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  • L’automobile ancienne avec un accent british à Motor Passion à Avignon

    L’automobile ancienne avec un accent british à Motor Passion à Avignon

    Rendez-vous au premier virage, mais pas besoin de monter le volume. Motor Passion, salon des véhicules anciens, de collection et de prestige, revient les 20, 21 et 22 mars au Palais des Expositions d’Avignon pour sa 22e édition.

    Seront à retrouver pas moins de 2 000 véhicules plus ou moins anciens, 400 exposants et une centaine de clubs auto-moto. Et il y en a pour tous les goûts. De l’ancêtre 1900 aux youngtimers des années 80, des véhicules de sport et de rallye aux marques automobiles de luxe, des motos de légende aux camions décorés, Motor Passion déroule « 150 ans d’histoire et un merveilleux voyage au cœur du patrimoine automobile », listent les organisateurs, à savoir Avignon Tourisme et Cam’s Organisation, en collaboration avec les Amis du circuit d’Avignon Vaucluse (Acav) et la Fédération française des véhicules d’époque (FFVE), dans un communiqué. Les 12 halls couverts et 80 000 mètres carrés seront pleins de surprises pour les férus de mécanique.

    Deux thèmes principaux sont identifiés. Après un focus sur les véhicules ayant participé au Paris-Dakar et les automobiles de luxe l’an dernier, l’édition 2026 sera marquée tout d’abord par deux plateaux dédiés aux prestigieuses marques britanniques Rolls-Royce et Bentley. Outre la mise en valeur de ces deux firmes de nos voisins britanniques, une exposition atypique sera dédiée aux véhicules inspirés par la marque franco-italienne Simca entre les années 40 et 60. Mais aussi des motos classiques des « sixties », des sportives de F2 et un « voyage dans le temps sur la Route Nationale 7 ».

    Démonstration de dragsters et cascades

    Mais les habitués n’ont pas à s’inquiéter, ce qui fait la recette du salon sera bien évidemment à retrouver aussi. Tels que les îlots de collection et de prestige, la bourse aux accessoires et pièces détachées, les tracteurs avec notamment un modèle à gazogène, des bateaux, des camions, des engins utilitaires et militaires, des miniatures et des véhicules télécommandés. Des ventes de véhicules sont aussi prévues entre particuliers. Sans oublier les démonstrations de dragsters, les défilés et autres cascades automobiles ainsi que des déambulations théâtrales et musicales dans les allées du parc.

    Billetterie et renseignements sur www.motorpassion.com. Tarif plein à 15 euros. Gratuit pour les moins de 12 ans

  • Marseille : atelier Bombes à graines au Frac

    Marseille : atelier Bombes à graines au Frac

    Prochain rendez-vous, samedi 7 mars de 14h à 15h30. C’est gratuit. L’équipe de médiation propose de confectionner des bombes à graines : de petites boules composées de terreau, d’argile et de graines de fleurs. Conçues pour être lancées dans des endroits où l’on souhaite voir pousser des fleurs, elles se décomposent naturellement une fois en place, laissant les graines germer et se développer.
    Inscription sur le site Internet du Frac ou au 04.91.91.27.55.

  • Didier Jau accélère sur le portail des Chutes-Lavie

    Didier Jau accélère sur le portail des Chutes-Lavie

    « Ce portail sera rouvert parce que c’est juste ! ». Devant le portail de la copropriété de la Cité-jardin, rue de la Pépinière dans le 4e arrondissement de Marseille, le maire de secteur sortant, Didier Jau (EELV) hausse le ton. « Ce portail soulève la question de quelle ville voulons-nous ? Une ville qui dresse des barrières entre ses habitants ou ville qui relie ? », dénonce-t-il, alors que le contentieux autour de ce portail qui coupe le quartier en deux s’enlise en conflit judiciaire.

    Pour rappel, depuis plusieurs semaines, un collectif de riverains, représenté par Nathalie Prost, s’oppose aux copropriétaires de ladite cité à l’origine de son installation. Un collectif dont l’action est soutenue par la mairie de secteur qui entreprend des études avec ses services juridiques « obtenir l’ouverture de l’accès ». « Dans le mandat, plus de 80 000 euros ont été investis dans le jardin derrière nous. Un jardin public ! Il ne peut pas être réservé à une poignée d’habitants », martèle Didier Jau.

