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  • Ukraine : quatre ans et la guerre continue…

    Ukraine : quatre ans et la guerre continue…

    Pour la présidente de l’association, Lyudmyla Tsivka, le 24 février n’a rien d’un simple repère calendaire. Elle parle d’un jour de mémoire, de douleur, mais aussi de force et d’unité. Au-delà de la commémoration, c’est un jour de sensibilisation à une guerre qui ne se joue plus seulement sur le front.

    Dans l’ouest de l’Ukraine, où vit la mère de Lyudmyla, les coupures de courant durent parfois plus de dix heures par jour. Plus de lumière, de chauffage ni d’eau chaude. Par -20°C, la température dans les appartements tombe à quelques degrés à peine. Les familles s’entassent dans une seule pièce et les nourrissons sont exposés au froid. Et ce n’est pas un dommage collatéral, selon elle. Depuis l’automne 2022, environ 40% de l’infrastructure énergétique ukrainienne a été détruite ou gravement endommagée. L’ONU estimait fin 2024 que les trois quarts des sites de production d’énergie avaient été touchés. Une seule vague de frappes peut priver jusqu’à un million de personnes d’électricité. L’objectif, selon la présidente de SOS Montpellier Ukraine, est d’épuiser la société ukrainienne en frappant ses bases vitales. « Casser la résistance citoyenne. » C’est sans compter la résilience des habitants, car des « points de survie » ont été mis en place, des lieux équipés où les habitants peuvent venir se réchauffer une ou deux heures lorsque leur logement n’est plus viable.

    20 000 enfants transportés en Russie

    Il y a également la question des enfants ukrainiens transférés vers la Russie. Kiev estime à environ 20 000 le nombre de mineurs concernés, un phénomène dénoncé par les autorités ukrainiennes et plusieurs organisations internationales comme une tentative d’effacer l’identité ukrainienne. La présidente parle d’un processus de « désukrainisation ». « L’enfant, c’est l’avenir d’un pays. » C’est dans ce contexte que l’association a lancé un appel aux dons baptisé « Urgence chaleur » pour des générateurs, stations électriques, matériels de chauffage et denrées de première nécessité via la plateforme HelloAsso*.

    Mardi 24 février, place de la Comédie, les participants sont attendus à 18h30, une bougie à la main. Un rassemblement pour honorer les victimes et rappeler, insiste Lyudmyla, qu’« il y a un agresseur et un agressé. »

    * Sur www.helloasso.com.
    Taper «
     Chaleur pour l’Ukraine »
    dans le moteur de recherche.

  • Ces Provençaux racontent leurs Jeux olympiques d’hiver

    Ces Provençaux racontent leurs Jeux olympiques d’hiver

    Camille Cerutti (27 ans), ski alpin, Marseille

    « Je l’ai vécu une fois dans ma vie »

    Camille Cerutti a réalisé l’un des meilleurs résultats provençaux de ces Jeux. La skieuse de Marseille, licenciée à Risoul (Hautes-Alpes), a pris la 8e place du super-G olympique, à Cortina d’Ampezzo. À une demi-seconde du podium, elle a vu sa coéquipière Romane Miradoli s’emparer de la médaille d’argent. « Cette 8e place, elle concrétise beaucoup de choses, mais c’est surtout que ça confirme un peu aussi tout ce que j’ai vécu depuis le début de la saison. Ça me fait un deuxième top 10. »

    La cérémonie d’ouverture a été un moment fort pour la skieuse de 27 ans. Une première pour elle, après des JO de Pékin passés sous masques et tests Covid. « On ne pouvait pas être présent sur Milan et j’avais un peu peur au fond de moi que ça ne me fasse pas le même effet qu’une vraie cérémonie d’ouverture. En étant dedans, c’était tout comme et j’avais ma famille sur le bord. C’était sympa de me dire que mes grands-parents ont pu voir ça à la télé et je l’ai vécu une fois dans ma vie, donc c’était vraiment sympa. » Juste après la fin de ses Jeux, Cerutti a sauté dans un avion direction Andorre pour deux jours d’entraînements. Des courses doivent se disputer dans la Principauté cette semaine. « J’ai trois courses ce week-end et trois autres le week-end d’après, donc ce sera deux semaines assez chargées », décrit-elle. Pour boucler correctement ce qui est déjà la meilleure saison de sa carrière.

