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  • Andrea Novellan, du Mont-Blanc à la Méditerranée

    Parfois, un destin ne tient pas à grand-chose. Comme beaucoup de sportifs de haut niveau, Andrea Novellan a découvert sa discipline à l’école. Un concours de circonstances qui la mène aujourd’hui au plus haut niveau français. La gardienne de Plan-de-Cuques raconte ses premiers moments de handball : « Une prof de sport m’a dit que j’avais un bon niveau et que je devrais aller dans un club. Je voulais faire du football à la base, mais mon père m’a déconseillé, à cause de la mentalité. Donc je suis allée au handball. » L’âge auquel elle a commencé est aussi à souligner : 12 ans. Vraiment tard – « les autres filles de mon club avaient déjà 3 ou 4 ans de handball » –, mais ce manque d’expérience ne lui a pas porté préjudice. Bien au contraire.

    Les événements se sont vite enchaînés, avec des participations aux intercomités, interligues, puis les passages en pôle espoir et centre de formation. Un parcours tout à fait type dans le handball français. « J’ai suivi un schéma assez classique finalement, pour quelqu’un qui ne rentre pas dans les standards habituels », met en avant la native de Sallanches, petite ville haut-savoyarde non loin des sommets enneigés du Mont-Blanc.

    La taille ne compte pas

    Les standards dont parle Andrea, ce sont ceux de la taille. Avec son mètre 68, elle est la plus petite gardienne du championnat. Un déficit qui ne la touche pas. La joueuse de 26 ans en a fait un point fort. « Il y a des fondamentaux, des stéréotypes que la fédération et les entraîneurs respectent. Je ne tergiverse pas par rapport à ça. Si je suis toujours là, c’est que ce n’est pas qu’une question de taille », répond-elle avec franchise et calme, comme à chacune des questions posées. Andrea Novellan s’est donné les moyens d’aller chercher chaque palier. Des débuts en Nationale 1 (troisième niveau) à 15 ans, une arrivée au club de Chambray à 18, un contrat pro à 22 et, une année plus tard, l’arrivée dans la banlieue marseillaise.

    Suite à un désaccord avec Chambray, son contrat est rompu, ce qui lui permet de débarquer à Plan-de-Cuques. « Le club voulait me prêter, je ne l’avais pas vu venir. Je n’étais pas d’accord et finalement, j’ai signé un contrat sec avec Plan-de-Cuques. » Cette aventure dure donc depuis trois ans. Celle qui termine actuellement un bachelor en conception produits et design graphique peut être vue comme une pile électrique, par sa présence, sa positivité. Mais la jeune femme aux cheveux blonds, toujours attachés, est également très calme, posée. « Les gens le voient moins », sourit-elle. Un caractère entier, faisant les choses avec cœur. Dans la vie comme dans la cage, finalement, lorsqu’Andrea doit stopper les petites balles collantes.

  • Le nouveau défi de Joël Paris sur la route du café

    Le nouveau défi de Joël Paris sur la route du café

    Depuis qu’il a réussi la
    traversée Marseille- Carthage, Joël Paris a démontré une chose. « Qu’il est possible de naviguer avec seulement deux dixième de vision sur un œil ».

    Le Marseillais a décidé de prendre son destin en main. Vivre sa passion pour la course au large tout en affirmant que sa cécité ne serait pas un frein. « Je ne veux rien révolutionner, mais juste montrer qu’il est possible de prendre la barre. Ma présence au départ d’une des courses en mer les plus prestigieuses, c’est avant tout un message d’espoir, de solidarité et de combativité. »

    Pour le vieux loup de mer qu’il est devenu, « c’est aussi une façon de continuer à vivre mes rêves d’enfant ! » Un rêve qui s’est concrétisé après qu’il a reçu la confirmation de sa qualification pour la Transat du Café l’Or.

    Un premier exploit

    « Être au départ, c’est déjà un exploit », insiste-t-il. « Je sais qu’avec Goulven, nous ne gagnerons pas. Mais nous avons un objectif. Être le plus performant possible, montrer que chacun a sa chance dans la voile et atteindre la Martinique après 21 jours de course », poursuit-il.

    Si l’équipage a gardé son nom, « Rêve à perte de vue », avec l’arrivée d’un nouveau coéquipier, Joël Paris sait qu’il peut aller jusqu’au bout, cette fois.

