Blog

  • Dix jours de cinéma d’outre-Manche à Nîmes

    Dix jours de cinéma d’outre-Manche à Nîmes

    Pendant dix jours, le public pourra découvrir plus d’une trentaine de films couvrant plus d’un siècle de cinéma britannique et irlandais au cinéma le Sémaphore et à Carré d’Art. Avant-premières, films inédits, documentaires ou classiques restaurés composent une programmation éclectique fidèle à l’ADN du festival : mêler patrimoine et création contemporaine.

    Temps fort de cette édition, la venue du réalisateur irlandais Jim Sheridan, figure majeure du cinéma engagé. L’auteur de My Left Foot, In the Name of the Father ou The Boxer accompagnera plusieurs projections et rencontres avec le public. Six de ses films seront présentés durant le festival.

    Classiques et découvertes

    Les organisateurs proposent également plusieurs hommages, notamment au cinéaste britannique Charles Crichton, réalisateur du célèbre Un poisson nommé Wanda, ainsi qu’à Peter Watkins, disparu en 2025. Le festival mettra aussi en lumière la vitalité du nouveau cinéma irlandais avec plusieurs films inédits, dont Aontas, Fréwaka ou Horseshoe. Des courts-métrages de la London Film School, présentés par son directeur Chris Auty, complètent la programmation.

    Autre rendez-vous original : un ciné-concert autour de Sherlock Holmes, porté par Virgile Goller, qui fera dialoguer images muettes et musique en direct. Master classes, rencontres avec les invités et séances spéciales jalonneront également ces dix jours de projections.

  • Des propositions pour faire face au manque de logement social en Occitanie

    Des propositions pour faire face au manque de logement social en Occitanie

    À l’aune des élections municipales, rares sont les candidats faisant du logement social une priorité de leurs programmes. Pourtant, force est de constater que la crise perdure. C’est en tout cas le constat posé par la Fondation pour le logement d’Occitanie, qui vient de publier son éclairage annuel. Réalisé avec le master Urbanisme et aménagement de l’Université Paul-Valéry, celui-ci dresse un sombre tableau. « La situation du logement social est dramatique. En Occitanie, 217 915 demandes ont été enregistrées en 2025, un chiffre en hausse de 6% », soupire Sylvie Chamvoux, directrice de la Fondation pour le logement d’Occitanie. Le Gard et l’Hérault ne sont pas épargnés. Alors que 65 469 Héraultais en ont fait la demande en 2025, seuls 6 212 logements ont été attribués. Côté gardois, on dénombre 25 282 demandes pour 3 769 attributions.

    Pire, il semblerait que ces attributions soient déconnectées des réels besoins des demandeurs. « Sur les 6 212 attributions héraultaises, plus de 4 000 personnes vivent avec des ressources sous le plafond du PLAI [logement très social, Ndlr]. Or, le nombre de logements PLAI attribués est de 550. Ces ménages sont donc relogés dans des logements plus chers, moins accessibles, ce qui les met en difficulté », poursuit Sylvie Chamvoux. Une situation due en grande partie au non-respect de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) par les édiles qui imposent un quota de logements sociaux. « Nous avons essayé de comprendre pourquoi ces élus ne respectaient pas la loi. Certains ne veulent pas, d’autres mettent en avant le respect de la loi ZAN [Zéro artificialisation nette, Ndlr]. Mais cet argument n’est pas entendable », observe la directrice régionale.

    Des mécanismes existent

    La Fondation -épaulée par les étudiants- a donc engagé une réflexion avec trois communes héraultaises (Saint-André-de-Sangonis, Poussan et Castries) afin de montrer qu’il est possible de produire du logement social tout en restant sobre foncièrement. « Dans l’Hérault, il y a beaucoup de patrimoine à l’abandon, comme les caves coopératives. Leur réhabilitation permettrait de produire du logement social, tout comme celle des centres anciens. On pourrait également réquisitionner les logements vacants ou encore construire dans les dents creuses », énumère Sylvie Chamvoux. Des mécanismes possibles, donc, mais qui nécessitent une forte volonté politique de la part d’édiles.

