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  • À Avignon, l’université poursuit son chantier sur la santé mentale

    À Avignon, l’université poursuit son chantier sur la santé mentale

    « Il faut que la santé mentale devienne un sujet plus important à l’université. Il est essentiel de miser dessus pour essayer de réparer ce que l’on n’a pas soigné plus tôt », lance Hugo Mazure, étudiant en deuxième année de sciences politiques et relais santé à l’université d’Avignon, ce mardi 7 avril, à l’occasion des assises territoriales de la santé étudiante.

    En plus d’un petit « village santé » avec plusieurs stands sur le campus Hannah-Arendt, un congrès s’est tenu à quelques mètres de là, à la Villa Créative. Et le constat des différents acteurs se rejoint : il faut en faire plus. En France, seuls quatre jeunes sur dix interrogés se disent en bonne santé mentale. « On voit tellement d’étudiants en détresse psychologique. On a l’impression qu’il n’y a pas assez d’actions pour y remédier et déstigmatiser l’accès aux soins », abonde Liana Pellat-Finet, vice-présidente étudiante à l’université d’Avignon. « C’est un enjeu vraiment important. Que ce soit une cause nationale deux années de suite montre que c’est un signe marquant de notre époque. Ce genre de journée a pour but de trouver des solutions et des actions concrètes pour les étudiants au plus tôt », lance de son côté Alain Richaud, vice-président d’Avignon Université.

    D’autant que « le Vaucluse est un territoire encore plus fragilisé car c’est un département parmi les plus pauvres et avec une offre de soins sous tension », précise Alizée Susler, médecin directrice du Service de Santé étudiante d’Avignon Université.

    Besoins immenses

    Un constat que partage le docteur Rafaël Ortiz, psychiatre au Service de Santé étudiante d’Avignon Université, qui pointe des « besoins immenses » et rappelle qu’« un Français sur cinq sera touché par un trouble de santé mentale dans sa vie ». Il explique qu’en Cité des Papes, il est notamment confronté à de nombreuses personnes avec des antécédents d’abus sexuels mais moins de personnes avec des addictions à différents produits. S’il se réjouit de l’existence de dispositifs d’aide, comme Santé Psy Étudiant, il pointe quelques problématiques. « J’ai moi-même testé sur mes appareils. On ne trouve à Avignon que cinq psys et après, on est renvoyé dans le Gard ou les Bouches-du-Rhône. Cela pose question car les délais sont longs et, quand on est dans une situation à risque, on ne peut pas attendre. C’est plus facile de dire qu’on a mal au genou que de dire qu’on entend des voix, mais ça ne devrait pas l’être. » « De nombreux étudiants ne savent même pas qu’ils peuvent prendre des rendez-vous. Notre objectif est qu’à terme, les gens s’y intéressent et que ce soit remarquable », pousse Hugo Mazure.

  • Dans le Var, les ambulanciers privés réclament plus de moyens

    Dans le Var, les ambulanciers privés réclament plus de moyens

    «  Nous voulons montrer à quoi ressemble une journée si on n’est pas là. » Ce mercredi, les ambulanciers privés se mobilisent sur l’ensemble du territoire national pour demander de meilleures conditions de travail. Principale revendication : une revalorisation de leurs tarifs par le gouvernement, pour suivre l’inflation « qui touche notre matériel embarqué, l’oxygène, l’essence bien sûr, mais aussi les salaires », justifie Johan Cabrita, directeur général de Var Assistance, principal transporteur sanitaire du département, pour qui « il est inadmissible que nos salariés, qui ont des responsabilités lourdes, la vie des gens entre leurs mains, soient payés au Smic. Mais nous n’avons pas les moyens de les augmenter ».

    Ces tarifs restent bloqués à 150 euros le déplacement dans un rayon de 20 km, quand « ceux des pompiers, qui étaient à 124 euros en 2020, sont à 217 euros aujourd’hui », pointe Johan Cabrita. « On voudrait être revalorisés à 250 euros, ou au minimum au niveau des pompiers. Pourquoi n’aurait-on pas la même évolution qu’eux ? », s’interroge-t-il.

    « 33% de défaillances

    en plus depuis 2024 »

    Mais il ne s’agit pas des seules doléances des ambulanciers. Dans le viseur également, « des temps d’inactivité toujours plus importants dans les prises en charge hospitalières », à cause des actes administratifs délégués par les hôpitaux, qui n’ont plus le temps, faute de moyens, de les réaliser. « On perd 15 à 30 minutes alors que cela ne fait pas partie de nos prérogatives, et que la prise en charge totale du patient, du transport à la dépose, ne devrait prendre que 15 minutes en théorie », déplore l’ambulancier.

