Blog

  • Ces jeunes volontaires qui s’engagent pour leur ville

    Ces jeunes volontaires qui s’engagent pour leur ville

    « Aujourd’hui, au cœur de cette cérémonie, c’est la jeunesse qu’on veut mettre en avant », introduit Myriam Aouini, responsable opérationnelle chez Unis Cités. Cette association accompagne la Ville de Marseille depuis plusieurs années, dans l’accueil et le suivi des volontaires en service civique. Ce mardi, les jeunes volontaires de la promotion 2025-2026, ont reçu un diplôme signé par le maire (DVG) de Marseille, Benoît Payan, et remis en main propre par Amine Kessaci, adjoint au maire délégué à la jeunesse, à la citoyenneté et à l’engagement. Cette cérémonie marque pour eux la fin de huit mois de missions au service de l’intérêt général. Amine Kessaci a pris la parole pour saluer leur investissement et réaffirmer les ambitions de la Ville à leur égard : « Ce qu’on souhaite faire à la Ville de Marseille, c’est pouvoir garantir que ces jeunes, qui sortent de services civiques, puissent trouver un emploi. Il faut que la ville de Marseille sache les accompagner », déclare-t-il.

    Chaque année, plus de 200 jeunes s’engagent dans une mission de service civique à Marseille, selon Myriam Aouini. Ce dispositif leur permet de s’investir dans des domaines variés comme l’aide à la personne, l’éducation, la culture ou encore l’écologie. « Je reste convaincue que c’est un tremplin pour les jeunes parce qu’on les pousse à travailler en équipe et à côtoyer la diversité. Ils acquièrent des compétences et un sentiment d’utilité qui est très important », souligne-t-elle. Beaucoup témoignent de ce que cette expérience leur a apporté. « Ce que j’ai bien aimé, ce sont les publics avec lesquels j’ai travaillé : à la fois des seniors, des personnes en situation de précarité, mais aussi des centres éducatifs. Ça m’a permis de voir des profils très variés et de m’adapter à chacun », raconte Hafida, 26 ans, qui a réalisé un service civique autour de la sobriété énergétique.

    Jeunesse engagée

    Pour Amine Kessaci, le service civique répond aussi à une évolution des formes d’engagement en offrant aux jeunes un cadre pour agir. « Les jeunes sont de plus en plus engagés dans des luttes et des projets associatifs. Ce qu’ils demandent, ce sont des espaces adéquats pour leur engagement. Un engagement nouveau, qui permet d’allier le plaisir et l’utilité », affirme l’élu. Il souligne enfin que la force du dispositif réside dans les perspectives qu’il ouvre aux jeunes.

  • À Port-de-Bouc, une crèche ouvre aux Aigues douces en septembre

    À Port-de-Bouc, une crèche ouvre aux Aigues douces en septembre

    « C’est un gros soulagement » pour le maire (PCF) de Port-de-Bouc Laurent Belsola, après que sa colistière Naïma El Ghazzar ait proposé au conseil municipal de mardi soir d’autoriser l’ouverture d’une crèche privée de 35 places en septembre aux Aigues douces.

    Cette nouvelle structure, multi-accueil collectif pour enfants de moins de trois ans baptisé « Boubou and Co », comblera ainsi les besoins laissés en plan par l’ancienne crèche du sud, dont les locaux seront réutilisés. Un sujet qui fait également écho à l’annonce du transfert de la halte-garderie Odette Menot à la crèche publique Rambaldi en septembre, faute d’inscriptions.

    « Lorsqu’on nous a annoncé la fermeture de la crèche du sud, en décembre 2025, ça a été un drame de recevoir les familles. Le service éducation a été exemplaire et a trouvé des solutions en très peu de temps » retrace Laurent Belsola.

