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  • Coup de force des agriculteurs avant le vote du Mercosur

    Coup de force des agriculteurs avant le vote du Mercosur

    Après 25 années de négociations et de nombreux reports, c’est le jour J pour le Mercosur. Les États membres de l’Union européenne se prononcent ce vendredi à Bruxelles sur l’accord de libre-échange avec les pays d’Amérique latine concernés à savoir l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay. À ce stade, seuls l’Irlande, la Pologne, la Hongrie et la France devraient s’opposer à ce vote à la majorité qualifiée. Ce qui devrait conduire à son adoption et à sa signature par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen dès lundi au Paraguay.

    En France, les agriculteurs manifestent jusqu’à la dernière minute leur rejet de cet accord qui fait l’unanimité contre lui. C’est ainsi que des centaines de tracteurs ont bloqué la capitale ce jeudi matin, à l’appel de la Coordination rurale (CR), syndicat agricole proche de l’extrême droite. Parés de leurs bonnets jaunes, les agriculteurs ont protesté devant la tour Eiffel et l’Arc de Triomphe jusqu’aux grilles de l’Assemblée nationale, passant outre l’interdiction de manifester près des institutions parisiennes. Chahutée, la présidente de la Chambre basse du Parlement, Yaël Braun-Pivet, a reçu la CR et la FNSEA, syndicat majoritaire. « Les agriculteurs veulent voir des résultats tangibles et concrets », déclare le patron de la FNSEA Arnaud Rousseau à la sortie de la rencontre, réclamant un « créneau d’ici mars-avril » au Parlement pour une loi spéciale destinée à apporter des réponses « concrètes ». La fédération, qui perd du terrain, a appelé à un grand rassemblement devant le Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier si le Mercosur était adopté.

    « C’est la mise en concurrence sur le plan social et sur les conditions de production qui font de ces accords une grave atteinte à la souveraineté alimentaire », alerte la Confédération paysanne. « Nous ne serons jamais concurrentiels face à une agriculture qui est produite avec des salaires à 1 euro de l’heure. L’agriculture et l’alimentation n’ont pas à être issues d’une compétition qui écrase les paysans à travers le monde », rappelle-t-elle.

    Un sujet majeur

    de politique intérieure

    Le syndicat, classé à gauche, s’oppose comme la CR, à l’abattage total des troupeaux bovins infectés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). La stratégie déployée par le gouvernement qui a ravivé la colère agricole cet hiver.

    Devant le palais Bourbon, quelques parlementaires et responsables politiques sont allés à la rencontre des manifestants, à l’instar de Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. « Emmanuel Macron doit voter contre le Mercosur demain au Conseil européen. Et l’ensemble des députés européens Français doivent aussi voter contre ce traité lundi prochain ! », plaide-t-il. Car la France pourrait ne pas s’opposer mais s’abstenir lors de ce scrutin. En plein examen du budget et à l’approche d’échéances électorales cruciales, le sujet devient majeur.

    « Si le président de la République vote pour le Mercosur, après toutes ses déclarations, il prend le risque d’une censure », prévient le chef de LR Bruno Retailleau. Une menace déjà brandie par le député LFI Éric Coquerel en décembre dernier « si Emmanuel Macron signe l’accord, nous déposerons une motion de censure voire de destitution », assurait-il alors, rappelant que l’Assemblée s’était déjà prononcée « à l’unanimité contre ».

  • Kid Francis, la boxe dans les flots de l’histoire en BD

    Kid Francis, la boxe dans les flots de l’histoire en BD

    Au cours de sa courte, mais intense existence (1907-1945), Francesco Buonagurio a croisé la route de mafiosi et politiques collaborationnistes comme son oncle Spirito ou Sabiani, a fréquenté des personnalités du spectacle comme Marcel Pagnol ou Maurice Chevalier. Jeune cireur de chaussures à la Bourse, il a défié la misère, le racisme puis la violence et la mort dans les rues, sur les rings où il est devenu un champion et même en camp de concentration. Mille vies de ce Marseillais surnommé Kid Francis, que le scénariste Marius Rivière et le dessinateur Grégory Mardon remettent en lumière dans une BD exaltant ces années folles jusqu’à la guerre, d’une effusion culturelle et d’un joyeux bordel ravagés par le fascisme.