    « Goulven Marie est un marin expérimenté. Un Breton taiseux, mais terriblement efficace, qui navigue depuis une vingtaine d’années. Et il a mis son bateau à disposition, ce qui change tout », explique Joël Paris. Toujours en Class40, le bateau qui va embarquer les deux hommes, qui est à quai au Havre depuis quelques jours, « est plus dynamique et moins gourmand financièrement ».

    Les deux hommes ont pu tester leur entente et leur maîtrise du bateau lors de l’épreuve de qualification. Une course entre Antibes et Lisbonne qui leur a ouvert les portes de la Transat.

    « Le bateau fait 14 mètres de long, 4,5 de large, avec une quille à 3,50 mètres et un mât de 18 mètres. Nous avons presque bouclé le budget et nous serons prêts pour le jour J », détaille le Marseillais.

    Pour les deux marins, il y aura le défi sportif à relever, « vivre près de trois semaines dans 4 m². Je sais que ce sera rude, mais j’ai hâte d’y être. » Au-delà de la course au large, il y aura également l’idée « d’écrire une belle histoire, de celles qui font rêver les gens, ce qui arrive de moins en moins souvent ces derniers temps », précise Joël Paris, qui sera le seul Marseillais engagé dans l’édition 2025.

    Son engagement, c’est aussi une réponse à tous ceux qui ont tenté de le dissuader d’aller au bout de ses rêves. « Je ne compte plus ceux qui m’ont dit que naviguer, ce n’était pas pour moi », rappelle-t-il.

    Il est conscient que sa vision très réduite n’est pas idéale, mais il ne cesse de répéter que « lorsque vous avez un handicap, vous êtes habitués à ce que l’on vous dise non. Habitués à vous relever face aux embûches. Vous avez, de fait, plus de résilience, mais également d’appétence dans toutes vos initiatives », conclut Joël Paris.

    Cent équipages seront au départ du Havre

    Le 26 octobre, près de 200 marins s’élanceront du Havre vers Fort-de-France pour la 17e édition de la Transat Café l’Or Le Havre Normandie.

    Cette transatlantique en double réunit les classes Imoca, Ultim, Ocean Fifty et Class40. Elle mêle performance sportive et conscience environnementale. Les plus rapides boucleront les 6 205 miles nautiques (environ 11 500 km) en deux semaines.

    Les participants devront franchir deux fois l’Équateur, avant de rejoindre Fort-de-France.

    « C’est bien plus qu’une traversée de l’Atlantique. C’est un véritable défi d’endurance, de stratégie et de complicité », indique Franck Cammas, ancien vainqueur.

  • Le réseau d’eau du Grand Avignon a besoin de travaux, mais le tuyau financier est à sec

    Les élus du Grand Avignon sont confrontés à un dilemme : augmenter la part de fiscalité dans la facture d’eau pour continuer à investir dans un réseau qui en a bien besoin, ou ne pas taper au porte-monnaie des habitants mais réduire drastiquement les travaux. « Il va falloir faire des choix », résume prosaïquement Xavier Belleville, vice-président (LR) du Grand Avignon en charge des finances. Un sujet abordé, ce lundi soir en conseil communautaire, lors des projections budgétaires 2026.

    Pour l’heure, la proposition présentée se fonde sur la seconde option : maintenir en l’état « la redevance de notre surtaxe sur l’eau qui n’a pas bougé depuis 2018 », souligne Xavier Belleville. Année où est entré en vigueur le contrat eau avec le délégataire Suez (pour 8 des 16 communes) du Grand Avignon. Soulignons qu’en 2024, le taux d’impayés des factures est de 6%, « l’un des plus importants dans la région », s’alarme Patrick Sandevoir, vice-président (DVD) du Grand Avignon délégué à l’eau potable et assainissement, en présentant le rapport annuel sur la qualité des services.

    En présence dans le public de membres du Collectif de l’eau, partisans d’une gestion publique, Patrick Sandevoir constate une baisse globale du taux de rendement – l’eau produite qui arrive bien au robinet – à 75,35% contre 77,17% en 2023, à cause « malheureusement d’une multitude de petites fuites ». 550 ont été réparées sur 1 260 km de réseau sondé. Sans livrer le chiffre 2024, le vice-président assure qu’une pénalité de 221 000 euros a été infligée au délégataire pour ces mauvais chiffres. Soit un tiers de moins (300 000 euros) que les pénalités réclamées par Suez aux usagers pour retard de paiements…

