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  • De vibrants hommages aux victimes du terrorisme

    De vibrants hommages aux victimes du terrorisme

    C’est sur ce parvis que Laura et Mauranne ont été assassinées il y a 9 ans. L’ambiance est pesante en haut des escaliers de la gare Saint-Charles. Les voyageurs s’arrêtent pour assister à la commémoration qui regroupe une centaine de personnes dont familles des victimes, élus et agents du service public. C’est la 6e année que se déroule cette journée nationale instaurée par l’Union européenne à la date de l’attentat de la gare de Madrid-Atocha le 11 mars 2004. La cérémonie est présidée par Corinne Simon, préfète déléguée de la région et du département.

    Des larmes sur la joue de Marianne

    La chanson Évidemment de France Gall, dont la voix résonne à travers la foule en silence amorce la commémoration. Des jeunes de l’Établissement public d’insertion (Epide) sont présents et lisent des poèmes et des citations poignantes : « Quelle que soit la cause que l’on défend, elle restera toujours déshonorée par le massacre aveugle d’une foule innocente », écrivait Albert Camus. Notamment. Et de citer aussi Des larmes sur la joue de Marianne : « Quand de nos différences naissent la peur, la méfiance, coule une larme sur la joue de Marianne », récite une jeune fille. Parmi les élus présents, Didier Jau, le maire sortant écologiste des 4-5, Yannick Ohanessian, adjoint au maire (PS) à la sécurité ou encore le député Sébastien Delogu. La Marseillaise retentit pour clôturer cette cérémonie, après cet hommage aux victimes de la terreur.

  • Des agents ferroviaires récompensés en Vaucluse

    Des agents ferroviaires récompensés en Vaucluse

    Les cinq agents de la Sûreté ferroviaire SNCF affichent un grand sourire en recevant ce mercredi 11 mars, dans une salle de l’hôtel Novotel d’Avignon, leur médaille d’honneur pour acte de courage et de dévouement.

    Ces derniers avaient, le 7 septembre 2023, immobilisé un homme violent suite à un contrôle en gare d’Avignon-Centre. Celui-ci avait sorti un couteau et menaçait les personnes autour de lui.

    Un geste que salue Thibaut de Cacqueray, directeur de cabinet du préfet de Vaucluse. « Cela aurait pu finir avec un drame. Ils permettent aux millions de voyageurs de circuler librement », clame-t-il devant un parterre constitué d’agents et de leurs familles.

    Services publics

    « Et ce sont avant tout des agents de la SNCF », s’exclame fièrement Alexandre Dumens, directeur de la zone sûreté Méditerranée pour la SNCF, qui couvre une grosse partie du sud de la France. Il estime que ces agents « sont les premiers à représenter le service public » de par leur statut particulier. Car ces derniers sont assermentés et armés. « On est un peu l’équivalent de policiers », résume Renaud*, chef de l’unité opérationnelle des agents récompensés. Tout en expliquant que leur « mission principale est la prévention et la dissuasion », leurs tâches peuvent évoluer. Ils ont notamment été formés ces dernières années contre les atteintes sexuelles et sexistes dans les transports en commun. « À Marseille, on a eu cinq outrages en une semaine. C’est un vrai sujet de société », insiste l’agent. « Ce qui les distingue, c’est leur connaissance du système ferroviaire sous toutes ses formes, y compris le côté commercial car ils sont confrontés aux clients. Et sont capables d’intervenir dans des milieux contraints qui peuvent être dangereux », abonde Alexandre Dumens. Et avec la loi Tabarot, ces agents pourraient bientôt être équipés d’armes à feu et de tasers.

    *Le prénom a été modifié

  • La course Paris Nice arrive à Apt

    La course Paris Nice arrive à Apt

    Les souvenirs du passage du Tour de France en Vaucluse en juillet dernier vont sans doute être ravivés avec le passage du Paris-Nice ce vendredi dans le département. La sixième journée de l’une des premières courses par étapes du calendrier mondial se terminera à Apt ce vendredi 13 mars à 17h.