    « Nous adaptons

    le service public »

    C’est justement cette fermeture, l’hiver dernier, qui a conduit la majorité en place à « mener une réflexion sur la petite enfance et les modes de garde » selon le maire. « Il est important de s’adapter aux modes de garde des enfants. Nous adaptons le service public, qui doit répondre au plus grand nombre. C’est pour ça que nous avons décidé de transférer la halte-garderie Odette Menot, qui ne fait pas les repas, à la crèche Rambaldi » développe Laurent Belsola.

    C’est aussi pour l’édile une « question de mixité sociale, car toutes les familles qui déposaient leurs enfants à la halte Menot venaient de toute la ville, et souvent allaient ensuite au centre social ». La réciproque s’observera avec la prise en charge des enfants de la Presqu’île dans le quartier de Saint-Jean.

  • Les syndicats espèrent un relais politique

    Les syndicats espèrent un relais politique

    Le courrier est déjà parti. À peine élu président du conseil de surveillance qu’Olivier Galzi est sollicité par les agents FO et CGT pour une rencontre. Si les deux syndicats échangent déjà avec Virginie Issautier, conseillère municipale en charge de la santé qui siège aussi au conseil de surveillance, ils espèrent aussi une oreille attentive du maire (DVD) d’Avignon. « Il doit prendre en compte que l’hôpital est le plus gros employeur de la ville et y apporter toute son aide, on attend beaucoup d’un maire, qu’il soit aussi à l’écoute des personnels, pose Christophe Del Rey, secrétaire FO santé Vaucluse et membre du conseil de surveillance. Nous jugerons les actes plutôt que les discours. »

    Si le président du conseil de surveillance n’a pas de rôle décisionnaire dans la stratégie organisationnelle de l’hôpital, il peut en revanche demander des comptes et porter une voix politique. « Les politiques doivent s’exprimer sur ce qu’est le devenir de l’établissement support, s’ils se taisent, forcément leur voix ne sera pas écoutée, souligne Patrick Bourdillon, secrétaire CGT des agents de l’hôpital, qui n’ont pas de représentants au conseil de surveillance. On va être très attentif à ce que les politiques aient leur mot à dire sur le fonctionnement de l’établissement, leur vision dans la construction de l’organisation des soins. Si par rapport aux besoins, on ne met pas une réponse humaine à la hauteur, on part à des catastrophes. Un plan d’investissement à 150 millions d’euros, c’est bien, mais quand il y a des orages, il pleut au bloc opératoire. »

    Parmi les sujets, l’épineuse relation entre syndicats et le directeur Pierre Pinzelli, qui a notamment porté plainte pour diffamation contre Patrick Bourdillon (notre édition du 6 mai). En début d’année, la cérémonie de vœux avait été annulée au dernier moment sur fond de fortes tensions internes liées aux conditions de travail et risques psycho sociaux. « Il y a des difficultés dans tous les hôpitaux, encore plus ici avec ce directeur qui est prêt à tout pour remettre l’hôpital à l’équilibre, cela nous inquiète », observe Farid Ben Mohamed, secrétaire FO du centre hospitalier, évoquant « burn-out, arrêts de travail » et un personnel « usé par des remplacements au pied levé ». Le délégué syndical va également plaider auprès d’Olivier Galzi pour que la police municipale participe à la sécurisation de l’hôpital par une patrouille.

  • La consommation de crack et de kétamine augmente en Paca

    La consommation de crack et de kétamine augmente en Paca

    Réalisé par l’Agence régionale de santé (ARS), Addiction Méditerranée et l’observatoire français des drogues et des tendances addictives, le rapport basé sur le travail d’un réseau Sintes (Système d’identification national des toxiques et des substances) composé de 67 organismes collecteurs fin 2025, trace les tendances de consommation de drogue pour la région et Marseille.