    Phares et fantômes

    « Kid Francis, c’est mon Forrest Gump à moi. Il m’accompagne tout le temps », image Marius Rivière, journaliste de métier gaiement habité par cette figure oubliée, dont il a pris connaissance lors de son passage à La Marseillaise, en 2018, alors qu’il enquêtait sur les rafles du quartier Saint-Jean de 1943. « En 1936, Kid se trouvait au milieu des sabianistes, des royalistes et des communistes qui se tapaient dessus. à cette époque, Marseille réunit toute la merde qui va se répandre partout ailleurs : les liens entre mafieux et politiques, les compromissions avec l’occupant, les héros et les salauds. »

    De Marseille à New York, en passant par Hollywood et Auschwitz, une atmosphère retranscrite par des dialogues, silences et traits éloquents imprégnés par l’univers de films noirs comme Raging bull de Scorsese, Les incorruptibles de De Palma ou Les Sentiers de la perdition de Sam Mendes. Un esthétisme exprimé dans une rigueur quasi-documentaire, traversé par des fantômes comme le nazi Oberg, mais qui se permet aussi des libertés scénaristiques avec des phares comme Banjo, héros imaginé en 1929 par Claude McKay suite à son passage dans le Quartier réservé de Marseille.

    239 pages, 25, 95 euros.

  • Municipales à Avignon : une fin de semaine décisive à gauche

    Municipales à Avignon : une fin de semaine décisive à gauche

    Cela fera presque un an que Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon a indiqué ne pas vouloir se représenter pour un 3e mandat. Depuis lors, au sein de sa majorité, « personne n’est apparu naturellement comme l’héritier ou l’héritière, même si je n’aime pas trop cette expression-là », constate Cécile Helle, interrogée mardi soir à l’issue de sa première cérémonie de vœux.

    À deux gros mois de l’échéance (15 et 22 mars), la situation se décante. Lundi déjà, le renoncement de Joël Peyre, « qui aurait fait un bon maire mais pas un bon candidat » selon beaucoup d’observateurs, a rebattu les cartes. L’élu aux finances organisait d’ailleurs ce jeudi soir un pot de clôture dans son éphémère permanence. Au sein de la majorité, restent en lice Paul-Roger Gontard (La Convention) qui semble plutôt isolé, et surtout David Fournier (PS). Cécile Helle n’a pas encore officialisé son soutien mais sa confidence mardi soir – « J’ai toujours été au PS, il n’y aura pas de surprises dans la manière dont je vais me positionner » – ne laisse peu de place au doute. Des échanges ont lieu en vue de son éventuelle présence, samedi matin, lors de l’inauguration du local de campagne de David Fournier. Dans la même veine, Benoît Belvalette, candidat pour Place publique, pourrait y avaliser son soutien.

    La majorité actuelle

    en passe de se désunir

    Mais pour l’heure, même en ayant agrégé des soutiens hors de la majorité actuelle (Génération écologie, Les Écologistes, l’ex-insoumis Farid Faryssy…), David Fournier ne devrait pas compter sur ceux du PCF et Génération.s. Samedi dernier, la section locale du PCF a voté pour une alliance avec la liste LFI de Mathilde Louvain, créditée d’un flatteur 14% dans le sondage du 20 décembre. Une décision qui reste toutefois soumise à l’aval du bureau national qui doit statuer ce samedi et pourrait faire évoluer la donne. La configuration est similaire chez Génération.s, qui devait se prononcer en interne ce jeudi soir. « Les signaux sont très favorables avec LFI et plus compliqués auprès du PS local », admet Éric Deshayes, adjoint au maire et référent G.s 84.

