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  • [Coupe du monde] L’indécision est totale dans le groupe C

    [Coupe du monde] L’indécision est totale dans le groupe C

    Le groupe F est vraisemblablement le plus incertain à l’aube de cette dernière journée de la phase de poules. Si la Tunisie est d’ores et déjà éliminée, Pays-Bas, Japon et Suède vont se battre pour une place directe en seizièmes de finale. Les Néerlandais sont les mieux lotis puisqu’ils affrontent, dans la nuit de jeudi à vendredi (1h), des Tunisiens qui ont encaissé neuf buts en deux matches.

    Balayée par les Pays-Bas (1-5), la Suède est confrontée au même moment à une équipe japonaise joueuse et en ordre de marche dans la compétition. Les joueurs du sélectionneur Hajime Moriyasu ont montré de grandes qualités sur leurs deux premières sorties, allant même chercher le nul face aux Oranje (2-2). L’un des matches les plus emballants de ce début de Coupe du monde.

    Un hôte comme futur adversaire ?

    Quoi qu’il arrive, le défi sera énorme pour les équipes 2e et 3e de ce groupe F. Le deuxième affrontera forcément le vainqueur de la poule C, soit le Brésil ou le Maroc. Le cas de figure se présente également dans d’autres groupes et finir troisième ne serait pas forcément une mauvaise chose pour l’une de ses trois nations. Mexique, Canada et États-Unis sont des adversaires potentiels du 3e de la poule C. Cette dernière livre donc son verdict, le spectacle est garanti.

    Groupe C

    Pays-Bas (4 points)

    Japon (4 points)

    Suède (3 points)

    Tunisie (0 point)

    ET AUSSI

    Dernier rendez-vous pour les USA

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, le groupe D, celui des États-Unis, se conclut. Le pays hôte, déjà qualifié, affronte une équipe de Turquie (4h) qui a touché le fond sur ses deux premiers matches. Au même moment, le Paraguay et l’Australie vont tenter de se qualifier pour les 16e de finale de la compétition.

    Plus de souplesse pour l’Iran

    Les États-Unis mènent la vie dure à la sélection iranienne lors de ce Mondial. Obligés à rester sur le territoire américain juste pour leurs rencontres, les Iraniens voient leurs conditions s’améliorer. Ils pourront désormais arriver 48 heures avant le début des matches. Mais l’Iran sera toujours obligé de rentrer à son camp de base à Tijuana (Mexique) dès la fin de leurs rencontres.

    Neymar était apte

    La nuit dernière, le Brésil jouait contre l’Ecosse son dernier match de poules. L’information principale avant cette rencontre était que Neymar revenait dans le groupe et était disponible pour jouer. Le sélectionneur Carlo Ancelotti n’avait pas pu se passer de l’idole nationale pour cette Coupe du monde, bien que diminué et en manque de rythme ces derniers mois.

    Le PSG possède le plus de buteurs

    Cinq joueurs différents du PSG ont inscrit au moins un but depuis le début de la compétition. C’est le club le plus décisif depuis le match d’ouverture. Les Français Bradley Barcola et Ousmane Dembélé, le Sénégalais Ibrahim Mbaye et les Portugais Joao Neves et Nuno Mendes sont les joueurs concernés par cette statistique.

  • Le titre départemental à la Boule de Beaudinard

    Le titre départemental à la Boule de Beaudinard

    Après avoir épinglé la Boule d’Éguilles, chère à Danielle Caron, en demi-finales, l’équipe du président Daniel Julien s’est imposée en finale et au terme d’un long suspense, face à la Boule de l’Élysée. Tout s’est décidé au terme de la dernière mène.

    Les Frédéric Mille, Michel La Macchia, Christian Molina, Francis Garcia, Louis La Macchia, Martine Mansani, Alain Mariotti, Jean-Luc Cavallo, sont les artisans de ce succès.

  • Pourquoi pas Austerlitz après Waterloo !

    Pourquoi pas Austerlitz après Waterloo !

