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  • Les grands champions de Bormes-les-Mimosas vont s’engager avec Fréjus

    Les grands champions de Bormes-les-Mimosas vont s’engager avec Fréjus

    En parvenant à attirer des stars de la pétanque comme Jean-Michel Puccinelli, Frédéric Bauer, Thierry Grandet ou encore Alessio Cocciolo, l’Amicale Bouliste Bormes (ABB) avait fait son entrée dans la cour des grands. Mais ce projet ambitieux n’aura duré qu’une saison, suite au départ de Cyrille Belhomme, l’homme qui était « en charge de l’équipe élite », pour devenir le co-président du Fréjus International Pétanque (FIP). « On n’était plus sur la même longueur d’onde. Il voulait aller plus vite que nous. Chacun voit midi à sa porte. On était en désaccord sur certains points », souligne Jean-Max Olivier, président du club borméen, conscient que l’existence de cette « Team Élite » a permis de faire exister l’ABB « au niveau du Var, de la région et même des championnats de France ». « ça a fait du bien au club pour la notoriété, mais nous restons avant tout un club familial », martèle le dirigeant.

    En s’installant au sein de la direction fréjussienne, Cyrille Belhomme a convaincu ses protégés de le suivre dans sa nouvelle aventure. Ils vont ainsi rejoindre un contingent déjà bien fourni où Dylan Rocher, Stéphane Robineau et Adrien Delahaye, pour ne citer qu’eux, font les beaux jours du FIP. Le champion du monde italien Alessio Cocciolo, déjà licencié à Fréjus en 2023, nous a assuré qu’il n’y ferait pas son retour et qu’il est dans l’attente d’une « belle proposition ».

  • Stéphan Fiori se lance en candidat libre de la droite

    Stéphan Fiori se lance en candidat libre de la droite

    À ce stade, Stephan Fiori, sorti de nulle part, est le candidat le plus avancé dans la campagne des municipales des 15 et 22 mars : affiche, slogan, visuels de projets, candidats sur sa liste… Ce chef d’entreprise de 47 ans dans les assurances a frappé fort, ce mardi soir au Novotel du centre-ville, pour officialiser sa candidature.

    Il fallait au moins ça pour sortir de l’anonymat politique. « Je crois en moi », nous confie-t-il, très sûr sur sa personne et son destin, à l’issue de plus de deux heures de meeting, réunissant quelque 250 personnes. « Il y a toute la jet-set d’Avignon », glisse un connaisseur. Dans l’assistance, beaucoup de commerçants, chefs d’entreprise et quelques encartés LR, dont Yohan Courtois, candidat aux législatives de 2024, et son suppléant, Pierre Bories, époux de Pascale Bories, maire LR de Villeneuve. « En 2023, je me suis rapproché de LR, mais j’étais trop bridé, le meilleur moyen de défendre sa ville est de partir libre, sans parti », estime Stephan Fiori, dont les 52 autres colistiers n’ont aussi « aucun passif ». S’il y a bien eu quelques échanges avec Julien Aubert (LR), ils ont été vains.

    Se posant en pur Avignonnais – il vient d’y racheter un logement car vivant à Rognonas -, le candidat a déjà dévoilé plusieurs mesures phares, reposant sur un état des lieux assez précis et pédagogue. Mais les réponses peuvent paraître parfois symboliques (maire qui prend la délégation sécurité), voire populiste : « Plus aucune construction de logement social ». Sans surprise, la sécurité, la propreté et la circulation (fin du plan faubourgs, retour de la voiture en centre-ville) ont principalement animé son propos.

  • Sur la Rocade, les Restos du cœur restent sous l’eau après la pluie

    Sur la Rocade, les Restos du cœur restent sous l’eau après la pluie

    Il est à peine plus de 9h, ce mardi matin. Près d’une dizaine de personnes patiente devant les portes de l’antenne des Restos du cœur sur la rocade, l’une des trois que compte Avignon. À côté de l’arrêt de tram des Olivades, le sous-sol de la salle polyvalente désaffectée de la Cabrière abrite l’association caritative. La porte affiche encore les stigmates de la semaine passée, où un mot indique que « suite aux fortes pluies, le centre est fermé mardi 23 et jeudi 25 ».