    Les coureurs, dont font partie les Français Kévin Vauquelin, le vainqueur au sommet du mont Ventoux Valentin Paret-Peintre, David Gaudu ou Bruno Armirail, mais aussi le Danois Jonas Vingegaard, double vainqueur du Tour de France, s’élanceront depuis Barbentane (Bouches-du-Rhône) à 12h50 et traverseront donc le Vaucluse jusqu’à Apt sur plus de 170 kilomètres.

    Outre l’enjeu sportif, cela entraînera forcément des perturbations au niveau de la circulation pour laisser passer le peloton et ses presque 150 coureurs. Le Département de Vaucluse précise que « les routes départementales empruntées par les coureurs ne seront pas fermées à la circulation », mais plutôt « coupées ponctuellement sous le contrôle des forces de l’ordre pendant une trentaine de minutes, le temps du passage de la course ». Il précise que le stationnement sera interdit sur les sections de route empruntées ainsi que sur les intersections concernées, et ce à partir de 14h30 à Cheval-Blanc, puis en passant par Ménerbes, Lourmarin ou encore Cucuron. À Apt, les quais (RD 900) seront fermés à la circulation entre 15h et 17h30.

    Informations précises sur Vaucluse.fr

  • Élèves et personnels des lycées se relaient pour être entendus à Marseille

    Élèves et personnels des lycées se relaient pour être entendus à Marseille

    « Ce sont les élèves qui sont en ligne de mire. Ce sont leurs conditions d’apprentissage qui sont remises en question. » Réunis devant le lycée Montgrand (1er), les enseignants ont reconduit leur grève, ce mercredi. Déjà mobilisés la veille, avec plus de 90% des personnels en grève, ils ont profité, mercredi matin, du « relais des lycéens », explique Didier Castino, professeur de lettres et de membre de la CGT Educ, en désignant l’amoncellement de poubelles qui bloquent l’entrée de l’établissement. Avant de continuer : « On a vraiment des revendications qui se complètent. Avec les élèves qui se mobilisent, on ne peut qu’embrayer. »

    Convergence

    Au lycée Montgrand comme au lycée Diderot (13e), enseignants et élèves se sont mobilisés, mercredi, contre la suppression des heures d’enseignement prévue par les dotations horaires globales (DHG). Les critiques concernent aussi « la suppression des 4 000 postes annoncée pour la rentrée 2026 » et « la baisse des moyens pour l’éducation, tandis que de l’argent, il y en a pour financer la guerre et l’armée », explique a CGT Educ 13 .

    Les personnels éducatifs et les élèves se rejoignent aussi sur la crainte de voir des établissements qui accueillent des publics scolaires déjà fragiles mis encore plus en difficulté. La perte de 100,5 heures, soit 9,2% de sa dotation, signifierait par exemple, pour le lycée Montgrand, « la suppression des groupes de soutien en première, qui sont mis en place pour que les élèves puissent réussir leur bac de français », indique une professeure. Des lycéens mentionnent « des classes surpeuplées qui monteraient à 35 élèves ». Au lycée Diderot, la même crainte s’exprime. « On va perdre le dédoublement des classes dans la formation professionnelle », redoute un professeur d’histoire-géographie.

    Une assemblée générale des établissements mobilisés, réunie à la Bourse du travail mardi, a voté un appel à la grève plus large pour le mardi 17 mars. « Pour faire aboutir nos revendications, nos luttes et nos grèves doivent converger », note la CGT Educ 13, qui appelle « les établissements durement touchés par des pertes d’heures à rejoindre le mouvement ».