    « On fait des choix sur des idées, on se rassemble d’abord sur un projet avec un renouvellement des pratiques et des personnes », défend Éric Deshayes. Manière de ne pas approuver le ralliement très précoce des Écologistes ou de Farid Faryssy à David Fournier. Le PCF tout comme G.s fait partie d’Avenir citoyen, collectif qui ne se retrouvait pas naturellement dans l’offre de candidats. Le mouvement, dont est aussi membre l’adjointe aux sports Zinèbe Haddaoui (ex-PS), doit se positionner ce vendredi soir. Outre les orientations politiques, les personnalités, et leurs antécédents, comptent aussi. Lors des départementales 2021, le binôme d’union de la gauche Haddaoui-Deshayes avait été battu par l’écologiste Samir Allel, néo-soutien de David Fournier.

  • Après 42 ans comme maire d’Entraigues, Guy Moureau s’arrête là

    Après 42 ans comme maire d’Entraigues, Guy Moureau s’arrête là

    C’est assurément une page politique qui va se tourner à Entraigues à l’issue des municipales des 15 et 22 mars. Et même de la vie vauclusienne puisque le maire en poste depuis le plus longtemps dans le département, Guy Moureau, ne briguera pas un 8e mandat. Le premier magistrat PCF l’a confirmé, ce mercredi soir, en clôture de ses vœux à la population. « Après 42 ans de bons et loyaux services en qualité de maire d’Entraigues, je ne me représenterai pas à vos suffrages », proclame Guy Moureau, élu maire en 1984 à 29 ans.

    S’il avait annoncé en 2020 que ce serait son dernier mandat, la possibilité de prolonger l’aventure s’est toutefois posée. En mai dernier, dans nos colonnes, sa « décision » n’était pas prise. « L’opération cardiaque que j’ai subie récemment, l’avis de mon cardiologue me poussent à dire qu’il est temps aujourd’hui de passer le relais », justifie celui qui est aussi vice-président du Grand Avignon en charge du développement économique.

    Sans le dire dans son discours, Guy Moureau entend passer le relais à William Bouquet, actuel 3e adjoint aux sports. « Il incarne la continuité de l’équipe sortante, je serai présent durant la campagne à ses côtés pour continuer à porter une voie originale, de respect, d’écoute et d’humanisme », assure le futur ex-maire. « Mon objectif est de poursuivre cette dynamique en m’appuyant sur les valeurs fortes de notre ville : proximité, écoute et action collective », écrit William Bouquet dans une lettre aux habitants diffusée cette semaine.

    Réélu en triangulaire en 2020 (57,08% des voix), Guy Moureau sait que son favori aura fort à faire contre la candidate RN, Catherine Chavrier. Elle avait été candidate Reconquête aux législatives en 2022 dans une circonscription… hors d’Entraigues. « C’est une liste de parachutés qui n’a aucun lien avec la commune et n’a que des visées nationales pour de grands électeurs », dénonce Guy Moureau.

    S’il ne sait pas encore ce qu’il fera après le 22 mars, Guy Moureau regarde déjà l’évolution du rôle de maire. « Une situation paradoxale, où il y a une volonté de l’État de les déconstruire alors que les gens veulent les garder, le maire est votre dernier recours car plus personne à part les communes ne vous répond», dresse l’édile qui, en 42 ans, estime avoir su « maintenir une identité entraiguoise, qui va à rebours de ce qui se fait aujourd’hui sur la violence et la division, avec du respect et de la proximité ».

  • Var : les cinq grands défis de Jean-Louis Masson pour 2026

    Var : les cinq grands défis de Jean-Louis Masson pour 2026

    Pour ses traditionnels vœux, le président (LR) du Département Jean-Louis Masson s’est entouré du préfet du Var, Simon Babre, et de ses conseillers départementaux. Étaient également présents de nombreux édiles, l’évêque de Fréjus-Toulon François Thouvet, mais aussi l’ancien maire de Toulon (2001-2023) et président du Département (1994-2002) Hubert Falco, proche de Jean-Louis Masson, qui l’a chaleureusement salué en dépit de sa condamnation en justice : « J’ai une affection spéciale pour lui. Il a parlé d’un département équilibré et unitaire. J’essaie de faire vivre cet héritage et j’espère en être digne. »

