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  • Un ancien cadre municipal FO de l’Alcazar sera jugé pour harcèlement

    Un ancien cadre municipal FO de l’Alcazar sera jugé pour harcèlement

    Le procès d’un ancien conservateur de la bibliothèque municipale l’Alcazar, délégué Force ouvrière très influent, a été fixé au 10 novembre prochain.

    Patrick Casse sera jugé pour « harcèlement moral par propos ou comportements répétés ayant pour objet ou effet une dégradation des conditions de travail pouvant attenter aux droits à la dignité à la santé ou à l’avenir professionnel d’autrui commis du 1er février 2019 au 1er janvier 2023 ». Le rôle du tribunal aligne les noms de 13 victimes présumées.

    L’affaire a été évoquée mardi devant la 6e chambre où l’avocat du prévenu sollicitait un supplément d’information : auditions d’avocats, de l’ex-directeur général des services, du référent harcèlement de la Ville, production de lettres de mission, de listes de candidats, etc. « On a tous compris que le reproche fait à Patrick Casse, c’est de dire que FO contrôlait tout. Puisqu’on le traite de dictateur, je demande une expertise psychologique » a ajouté Me Thomas Callen, son client renversant la vapeur à l’approche du procès pour se dire victime de harcèlement de Pierre Chagny, ce conservateur de bibliothèque qui a lancé l’alerte éthique. Me Callen minimise : « il n’a fait qu’agglomérer depuis presque 30 ans 46 témoignages pour le dénigrer ».

    « On vous demande de tout refaire pour tout remettre en cause à l’audience », a ironisé pour s’y opposer la procureure Isabelle Candau. Au final, le tribunal a fait droit à une seule demande : celle d’une expertise psychologique du prévenu qui devra être réalisée avant le procès fixé au 10 novembre.

  • Un accident du travail laisse l’intervenant tétraplégique

    Une entreprise du BTP et son gérant répondaient de blessures involontaires et d’omission de mise à disposition d’équipements de travail contre les risques de chute.

    Le 9 mai 2023, à 7h20 du matin, Alain, 70 ans, se hisse avec son donneur d’ordre sur un échafaudage fait de trois tréteaux surmontés de madriers. L’auto-entrepreneur est missionné en qualité d’ « OPC chantier » sur un projet d’extension de villa, boulevard Gillet (13e). « Depuis le début de l’année, j’avais dit que je ne monterai plus sur les échafaudages à mon âge, sauf qu’on m’a demandé de venir contrôler le coffrage d’une poutre » a-t-il expliqué hier, cloué sur un fauteuil roulant depuis la chute qui l’a laissé tétraplégique.

    « C’était pas mon salarié », se défend le gérant comme cela l’exonérait des mesures de protection. « À 7h du matin, quand il est arrivé on a essayé de monter rapidement l’échafaudage, mais on n’avait pas encore mis les garde-corps. Je lui ai dit qu’il était hors de question qu’il monte car il était âgé et en plus il boitait. Il nous a mis la pression. Il s’est précipité pour monter. »

    L’inspection du travail n’avait pas voulu se déplacer, expliquant aux policiers qu’elle n’est pas compétente pour les auto-entrepreneurs qui ne sont pas des travailleurs au sens du Code du travail. Les policiers n’ont pas fait de constatations sur place. Reste des témoignages divergents. « La cause de la chute, c’est l’absence de dispositif de sécurité sur le chantier » retient Me Alexandra Costecalde-Bossy pour la partie civile. « On nous oppose qu’en tant que travailleur indépendant, il serait seul responsable de ses propres équipements. Mais ce n’est pas à lui de venir avec son propre échafaudage ! »

    Pour la procureure Isabelle Candau, le prévenu tente de « se rattraper aux branches ». La victime n’est pas un sous-traitant, mais un intervenant indépendant, il n’en reste pas moins qu’il n’y aurait pas eu de chute s’il y avait eu des garde-corps. « Non, la victime n’a pas concouru à son propre dommage » dit-elle et réclame jusqu’à 4 mois avec sursis et 10 000 euros d’amende contre le gérant, et jusqu’à 40 000 euros d’amende dont une partie avec sursis contre l’entreprise.