    Deux binômes des Bouches-du-Rhône seront ce week-end
    dans la cité impériale, qui accueille le championnat de France doublette mixte. Mélissa Marsille associée à Michel Hatchadourian et Mégane Cacciatore équipée de John Darrigo s’étaient illustrés il y a quelques semaines sur les terres du Bassin Minier. Devenant respectivement champions et vice-Champions du comité départemental des Bouches-du-Rhône. Un titre qui conduit les deux couples ce week-end vers l’Île de Beauté.

    On notera que le joueur de la boule Aixoise et la joueuse des Boulomanes Ciotadens ont traversé en une semaine l’hexagone dans sa diagonale. En effet, ils étaient tous les deux à Douai dans le cadre du France par trois ; ils se retrouveront ce week-end à Ajaccio où va se dérouler le « France » de la spécialité. Michel Hatchadourian qui retrouvera le sol insulaire, accompagné de Mélissa Marsille, une jeune fille pétrie de qualité, tant dans l’exercice de l’appoint que du tir. Elle a déjà un palmarès chez les jeunes hors du commun. On peut se souvenir qu’elle avait remporté le « feu » National féminin de Martigues et qu’entrer de plain-pied dans la cour des grands, elle a déjà réalisé des performances qui imposent le respect.

    Mégane Cacciatore qui a déjà bien parcouru le pays, dans le cadre de participations à des compétitions nationales, aura pour partenaire son président John Darrigo, un « longuiste »  qu’elle a su ramener sur le plus court, avec un résultat payant. Nous pouvons le constater. Les premiers abordent l’épreuve face à la formation de l’Aude de Maéva Cazeneuve. Quant aux seconds, ils vont devoir entrer en matière face à l’équipe du Haut-Rhin de Justine Tassera.

    Des Varois ambitieux

    Après le Waterloo de Douai, souhaitons à ces treizistes un Austerlitz dans la cité impériale. Mais ils auront fort à faire. La doublette fréjussienne de Nelly Peyré et Frédéric Bauer fait figure d’épouvantail et pourrait prolonger l’euphorie varoise, après les deux titres décrochés dans le Nord la semaine passée. Ils devront se méfier des tandems étoffés, à l’image des Lyonnais Mouna Beji et Baldwin Magny, finaliste malheureux du récent championnat de France triplette, ou des Mosellans Frédéric Machnik et Camille Max, lauréats de l’épreuve mixte en 2024.

    Parmi les autres formations de notre territoire, les Vauclusiens Virginie Castor et Brandon Cano, moins médiatisés, pourraient jouer les troubles-fêtes. Les canonniers varois, Clément Duvernay et Frédéric Cazes, respectivement associés à Océane Tamen et Delphine Meschiatti, auront également leur carte à jouer.

  • Le théâtre Durance promet une année inclusive et solidaire

    Le théâtre Durance promet une année inclusive et solidaire

    Elodie Presles a dévoilé mercredi une programmation pluridisciplinaire et inclusive pour le théâtre Durance, scène nationale dont elle est la directrice. L’institution culturelle prend cette année des « risques artistiques », avec des pièces qui y seront jouées pour la première fois, a-t-elle expliqué.

    La directrice a commencé par déplorer la « guerre idéologique décomplexée qui met très à mal le secteur de la culture et en particulier le spectacle vivant », notamment « dans les villes RN », et la liberté d’expression, de créer et de programmer « attaquées partout ». « Notre rôle est donc absolument indispensable, nécessaire et urgent d’être aux côtés des artistes », a-t-elle estimé en préambule.

    « On va continuer à travailler sur les freins qui s’imposent à nous, comme l’éloignement géographique et financier », en continuant notamment à proposer des tarifs solidaires de trois euros par personne, à se déplacer dans de nombreux villages reculés et à proposer des bus pour emmener les habitants éloignés au théâtre. L’idée est ainsi de faire en sorte que « les gens arrêtent de se dire que le théâtre n’est pas pour eux ». La scène maintient ainsi sa devise : « si vous ne pouvez pas venir au théâtre, le théâtre va tout faire pour venir à vous ».

    Le théâtre Durance continuera par ailleurs son partenariat avec le théâtre La Passerelle à Gap, qui lui permet de proposer de plus grands formats dans une plus grande salle. En retour, La Passerelle peut profiter d’un espace plus intime à Château-Arnoux, nécessaire pour certains spectacles. « Le public circule naturellement entre les deux théâtres », s’est réjoui Elodie Presles.

