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  • À Barcelonnette, une liste citoyenne pour la démocratie

    À Barcelonnette, une liste citoyenne pour la démocratie

    « C’est parti des dernières élections, qui ont donné lieu à un score assez serré, à Barcelonnette, entre la municipalité en place et une liste citoyenne de l’époque. Cela a donné des idées à tout le monde », explique Bertrand Barbo, à la tête de la liste citoyenne « Agir en commun », qu’il vient de déposer en préfecture, jeudi. « Il y a deux ou trois ans, on s’est retrouvés avec quelques amis qui sont dans la liste aujourd’hui. On avait pour ambition de proposer un projet de territoire », précise la tête de liste.

    La liste de Bertrand Barbo « se base sur un constat : une baisse de la démographie de 0,4% par an depuis au moins 10 ans, une économie de plus en plus difficile, axée sur le tourisme et le ski et une grosse difficulté de logement. On a une vallée qui se vide », avance-t-il. Pour trouver des solutions à ces différentes problématiques locales, le collectif compte sur la démocratie participative et veut « impliquer la population », notamment en filmant et mettant à disposition les conseils municipaux.

    Le groupe veut par ailleurs créer des « comités citoyens composés de citoyens tirés au sort. Cela a fait ses preuves, les gens qui ne s’intéressent pas forcément à la politique, quand ils sont désignés comme ça, ils se sentent responsabilisés et s’impliquent », affirme la tête de liste.

    Valoriser les initiatives citoyennes

    Le collectif veut également « valoriser les initiatives citoyennes » en faisant des appels à projets et en laissant les habitants proposer des propositions qui seraient soumises au vote de la population. Issu du monde associatif, Bertrand Barbo s’est « rendu compte que le milieu associatif avait vite ses limites s’il n’y avait pas un relais fait par les élus ». Originaire de la région parisienne, l’ancien ingénieur acousticien pour les aéroports de Paris s’est reconverti et installé à Barcelonnette en 2019. Depuis son déménagement, Bertrand Barbo a régulièrement changé de métier et d’employeur. Il est notamment passé par la communauté de communes, où il s’est occupé des déchets pendant un an. « Cela m’a permis de voir la vie politique locale de l’intérieur, et cela m’a motivé à m’engager, parce que je trouvais que la façon dont les choses étaient gérées n’était pas satisfaisante, et que cette vallée méritait mieux », confie-t-il.

    « On essaie d’échanger avec d’autres listes citoyennes dans la vallée. Notre mouvement est parti d’un élan lancé dans la vallée, avec Ubaye 2026, explique Bertrand Barbo. Même au niveau national, on voit qu’il y a des listes citoyennes qui fleurissent un peu partout. C’est pas nouveau, mais c’est d’une ampleur bien plus importante que les élections précédentes. »

    Face à cette liste citoyenne, le maire sortant LR, qui avait pris la suite de Sophie Vaginay, investie par le RN pour les élections législatives anticipées de 2024 lors desquelles elle a été élue députée. Une troisième liste, menée par David Morard, est en lice.

    Réunion publique le mardi 10 mars à 18h30 à la salle du marché couvert à Barcelonnette.

  • Avignon : sans soutien de liste, Renaissance règle ses comptes

    Avignon : sans soutien de liste, Renaissance règle ses comptes

    Il y a neuf mois, Julien Paudoie était désigné pilote Renaissance pour les municipales avec l’objectif d’un rassemblement visant à « fédérer les énergies citoyennes pour redonner espoir et ambition à notre ville ». L’atterrissage se fera finalement hors piste électorale. « Renaissance ne soutiendra personne », confirme l’intéressé, ce lundi.