    La réouverture a donc lieu ce mardi. « On a envoyé un SMS groupé aux bénéficiaires », expose Antoine Perroy, bénévole et responsable de l’accueil et des inscriptions. Soit quelque 640 familles qui, une fois par semaine, ont accès à une distribution alimentaire, mais aussi à quelques produits d’hygiène de première nécessité. « Le nombre de bénéficiaires a progressé ces dernières années », constate-t-il.

    Dès qu’on pénètre dans le local, un ancien parking semi-enterré, l’odeur de l’humidité est encore prégnante. Mais ce n’est rien comparé à l’état observé de la semaine dernière, où jusqu’à 5cm d’eau ont envahi les lieux. « Le lundi, on a commencé avec les moyens du bord pour nettoyer, mais le mardi, la Ville a envoyé une société de nettoyage », souligne Antoine Perroy.

    Fort heureusement, les pertes alimentaires n’ont pas été majeures, avec un seul congélateur qui a rendu l’âme. « Mais c’est toujours écœurant de devoir jeter la nourriture », se désole Inès, bénévole depuis le mois de mai. Aux côtés de Jean-François, elle est dévolue ce mardi au rayon légumes et conserves. « Je ne sais pas si on aura plus de monde cette semaine, mais pour certaines familles, ça a dû être très compliqué de manger la semaine dernière », redoute Inès, tout en délivrant des attentions aux bénéficiaires qui défilent de stands en stands. Certains, comme Wafa, sont à la fois bénéficiaires et bénévoles. « C’est ma manière de les remercier », confie pudiquement cette maman de trois enfants.

    « Avec 570 euros par mois, vous ne vivez pas »

    « C’est vraiment la galère », lâche Christine. À 65 ans, elle est au RSA et espère toucher sa retraite dès le mois prochain. « Avec 570 euros par mois, vous ne vivez pas, assène-t-elle. Je ne suis pas venue depuis un mois à cause de soucis de santé, j’habite Verquières [petite commune du nord des Bouches-du-Rhône, Ndlr], je suis prête à vendre ma voiture, mais il n’y a rien là-bas, sauf une petite épicerie qui vend les yeux de la tête. La baguette est à 1,40 euro, alors je me rabats sur du pain de mie longue conservation à 70 centimes. » Cherchant à se rapprocher de sa fille à Avignon, Christine est en attente d’un logement social.

    Les Restos du cœur cherchent aussi, depuis longtemps, un nouveau toit, la salle polyvalente devant être rasée. L’inondation de la semaine dernière est venue renforcer la nécessite d’un local moins vétuste, de 600 à 700 m2. « On ne sait pas encore quand aura lieu la démolition, mais les besoins sont là, on a des idées, mais pour le moment ça ne colle pas », fait valoir Antoine Perroy. Le but étant de rester dans le secteur Rocade. Au plus près des besoins.

  • 21 000 visiteurs séduits par l’exposition Fantômes

    21 000 visiteurs séduits par l’exposition Fantômes

    L’exposition « Fantômes » qui était proposée du 21 juin au 28 septembre vient d’être clôturée sur un « véritable succès ». La manifestation a accueilli quelque 21 000 spectateurs, une performance pour un établissement qui a été inauguré en 2021, souligne le Département du Var, « cela confirme la programmation exceptionnelle du lieu ».

    L’exposition proposait à voir 300 objets et artefacts rassemblés pour l’occasion par le commissaire principal de l’exposition Philippe Charlier, dont certains présentés pour la première fois ici et prêtés par des musées de renom. Ils ont permis aux visiteurs d’apercevoir les multiples facettes des fantômes en six chapitres sur les trois étages dédiés. Un voyage étonnant sur tous les continents de l’Antiquité à nos jours. Une exposition s’achève, une autre se prépare. L’hôtel départemental donne d’ores et déjà rendez-vous, avec une manifestation qui prendra place du 13 décembre au 22 mars sur le thème des « Carnavals, d’ici et d’ailleurs ».

  • La villa de la « Moulaga » réclame 107 millions

    La villa de la « Moulaga » réclame 107 millions

    J’ai dit, j’ai dit, donnez-moi d’la moula – J’ai dit, j’ai dit, donnez-moi d’la moula ! » Des paroles assez providentielles pour cette procédure judiciaire.