    Marie Duaux (21 ans), ski de bosses, La Seyne-sur-Mer

    « J’ai tellement hâte de voir ces Jeux en France »

    Les JO étaient une grande découverte pour Marie Duaux. La spécialiste du ski de bosses, née à La Seyne-sur-Mer en 2004, vivait sa première expérience olympique sur la piste de Livigno. « Super contente et soulagée » à l’annonce de sa sélection, elle a vécu sans réserve son aventure. À commencer par une cérémonie d’ouverture en petit comité. « C’était bien parce qu’on était avec tout le groupe français, mais en soi, ce n’était pas non plus oufissime, parce qu’on n’a pas non plus vu tout le show en amont, comme on était à Livigno. Le highlight de ma soirée, à ce moment-là, c’était juste, entre guillemets, défiler, et c’était 20 mètres dans la neige. »

    D’abord déçue de son épreuve individuelle, la skieuse de Megève (Haute-Savoie) s’est rassurée sur celle en duel. Une bonne prestation et beaucoup d’expérience prise lors de sa compétition. « Je suis encore jeune et j’ai tellement hâte de voir ces Jeux en France. Déjà à Livigno c’était très bien, je me dis qu’en France avec toute l’équipe, les amis, les supporters, ça va être encore mieux. » Marie Duaux a également pu expérimenter les Jeux en tant que spectatrice, « pour voir [s]on amie Kim Dumont Zanella en big air », mais aussi suivre les compétitions hommes de ski de bosses et le snowbardcross. Désormais, pour elle, place à la fin de la Coupe d’Europe puis la dernière étape de la Coupe du monde qui aura lieu en Azerbaïdjan. Avant de penser plus fort à 2030.

    Enzo Cantagallo (27 ans), hockey sur glace, Marseille

    « Un peu comme des enfants »

    Si l’équipe de France de hockey sur glace n’a pas brillé lors du tournoi olympique, le Spartiate Enzo Cantagallo a pu découvrir le plus haut niveau mondial. La glace étant basée à Milan, les hockeyeurs ont assisté à la cérémonie d’ouverture, dans l’antre de San Siro. Pour leur plus grand bonheur. « C’était vraiment impressionnant, tout le monde était excité par l’événement dans un stade mythique comme celui-ci. On a pu voir la deuxième partie du spectacle de l’intérieur, après avoir fait le défilé des athlètes, donc c’était génial », rapporte-t-il.

    Finalement, les Bleus ont pu vivre l’expérience olympique pleinement, puisqu’ils faisaient partie des premiers à débarquer en Lombardie. « On était un peu comme des enfants au début. On est arrivés 10 jours avant le début de la compétition donc on a eu le temps de s’acclimater, découvrir un peu les différents endroits du village et vraiment profiter au maximum. » Sans victoire lors du tournoi, la France a beaucoup appris de leurs adversaires. Avec des matches d’une intensité hors normes pour le groupe français. Enzo Cantagallo raconte : « Toutes les équipes contre lesquelles on a joué avaient des stars NHL [la ligue nord-américaine de hockey, Ndlr]. Ce n’est pas quelque chose qu’on a l’habitude de faire tous les jours, donc c’était vraiment une super expérience. » Et le Marseillais est déjà de retour avec les Spartiates, pour le sprint final de la saison.

  • [Entretien] Renaud Muselier : « Il faut élever le niveau d’organisation »

    [Entretien] Renaud Muselier : « Il faut élever le niveau d’organisation »

    La Marseillaise : Quels enseignements tirez-vous des JO de Milan ?

