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  • Scop-Ti et 1336 en force pour abreuver d’idées les délégués

    Scop-Ti et 1336 en force pour abreuver d’idées les délégués

    Un stand a peut-être plus de saveurs que d’autres dans le parc des expositions de Tours. C’est celui des ouvriers de Scop-Ti, alias les Fralib, qui expose la myriade de produits de leur marque de thé 1336. « On est en résistance permanente, c’est la solidarité qui nous a permis de gagner et c’est la solidarité qui nous permet de continuer l’histoire », campe Cynthia Sanchez, chargée de promotion du modèle économique de la coopérative. Et Scop-Ti propose un vrai soutien aux congressistes : « Tous les congressistes ont un bon dans leur sacoche du congrès pour venir choisir une boîte de thé offerte par la confédération et sur les stands de la plénière, tous ont une boisson fraîche 1336 », explique Dominique Basset, retraité bénévole de Scop-Ti et ancien délégué CGT du site.

    Un cadeau bienvenu et qui implique toute une logistique : « On a fait livrer une palette à part la semaine dernière, et nous, on est venu de Gémenos vendredi avec le camion pour préparer le stand. » Cynthia Sanchez abonde : « L’objectif c’est de proposer à ceux qui veulent nous soutenir de populariser la marque au plus grand nombre. » Et de prendre pour exemple : « Créer des points de vente, ventes groupées, proposer des bons cadeaux, des remises à des comités d’entreprise… ». Plus que du thé de qualité, c’est aussi un message envoyé à leurs « camarades ». « Dans ce monde capitaliste, on montre qu’on peut faire autrement : sans hiérarchie, sans patrons », explique Gérard Cazorla, président de l’association Fraliberthé. Avant de conclure : « Ce congrès, c’est chez nous, tout comme l’usine appartient à toute la CGT. »

  • La proposition de loi post-Bétharram examinée

    La proposition de loi post-Bétharram examinée

    Des discussions sous le regard de plusieurs victimes, venues assister aux débats depuis les tribunes de l’Assemblée.

    « Vous avez brisé des décennies de silence, d’omerta, de honte. Vous avez témoigné devant notre commission d’enquête avec une dignité qui nous a bouleversés. Et cet après-midi, c’est pour vous que nous sommes là », leur a lancé la rapporteure du texte, la députée Renaissance Violette Spillebout. En 2025, l’élue du Nord a conjointement mené avec le député LFI Paul Vannier la commission d’enquête sur les violences dans le milieu scolaire, qui avait notamment entendu François Bayrou, alors Premier ministre, sur sa connaissance supposée des sévices infligés aux élèves de l’établissement Notre-Dame-de-Bétharram, près de Pau.

    De ces mois de travaux et d’auditions, est née cette proposition de loi, rédigée à quatre mains, afin de mieux prévenir les violences, en renforçant notamment le contrôle de l’État. « Ils sont si nombreux en ce moment même, à la subir encore, comme le relève notamment l’ampleur des crimes commis dans le périscolaire à Paris », a souligné Paul Vannier à la tribune.

    Au banc, le ministre de l’Éducation, Édouard Geffray, a révélé que 255 signalements de violences sexistes et sexuelles ont ainsi été recensés dans le milieu scolaire et périscolaire depuis le début de l’année. Les députés n’avaient que jusqu’à minuit pour étudier le texte, le groupe de Gabriel Attal ayant refusé de soutenir une proposition de loi portée conjointement avec un député insoumis, ce qui lui aurait permis d’être inscrite sur du temps transpartisan, avec davantage de temps. « On est en train de vivre une journée historique (…) Je veux que tous les parlementaires sachent qu’on compte sur eux », a déclaré à l’AFP Constance Bertrand, ancienne élève et créatrice du groupe de victimes de l’Institution Saint-Dominique à Neuilly-sur-Seine.

    « Tentative d’obstruction »

    Le « comité de suivi de la commission d’enquête Bétharram » et plusieurs représentants des collectifs de victimes ont dénoncé des « tentatives d’obstruction » de la part de députés de différents groupes, les encourageant à voter un « texte essentiel », dans une tribune publiée dimanche.