    Un épilogue sans surprise, tant les discussions avec Olivier Galzi, candidat (DVD) qui semblait pourtant le plus à même de trouver un terrain d’entente avec le bloc macroniste, n’ont jamais abouti. « Je ne suis pas soutenu par Renaissance et je ne demande pas ce soutien, avait clarifié, fin janvier, Olivier Galzi [soutenu pourtant par l’UDI et Horizons]. Leur chef de file n’est pas dans mes équipes et il ne sera pas sur ma liste. » Sur les réseaux sociaux, Julien Paudoie avait alors fait l’analogie entre le film Gourou et l’ex-journaliste TV.

    Ce lundi, dans une lettre aux habitants qui avaient notamment participé l’été dernier à la consultation en ligne du collectif Voix d’Avignon – regroupant les partis de centre droit –, Julien Paudoie estime qu’« Avignon mérite mieux que des calculs personnels ». « Un rassemblement ne se résume pas à un accord de circonstances. Il suppose une méthode claire, une parole stable et une loyauté réciproque », juge celui qui était jusque-là conseiller municipal depuis deux mandats à Rochefort-du-Gard et élu au Grand Avignon.

    En clair, là où Renaissance proposait un deal clair en forme d’union avec des garanties sur le projet et le nombre de places, comme l’ont fait par exemple David Fournier (PS) ses soutiens, Olivier Galzi a opposé une fin de non-recevoir. « Je ne crois pas aux partis pour relever notre ville ; en revanche, je crois aux hommes et aux femmes de bonne volonté, indiquait Olivier Galzi lors de la présentation de son programme. Ceux-là sont les bienvenus, quelle que soit leur préférence politique. Pourvu qu’ils laissent leurs étiquettes au vestiaire. »

    « Cacher les étiquettes ne dispense pas de s’assumer »

    On pourrait retrouver certains militants Renaissance sur la liste, comme pour LR, sans donc qu’ils soient présentés comme tels. Une vision que ne partage pas Julien Paudoie, qui aurait aimé « sincérité et vérité » : « Dépasser les clivages ne peut pas signifier les masquer. Cacher les étiquettes ne dispense pas d’assumer ce que l’on est. Le combat contre les extrêmes ne se mène ni par des récits arrangés, ni par le mépris des électeurs tentés par ces partis, ni par des effacements opportunistes. »

    Julien Paudoie devrait être bien embêté au moment de se rendre dans l’isoloir dans moins de trois semaines. Il a été aperçu, « pour écouter », aux côtés de l’élu d’opposition DVD Michel Bissière, lors de la présentation de la liste de Stéphan Fiori. « Je ne reviendrai pas à Rochefort, je resterai à Avignon et continuerai à agir », assure celui qui a œuvré dans plusieurs cabinets (Renaud Muselier à la Région ou les ministres Sabrina Agresti-Roubache et Françoise Gatel). En faisant du sur-Macron sur le dépassement des partis, Olivier Galzi a donc fini par piéger les macronistes eux-mêmes.

  • À Cadenet, une liste citoyenne est en ordre de marche

    À Cadenet, une liste citoyenne est en ordre de marche

    Depuis un an et demi, plusieurs habitants de ce village entre Durance et Luberon « œuvrent pour proposer une alternative sur la base d’un projet partagé reposant sur trois piliers démocratie participative, urgence sociale et urgence écologique », indique le collectif, dont les membres ont voté pour désigner leurs têtes de liste. Il s’agit de Laurent Vève (62 ans), retraité de l’Éducation nationale et actuel élu d’opposition, et Louisa Vidal (41 ans), chargée de programmation culturelle. Le collectif tiendra une réunion publique le 10 mars à 18h30 au foyer rural.

  • [Entretien] Sylvie Vinceneux : « Notre bataille première à Saint-Cyr, c’est le logement »

    [Entretien] Sylvie Vinceneux : « Notre bataille première à Saint-Cyr, c’est le logement »

    La Marseillaise : Quelles sont vos principales préoccupations pour la ville ?