    Renaud Muselier : Que nous avons plusieurs atouts : l’expérience des JO de 2024, les premiers Jeux décentralisés ont été faits en Italie. Les Italiens ont souffert, mais ils ont réussi des jeux exceptionnels ! Et à ce titre, la matrice d’organisation du CIO va nous faire gagner du temps. Et enfin : le succès de ces Jeux montre l’appétence mondiale du public et des sportifs, des Fédérations, des Ligues… C’est un succès populaire majeur. Cela va nécessiter d’élever notre niveau d’organisation, la leçon c’est que c’est dur, c’est compliqué, mais on va le faire !

    Le comité d’organisation traverse une crise, qu’en pensez-vous ?

    R.M. : Je ne suis pas inquiet car la totalité du dispositif est mise en place : la loi olympique, le budget, une perspective d’héritage, les différentes structures (Dijop, Solidéo, Cojop). On a un problème de l’ordre des ressources humaines à traiter : il faut un Directeur général opérationnel, un responsable de la livraison, un autre de la planification… Je ne suis pas inquiet parce que tous les fondamentaux sont placés. Il y a des soubresauts, il y en a un là, il y en aura d’autres plus tard…

    Les habitants des Alpes demandent de la concertation autour des JO

    R.M. : Je l’entends. On a créé un parlement des Jeux dans lequel on écoute tout le monde et des commissions pour apporter des réponses. Pour les Alpes, cela va permettre d’avoir un train digne de ce nom et le traitement de points noirs routiers, ce que nous n’aurions pas pu faire sans les Jeux. Et il y aura de la concertation dans le cadre des projets. Après, je constate qu’aucun candidat engagé dans les combats légitimes et normaux des élections municipales dans les communes concernées ne dit « non » aux Jeux… Cela témoigne de leur popularité.

  • Marseille, validée comme le « Clairefontaine » de la voile

    Marseille, validée comme le « Clairefontaine » de la voile

    Malgré un vent capricieux, les dix titres de champion de France ont pu être décernés.

    « C’est vrai que nous n’avons pas été aidés par la météo. Mais nous avons eu suffisamment de créneaux de courses pour valider les championnats et sacrer de très beaux champions », confie Franck Citeau. Pour le manager de la performance à la FFV, « avoir en un même lieu l’ensemble du haut niveau français et ceux qui arrivent derrière, c’était parfait pour une revue d’effectif ».

    Il a surtout apprécié les conditions d’accueil et de course, dans une marina Florence-Arthaud « qui est plus qu’un héritage des Jeux. C’est comme si nous avions gagné le gros lot au loto. Nous avons enfin le « Clairefontaine » de la voile ! » Et le dirigeant fédéral de le souligner. « Marseille va nous revoir très souvent. Et je pense que si nous avons des médailles en 2028, c’est ici que leur quête aura débuté. »

    Relève marseillaise

    Sur le plan sportif, les médaillés de Paris 2024 ont été au rendez-vous. De même que ceux qui sont les locomotives de la voile française. « Cette semaine nous a permis de très bien travailler et la cellule performance de la Fédération a pu faire un état des lieux de la forme de chacun », note Franck Citeau.

    Si les cadres sont toujours au top, la relève, notamment marseillaise, pointe son nez. « Ambre Papazian est en train de confirmer son énorme potentiel. Il faut maintenant la voir au niveau international à la semaine olympique de Palma, après sa nouvelle préparation qui lui a apporté une réelle plus-value », indique-t-il à propos de la véliplanchiste. Tout comme il a remarqué les nets progrès de Tom Arnoux, 2e en planche.

    Palmarès : hn.ffvoile.fr

  • Le rugby-fauteuil en démonstration à Gardanne

    Le rugby-fauteuil en démonstration à Gardanne

    Montauban, Toulouse, Dragons catalans, Avignon XIII…

    Durant deux jours, Gardanne a accueilli quelques-unes des meilleures équipes de para-rugby à XIII, déclinaison qui permet aux handicapés de pratiquer aux côtés de valides. « Notre sport propose une mixité totale », détaille Xavier Vasson. En effet, les équipes sont également composées de femmes, qui jouent avec les hommes. « Il n’y a pas de catégories d’âge et il faut trois personnes handicapées dans les cinq sur le terrain », précise le responsable para-rugby de la Ligue Sud de rugby à XIII.