    Sauf que le gouvernement ne semble pas l’entendre de cette oreille. En effet, un décret publié fin janvier revoit à la baisse le taux obligatoire de logements sociaux dans la loi SRU pour la période 2026-2028. Ainsi, pour 87 agglomérations et 144 intercommunalités, le quota de logements sociaux sera de 20%. Un détricotage qui offre la possibilité à nombre de communes de rentrer dans les clous de la loi SRU, tout en produisant moins de logements sociaux, à l’instar de Toulouse (22,59% du parc social).

    Pourtant, les bénéfices sont réels. Au-delà de faire preuve de solidarité avec les plus démunis -mais ce qui n’est pas porteur électoralement parlant pour une majorité de maires- la Fondation met en avant une « relation gagnant-gagnant ». « En réhabilitant avec du logement social et libre, on réinstalle des gens qui vivent bien, on remet de la mixité sociale. »

    L’Hérault, mauvais élève de la loi SRU

    Si le nombre de communes respectant la loi SRU pour la période 2023-2025 ne sera connu qu’à la fin de l’année, l’Hérault faisait office de mauvais élève parmi les premiers chiffres récupérés par la Fondation. Ainsi, sur les 47 communes concernées par la loi SRU dans l’Hérault, seule Montpellier arrivait à 25% en janvier 2024. Pire, d’autres régressent comme Saint-Georges-d’Orques, qui passe de 12,5% en 2023 à 10,7% en 2024.

  • Les propositions de la gauche pour conquérir la mairie de Castelnau-le-Lez

    Les propositions de la gauche pour conquérir la mairie de Castelnau-le-Lez

    Dirigée par la droite depuis 43 ans, Castelnau-le-Lez peut-elle enfin rebasculer à gauche ? Face aux trois listes de droite (celles du maire sortant Frédéric Lafforgue, de son ex-adjoint Julien Miro et de Jean-François Vendrell), deux répondent par l’affirmative : « Ici et ensemble » de l’écologiste Richard Corvaisier et « Réinventer Castelnau-le-Lez » de la socialiste Najate Haie.

    Celle-ci a refusé l’union jusqu’au bout avec R. Corvaisier qui a fait le choix, en plus du PCF ou de Génération.s, de s’allier avec les Insoumis. Rédhibitoire pour N. Haie. « Dommage » car leurs idées semblent souvent compatibles. Dans la 5e ville de l’Hérault qui connaît une fulgurance démographique (26 058 habitants en 2023 et 28 678 estimés à ce jour par l’Insee), la gauche veut stopper l’urbanisation galopante et incontrôlée.

    R. Corvaisier fait deux promesses. La première : préserver les acteurs de la filière agricole et leurs terres. Conséquence : avec lui, la clinique du Parc n’ira pas à Sablassou. « On propose une étude d’aménagement autour du lycée Pompidou qui a un arrêt de tramway et la route métropolitaine à côté ». Second engagement : réclamer à la Métropole la modification du Plan local d’urbanisme intercommunal (Plui) pour rehausser les exigences de logements sociaux. Pour atténuer la flambée des loyers dans une commune où le revenu moyen plafonne à 25 160 annuels, l’écologiste promet aussi la transformation d’actuels logements en habitats sociaux et l’encadrement des loyers.

    La clinique à Pompidou

    Soutenue outre le PS par Place publique, Génération Écologie, GRS ou le Parti animaliste, N. Haie se satisfait du Plui qui « sauvegarde les deux tiers des terres agricoles ». Elle milite aussi pour la clinique à Pompidou et déplore un manque de stratégie. « Tout est vendu aux promoteurs, il y a des malfaçons, le quartier Eurêka n’a pas d’école et peu de services ». Plutôt que l’étalement urbain, la socialiste souhaite « reconstruire la ville en hauteur ». Dans une ville qui ne respecte pas encore la loi SRU (20% d’habitat social au lieu de 25%), elle veut aussi développer le Bail réel solidaire pour permettre aux jeunes de devenir propriétaires.

    Entrée Est de Montpellier, Castelnau est embouteillée en dépit du tramway. Pour desservir les nouveaux quartiers excentrés, N. Haie propose une « navette électrique ». Elle veut revoir le plan des mobilités avec la Métropole. Notamment passer en sens unique l’avenue centrale J. Jaurès ou sécuriser le passage à niveau n°39. Même logique chez R. Corvaisier (avenues Jaurès et du jeu de mail en sens unique) qui veut « détourner le flux de transit » vers la route métropolitaine 65. Il prévoit des navettes scolaires et des parkings de covoiturage pour « des alternatives à l’autosolisme ».