    En fin d’après-midi, les députés ont adopté le volet symbolique du texte : la condamnation par la Nation de ces violences, mais aussi la reconnaissance des défaillances de l’état qui leur ont permis de perdurer. Il prévoit la création d’une journée d’hommage pour les victimes, le 19 novembre. L’Assemblée a réécrit à la marge cet article, en adoptant un amendement du gouvernement, qui met l’accent sur la chaîne de responsabilité, de l’auteur des violences, aux établissements censés les prévenir, jusqu’à l’État qui se doit de les contrôler. Initialement, le texte prévoyait la création d’un fonds national d’indemnisation pour les victimes qui ne pourraient pas aller en justice du fait des délais de prescription notamment. Mais le gouvernement a mis en doute la faisabilité d’un tel fonds, et les députés ont finalement voté pour que l’exécutif étudie cette question dans un rapport à remettre au Parlement.

    était attendu, dans la soirée, le volet judiciaire du texte qui allonge le délai de prescription du délit de non-dénonciation de faits de violences sur un mineur. Mais surtout les dispositions renforçant les contrôles des adultes exerçant dans les établissements.

  • La loutre officiellement de retour dans le Buëch

    La loutre officiellement de retour dans le Buëch

    « Sa présence a été repérée tout autour, notre bassin est le prochain à être colonisé, c’est pour ça qu’on est aux aguets. » En cette matinée d’avril, Théophane Rouballay a enfilé ses bottes pour aller arpenter les cours d’eau du Buëch. Chargé de mission Natura 2000 au sein du Syndicat mixte de gestion intercommunautaire du Buëch (Smigiba), il cherche des preuves de présence d’un animal dont la fréquentation est fortement suspectée dans les Hautes-Alpes depuis plusieurs années : la loutre. « On cherche en particulier des épreintes sur les berges, explique-t-il. Ce sont des déjections très reconnaissables, que l’animal laisse volontairement en évidence comme trace olfactive. Ça lui permet de marquer son territoire. »

    Sur l’un des rochers de la rive, dont il préfère taire l’emplacement pour ne pas attirer trop de curieux qui pourraient déranger l’animal, il trouve des excréments qui pourraient correspondre. Après inspection, il est catégorique, c’est bien une épreinte de loutre. « On peut voir des arêtes, des écailles… Il y a de fortes chances que ce soit la loutre. Localement, il n’y a pas d’autres mustélidés qui se nourrissent essentiellement de la faune aquatique, détaille Théophane. L’odeur est très reconnaissable, personnellement je trouve que ça ressemble un peu à du miel. » Si ces découvertes du mois d’avril étaient encourageantes, il lui restait encore à consolider ses preuves pour être sûr du retour de l’animal dans le Buëch.

    Un mois plus tard, le Smigiba est formel : la loutre fréquente à nouveau cette zone où on la considérait disparue depuis 1986. « Une épreinte a été observée par un naturaliste local et confirmée par la LPO. Toutefois nous sommes passés la même année mais plus tard sur le lieu de l’observation et nous n’avons rien vu, raconte Théophane. Cette année nous avons observé plusieurs empreintes à divers endroits. L’hypothèse d’un territoire occupé paraît donc plus probable. » Pour lui, c’est aussi un signe de bonne santé des écosystèmes locaux : « On a pu retrouver des indices de présence sur différents secteurs du Buëch et de ses affluents, éloignés de plusieurs dizaines de kilomètres. La présence de cette espèce est souvent considérée comme un indicateur de bonne qualité écologique des cours d’eau. »

    Disparue depuis

    les années 1980

    La progression de l’animal se confirme à l’échelle nationale depuis plusieurs années. Passée de 50 000 individus au début du XXe siècle à 1 000 en 1976, on compte désormais plus de 3 000 loutres, qui ont regagné 40% de leur territoire perdu entre 2009 et 2023 selon le CNRS (Centre national de la recherche scientifique).

    Elle fait même l’objet depuis 2019 d’un plan national d’action. Dans le bassin du Buëch, le Smigiba, l’Office national de la biodiversité et le Parc régional des Baronnies provençales y contribuent pleinement : en 2026, leurs équipes ont prospecté plus de 12 km de cours d’eau.