    Il annonce au passage, qu’en cas de réélection lors du scrutin des municipales puisqu’il brigue sa succession au nom du Printemps Marseillais sur le secteur, que « le centre sportif et de loisirs des Chutes-Lavie sera entièrement rénové, modernisé. Il sera solarisé pour réduire son impact énergétique, il va accueillir un terrain de basket 3 contre 3, on va doubler les places en centre aéré. Il sera un espace libre et accessible ». Autre annonce de taille, Nathalie Prost a officialisé sa présence, à la 4e position, sur la liste de Didier Jau. « Je m’exprime en mon nom, plus au nom du collectif. J’ai vu deux façons d’agir pendant ce combat : certains utilisaient leur pouvoir pour contourner les règles, d’autres s’appuyaient sur le droit pour les faire respecter. J’ai choisi la seconde voie », a-t-elle lancé.

  • Retour de Mars Bleu, mois du dépistage du cancer colorectal

    Retour de Mars Bleu, mois du dépistage du cancer colorectal

    Tout au long du mois de mars, le centre régional de coordination des dépistages des cancers (CRCDC) met sur le devant de la scène la nécessité de se tester au cancer colorectal. Un simple geste de 10 secondes à réaliser tous les 2 ans pour les hommes et femmes de plus de 50 ans. Pour cela, il suffit de réclamer le test en pharmacie ou auprès de son médecin traitant. Depuis 2015, le dépistage est simple. Il suffit de réaliser le prélèvement soi-même, remplir la fiche d’identification et déposer l’enveloppe dans les 24 heures dans une boîte aux lettres de la Poste.

    « Si je n’avais pas été têtu, j’aurais pu éviter toutes ces complications », témoigne Barlam Dyal touché par ce cancer il y a 7 ans. Chef d’entreprise, il recevait régulièrement des lettres à ce sujet ou des messages qui lui étaient directement adressés. Marathonien, il ne se sentait pas concerné : « Je ne savais même pas ce qu’est un dépistage », résume-t-il.

    Ce n’est que 3 ans après la première invitation qu’il saute le pas… et apprend avec stupéfaction la mauvaise nouvelle. Pour autant, comme 213 habitants des Bouches-du-Rhône, tous les ans, il entame son combat contre la maladie. Il ne se résigne pas et vainc le cancer, bien que celui-ci ait changé sa vie. Une étape complexe, qu’il a fini par surmonter, grâce notamment à l’association des anciens victimes du cancer colorectal. « Dans la pratique c’est autre chose, c’est difficile de s’adapter et de comprendre qu’on est malade. La solution c’est d’en parler de dialoguer », souligne-t-il en parlant de l’organisation.

    Communication, une arme contre le cancer

    La région sud est largement en retard sur le nombre de dépistage. Seulement 27% des personnes en âge de réaliser le test le font, contre 75% pour les Hollandais d’après le professeur Seitz. Un non-recours que Barlam Dyal s’explique par le manque de sensibilisation et « la fierté masculine des hommes ». C’est pourquoi il prône la nécessité d’une éducation populaire en entreprises et à l’université.

    Au-delà du dépistage, ce cancer rarement génétique est lié à l’hygiène de vie, notamment l’alimentation. Pour l’ancien chef d’entreprise, un enseignement diététique dès le plus jeune âge pourrait limiter les causes du deuxième cancer touchant le plus de Français.

    Les acteurs de la santé se coordonnent et se forment pour « créer des habitudes chez le professionnel de santé » d’après Florance Ferrera, pour faire connaître le test au public. En complément, l’assurance maladie mène une campagne de démarchage téléphonique pour les personnes éligibles au test.

    Leur objectif est clair : faire reculer le cancer en le détectant le plus tôt possible par un test régulier.

    Dans le Var

    Afin d’informer sur le dépistage et les facteurs de prévention du cancer colorectal et de permettre des échanges avec les équipes de santé et les partenaires institutionnels tels que la CPAM du Var, La Ligue contre le cancer., etc, les professionnels du Centre Hospitalier Intercommunal organisent des stands d’information durant Mars Bleu : le 4 mars – Centre commercial Mayol à Toulon à partir de 9h ; le 9 mars – Hôpital Sainte-Musse à Toulon à partir de 9h ; le 10 mars – Six-Fours de 9h30 à 17h ; le 18 mars – Centre commercial Mayol à Toulon à partir de 9h et le 20 mars – Hôpital George Sand à La Seyne-sur-Mer à partir de 9h.