    Un rassemblement est prévu à 11h le 17 mars au kiosque des Réformés à Marseille, pour réunir personnels, élèves et parents. Les enseignants des lycées Montgrand et Diderot ont annoncé une nouvelle grève, ce 12 mars. Un moyen de mettre la pression sur leurs chefs d’établissement, reçus ces jours-ci par le rectorat de l’académie d’Aix-Marseille. Contacté, le rectorat rappelle que que « la période (…) est consacrée aux échanges avec les établissements afin d’identifier (…) les besoins pour la rentrée (…). Les dotations sont fixées (…) par la baisse démographique, l’objectif demeure inchangé : être au plus près des besoins des élèves et leur garantir les meilleures conditions possibles. Le retrait des emplois dans les lycées (…) de l’académie représente moins de 1% des moyens dont dispose les lycées (-0,6%) ».

    Gardanne : grève au collège Pesquier

    À Gardanne, les enseignants se sont mis en grève, les 10 et 11 mars. Ils dénoncent l’absence de réponse du rectorat devant « la recrudescence des faits de violence » dans l’établissement, qu’ils attribuent au « manque de moyens », comme l’explique Johanne Guedini Souche, professeur de français. Des postes de proviseur adjoint, de professeur de musique ou d’assistant social sont vacants depuis le début de l’année scolaire. Une délégation de l’établissement a été reçue par le directeur d’académie des Bouches-du-Rhône, mercredi. Celui-ci réaffirme « sa vigilance particulière quant à la dotation des collèges du département », note le rectorat.

  • Les collégiens invités à briser les stéréotypes de genre

    Les collégiens invités à briser les stéréotypes de genre

    En cercle, les filles s’assoient d’un côté et les garçons de l’autre. C’est ainsi que les élèves procèdent instinctivement dans cette classe de 6e du collège Jules-Massenet. « Le mot égalité, ça veut dire quoi pour vous ? », demande Eva, intervenante de l’association Aroéven. « Qu’est-ce que vous pouvez faire et ne pas faire en tant que garçon et en tant que fille ? », interroge-t-elle. « J’ai trop de choses dans le cœur à écrire », lance vivement une élève. Chacun vient poser son post-it coloré sur le tableau de la classe : « Les filles doivent faire à manger, mais elles ne peuvent pas traîner dehors toutes seules le soir » ; « C’est mal vu d’être efféminé en tant que garçon. »

    À l’occasion de la semaine de l’égalité du 9 au 13 mars au collège Jules -Massenet, dans le 14e arrondissement (classé réseau d’éducation prioritaire renforcé REP+), l’association Aroéven intervient dans les classes de la 6e à la 3e pour sensibiliser les élèves à l’égalité entre les hommes et les femmes. « Ils apprécient qu’on leur donne un espace de parole », affirme Eva. En se déplaçant dans la pièce, les élèves se positionnent d’un côté ou de l’autre pour dire s’ils sont d’accord ou pas avec telle ou telle affirmation. « Pourquoi c’est mal vu de pleurer pour les garçons ? », « c’est à cause de Neymar », déclame un élève amusé.

    « Les élèves sont acteurs »

    Avec l’appui de quiz et de jeux en groupe, ils échangent, argumentent et débattent entre eux pour déconstruire les préjugés et stéréotypes, mais aussi prendre conscience de leurs représentations. Tous se prêtent au jeu. « J’ai appris qu’il n’y a pas beaucoup de filles qui jouent au foot et qu’on pouvait dire sage-femme même pour les hommes », indique joyeusement Tidjara, 12 ans. « Tous les élèves sont acteurs et porteurs du message », explique la principale du collège, Lamia Abassi. « Les élèves de 4e interviennent auprès des 5e et les 5e auprès des 6e avec des exposés sur des femmes célèbres », poursuit-elle. Plusieurs partenaires extérieurs et académiques accompagnent cette semaine qui concerne tout l’établissement. Les professeurs et personnels suivent des formations internes sur l’égalité femmes-hommes. José, 12 ans, ressort légèrement insouciant de l’atelier : « Je ne savais pas ce que le mot préjugé voulait dire, mais après pour moi, filles ou garçons, on est tous pareils. »

  • Un rassemblement pour la paix à l’appel du PCF d’Istres

    Un rassemblement pour la paix à l’appel du PCF d’Istres

    Après une première initiative début février, la section PCF d’Istres organise un rassemblement le samedi 14 mars, porte d’Arles à 11h, pour dire « halte à la guerre » après que les États-Unis et Israël aient déclenché les hostilités en Iran, le 28 février.