    Un hommage en forme d’interlude au cours d’un discours débuté par la présentation d’un « contexte international que je n’avais jamais connu. Je n’avais jamais vu l’armée américaine s’emparer du président d’une autre nation, qu’elles qu’en soient les raisons, ce qui est surprenant au XXIe siècle, comme voir la Russie attaquer un pays voisin. Et pour la situation intérieure, il n’y a aucune majorité et le budget n’a pas encore été voté. Si la France apporte encore des services du quotidien, c’est par l’engagement des collectivités ».

    Normes, budget, enfance…

    Jean-Louis Masson a ensuite énuméré cinq défis à relever pour la collectivité : « Le premier est celui des normes. Il y a dans ce pays 77 codes. L’association des maires de France dénombre 403 000 normes pour les élus. L’adage “nul n’est censé ignorer la loi” est une chimère. » Il a ensuite cité « le défi budgétaire. 3 400 milliards d’euros de dette, c’est une tragédie. J’avais proposé en tant que député une règle d’or : ne pas souscrire d’emprunt pour équilibrer un budget à base de dettes. Ça n’a pas été retenu. L’État a comprimé les dotations générales de fonctionnement des communes, mais la dette a doublé. »

    Troisième défi, celui de la protection de l’enfance : « Le nombre d’enfants placés sous la protection du Département a doublé en 10 ans, à près de 2 400. On a été désigné département d’expérimentation sur le sujet, en compagnie de la Gironde, avec qui on va organiser une mission. » Jean-Louis Masson a ensuite abordé le sujet de la « transition environnementale. On vient de vivre des catastrophes exceptionnelles : 2 ans de sécheresse, des inondations et incendies ravageurs. La réponse publique doit être au rendez-vous. » Dernier défi : la transition numérique et l’IA : « Le Var est quasiment totalement équipé en haut débit, mais la fracture numérique concerne encore un certain nombre de concitoyens. Quant à l’IA, elle ne doit pas prendre la place de l’intelligence humaine mais être un outil », a martelé le président du département, avant de conclure : « Travailler en équipe est essentiel. Et je crois que dans ce département on travaille en équipe, et c’est pour ça qu’on arrive à trouver des solutions. »

  • Top départ de la nouvelle édition de la Route du Mimosa de Bormes à Grasse

    Top départ de la nouvelle édition de la Route du Mimosa de Bormes à Grasse

    Chaque année, quand l’hiver s’empare de l’Europe, le Var et la Côte d’Azur se parent d’un manteau ensoleillé et parfumé. C’est le temps du mimosa, cet arbre solaire venu d’Australie, qui s’éveille et fleurit quand la nature sommeille. Pour célébrer ce spectacle éphémère, il faut emprunter la Route du Mimosa, longue de 130 kilomètres, reliant Bormes-les-Mimosas à Grasse. Un itinéraire sensoriel – dont l’édition 2026 a été présentée ce jeudi par Var Tourisme, Côte d’Azur France Tourisme et l’association de la Route du Mimosa – qui propose de découvrir un patrimoine riche, entre massifs des Maures, de l’Estérel et du Tanneron, villages provençaux, jardins exotiques, animations, spectacles, corsos et panoramas méditerranéens.

    « La Route du Mimosa est aussi une filière agricole vivante et une vitrine de l’agritourisme varois. Le mimosa démontre que l’agriculture peut être à la fois productive, patrimoniale, paysagère et touristique », salue Guillaume Décard, président de Var Tourisme. Parmi les temps forts cette année, et dès maintenant, la visite du domaine fleuri du Rayol, au Rayol-Canadel-sur-Mer, les traditionnels corsos de Sainte-Maxime (1er février) et de Bormes (14 et 15 février), le carnaval de Saint-Raphaël (7 et 8 mars)… Et s’il est un lieu emblématique à découvrir, le massif de Tanneron, qui revendique la plus grande forêt de mimosa d’Europe (200 hectares), accueille les fêtes du Mimosa à Tanneron (25 janvier) et à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes, 11-15 février).