    Cent sept millions d’euros. C’est la somme – improbable – que réclament les propriétaires de cette majestueuse demeure du petit village du Castellet, en assignant en justice pêle-mêle : Midi Midi Production, le label qui a financé le tournage du clip, la plateforme de location de maisons de luxe, Luxe Homelly, Google et Youtube, pour la diffusion dudit clip qui a dépassé les 200 millions de vues sur le net.

    « Pas au courant du tournage »

    Argument massue développé par les propriétaires : ils assurent n’avoir jamais été au fait qu’un quelconque tournage devait avoir lieu chez eux. Selon leur avocat, dont les propos ont été recueillis par l’Informé qui a révélé l’information, la résidence « n’a pas vocation à servir pour les tournages. La famille n’était absolument pas au courant. » Et de préciser que depuis, « la famille est importunée par des passants » qui ont identifié le lieu avec la diffusion du clip… Les propriétaires réclament notamment le retrait du clip des plateformes où il peut être visionné et 107 millions d’euros, en se basant sur le nombre de vues du vidéo-clip, pour le préjudice subi depuis que la maison a acquis une célébrité certaine auprès des fans de Jul.

    La procédure qui date de septembre 2023 a fait l’objet d’une décision d’étape début septembre, lors de celle-ci, la plainte initialement portée contre Google France a été reportée sur la maison mère irlandaise. Pour l’heure, aucun des deux rappeurs n’a réagi à la polémique soulevée par cette nouvelle affaire.

  • La fête de la science invite autour des intelligences

    À l’heure où l’intelligence artificielle s’invite dans notre quotidien, interroge nos certitudes et bouleverse de nombreux domaines, la Fête de la Science 2025 nous invite à explorer ce que signifient réellement les intelligences », introduit lors de la conférence de presse Jean-Luc Parrain délégué régional académique à la recherche et à l’innovation. Le ton est donné, le public est invité à découvrir gratuitement pendant 10 jours toutes les formes auxquelles s’attache dorénavant cette faculté longtemps ramenée à un quotient intellectuel.

    Cette année pas moins de six ambassadeurs régionaux explorent une palette de possibilités pour parler intelligence et science. Dans le Var, c’est Valentin Gies professeur à l’université de Toulon spécialisé dans l’intelligence artificielle embarquée, appliquée à la robotique et à l’acoustique sous-marine qui est le porte-parole. Dans les Hautes-Alpes, on retrouve Romane Le Gal astrophysicienne, spécialisée en astrochimie dont les recherches se concentrent sur la formation de systèmes planétaires. Dans les Bouches-du-Rhône, deux ambassadeurs, Pierre Pascal Lenck-Santini est chargé de recherche à l’Inserm. Il fait partie de l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée à Marseille (Inmed). Électrophysiologiste, les oscillations neuronales de notre cerveau sont son domaine de prédilection. Javier Gil-Quijano, lui est responsable d’équipe au CEA et expert en intelligence artificielle appliquée, spécialisé dans le développement de solutions d’IA embarquée et de machine learning pour l’analyse de signaux multi-capteurs. Dans les Alpes-Maritimes, on retrouve Carole Rovère chargée de recherche Inserm au sein de l’Institut de pharmacologie moléculaire et Cellulaire (IPMC – Université Côte d’Azur, CNRS). Ses recherches portent sur les mécanismes cérébraux qui régulent les comportements alimentaires. Enfin, dans le Vaucluse, Cyrielle Garson est maîtresse de conférences en études théâtrales et anglophones à Avignon Université. Passionnée par la rencontre entre sciences et création artistique, elle explore au sein de son laboratoire (Identités culturelles, Textes et théâtralité ( ICTT) les possibilités offertes par le numérique pour réinventer les formes du spectacle vivant.

    Au rayon nouveauté, pour le premier vendredi d’ouverture, le public découvrira un événement intitulé Nuit de la science et organisé dans 3 villes, Avignon, Valbonne et Marseille. « Pour Marseille, une cinquantaine de scientifiques d’Aix-Marseille université sont présents à l’institut méditerranéen de la ville et des territoires(IMVT) pour une soirée gratuite qui s’adresse à tous les publics de 18h à 23 heures » présente Florence Lisle de la cellule culture scientifique et Amu. Et de poursuivre « cet événement intitulé Recherche dans la ville propose un parcours avec 5 espaces. Mobilité, logement, biodiversité, verger collectif, imaginaire autour des noms des rues, ou encore grand jeu et blind test sont des thèmes au menu de cette soirée. »