    Les auteurs pointent notamment une « extension des usages de cocaïne sous forme basée (crack), principalement par des personnes en situation de pauvreté mais aussi par des personnes insérées. » Ils notent « une présence désormais très fréquente de la kétamine dans des contextes festifs divers, consommée par davantage de personnes, notamment de très jeunes gens (18-25 ans). » Une consommation aussi « au quotidien » par des 20-40 ans, dont de nombreuses femmes, « parfois en usage auto-thérapeutique. » Auparavant utilisé par les consommateurs en chemsex, l’usage des « cathinones » s’est développé également en « contextes festifs divers. »

    Dans la région, la résine de cannabis reste « le produit illicite le plus couramment consommé et vendu » acheminé depuis le Maroc, principal pays fournisseur. C’est de là aussi que provient « la majeure partie de l’herbe de cannabis consommée en Paca. » La cocaïne en poudre, la MDMA/ecstasy sont « très disponibles » dans la région « en zone urbaine comme rurale. » Côté protoxyde d’azote, « la mode de l’expérimentation semble passée (…) mais pour un petit nombre de personnes, des consommations se sont installées : régulières, importantes (plusieurs dizaines de ballons par jour), voire massives (une bonbonne – qui représente jusqu’à 70 ballons – ou plus à chaque session). »

  • À Avignon, la CGT mobilisée pour le pôle solidarité et le RSA

    À Avignon, la CGT mobilisée pour le pôle solidarité et le RSA

    Les rassemblements de la CGT en amont des séances plénières du Conseil départemental de Vaucluse font désormais presque partie du déroulé, avec des manifestations à plusieurs reprises ces dernières années. Et un nouveau est prévu ce vendredi 26 juin contre la réorganisation du pôle Solidarité sous sa forme prévue ainsi que pour dénoncer la politique de la collectivité autour du RSA.

    Dans un tract, le syndicat regrette ainsi une « réorganisation trop floue » du service. Et assure que les agents n’ont pas encore été informés des futurs organigrammes, des missions exactes qui leur seront attribuées, des impacts sur les différents postes ou encore des « conditions d’exercice ». Avec une interrogation également sur la non-réintégration de la direction Insertion-Emploi au pôle Solidarités, estimant que « tout est lié » entre insertion, accompagnement social ou encore parcours vers l’emploi. Et demande « une réponse claire et une réponse approfondie sur ce choix d’organisation ».

    Contacté par La Marseillaise, le Département n’a pas répondu dans les délais impartis pour la publication de cet article sur le sujet.

    Réaction demandée

    La question de la politique de gestion du RSA va également être remise sur la table. Le Vaucluse étant le département où le versement a le plus reculé ces dernières années. Dans une lettre ouverte publiée le 13 juin dernier est pointé le « durcissement progressif de la gestion du RSA ». En citant la chute de 32% du nombre de bénéficiaires entre 2022 et 2025. « Sous couvert de contrôle, d’”accompagnement renforcé” et d’économies budgétaires, votre collectivité multiplie les dispositifs de sanctions, de suspensions et de radiations qui frappent directement les personnes les plus précaires de notre département », poursuit le syndicat. Qui, « à défaut de réponse et de mesures concrètes », prendra « toutes les initiatives nécessaires pour dénoncer publiquement cette situation ». Sans préciser si des poursuites vont éventuellement être engagées contre la collectivité, comme cela a été le cas dans le Finistère il y a une semaine, où la CGT et six allocataires ont porté plainte contre le Département du nord-ouest de la France.

    « On ne peut pas être contre le fait de remettre des gens au travail, tout ne peut pas être blanc ou noir mais des ajustements ont été faits », se justifiait la présidente en sortie d’hémicycle le lundi 31 mars dernier.

  • France handicap campe devant le Département

    France handicap campe devant le Département

    « Si on ne peut pas être logés dignement alors on va dormir sous la tente. On a fait une niche aussi, les chiens sont mieux logés que nous des fois », dénonce Catherine Duroc, médecin retraitée en situation de handicap moteur et visuel. Autour d’elle, un petit campement improvisé sur la place Saint-Arnoux de Gap ce lundi après-midi par APF France handicap, association de défense des droits des personnes en situation de handicap. En campant devant le Département, le collectif proteste contre une carence perpétuelle de logements adaptés. « Il y a des personnes qui n’ont pas un logement digne, qui ne peuvent pas sortir de chez elle parce que la porte d’entrée est trop lourde ou que l’ascenseur est laissé en panne… Nous avons le cas d’une personne qui ne peut pas accéder aux toilettes et qui fait ses besoins dans la salle de bains. Ce n’est pas une situation digne », poursuit Catherine Duroc.