    « Mise en commun »

    En plus de ce partenariat, la directrice en a annoncé un nouveau, qui inclut également le théâtre de Briançon, dans une démarche écologique. « La mutualisation entre nos trois théâtres permettra de réduire notre empreinte carbone. Nos équipes vont mettre en commun leur matériel », a expliqué Elodie Presles. Avec ce partenariat, elle espère également « positionner les départements alpins dans le milieu de la culture et du spectacle vivant, qui est quand même très concentré sur Marseille ».

    Le théâtre compte aussi renforcer ses dispositifs d’inclusion, en proposant notamment son premier spectacle disponible en audiodescription. La scène nationale continue par ailleurs à proposer des gilets vibrants permettant aux personnes souffrant de déficience auditive ou d’autisme de profiter de la musique d’une autre manière, avec des vibrations. Les équipes ont aussi été formées à la langue des signes.

    Le théâtre va également désormais proposer un bar dans la salle, qui permettra de discuter avec les spectateurs. « On n’a pas le temps de parler avec eux, c’est une frustration », a expliqué la directrice.

    « Plan social à bas bruit »

    Une quarantaine de spectacles sont prévus pour l’année à venir. Pour cette nouvelle programmation, le théâtre va notamment proposer une rencontre avec le journaliste Mathieu Palain sur les mécanismes de la violence, le vendredi 6 novembre à 18h30. Ce dernier a mené une enquête en assistant à des groupes de parole de personnes condamnées. Une autre rencontre avec la philosophe Joëlle Sask sera proposée le 1er avril sur le thème de « ce que participer implique », dans le cadre de l’élection présidentielle. Le théâtre jarlandin espère ainsi montrer qu’il n’est « pas hors sol ». Elodie Presles veut prouver que les beaux-arts peuvent rimer avec l’éducation populaire.

    La directrice et le président de l’association qui gère le théâtre ont finalement tenu à rappeler que seuls les adhérents de l’association siégeaient dans ses instances de gouvernance. « C’est un choix collectif unique au niveau des scènes nationales », a avancé Elodie Presles. Elle a également déploré le « plan social à bas bruit, la casse sociale très forte, les artistes qui arrêtent, les compagnies qui disparaissent et les lieux qui licencient ».

    Présentation de la programmation au public ce jeudi à 19h au théâtre, gratuite et sans réservation.

  • Nile Rodgers, légende vivante funky à Aix

    Nile Rodgers, légende vivante funky à Aix

    On l’écoute parfois même sans s’en rendre compte tant il se cache derrière un nombre de hits incommensurables. Le sceau d’un musicien qui collectionne les tubes et laisse durablement sa trace à travers les époques. We are family de Sister Sledge, Upside down de Diana Ross, Let’s dance de David Bowie, Like a virgin de Madonna, Get lucky des Daft Punk… un inventaire à la Prévert et une galaxie disco-funk au centre de laquelle trône Nile Rodgers, qui se produit vendredi 26 juin à l’Arena du Pays d’Aix dans le cadre du mini festival Rock en Aix. Une « légende vivante du groove » aux « 500 millions d’albums vendus » à travers le globe, ne s’y trompent pas les organisateurs de la manifestation.

    « Hitmaker »

    Producteur, auteur-compositeur mais avant tout guitariste hors pair, Nile Rodgers sera en concert à Aix aux côtés de son groupe de toujours, Chic. Chic, comme Le freak, c’est chic, ou encore Good times, ces morceaux ayant dès la fin des années 1970 imprimé la mémoire collective, des simples auditeurs comme des musiciens professionnels qui les ont samplés ou repris à leur sauce à l’infini. Comme son surnom l’indique, mais aussi le montant de ses droits à la Sacem, un « Hitmaker » que même les nouvelles générations ne sont pas près de finir à écouter.

    P.A.