    Pour créer de l’emploi pour lutter contre le chômage (7,9%), R. Corvaisier veut instaurer une « régie agricole » ainsi qu’une « cuisine communale » en plus de recrutements pour le soutien scolaire ou la tranquillité publique (médiateurs). N. Haie promet « la fermeture des commerces louches » et le doublement des dotations scolaires par élève.

  • La santé, une priorité à Saint-Martin-de-Valgalgues

    La santé, une priorité à Saint-Martin-de-Valgalgues

    Les allers et retours ne faiblissent pas devant la façade rouge criarde de la maison de santé Ambroise-Croizat. Sur le bassin alésien, les soignants et notamment les médecins se font rares. Alors, les habitants des communes voisines sont nombreux à se déplacer à la maison de santé de Saint-Martin-de-Valgalgues. Celle-ci a été inaugurée en 2023 en présence de Pierre Caillaud-Croizat, le petit-fils du ministre communiste et père de la Sécurité sociale.

    Cet aboutissement a été le fruit d’un important travail et fait suite à un référendum organisé sur la commune en 2018 où les Saint-Martinois ont plébiscité à 96% cet investissement. Malgré une ouverture retardée par la pandémie de la Covid, ce centre a permis de garder la présence des trois médecins qui avaient des velléités de partir et d’attirer de nombreux autres soignants. Ainsi aujourd’hui, la maison de santé compte des infirmières, des kinésithérapeutes, ostéopathes, psychologues, orthophonistes, podologues, sages-femmes, naturopathes et d’autres soignants qui travaillent aussi en lien avec le centre comme les pharmaciens ou un chirurgien-dentiste.

    « Nous avons un logiciel commun entre les soignants et nous faisons des réunions entre nous pour parler des situations complexes », explique Marielle Auvergne, psychanalyste qui est également la coordinatrice de la maison de santé et ne serait pas venue travailler à Saint-Martin-de-Valgalgues sans la création de cette maison de santé. « J’aime beaucoup travailler avec les autres professionnels de santé. C’est dommage d’être enfermé tout seul dans un cabinet. C’est bien d’avoir aussi l’avis des autres. Je pense que les médecins ont aussi des peurs et ça peut rassurer de travailler en groupe au lieu d’être isolé. »

    Si la structure cherche toujours désespérément un dermatologue, des renforts de médecins pourraient arriver rapidement. Les trois docteurs saint-martinois étant formateurs et salariés du groupe de santé Filieris – garantissant la présence d’un médecin en permanence – la structure devrait accueillir un docteur junior en octobre et pourrait participer à l’accueil de médecins cubains si le projet aboutit.

    Trois listes en concurrence

    « Beaucoup de retraités viennent s’installer ici pour trouver du soleil ou trouver du vivre-ensemble mais ils cherchent forcément un médecin. Le fait d’avoir réalisé cette maison de santé et d’être en capacité d’accueillir de nouveaux médecins, c’est vraiment un atout. Parce que des gens me disent que s’ils n’ont pas de docteur, ils vont devoir repartir d’où ils viennent », explique Claude Cerpedes.

    Face à l’édile communiste s’est hissée son ancienne première adjointe. Officiellement pour une opposition sur le budget et officieusement pour des désaccords personnels, Lucile Pialat a quitté la majorité et s’est lancée dans la course aux municipales. Soutenue par trois anciens membres de la majorité, elle avance aujourd’hui sur une corde raide en tentant de critiquer un bilan auquel elle a participé. À la tête de la liste « Ambitions et perspectives pour Saint-Martin », elle critique des travaux réalisés avec « précipitation » ou la propreté dans certains quartiers « laissés à l’abandon ».

    Déjà opposant durant ce mandat, Mickaël Thery assume une ligne dure à droite où il est surtout question de sécurité avec le « renforcement de la police municipale » et l’embauche de deux agents supplémentaires. Il est également très critique à l’égard des soutiens financiers à des causes internationales comme l’Ukraine, la Palestine, la paix ou le secours en mer.