    Cette confirmation de la présence de la loutre ne sonne cependant pas la fin de leurs recherches. D’abord, parce que la loutre n’a pas encore été observée directement, c’est pourquoi après avoir récolté épreintes et empreintes de l’animal, Théophane va s’atteler à collecter des images via des pièges photographiques. Mais aussi car il reste encore difficile d’évaluer la pérennité de sa présence. « Il n’est pas certain qu’elle reste dans le Buëch cet été. Avec les beaux jours, les cours d’eau vont être très fréquentés, cela risque de la faire partir », analyse-t-il.

  • Un village bas-alpin détruit par une tempête de grêle

    Un village bas-alpin détruit par une tempête de grêle

    « Ici, c’est Beyrouth ! Il faut que je refasse la toiture, les plafonds sont morts, mon parquet a gonflé » : à Châteauneuf-Val-Saint-Donat, à 10 km de Château-Arnoux-Saint-Auban, les habitants ont été surpris par une tempête de grêle d’une ampleur inédite et ont subi de nombreux dégâts. Plusieurs d’entre eux ont dû être relogés suite à l’effondrement de leur plafond, et de nombreuses voitures ont été endommagées. La salle des fêtes, qui sert aux mariages, aux anniversaires, et, toutes les semaines, à la gymnastique des enfants et à l’atelier tricot des seniors, a été condamnée, son plafond s’étant en partie effondré.

    « On était en route pour l’Espagne, on a dû annuler nos vacances, rentrer en urgence et faire demi-tour à Bordeaux », témoignent Jean-Marc et Marie-Andrée Gubierrez, venus déclarer leur sinistre en mairie. « En 30 ans que j’habite ici, c’est la première fois que je déclare un sinistre comme ça ! », lance Marie-Andrée. Leur voiture achetée il y a seulement un an, leurs gouttières et « toutes les tuiles » de leur maison ont été endommagées. « Nous, encore, on s’estime heureux, c’est rien de grave », relativise le couple de retraités, alors que certaines familles vont devoir attendre plusieurs semaines avant de pouvoir revenir chez elles suite à l’effondrement de leur plafond.

    Des récoltes entières perdues

    Plusieurs agriculteurs ont subi des dégâts, et l’un d’entre eux envisage même de fermer son exploitation suite à la perte de toutes ses récoltes. « C’est le travail de toute une saison qui est détruit, ça met du temps à repartir », regrette le maire de la commune de 536 habitants, Didier Rouit (SE), se demandant si les indemnisations vont couvrir toute la récolte. « Samedi matin, la préfète est venue constater les dégâts. À 10h30, il y avait encore des gros tas de grêle ! », affirme-t-il. « Les anciens nous disent qu’ils n’ont pas vu un orage aussi violent depuis 1985. »

    Thomas Brignals a lui eu le pare-brise, le pare-chocs et une vitre de sa voiture et de son camping-car cassés. « La troisième est assurée au tiers, donc c’est pas la peine », regrette-t-il. Les garagistes, débordés par l’affluence de voitures abîmées par la grêle, ont dû, pour certains, faire appel à des renforts de Manosque.

    Les Alpes-de-Haute-Provence sont à nouveau placées en vigilance jaune orages ce mardi entre 13h et 20h, a annoncé la préfecture lundi. Ces orages pourront être localement forts et à nouveau s’accompagner de chutes de grêle, a indiqué la préfecture, qui appelle à la vigilance.

    Vigilance jaune orages ce mardi entre 13h et 20h. Pour plus d’informations, consulter le site de Météo-France meteofrance.fr ou appeler le 32 50.

  • À Avignon, la révision du plan Faubourg contestée par des habitants

    À Avignon, la révision du plan Faubourg contestée par des habitants

    La clé de treize en or qu’Olivier Galzi, maire (DVD) d’Avignon, a utilisée pour démonter en grande pompe quelques panneaux stop va-t-elle aussi ouvrir les vannes d’un trafic accru dans certaines rues apaisées par le plan Faubourg ? C’est en tout cas ce qu’estime l’association des Quatre boulevards, qui milite contre plusieurs révisions lancées par l’édile, notamment le projet de réouverture à double sens au carrefour entre le boulevard Jacques-Monod, l’avenue Saint-Ruf et le boulevard Sixte-Isnard.