    Places à partir de 61 euros. www.arenaaix.com

  • Henri Lacroix l’extraterrestre

    Henri Lacroix l’extraterrestre

    Le Varois a dominé partenaires et adversaires avec une maestria remarquable. Ce n’est pas offense pour ses équipiers de dire qu’il a contribué grandement à la conservation d’un titre de champion de France. Certes Laurent Matraglia et Ligan Doerr ont tenu leur place mais Lacroix a donné un récital aussi bien à l’appoint qu’au tir en jouant toutes les boules importantes avec une facilité déconcertante.

    Au-delà de son talent, il est aussi un fin stratège. Les adversaires même les plus huppés semblent perdre de leur superbe face-à-face à lui.

    En quart de finale, dans ce que l’on pouvait considérer comme la finale avant la lettre, Rocher, Rizzi, Robineau ont été punis et ont souvent hésité sur la stratégie à employer. Lacroix lui a bien défini une ligne de conduite avec la réussite escomptée.

    Dans ces nombreux titres (23) de champion de France celui-ci est long des plus abouti qualitativement.

    Il a reconnu lui-même après la finale remportée face à Fournier, Prud’homme et Baldwin après un ultime show.

    « Il y a 10 ans que je n’ai pas joué à ce niveau ». Il faudra attendre peut-être encore dix ans pour qu’ils remettent le couvert. Tout est possible avec lui. C’est son troisième doublé (2007/2008), 2017/2018).

    Laurent Matraglia que beaucoup ont découvert l’an dernier est un joueur complet, champion de jeu provençal avec des victoires prestigieuses pendant de longues années (champion de France, Le Provençal) il s’est consacré entièrement à la pétanque avec les succès que l’on connaît. Un véritable caméléon qui brille partout où il passe. Chapeau !

    Quant à Doerr il s’est révélé en gagnant La Marseillaise en 2022. Tireur pur, il a confirmé son talent et sa faculté à jouer avec les plus grands. Si Lacroix l’a pris sous sa coupe ce n’est pas innocent.

    Gregori, Cognard, Jimenez dans la cour des grands

    Il a fallu Henri Lacroix pour arrêter la course en avant de nos Marseillais.

    Sous les couleurs Corses Patrice Grégori, Marc Cognard, Jean Christophe Jimenez ont réalisé un parcours impressionnant. Tombeurs de Élie Winterstein, Adrien Delahaye et Mayron Baudino en 8e de finale, ils se sont payé le luxe de dominer Christophe Bacchin, Simon Cortes et Maison Durk en quart de finale. avant de tomber sur la triplette championne de France en demi-finale.

    C’est un nouveau pas de franchi pour ce trio redoutable qui a encore de belles batailles à livrer.

    La grosse déception est venue de l’équipe des Bouches-du-Rhône David Rivièra, Jérémy Fernandez et Michel Hatchadourian qui n’est pas parvenue à sortir des poules. Il est vrai que le premier combat perdu 12 à 13 face à Romain Fournié a été déterminant dans une poule relevée.

  • La gestion des finances de la ville agite le conseil municipal de Gap

    La gestion des finances de la ville agite le conseil municipal de Gap

    La minute de recueillement en hommage à Jean-Claude Maigre, ex-élu gapençais ayant occupé plusieurs responsabilités dont à l’office municipal des sports, aura été un des rares moments de concorde de la séance de ce mercredi au conseil municipal de Gap. Pendant plus de deux heures, les débats ont porté sur le dernier rapport de la Chambre régionale des comptes, paru ce mercredi même, laquelle s’est montrée sévère avec la gestion de Roger Didier. « Ce que ce rapport exprime, c’est que vous êtes de mauvais gestionnaires, a pointé Elie Cordier, élu municipal d’opposition. La CRC relève de nombreuses insuffisances, irrégularités et faiblesses, dans des domaines essentiels de la gestion municipale. » Des propos « déformants », a répondu Roger Didier, qui a défendu « un mode de gestion d’une équipe qui a énormément travaillé pour embellir cette ville » et qui n’a « pas rencontré d’avis négatifs des citoyens puisque nous sommes réélus depuis 2007. »