    Sylvie Vinceneux : Pour nous, le problème aujourd’hui à Saint-Cyr, c’est le surtourisme. Pendant 25 ans, on a eu des politiques ultralibérales pour les touristes et rien pour les Saint-Cyriens qui vivent ici à l’année. C’est sur ça qu’on a basé notre programme, pour répondre au quotidien des habitants. Notre bataille première, c’est le logement. On est l’une des villes où le nombre de logements secondaires est le plus important. On est à 45%. Presque un logement sur deux est fermé dix mois sur douze. On a des quartiers entiers, comme le hameau de la Madrague, où vous n’avez que des volets fermés. Et puis on a des prix exorbitants en matière d’accession à la propriété, on est l’une des villes les plus chères du Var. Donc on a des jeunes, des salariés qui ne peuvent plus se loger.

    Quelles mesures proposez-vous pour améliorer les conditions d’accès au logement ?

    S.V. : Notre projet, c’est d’avoir un parcours résidentiel. Quand vous êtes jeunes, que vous commencez dans la vie active, vous avez accès à du logement social. Pour le moment, il n’y a que 9% de logements sociaux. Il faut changer ça. Ensuite, quand vous avez une situation qui s’améliore un peu, vous avez l’accession sociale avec le bail réel solidaire (BRS), qui est aujourd’hui le seul outil anti-spéculatif. En fin de vie, de vieilles personnes se retrouvent dans des maisons qu’elles n’ont plus les moyens d’entretenir et de chauffer, parce que ce sont des passoires thermiques. On souhaite construire une nouvelle résidence autonomie senior, publique, pour rompre avec l’isolement. Le dernier stade, c’est l’Ehpad. Sur la ville, nous en avons deux, privés, dont les coups sont assez élevés. Nous souhaitons faire un Ehpad public. Ensuite, avec l’intercommunalité, nous voulons mettre en place l’encadrement des loyers, pour pouvoir se loger à un prix compatible avec les salaires. Et puis, les résidences secondaires, c’est stop ! Nous voulons aussi durcir la possibilité de la location type Airbnb. Officiellement, il y en aurait 1 300, mais on sait très bien que ce n’est que la partie visible, on estime environ 30% de non déclarés.

    Comment concevez-vous l’évolution de la ville en cas d’élection ?

    S.V. : On ne veut pas bétonner, on veut des quartiers avec des services publics, de la mobilité. On veut des transports en commun gratuits pour avoir des quartiers qui vivent, avec des commerces et de l’artisanat, que l’on veut favoriser, car ce n’est pas polluant et c’est pourvoyeur d’emploi. On sait que dans les années à venir, on va avoir à donner de l’emploi, puisqu’on a prévu, dans le cadre de la transition écologique, un grand plan de réhabilitation des bâtiments. Donc on fera travailler toutes les entreprises du bâtiment. La réhabilitation thermique, c’est bon pour l’emploi, c’est bon pour le pouvoir d’achat, c’est bon pour le climat.

    Comment les habitants perçoivent-ils ce programme ?

    S.V. : On a fait la tournée chez les commerçants où il y a un mal-être affreux, ils sont confrontés aux problèmes de logements, de mobilité, de stationnement. Il y a un vrai problème de démocratie participative. Dans les portes à portes, on est très bien reçus. Ce qui revient régulièrement, ce sont les problèmes de logement, de mobilité et de santé. Quand on présente les grandes lignes de notre programme, on s’aperçoit qu’on a une écoute qu’on n’avait pas il y a encore deux mois. On est satisfait !

  • À jamais Ciotadens, liste conduite par Alexandre Doriol, renouvelée à 70%

    À jamais Ciotadens, liste conduite par Alexandre Doriol, renouvelée à 70%

    « Cette liste est fidèle à ce que nous sommes : enthousiastes, représentatifs des Ciotadens et résolument tournés vers l’avenir », a déclaré Alexandre Doriol. « J’ai fait le choix de femmes et d’hommes profondément engagés au service de la ville : une liste à l’image de La Ciotat, (…) qui lui ressemble, et non l’émanation d’un parti, contrairement à d’autres. Renouvelée à 70%, elle incarne à la fois la jeunesse, le renouveau et l’expérience », a-t-il poursuivi.