    Fetedelascience.fr

  • La fête de la science invite autour des intelligences

    La fête de la science invite autour des intelligences

    À l’heure où l’intelligence artificielle s’invite dans notre quotidien, interroge nos certitudes et bouleverse de nombreux domaines, la Fête de la Science 2025 nous invite à explorer ce que signifient réellement les intelligences », introduit lors de la conférence de presse Jean-Luc Parrain délégué régional académique à la recherche et à l’innovation. Le ton est donné, le public est invité à découvrir gratuitement pendant 10 jours toutes les formes auxquelles s’attache dorénavant cette faculté longtemps ramenée à un quotient intellectuel.

    Cette année pas moins de six ambassadeurs régionaux explorent une palette de possibilités pour parler intelligence et science. Dans le Var, c’est Valentin Gies professeur à l’université de Toulon spécialisé dans l’intelligence artificielle embarquée, appliquée à la robotique et à l’acoustique sous-marine qui est le porte-parole. Dans les Hautes-Alpes, on retrouve Romane Le Gal astrophysicienne, spécialisée en astrochimie dont les recherches se concentrent sur la formation de systèmes planétaires. Dans les Bouches-du-Rhône, deux ambassadeurs, Pierre Pascal Lenck-Santini est chargé de recherche à l’Inserm. Il fait partie de l’Institut de neurobiologie de la Méditerranée à Marseille (Inmed). Électrophysiologiste, les oscillations neuronales de notre cerveau sont son domaine de prédilection. Javier Gil-Quijano, lui est responsable d’équipe au CEA et expert en intelligence artificielle appliquée, spécialisé dans le développement de solutions d’IA embarquée et de machine learning pour l’analyse de signaux multi-capteurs. Dans les Alpes-Maritimes, on retrouve Carole Rovère chargée de recherche Inserm au sein de l’Institut de pharmacologie moléculaire et Cellulaire (IPMC – Université Côte d’Azur, CNRS). Ses recherches portent sur les mécanismes cérébraux qui régulent les comportements alimentaires. Enfin, dans le Vaucluse, Cyrielle Garson est maîtresse de conférences en études théâtrales et anglophones à Avignon Université. Passionnée par la rencontre entre sciences et création artistique, elle explore au sein de son laboratoire (Identités culturelles, Textes et théâtralité ( ICTT) les possibilités offertes par le numérique pour réinventer les formes du spectacle vivant.

    Au rayon nouveauté, pour le premier vendredi d’ouverture, le public découvrira un événement intitulé Nuit de la science et organisé dans 3 villes, Avignon, Valbonne et Marseille. « Pour Marseille, une cinquantaine de scientifiques d’Aix-Marseille université sont présents à l’institut méditerranéen de la ville et des territoires(IMVT) pour une soirée gratuite qui s’adresse à tous les publics de 18h à 23 heures » présente Florence Lisle de la cellule culture scientifique et Amu. Et de poursuivre « cet événement intitulé Recherche dans la ville propose un parcours avec 5 espaces. Mobilité, logement, biodiversité, verger collectif, imaginaire autour des noms des rues, ou encore grand jeu et blind test sont des thèmes au menu de cette soirée. »

    Fetedelascience.fr

  • À La Seyne, écologistes et FI se positionnent

    À La Seyne, écologistes et FI se positionnent

    Dans un communiqué signé de la main de son responsable, Daniel Bertrand, le groupe local EELV, « prend acte de la candidature de Stéphane Sacco de la GRS [Gauche républicaine et socialiste] pour les prochaines élections municipales ».

    « Forts de notre travail depuis de longs mois avec tous les partis progressistes de gauche, nous allons continuer à travailler pour l’union afin de présenter aux seynois une seule et unique liste dans les prochaines semaines […] Nous sommes et restons dans une démarche collective d’ouverture, de respect et de concertation où il n’a jamais été question de choisir arbitrairement un candidat pour animer notre projet et conduire notre liste. Nous ne nous résignons pas à la désunion », poursuit le texte.

    Un autre communiqué, signé « la France insoumise Var », réagit au départ d’une dizaine d’insoumis seynois, dont les deux co-animateurs d’un groupe d’action, en désaccord avec une « stratégie du repli » et une prise de décision « antidémocratique » annoncée à l’occasion de la venue de Manuel Bompard, coordinateur national du mouvement. Ce départ, annoncé dans nos colonnes ce samedi dans un article qualifié de « biaisé » par le communiqué de la FI Var, n’est pas démenti.