    « Ce n’est pas la première fois que nous nous mobilisons, il y a aussi le Mouvement de la paix, la CGT, la FSU, la Ligues des droits de l’Homme, Istres solidarité Palestine » explique Denis Rousseau, membre de la section. Alors que le président de la République a autorisé les avions américains à se ravitailler sur la base militaire toute proche, « nous sommes bien placés pour évoquer cette actualité brûlante », poursuit-il, inquiet de l’attitude d’Emmanuel Macron « qui navigue à vue », loin « de la position courageuse des Espagnols qui ne veulent pas être les vassaux des États-Unis ». Pour aller plus loin, le PCF devrait aussi s’organiser en comité de lutte.

  • Les Canourgues, la rénovation urbaine par la démolition à Salon-de-Provence

    Les Canourgues, la rénovation urbaine par la démolition à Salon-de-Provence

    Après la démolition de la tour Sofia l’été dernier, le bailleur social Unicil programme de raser deux autres tours identiques au sein du grand ensemble immobilier des Canourgues à Salon-de-Provence (44 500 habitants) dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) validé en 2019.

    Marseille n’a pas le monopole des ensembles immobiliers complexes et dégradés. Le quartier des Canourgues à Salon-de-Provence regroupe 3 560 habitants. Il a trouvé son plein essor à sa construction dans les années 60-70. L’ensemble locatif au nord-est est composé de 1 455 logements à 92% de logements locatifs sociaux répartis sur trois bailleurs Unicil, Erilia (qui a absorbé Logirem) et 13 Habitat.

    L’habitat collectif est formé principalement de barres en R+4 et de hautes tours en R+12. On y trouve essentiellement de grands logements de type T3 et T4. C’est un bâti vieillissant relativement enclavé qui ne répond plus aux attentes. Après la tour Sofia démolie par grignotage en août dernier, Unicil qui gère 14 bâtiments se cherche une maîtrise d’œuvre pour raser la tour B4 en février 2027 et la tour B3 pour février 2028. Il faudra aussi raser les bâtiments Renaissance et D18.

    La pauvreté y frappe 53% des ménages

    « Le secteur est fragile en termes de fonctionnement social et urbain et présente des tendances de précarisation accrue et des problématiques de sécurité urbaine », écrit pudiquement la Métropole peut-on lire dans le cahier des charges de la consultation pour désigner la maîtrise d’œuvre. Plus crûment, ce quartier prioritaire et populaire cumule les difficultés. 53% des ménages se situent sous le seuil de pauvreté. La part des 16-25 ans non scolarisés et sans emplois est de 35%. Celle des familles monoparentales de 40%.

    Cette rénovation urbaine [validée en 2019 en comité d’engagement de l’Anru] est budgétée à hauteur de 150 millions d’euros portés pour l’essentiel à 46.3% par les trois bailleurs, à 19.5% par la Métropole, à 7.3% par Salon-de-Provence et à 17% par l’Anru. Elle doit être achevée à l’horizon 2030. Déclinée en trois axes – « oxygéner, mixer, ouvrir » – elle ambitionne de régénérer tous les bâtiments conservés pour atteindre la performance énergétique, d’améliorer le confort et la santé des habitants et de changer l’image du quartier.