    Point crucial du rapport, qui a suscité des échanges intenses, la chambre affirme que « la commune inscrit d’importantes dépenses nouvelles, afin d’équilibrer son budget (…), qui ne sont que très partiellement consommées. Ce faisant, la commune peut être regardée comme inscrivant des dépenses fictives, entachant la sincérité de son budget. » Les magistrats pointent des recettes de fonctionnement systématiquement sous-estimées alors que celles-ci sont régulièrement revues à la hausse par des taux de taxes à Gap « très supérieures » aux communes de la même strate. Enfin, ils pointent un taux d’exécution des dépenses de fonctionnement à 69%, jugé insuffisant. Pour Charlotte Kuentz, élue d’opposition, il existe « un gouffre abyssal entre ce qui est prévu au budget primitif et ce qu’on constate des dépenses qui sont réellement exécutées, je rappelle que tout au long du mandat vous avez prévu des budgets qui allaient de 21 à 33 millions d’euros, qui font tourner le quotidien de la commune et en réalité, on constate dans le compte financier unique que vous n’en dépensez que huit millions. » Une méthode de gestion que Roger Didier a assumée et défendue. « Vous proposez de basculer une grande partie de ce que le maire ne bascule pas pour les dépenses de fonctionnement alors qu’aujourd’hui qu’Y a-t-il à revoir dans le fonctionnement de la commune ? a répondu Roger Didier. Je n’entends aucune critique de mes concitoyens ni de mes salariés. La ville est superbe, la ville est propre, les services sont bien tenus et l’activité est au top. » Malgré les remontrances du rapport, l’édile a confirmé qu’il ne comptait « rien changer » à sa gestion financière de la commune et a fustigé un rapport rédigé, selon lui, par des personnes n’ayant jamais eu la responsabilité de gérer une collectivité…

  • La CGT de l’hôpital de Montfavet au devant du recul de la psychiatrie

    La CGT de l’hôpital de Montfavet au devant du recul de la psychiatrie

    Trois ans de lutte en plus pour Claire Moreno à la tête de la CGT de l’hôpital de Montfavet, réélue ce mercredi suite au congrès de la section syndicale d’un des plus grands établissements de santé mentale en France, qui rassemble environ 420 des 2 200 agents de l’hôpital.

    D’autant que la CGT de l’hôpital psychiatrique fête son 120e anniversaire en 2026 et que « sans nous, il n’aurait pas le même visage », glisse Gaby Adrian, tout juste élu secrétaire général adjoint.

    Et pour les trois prochaines années, un regard attentif va être porté sur les grandes transformations prévues sur le site. Comme celle présentée en grande pompe en avril dernier. Un chantier de 13,9 millions d’euros visant à « humaniser » les soins (notre édition du jeudi 23 avril). Une réhabilitation regardée avec attention car cela implique d’autres problématiques, la direction du site souhaitant adapter les conditions d’isolation des patients qui peuvent parfois être difficiles à gérer. « Humanisation oui. Mais si on réduit nos effectifs à deux pour quinze. Et que les deux doivent être avec un patient, on fait quoi des treize autres ? On veut surtout des effectifs pour éviter la frustration des patients », ajoute-t-elle. Et de pointer également la présence de mineurs dans des services pour adultes. Ou encore la demande d’escorte de police pour l’accueil de patients en détention. Tout en répétant qu’elle « dédouane la direction de cela car ce qu’il manque, c’est des budgets. Elle fait ce qu’elle peut. S’il y avait les budgets pour de la masse salariale, ils embaucheraient et on reverrait les effectifs à la hausse et on pourrait faire de la vraie psychiatrie, du vrai médico-social ». Chaque année, 22 000 personnes sont prises en charge par les services du centre hospitalier.

    Budget réduit

    Et face à la crise que traverse le secteur, elle se remonte les manches. Avec, pour les trois années à venir, « des engagements forts au niveau de la lutte contre l’extrême droite, des engagements forts sur le maintien des valeurs de la CGT et pour défendre une psychiatrie et le médico-social publics, la santé publique au service des usagers », pose-t-elle en introduction. La section syndicale se pose contre les idéologies qui vont à l’encontre du modèle social et le secteur privé qui souhaite grignoter des parts du public. « Toutes les années, ils viennent tirer sur nos budgets en disant qu’il faut réduire nos dépenses. Sauf que nous, on n’est pas une entreprise qui fournit du capital », réitère Claire Moreno. Pointant entre autres que la psychiatrie a été érigée en cause nationale « mais que l’on ferme des lits tous les ans ».

