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  • Sebastian Ofner s’offre la légende suisse

    Sebastian Ofner s’offre la légende suisse

    Petite surprise. Sebastian Ofner (29 ans, 83e mondial), tête de série n°8 de cette 13e édition de l’Open Aix Provence Crédit Agricole, a rapidement disposé, mardi sur le court central, de la légende suisse Stanislas Wawrinka (106e), finaliste de la dernière édition du tournoi aixois, en 16e de finale.

    « C’est toujours difficile d’affronter un tel joueur avec une telle carrière », confie Ofner, conscient que son adversaire du jour continue de jouer à un niveau très élevé à plus de quarante ans. « Je pense que j’ai mieux géré mes jeux de service, surtout dans le premier set. Mais c’était tout aussi important pour moi de faire durer les échanges le plus longtemps possible pour le fatiguer », développe celui qui affrontera en 8e de finale, jeudi, le vainqueur du match entre le jeune arlésien Clément Chidekh (179e) et l’Australien Rinky Hijikata (101e), ce mercredi.

    Stanislas Wawrinka a donc vécu ses derniers instants sur les courts aixois. « C’est une défaite pas facile. J’ai eu des occasions de rapidement breaker, mais c’était un match compliqué. J’ai eu pas mal d’hésitations dans mon jeu. C’est triste de perdre aussi rapidement », déplore le Suisse, qui attend désormais une invitation afin de participer à son dernier Roland-Garros. Le point final d’une carrière accomplie et bien remplie.

    Résultats du mardi

    Dans les qualifications :

    Thomas Faurel (FRA) bat Inaki Montes-De-La-Torre (ESP, 7) 6-2, 6-3.

    Sascha Gueymard-Wayenburg (FRA, 3) bat Tom Paris (FRA, 8) 6-4, 6-4.

    Kimmer Coppejans (BEL, 2) bat Matteo Martineau (FRA, 6) 7-6, 4-6, 6-4.

    Pol Martin Tiffon (ESP, 5) bat Pierre-Hughes Herbert (FRA) 7-5, 6-4.

    Pour les 16es de finale :

    Alexander Shevchenko (KAZ, 7) bat Dan Added (FRA) 6-2, 6-2.

    Yibing Wu (CHI) bat Alexandre Müller (FRA) 6-3, 6-4.

    Sebastian Ofner (AUT, 8) bat Stanislas Wawrinka (SUI) 6-3, 6-4.

    Martin Landaluce (ESP) bat Daniel Jade (FRA) 4-6, 6-1, 6-3.

  • Relance de la LEO à Avignon : le préfet reste prudent

    Relance de la LEO à Avignon : le préfet reste prudent

    Il y a deux semaines, Olivier Galzi était à Paris pour défendre la cause de la liaison Est-Ouest (LEO), aujourd’hui en phase de clôture par les services de l’État. Le nouveau maire (DVD) d’Avignon et président du Grand Avignon entend réaliser la phase 2 (Rognonas – carrefour de l’Amandier) telle que prévue et s’en est ouvert auprès de Philippe Tabarot, ministre des Transports. « La donne politique a changé, on suppose que l’on va rouvrir le dossier mais il est trop tôt pour dire sous quelles conditions », commente le préfet de Vaucluse, interrogé ce mardi matin. En décembre, ce dernier indiquait avoir enclenché le dossier de clôture du projet de contournement routier sud d’Avignon, où seule 1 tranche sur 3 a été livrée il y a 15 ans. « Le dossier est sur le bureau du ministre, s’il constate un consensus politique qui n’existait pas il y a un an, il n’y a pas de raison de le signer », fait valoir le préfet.

    Toutefois, les partisans du projet ne doivent pas s’emballer alors que, de nouveau, des opposants se font entendre (élus écologistes, association de sauvegarde de la ceinture verte). Un prochain comité de pilotage doit se réunir sans encore d’échéance calendaire. Il y a un an, l’État avait proposé un projet revisité de la phase 2 pour rester sur le coût initial autour de 170 millions d’euros alors que la facture grimpait désormais à 300 millions d’euros. « Il reprend le même trajet, cadre juridique et 90% des fonctionnalités », assure le préfet. Mais au lieu d’une 2×2 voies comme sur la phase 1 (Courtine-Rognonas), la LEO serait une simple 2×1 voies sans aspect autoroutier avec donc croisements, feux rouges… « Des études doivent être poursuivies pour voir si le projet peut aboutir ce qui n’est pas gagné d’avance », prévient Thierry Suquet, moins inquiet, en revanche, sur le financement : « Il faudra aller chercher l’argent dans un prochain contrat de plan. » Laissant entendre que si les crédits initiaux prévus ont été réorientés, de nouveaux pourraient abonder.