    « En tant qu’auto-entrepreneur, l’intervenant est soumis à sa propre réglementation sur la montée et la descente de l’échafaudage. Les garde-corps étaient présents sur le chantier mais il était encore tôt pour les monter » soutient Me Thomas Luc qui a plaidé la relaxe de l’entrepreneur. Il rappelle la pauvreté de l’enquête : « Il n’y a aucune démonstration de la preuve car il n’y a eu aucun relevé sur la scène infractionnelle. Quand les policiers sont repassés 3 mois après, les travaux étaient finis. C’est dramatique. » Délibéré le 20 octobre.

  • « On a besoin d’une prise en charge globale »

    « On a besoin d’une prise en charge globale »

    La Marseillaise : Au-delà de la position du Préfet, quel est l’état des lieux ?

    Antoine Henry : Il suffit de flâner dans les rues du centre-ville pour s’en rendre compte, c’est catastrophique. On a un public de plus en plus nombreux de personnes en très grande précarité, sans logement et sans aucun revenu, même des minima sociaux, dont les besoins les plus primaires ne sont pas couverts. Elles n’ont que la rue comme horizon et possibilités, et quand on est consommateur et en situation d’addiction, malheureusement les trois quarts du temps si on essaie de se cacher, quand on est à 10, 12 injections par jour de cocaïne, il y en a une qu’on va faire dans la rue parce qu’on ne peut pas attendre.

    Comment avez-vous pris l’opposition du préfet à la HSA ?

    A.H. : On focalise beaucoup sur la HSA, et c’est un des maillons essentiels, il nous la faut mais c’est une prise en charge globale dont on a besoin. Si ces personnes avaient un toit, elles ne dérangeraient personne en consommant. Mettre les moyens dans l’accès au logement, aux centres médico-psychologiques, résoudrait une grande partie du problème. Cette déclaration du préfet témoigne pour nous d’une méconnaissance du sujet en opposant lutte contre le narcotrafic et prise en charge pour les consommateurs à la rue, et aussi une main mise du ministère de l’Intérieur sur un enjeu de santé publique, c’est inquiétant.

    En attendant, que pouvez-vous faire sur le terrain ?

    A.H. : Nos équipes encaissent, avec difficulté, elles sont épuisées. En 2023 on accompagnait 499 personnes, là en septembre 2025, on a déjà passé le millier. Mais nous, on a n’a pas doublé de financement et d’effectifs. Et on se rend compte qu’il y a une dégradation extrêmement rapide des conditions socio-économiques des personnes. La situation est extrêmement explosive, avec des dispositifs de droits communs saturés. Je ne suis pas très optimiste, d’autant que la situation politique instable à court terme, et les perspectives à long terme peu réjouissantes…

  • Encore des pavés à battre

    Les comptes sont bons. Enfin, ça dépend pour qui, évidemment. 2024 a été une belle année, une année record, au terme de laquelle les entreprises du CAC 40 ont distribué pour 98 milliards d’euros de dividendes.

    Comme Michel Barnier avant-hier, François Bayrou hier, Sébastien Lecornu tente, aujourd’hui, de « trouver » entre 40 et 44 milliards d’euros pour : combler le trou de la dette, remettre le budget de l’État sur la voie de l’équilibre, réduire
    le déficit, etc.

    À coups d’année blanche, d’augmentation de la facture médicale, de réduction des droits des assurés, des salariés, des demandeurs d’emploi, des retraités…
    Mais attention, sans toucher à la réforme des retraites, sans restaurer l’impôt sur la fortune, sans mettre en place
    la taxe Zucman pour
    « prendre 2% aux plus riches ». Une proposition à la fois attaquée par
    le patronat, la droite et l’extrême droite, dans
    une coalition de grands bourgeois conservateurs.

    Coalition de grands bourgeois

    Alors qu’attendre d’un président de la République hors-sol, d’un Premier ministre sur un siège éjectable et sans gouvernement, et de cette alliance opportuniste de députés capitalistes au Parlement ? Quasiment rien, sinon d’entendre les salariés, retraités, citoyens au bord de
    la rupture, légitimement en colère contre des réformes qui sont faites sans eux et contre eux. La colère des citoyens, militants et syndicats qui ne se découragent pas face à une telle adversité qui, mobilisation après mobilisation, ont une envie commune, celle d’une société plus juste et respectueuse de chacun. Et visiblement, il y a encore des pavés à battre pour y arriver !

  • Encore des pavés à battre

    Encore des pavés à battre

    Les comptes sont bons. Enfin, ça dépend pour qui, évidemment. 2024 a été une belle année, une année record, au terme de laquelle les entreprises du CAC 40 ont distribué pour 98 milliards d’euros de dividendes.