    L’état du réseau nécessite des investissements supplémentaires, alors que 16 millions d’euros ont été entrepris sur le mandat. Or, « nous faisons face à une difficulté structurelle avec une diminution constante de la consommation d’eau [-6,74% entre 2023 et 2024], ce dont on peut se féliciter, mais qui baisse nos recettes, l’inflation galopante des coûts de travaux et l’accélération des projets », décrypte le vice-président aux finances. Résultat, l’épargne nette fond. « Il n’est plus possible de poursuivre la même cadence d’investissements en gardant l’équilibre des budgets », estime-t-il. Le Grand Avignon s’apprête à sabrer dans les investissements sur l’eau potable : 1,9 million d’euros en 2026 puis 2 et 2,2 en 2027 et 2028, alors que les besoins prévus étaient respectivement de 3,1 millions d’euros, 4,5 et 4,8.

    « Une régie publique aurait permis beaucoup plus de souplesse, y compris pour fixer les tarifs et les investissements, la gestion en DSP n’est pas performante et on a encore la preuve cette année », revendique Julien De Benito, élu (PCF) d’Avignon. Alors que la DSP arrive à terme en 2028, ce sera l’un des premiers dossiers chauds de la prochaine mandature.

  • Le réseau d’eau du Grand Avignon a besoin de travaux, mais le tuyau financier est à sec

    Le réseau d’eau du Grand Avignon a besoin de travaux, mais le tuyau financier est à sec

    Les élus du Grand Avignon sont confrontés à un dilemme : augmenter la part de fiscalité dans la facture d’eau pour continuer à investir dans un réseau qui en a bien besoin, ou ne pas taper au porte-monnaie des habitants mais réduire drastiquement les travaux. « Il va falloir faire des choix », résume prosaïquement Xavier Belleville, vice-président (LR) du Grand Avignon en charge des finances. Un sujet abordé, ce lundi soir en conseil communautaire, lors des projections budgétaires 2026.

    Pour l’heure, la proposition présentée se fonde sur la seconde option : maintenir en l’état « la redevance de notre surtaxe sur l’eau qui n’a pas bougé depuis 2018 », souligne Xavier Belleville. Année où est entré en vigueur le contrat eau avec le délégataire Suez (pour 8 des 16 communes) du Grand Avignon. Soulignons qu’en 2024, le taux d’impayés des factures est de 6%, « l’un des plus importants dans la région », s’alarme Patrick Sandevoir, vice-président (DVD) du Grand Avignon délégué à l’eau potable et assainissement, en présentant le rapport annuel sur la qualité des services.

    En présence dans le public de membres du Collectif de l’eau, partisans d’une gestion publique, Patrick Sandevoir constate une baisse globale du taux de rendement – l’eau produite qui arrive bien au robinet – à 75,35% contre 77,17% en 2023, à cause « malheureusement d’une multitude de petites fuites ». 550 ont été réparées sur 1 260 km de réseau sondé. Sans livrer le chiffre 2024, le vice-président assure qu’une pénalité de 221 000 euros a été infligée au délégataire pour ces mauvais chiffres. Soit un tiers de moins (300 000 euros) que les pénalités réclamées par Suez aux usagers pour retard de paiements…

    L’état du réseau nécessite des investissements supplémentaires, alors que 16 millions d’euros ont été entrepris sur le mandat. Or, « nous faisons face à une difficulté structurelle avec une diminution constante de la consommation d’eau [-6,74% entre 2023 et 2024], ce dont on peut se féliciter, mais qui baisse nos recettes, l’inflation galopante des coûts de travaux et l’accélération des projets », décrypte le vice-président aux finances. Résultat, l’épargne nette fond. « Il n’est plus possible de poursuivre la même cadence d’investissements en gardant l’équilibre des budgets », estime-t-il. Le Grand Avignon s’apprête à sabrer dans les investissements sur l’eau potable : 1,9 million d’euros en 2026 puis 2 et 2,2 en 2027 et 2028, alors que les besoins prévus étaient respectivement de 3,1 millions d’euros, 4,5 et 4,8.

    « Une régie publique aurait permis beaucoup plus de souplesse, y compris pour fixer les tarifs et les investissements, la gestion en DSP n’est pas performante et on a encore la preuve cette année », revendique Julien De Benito, élu (PCF) d’Avignon. Alors que la DSP arrive à terme en 2028, ce sera l’un des premiers dossiers chauds de la prochaine mandature.