    Des critiques vite balayées par l’édile qui préfère s’appuyer sur son bilan : « Les habitants voient que notre gestion est faite de compétence et de bienveillance. Sur 3 500 inscrits, il y a près de 1 000 nouveaux inscrits depuis six ans. Je crois que les gens connaissent le maire et qu’ils sont contents de la manière dont la ville est gérée », conclut Claude Cerpedes.

  • Pétanque jeunes : visite au Pôle 13

    Pétanque jeunes : visite au Pôle 13

    Ce dimanche 8 mars, les jeunes prétendants et postulants au Pôle 13, soit un peu plus d’une quarantaine de jeunes joueurs sont venus à Saint-Victoret dans le fief de la Boule Diplomate pour participer à une nouvelle prise de contact avec la direction du Pôle 13. Autour du président Patrick Fara et du secrétaire général Georges Gautier l’ensemble des dirigeants et éducateurs. Claude Barbi, Christophe Tola avaient en charge les six féminines. Yasmine Manenssour, Ludovic Roulet et Ève Molina pour l’encadrement de 13 juniors. Anthony Linares, Patrick Linares et Manu Molina pour gérer la catégorie des cadets au nombre de 15, quant aux 10 minimes c’est le binôme Régis Monjo et Jacques Gomez qui en avait la charge. Pendant que les gamins « bossaient » sur les divers ateliers, peaufinant leur savoir-faire, le président Patrick Fara et Georges Gautier ont tenu une réunion avec les parents. Histoire surtout de leur faire part du projet, de parler de la charte de fonctionnement du Pôle 13 et de les mettre au cœur du projet et de surtout les informer sur les attentes, d’un projet qui prend corps, même si dans un premier temps chacun est en droit de s’attendre à quelques balbutiements. « Toutefois tout devrait être sur les rails rapidement ! », devait conclure le président.

    À voir l’engouement et le sérieux qui habitent ces jeunes, on peut se forger l’idée que ce projet ne peut être que porteur.

  • Pétanque féminine : Fara, Roche et Bernard du début de la nuit, au bout du suspense

    Pétanque féminine : Fara, Roche et Bernard du début de la nuit, au bout du suspense

    C’était une première ! Et pour les dirigeants de la Boule Plate, le carreau fut parfait, sans recul… 150 joueuses sont venues disputer ce 1er Challenge de la femme.

    Après toutes les formalités accomplies, le temps de chauffer les organismes, de s’accommoder aux aires de jeux et voilà venu le temps où Jean-Luc Ballester, d’un coup de sifflet strident, lance le début de ce challenge.

    Une fois encore, force est de constater que l’IA du tirage au sort nous assure sa poule phare avec les formations de Florence Bazin, Mégane Cacciatore et Muriel Ben Hocine qui cohabitent dans la n° 3.

    Autre fait, un peu exceptionnel, le face-à-face familial entre Sabine Fara et sa maman Marie-Louise Pizelle. Un peu plus de 12 heures plus tard, la « mama » suivra, dans le froid, la dernière partition de sa fille dans cette épreuve. Nous allons y revenir !

    Au cœur de l’épreuve, organisateurs et joueuses vont recevoir la visite de celui qui vient de prendre la tête à la direction du Mondial La Marseillaise : Maryan Barthelemy. Sur le plan sportif, force est de constater que de belles équipes ont basculé vers le complémentaire.

    Pour les rescapées de ces premières oppositions, deux voies s’ouvrent à elles : le cadrage ou les quarts !

    Seules les triplettes de Castiglione, Fiumara et Hautemayou vont bénéficier d’un temps de repos supplémentaire, car elles prennent directement la route des quarts. Une route que quitteront Castiglione et ses partenaires les Alpines Carles et Chrissokerakis, mais aussi les Monégasques Vierjon, Silve et Paille, victimes de Fiumara. Les joueuses venues de la principauté paient certainement, le prix fort une débauche d’énergie déployée au tour précédent.

    Point culminant de ces quarts, le duel entre l’équipe de Beaumont de la capitaine Hélène Mokrani et la formation de Hautemayou. Ces dernières vont s’imposer, mais la résistance aura été intensive.

    Avec ces dames, on ne partage pas !