    Comme Michel Barnier avant-hier, François Bayrou hier, Sébastien Lecornu tente, aujourd’hui, de « trouver » entre 40 et 44 milliards d’euros pour : combler le trou de la dette, remettre le budget de l’État sur la voie de l’équilibre, réduire
    le déficit, etc.

    À coups d’année blanche, d’augmentation de la facture médicale, de réduction des droits des assurés, des salariés, des demandeurs d’emploi, des retraités…
    Mais attention, sans toucher à la réforme des retraites, sans restaurer l’impôt sur la fortune, sans mettre en place
    la taxe Zucman pour
    « prendre 2% aux plus riches ». Une proposition à la fois attaquée par
    le patronat, la droite et l’extrême droite, dans
    une coalition de grands bourgeois conservateurs.

    Coalition de grands bourgeois

    Alors qu’attendre d’un président de la République hors-sol, d’un Premier ministre sur un siège éjectable et sans gouvernement, et de cette alliance opportuniste de députés capitalistes au Parlement ? Quasiment rien, sinon d’entendre les salariés, retraités, citoyens au bord de
    la rupture, légitimement en colère contre des réformes qui sont faites sans eux et contre eux. La colère des citoyens, militants et syndicats qui ne se découragent pas face à une telle adversité qui, mobilisation après mobilisation, ont une envie commune, celle d’une société plus juste et respectueuse de chacun. Et visiblement, il y a encore des pavés à battre pour y arriver !

  • Les Minots ont été renversés, à Martigues

    également engagé dans cette Ligue des champions des jeunes, l’OM n’a pas tenu la distance contre l’Ajax. Un scénario identique au match face au Real, il y a deux semaines, avec de l’avance et finalement une défaite sur le score de 5 à 3.

    Sous les yeux de Pablo Longoria, Medhi Benatia et d’une demi-douzaine de recruteurs, l’OM a été réactif. D’abord embêtés par la vivacité et la technicité des Néerlandais, les Minots ont répondu à l’ouverture du score d’Emre Unuvar. Trois buts au cœur de la première période par Abdallah, neveu de Toifilou Maoulida, Camara et Lamare. Une efficacité, oui, mais les jeunes ajacides reviennent à 3-2, au bout du temps additionnel.

    Rageant est le mot pour définir la seconde période. La tendance s’était inversée avec une domination nette des Olympiens et l’Ajax jouant les contres. Ce qu’ils ont fait à merveille avec trois réalisations d’Unuvar, Nash et Teuwsen. Avec un tournant à l’heure de jeu, lorsque l’arbitre n’a pas sorti un carton rouge malgré une semelle au-dessus de la cheville, sur une faute amstellodamoise. Comme face au Real, l’OM sort frustré de ne même pas prendre un point, après avoir mené au score.

    OM 3 (3)AJAX 5 (2)
    2e journée de la Youth League
    Stade Francis-Turcan, à Martigues
    Arbitre : Daniel Higraff (NOR)
    Buts : Abdallah (25e), Lamare (33e), Camara (37e) ; Unuvar (11e, 51e), Verkuijl (45+4), Nash (72e), Teuwsen (90+5)OM : Badaoui – Bezahaf, N’Zinga, Camara, Doubal – Issanga (cap.), Corbon, Bakola – Leccesse, Abdallah, Lamare
    Entraîneur : Lasaad Hasni Ajax : El Hani – Jetten, Muzungu, Bouwman, Beekman – Steur, Verkuijl, Ouazane – Nash, Simeon, Unuvar
    Entraîneur : Paul Nuijten

  • Les Minots ont été renversés, à Martigues

    Les Minots ont été renversés, à Martigues

    également engagé dans cette Ligue des champions des jeunes, l’OM n’a pas tenu la distance contre l’Ajax. Un scénario identique au match face au Real, il y a deux semaines, avec de l’avance et finalement une défaite sur le score de 5 à 3.

    Sous les yeux de Pablo Longoria, Medhi Benatia et d’une demi-douzaine de recruteurs, l’OM a été réactif. D’abord embêtés par la vivacité et la technicité des Néerlandais, les Minots ont répondu à l’ouverture du score d’Emre Unuvar. Trois buts au cœur de la première période par Abdallah, neveu de Toifilou Maoulida, Camara et Lamare. Une efficacité, oui, mais les jeunes ajacides reviennent à 3-2, au bout du temps additionnel.