    C’est la première fois que Gardanne accueillait une telle épreuve, qualificative pour la finale de la Coupe de France, prévue en avril à Albi. Deux tournois étaient organisés. Dont celui comptant pour la division Élite dans lequel six formations étaient engagées. Dont celles d’Avignon XIII et Cavaillon pour la Ligue Sud.

    « Notre discipline existe depuis une quinzaine d’années. Et le championnat vient de fêter son dixième anniversaire », poursuit le responsable fédéral. « Le para-rugby est calqué sur les règles du XIII qui sont parfaites pour la pratique inclusive », note Xavier Vasson. Dans le Sud, le Vaucluse et le Var en sont les locomotives. Et dans les Bouches-du-Rhône, deux clubs ont été créés à La Roque d’Anthéron et Saint-Martin-de-Crau.

    Le tournoi Élite de Gardanne a été suivi de près par le staff de l’équipe de France. Dans l’optique de préparer la sélection qui ira à la Coupe du Monde, qui se déroulera prochainement en Australie et dont le XIII de France fait partie des favoris.

  • Rugby-VI Nations : la France maîtrise la fougue italienne

    Rugby-VI Nations : la France maîtrise la fougue italienne

    Sur le papier, le score indique qu’il n’y a pas photo concernant le succès du XV de France.

    Mais dans les faits, les hommes de Fabien Galthié ont joué avec les nerfs de leurs supporters, dans un stade Pierre-Mauroy qui a frissonné lorsque l’Italie, en fin de première période, est venue titiller la défense tricolore sur son en-but.

    Heureusement, l’expérience a fait pencher la balance côté bleu. Avec un avantage de onze points à la pause, les Français se rapprochaient d’un troisième succès et pouvaient encore miser sur un potentiel Grand chelem.

    Néanmoins, grâce à une mêlée surpuissante, la squadra azzura fera trembler les Bleus durant une première moitié de seconde période à l’avantage des Italiens, exceptionnellement en rouge dimanche.

    Jusqu’à ce que Gaël Dréan jaillisse pour inscrire son premier essai, le quatrième pour le XV de France, son premier pour sa première cape. Transformé par Thomas Ramos, il soulageait un collectif qui terminait sur un dernier essai, synonyme de victoire bonifiée.

    Après trois matches, les Bleus sont en tête avec 15 points. L’Écosse suit avec 11 points.

    France 33 (19)

    Italie 8 (8)

    3e journée du tournoi des VI Nations.

    Stade Pierre-Mauroy.

    FRANCE : 5 essais de Bielle-Biarrey (4), Méafou (15), Ramos (29), Dréan (72), Gailleton (77), 4 transformations de Ramos (4, 29, 72, 77).

    ITALIE : 1 essai de Capuozo (32),
    1 pénalité de Garbisi (40).

    Avertissement : Lynagh (71).

    3e journée

    Angleterre – Irlande 21-42

    Pays de Galles – Écosse 23-26

    France – Italie 33-8

  • Cyclisme : les Aixois ratent le coche à domicile

    Cyclisme : les Aixois ratent le coche à domicile

    Depuis dix ans que l’AVC Aix organise les Grands prix de Puyricard et Puyloubier, seul Clément Izquierdo, en 2022, s’y est imposé.

    « C’est assez paradoxal mais nous n’arrivons pas à gagner à la maison. Peut-être que cela va nous sourire cette fois ? » Jean-Daniel Beurnier espérait que les bons résultats du début de saison permettraient aux porteurs du maillot vert et noir de vaincre le signe indien.

    Le rêve du président de l’Avca a failli se réaliser dimanche. Quand dans la dernière ligne droite du Grand prix de Puyloubier, Jack Brough était en tête. Quatrième, la veille, à Puyricard, le plus Aixois des Anglais s’est vu souffler la victoire sur la ligne par le Caladois Simon Baran. Swan Gloux, deuxième la veille, complète le podium.