    Sur les 39 noms, on en retrouve neuf de l’équipe précédente : Bernard Deflesselles député honoraire (LR), J-L Tixier, K. Henry, J-M Martinez, M-L Pianelli, N. Collura, P. Tudose, R. Molines, L. Hourie.

  • À La Ciotat, une liste d’union de la gauche sans LFI

    À La Ciotat, une liste d’union de la gauche sans LFI

    « On est extrêmement heureux de dire aux habitants que la gauche a pris ses responsabilités », amorce Karim Ghendouf. « Et qu’on est sorti de nos divergences nationales », renchérit le secrétaire de section PS, Toni Delogu. « Pour “La Ciotat nous rassemble”, c’est un moment important, car on aboutit à ce qu’on voulait collectivement : se rassembler sur un contenu politique », développe Karim Ghendouf. Aujourd’hui, LCNR, dont il est la tête de liste, rassemble « PS, PCF, Les Écologistes, la Gauche républicaine et sociale, Debout !, Génération.s. La moitié de LCNR est composée par des citoyens, responsables syndicaux, d’associations… »

    Toni Delogu ne fera pas partie de LCNR, mais le socialiste Jérôme Assier et Henri Lubrano, 84 ans, « doyen du PS et trésorier », également président de la Maison pour tous Léo-Lagrange, y figureront.. « LFI ne sera pas dans le rassemblement de la gauche, c’est officiel. Ce mouvement en prend la responsabilité. C’est dommageable, nous avons tendu la main, nous n’avons jamais posé d’exclusive, mais LFI ne souhaitait pas collaborer avec les socialistes », rend compte Karim Ghendouf. « À La Ciotat, ils ont fermé la porte, car ils ont toujours fait référence au débat national, or ça n’avait aucun lieu d’être », estime Toni Delogu.

    « Nous avons décidé d’être responsables »

    Si, dans l’été, Toni Delogu défendait la candidature de la socialiste Martine Cuccaroni à la tête d’un rassemblement de la gauche aux municipales, il explique ainsi son nouveau choix : « Avec deux listes d’extrême droite dans la ville, il y a un danger réel. Quand on interroge les Ciotadens, ils sont enclins à voter Daniel Salenc soutenu par le RN ou Hervé Itrac, de Reconquête. On n’allait pas s’éparpiller, de plus si Bernard Ougourlou-Oglou* dépose une liste. Nous avons décidé d’être responsables et de rallier la liste de Karim Ghendouf. »

    À ce risque d’extrême droite – Toni Delogu rappelle qu’« aux législatives en 2024, Joëlle Mélin a remporté la circonscription et aucun maire de celle-ci sauf Nicolas Bazzucchi n’a appelé à faire barrage au RN » – Karim Ghendouf évoque « cette droite qui communique beaucoup et fait peu ». Il fait référence à l’équipe du maire sortant (DVD) Alexandre Doriol, mais surtout, épingle-t-il, à une droite « dont le discours est ambigu ». Il parle notamment de Martine Vassal, candidate(DVD) à Marseille, et de sa sortie sur « travail, famille, patrie », et de Bruno Retailleau, qui a « hystérisé le débat sur l’immigration ». « Aujourd’hui, il y a un glissement de l’électorat de droite vers l’extrême droite. C’est factuel, il faut savoir qui on a en face de nous », ajoute-t-il.