    Rageant est le mot pour définir la seconde période. La tendance s’était inversée avec une domination nette des Olympiens et l’Ajax jouant les contres. Ce qu’ils ont fait à merveille avec trois réalisations d’Unuvar, Nash et Teuwsen. Avec un tournant à l’heure de jeu, lorsque l’arbitre n’a pas sorti un carton rouge malgré une semelle au-dessus de la cheville, sur une faute amstellodamoise. Comme face au Real, l’OM sort frustré de ne même pas prendre un point, après avoir mené au score.

    OM 3 (3)AJAX 5 (2)
    2e journée de la Youth League
    Stade Francis-Turcan, à Martigues
    Arbitre : Daniel Higraff (NOR)
    Buts : Abdallah (25e), Lamare (33e), Camara (37e) ; Unuvar (11e, 51e), Verkuijl (45+4), Nash (72e), Teuwsen (90+5)OM : Badaoui – Bezahaf, N’Zinga, Camara, Doubal – Issanga (cap.), Corbon, Bakola – Leccesse, Abdallah, Lamare
    Entraîneur : Lasaad Hasni Ajax : El Hani – Jetten, Muzungu, Bouwman, Beekman – Steur, Verkuijl, Ouazane – Nash, Simeon, Unuvar
    Entraîneur : Paul Nuijten

  • Une semaine de repas gratuits dans les restaurants universitaires

    Il n’est pas encore 12h, mais devant le Crous de Gaston Berger sur le campus de Saint-Charles, la file est déjà longue. Pas étonnant puisque, ce mardi, les repas sont gratuits pour tous les étudiants à l’occasion de la « semaine d’accueil » organisée par la Ville et le Crous. Chaque jour, un restaurant universitaire offre le repas à tous les étudiants. Débuté lundi à Saint-Jerôme, puis Saint-Charles ce mardi, la semaine se poursuit à Luminy, Galinat et Centrale.

    « Cette semaine de gratuité est l’occasion pour le Crous de communiquer sur le repas à 1 euro pour les étudiants boursiers, explique Aurélie Biancarelli, adjointe (PCF) au maire chargé de l’enseignement supérieur. Mais aussi pour celles et ceux en situation de précarité qui peuvent déposer un dossier auprès des services sociaux du Crous pour bénéficier de ce prix », ajoute-t-elle.

    Une initiative importante alors que la précarité étudiante ne cesse de s’accroître. Cette année, la fédération des associations générales étudiantes (Fage) alerte sur l’augmentation du coût de la rentrée de 2,2% par rapport à 2024, revenant à 3 227 euros. « Cette situation de précarité est devenue structurelle au fil des années, insiste l’adjointe au maire. La période de la crise sanitaire l’a mise en exergue, mais je crois qu’aujourd’hui, il y a besoin de politiques publiques qui viennent les soutenir ».

    Certains étudiants sont d’ailleurs venus exprès à Saint-Charles, ce mardi, pour bénéficier du dispositif. C’est le cas de Léa, étudiante en sciences cognitives. « Je l’ai vu sur Instagram. Je n’avais pas cours aujourd’hui, mais je suis venue pour pouvoir profiter du repas, explique l’étudiante, habituée du Crous. J’arrive à m’en sortir parce que j’ai des aides : la bourse, le repas à 1 euro et la chambre au Crous. »

    Prince, en première année d’informatique, est lui venu comme tous les jours pour son repas à un euro. « je ne savais pas que c’était gratuit aujourd’hui. C’est juste que je viens tous les jours, parce que le repas à 1 euro, ça permet de réduire les dépenses, et la nourriture est bonne », affirme le jeune homme.

    Une action qui a aussi l’ambition de casser les clichés autour de la qualité des repas servis. « Certains ont une mauvaise image de la nourriture. Alors qu’on a diversifié l’offre avec des repas végétariens équilibrés et 20% de produits bios », affirme Marc Bruant, directeur du Crous Aix-Marseille Avignon.

  • Une semaine de repas gratuits dans les restaurants universitaires

    Une semaine de repas gratuits dans les restaurants universitaires

    Il n’est pas encore 12h, mais devant le Crous de Gaston Berger sur le campus de Saint-Charles, la file est déjà longue. Pas étonnant puisque, ce mardi, les repas sont gratuits pour tous les étudiants à l’occasion de la « semaine d’accueil » organisée par la Ville et le Crous. Chaque jour, un restaurant universitaire offre le repas à tous les étudiants. Débuté lundi à Saint-Jerôme, puis Saint-Charles ce mardi, la semaine se poursuit à Luminy, Galinat et Centrale.