    « La France insoumise refuse une stratégie d’union sans contenu et de ralliement derrière la Gauche républicaine et sociale (GRS). Une très large majorité des insoumis et des groupes d’action de la France insoumise à la Seyne-sur-Mer travaillent à la construction d’une liste d’union populaire pour les élections municipales et c’est dans ce cadre que Manuel Bompard a été invité », précise la FI Var, qui insiste : « LFI est le mouvement politique de gauche qui est arrivé en tête des élections à La Seyne-sur-Mer aux dernières élections européennes, comme aux dernières élections présidentielles. Il est donc légitime qu’elle puisse conduire une liste d’union populaire ».

  • Passes d’armes sur les logements sociaux et les écoles

    Passes d’armes sur les logements sociaux et les écoles

    Il y a eu trop de décisions débattues. Il va falloir s’organiser différemment sur les prochains conseils », pestait l’élu d’opposition Damien Guttierez (SE), au terme d’un conseil municipal qui aura duré quatre heures, mardi. Une longue après-midi durant laquelle la présentation des délibérations a pris du temps, avant de laisser place à des débats parfois houleux, loin du politiquement correct.

    La question du logement a mis le feu aux poudres entre Olivier Andrau (PS) et Dorian Munoz (RN). Première pierre d’achoppement : le renouvellement de conventions liées au dispositif partenarial de la convention habitat multi-sites entre la Métropole et la commune, via l’Établissement public foncier Provence-Alpes-Côte d’Azur (EPF Paca). L’une de ces conventions prévoit la création de 3 000 logements en mixité sociale, dont 40% de logements sociaux, avec un avenant de 5 millions d’euros portant le montant total à 55 millions. Ce qui ne plaît pas, bien entendu, à l’élu RN, malgré l’obligation, en vertu de la loi SRU, de présenter 20% de logements sociaux sur la commune : « Pourquoi en créer alors que les Seynois n’en veulent pas ? Ça produit de la concentration de risques et une hausse de la circulation et de la bétonisation. » Le socialiste lui répond sèchement : « Je suis effaré de cette malhonnêteté. Si c’est les Seynois d’abord, qu’allez vous faire ensuite ? Vous barricader entre vous ? Ce message sur la bétonisation est hors sujet et témoigne de votre amateurisme. »

    Le débat s’est ensuite porté sur la gestion de ces logements, avec un projet de délibération portant sur les conventions des gestions de flux signées avec les bailleurs sociaux, afin d’en optimiser l’allocation.

    Andrau : « Vous mentez depuis cinq ans »

    Même cause, même effet pour l’élu d’extrême droite : « La commune perd la main sur la gestion. Cela va générer plus de colère et prive la Seyne de son autonomie. » « à chaque fois, vous rajoutez une couche dans le n’importe quoi, rétorque Olivier Andrau. Vous agitez, à chaque prise de parole, les tensions sociales et soufflez sur les braises avec des discours démagogiques. Depuis toujours, pour le logement social, c’est celui qui paye qui attribue. C’est une nécessité pour loger, parce que trop d’élus de droite et du RN n’en veulent pas dans leur commune. » « Il n’y a plus assez de logements sociaux, il faut en construire. Au lieu de faire des débats politiques, soyons concrets. Il y aura un quota de logements sociaux adressés aux bailleurs, mais nous gardons la main sur les décisions », tranche l’adjointe au logement, Basma Bouchkara.

    La votation concernant deux avenants au budget municipal (571 304 euros pour le fonctionnement communal, 848 339 sur les investissements) a également intensifié les débats entre la majorité et l’élu socialiste, indigné par l’abandon du projet de nouvelle école pour remplacer celles de Verne et Mabily : « Vous mentez depuis 5 ans. En lieu et place d’une école, il y a un terrain vague, que vous justifiez par une baisse démographique. » Réponse acérée du maire, Joseph Minniti : « Le mandat précédent affichait un budget de 600 000 euros, nous passons à 1,6 million cette année. Les écoles étaient dans des états innommables et je préfère favoriser 5 000 enfants plutôt qu’un seul établissement. » « Je ne dénigre pas vos investissements, mais votre discours ne tient pas compte des transferts de compétences sur les écoles à la commune, qui a fait augmenter le budget », se défend Andrau.