    Plus d’informations sur routedumimosa.com

  • Les défis contraints de l’hôpital de Toulon-La Seyne en 2026

    Les défis contraints de l’hôpital de Toulon-La Seyne en 2026

    Yann Le Bras, directeur du Centre hospitalier intercommunal Toulon-La Seyne (Chits), a ouvert son allocution par une pensée pour le patient décédé à la suite de l’incendie ayant touché les urgences de l’hôpital de Hyères, lundi. Il a salué le professionnalisme et l’engagement de l’ensemble des équipes qui ont été mobilisées.

    L’occasion, pour ces vœux 2026, de mettre ensuite à l’honneur tous les professionnels : les équipes, les services de soins, mais aussi les fonctions support qui s’adaptent sans cesse aux imprévus. Il a rappelé : « C’est la noble mission de l’hôpital public de s’adapter sans cesse, de surpasser toutes les difficultés pour assurer 24 heures sur 24 nos missions, l’accueil et la prise en charge des patients. »

    Le représentant légal de l’établissement exprime néanmoins « le vœu qu’en 2026, l’offre de soins de notre métropole se consolide, que chacun tienne bien sa mission et qu’ainsi, nous n’ayons pas, comme en 2025, trois plans de mobilisation interne qui ont couvert de nombreux mois de l’année ».

    Une responsabilité collective, a-t-il souligné, qui engage l’ensemble des acteurs. Et de poursuivre : « L’action hospitalière au service des patients est un travail d’équipe, de coordination entre le corps médical, paramédical et la direction. »

    En recherche d’économies

    Concernant l’année passée, Yann Le Bras a mis en avant « l’ambition constante d’améliorer la qualité de la prise en charge des patients, renforcer l’accès aux soins et préparer l’hôpital de demain ». Une ambition illustrée, par exemple, par l’ouverture d’une unité de chirurgie ambulatoire et d’un salon d’accueil des patients, ainsi que la restructuration des urgences gynécologiques et obstétricales, afin de répondre à une évolution de l’activité qui est sans cesse dynamique. Mais, aussi, le déploiement de la nouvelle unité d’hospitalisation pour les adolescents, destinée à renforcer la réponse en matière de santé mentale, un domaine malheureusement marqué par des besoins croissants.

    L’occasion enfin d’annoncer, au titre des investissements en cours, le renouvellement d’un troisième scanner à Sainte-Musse et l’installation d’un nouvel équipement sur le site George-Sand, à La Seyne.

    Pour autant, le directeur ne cache pas que cette dynamique s’inscrit aussi dans un contexte budgétaire contraint, qui va imposer de « rehausser le niveau d’exigence collective, avec une mobilisation constante à tous les niveaux de l’institution pour gagner en efficience, maîtriser [les] charges, réaliser des économies qui ont du sens, qui sont utiles et responsables, tout en préservant, bien sûr, la qualité des soins et la dynamique d’activité ». Un sacré défi.

    Le docteur Patricia Carrier, présidente de la commission médicale d’établissement, a déclaré que « malgré les tensions que connaît l’hôpital public, malgré les contraintes », elle se disait « profondément confiante pour l’avenir ». Et de poursuivre : « L’année qui s’ouvre doit être celle de la cohésion, de la confiance retrouvée et de l’ambition partagée. Une année où l’exigence restera notre boussole et l’excellence notre horizon. »

    Avec émotion, elle a conclu à l’attention des personnels : « Je sais les efforts que vous fournissez. Je sais aussi les contraintes, la fatigue, parfois les doutes. Je crois profondément à la rigueur, à la méthode, au travail bien fait, mais je crois tout autant à l’humain, au dialogue et à la solidarité entre professionnels. »

    « Nous sommes collectivement responsables de la santé des habitants de notre territoire », a précisé le docteur Christian Bar, président de la commission médicale d’établissement du groupement hospitalier de territoire (GHT).