    Des courses à la hauteur

    L’AVC Aix devra donc patienter encore une saison avant de voir un des siens sur la plus haute marche d’un podium dans les deux Grands prix que le club organise. Mais pour Jean-Daniel Beurnier, « l’essentiel est que notre savoir-faire en matière d’organisation soit à nouveau reconnu ».

    Cette année encore, les deux épreuves ont attiré les meilleures équipes Élites et Nationale I de France. Avec un peloton de 200 cyclistes, les courses ont été à la hauteur. « Même si ce n’est pas toujours facile, nous avons encore pu proposer une sécurité au top. Grâce aux 130 traceurs et à près de 200 personnes qui se sont mobilisées sur les deux jours », précise le président du club.

    Le Grand prix de Puyloubier, dimanche, était sous le signe de la commémoration. Frédéric Guinieri, maire de la commune, a remis la médaille d’honneur de la ville à Pascal, Florent et Clément, les enfants de Patrick Chiaroni, une figure du cyclisme aixois qui, durant quatre décennies, a été au service de l’Avca. Un bel hommage apprécié par le club.

    Résultats : www.stsport.fr

  • Place au travail pour la bande à Habib Beye

    Place au travail pour la bande à Habib Beye

    Au boulot ! Un mot a été mis plus haut que les autres par Habib Beye durant sa première conférence de presse d’après-match : le travail. Le nouveau technicien de l’OM avait annoncé lors de son arrivée qu’il ne bouleverserait pas totalement les principes de jeu du staff en place avant Brest. C’est ce qu’il s’est passé, avec un dispositif et des idées peu éloignés de ce qui se fait dans les Bouches-du-Rhône depuis le début de la saison. Mais après cette défaite nette au stade Francis Le Blé (2-0), les Olympiens vont avoir toute une semaine pour travailler. Habib Beye a appuyé là-dessus et s’est montré impatient d’apporter sa patte au jeu de son équipe. « Je pense qu’il y a une petite perte de confiance et elle est logique au vu de la dynamique négative du moment, mais, je l’ai dit aux joueurs, il faut qu’on reste positif, qu’on se réfugie dans le travail. »

    Se réfugier dans le travail, le groupe phocéen va pouvoir le faire pleinement dès ce lundi. Nous savions depuis la semaine dernière que l’OM allait partir en stage à Marbella (Espagne), sans connaître les dates exactes de ce voyage. De ce lundi à vendredi, les joueurs et le staff partiront finalement en Andalousie pour (re)construire une cohésion. « On trouvera les ressources pour rester ensemble pendant ce stage, pour travailler, pour faire en sorte d’aborder ce match qui arrive au Vélodrome, qui sera un très gros match face à l’OL. Je pense que ça doit déjà être une motivation supplémentaire dans notre travail. »

    Plusieurs axes à travailler en Espagne

    Travailler loin du brasier que peuvent être la Commanderie et la ville de Marseille lorsque la dynamique est mauvaise, un premier point positif pour Habib Beye. L’un des messages délivrés par le nouvel entraîneur est également de rester digne. Garder la tête haute et rester positif, même lorsque le scénario tourne mal. Pierre-Emile Hojbjerg et Benjamin Pavard n’ont pas hésité à appuyer ces propos. « Moins parler et assumer », c’est ce qui ressortait de leurs interviews après la partie, au micro de Ligue 1+. Justement, après le coup de sifflet final, à Brest, les têtes étaient plutôt basses. Le passage devant le parcage visiteurs fut très bref, malgré le soutien infaillible des ultras durant toute la rencontre. Deux minutes plus tard, les Marseillais regagnaient les vestiaires en fixant le bout de leurs crampons. Le moral était tout en bas des chaussettes.