  • Une application pour dépister les fragilités du vieillissement

    Beaucoup de monde a répondu, ce mardi, à l’invitation lancée par le centre communal d’action sociale de Toulon pour assister à la présentation de l’application gratuite Icope* (Integrated Care for Older People). Elle permet de prévenir la dépendance grâce à un dépistage précoce des vulnérabilités au niveau de la mobilité, de la nutrition, de la cognition, de la vision et de l’audition. Mais, aussi, concernant l’état psychologique. L’objectif étant d’éviter le plus longtemps possible une perte d’autonomie qui fait peur à tout le monde. Et pas uniquement aux aînés, qui représentent l’essentiel de l’auditoire ce matin-là, les professionnels étant attendus dans l’après-midi.

    « Je suis kiné en retraite et je m’occupais justement de personnes âgées en fin de vie, à domicile. Alors, je connais bien le sujet, j’y ai été confrontée pendant des années avec tous les patients », confie avant le début de la conférence Monique Menu, bien décidée à essayer d’appréhender au mieux ce nouvel outil qu’on vient lui présenter, pour elle-même ce coup-ci.

    Prévenir la perte d’autonomie

    « On est tous là pour la même raison, je crois : c’est continuer à vivre en ayant un peu la patate, quand c’est possible », explique plus loin Cathy, une jeune infirmière retraitée. Et d’ajouter : « Comme je vois tout le monde s’écrouler autour de moi, je suis curieuse de tout ce qui peut éviter de prendre le même chemin. Vous savez, La moyenne de vie dans les Ehpad c’est entre 6 mois et 2 ans. »

    Samia, une retraitée de l’hôpital public, le dit avec d’autres mots : « J’ai une voisine qui a perdu du jour au lendemain son autonomie. Alors, on se dit qu’on sera peut-être les prochains… »

    « Le but de cette journée est d’informer la population et les professionnels de santé sur ce nouvel outil, qui permet aux seniors de pouvoir se tester eux-mêmes et être acteurs de leur vieillissement », explique la vice-présidente du CCAS de Toulon, Dominique Andreotti. Et d’insister sur l’importance, là encore, d’un diagnostic précoce.

    C’est un outil disponible sur les smartphones qui permet de s’autodépister afin d’accélérer le cas échéant la mise d’un plan de soins et de prise en charge du sujet âgé à partir de 60 ans, précise Frédéric Rodrigues, le directeur du Gérontopôle du Sud.

    Une autoévaluation déjà expérimentée dans la région de Toulouse, qui est aujourd’hui appelée à se développer sur tout le territoire, « afin d’accompagner au mieux cet axe de prévention nécessaire pour permettre le bon vieillissement de notre population ».

  • Une application pour dépister les fragilités du vieillissement

    Une application pour dépister les fragilités du vieillissement

    Beaucoup de monde a répondu, ce mardi, à l’invitation lancée par le centre communal d’action sociale de Toulon pour assister à la présentation de l’application gratuite Icope* (Integrated Care for Older People). Elle permet de prévenir la dépendance grâce à un dépistage précoce des vulnérabilités au niveau de la mobilité, de la nutrition, de la cognition, de la vision et de l’audition. Mais, aussi, concernant l’état psychologique. L’objectif étant d’éviter le plus longtemps possible une perte d’autonomie qui fait peur à tout le monde. Et pas uniquement aux aînés, qui représentent l’essentiel de l’auditoire ce matin-là, les professionnels étant attendus dans l’après-midi.

    « Je suis kiné en retraite et je m’occupais justement de personnes âgées en fin de vie, à domicile. Alors, je connais bien le sujet, j’y ai été confrontée pendant des années avec tous les patients », confie avant le début de la conférence Monique Menu, bien décidée à essayer d’appréhender au mieux ce nouvel outil qu’on vient lui présenter, pour elle-même ce coup-ci.

    Prévenir la perte d’autonomie

    « On est tous là pour la même raison, je crois : c’est continuer à vivre en ayant un peu la patate, quand c’est possible », explique plus loin Cathy, une jeune infirmière retraitée. Et d’ajouter : « Comme je vois tout le monde s’écrouler autour de moi, je suis curieuse de tout ce qui peut éviter de prendre le même chemin. Vous savez, La moyenne de vie dans les Ehpad c’est entre 6 mois et 2 ans. »

    Samia, une retraitée de l’hôpital public, le dit avec d’autres mots : « J’ai une voisine qui a perdu du jour au lendemain son autonomie. Alors, on se dit qu’on sera peut-être les prochains… »

    « Le but de cette journée est d’informer la population et les professionnels de santé sur ce nouvel outil, qui permet aux seniors de pouvoir se tester eux-mêmes et être acteurs de leur vieillissement », explique la vice-présidente du CCAS de Toulon, Dominique Andreotti. Et d’insister sur l’importance, là encore, d’un diagnostic précoce.