    * Ex-secrétaire du PS à La Ciotat

  • Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay présente ses colistiers

    Le maire sortant d’Aubagne Gérard Gazay présente ses colistiers

    C’est sur la scène du cinéma Le Pagnol que le maire sortant Gérard Gazay (LR) a, samedi, révélé les 42 autres visages de sa liste baptisée « Passion Aubagne ». En lice pour un troisième mandat consécutif, le candidat présente une équipe « à 40% renouvelée », avec 19 nouvelles recrues et 24 élus sortants, dont lui-même. Parmi ses comparses déjà présents sur la liste « Aubagne Ensemble » en 2020 : Sophie Amarantinis-Gallian, Alain Rousset, Danielle Menet et Vincent Rusconi, respectivement placés à la deuxième, troisième, quatrième et cinquième places de la liste de l’époque. Hélène Julien Tric, sixième en 2020, a rejoint la liste de Giovanni Schipani (SE) mi-janvier après l’annonce de sa démission.

    Nouveaux profils de la « société civile »

    La liste « de droite et de centre-droit », selon son chef de file, se dote aussi de profils issus de la société civile. Quatre d’entre eux viennent du monde de la santé (trois infirmières dont deux libérales et un médecin) et trois du monde de l’enseignement et de la formation. Les ressources humaines et la finance sont aussi représentées avec une gestionnaire de patrimoine, un expert-comptable et un chef d’entreprise. La solidarité est elle incarnée par Julien Coclet et Marine Coetto, respectivement « directeur d’une association d’insertion » et « ex-directrice en action sanitaire et sociale ». Cinq jeunes (de 20 à 35 ans) intègrent également l’équipe, avec parmi eux un agriculteur, une diététicienne, un peintre dans l’industrie, une infirmière et une responsable de centre esthétique.

  • À Aix, Sophie Joissains mène enfin sa propre liste

    À Aix, Sophie Joissains mène enfin sa propre liste

    En bas du cours Mirabeau, les baffles crachent « I’m gonna rock you » alors que la maire sortante (UDI) d’Aix-en-Provence fend la foule pour rejoindre la scène installée devant sa permanence de campagne. À peine plus de deux semaines après avoir officialisé sa candidature, Sophie Joissains a présenté, ce lundi soir, devant environ un millier de personnes selon l’organisation, la première liste qu’elle mène sur son nom.

    Au micro, ses premiers mots sont pour sa mère, Maryse Joissains (LR), à laquelle elle a succédé il y a cinq ans. « Elle ne sort pas beaucoup, mais elle vous salue tous très chaleureusement, elle nous accompagne de toute sa ferveur et de tout son enthousiasme », sourit-elle. L’édile sortante lui avait proposé une place sur la liste, confie-t-elle à la presse : « Elle m’a dit “je soutiens, mais j’ai tourné la page”. »

    Face à ses partisans, elle souligne les difficultés rencontrées lors du dernier mandat, en insistant sur la disparition des conseils de territoire, « qui nous a privé de la cohésion nécessaire de notre territoire et de moyens financiers importants ». Et de saluer « une équipe forte, courageuse, qui n’a jamais faibli ». Cette équipe, qu’elle n’avait pas elle-même composée, est cependant renouvelée pour moitié, rajeunie avec une moyenne d’âge de 54 ans. Une liste « ouverte sur le monde et les défis de demain », appuie Sophie Joissains, qui explique avoir misé sur « la jeunesse et la transmission, la multiplicité des profils et des compétences ».

    Grégory Allione directeur de campagne

    Pour la continuité, le premier adjoint Éric Chevalier est au premier rang derrière elle. Mais sur les seize adjoints sortants, cinq ne sont pas reconduits. « Ça a été long et difficile de constituer la liste, explique à la presse la maire sortante. Il y a une cohésion, de nombreux élus qui ont travaillé, mais à un moment donné, il faut faire des choix. »

    Parmi les nouveaux venus, l’administrateur de la chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille, Patrick Ardizzoni, l’ancien directeur régional des affaires culturelles Marc Ceccaldi, la startupeuse Julie Davicot-Pahin ou encore le conseiller régional président du comité régional olympique Hervé Liberman.