    Habib Beye a également amené sur la table les axes de travail pour cette fameuse semaine à venir. L’ex-défenseur phocéen a justifié ce choix. « Quand on regarde le match de Strasbourg, sur les dix joueurs qui avaient le plus couru, on en avait huit de Strasbourg. On sait qu’en Ligue 1, il faut aussi montrer de l’intensité technique et de l’intensité dans la circulation de notre ballon. Donc, c’est ce qu’on va s’attacher à faire sur cette semaine de travail. » Retrouver le moral, retrouver de l’application et se remettre la tête à l’endroit avant d’accueillir Lyon au Vélodrome. L’OM à 5 jours pour y parvenir.

    Pauline Gamerre, viendra ou viendra pas ?

    La relation entre l’OM et Pablo Longoria semble bien sur la fin. Frank McCourt est en train de chercher un nouveau président pour son club… et cela pourrait être une présidente. Quelques heures après le match à Brest, nos confrères de l’Équipe ont rapporté que Pauline Gamerre serait l’une des candidates. Marseillaise de naissance et supportrice de l’OM, elle officie actuellement au Red Star, en tant que directrice générale du club de Saint-Ouen.

    Frank McCourt a immédiatement démenti ses informations, après que son entourage a été contacté par La Provence. L’incertitude est donc toujours aussi forte autour de ce poste, mais Pablo Longoria vit bien ses derniers jours à Marseille.

  • [Passerelle interculturelle] Les secrets derrière les exploits technologiques : des robots d’arts martiaux impressionnent au Gala de la Fête du Printemps

    [Passerelle interculturelle] Les secrets derrière les exploits technologiques : des robots d’arts martiaux impressionnent au Gala de la Fête du Printemps

    Ces robots humanoïdes ont réalisé des performances spectaculaires : parkour, saltos arrière sur une jambe, grands sauts, changements rapides de formation. Ils ont aussi combattu avec des humains et exécuté des mouvements comme le style de l’homme ivre. Leur précision, leur agilité et leur fluidité ont été très applaudies.

    Ces robots ont été développés par l’entreprise chinoise Unitree Robotics, basée à Hangzhou, ville située à l’Est de la Chine. Ils ont réalisé plusieurs exploits techniques inédits au monde, premier parkour continu avec saut par-dessus une table, premier salto aérien lancé atteignant plus de 3 mètres de hauteur, premiers saltos continus sur une seule jambe, salto arrière avec appui sur un mur en deux pas.

    Le fondateur et PDG de l’entreprise, Wang Xingxing, a expliqué qu’ils voulaient « repousser les limites des robots sur la scène du gala ». Pour réussir ces figures, l’équipe a effectué des centaines de millions de simulations avant de tester les robots dans le monde réel. Ces mouvements demandent un contrôle très précis de l’équilibre et de la stabilité.

    Des progrès importants depuis l’an dernier

    En 2025, les robots faisaient des mouvements simples et des formations basiques. En 2026, ils peuvent courir vite tout en exécutant des mouvements complexes et parfaitement synchronisés. Cela a été possible grâce à un nouveau système de contrôle en groupe, qui permet à des dizaines de robots de bouger ensemble en temps réel avec très peu de retard.

    Les robots utilisent aussi une technologie d’intelligence artificielle qui combine leurs capteurs internes et un lidar 3D. Ils analysent leur environnement des centaines de fois par seconde, ce qui leur permet de rester stables même après des mouvements très intenses. Chaque geste a été ajusté avec précision pour être synchronisé avec la musique et les artistes humains, avec une précision de 0,1 seconde.

    Des applications concrètes dans la vie réelle

    Le but n’est pas seulement le spectacle. Selon Wang Xingxing, améliorer les mouvements permet aux robots d’être plus stables et plus sûrs pour travailler avec les humains. Le système de contrôle en groupe peut être utilisé dans les usines pour l’inspection, le tri en entrepôt ou la coordination sur les chaînes de production. La capacité des robots à résister à des forces extérieures tout en gardant une prise stable peut servir pour l’assemblage précis, le transport de charges lourdes ou les services à domicile. Leur capacité à sauter et éviter des obstacles est utile pour placer des objets sur des étagères, se déplacer dans des espaces étroits ou monter des escaliers. Avec ces avancées, la performance du gala montre non seulement un spectacle impressionnant, mais aussi le grand potentiel des robots pour transformer de nombreux secteurs à l’avenir.

