseiller les filles qui n’ont pas joué en Division 1 pour leur donner de la confiance, même si elles en ont déjà. »

    Parmi celles qui ont roulé leur bosse au plus haut niveau, Marie-Charlotte Léger et Laura Bourgouin devraient faire leur retour sur le terrain. Aussi, l’internationale espagnole Marta Carro (34 ans), dernière recrue des Marseillaises, pourrait faire ses premiers pas sous le maillot olympien.

    2e journée – Arkema Première Ligue

    À 21h, au stade Francis-Turcan, à Martigues

  • Déferlante de colère sociale sur Marseille

    Déferlante de colère sociale sur Marseille

    Il faut savoir dire stop ! Stop à l’injustice sociale, stop au non-respect du vote du peuple, stop aux centaines de milliards qui sont versés aux entreprises sans contreparties ! Stop à m’ment donné ! » Devant le Mucem à Marseille, Stéphane Martins De Araujo, secrétaire général de la CGT ArcelorMittal de Fos-sur-Mer, donne le ton de l’état d’esprit des manifestants qui battent le pavé marseillais ce 18 septembre.

    À ses côtés, les travailleurs de la métallurgie des usines du bassin de l’Étang de Berre allument une myriade de fumigènes. Devant lui, des milliers de chasubles rouges estampillés CGT marchent d’un pas déterminé. En fond, on aperçoit à peine le camion avec ballon de la FSU et à l’autre bout du port, des manifestants attendent encore leur tour avant de prendre le départ. Le Vieux-Port est plein à craquer. C’est dire l’ampleur du cortège, au niveau des plus grosses manifestations contre la réforme des retraites. Et tous dénoncent avec force les politiques libérales. « On se bat pour obtenir de nouveaux conquis sociaux, pas en perdre comme on le subit année après année depuis trop longtemps. La retraite doit revenir à 60 ans », tonne Stéphane Martins De Araujo. Avant de développer sur la réalité des conditions de travail des ouvriers : « Entre la pénibilité et l’exposition à plusieurs produits nocifs, on a une explosion des maladies professionnelles, année après année. Travailler à 64 ans dans ces conditions, c’est impossible. »

    La retraite toujours dans les têtes

    Il fait également le lien avec les débats autour du budget : « C’est ahurissant, on ne peut pas donner des millions d’euros à un milliardaire et lui laisser la main sur l’industrie française qui s’en sert pour de la casse sociale ! » Des propos qui font écho aux messages inscrits sur les pancartes des manifestants : « Toujours les mêmes qui subissent : les travailleurs pauvres et de la classe moyenne », « Taxons les super riches et leurs super profits pour l’école et la santé » ou encore « Plus rien à traire ici ». Cette demande unanime de justice fiscale est sans doute symbolisée par le refus toujours aussi prégnant de la réforme des retraites et son passage de l’âge de départ à 64 ans. « Il faut une rupture complète des politiques menées. L’abrogation de la réforme des retraites ne serait pas que symbolique, mais ça montrerait un changement radical. C’est la première mesure d’urgence à prendre. Depuis 2023, une majorité de la population est toujours hostile à cette réforme », insiste Patrice Kantarjian, secrétaire du comité régional CGT Paca.

    Entre le combat syndical de 2023 et aujourd’hui, le lien est tout trouvé : « Ce 18 septembre, les travailleurs se mobilisent massivement. À des niveaux qu’on n’a pas vus depuis des années, au moins depuis les mobilisations contre cette réforme. » Avis partagé par Franck Balliot, co-secrétaire départemental de la FSU 13, qui évoque « une grève massive dans les établissements scolaires et les services publics ». « Il y a un monde fou dans les rues aujourd’hui, plus que le 10. Ça montre que la population veut une autre politique, sans budget d’austérité. Et on a des propositions pour un budget qui finance les services publics, l’abrogation de la réforme des retraites », développe le syndicaliste.