    Mais, surtout, après avoir été dans l’opposition, le parti Renaissance intègre les rangs de la majorité. Sans pour autant accorder son investiture. La pilote désignée par le parti macroniste, Elisabeth Huard, est en 11e position, le député européen ancien président de la fédération nationale des sapeurs-pompiers Grégory Allione, au 14e rang, est désigné directeur de campagne. « J’ai choisi les candidats que je souhaitais avoir dans mon équipe, explique Sophie Joissains. Je n’ai pas de problème avec les étiquettes. » L’ex-député Mohamed Laqhila fait partie des absents, même si le Modem est représenté. « Je le soutiendrai dans d’autres circonstances », glisse l’édile. Qui écarte une fusion de listes au second tour. « Voir des alliances pas naturelles, ça ne plaît pas », sourit-elle, en espérant « être élue le plus largement possible ».

  • Notre Fos arpente le quartier des Carabins

    Notre Fos arpente le quartier des Carabins

    L’occasion de mettre en avant « une police municipale parmi les plus solides de France », des « écoles rénovées et modernisées » ou encore « un territoire industriel engagé dans la décarbonation ». Bilan sur lequel le candidat (DVG) à la succession de René Raimondi entend s’appuyer avant de proposer des mesures pour le mandat à venir. Parmi lesquelles la création du parc des Carabins, poumon vert doté d’un nouveau gymnase complétant l’existant, ou la création d’une halle commerçante ouverte place du Marché.

  • À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux dans les quartiers

    À Martigues, l’équipe de Gaby Charroux dans les quartiers

    La chaleur de ce lundi en fin de journée a motivé les partisans de Gaby Charroux à arpenter les allées et couloirs de la cité des 4 Vents pour présenter le programme de leur champion aux habitants. « Ça commence à tirer un peu », reconnaît l’un d’entre eux, militant communiste retraité. Mais le moral est là, tout comme l’objectif : « Il nous reste encore trois semaines avant le 1er tour », pour que chaque Martégal soit convaincu, ou au moins abordé.

    Le rythme de la campagne est effréné depuis le début de l’année. Les séquences se succèdent, avec l’annonce de la candidature, du bilan et désormais du programme, avec chaque jour de la semaine un quartier différent couvert. Partis de la pharmacie, les militants essaiment. Dans les bâtiments G des 4 vents, les portes restent souvent closes à 17h30-18h. « Il est encore tôt », relève Roger Camoin, adjoint (PS) et candidat, programmes en main. Un tract laissé sur une porte n’empêche pas la plupart de s’ouvrir, souvent avec le sourire. « Je la trouve bien cette campagne » remarque Henri Cambessédès (SE), 1er adjoint et en lice sur la liste. « Les gens sont préoccupés dans la période, mais rares sont ceux qui nous refusent ou sont hostiles », confie-t-il.

    « Les élus n’ont pas peur de se mouiller les mains »

    Ce climat favorable est partagé par la militante accompagnant l’élu dans les escaliers du bâtiment G. « Il y a une bonne ambiance », estime Florence Dantin, militante associative du logement. Elle fait remarquer que « les élus se bougent et n’ont pas peur de se mouiller les mains », tout comme les candidats, à l’instar des deux adjoints et d’Annie Kinas, également de la partie. « C’est notre rôle de faire le trait d’union entre le bilan dont nous sommes comptables et le programme que l’on veut mettre en œuvre », résume Henri Cambessédès.

    Dans ce grand ensemble d’habitat social, la proposition de « créer une assurance Habitation communale pour redonner du pouvoir d’achat à chacun » figurant dans le programme fait sens, aux côtés des engagements à « mener un combat déterminé pour la dignité des locataires du parc social et privé ».

    Au dos du programme figure l’invitation au « grand meeting » d’avant 1er tour, prévu jeudi 12 mars à 18h à la salle du Grès. En attendant, deux réunions publiques de quartier sont organisées pour parler des propositions, au parc Julien-Olive de 15h à 17h mercredi 25 février, ainsi qu’à la mairie annexe de Croix-Sainte jeudi 26, à 18h.