  • La classe média de Le Ruissatel à la découverte de La Marseillaise

    La classe média de Le Ruissatel à la découverte de La Marseillaise

    Ils étaient quatorze à visiter le journal ce mardi. Les élèves de quatrième du collège Le Ruissatel (11e) ont découvert les coulisses de la rédaction. Une sortie particulière pour ces jeunes élèves issus de plusieurs classes et qui constituent la classe média du collège. Les élèves ont pu assister à une conférence de rédaction en compagnie des journalistes, suivi d’un rappel important sur l’histoire du journal avec le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, et enfin ils ont effectué une visite des locaux avec une présentation des plaques commémoratives et de l’emblématique tableau de Pierre Ambrogiani qui orne le mur de la salle de la rédaction. Une sortie marquante à la fois pour le journal puisque ces moments privilégiés de transmission sont fondamentaux pour La Marseillaise et également pour les minots qui découvrent l’impact des médias et développent ainsi leur esprit critique et leur curiosité face aux informations.

  • Un sommet du sport rassemble autour des enjeux contemporains du secteur

    Un sommet du sport rassemble autour des enjeux contemporains du secteur

    Ce mercredi 29 avril, le World Trade Center Marseille Provence accueille la 3e édition du Sport Med Summit. Ce sommet doit réunir environ un millier de participants venant de différents clubs, institutions ou encore fédérations. Le but ? Créer un espace capable de rassembler l’ensemble des acteurs du sport autour des grands enjeux contemporains du secteur.

    François Singer, directeur général du Sport Med Summit, explique plus précisément l’utilité d’un tel événement : « Le sport traverse aujourd’hui des transformations majeures : enjeux climatiques, santé mentale, inclusion, nouvelles pratiques… Notre ambition est de réunir celles et ceux qui veulent agir et de créer un véritable catalyseur d’initiatives à impact pour le sport de demain. »

    Ce troisième opus prévoit une programmation et des sujets en lien avec l’actualité sportive. Avec en premier lieu les JO d’hiver 2030, défi écologique et économique pour les Alpes, du nord au sud. Des thématiques comme le sponsoring engagé, le sport santé ou encore le développement des territoires seront évoqués. Une table ronde autour de l’engagement et l’impact sociétal des athlètes se tiendra en compagnie de quatre sportifs.

    L’ancien gardien de l’OM Steve Mandanda, le double champion olympique de snowboard Pierre Vaultier, la cycliste paralympique Marie Patouillet et l’ex-nageur Fabien Gilot sont les invités de ce rendez-vous. Une édition qui doit permettre au secteur de faire un nouveau pas en avant pour assurer son futur.

  • À Gap, trois jeunes entrepreneuses dans un concours national

    À Gap, trois jeunes entrepreneuses dans un concours national

    « Se vendre ce n’est pas facile et pourtant j’ai bossé dans la vente. Mais surtout, le plus dur c’est de vendre une idée de la façon dont nous, on la voit », explique Emmie. La jeune femme de 24 ans est venue ce mardi à la mission locale présenter un projet de centre de pension et de dressage canin. Tout comme Emma et Julia, les deux autres candidates, elle participe, via la mission locale, au concours national du réseau Groupement des créateurs. Ce dispositif permet à des jeunes de s’entraîner à défendre leur projet de création entrepreneuriale. Au final, c’est Emmie et Emma qui ont été retenues pour la cohérence de leur projet, même si l’originalité de celui de Julia, un bar à lapins sur le modèle des bars à chats, a été louée.

    Plus pédagogique que compétitif, le concours permet surtout aux candidates de recevoir accompagnement et conseil, et de mesurer le parcours qui sépare un hobby ou un rêve d’un projet concret d’entrepreneuriat. « Lancer son projet, c’est la possibilité de faire ce dont on a envie, vivre de sa passion… dans la limite du raisonnable puisqu’il reste un côté financier beaucoup plus compliqué », juge Emmie. Après avoir suivi des études de psychologie du comportement animal, il lui reste à trouver la bonne formule pour financer son projet. « Il me reste 1 700 euros de financement de ma formation que j’aimerais obtenir avec le CPF [compte personnel de formation, Ndlr.] et si j’ai un peu de chance, un jour d’éclipse solaire peut-être, avoir une aide de Pôle emploi », ironise-t-elle.