  • Municipales : 3 442 candidats dans les Hautes-Alpes

    Municipales : 3 442 candidats dans les Hautes-Alpes

    Les listes ont été déposées et publiées par la préfecture. Détails dans les principales villes.

    Gap

    Gap, Demain en confiance, Roger Didier (DVD)

    Ambitions pour Gap 2026, Charlotte Kuentz (Liste citoyenne)

    Gap en commun, Jacques Patron (LFI)

    Union pour Gap, Elie Cordier (Liste citoyenne)

    Avenir Gapençais, Raphael Leroux (RN)

    Briançon

    Briançon territoire vivant, Luc Marchello (DVG)

    Bien vivre à Briançon, Richard Nussbaum (SE)

    Demain Briançon, Arnaud Murgia (DVD)

    Embrun

    Uni.e.s pour demain, Martine Assandri (DVG)

    Agir ensemble pour Embrun, Chantal Eymeoud
    (Horizons)

    L’Argentière-la-Bessée

    Le courage d’avancer, la force d’écouter, Alain Sanchez (DVG)

    L’avenir au cœur de l’Argentière-la-Bessée, Remi Roux (SE)

    Quoi de neuf pour l’Argentière ? Jean-Pierre Rippert

    Veynes

    Ensemble pour Veynes, Gérald Griffit (DVG)

    Veynes, Toujours avec vous, Christian Gilardeau-Truffine (DVG)

    Chorges

    Chorges en action, Vincent Bonnardel (SE)

    Chorges, vivre et agir ensemble, Jérôme Arnaud (SE)

  • Marine Le Pen en soutien de ses affidés dans le Var

    Marine Le Pen en soutien de ses affidés dans le Var

    Bains de foule et selfies. L’extrême droite se pare de son plus grand sourire pour cacher l’horreur de son projet. La cheffe du Rassemblement national s’est rendue samedi 28 février dans le Var pour soutenir les candidats de son parti. Le camp brun rêve de recouvrir la rade de son ombre. Pour commencer Marine Le Pen rejoint son « amie » Laure Lavalette, qui brigue la mairie de Toulon. Adhérente depuis 1997, membre du bureau national du parti à la flamme, députée et porte-parole, elle est à la tête d’une liste qui n’est pas estampillée RN mais « sans étiquette ». « Le principe des municipales, c’est d’être capable de rassembler au-delà d’une étiquette politique. Ça n’est pas un reniement de la part de Laure, sinon elle ne m’aurait pas invitée, parce que moi, je suis un peu une étiquette sur pattes », défend Marine Le Pen. Elle prend pour exemple les mairies dirigées par ses affidés, Perpignan et Hénin-Beaumont, toutes deux remportées sans l’étiquette RN et loue l’action des édiles.

    Le couperet de la justice attendu le 7 juillet

    Avec Louis Aliot, « à Perpignan, [où] l’insécurité a baissé », assure-t-elle. Des affirmations démenties par les faits, sur l’année passée, la délinquance est en hausse de 10% par rapport à 2024, selon le ministère de l’Intérieur. Tandis qu’à Hénin-Beaumont, Steeve Briois « a baissé sept fois les impôts locaux », pousse-t-elle encore. « Entre 2009 et 2014, les maires divers gauche Daniel Duquenne et Eugène Binaisse, ont rétabli les finances et Steeve Briois a eu le luxe de baisser les impôts et mettre des fleurs partout », expliquait dès 2024 auprès de l’AFP Marine Tondelier, élue d’opposition et secrétaire nationale des Écologistes. Le RN veut renforcer son ancrage local, 2027 dans le viseur. « Comme candidate à l’élection présidentielle, j’aurai besoin de m’appuyer sur des maires qui seront capables de mettre en œuvre les priorités qui sont les nôtres : pas d’augmentation d’impôts, et la fin du gaspillage de l’argent des Français ! », ose Marine Le Pen. La cour d’appel de Paris rendra le 7 juillet sa décision dans le dossier des assistants des eurodéputés RN. Marine Le Pen a été condamnée en première instance à deux ans de port de bracelet électronique et cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate. Le préjudice est estimé à 4,6 millions d’euros au total.