  • [Entretien] Macha Makeïeff : « Le théâtre persiste dans les consciences, dans la rêverie »

    [Entretien] Macha Makeïeff : « Le théâtre persiste dans les consciences, dans la rêverie »

    Macha Makeïeff est metteuse en scène, autrice, cinéaste. Femme de théâtre, elle a notamment dirigé pendant 11 ans le théâtre de la Criée à Marseille, sa ville de naissance. Dans cette exposition, elle propose de mettre à l’honneur des reliques de pièces de théâtre, d’opéras, de ballets.

    La Marseillaise : Vous créez une exposition, « Inventaire onirique ». Pouvez-vous nous parler du projet ?

    Macha Makeïeff : L’exposition est une mise en scène. Je ne vais pas mettre des œuvres comme dans une galerie. C’est vraiment un spectacle immobile que je propose. C’est à la fois excitant et un vrai tourment, parce que c’est un lieu très grand et il faut quand même que le récit se développe. Et ce récit sera plutôt un cadavre exquis qu’une histoire, car on va de lieu en lieu, avec trois séquences. On n’est pas assujettis à aller à un endroit, au contraire, chacun a sa trajectoire, a un point de vue différent. Ça me plaît beaucoup l’idée que personne ne voit la même chose en même temps.

    Pourquoi avoir voulu exposer des décors, des peintures de théâtre ?

    M.M. : Je fais du théâtre depuis si longtemps que je voulais l’évoquer par sa part plastique, mais aussi par ce qui me hante, c’est-à-dire « que deviennent les spectacles une fois qu’ils sont défaits ? ». Quand les pièces sont finies, il y a quelque chose qui vous serre le cœur : ces caisses dans lesquelles on emporte tout, le plateau vide. J’ai voulu ressortir ça et aller chercher des choses qui ne sont jamais plus revues. Je garde toujours les choses un peu comme des reliques. Donc quand on me propose le Palais des Papes, pour mettre ces choses, pour les célébrer, je trouve ça magnifique. Les faire venir, les revoir alors que tout ça était invisible, c’est quelque chose de fou. Ça ne sera pas « Ma vie mes œuvres », je ne vais pas raconter ma carrière. Je veux vraiment honorer ces objets.

    Pourquoi traiter ce sujet par les thèmes de l’onirique, de la fantaisie ?

    M.M. : D’abord, quand on parle de la perte, ici d’un spectacle, l’humour n’est jamais loin, parce que sinon c’est désespérant. Au théâtre, il y a quelque chose de l’ordre de la rédemption par le rire, le sourire et la fantaisie. Sinon c’est invivable. Dans ce monde sens dessus dessous, délité, où nos valeurs sont complètement inversées, je pense que c’est important de célébrer ce qui est fragile, dire que le théâtre malgré tout persiste dans les consciences, dans la rêverie, même quand il est mis en pièces.

    Vous êtes née à Marseille et avez été directrice de la Criée pendant 11 ans. Quel est votre lien à la région et comment se lit-il dans cette exposition ?

    M.M. : Pour les œuvres, je suis restée beaucoup dans le Sud, je ne suis pas allée chercher les grandes collections parisiennes. Je suis allée au Museon Arlaten, à Arles, au Cirva à Marseille. Je suis allée fouiller dans les stocks de l’opéra d’Avignon, de la maison Jean Vilar. Ce sont des artistes et des collections qui me sont familiers, que j’aime beaucoup. J’aime bien réaliser ça dans une proximité, ça me touche. Il y a un attachement à ce territoire, cette Provence. Il y a une familiarité. Je sais aussi qu’il y a des trésors. Je suis née à Marseille, mais en plus, pendant 11 ans, quotidiennement, j’ai dirigé la Criée où il y avait tout le temps des expositions. J’aimais bien cette idée de circulaire, qui n’aille pas chercher très loin.