    Se préparer à

    l’autoentrepreneuriat

    Pour Emma aussi, « l’autoentrepreneuriat fait peur ». La jeune femme, qui s’est lancée à son compte dans la fabrication et la vente de bougies parfumées, a pour principal défi d’adapter son projet à sa vie familiale. « Mon mari est à l’armée et mon fils a des soucis de santé qui m’obligent à être près de lui, le but c’était donc d’avoir un travail que je peux faire à la maison, explique-t-elle. Si je me lance à mi-temps, pour le peu que je vais gagner, il va falloir que je prenne une nounou pour s’occuper de mon fils, alors ça n’irait pas… » Son idée est d’être accompagnée par une couveuse d’entreprise et ensuite, c’est la clé selon elle « d’arriver à se faire connaître ». Le jury a également vanté l’idée de bar à lapins de Julia, la plus jeune, âgée de 19 ans, tout en l’encourageant à étoffer un peu plus son projet. Elle explique que son âge est sa principale difficulté pour être perçue comme crédible dans le monde professionnel. « Au début, on ne me prend pas vraiment au sérieux, c’est souvent compliqué parce que je suis très jeune, mais après en expliquant, en montrant que je connais mon sujet, j’y arrive. Il faut vraiment pousser pour y arriver », détaille-t-elle. Après avoir démarché l’aide de la fourrière et la SPA pour aménager son futur bar à lapins, Julia doit désormais passer la formation ACACED, obligatoire pour toutes activités en lien avec les animaux domestiques. Emmie et Emma ont quant à elles jusqu’à la fin du mois pour envoyer leur dossier écrit au jury national et, peut-être, se rendre à Paris en juin pour la finale.

  • Des gens du voyage expulsés de leur aire d’accueil à Manosque

    Des gens du voyage expulsés de leur aire d’accueil à Manosque

    Un important dispositif policier a été déployé mardi matin pour expulser les gens du voyage résidant dans des caravanes sur une parcelle du quartier de la Loubière à Manosque, occupé depuis plusieurs mois. Le maire de Manosque, Camille Galtier (DVD), demandait son évacuation sans relâche. Il avait fait fermer la déchetterie mitoyenne depuis le 23 janvier en vue de l’expulsion. Le campement avait été au cœur du débat pendant les élections municipales, le candidat UDR-RN proposant d’aller à la rencontre des habitants du terrain communal.

    La Ville de Manosque et DLVAgglo (Durance Luberon Verdon Agglomération) avaient saisi le tribunal administratif et le tribunal judiciaire pour
    « faire cesser l’occupation illicite de plusieurs parcelles situées à la Loubière », le 12 janvier. C’est une de ces parcelles qui a été évacuée mardi matin par des policiers et des CRS.

    « À la demande du maire de Manosque, l’État a prêté son concours à l’exécution de la décision du président du tribunal judiciaire de Digne-les-Bains rendue le 29 janvier 2026 ordonnant l’expulsion des occupants sans droit ni titre du terrain appartenant à la commune », a expliqué la préfecture dans un communiqué diffusé mardi. « Cette occupation illicite s’était progressivement développée dans des conditions précaires, insalubres et dangereuses, notamment en raison de branchements électriques sauvages », précise-t-elle.

    Une aire d’accueil

    pour 90 jours seulement

    « En amont de l’intervention, les effectifs de la circonscription de police nationale de Manosque s’étaient présentés à plusieurs reprises sur le site afin d’avertir les occupants de l’imminence de leur expulsion et de les inviter à quitter les lieux », ajoute la préfecture. Les habitants n’étaient ainsi pas sur place au moment de l’expulsion.