    Encore plus fort que le 10

    Plus de monde que le 10 ? Tout le monde s’accorde pour le dire, comme un signe que la colère sociale s’enracine profondément. Dans les cortèges, on retrouve la même fougue de la jeunesse qui s’y était exprimée tout en ajoutant une présence massive d’une grande diversité de travailleurs du public comme du privé. Les ouvriers CGT de Coca-Cola des Pennes-Mirabeau, les travailleurs des autoroutes du Sud de Vinci, de Technicatom, les cheminots, des travailleurs du BTP ou de la logistique, les dockers et agents portuaires du Grand port Maritime… « 48 milliards d’euros d’économies ou 38, on n’en veut pas ! Les travailleurs se mobilisent contre les politiques de casse sociale. On veut que les choix politiques permettent de vivre et travailler dignement », tonne Jessica Jadé, secrétaire de l’Union Départementale CGT 13. Si elle juge la mobilisation réussie, son organisation planche déjà sur la suite, au niveau national comme départemental. « On construit la suite du rapport de force. La journée du 9 octobre sera départementalisée, c’est en lien avec le budget de la sécurité sociale », explique la syndicaliste. Le combat ne fait donc que commencer pour les militants.

    Sur tout le territoire, une déferlante populaire a battu le pavé, dans les Bouches-du-Rhône, dans le Var , le Vaucluse ou encore l’Occitanie. Nos reporters étaient dans la manifestation.

    A Avignon, Marseille à Montpellier.

    A Béziers !

    A Toulon

  • À Montpellier, une semaine pour promouvoir un message de paix

    À Montpellier, une semaine pour promouvoir un message de paix

    Nous sommes dans un basculement. On considère qu’il y a un recul des notions de liberté et d’égalité dans le monde avec des rapports de force qui se sont accentués car nous sommes dans un système capitaliste en crise, qui n’a plus comme ressource que la guerre », soupire Bénédicte Rougy, membre du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap). Alors pour réaffirmer un soutien à la paix, est organisée à Montpellier pour la troisième fois la Semaine de la paix avec plusieurs manifestations, conférences-débat, projections de film.

    Un événement proposé par le collectif éponyme, regroupant une pléthore d’associations et syndicats tel que le comité montpelliérain du mouvement pour la paix, la LDH, l’AFPS 34, la FSU, la CGT Retraités, etc. Premier rendez-vous est donné dimanche 21 septembre pour la Journée internationale de la paix.

    Au programme, une manifestation pacifiste au départ de l’office de tourisme (16h) dans un contexte d’abandon du droit international, comme le montre notamment le génocide en cours à Gaza. « Il ne peut y avoir de paix sans justice, basée sur le droit international et son respect. Or, au Proche-Orient, un État est devenu un État voyou, qui ne respecte aucune résolution de l’ONU dont il est membre. Son dirigeant est sous mandat d’arrêt international et est en train de commettre un génocide devant les yeux du monde entier. Il se livre à la piraterie en Méditerranée à l’égard des flottilles qui essaient d’exprimer leur solidarité vis-à-vis de la Palestine », insiste Évelyne Duval de l’Association France Palestine solidarité (AFPS 34).

    80 ans d’Hiroshima

    La manifestation sera par ailleurs précédée par la projection du documentaire Innocence, réalisé par l’Israélien Guy Davidi (11h, au cinéma Utopia). « Il a récupéré des vidéos de familles israéliennes où l’on voit six jeunes instrumentalisés dès l’école, ils dessinent des chars, etc. Dès le départ, on montre que ces enfants ne sont pas manipulables, différents. Les enfants grandissent jusqu’au service militaire où ils finiront par se suicider, ne voulant pas être complices du gouvernement », détaille Monique Serot-Chaïbi, de l’AFPS 34. Un débat suivra la projection, animé par l’historienne Sophie Besis.

    Mais la semaine de la paix ne se focalise pas uniquement sur la situation au Proche-Orient. Également au programme, une conférence portant sur les guerres et la violence du système global, une nouvelle fois animée par Sophie Besis, mais cette fois-ci épaulée par le doctorant en droit public et membre de la LDH, Logan Girard (lundi 22 à 18h, avenue Saint-Charles). « Aujourd’hui on peut se poser la question de la violence comme mode d’organisation de la société et finalement la force. Il faut interroger ces notions pour bien les prendre en compte. L’important est de diffuser le plus largement ce message de paix, même si avec tout ce qui se passe dans le monde, notamment en Russie, est quand même particulièrement inquiétant », fait valoir Sophie Mazas, membre de la LDH de l’Hérault.