  • À Aix, le front associatif veut peser dans le débat municipal

    À Aix, le front associatif veut peser dans le débat municipal

    Entre les stands du marché aux fleurs et les militants en pleine distribution de tracts politique, une vingtaine d’associations enfilent leurs dossards. La Cimade, le Secours populaire français, ATD Quart-Monde, la Ligue des droits de l’Homme… Elles sont vingt, engagées dans l’humanitaire et la défense des droits humains, à se mobiliser ce samedi pour demander aux candidats d’intégrer des mesures de solidarité à leur programme et les interpeller sur la place accordée à ce sujet dans leur campagne.

    L’action double un courrier déjà envoyé aux cinq candidats en lice pour les municipales des 15 et 22 mars à Aix-en-Provence. « On les invite à nous faire part de la place de la solidarité dans leur programme de façon concrète, sur un certain nombre de questions que l’on envisage de leur poser, par écrit, mais aussi au travers d’un débat qu’on les invite à organiser », précise Guy Laudren, en charge de l’antenne locale de la Cimade. Deux candidats auraient déjà répondu « favorablement » selon les associations : Mounir Ben Ammar (Rev) et Marc Pena (Aix Avenir). L’initiative part d’un constat : « Rapidement, sur des valeurs communes, on a trouvé une quinzaine de revendications partagées, basées sur ce que l’on considère comme insuffisant de la part de la municipalité en place. Que ce soit la question du logement, du travail collaboratif avec les associations, on a de grosses difficultés avec la dématérialisation et la municipalité à un rôle à tenir. Les associations de protection des femmes ont aussi besoin d’être aidées… », énumère Guy Laudren.

    « Beaucoup à faire »

    L’initiative est assez nouvelle pour ces associations mobilisées. « Je n’ai pas le souvenir qu’on se soit organisé comme cela pour les précédentes municipales, mais il se trouve qu’on travaille ensemble et qu’on a eu envie de faire quelque chose en commun », souligne Martine Herbomez pour ATD Quart-Monde. Pour cette militante, la priorité, pour le prochain mandat, est celle du logement : « Sur cette question, on ne fait pas suffisamment à Aix, alors qu’on a probablement les moyens (…) C’est un choix que font les municipalités, qui sont obligées de réaliser 20% de logement social, mais préfèrent, pour beaucoup, payer une amende. » Pour la militante d’ADT Quart Monde, « il y a beaucoup à faire sur la précarité ». Chaque association a sa requête. « Nous avons deux propositions : recréer la Maison des associations, et un rendez-vous annuel pour faire le point sur ces questions – là », propose Dominique Bruandet, pour le Collectif Agir.

    « On existe, on est là, nos besoins sont multiples. Une aide financière et matérielle est nécessaire pour exercer pleinement notre activité », insiste Didier Blachère, pour le Secours Populaire Aixois.

    « Si on considère qu’Aix-en-Provence est une ville riche et qui se gentrifie, la réalité est qu’il y a une grande précarité avec une population étudiante qui souffre », dépeint Chantal Soubias, bénévole dans la même association. À suivre, donc…

  • 57 noms composent la liste citoyenne de l’Aixois Mounir Ben Ammar

    57 noms composent la liste citoyenne de l’Aixois Mounir Ben Ammar

    Un travail de « plusieurs mois » et « mobilisation préexistante » ont permis à la liste Aix Vivante et Citoyenne, soutenue par le mouvement REV d’Aymeric Caron, menée par Mounir Ben Ammar de rassembler 57 noms. « Il n’y a pas de force politique classique dans notre configuration. Nous avons voulu que ce soit la voix des habitants d’Aix qui puisse se traduire par cette liste », rappelle Mounir Ben Amma. 230 mesures, sont portées par la liste. À ses côtés, Françoise Coux, qui figurait sur la liste d’Aix-en-Partage en 2020. « Je pense qu’on est le terrain actif aixois au-delà des partis », explique cette gynécologue retraitée. Une douzaine des colistiers, font partie des militants LFI qui ont attaqué le parti en justice. « La voie citoyenne aurait existé sans l’esclandre, assure Ben Ammar. On est sur le terrain jusqu’au 14 mars. On fera en sorte d’être sur un score à deux chiffres. Sa liste est estimée à 7% des intentions de vote au premier tour dans un sondage de La Provence.