    « Cette situation d’occupation illicite était inacceptable pour l’ensemble des citoyens qui respectent les lois de la République », a lancé en réaction le maire de Manosque, Camille Galtier. « La ville de Manosque tient à rappeler qu’elle reste en attente de la décision du Conseil d’État concernant la parcelle CB 37 suite aux décisions contradictoires du tribunal judiciaire et tribunal administratif. Une fois l’expulsion actée par le Conseil d’État, le même processus sera engagé par la Ville de Manosque », a-t-il ajouté. Les gens du voyage sont autorisés à rester seulement 90 jours maximum sur ce type d’aires d’accueil permanentes. « Une aire permanente est dite permanente dans sa fonction d’accueil, mais elle est destinée aux gens du voyage de passage. Elle n’a ni pour vocation ni pour finalité d’offrir des terrains publics viabilisés à des populations sédentarisées. Accepter une telle interprétation reviendrait à détourner l’esprit même du schéma départemental d’accueil et à créer une distorsion manifeste d’équité au détriment des contribuables manosquins », affirment la DLVA et la Ville de Manosque.

    La Ligue des droits de l’Homme 04 appelait, elle, à créer une nouvelle aire permanente pour régulariser la situation.

  • Mathieu Claveau et son équipe en course en Méditerranée

    Mathieu Claveau et son équipe en course en Méditerranée

    Une conférence de presse en chaussettes, assis entre les nombreuses cordes d’un voilier de 20 mètres de haut. À quelques jours de la CIC Med Channel Race, qui s’élancera dimanche de Marseille, Anthony Streicher et Mathieu Claveau ont accueilli, mardi, plusieurs journalistes sur leur bateau de course, ancré au pied du Mucem. Le premier cité est le fondateur de l’équipe Phare 40 et de Phenix, l’embarcation concernée. Le second, basé dans la cité phocéenne depuis 15 ans, a rejoint l’aventure en 2024 et sera à la barre pour tous les prochains événements.

    Partenariat avec l’armée

    S’allier était une évidence pour ces deux hommes, autrefois adversaires sur l’eau, car leurs projets s’entremêlaient. « L’un des buts de notre équipe est de développer le côté courses au large. Nous avons envie de rester en Méditerranée, donc nous cherchons aussi un hangar entre Toulon et Sète. Il y a un vrai pôle de compétences à créer ici », détaille Anthony Streicher.

    Mais ceci n’est pas la mission principale de Phare 40, ce qui en fait une écurie atypique, unique, dans le paysage de la voile. « Notre principal projet est d’aider à la reconstruction des blessés de l’armée et de la gendarmerie. Nous avons un partenariat avec l’armée, qui choisit les blessés pour nous. Chacun à sa place dans le processus, nous réalisons une sensibilisation et une préparation à terre avant de les embarquer en mer », explique le fondateur. L’objectif étant de les emmener sur certaines courses en équipage.

    Sur le volet course, c’est Mathieu Claveau qui a les clés. A 37 ans, il commence à être expérimenté avec une participation à la dernière Route du Rhum et une victoire en catégorie pointu lors de la Transat Café L’Or. Jamais favori, il a déjoué les pronostics avec une préparation millimétrée du bateau : « Nous nous inspirons beaucoup de l’automobile et de l’aéronautique pour améliorer l’embarcation. » Justement, le capitaine est à l’origine ingénieur en aéronautique. Sa formation l’aide désormais lorsqu’il est sur un voilier. « Les deux compétences m’apportant le plus lorsque je navigue sont la capacité à apprendre et la vision des problèmes et des stratégies de course. J’utilise souvent des routes différentes selon les capacités de mon bateau, en s’adaptant aux paramètres de course par exemple », analyse Mathieu Claveau.

    Lors de la CIC Med Channel Race, il sera associé à François Verdier. Malgré trois jours de navigation ensemble, les deux hommes ont remporté, le week-end dernier, la Paprec 600 Saint-Tropez. De dimanche à vendredi prochain, ils poursuivront leur « osmose » sur cette course Marseille – Corse – Minorque – Marseille. Un morceau de préparation avant la Route du Rhum 2026, débutant le 1er novembre 2026 à Saint-Malo, objectif majeur de Phare 40.

  • Le Défenseur des droits, pilier face à la discrimination

    Le Défenseur des droits, pilier face à la discrimination

    Devant quelques dizaines de personnes ce mardi 28 avril dans les locaux de la Scierie à Avignon, Mathilde Le Goff, chargée de mission au pôle régional Paca-Corse du Défenseur des droits, et Miguel Couralet, l’un des six délégués territoriaux du Défenseur des droits, ont exposé leurs actions en Vaucluse en matière de lutte contre les discriminations.