    Cette édition de la Semaine de la paix coïncide également avec la commémoration des 80 ans d’Hiroshima et Nagasaki. En ce sens, un hommage est organisé le vendredi 26 septembre à Plan-Cabanes à l’occasion de la journée internationale pour l’élimination totale des armes nucléaires. Au programme, une agora littéraire (15h), des témoignages sur cette catastrophe (17h30) ainsi qu’un débat portant sur le désarmement nucléaire avec Didier Latorre, représentant de Arrêt du nucléaire 34 (18h). « Les gens n’imaginent même pas le danger que représente la course au nucléaire. Notre rôle dans la semaine est d’informer sur ces enjeux, ne pas faire que ce soit des impensés », insiste Martine Ragonnet du Mouvement de la paix. En somme, une semaine pour prendre conscience de l’importance cruciale de la paix.

    Programme complet à retrouver sur lacarmagnole.fr.

  • L’unité syndicale reste intacte contre l’accord avec le Mercosur

    L’unité syndicale reste intacte contre l’accord avec le Mercosur

    Véritable serpent de mer depuis 20 ans, le traité de libre-échange avec le Mercosur sera-t-il une couleuvre de plus à avaler pour les agriculteurs ? La profession est en tout cas prête à se mobiliser pour s’opposer à la ratification de ce traité.

    Mercredi 3 septembre, la Commission européenne a pourtant validé l’accord commercial négocié depuis plus de 25 ans entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay). Pour entrer en vigueur, cet accord doit désormais être soumis à l’approbation des États membres et du Parlement européen.

    Alors que l’Assemblée nationale s’était déjà prononcée contre cet accord le 30 janvier, le gouvernement –avant de devenir démissionnaire– a salué les changements effectués par la Commission européenne sur cet accord. « Cela va dans le bon sens […] La France va maintenant examiner dans le détail ce qui est proposé, afin de s’assurer de l’efficacité du dispositif », a ainsi réagi Laurent Saint-Martin, le ministre démissionnaire délégué du commerce extérieur. Dans cette nouvelle mouture, plusieurs ajouts ont pour but de défendre la filière agricole française. Une « clause de sauvegarde » a en effet été introduite pour garantir la pérennité d’une filière qui serait mise en difficulté par l’accord. Touché par la hausse des droits de douane aux États-Unis, le patronat pousse depuis plusieurs semaines pour la signature de cet accord qui devrait augmenter les exportations de voitures, machines, vins et spiritueux et favoriser l’importation de viande, sucre, riz, miel et soja.

    Mobilisation

    le 26 septembre

    Immédiatement, la profession a fustigé la décision de la Commission. L’ensemble des syndicats agricoles français ont ainsi fait part de leur colère. « Tous les syndicats sont opposés à cet accord. C’est un problème car cet accord permet de faire rentrer en France des productions qui n’ont pas les mêmes normes soit sanitaires soit sociales. Ça va encore faire baisser le prix des productions dans un moment où l’agriculture va très, très mal », explique Didier Gadéa, le président du Modef de l’Hérault qui ne « croit pas » aux garde-fous ajoutés dans la dernière version. « Il faut savoir que ces accords que l’on signe peuvent être modifiés, notamment concernant les volumes d’importations », ajoute le viticulteur.

    Même constat du côté de la Confédération paysanne : « Depuis plusieurs décennies, nous nous opposons à tout accord de libre-échange et à l’expansion d’un modèle néolibéral. Nous considérons que ces accords vont tirer vers le bas notre modèle agricole, social et humain. C’est de la concurrence déloyale pour nos agriculteurs locaux. On veut nous faire croire que sans cet accord on ne peut plus commercer avec l’Amérique latine, c’est faux ! », rappelle Simon Le Berre, porte-parole de la Conf’ du Gard.

    « Nous restons fermes sur notre opposition pleine et entière à la ratification de l’accord du Mercosur. Depuis des mois, les agriculteurs français et leurs homologues européens expriment leur désaccord : faire la sourde oreille et ignorer la voix des agriculteurs ne feront que raviver la colère », a aussi réagi Arnaud Rousseau, le président de la FNSEA qui a cosigné un communiqué avec les Jeunes agriculteurs. Les deux organisations appellent d’ailleurs les agriculteurs à manifester le vendredi 26 septembre contre « le Mercosur, les taxes imposées par Donald Trump et le flot des importations internationales qui ne respectent pas les normes qui sont les nôtres ». Une nouvelle mobilisation inflammable qui s’ajoute à un climat social incandescent. Car de leurs côtés, le Modef et la Conf’ appelaient les agriculteurs à faire grandir les cortèges du 18 septembre.