    L’heure est bien avancée quand ces dames entrent dans le dernier carré. C’est le « clan » Hautemayou qui se montre le plus expéditif. Il est vrai que le trio Seriat-Gautier, Mattei et Espinas a perdu en cours de route de sa superbe.

    Dans l’autre demi-finale, Fiumara et ses partenaires vont donner bien du fil à retordre au trio du Cercle Saint-Barnabé conduit par Fara.

    Quand Jean Léonetti lance le but de la finale, si l’on est pour certains au début de la nuit, là nous ne sommes qu’au début d’un face-à-face au cours duquel personne ne veut rien lâcher. Ce qui est à l’honneur de ces joueuses qui poussent la finale jusqu’au bout. Là point question de partage, on fait honneur aux organisateurs, on défend ses chances jusqu’à la fin et sans jamais baisser les bras. Un bel exemple dont beaucoup chez ces Messieurs devaient s’inspirer ! Comprenne qui pourra !

    On notera toutefois, que de part et d’autre, c’est surtout dans le secteur des tirs que l’on a été le moins performant. Ce qui peut s’expliquer par la longueur du parcours, mais aussi par la fraîcheur de la nuit, autant de facteurs qui peuvent épuiser les organismes. Les deux équipes vont tout de même échanger 25 points.

    Générique de fin : après une mauvaise entrée en matière de Fara, un de ses rares méfaits de cette finale. Il est vrai qu’en face on ne va pas trop briller non plus, c’est Axelle Bernard qui glisse le point de gagne, suite à un but qui venait de voyager sur un tir de Morgane Hautemayou. Nous sommes passés du début de la nuit au bout du suspense.

    Pour terminer, saluons la superbe organisation avec une parfaite intendance, un accueil chaleureux, ce qui est tout à l’honneur des bénévoles autour du président, qui font la force de la Boule Plate.

    Cadrage

    1) Sériat -Gautier bat Michèle Query – Élisabeth Galasso – Martine De Santis à 7

    2) Fara bat Cécile Trujas – Sabrina Lucchesi – Sabine Terreni à 4

    3) Vierjon bat Stéphanie Pagano – Michèle Cazorla – Joëlle Mérabtène à 12

    4) Tortia bat Florence Bazin – Yvette Maceri – Isabelle Audry à 11

    5) Mokrani bat Marylin Micolau – Martine et Valérie Massard à 6

    Quarts de finale

    1) Fiumara bat Laura Vierjon – Christelle Silve – Christel Paille à 10

    2) Sériat Gautier bat Bernadette Castiglione – Mireille Carles – Meryl Chrissokerakis à 6

    3) Hautemayou bat Hélène Mokrani – Valérie Malet – Laure Sylvère à 11

    4) Fara bat Marie José Tortia – Joséphine Balducci – Patricia Grimaudo à 3

    Demi-finales

    1) Hautemayou bat Dorothée Sauriat-Gautier – Corinne Mattei – Lucette Espinas. à 2

    2) Fara bat Marina Fiumara – Sakhoeun Chin – Angelina Luppino à 8

    Finale

    Sabine Fara – Axelle Bernard – Séverine Roche battent Morgane Hautemayou – Christelle Carel – Pauline Lucchesi 13 à 12

  • Jeu provençal – Grand Prix des Madets : Gais Agueni en grande forme

    Jeu provençal – Grand Prix des Madets : Gais Agueni en grande forme

    Cent dix-huit doublettes ont pris part à cette étape du Super Challenge. Encore une fois, les surprises n’ont pas manqué avec les éliminations prématurées de favoris à l’image de celles de Martin Torres et Angelo Lacroix ou Juan Lopez associé à Enzo Paolucci. Un passage à vide pour les champions de France Juan Lopez et Martin Torres qui sauront vite rebondir.

    Le retour des anciens

    Au fil des tours, on retrouve des anciennes gloires en haut de l’affiche avec un dernier carré inédit. Une demi-finale digne des années 1990-2000 avec une opposition entre Christian Lopez, Guy Perez et l’élégant gaucher Morad Amraoui associé à Frédéric Poutet. Une partie qui tourne à l’avantage du duo Lopez-Perez. Dans l’autre demi-finale, les vainqueurs du souvenir Flores la semaine dernière à la Boule carré sont encore présents mais en ordre dispersé.