    Devant le siège de l’association, situé justement sur le boulevard Jacques-Monod, sa présidente, Valérie Villette, estime que rouvrir ce double sens « ramènerait toute la circulation de transit ». La structure avait en effet été créée en 2020 à la suite de l’amplification du trafic sur ces axes, consécutive à la réduction des voies autour des remparts et sur la rocade Charles-de-Gaulle pour laisser de la place au tram. « De 3 000 véhicules par jour, on était passé à jusqu’à 17 000 passages. Et pour beaucoup, c’était du transit, pas des Avignonnais », assure la présidente.

    La municipalité compte rouvrir ce double sens, ainsi que dans d’autres rues, accompagnée de différentes mesures, cet été, « après le Festival, sans doute en août », affirmait, lors de la présentation des premières décisions il y a dix jours, l’adjoint au maire délégué à la circulation, aux mobilités et à la voirie, Nicolas Donadille. Mais les prises de position du maire, notamment lorsqu’il expliquait que « tout le monde prenait ces sens interdits » et que « donc, à un moment, ce ne sont pas les gens le problème, mais bien les sens interdits », se font déjà ressentir sur le terrain. « Des adhérents m’expliquent qu’il y a plus d’agressivité envers les cyclistes », pointe notamment Valérie Villette, alors que quelques voitures s’engouffrent déjà à contresens sur le boulevard, sur la voie réservée aux vélos, bus et véhicules de secours.

    Demande de moratoire

    La structure pointe également le manque d’échanges avec les élus. « On n’a pu échanger qu’à une seule reprise avec Olivier Galzi. C’était pendant la campagne et il avait dit qu’il ne démantèlerait pas totalement le plan. On ne parvient pas à obtenir de rendez-vous avec Monsieur Donadille, malgré de multiples relances », regrette la dirigeante associative.

    Elle compte également, avec d’autres associations, demander un moratoire sur les modifications programmées. « Il faut que ce plan soit réellement étudié de manière scientifique et non pas juste au doigt mouillé. Les villes prospères ont arrêté le tout voiture depuis un moment », clame Valérie Villette.

    La question d’un contournement de la ville, la fameuse LEO (liaison Est-Ouest), est aussi évoquée. Tout en estimant que « le tracé doit être revu pour ne pas passer par la ceinture verte, une voie faisant le tour de la ville est perçue comme une solution pour apaiser les quartiers résidentiels en extra-muros. Le projet d’étoile ferroviaire autour du Grand Avignon est également vu d’un bon œil. « Il faut favoriser ces modes de déplacement. Les gens peuvent prendre le vélo dans le train pour aller au boulot sans perdre trop de temps, par exemple », illustre Valérie Villette.

  • « L’homophobie est minimisée »

    « L’homophobie est minimisée »

    Deux jours après la marche des fiertés d’Avignon, l’association organisait, ce lundi midi, un rassemblement devant le tribunal pour réclamer « Justice pour Micka ». « Nous contestons la décision du caractère non homophobe de l’agression, tous les quatre jours en France il y a un guet-apens homophobe, ce n’est pas acceptable, déplore Paul Zagacki. Micka était visé parce qu’il était gay et à cause des clichés liés à l’homophobie comme quoi les gays sont pus faibles, moins entourés et plus riches. » Les militants espèrent qu’au cours du procès les faits soient requalifiés avec le caractère homophobe. « L’homophobie est minimisée, en 2026, le combat ne s’arrête pas », regrette-t-il.

  • Une offre de reprise pour Fibre Excellence

    Une offre de reprise pour Fibre Excellence

    « L’offre a été déposée à 12h, lundi 1er juin. L’objectif est de créer une nouvelle entité qui reprendra l’intégralité des actifs et des salariés », a annoncé la direction du groupe Fibre Excellence, qui emploie 670 salariés sur les sites de Tarascon et de Saint-Gaudens, en Haute-Garonne. Il s’agissait de la date butoir fixée par le tribunal de commerce de Toulouse pour le dépôt des offres de reprise. C’est la seule qui aurait été déposée.