  • Rassemblement pour l’unité de la gauche au second tour à Marseille

    Rassemblement pour l’unité de la gauche au second tour à Marseille

    L’objectif ? Unir toute la gauche et les écologistes pour le second tour des élections municipales à Marseille, le 22 mars. « L’heure est grave, l’extrême droite pourrait avoir la majorité au conseil municipal », alerte Alexandre Jurado, du conseil d’administration de Faisons front commun. « On a tous et toutes besoin de l’union de la gauche et des écologistes », renchérit Kheira Fekih, membre de l’association On le fait pour nous. Bernard Alain, habitant du 1er arrondissement, fustige les propos de Benoît Payan dans nos colonnes, qui estimait que Sébastien Delogu « devait prendre ses responsabilités », « le péril est grand, il faut que la gauche s’unisse ! », juge-t-il.

  • Aix-Marseille université veut inciter les étudiants à aller aux urnes

    Aix-Marseille université veut inciter les étudiants à aller aux urnes

    « La ville de demain ne peut pas être adaptée à la jeunesse si les politiques ne l’écoutent pas ! », lance Eric Berton, président de l’université d’Aix Marseille (AMU). Selon lui, la jeunesse et ses revendications sont oubliées dans la campagne pour les municipales.

    Face à ce constat alarmant, l’Université prend les devants : « Il s’agit d’une de nos missions fondamentales que la jeunesse soit écoutée et qu’elle soit ramenée au vote local », explique-t-il. Pour partager les résultats de l’enquête menée auprès des étudiants et dont les résultats ont été publiés début février, l’université lance une grande campagne d’affichage au style pop depuis le 25 février à proximité de trois campus universitaires marseillais, celui de Saint-Charles, Timone et Luminy. Pour inciter les étudiants à prendre la parole.

    Julie, étudiante en master de gestion des risques environnementaux confirme saluer l’initiative et ajoute : « Les politiques passent à côté de mes sujets ». Originaire de Lyon, elle ne souhaite pas voter aux municipales et affirme que « ce n’est pas ma priorité pour le moment de me renseigner sur les élections d’ici »… Elle favorise plutôt une action associative comme 46% des étudiants de l’université d’après l’enquête du 10 février. Questionnée sur ses priorités et intérêts, celle-ci répond : « Les politiques environnementales régressent, ce n’est plus un sujet politique mais une question de survie », se désole-t-elle.

    Une écoute des politiques pour remobiliser

    Grace, étudiante aixoise, elle non plus ne s’intéresse pas aux élections municipales, elle n’a pas le droit de vote n’étant ni française ni européenne. D’après elle, les étudiants ne sont pas assez écoutés, elle mentionne : « Les APL pour les étudiants étrangers ont aussi été supprimés » dans le budget 2026. Cela confirme son sentiment : « Je pense que les politiques sont éloignés de moi », détaille l’étudiante. Elle explique pourtant qu’elle s’est engagée dans une association qui lutte contre la précarité alimentaire : « La jeunesse a envie de changer les choses », ajoute-t-elle. Et de souligner, volontairement, que même si elle ne vote pas, elle « suit l’actualité, notamment ce qui se passe à Gaza ». En dehors de ça, les élections « ne m’intéressent pas… Sauf les élections étudiantes parce que des gens sont passés dans les amphis… », explique l’étudiante.

    L’université souhaite recréer le lien entre une jeunesse aujourd’hui engagée, voire politisée et les élus. En commençant par « informer les étudiants sur l’importance des élections municipales (…) et formé des citoyens entendus par leurs politiques », explique Eric Berton. Le président de l’université ne cache pas sa déception de ne pas avoir entendu parler de jeunesse lors du débat télévisé du 19 février, entre les candidats à Marseille, alors que l’enquête était publique : « Nous avons créé 50 pages de document, [sur la jeunesse] je n’ai pas le sentiment que les politiques s’en emparent vraiment, il reste sur leur électorat captif (…) les politiques font campagne pour des gens qui votent, la question de la jeunesse n’est jamais abordée », regrette le président de l’université.

    En placardant les revendications de la jeunesse dans l’espace publique, il souhaite que les candidats se positionnent sur les thématiques qui tiennent à cœur à la jeunesse : « Les différentes problématiques des étudiants sont liées à l’écologie, la santé… ». Les étudiants, sont loin de se désintéresser de la politique et semblent bien conscients des enjeux, Aix Marseille Université veut les incités à retourner aux urnes, en toute neutralité, pour avoir « un vote plutôt qu’un tweet ».