    Daniel Jamakorzian, Gaëtan Groubon sont cette fois opposés à leur partenaire de victoire Gais Agueni équipé à Pierre Guida. Duel fratricide remporté par l’excellent Agueni et son partenaire. Le trio de l’ES Septèmoise démarre la saison sur les chapeaux de roues et ne semble pas près de s’arrêter.

    La finale a également tourné en faveur de Agueni. À trente ans, il a trouvé une maturité qui le guide vers les succès. Il est le digne héritier de son oncle Hamid qui fut un grand dans les années 1980 avec notamment une victoire au Mondial La Marseillaise en 1987 avec Rachid Adrouamine et Marcel Manzon.

  • Finale PPF : Robineau, l’homme fort

    Finale PPF : Robineau, l’homme fort

    Stéphane Robineau a démontré pendant deux jours dans une des plus grandes compétitions qu’il restait le numéro 1 au poste de pointeur. Non seulement par sa qualité à l’appoint avec une régularité impressionnante mais également lors des mènes dites de tir où ses deux boules concluent souvent une grosse mène. C’est l’apanage des très grands. Rappelons que le champion natif de la Nièvre a longtemps fait le tireur de tête. Avec ses deux comparses, Dylan Rocher et Diego Rizzo ils ont marché sur l’eau jusqu’en finale et lorsque la machine Rocher est légèrement grippée et Diego Rizzi un ton en dessous, comme ce fut le cas en finale, Robineau est là pour sauver les meubles.

    Cela étant, les adversaires des Fréjusiens ont tous très peu espéré et n’ont jamais été dans la gagne. Même Petit-Jean, Henri Lacroix et Philippe Suchaud n’ont pas trop résisté en demi-finale.

    Par contre la finale a été de toute beauté face à la triplette Christian Andriantseheno, Baldwin Magny et Donovan Lamberger.

    Trois hommes qui jouent souvent ensemble avec comme chef de file le Malgache Andriantseheno à l’expérience consommé, champion du monde 1999 et vice-champion du monde 2024.

    Les joueurs de Vaulx-en-Velin, demi-finalistes de la Marseillaise en 2024 ont échoué de très peu. Il faut dire que Diego Rizzi avait eu la bonne idée de sortir le bouchon dans une mène compliquée. Malheureusement Donovan Lamberger, excellent au tir, n’a pas eu cette chance, son tir réussi ne permettait pas au but de sortir hors des limites du jeu. Une aubaine pour Rocher. Il conclut par un carreau un week-end où les trois hommes sont restés invaincus. Une cinquième étoile inscrite dans le long palmarès de Rocher.

    Chez les femmes, le spectacle fut grandiose avec six joueuses du pôle France. D’un côté Anna Maillard, Sandrine Poinsot et Cindy Peyrot de l’autre Charlotte Darodes, Nelly Peyre, Torea Tairio. La victoire a choisi le camp de ces dernières mais ce fut d’un niveau haut de gamme à l’image du talent des six protagonistes.

  • Déjà plus de 2000 joueurs en lice pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Déjà plus de 2000 joueurs en lice pour le 65e Mondial La Marseillaise

    Depuis l’ouverture des inscriptions en ligne, le 22 janvier, le rythme ne faiblit pas. Moins de trois semaines après, un millier de joueurs (333 équipes) étaient engagés. Mercredi, c’est la barre symbolique des 666 triplettes qui a été franchie. En un mois, plus d’un millier de nouveaux joueurs se sont engagés sur la ligne de départ de la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque (5 au 8 juillet).

    En 2025, année du record historique de participation (4 784 équipes), ce cap avait dépassé le 25 mars. Bien évidemment, rien ne dit qu’un nouveau record sera battu le 2 juillet, jour prévu pour la clôture de cette campagne d’inscriptions 2026. Mais la tendance se confirme.

    Quinze nations sur la ligne de départ

    72 départements sont désormais représentés. Onze de plus qu’il y a un mois. Les Bouches-du-Rhône, sans surprise, arrivent largement en tête avec 146 équipes, suivis du Var (39), du Rhône (33), de l’Isère (32) et du Vaucluse (30). Viennent ensuite le Gard (28) et l’Hérault (26) ex æquo avec la Loire (26), la Drôme (20) et la Haute-Garonne (18). Des terres de pétanque fidèles au rendez-vous.