  • Une ébauche de programme pour le Printemps biterrois

    Une ébauche de programme pour le Printemps biterrois

    À Béziers, la gauche se met en ordre de bataille pour les municipales. Réunies sous la bannière du Printemps de Béziers, les principales formations (le PCF, les Écologistes, le PS, l’Après, Génération.S, Place publique, seule LFI n’ayant pas rejoint le mouvement pour le moment ont dévoilé leurs axes pour le scrutin des 15 et 22 mars, après avoir désigné le 7 septembre l’écologiste et élu d’opposition Thierry Antoine pour mener la campagne.

    Bien que tête de liste, le candidat insiste sur le caractère collectif du Printemps. « Nous sommes avant tout une équipe de militants, de citoyens investis dans la vie locale. Des gens qui ont les pieds sur terre, ici, il n’y a pas d’ego surdimensionné. On n’aura pas de show à l’américaine, il n’y a pas d’obsession pour les caméras et les projecteurs », souligne Thierry Antoine. En ligne de mire, l’édile d’extrême droite Robert Ménard, « le maire de BFM qui ne s’occupe plus que de son image, persuadé qu’il a un destin national ». Ainsi, pour se démarquer, la liste de gauche entend « proposer tous les quinze jours des mesures qui répondent aux urgences des Biterrois ». Première priorité affichée, l’emploi. « Ou plutôt le manque d’emplois et son corollaire, la pauvreté. Nous aurons l’occasion de présenter prochainement un projet qui va générer la création de plusieurs centaines d’emplois », poursuit Thierry Antoine.

    Kits gratuits à l’école

    Vient ensuite la santé, dans un territoire s’apparentant de plus en plus à un désert médical. « La moitié des généralistes sur le Biterrois a plus de 65 ans et va donc bientôt partir à la retraite. Des gens n’ont pas de rendez-vous, pas de médecin traitant. Nous allons donc offrir un service de soins municipal avec des médecins salariés », insiste Évelyne Coulouma, représentante de Place publique.

    Côté éducation, alors que 52% des enfants de moins de 11 ans vivent sous le seuil de pauvreté à Béziers, le Printemps de Béziers s’engage à lutter contre la précarité. « La mixité sociale n’existe plus ou trop peu à Béziers. Un uniforme [mesure introduite par Robert Ménard, Ndlr] ne nourrit pas un enfant. Nous voulons donc lever le frein du coût de la scolarité en distribuant gratuitement des kits pour chaque enfant, ce qui représente 192 000 euros, un montant moindre que les uniformes distribués à quatre écoles », soutient Marie Laloma, cheffe de file du PS dans le Biterrois. Et de promettre également le recrutement d’une Atsem par classe.

    À ces trois chantiers s’ajoute celui des transports. « Nous portons la remise en cohérence d’un réseau adapté à ce qu’est Béziers. C’est une ville qui a connu un développement exponentiel sans gagner beaucoup de population. Aujourd’hui, la ville n’est pas que l’hypercentre, sur lequel est concentré l’ensemble de notre réseau en commun », souligne le communiste Nicolas Cossange.

    La campagne municipale est bel et bien lancée à Béziers.

  • À Istres, François Bernardini est candidat à sa propre succession

    À Istres, François Bernardini est candidat à sa propre succession

    En 2020, il affirmait que ce serait son dernier mandat. François Bernardini a changé d’avis. Le maire d’Istres (ex-PS), en poste depuis 2008, a finalement décidé de repartir en mars 2026, malgré l’enquête du Parquet national financier qui le vise. Le tribunal judiciaire de Paris pourrait le convoquer, avant les élections municipales, dans le cadre d’une affaire concernant des procédures d’attribution de marchés publics de la Ville présentées comme viciées au bénéfice d’entrepreneurs locaux proches de lui.

    François Bernardini explique : « Les épreuves de la vie et le climat social et politique actuel m’ont fait réaliser qu’il n’était pas l’heure de partir ». Il se pose en « pilier » rassurant dans une « période d’instabilité, dans un climat pesant et inquiétant ».