    L’élection présidentielle sera donc scrutée de près par les syndicalistes de la psychiatrie.

  • Toulon s’adapte avec des solutions durables et répond à l’urgence

    Toulon s’adapte avec des solutions durables et répond à l’urgence

    « Nous n’avons pas attendu ce nouvel épisode de canicule pour agir », a rappelé mercredi matin la maire de Toulon Josée Massi, aux côtés du Directeur académique des services de l’Éducation nationale (Dasen) Jean-Roger Ribaud, en mairie d’honneur. L’occasion de remettre en mémoire la stratégie établie sur le long terme, combinant à la fois les solutions immédiates et l’investissement durable. Et de poursuivre : « On a commencé comme ça en 2022 avec un programme d’équipement en faveur du confort d’été et avec une augmentation croissante au fil des années. »

    Sur les 100 établissements que compte la ville (84 écoles et 16 crèches), à ce jour, en effet, la totalité des crèches sont climatisées, comme d’ailleurs les dortoirs des 41 écoles maternelles qui redeviennent des salles d’activité après la sieste. Et les 43 écoles élémentaires font elles aussi l’objet d’une stratégie structurée et progressive. Mais toutes les 676 classes disposent déjà toutes de ventilateurs, 130 classes réparties sur 18 écoles sont équipées de brasseurs d’air, et d’ici fin 2026, 150 classes auront en moyenne de 4 brasseurs d’air par classe d’ici fin 2026.

    « Nous avons aussi 12 écoles qui sont équipées de salles fraîcheurs », reprend la première magistrate. C’est-à-dire des salles climatisées. On en comptera quatre de plus d’ici fin 2026. Un déploiement qui va se poursuivre jusqu’à ce que tous les établissements en soient dotés.

    « Mais il faut des solutions durables pour adapter les écoles aux fortes chaleurs », insiste Josée Massi. Et sur ce point la Ville a entrepris un grand plan de végétalisation des cours d’école qui a abouti à faire baisser en moyenne de 3 à 5 degrés la température. Commencé en 2023, 11 écoles déjà en bénéficient ou vont en bénéficier fin 2026.

    Les écoles restent ouvertes

    Des solutions innovantes ont également été mises en place, sur la maternelle de la Cité de l’Épargne avec une ombrière photovoltaïque installée sur la cour.

    Sans compter la rénovation thermique des bâtiments et la construction de groupes scolaires, comme celui de Saint-Roch qui va se terminer l’année prochaine.

    Pour répondre aujourd’hui aux conditions exceptionnelles, la Ville travaille depuis le début de cet épisode caniculaire en étroite collaboration avec l’inspection d’académie afin de définir conjointement les mesures les plus adaptées à la protection des enfants pour les six derniers jours d’école. « Toutes les écoles vont rester ouvertes, néanmoins, les familles seront invitées à garder les enfants à domicile lorsqu’elles en ont la possibilité, et si c’est leur choix », déclare Josée Massi.

    Mais, poursuit-elle, il sera demandé aux équipes de l’Éducation nationale d’adapter les activités de l’après-midi pour les rendre compatibles avec l’épisode caniculaire. Des activités calmes qui seront organisées dans les espaces les plus tempérés des établissements. Et afin d’accompagner les équipes éducatives, la Ville va mettre à disposition un animateur dans chaque école élémentaire. Il interviendra en complément des enseignants afin lui aussi de proposer des activités adaptées aux fortes chaleurs. « Nous sommes parfaitement mobilisés pour protéger les enfants dans cet épisode exceptionnel », assure la maire de Toulon.

    Le Dasen, Jean-Roger Ribaud, a remercié la Ville « pour l’engagement et le travail qui est réalisé pour améliorer les conditions de vie des élèves et des personnels enseignants et non enseignants, à la fois sur du long terme, du moyen terme et puis là, sur l’urgence ».

    Et de conclure : « Le renforcement d’un animateur va permettre d’adapter les enseignements et l’organisation en fonction de chaque école, et d’accueillir les élèves dans les meilleures conditions. »

    Loin des discours démagos de l’extrême droite, Toulon s’emploie donc à la fois à répondre à l’urgence et construire l’avenir.