    La maire de Toulon Josée Massi (SE), également présidente du conseil de surveillance du Chits, a tenu à exprimer ses remerciements « à tous ceux qui sont présents malgré leur charge de travail, mais aussi à tous ceux qui sont en ce moment même auprès de leurs patients, à toutes celles et ceux qui sont en repos pour assurer la relève, dans quelques heures, cette nuit... » Et de conclure : « Personne ne prétendra que l’hôpital public est une administration comme une autre. Ici, on prend en charge ce qu’un être humain a de plus précieux : sa santé. »

  • Les lauréats du prix de l’innovation et recherche en santé dans le Var

    Les lauréats du prix de l’innovation et recherche en santé dans le Var

    « Le principe est simple : “Vous avez une idée, on vous aide à la réaliser !” Et ce prix de l’innovation vous inspire », explique la présidente du conseil de surveillance, Josée Massi, en rappelant que 24 projets ont été déposés, cette année, contre 13 l’an dernier.

    Parmi les prix remis, « Gyn&Gen » : une application numérique à destination des patients et des professionnels de santé pour faciliter le parcours de soins des couples concernés par une maladie rare au moment d’un projet parental. Les données recueillies seront traitées et analysées par des algorithmes entraînés par l’intelligence artificielle, dans le cadre d’un programme de recherche et développement.

    Le projet « Fascine » vise à étudier et caractériser l’évolution de la fatigue au cours du traitement de chimio immunothérapie du cancer bronchopulmonaire.

    Pour le suivant, il s’agit d’anticiper la réhabilitation dentaire pour mieux vivre après un cancer des voies aériennes, réduire les complications et accélérer le retour à une vie normale.

    Le projet « Rhinove » a pour but, lui, d’améliorer le traitement de l’obstruction nasale par le recours à la rhinomanométrie et la création d’un algorithme pour garantir à chaque patient le traitement le plus adapté à sa pathologie.

    Autant de raisons pour lesquelles, en matière d’hôpital public, il est plus juste de parler d’investissement que de coût.

  • Les dispositifs pour les plus précaires en débat au conseil municipal de Gardanne

    Les dispositifs pour les plus précaires en débat au conseil municipal de Gardanne

    Dernier conseil municipal et dernière lecture de l’ordre du jour avant la fin du mandat. « Le conseil de décembre étant très conséquent, les dernières délibérations sont calées à aujourd’hui », justifie, en début de conseil, Hervé Granier, maire (LR) sortant. Parmi les derniers sujets à l’ordre du jour, étudiés ce jeudi 8 janvier, quatre ont été dédiées aux attributions de subventions, notamment à destination du centre communal d’action sociale (CCAS). À ce sujet, Samia Gamèche, élue d’opposition au sein du groupe Collectif Gardanne Biver (CCGB), mené par Claude Jorda (PCF), s’est saisie de la question pour s’insurger d’un « manque » d’assistants sociaux sur la commune. Selon l’élue, en 2023, quatre assistantes sociales composaient les équipes du CCAS. Contre « une et demie aujourd’hui, à peu près », estime Samia Gamèche, la seconde n’occupant son poste que « 80% » du temps précisera Noura Arab, élue en charge du CCAS. Autre interrogation posée par l’élue : « En cette période de grand froid, des personnes dorment dans nos rues. Pourtant des logements vacants existent. Dans votre bilan de 30 pages vous dites être contre l’assistanat. Mais la solidarité, ce n’est pas ça, c’est éviter que des gens meurent. Il faut immédiatement ouvrir des logements (supplémentaires) pour l’hiver. Aujourd’hui, il est également urgent de recruter les assistants sociaux manquants, titulariser les agents précaires et ouvrir immédiatement des logements d’urgence qu’on libère. » Samia Gamèche appellera notamment à pérenniser le poste « vacataire » et « précaire » d’un agent municipal, en charge d’une troisième tournée de portage de repas, récemment mise en place par la municipalité… « Il sera déprécarisé, c’est dans notre volonté de titulariser nos agents, comme les 104 autres que j’ai fait déprécariser sur le mandat », précisera Hervé Granier.