    C’est un outil disponible sur les smartphones qui permet de s’autodépister afin d’accélérer le cas échéant la mise d’un plan de soins et de prise en charge du sujet âgé à partir de 60 ans, précise Frédéric Rodrigues, le directeur du Gérontopôle du Sud.

    Une autoévaluation déjà expérimentée dans la région de Toulouse, qui est aujourd’hui appelée à se développer sur tout le territoire, « afin d’accompagner au mieux cet axe de prévention nécessaire pour permettre le bon vieillissement de notre population ».

  • Immersion dans les locaux d’Ifremer pour les collégiens varois

    Découvrir un haut lieu de la recherche océanographique française et même mondiale aux côtés de scientifiques chevronnés, voilà l’opportunité offerte à quatre classes de 3e de différents collèges du département ce mardi, pour l’inauguration de la fête de la science, qui se poursuit jusqu’à lundi sur plusieurs sites. Une centaine d’élèves ont ainsi investi les locaux d’Ifremer, où ils ont été initiés à la recherche océanographique.

    Pour ce faire, quatre ateliers étaient au programme. Parmi eux, une découverte d’outils de robotique sous-marine, proposée par le Campus des métiers qualification excellence de la mer de l’Université de Toulon (CMQ). Les collégiens ont également pu découvrir les fonds marins à 500 mètres de profondeur, au moyen de casques de réalité virtuelle qui les ont emmenés découvrir le canyon sous-marin Lacaze-Duthier, ses coraux et sa biodiversité. Ils ont aussi été introduits à la Halle Interactive, outil dont s’est doté l’Ifremer l’an dernier, et qui permet notamment d’être connecté aux bateaux en mer pour observer les fonds marins à distance. Enfin, le dernier atelier était voué à la découverte du phytoplancton, une algue microscopique ingérée par la faune, premier maillon de la chaîne alimentaire marine et indicateur de la qualité de l’eau.

    « Susciter

    des vocations »

    Les adolescents ont également eu le privilège de découvrir les ateliers d’Ifremer, où sont conservés et maintenus bateaux et appareils d’exploration. Pour Vincent Rigaud, directeur de l’Ifremer Méditerranée, Outre-Mer et Atlantique, c’est l’occasion de s’immerger dans un lieu d’excellence scientifique : « Nous sommes le seul institut de recherche uniquement dédié à l’océan. Nous opérons les 17 navires de la flotte océanographique française au profit de la communauté scientifique nationale et européenne. La Seyne-sur-Mer est la base où on opère et développe ces technologies d’exploration des grands fonds. » De quoi séduire les travailleurs de demain ? « C’est quelque chose qui est très visuel et parlant, c’est un outil de médiation scientifique qui attire les jeunes, tout comme leur rôle dans la préservation des océans, qu’on développe dans des ateliers liés aux aspects côtiers. Ils peuvent ramener des informations en observant l’océan au quotidien. Il ne s’agit pas que de l’intelligence des chercheurs, mais de tout un chacun. On veut faire prendre conscience aux jeunes qu’on a besoin de compétences, donc on essaie de susciter des vocations, et on a aussi besoin d’eux comme citoyens pour faire remonter ces infos. Car quand ces jeunes-là seront à la retraite, les quais de Toulon seront peut-être sous l’eau et il faudra s’adapter. »

    Pour leurs professeurs, c’est un moyen d’apporter aux élèves « une culture scientifique et une ouverture sur la mer, qu’ils ont à côté de chez eux », avance Kévin Roumier, professeur de physique-chimie au collège la Ferrage de Cuers. « La découverte d’un tel lieu fait un lien avec des problématiques qu’on évoque avec eux : changement climatique, avenir de l’océan… C’est très parlant car ça touche à leurs vies », ajoute Camille Schnell, professeure dans le même établissement. « On pourra aussi se servir de cette visite pour certains points du programme, même si ça n’en fait pas vraiment partie, notamment sur le sonar pour les calculs de vitesse, de profondeur… », complètent les deux enseignants.