    Considérant « qu’il est établi que la SAS Fibre Excellence est dans l’impossibilité de faire face au passif exigible avec son actif disponible et est en conséquence en état de cessation des paiements », le tribunal avait placé l’entreprise en redressement judiciaire, dans sa décision du 27 avril. Il estimait cependant que « l’entreprise semble avoir les moyens de se diriger vers un plan qui aurait pour finalité la poursuite de l’activité, le maintien de l’emploi et l’apurement du passif » et avait accordé six mois de délais d’observation. L’entreprise doit revenir deux fois devant le tribunal pendant cette période : « Le mercredi 3 juin à 9h, munie d’une situation de trésorerie, d’une situation financière », explique la juridiction. Laquelle « renvoie l’affaire en chambre du conseil à l’audience du mercredi 17 juin à 9h, afin de déterminer si l’entreprise dispose des capacités financières suffisantes à sa poursuite d’activité et le maintien de la période d’observation ».

    « Il faut y aller ! »

    En mai, Carole Delga, présidente (PS) de la Région Occitanie, avait fait savoir que la collectivité était prête à intégrer la gouvernance de l’entreprise et à investir 5 millions. Elle avait rencontré, avec les représentants des salariés, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin. Et de promettre : « Je continuerai à me mobiliser. »

    Vendredi, la direction de Fibre Excellence a fait savoir que l’offre de sauvetage des deux dernières usines de pâte à papier de France avait obtenu le soutien des Régions Occitanie et Sud. L’offre a été présentée aux salariés. La relance de l’activité de cette entreprise survient après le désengagement de son actionnaire indonésien. « C’est la seule offre, a réagi Laurent Quinto, délégué CGT. Alors il faut y aller ! »

    Avec un bémol : « Ce plan de reprise doit permettre de redémarrer l’activité avec une trésorerie saine et retrouver un investisseur pour appuyer la relance. Il faut que, d’ici le 17 juin, l’état prenne une décision sur l’augmentation du prix de rachat du kWh sur lequel repose ce plan. »

  • L’état de la ressource en eau rassurant à l’approche de l’été

    L’état de la ressource en eau rassurant à l’approche de l’été

    À l’instar de ce qui est fait à travers le projet Var Bleu, le département du Var est mobilisé contre les risques de stress hydrique. C’est à ce titre que le Comité ressources en eau se réunit à intervalles réguliers, sous la direction du préfet du Var Simon Babre, pour réaliser un état des lieux. Un exercice important à l’approche de la saison estivale, qui s’est tenu jeudi 28 mai en compagnie des acteurs de la gestion de l’eau et de la sécheresse dans le département (services de l’État et établissements publics, élus, collectivités, usagers et associations).

    Le premier constat se veut rassurant : après une saison de recharge de l’hiver 2025-2026 excédentaire (+24% de précipitations, soit 775 mm pour 626 attendus), les nappes souterraines sont à un niveau satisfaisant. « Fin 2025, les nappes, notamment celles du centre Var, étaient déjà rechargées, et le niveau des nappes côtières était stable, un peu en dessous de la moyenne », explique Marc Moulin, hydrologue au Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM). « Il y a eu un tournant en décembre avec les crues spectaculaires du Gapeau, de la Giscle et de l’Argens, ce qui a conduit les nappes alluviales, situées sous les fleuves côtiers, à des niveaux plutôt hauts. »

    Pas de prévisions saisonnières fiables

    Comme en 2025, les trois premiers mois de l’année ont conforté cette tendance, notamment grâce aux nouvelles crues de février ayant placé les nappes « en position hautes à très hautes. On a désormais commencé la phase de tarissement », poursuit le scientifique, qui annonce « un étiage relativement modéré cette année. Comme on part de haut, on ne va pas arriver très bas, même si le tarissement est un peu précoce par rapport à d’habitude. » Et ce, malgré l’absence de pluie et des températures assez élevées depuis le début du mois d’avril.