    Autre manque à gagner pour son entreprise, les factures non réglées par les hôpitaux : « Le GHT 83 (Groupement hospitalier de territoire du Var) nous doit plus d’1 million, cela fait un an que l’hôpital de Brignoles ne nous paye plus. On est obligé de prendre des crédits en trésorerie. » Et si Var Assistance et ses plus de 50 ans d’existence ont la « chance » d’être suivis par les banques, ce n’est pas forcément le cas de plus petites structures. « Il y a eu 33% de défaillances en plus depuis 2024, et les difficultés commencent à peine », met en garde Johan Cabrita.

    Ce mercredi, il ne s’agira pas pour les ambulanciers de « pénaliser les patients », qui seront pris en charge, surtout dans les cas d’urgence, vers les hôpitaux. Mais les sorties d’hôpitaux ne seront pas assurées avant 20h. « Une grosse majorité des entreprises varoises participent, sauf celles qui sont déjà en défaillance, pour qui c’est compliqué de se mobiliser », affirme le directeur général de Var Assistance, qui espère être reçu par l’ARS et le préfet, mais aussi par la Caisse nationale d’assurance maladie pour discuter d’une hausse des tarifs et d’un éventuel fonds d’indemnisation face aux aléas subis par les transporteurs sanitaires.

  • À Hyères, les 25 salariés de Mini green power menacés de perdre leur emploi

    À Hyères, les 25 salariés de Mini green power menacés de perdre leur emploi

    Nouveau coup de massue pour Mini green power (MGP), entreprise de valorisation de déchets en énergie bas-carbone, installée à Hyères depuis 2014. Après un premier placement en redressement judiciaire en 2023, la start-up est de nouveau en passe de déclarer une cessation de paiements, et de perdre ses 25 employés. En cause selon Jean Riondel, fondateur et dirigeant de la structure : la résiliation d’un contrat à 53,5 millions d’euros par Suez, multinationale de gestion d’eau et de déchets, à la veille de son lancement. Tout commence, d’après le fondateur et dirigeant de l’entreprise Jean Riondel, en 2023, lors du premier placement en redressement judiciaire de MGP. « À l’époque Suez nous fait une première offre de rachat, à 500 000 euros, que je refuse car trop faible, détaille-t-il. Ils sont finalement revenus vers moi car ils trouvaient notre technologie particulièrement intéressante et voulaient vraiment travailler avec nous. »

    Après plusieurs mois de négociation d’après Jean Riondel, un accord est trouvé en juillet 2024. Un premier contrat est signé avec Suez et engage la création d’un « démonstrateur », autrement dit la construction d’une machine « test », pour que soit prouvée à Suez la fiabilité de la technologie, toujours selon les déclarations du dirigeant de MGP. « L’idée était que le lancement du démonstrateur déclenche le deuxième contrat, celui que nous avions chiffré à plus de 50 millions d’euros, explique le dirigeant de MGP. La collaboration s’est très bien déroulée jusqu’à un changement de direction en juillet 2025. Les factures ont commencé à avoir du mal à être payées. Puis, la veille du lancement du transformateur, Suez a résilié le contrat de façon très brutale. » MGP, qui soupçonne Suez de vouloir bénéficier gratuitement de ses 38 brevets « innovants », engage donc une action en justice contre la multinationale. « Nous pensons qu’il existe ici un sujet d’intérêt public : celui de la fragilisation d’une PME innovante française, détentrice de brevets stratégiques, par un acteur qui aurait profité de sa vulnérabilité », s’indigne MGP.

    « Attaques calomnieuses »

    De son côté, Suez affirme faire l’objet « d’attaques calomnieuses ». L’entreprise ajoute : « Face aux dérives constatées des coûts et du calendrier, SUEZ a décidé de mettre un terme aux contrats qui le liaient à MGP, comme le contrat lui en laissait la possibilité. L’intégralité des sommes dues à MGP a été réglée dans le respect des contrats signés, y compris à l’issue de la résiliation du contrat. SUEZ et MGP sont libres de tous engagements contractuels. Les brevets de MGP restent en particulier la propriété de cette société. »