  • Immersion dans les locaux d’Ifremer pour les collégiens varois

    Immersion dans les locaux d’Ifremer pour les collégiens varois

    Découvrir un haut lieu de la recherche océanographique française et même mondiale aux côtés de scientifiques chevronnés, voilà l’opportunité offerte à quatre classes de 3e de différents collèges du département ce mardi, pour l’inauguration de la fête de la science, qui se poursuit jusqu’à lundi sur plusieurs sites. Une centaine d’élèves ont ainsi investi les locaux d’Ifremer, où ils ont été initiés à la recherche océanographique.

    Pour ce faire, quatre ateliers étaient au programme. Parmi eux, une découverte d’outils de robotique sous-marine, proposée par le Campus des métiers qualification excellence de la mer de l’Université de Toulon (CMQ). Les collégiens ont également pu découvrir les fonds marins à 500 mètres de profondeur, au moyen de casques de réalité virtuelle qui les ont emmenés découvrir le canyon sous-marin Lacaze-Duthier, ses coraux et sa biodiversité. Ils ont aussi été introduits à la Halle Interactive, outil dont s’est doté l’Ifremer l’an dernier, et qui permet notamment d’être connecté aux bateaux en mer pour observer les fonds marins à distance. Enfin, le dernier atelier était voué à la découverte du phytoplancton, une algue microscopique ingérée par la faune, premier maillon de la chaîne alimentaire marine et indicateur de la qualité de l’eau.

    « Susciter

    des vocations »

    Les adolescents ont également eu le privilège de découvrir les ateliers d’Ifremer, où sont conservés et maintenus bateaux et appareils d’exploration. Pour Vincent Rigaud, directeur de l’Ifremer Méditerranée, Outre-Mer et Atlantique, c’est l’occasion de s’immerger dans un lieu d’excellence scientifique : « Nous sommes le seul institut de recherche uniquement dédié à l’océan. Nous opérons les 17 navires de la flotte océanographique française au profit de la communauté scientifique nationale et européenne. La Seyne-sur-Mer est la base où on opère et développe ces technologies d’exploration des grands fonds. » De quoi séduire les travailleurs de demain ? « C’est quelque chose qui est très visuel et parlant, c’est un outil de médiation scientifique qui attire les jeunes, tout comme leur rôle dans la préservation des océans, qu’on développe dans des ateliers liés aux aspects côtiers. Ils peuvent ramener des informations en observant l’océan au quotidien. Il ne s’agit pas que de l’intelligence des chercheurs, mais de tout un chacun. On veut faire prendre conscience aux jeunes qu’on a besoin de compétences, donc on essaie de susciter des vocations, et on a aussi besoin d’eux comme citoyens pour faire remonter ces infos. Car quand ces jeunes-là seront à la retraite, les quais de Toulon seront peut-être sous l’eau et il faudra s’adapter. »

    Pour leurs professeurs, c’est un moyen d’apporter aux élèves « une culture scientifique et une ouverture sur la mer, qu’ils ont à côté de chez eux », avance Kévin Roumier, professeur de physique-chimie au collège la Ferrage de Cuers. « La découverte d’un tel lieu fait un lien avec des problématiques qu’on évoque avec eux : changement climatique, avenir de l’océan… C’est très parlant car ça touche à leurs vies », ajoute Camille Schnell, professeure dans le même établissement. « On pourra aussi se servir de cette visite pour certains points du programme, même si ça n’en fait pas vraiment partie, notamment sur le sonar pour les calculs de vitesse, de profondeur… », complètent les deux enseignants.

  • Prévention des risques : la facture des travaux inquiète

    Le Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) franchit « enfin » une nouvelle étape, saluée par le maire, Gaby Charroux (PCF). Mais les habitants ne sont pas encore au bout de leur peine. Prescrit en 2013 et approuvé le 15 mai 2023, Martigues-Lavéra « constitue l’un des PPRT les plus complexes de France, avec ses 4 500 phénomènes dangereux émanant de 10 sites Seveso », relève la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.

    Après plus de dix ans d’instruction, ce mardi 7 octobre, la salle des conférences de l’hôtel de ville accueillait une réunion publique visant à présenter le prestataire Urbanis, désigné par la Métropole pour accompagner les riverains dans la réalisation des travaux prescrits par le document de planification.