    Créer un fichier des logements

    L’association demande la création d’un fichier qui réunisse toutes les données d’offres de logement et les demandes des personnes. « Actuellement, quand on interroge les mairies, les bailleurs, on nous dit “il n’y a pas de demandes donc il n’y a pas de besoin”. Nous, à l’APF, on a une liste de trente personnes en attente de logements qui ne trouvent pas de logement. Donc les besoins il y en a, mais ils sont invisibilisés », rétorque Catherine Duroc.

  • Babacar Dondé, l’étoile montante venue du Sénégal

    Babacar Dondé, l’étoile montante venue du Sénégal

    Derrière sa discrétion naturelle se cache l’un des jeunes talents les plus prometteurs du département. Quart-de-finaliste du championnat des Bouches-du-Rhône en doublette avec Michel Adam, puis demi-finaliste en triplette aux côtés de Jean-Pierre Garibian et Michel Adam, Babacar Dondé (21 ans) commence à se faire un nom. Originaire du Sénégal, il vit à Marseille depuis près de deux ans grâce au soutien de Jean-Pierre Garibian, qui l’a pris sous son aile et l’accompagne dans son intégration, sur et en dehors des terrains.

    Une rencontre décisive

    « Je l’ai connu lors d’un voyage humanitaire au Sénégal lorsqu’il avait 15 ans », raconte le co-gérant d’une société immobilière marseillaise. « Nous avons joué ensemble là-bas et j’ai tout de suite remarqué ses qualités au tir. Quelques années plus tard, il m’a appelé pour me demander de l’aide afin de trouver du travail en France. »

    Avant de s’installer dans les Bouches-du-Rhône, Babacar Dondé avait vécu en Belgique, pays dont il possède également la nationalité. Une période compliquée selon Jean-Pierre Garibian qu’il surnomme affectueusement « papa ». « Il avait du mal à construire sa vie. Aujourd’hui, il commence à trouver son équilibre, et c’est essentiel pour lui. Il aspire à une situation stable, tant sur le plan professionnel que familial. »

    Très proche du jeune joueur, Garibian le conseille jusque dans ses choix sportifs et la composition de ses équipes. Il l’accompagnera logiquement dans sa première Marseillaise. Le tandem sera complété par son compatriote Fara N’Diaye, vice-champion du monde de tir de précision en 2001 et figure du circuit français depuis près de deux décennies.

  • Hautes-Alpes : un nouveau schéma pour une décennie de tourisme

    Hautes-Alpes : un nouveau schéma pour une décennie de tourisme

    « Notre activité touristique a progressé de manière remarquable ces dernières années, que ce soit en termes de fréquentation, de nuitées, de visiteurs accueillis ou de retombées économiques », a annoncé Patrick Ricoux, vice-président chargé de l’attractivité du territoire, en préambule de l’adoption du nouveau schéma de développement du tourisme. Or, si « l’activité touristique s’est métamorphosée », comme il le rappelle, « le but de ce nouveau plan n’est pas de reproduire ce qui a été fait ces dix dernières années, au vu des évolutions des pratiques, mais de l’enrichir ».

    Développer et préserver

    Le tourisme apparaît en effet comme le moteur économique majeur du département. Entre 2015 et 2025, le chiffre d’affaires du secteur a progressé de 28% avec 919 millions d’euros générés pour l’année 2025. Il représente 25% du PIB des Hautes-Alpes, 5 millions de visiteurs par an et 15 000 emplois directement en lien avec le tourisme. Après cette décennie fructueuse pour les Hautes-Alpes, ce nouveau schéma a pour but d’établir de nouveaux objectifs. Très vite un point de tension est apparu : comment concilier l’attractivité touristique et préserver le cadre naturel, en bref continuer d’attirer sans créer de surfréquentation.