    Réuni à l’occasion d’une journée organisée par la Ligue de l’enseignement de Vaucluse, un parterre de responsables et membres d’associations locales a écouté les différents leviers d’action de l’organisation. « Le climat politique étant ce qu’il est, il y a de quoi ne pas baisser les bras. En tant qu’assos d’éducation populaire, vous savez ce que c’est », glisse ainsi en ouverture Christiane Siréta, présidente de la structure en Vaucluse.

    Les membres de l’institution expliquent ensuite leur fonctionnement. Les différents délégués peuvent être saisis pour diverses raisons et « on tente toujours de régler les situations à l’amiable. Sinon, on fait remonter le dossier à Paris, où des moyens juridiques sont souvent déployés », explique Miguel Couralet.

    900 saisines

    Chaque année en Vaucluse, environ 900 saisines sont ainsi effectuées pour discrimination, que ce soit sur l’âge, la religion, le sexe, l’origine et bien d’autres facteurs.

    Le délégué territorial se permet ainsi d’exposer quelques cas locaux et comment la situation a été gérée. Comme lorsqu’un mécanicien, qui postulait pour un poste de mécano-expert dans un garage avignonnais, n’a pas été recruté malgré ses compétences car il était trop âgé. « Je me suis rendu sur place et le responsable de la structure s’est platement excusé et s’est engagé à verser 3 000 euros en guise de dédommagement », explique Miguel Couralet. Mais d’autres cas sont bien plus complexes. Comme lorsqu’un responsable d’une salle de sport a refusé l’entrée d’une jeune femme voilée. « Lorsque je suis allé voir le patron, il est entré dans une colère noire et a dit qu’il faisait ce qu’il voulait chez lui. Le dossier n’a finalement pas abouti alors qu’on demandait juste un remboursement », explique-t-il.

    La structure travaille également en collaboration avec la Mission locale. « Ce n’est pas assez connu. Il faut que les associations locales s’en rapprochent pour que les victimes de discriminations puissent s’en rapprocher », clame Christiane Siréta.

    Contact possible sur défenseurdesdroits.fr/84-vaucluse

  • À la manœuvre, le RN a du mal à donner un véritable cap à la ville

    À la manœuvre, le RN a du mal à donner un véritable cap à la ville

    Aucune surprise dans le budget primitif présenté ce mardi étant donné la proximité du débat d’orientation budgétaire qui a eu lieu il y a quelques semaines à peine. L’opposition de gauche Alternative progressiste a tout de même essayé de lever quelques lièvres et rectifier des propos erronés énoncés par le maire d’extrême droite Dorian Munoz.

    Stéphane Sacco (GRS), a donc tenu, pour commencer, à apporter quelques éclaircissements, en rappelant que contrairement à ce qu’a affirmé lors des précédents conseils municipaux le premier magistrat, « le contexte budgétaire a profondément évolué, grâce notamment au travail engagé au cours des deux mandatures de gauche ». Et de préciser : « Aujourd’hui, la situation financière de la commune est nettement assainie : l’endettement représente environ 8,3 années, contre près de 100 ans en 2008. » Un horizon éclairci qui aurait dû permettre, selon lui, une politique d’investissement qui réponde aux besoins des habitants. Contrairement à celle timorée dans laquelle le Rassemblement national engage la deuxième ville du Var sous couvert de prudence contrainte.

    Budget de « transition »

    S’agissant du tissu associatif, interroge-t-il ensuite, « quels critères ont été retenus pour l’attribution ou l’évolution des subventions ? » La question étant de savoir si les associations de quartier, qui jouent un rôle essentiel de proximité vont être touchées par des amputations.

    Sur le fonctionnement global de la collectivité, le groupe Alternative progressiste a également souhaité connaître précisément le nombre estimé de postes non remplacés et les conséquences concrètes de ces choix sur la qualité du service public rendu aux habitants.

    Et puis connaissant le climatoscepticisme de l’extrême droite, Stéphane Sacco a demandé malicieusement quelle part réelle de ce budget est consacrée à la transition écologique ?

    Pour le chef de file de l’opposition de gauche, « ce budget montre une ambition limitée ». Et de conclure : « Il faut investir en faisant les bons choix avec une véritable vision d’avenir. »

    Le maire a répondu très sobrement que concernant les associations, la Ville est dans la continuité. « Mais comme c’est de l’argent public, on va contrôler, on va vérifier que l’argent public est bien utilisé. Pour quoi ? quand ? et pour qui ? », a-t-il précisé.