  • La Nuit du bien commun dénoncée par plusieurs organisations de gauche

    L’événement se veut philanthropique. Lundi 6 octobre, la Nuit du bien commun doit lever des fonds pour une dizaine d’associations du territoire, au cours d’une soirée au 6Mic, salle de spectacle gérée par la Ville d’Aix et sous délégation de service public, qui devrait être bondée de mécènes. Fondée en 2017 par Pierre-Édouard Stérin, milliardaire exilé fiscal en Belgique, connu pour ses positions réactionnaires et proches de l’extrême droite, la Nuit du bien commun suscite l’inquiétude. Plusieurs associations, syndicats et responsables politiques alertent sur les liens entre cet événement caritatif et une stratégie de blanchiment idéologique, dissimulée sous des intentions charitables.

    En marge de la soirée, une mobilisation est prévue pour dénoncer le caractère controversé de l’événement. Depuis plusieurs semaines, collectifs, syndicats et associations sensibilisent sur la tenue de la Nuit du bien commun et appellent à rejoindre le mouvement. Le collectif Solidaires13 appelle à « bloquer » l’événement, qu’il décrit comme « un moment de réseautage et d’organisation pour l’extrême droite locale ». Le collectif aixois contre l’extrême droite dénonce également une opération de façade pour promouvoir le projet Périclès. « C’est au travers de ce type d’initiatives que Stérin et ses alliés poursuivent leur projet : gagner les esprits des Français aux idées de l’extrême droite », pointe le collectif.

    « mensonge éhonté »

    Si le milliardaire d’extrême droite s’est officiellement retiré de l’organisation, la polémique demeure. En cause, le fait que l’événement est organisé par l’entreprise Obole, plateforme de collecte de dons créée en 2017 et financée par Pierre-Édouard Stérin, également à la tête d’Otium Capital, Smartbox et du Fonds du Bien Commun. Les organisations de gauche craignent notamment que la Nuit du bien commun ne soit organisée au profit du projet Périclès (Patriotes, enracinés, résistants, identitaires, chrétiens, libéraux, européens, souverainistes) du milliardaire, dont les ambitions ont été révélées par le journal L’Humanité, en 2024.

    Marc Pena, député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône, a exprimé « sa vive opposition au projet (…) initialement prévue à Marseille, mais refusée par la municipalité de la cité phocéenne ». L’élu appelle la Municipalité et le 6MIC à « prendre leurs responsabilités ».

    « Il est impossible pour nous de céder les espaces d’expression pour des idées telles que celles de Stérin, qui propagent une haine des uns, des autres, martèle Catherine Lecoq, comédienne et déléguée syndicale de la CGT Spectacles. On est sur du mensonge éhonté pour récupérer des fonds et cracher du venin par rapport aux prochaines élections. C’est impensable. » « Ce qui se passe à Aix est un cas d’école sur la façon dont l’extrême droite mène une bataille culturelle auprès d’associations, du public », ajoute de son côté Anne-Marie Alary, animatrice du collectif aixois contre l’extrême droite.

    « C’est un moyen de lever des fonds à l’heure ou il y a un gros serrage de ceinture des deniers publics et que beaucoup d’associations se rabattent sur les fondations de grandes entreprises, qui sont embouteillées, estime de son côté Grégory Vignier, directeur général de l’école de XV, qui lutte contre le décrochage scolaire des plus précaires, en lien étroit avec l’éducation nationale et participe à sa troisième Nuit du bien commun. 100% des dons nous sont reversés, pas un centime n’est reversé à Obole. Les mécènes n’ont aucun droit de regard sur l’utilisation que nous faisons des crédits attribués et nous avons l’obligation de signer une charte qui nous oblige à éviter tout prosélytisme religieux ou politique dans nos actions. Si l’organisation était d’extrême droite, elle ne financerait que des initiatives qui ont un rapport politisé à l’extrême droite. Je ne pense pas que l’insertion de détenus, le soutien aux femmes battues ou la scolarité soient des politiques prioritaires de l’extrême droite. »

    Sollicitée, la Ville n’a pas pu répondre avant le bouclage de notre édition.

    « C’est un cas d’école sur
    la façon dont l’extrême droite mène une bataille culturelle »