    394 logements sociaux seront démolis en tout, 953 réhabilités. Jusqu’à 118 logements locatifs libres et en accession sociale seront créés. 394 logements sociaux seront reconstitués hors site pour plus de mixité. La restructuration de l’école Saint-Norbert est au programme avec la création d’une école d’infirmiers, d’aides-soignants, d’auxiliaires de puériculture et d’un pôle santé mentale. Une serre bioclimatique, des jardins de formation professionnelle et des jardins partagés seront développés, ce qui vaut au projet le label « Quartiers fertiles » de l’Anru.

  • À Digne-les-Bains, Julien Di Benedetto dans la mêlée

    À Digne-les-Bains, Julien Di Benedetto dans la mêlée

    « Il n’y a pas de liste de gauche à Digne sur cette élection, mais pour un électorat de gauche, qui est quand même important, je pense qu’ils se retrouveront sur notre liste, même sans étiquette, par rapport aux autres listes qui sont toutes clairement estampillées droite. » Face au boulevard laissé par l’absence de la gauche à Digne, Julien Di Benedetto espère capter ses électeurs. « Certains utilisent le sans étiquette comme une façade alors que leur liste est de droite », mais, « nous, c’est une conviction », assure le candidat.

    Les deux tiers de sa liste sont issus de la société civile, le reste étant issu de la gauche et de la droite. Parmi les colistiers de gauche, le communiste Gérard Esmiol et l’élue d’opposition Geneviève Primiterra, ancienne tête de la liste d’union de la gauche de Digne en 2021. Face à eux, Jean-Luc Brochier (DVD) se présente avec des colistiers notamment issus de Reconquête et du RN. Les socialistes ont quitté la liste du candidat Francis Kuhn après le ralliement de membres des Républicains. Les deux candidats restants sont eux aussi ancrés à droite.

    S’il était élu, Julien Di Benedetto promet de siéger au conseil de surveillance de l’hôpital pour « s’assurer du contrôle et de la gestion et faire valoir les intérêts de la ville », alors qu’un plan d’efficience prévoit de supprimer 29 postes. Il a par ailleurs pour projet de « sortir la prison, insalubre, installée dans un ancien château médiéval, de l’hypercentre, pour en faire un musée d’art, d’histoire et de la lavande ». Concernant la sécurité, il mise sur la prévention plutôt qu’un « mode sécuritaire répressif ». Ses adversaires lui reprochent de ne pas travailler à Digne, mais il revendique être le seul candidat à y être né et promet qu’il quittera ses fonctions en Seine-et-Marne s’il est élu.

  • À l’Argentière, la friche sera le « premier enjeu du mandat »

    À l’Argentière, la friche sera le « premier enjeu du mandat »

    « Il faut dire les choses, c’est une verrue au milieu du village, mais aussi une grande opportunité », pose Jean-Pierre Rippert, candidat à la mairie de l’Argentière-La-Bessée. La « verrue » en question, c’est une zone industrielle abandonnée, laissée en l’état après la fermeture des Fonderies et Aciéries de Provence en 2012. Or, depuis près de quinze ans, le réaménagement du site se fait cruellement attendre. Pour Jean-Pierre Rippert, ce sera même « le premier enjeu du mandat à venir ».

    Si la zone abandonnée suscite l’exaspération des habitants, elle ouvre aussi un champ des possibles, à condition de trouver le bon projet. Jean Pierre Rippert et sa liste « Quoi de neuf l’Argentière ? » veulent y installer en priorité des logements locatifs, ce dont la commune manque sévèrement. Ils projettent aussi d’y construire une nouvelle crèche plus grande que l’actuelle et y attirer des centres de formation professionnelle en lien avec les métiers du sport de montagne, du secourisme et de l’environnement. « Le tout en préservant l’attractivité visuelle du lieu, car on est en plein centre du village », s’engage le candidat.