    « Cette semaine de gratuité est l’occasion pour le Crous de communiquer sur le repas à 1 euro pour les étudiants boursiers, explique Aurélie Biancarelli, adjointe (PCF) au maire chargé de l’enseignement supérieur. Mais aussi pour celles et ceux en situation de précarité qui peuvent déposer un dossier auprès des services sociaux du Crous pour bénéficier de ce prix », ajoute-t-elle.

    Une initiative importante alors que la précarité étudiante ne cesse de s’accroître. Cette année, la fédération des associations générales étudiantes (Fage) alerte sur l’augmentation du coût de la rentrée de 2,2% par rapport à 2024, revenant à 3 227 euros. « Cette situation de précarité est devenue structurelle au fil des années, insiste l’adjointe au maire. La période de la crise sanitaire l’a mise en exergue, mais je crois qu’aujourd’hui, il y a besoin de politiques publiques qui viennent les soutenir ».

    Certains étudiants sont d’ailleurs venus exprès à Saint-Charles, ce mardi, pour bénéficier du dispositif. C’est le cas de Léa, étudiante en sciences cognitives. « Je l’ai vu sur Instagram. Je n’avais pas cours aujourd’hui, mais je suis venue pour pouvoir profiter du repas, explique l’étudiante, habituée du Crous. J’arrive à m’en sortir parce que j’ai des aides : la bourse, le repas à 1 euro et la chambre au Crous. »

    Prince, en première année d’informatique, est lui venu comme tous les jours pour son repas à un euro. « je ne savais pas que c’était gratuit aujourd’hui. C’est juste que je viens tous les jours, parce que le repas à 1 euro, ça permet de réduire les dépenses, et la nourriture est bonne », affirme le jeune homme.

    Une action qui a aussi l’ambition de casser les clichés autour de la qualité des repas servis. « Certains ont une mauvaise image de la nourriture. Alors qu’on a diversifié l’offre avec des repas végétariens équilibrés et 20% de produits bios », affirme Marc Bruant, directeur du Crous Aix-Marseille Avignon.

  • Un doublé permet à Paixão

    Deux actions lui ont suffi pour faire oublier le passé et se mettre l’intégralité des supporters de l’Olympique de Marseille dans la poche. Igor Paixão (25 ans), critiqué pour son manque d’impact offensif depuis son arrivée dans la cité phocéenne, a inscrit un doublé éclair, mardi soir face à l’Ajax Amsterdam, en seulement douze minutes de jeu.

    Pour ses deux premiers buts sous le maillot olympien, l’ailier brésilien a d’abord fait parler sa vitesse de pointe, suite à une offrande en profondeur du métronome Pierre-Emerick Aubameyang, dont la vision de jeu était phénoménale ce soir-là, avant de décrocher une frappe aux abords de la surface de réparation adverse. Comme si son instinct de prédateur s’était subitement réveillé, l’ancien pensionnaire de Feyenoord Rotterdam, grand rival du club historique néerlandais, qui avait déjà inscrit un doublé contre l’Ajax en avril 2024 (6-0), a retrouvé son sourire naturel et a même gratifié le public marseillais de quelques pas de danse pour célébrer sa première réalisation de la partie.

    La veille, Paixão avait été défendu par son entraîneur et son coéquipier Matt O’Riley. « Igor a été blessé pendant deux mois, il n’est pas dans une condition optimale. Mais c’est un joueur fort, il l’a déjà démontré en Ligue des Champions », avait réagi Roberto De Zerbi, agacé par une question d’un de nos confrères, qui avait mis en avant les récentes mauvaises performances du Brésilien. Le technicien italien a toutefois estimé que Paixão n’était pas encore à 100 %.

    Difficile d’y croire après la prestation qu’il a réalisé pour son premier match européen sous les couleurs olympiennes. « Il a beaucoup de qualités. Il peut faire la différence sur un match, il est très talentueux. C’est un super bon gars aussi en dehors du terrain, humble. On est content de l’avoir avec nous », avait souligné le milieu de terrain danois Matt O’Riley en conférence de presse d’avant-match. Au-delà de sa performance individuelle, la recrue la plus chère de l’histoire de l’Olympique de Marseille a également prouvé qu’il pouvait faire preuve d’altruisme en délivrant la passe décisive du quatrième but marseillais, inscrit par Pierre-Emerick Aubameyang. Il lui a ainsi rendu la monnaie de sa pièce.