    « Dans six mois, Istres a rendez-vous avec son histoire, poursuit le baron local. Dans six mois, vous aurez le choix entre tourner le dos à notre identité, celle construite ensemble depuis bientôt 50 ans, celle qui a fait d’Istres une ville ouverte, moderne, préservée, ou tenter l’inconnu avec toute l’incertitude d’un tel choix. » Un tacle adressé à ses adversaires, au premier rang desquels Robin Prétot, conseiller municipal (LR) d’opposition, qui s’est déclaré candidat fin août et qui souhaite incarner le « renouveau » de la classe politique.

    François Bernardini, élu depuis 1977, endosse quant à lui l’habit de la continuité. « Ce mandat qui s’achève ne m’a pas permis de réaliser l’intégralité du programme que je vous ai proposé en 2020. (…) Mais je n’ai renoncé à rien, je ne suis pas homme à m’arrêter au milieu du gué et vous le constaterez dans le programme que je vous proposerai prochainement. (…) L’enjeu de cette campagne s’appuiera sur une carrure, une vision simple de celle ou celui qui sera capable de poursuivre et accentuer le dynamisme et l’attractivité de notre ville. »

  • Populaire et déterminé

    Populaire et déterminé

    Avant même que les centaines de cortèges s’élancent partout en France ce jeudi 18 septembre à l’appel d’une intersyndicale soudée pour la justice sociale et fiscale et contre les projets d’austérité du énième gouvernement de la Macronie, le monde du travail a d’ores et déjà gagné les cœurs et les têtes.

    Selon un sondage rendu public mercredi par Elabe pour BFMTV, 56% des Français « soutiennent » l’appel de l’intersyndicale.

    Une large majorité (66%) estime aussi que la politique du nouveau Premier ministre sera « dans la continuité de celle menée par
    les gouvernements précédents d’Emmanuel Macron
    ». Le mot de « rupture » avancé par Sébastien Lecornu ne fait pas illusion, pas plus que son auteur n’a convaincu les représentants de gauche qu’il a reçu mercredi à Matignon.

    Changer de cap

    Les Français veulent du changement dans leur vie et un cap clair. Cela passe par de bons salaires, de bons emplois, de bons services publics et une fiscalité juste avec la taxation des ultra-riches. Bref, ils exigent que l’orientation politique menée depuis huit ans par Emmanuel Macron s’arrête et que notamment l’inique réforme des retraites soit abrogée.

    les professions intermédiaires sont d’ailleurs 64% à soutenir la mobilisation du mouvement social, et 60% des employés et ouvriers également. Nombre de ces travailleurs seront soit en grève soit en manifestation.

    Face à la puissance de ce mouvement, le gouvernement démissionnaire et minoritaire, panique. Signe de sa fébrilité, le déploiement des forces de l’ordre est à un niveau inégalé alors qu’il est désormais éclatant que le rapport de force est du côté des travailleurs, rassemblés dans un élan populaire et déterminé.

  • « Bloquons tout » en pleine action jeudi et après

    « Bloquons tout » en pleine action jeudi et après

    Pas toujours facile de protester. Alors que quelques citoyens et militants, partie prenante du mouvement « Bloquons tout », avaient déployé mercredi après-midi, sur un mur du parking de l’enseigne Netto, avenue Guillaume-Dulac, une banderole jaune aux lettres noires qui annonçait « On continue ! Bloquons tout ! », celle-ci a dû être enlevée. « Cela ne va pas être possible. C’est un parking privé ici », leur a signifié une responsable du magasin. Le groupe a donc plié la banderole, et distribué des tracts. Bastien, la trentaine, qui se présente comme « un citoyen de base », dit « espérer de tout cœur la Révolution. J’étais déjà un Gilet jaune. Il y a un déni de démocratie. On n’est plus du tout entendu. Quand va-t-on lancer une vraie écologie ? Je comprends ceux qui cassent », dit-il. Pour le 18 septembre, « on informe les gens qu’on va faire du covoiturage pour se rendre à la grande manif à Marseille. On se donne rendez-vous à la sortie du parking de l’office de tourisme à 9h30. Sinon, une nouvelle AG est prévue le 19 septembre à 18h dans le parc situé quartier de l’Abeille », renseigne José.

    Assemblées générales

    Des assemblées générales, il y en aura en nombre jeudi soir. À Marseille par exemple, le mouvement « Bloquons Tout » a donné rendez-vous pour débuter cette longue journée dès 6h30, à la Joliette, pour aller bloquer la Tour CMA CGM. Une assemblée générale est prévue à 18h à la porte d’Aix pour réfléchir à la suite du mouvement.