    Un récent projet avorté

    Remi Rioux, tête de liste de « l’avenir au cœur de l’Argentière », souhaite lui aussi créer une nouvelle crèche sur le site, ainsi qu’un centre social, et nouvelle bibliothèque agrandie. Il veut également dédier une partie du lieu à l’histoire industrielle de la commune, en complément du musée et des anciennes mines ouvertes au public. « Ce patrimoine attire 10 000 visiteurs chaque année mais ça peut encore être complété, se projette-t-il. On peut faire de l’histoire industrielle du village une vraie attraction touristique. »

    Tout projet devra obtenir un précieux sésame : la dotation du fonds « vert », un financement de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) pour les reconversions de friches industrielles. Pour Alain Sanchez, actuel maire candidat à sa réélection, tout ne sera pas réalisable dans l’immédiat. Dans une publication parue ce mardi, l’édile prévient qu’un consensus entre tous les partenaires sera « très difficile » à trouver. Une prudence qui s’explique aussi par la déception générée par un échec récent. La Haute école du bois et de la forêt devait ouvrir une antenne sur le site pour la rentrée 2027, mais le projet a finalement été avorté.

  • À Avignon, David Fournier joue la rengaine du vote utile

    À Avignon, David Fournier joue la rengaine du vote utile

    À quatre jours d’un premier tour plus incertain que jamais, David Fournier (PS) et ses soutiens jettent leurs dernières forces dans la bataille. Illustration, ce mercredi soir, par une ultime réunion publique dans la salle des fêtes de l’hôtel de ville. Avec comme principal enjeu : arriver largement en tête de la gauche pour s’éviter des nœuds à la tête au soir du 1er tour en vue ou pas d’un éventuel rapprochement avec Mathilde Louvain (LFI). Adjoint au maire sortant, David Fournier conduit une liste, ayant le soutien des principaux partis de gauche, hors PCF et Génération.s, appuyant Mathilde Louvain.

    Parmi les présents, la venue remarquée de Joël Guin, maire (DVD) de Vedène et surtout président du Grand Avignon. « Je souhaite que David gagne », glisse-t-il, se disant déjà prêt à s’opposer à la présidence d’Olivier Galzi (DVD) qui s’il est élu maire d’Avignon souhaite aussi prendre les rênes de l’agglo. Un appui local qui tranche avec les soutiens nationaux qui ont défilé ces dernières semaines. Et ce mercredi soir encore, avec Raphaël Glucksmann (Place publique), qui dans un message vidéo, a appelé à voter David Fournier.

    Social et solidarité en étendards

    Question vote justement, « les élections ne seront pas une formalité », sait bien David Fournier. D’où les appels successifs au « vote utile ». Dans la foulée, vendredi dernier, du militant écologiste et antinarcotrafic, Amine Kessaci, Amin Mbarki, numéro 3 du PS et Cécile Helle ont claironné « le vote utile, dès le premier, c’est nous », insiste la maire, chaudement ovationnée. « Nous n’avons pas de leçon à recevoir dans le combat contre le fascisme, en 2014 et en 2020, c’est nous qui avons battu l’extrême droite », rappelle-t-elle. « Toute dispersion au 1er tour sera en faveur de la droite et de l’extrême droite », prévient Amin Mbarki tout en louant les qualités de fin connaisseur de terrain de David Fournier, « quelqu’un dans l’hyper proximité, pas vu à la TV ».

    Le procès en « imposture » avignonnaise s’est poursuivi à l’encontre d’Olivier Galzi (DVD). « Quand on aime sa ville, on y vit pleinement », glisse Cécile Helle. « Olivier Galzi est un candidat hautain, parachuté, c’est le Pascal Praud de la campagne », tance David Fournier. Le candidat de la majorité sortante veut s’inscrire dans la lignée des maires avignonnais de gauche. Il se pose en véritable acteur social de la campagne, regrettant que la solidarité soit un impensé des autres programmes. « Pour les plus fragiles, nous avons un devoir impérieux de victoire », enjoint-il. « Un printemps humain de proximité arrive », conclut-il, extatique.