    « L’attractivité de notre département repose avant tout sur ce qui fait son identité : des paysages préservés, des espaces naturels remarquables, des villages authentiques. C’est parce que nous avons su préserver ces paysages que nous arrivons à attirer des visiteurs. Alors je souhaite poser une question simple, jusqu’où devons-nous développer notre tourisme sans dénaturer ce qui fait précisément sa force ? », a questionné Gérard Ténoux, vice-président en charge de l’habitat. De son côté, Yvain Chaix, président de l’agence de développement des Hautes-Alpes, a assuré qu’« un grand objectif du schéma c’est de garantir le développement du tourisme haut-alpin tout en veillant sur nos milieux et nos hôtes ». Toutefois, l’heure n’est pas à l’écologie radicale : « On souhaite s’engager dans une voie de développement, bon nombre de nos contemporains prônent la décroissance, ce n’est pas le sujet de ce schéma, il s’inscrit dans une dynamique de croissance car on sait comme c’est important pour fixer les populations et créer des emplois. »

    Faire adhérer

    la population

    Le schéma a aussi pour ambition affichée de s’assurer de l’adhésion des populations locales. « On voit bien qu’il y a un sujet central sur l’acceptation du développement touristique », a rappelé Yvan Chaix. Toutefois, une adhésion totale s’apparente à « un vœu pieux », pour Jean-Baptiste Allaud, conseiller départemental : « On voit bien au sujet de l’organisation des JOP 2030, qu’il y a toujours des gens qui dénonceront les actions que nous portons (…). Il y a des gens qui se sont installés dans notre département dans l’idée que dès leur installation, il faudrait que rien n’évolue. Même s’il faut intégrer certains points de vue on ne peut pas aller dans la démarche d’arrêter de développer notre département du point de vue touristique », a-t-il affirmé.

  • Vers un front culturel contre l’extrême droite

    Vers un front culturel contre l’extrême droite

    À l’échelle nationale, le mouvement est encore jeune. La Cracs, la coalition des résistances artistiques, culturelles et scientifiques s’est montée en mai 2026, après publication de sa tribune dans le journal Libération, le même mois. Un peu partout en France, des comités locaux émergent, Aix-en-Provence et Marseille inclus. « L’objet de cette association, c’est de rentrer de plain-pied dans la bataille culturelle qu’aujourd’hui, l’extrême droite est en train de gagner », résume simplement Dany Bruet, coordinateur du comité d’Aix. En se réunissant sous cette coalition, artistes intellectuels et scientifiques veulent dépasser ce « fatalisme ». « Autant l’année dernière a été difficile, tout le monde était dans le déni, voire découragé, là on sent qu’il y a des énergies qui émergent de partout », constate Dany Bruet. À une échelle locale, plusieurs mobilisations sont déjà en train de s’organiser. À l’approche, entre autres, d’une programmation de la Dame de Pierre, notamment prévue en septembre au Dôme de Marseille. Pour rappel, sa programmation à Aix, en novembre, avait été dénoncée par les syndicats et associations d’artistes ainsi que les partis de gauche locaux pour sa proximité avec le projet Périclès du milliardaire d’extrême droite Pierre-Edouard Stérin. Même scénario pour la Nuit du bien commun, programmée au 6MIC, en octobre dernier, devant lequel s’était tenue une large mobilisation. Pour la Cracs, d’autres projets sont à prévoir. Un stand lui est d’ores et déjà réservé à la Fête de l’Humanité. « L’objet de notre action ne sera pas de brailler devant les entrées, mais d’informer et de faire de la pédagogie auprès du public qui ne sait pas, qui n’est pas au courant que certains des projets sont financés par l’extrême droite, du projet politique qu’il y a derrière », déroule Danny Bruet, qui précise que ce projet d’association « va au-delà de la présidentielle, on est face à un problème de société ». Si les idées et plusieurs actions sont déjà en place, le statut de l’association est toujours en cours de création. Et veut continuer à fédérer des membres, à l’échelle locale comme nationale. « C’est un projet qui demande beaucoup de temps, beaucoup de pugnacité et de cohérence, précise Catherine Lecoq, artiste et membre de la CGT des Spectacles, en charge de la coordination du comité marseillais. Il y a énormément de choses qui se font en ce moment. Ce qui est intéressant est de réussir à coaliser tout ça, avoir une réelle force de frappe concernant notre liberté d’action et nos possibilités réelles, en dehors des financements de ces milliardaires d’extrême droite. Il faut qu’on fasse en sorte que les gens soient sur le coup (…) ça peut prendre une belle ampleur, devenir une réflexion pour un monde meilleur. Ce peut être un adage vaste et optimiste mais il faut construire quelque chose de différent, être plus solidaires, réfléchi, de trouver des outils de réflexion pour que nos secteurs ne soient pas sabordés d’ici peu ou ne puissent plus raconter le monde comme ils doivent le faire. » Eva Bonnet-Gonnet