    Rayon international, pas moins de 35 équipes étrangères et quinze nations sont à ce jour engagées. L’Espagne est la dernière nation à avoir fait son apparition sur la ligne de départ. L’équipe de Juan Ramirez vient de Toro, une commune au nord de la communauté autonome de Castille-et-León, dans la province de Zamora, frontalière avec le Portugal. Algérie, Slovénie, Maroc, Danemark, Italie, Pays-Bas, Sénégal, Brésil, Suisse et Monaco figurent à leur côté. La palme revient, à ce jour, à l’Allemagne avec 13 triplettes en lice. Parmi elles, le club de VfL Sindelfingen 1862 EV débarque en force avec trois triplettes : celle de Frank et Ulrike Mössinger associés à Thomas Langer a été la première à s’engager (n° 250) suivie de celle de la famille Bausch, Peter, Brigitte et Mika (n° 271). La dernière triplette est composée de Hans Diehm, Joacim Köhler et Uwe Klemm (n° 358).

    Dans ce club omnisports situé dans le Bade-Wurtemberg (9 400 membres, 28 sections), la section boule et pétanque a vu le jour fin 2023. Mais elle s’affirme déjà sur les terrains avec une montée en Oberliga, l’élite régionale, dernier échelon avant le national… Au-delà de la fête, leur Mondial aura valeur de test.

  • Jeux paralympiques : le fondeur Karl Tabouret offre sa troisième médaille d’or à la France

    Jeux paralympiques : le fondeur Karl Tabouret offre sa troisième médaille d’or à la France

    Karl Tabouret a pris sa revanche. Et quelle revanche ! Au lendemain de son échec sur le sprint du biathlon, qui l’a vu terminer au-delà de la dixième place, le novice français a pris une belle revanche sur le 10 km en ski de fond.

    Il lui a fallu moins de 24 heures pour qu’il digère sa désillusion en sprint, spécialité dans laquelle il est champion du monde en titre, pour écœurer la concurrence, en reléguant le Bélarusse Raman Svirydzenka, sacré la veille en sprint, à 27 secondes 7/10e, et le Canadien Mark Aretz, à 48 secondes 6/10e.

    « J’ai le démon en moi qui s’est réveillé pour pouvoir aller chercher cette médaille », a expliqué en zone mixte le Savoyard. « On a beaucoup parlé [mardi] soir avec l’équipe et avec Benjamin Daviet. »

    L’histoire d’une transmission

    Ce troisième titre des Jeux paralympiques, après ceux de Cécile Hernandez en snowboard cross et Arthur Bauchet en super-G, est aussi l’histoire d’une transmission. Ce sacre symbolise un passage de témoin entre Benjamin Daviet, qui, en terminant 3e du sprint mardi, a offert à l’équipe de France de ski nordique sa première médaille de ces Jeux paralympiques italiens, la onzième de sa carrière, et celui présenté comme son successeur qu’il surnomme « Jambes en mousse ».

    « Pendant une heure, on a discuté [mardi] soir, j’en ai remis une couche ce [mercredi] matin : Karl peut être quelqu’un de “négatif”, il fallait qu’il comprenne que lui aussi pouvait faire peur à ses adversaires et pas qu’il ait peur d’eux », a expliqué l’aîné.

    « Cette médaille d’or, a insisté Karl Tabouret, elle représente tout pour moi, parce qu’il y a beaucoup de préparation. L’année dernière, j’ai tout fait pour aller la chercher. »

    L’avertissement

    « Mais ce n’est pas fini, a-t-il prévenu. Je ne vais pas m’endormir, c’est le moment où justement je suis bien en forme. Je vais revenir encore plus fort pour les prochaines courses. »

    « Je n’ai pas eu la chance d’avoir quelqu’un dans ma catégorie devant moi avec qui je pouvais m’entraîner », avait rappelé de son côté Benjamin Daviet. « J’aimerais bien que cet athlète puisse un jour prendre les rênes de notre catégorie et me dépasser en termes de palmarès. Ce serait une immense fierté. »