  • Scènes et Cinés embarque pour une nouvelle traversée artistique

    Scènes et Cinés embarque pour une nouvelle traversée artistique

    C’est une saison un peu particulière qui s’ouvre en septembre pour Scènes et Cinés. Non seulement la régie culturelle métropolitaine signe sa vingtième programmation, mais en plus elle le fait avec une nouvelle direction, qui réunit les aspects artistique et administratif depuis octobre 2025. L’ancien conseiller culture de Renaud Muselier (de 2020 à 2023) Thierry Pariente prend la place d’Anne Renault, directrice artistique historique, après une quinzaine d’années d’engagement. « Je suis arrivé à la tête de Scènes et Cinés il y a 9 mois, c’est le bon moment pour accoucher de la programmation », glisse-t-il en souriant.

    Pensée comme une traversée artistique et territoriale, la saison 26/27 déploie plus d’une centaine de propositions et 260 représentations dans ses six théâtres, sa salle de musiques actuelles et ses cinq cinémas répartis entre Cornillon-Confoux, Fos-sur-Mer, Grans, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône.

    « Il y a plus de représentations que de spectacles pour deux raisons : il y a du jeune public et des représentations scolaires, mais surtout parce que la plupart des spectacles sont joués deux fois, explique Thierry Pariente. C’est un défi : il va falloir remplir les salles un peu plus que d’ordinaire. »

    Le directeur général y voit néanmoins plusieurs vertus : « La première c’est d’affirmer une présence artistique sur le territoire. Le jour où les équipes qui viennent jouer deux fois sont là, on a toute une palette d’éducation artistique et culturelle possible. Une deuxième vertu plus solidaire : celle de l’écologie du spectacle vivant (…) avec du démontage moins important, du temps calme pour les équipes et des tournées mieux constituées pour les artistes. La troisième vertu c’est de ne pas réserver la programmation aux abonnés. Il y a tout une nouvelle population qui n’a pas l’habitude de l’abonnement, qui ne va pas réserver six mois à l’avance un spectacle. (…) C’est cette idée d’ouvrir aux publics, (…) qu’il faut changer les comportements : le spectacle vivant comme le cinéma c’est quelque chose qu’on peut faire au dernier moment. »

    La saison sera jalonnée par les anniversaires. En plus des 20 ans de Scènes et Cinés, le Théâtre La Colonne, à Miramas, fêtera ses 40 ans avec la venue de l’orchestre national d’Avignon et Maddam, pour une soirée entre musique classique et live painting le 3 octobre.

    Les grands rendez-vous

    L’Espace Robert Hossein, à Grans, fêtera quant à lui ses 20 ans le 13 décembre avec la création du joyeux trio composé d’Emma la clown, Madame Raymonde et de la pianiste Nathalie Miravette. Pour ses 30 ans, l’association Coline sera mise à l’honneur dans un spectacle à l’Usine le 19 septembre qui mettra à l’honneur ses danseurs, danseuses et chorégraphes.

    Au-delà des représentations, Scènes et Cinés accueillera de grands rendez-vous, comme les États généraux de la parole fondés par le Centre des Arts de la Parole. Conférences, dialogues et lectures en partenariat avec Actes Sud investiront l’étang de Berre autour des enjeux de la parole et du lien collectif.

    Avec « Côté mer, côté fleuve », un événement en partenariat avec le centre national des arts de la rue Citron jaune, le public pourra profiter d’une journée gratuite de spectacles en plein air à Port-Saint-Louis-du-Rhône le 17 octobre.

    Le 28 novembre, le Panorama des cinémas du Maghreb mettra à l’honneur les cinémas d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie, entre projections, rencontres, avant-premières, et une soirée d’ouverture qui mêle spectacle vivant et film.

    Notons également que la romancière Saint-Chamasséenne Sigolène Vinson s’est associée à Scènes et Cinés pour accompagner la réouverture prochaine du Théâtre de l’Olivier (prévue en 2028) au travers du récit d’un voyage imaginaire inspiré des titres, thèmes ou noms propres de la saison prochaine, qui sera publié sous forme de feuilleton.