    Le cabinet de conseil est mandaté pour une durée de 4 ans. Sa mission : réaliser le diagnostic des quelque 1 000 logements concernés par le périmètre d’exposition aux risques. Ces derniers sont de trois natures : thermique, toxique et de surpression. Zaliata Ahamada-Chanfi, représentante de la Direction départementale des territoires et de la mer, précise : « Cet accompagnement est entièrement gratuit, donc n’hésitez pas, c’est important de savoir à quoi vous êtes confrontés individuellement. »

    Une avance qui ne passe pas

    À l’issue de l’expertise, « le technicien va établir un rapport et des préconisations de travaux », développe Édouard Exposito, chef de projet chez Urbanis. Un comité technique se chargera de valider le devis, la facture et le financement. C’est là que ça bloque, du côté des riverains.

    Car, si le montant des travaux est pris en charge jusqu’à 100 %, avec une part de subventions de 60 % (Métropole, exploitants, Région, Département) et 40 % de crédits d’impôts, il y a un plafond maximum de 20 000 euros. « Si vous venez avec un devis supérieur, il y a deux possibilités : soit vous prenez à charge le surcoût, soit vous décidez de ne pas le faire et on hiérarchise le programme de travaux en enlevant des postes de la prescription initiale pour rentrer dans l’enveloppe », détaille Mathieu Duroux, chef de projet chez Urbanis.

    S’agissant du crédit d’impôt, les riverains auront à l’avancer pour se faire rembourser l’année suivante. « Nous, on est là, on subit, on ne va pas payer pour subir, s’insurge un habitant de Lavéra. C’est l’usine, la mairie qui est responsable, c’est eux qui payent ! » « C’est pollueur-payeur », approuve un autre. Dans l’assemblée, une demande remonte : pouvoir bénéficier d’un prêt à taux zéro garanti par la Ville ou la Métropole.

  • Prévention des risques : la facture des travaux inquiète

    Prévention des risques : la facture des travaux inquiète

    Le Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) franchit « enfin » une nouvelle étape, saluée par le maire, Gaby Charroux (PCF). Mais les habitants ne sont pas encore au bout de leur peine. Prescrit en 2013 et approuvé le 15 mai 2023, Martigues-Lavéra « constitue l’un des PPRT les plus complexes de France, avec ses 4 500 phénomènes dangereux émanant de 10 sites Seveso », relève la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement.

    Après plus de dix ans d’instruction, ce mardi 7 octobre, la salle des conférences de l’hôtel de ville accueillait une réunion publique visant à présenter le prestataire Urbanis, désigné par la Métropole pour accompagner les riverains dans la réalisation des travaux prescrits par le document de planification.

    Le cabinet de conseil est mandaté pour une durée de 4 ans. Sa mission : réaliser le diagnostic des quelque 1 000 logements concernés par le périmètre d’exposition aux risques. Ces derniers sont de trois natures : thermique, toxique et de surpression. Zaliata Ahamada-Chanfi, représentante de la Direction départementale des territoires et de la mer, précise : « Cet accompagnement est entièrement gratuit, donc n’hésitez pas, c’est important de savoir à quoi vous êtes confrontés individuellement. »

    Une avance qui ne passe pas

    À l’issue de l’expertise, « le technicien va établir un rapport et des préconisations de travaux », développe Édouard Exposito, chef de projet chez Urbanis. Un comité technique se chargera de valider le devis, la facture et le financement. C’est là que ça bloque, du côté des riverains.

    Car, si le montant des travaux est pris en charge jusqu’à 100 %, avec une part de subventions de 60 % (Métropole, exploitants, Région, Département) et 40 % de crédits d’impôts, il y a un plafond maximum de 20 000 euros. « Si vous venez avec un devis supérieur, il y a deux possibilités : soit vous prenez à charge le surcoût, soit vous décidez de ne pas le faire et on hiérarchise le programme de travaux en enlevant des postes de la prescription initiale pour rentrer dans l’enveloppe », détaille Mathieu Duroux, chef de projet chez Urbanis.

    S’agissant du crédit d’impôt, les riverains auront à l’avancer pour se faire rembourser l’année suivante. « Nous, on est là, on subit, on ne va pas payer pour subir, s’insurge un habitant de Lavéra. C’est l’usine, la mairie qui est responsable, c’est eux qui payent ! » « C’est pollueur-payeur », approuve un autre. Dans l’assemblée, une demande remonte : pouvoir bénéficier d’un prêt à taux zéro garanti par la Ville ou la Métropole.