    Mais avec des cours d’eau en baisse, il conviendra cependant de faire preuve de sobriété, annonce la préfecture, afin de restreindre tant que possible les mesures de restriction. D’autant plus que pour ce faire, on ne pourra pas vraiment compter sur les prévisions en termes de précipitations, celles-ci n’offrant pas « de tendances marquées à trois mois en Europe de l’ouest. Il y a trop d’incertitudes car nous sommes sur une zone de latitude moyenne », annonce Hélène Correa, responsable du service Prévision et Climatologie de Météo France sur la région sud-est.

    Ce Comité ressources en eau a aussi permis d’aborder la question de l’amélioration de la connaissance des prélèvements (près de 210 millions de m³ par an dans le Var) : 62% destinés à l’eau potable, 32% pour les usages agricoles et 6% pour d’autres usages économiques (golfs, ports, industries…). La Chambre de commerce et d’industrie a également présenté le programme ReS’Eau, qui accompagne les entreprises du tourisme vers la sobriété hydrique, du diagnostic des usages jusqu’à la mise en place d’actions concrètes.

  • La lecture et le jeu à l’honneur de la première édition de Festi’Livres

    La lecture et le jeu à l’honneur de la première édition de Festi’Livres

    Lundi 9h, école Simone-Veil, à Ollioules. En amont de la première édition de Festi’Livres qui se déroulera le 13 juin dans la ville, auteurs et illustrateurs viennent à la rencontre des élèves pour leur faire partager le fruit de leur travail, leur passion. Et titiller par le récit leur imagination pour leur donner le goût de la lecture.

    Rien de mieux pour cela que de leur raconter une histoire. Celle de Tinicane et le Trèfle à Quatre Feuilles, pour commencer. L’autrice, Laetitia Durbec, qui est également l’organisatrice de l’événement culturel, tient ainsi en haleine une classe de CP.

    Sophrologue spécialisée chez l’enfant, elle écrit des petits livres qui leur permettent de mettre des mots sur leurs émotions. « Ils vont se reconnaître. et dire, moi aussi, j’ai les mains qui se serrent, j’ai le cœur qui fait boum boum, j’ai dans la tête des pensées », confiait-elle avant son intervention. Et ça marche.

    Les gamins écoutent la bouche ouverte et les yeux bien ronds l’aventure de ce petit lapin parti chercher des légumes au marché. Et chemin faisant rencontre des copains qui ont trouvé un de trèfle à quatre feuilles. Échouant dans sa quête pour en cueillir une lui aussi, un fort sentiment de colère s’empare de lui. Et pour l’évacuer met en pratique des techniques de respiration pour se sentir mieux. Guidés, les élèves s’y emploient eux aussi. À la fin, l’un d’eux intervient :

    « C’est mieux d’avoir sa mère que d’avoir un trèfle à quatre feuilles », commente-t-il. Et d’ajouter : « Et peut-être que c’est sa mère son trèfle à quatre feuilles. » Pour lui en tout cas cela ne fait aucun doute.

    Pour bien grandir

    « J’ai voulu que les enfants, ceux qui aiment lire comme ceux qui n’aiment pas lire, soit aussi des acteurs de Festi’Livres », reprend Laetitia Durbec. Ils ont tous été amenés à travailler sur une œuvre collective ou individuelle sur le thème : « 1 001 façons de lire ».

    Textes, peintures, collages, photos, documents sonores… Un jury remettra un prix le jour du festival aux artistes en herbe.

    Mais pour l’heure, les minots ne sont pas au bout de leurs surprises. Surtout lorsque l’illustratrice Nawal Farhat leur explique que son métier consiste à dessiner. Les voilà à nouveau embarqués, dans le monde des carottes, ce coup-ci.

    Dans la salle de la bibliothèque les CE1 sont aux anges également. Les animateurs de la future médiathèque d’Ollioules les font participer à un jeu. Sur la culture, bien sûr.

    « On essaie d’inscrire dans les habitudes des enfants la visite à la médiathèque », explique Véronique Tullio, la responsable du futur équipement culturel. L’objectif étant qu’« ils reproduisent ensuite cette habitude avec les parents ». Et que le moins d’enfants possible soient tenus éloignés du livre.

    En milieu de matinée est arrivée Virginie Peyré autrice de Chut, c’est un secret, un outil pédagogique utilisé pour sensibiliser les enfants aux violences sexuelles. Avec des textes, dessins et chansons qui parlent aux enfants et font écho à leur histoire.