    Concernant la transition écologique, Dorian Munoz a mis en avant les 500 000 euros pour désimperméabiliser des cours d’école.

    Sinon, sur le peu d’empressement à adopter un nouveau cap pour la Ville, ce budget étant peu ou prou celui de l’équipe précédente : « C’est une question de prudence », répondra-t-il.

    Son adjointe aux finances Isabelle Delyon préfère parler, elle, d’« un budget de transition ». Pas pour autant écologique, malheureusement.

  • [Entretien] Hélène di Vita-Danchesi : « Rétablir une mixité des offres d’habitat à Aubagne »

    [Entretien] Hélène di Vita-Danchesi : « Rétablir une mixité des offres d’habitat à Aubagne »

    La Marseillaise : Vous êtes encore en plein diagnostic de la crise du logement à Aubagne. Qu’en est-il ?

    Hélène di Vita-Danchesi : En 2025, sur les 11 425 demandes de logement social, seulement 222 ont fait suite. Cela correspond à un taux de 1,94% d’attributions. C’est une goutte d’eau dans les besoins d’habitation à Aubagne. Les demandes augmentent, alors même que l’on constate une diminution des offres entre 2023 et 2025. Freiner la production des logements sociaux au profit de la construction de logements privés dans la commune était une volonté politique, portée par la précédente municipalité, que nous ne partageons pas. Ainsi, nous prévoyons de rétablir une mixité dans les offres d’habitat à Aubagne. Nous allons aussi nous concentrer sur certains logements du centre-ville, là où de nombreux locataires vivent dans des appartements dégradés, négligés par leurs propriétaires.

    Comment comptez-vous agir ?

    H.V.-D. : Nous nous opposerons à la vente, et à la privatisation des logements sociaux. À ce sujet, nous avons prévu de rencontrer prochainement les bailleurs sociaux afin d’en discuter ainsi qu’évoquer les projets à venir face à cette demande croissante. Par ailleurs, nous mettrons en place plusieurs dispositifs pour permettre à tous les ménages d’accéder à des logements dignes. Nous voulons instaurer le permis de louer et l’encadrement des loyers. Le propriétaire privé qui mettra en location un logement devra le signaler à un service qui vérifiera l’état du bien avant de le proposer sur le marché. Sans oublier un programme de rénovation urbaine. Actuellement, dans le vieux Aubagne, 28 procédures de sécurité sont lancées sur des appartements qui se dégradent. Nous avons lancé une étude et programmerons les opérations nécessaires quant à la rénovation des habitats. Évidemment, le tout en conservant l’identité provençale d’Aubagne, particulièrement importante pour le maire.

    Nicolas Isnard, maire de Salon-de-Provence est arrivé, mardi 7 avril,
    à la tête de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Qu’attendez-vous des six années d’action à venir sur le territoire
     ?

    H.V.-D. : La Métropole a son rôle à jouer au niveau des communes autour d’Aubagne, qui ne respectent pas les nombres de logements sociaux légaux, et préfèrent payer des amendes plutôt que de respecter les taux requis. Je pense notamment aux 11 communes du Pays d’Aubagne qui ont reçu des pénalités financières cette année encore. Plus de 600 logements manquants à Auriol et Roquevaire, près de 300 à Roquefort-la-Bédoule. C’est une situation qui doit faire partie des priorités de la Métropole. Nous espérons une politique locale, qui s’adresse à tous les habitants, et ne laisse personne à l’écart, avec notamment un soutien de tous les maires quant à la gratuité des transports dans la région.

    Quelles sont vos autres priorités
    de mandat, notamment sur l’action sociale
     ?

    H.V.-D. : Nous récupérons une ville après 12 ans de politique municipale qui ne partage pas les mêmes priorités que nous. Sur l’action sociale, nous sommes en plein constat. Nous n’avons pas encore le recul nécessaire pour enclencher des projets, mais sommes déjà conscients que certains dispositifs sont à améliorer, comme le budget du CCAS. Je me suis rendue, la semaine dernière, à l’épicerie sociale. Une trentaine de personnes dans le besoin la fréquentent chaque semaine. L’une des premières étapes pourrait être de trouver davantage de donateurs alimentaires.

    Entretien réalisé par Calypso Sadousty