    Besoins « différents »

    Côté municipalité, les comptes au sujet des agents du CCAS sont différents. Un troisième agent serait déjà en cours de recrutement pour le secteur Asell (Accompagnement socio-éducatif lié au logement), selon Noura Arab, qui assure que le poste « évoluera ». L’élue en charge du CCAS ajoute : « Les besoins sont différents. Nous sommes à trois semaines de délai de rendez-vous, contre presque deux mois avec quatre assistantes sociales. » « Si demain (les agents du CCAS) ont besoin d’avoir un poste supplémentaire, ils nous font la demande », ajoute Antonio Mujica, premier adjoint au maire, qui précisera que d’ici la « fin 2026 », les mesures Asell devraient être « reprises par le Département ». « Pour les personnes qui dorment dehors, on a des personnes en charge des tournées. Malheureusement, je répète ce que les agents sur le terrain rapportent, certains ne veulent partir et refusent un logement. On ne peut pas les prendre de force. » Réponse insuffisante, pour l’élue d’opposition, qui insiste : « Mais, ils sont où, les abris pour ces personnes-là ? » L’occasion, pour la municipalité, de rappeler que des espaces sont libérés pour les sans-abri dans les vestiaires du gymnase Jérôme-Palun, situé avenue de Nice, rouvert il y a un an.

  • En Vaucluse, des attaques de loups mais pas d’urgence

    En Vaucluse, des attaques de loups mais pas d’urgence

    « Ce qu’on attend surtout en Vaucluse, c’est l’intervention rapide des lieutenants de louveterie. Jusqu’ici, c’était rare que quelqu’un intervienne tout de suite, on devait parfois attendre plusieurs jours », confie Nicolas De Cecco, éleveur ovin à Monteux et coprésident de la Fédération départementale ovine du Vaucluse, alors qu’il est questionné sur le projet du gouvernement d’autoriser les tirs de défense contre les attaques de loups.

    Il fait notamment écho à un incident évoqué quelques minutes plus tôt, lors de l’assemblée générale du syndicat ce jeudi 8 janvier. Pendant les fêtes de Noël, un troupeau d’ovins vauclusien a été attaqué par des loups. Pas de tirs de la part de l’éleveur, mais une réaction rapide des services de l’État avec l’intervention quasi immédiate d’un lieutenant de louveterie, qui s’est rendu sur place et qui est venu « assurer la protection du troupeau et, s’il y a une attaque, venir en défense », précise Yoann Toubhans, sous-préfet de Carpentras, qui a également assisté à la réunion.

    Quant au droit de tirer, le responsable syndical se montre un peu plus réservé, alors que des meutes ont été observées sur le mont Ventoux en novembre dernier. « Même si on aura le droit de tirer, je ne suis même pas sûr que ça arrive ici. Et garder le troupeau avec un fusil, ce n’est pas l’idéal », complète-t-il.

    Simplification administrative

    Le territoire n’est pas le plus touché par les attaques. Nommé le 8 décembre dernier, Yoann Toubhans avait été confronté à la problématique du loup dans ses précédentes fonctions en tant que sous-préfet de Toul en Meurthe-et-Moselle et sous-préfet chargé de mission auprès du préfet des Alpes-Maritimes, où l’animal est particulièrement présent. « Le Vaucluse est concerné par l’évolution, mais ce n’est pas le territoire au plus près des fronts de colonisation », assure-t-il.

    Ce dont on se réjouit le plus du côté des membres du syndicat, c’est la plus grande souplesse sur le plan administratif sur l’achat de matériel. « Ce sont des points qui s’améliorent. On investit par exemple dans des lunettes thermiques ou des drones. Car on ne peut pas tenir toutes les nuits à se lever dès que les chiens aboient », confie Nicolas De Cecco.