    Des échanges qui ont permis aux jeunes de poser des tas de questions, sur la création des personnages ou encore sur les différentes étapes de l’écriture d’un livre. Avec pourquoi pas l’émergence de nouveaux talents ou tout du moins d’une soif inextinguible pour la lecture et les livres. De ceux qui font grandir, voyager, donnent à vivre de multiples vies voire le désir de s’émanciper.

    Cette quinzaine littéraire va se poursuivre dans les établissements scolaires de la ville jusqu’au jour J. Histoire d’ouvrir les esprits à cette journée du 13 juin où, outre les nombreux auteurs présents pour rencontrer les lecteurs et présenter leurs ouvrages, de nombreuses activités seront proposées aux familles : ateliers d’écriture, d’illustration et de calligraphie, jeux autour de la lecture, spectacles vivants, concours, expositions et espaces de découverte.

    Le marque-page à placer tout de suite dans son agenda.

  • La Région représentée au congrès mondial des médias

    La Région représentée au congrès mondial des médias

    Juste à côté de l’auditorium principal qui concentre les échanges du congrès mondial des médias, la Région Sud inaugurait son stand, lundi après-midi, avec la volonté d’envoyer un message à l’égard d’une profession qui connaît de nombreuses difficultés et doit relever d’importants défis avec la numérisation des usages et l’arrivée de l’intelligence artificielle.

    C’est François de Canson, successeur désigné de Renaud Muselier à la tête de la Région, qui s’est chargé du discours.

    « Les journalistes sont des femmes et des hommes qui écrivent, enquêtent, questionnent, racontent et alertent parfois. Des femmes et des hommes qui portent une responsabilité immense, celle d’éclairer nos sociétés », a-t-il indiqué. « Nous vivons dans une époque de tensions géopolitiques, de guerres à frontières, d’instabilité démocratique, de bouleversements technologiques, d’intelligence artificielle, de désinformation, de fragmentation du débat public… Jamais le besoin de presse n’a été aussi fort. Quand une société doute, elle cherche des repères, lorsqu’une démocratie tremble, elle a besoin de journalistes solides », a souligné le vice-président de l’institution.

    « Des acteurs précieux pour nos démocraties »

    « La liberté de la presse, la liberté d’expression ne sont jamais acquises, elles doivent être défendues juridiquement, politiquement, culturellement et surtout protégées », a affirmé François de Canson, assurant qu’« à la Région Sud, nous savons ce que vous représentez, vous êtes précieuses et précieux pour nos démocraties, pour l’intelligence collective, pour maintenir l’espace de raison saturé de faux ».

    Il s’est enfin félicité du choix de la région et singulièrement de la deuxième ville de France pour l’organisation de ce congrès mondial des médias, car « Marseille est une ville de circulation des idées, des peuples, des récits, des cultures. Une ville qui connaît le tumulte du réel, une ville profondément journalistique ».

    Le vice-président de la Région était accompagné par Jean-Christophe Tortora (La Tribune/CMA Médias), Véronique Saadé (CMA Médias), Michel Laugier, sénateur (Union centriste) des Yvelines et rapporteur du budget de la presse à la Haute assemblée pour couper symboliquement le ruban d’inauguration du stand.

    Parmi les participants, on notait la présence de Jean-Louis Pelé (La Provence), Laurence Bottero (La Tribune), Guilhem Ricavy (Var-Matin), Simon Perrot et Baptiste Bize (Nice-Matin) et Léo Purguette (La Marseillaise).

    L’info de proximité au centre d’un débat au Club de la presse Marseille-Provence

    « L’information de proximité, un enjeu de démocratie » : tel est l’intitulé du débat organisé, ce mardi 2 juin à 10h, par le Club de la presse Marseille-Provence Alpes du Sud, à l’occasion du congrès mondial des médias.

    Aux côtés de Louis Dreyfus, président du directoire du journal Le Monde, le président et directeur éditorial de La Marseillaise, Léo Purguette, et des représentants de Marsactu et Var Matin.

    Inscription obligatoire par mail : contact@club-presse-provence.com