  • Le parc Borély a entamé sa mue en temple de la pétanque

    Le parc Borély a entamé sa mue en temple de la pétanque

    Les géomètres sont passés vendredi, sous l’œil de Maryan Barthélémy, le directeur des événements de La Marseillaise, pour délimiter l’espace qui va accueillir les 2 000m² d’infrastructures à Borély. « Lundi, la société Colas a démarré la préparation du terrain qui sera recouvert d’un nouveau revêtement », explique Maurice Caumel, directeur technique du Mondial qui supervise l’avancée du chantier et s’assure de sa bonne tenue.

    À Borély, l’équipe mobilisée pour la mise en place, menée par Kader, s’est présentée dès 9 heures. « On a balayé tous les nids-de-poule, on les a recouverts d’enrobés à froid pour faire une surface homogène et propre », détaille le chef de chantier. « Ensuite, on a posé le gravier et, enfin, on a entouré et fermé la structure par des poutres en bois. »

    En cette période de canicule, les horaires des quatre agents sont aménagés et des bouteilles d’eau sont stockées afin de s’hydrater et supporter la chaleur.

    Objectif lundi

    C’est l’entreprise Colas qui a cette année été chargée d’assurer la confection du terrain du stade d’honneur. Fini la grosse dalle. Pour répondre aux demandes des champions souvent sollicités pour disputer les parties télévisées, le nouveau revêtement se rapproche de la surface des allées de Borély. « C’était un peu comme si on participait à Roland-Garros et que l’on faisait la finale à Wimbledon », nous avait confié l’un d’eux l’an passé. Le message a été entendu et l’organisation attend avec impatience l’avis des futurs joueurs.

    À partir de jeudi, la mise en place de « toutes les infrastructures du parc Borély, le restaurant, l’espace VIP et surtout la construction des tribunes du stade qui fera plus de 3 000 places » est soigneusement planifiée par Maurice Caumel. Objectif ? Que tout soit en place « lundi 29 juin, jour où l’équipe technique du Mondial doit débarquer pour la fin du montage des infrastructures, la sécurisation des espaces et la préparation des terrains ».

    L’accent est mis sur la prévention avec « plus de 80 agents de sécurité » sur l’ensemble des sites pour « un maximum de soin à prendre pour éviter tout problème qui pourrait se passer pendant le concours ».

    Avec un gros changement à gérer cette année. « La première partie du dimanche matin se jouera en deux sessions. Cela permettra d’éviter d’avoir 2 400 terrains à tracer ; 1 290 suffiront », rappelle Maurice Caumel. Si cela allège la surface de terrains à tracer puisqu’ils ne seront plus répartis que sur seize aires de jeu, la nouveauté inquiète. Forcément.

    Le concours se déroulera principalement au parc Borély, sur les hippodromes de Borély (13008) et de Pont-de-Vivaux (13010) mais aussi dans des clubs boulistes dont certains comme la Boule Phocéenne, ont été labellisés « Club Mondial ».