  • Le nouveau maire de Sisteron élu à la tête de l’intercommunalité

    Le nouveau maire de Sisteron élu à la tête de l’intercommunalité

    Après 43 ans à la tête de la mairie de Sisteron et neuf ans de présidence de l’intercommunalité, c’est avec émotion que Daniel Spagnou (DVD) a laissé son siège à son successeur mardi. « Je me souviens du moment où l’État a décidé d’unir sept communautés de communes dans trois départements et deux régions. C’était un véritable pari », s’est-il rappelé. « Peu de personnalités pensaient que nous allions réussir, et moi le premier. »

    Jean-Pierre Templier, qui lui a déjà succédé à la mairie de Sisteron, était le seul candidat pour prendre sa suite à la tête de l’intercommunalité. « Je suis devenu maire de Sisteron après 43 ans de mandat et 24 années de premier adjoint », a-t-il tenu à rappeler aux élus. « Ma vision sera fondée sur la solidarité, fondement de notre intercommunalité, la considération pour chacune des communes quelle que soit sa taille, le respect de leur souveraineté, la concertation et le dialogue », a-t-il promis.

    Le nouveau président échoue à s’entourer

    « Cette confiance m’engage, et je veux vous l’affirmer, j’en serai digne et je ne la trahirai pas », s’est-il engagé au moment de son élection à 83% des voix. « Le développement de notre territoire ne peut se faire que si nos plus grandes communes, comme Sisteron, jouent ce rôle de moteur, de catalyseur, et garantissent aux plus petites les moyens de se développer et d’offrir des services de qualité à leurs habitants. »

    Alors que Jean-Pierre Templier assurait déjà que Gérard Tenoux, maire de Valdoule (Hautes-Alpes) et premier vice-président sortant, serait « son binôme, son premier vice-président », pour ce mandat, c’est finalement Lionel Tardy, maire de Rosans (Hautes-Alpes), qui a été élu avec 50 voix, contre 32 pour Gérard Tenoux.

    Le nouveau président n’a fait élire qu’un seul vice-président, n’ayant « pas eu le temps » de composer une équipe pour l’entourer. « Le délai imparti s’est avéré être très court, avec les fêtes de Pâques au milieu », a-t-il avancé. « La composition du bureau sera complétée lors de la prochaine réunion du conseil », a-t-il promis.

    La communauté de communes rassemble 60 municipalités des Alpes-de-Haute-Provence, des Hautes-Alpes et de la Drôme.

  • Les pompiers en exercice déblaiement à Aix

    Les pompiers en exercice déblaiement à Aix

    Sur un vaste terrain ou trônent des bâtiments d’apparence abandonnés, l’équipe départementale de sauvetage déblaiement (USAR 13, certifiée par l’ONU), se déploient, aux côtés de l’équipe cynotechnique et des sauveteurs en milieu périlleux où des sapeurs pompiers des Bouches-du-Rhône (Sdis 13) sont dispersés. Depuis 8h du matin ce mardi, jusqu’à minuit, soit seize heures, les sapeurs pompiers se livrent à un exercice de sauvetage et déblaiement d’ampleur dans le cadre de leur formation de maintien des acquis. Au total, quatre-vingts hommes et de femmes, dispatchés sur différents « chantiers » de ce terrain désaffecté, près de l’Ensosp, simulent un sauvetage qui aurait eu lieu après un séisme majeur, émis à cinq heures du matin dans la Région d’Aix-en-Provence. « Les Pompiers 13 ont nécessité à se former et acquérir du matériel pour le sauvetage déblaiement puisque le territoire est soumis aux risques sismiques, au-delà du bâtimentaire qui avec le temps s’use et parfois tombe, ce risque est présent, le Schéma départemental d’analyse et de couverture des risques le redit à chaque fois, on a donc nécessité à se former à ça, explique le colonel Franck Briend, directeur départemental adjoint au sein du Sdis 13. Notre intérêt, au-delà des recherches, est aussi d’assurer la sécurité de l’ensemble des sapeurs-pompiers. C’est pour ça qu’on organise cet exercice trois à quatre fois par an pour permettre de s’entraîner un maximum pour être prêts en situation », explique-t-il.

    Un radar de pointe pour détecter les survivants

    Fixation des priorités et évaluation des risques, stabilisation des structures et balisage des zones dangereuses et du bâti, repérage des zones de survies, extraction de victimes… Les équipes sur place, qui travaillent en simultané, se relaient toutes les quatre heures : la passation, fait de rapporter en détail les éléments repérés sur le terrain aux équipes de relais, est l’un des points de travail majeurs de la journée. Ce jour, en plus des chiens, des drones, des techniques d’étaiement sur lequel les sapeurs pompiers s’appuient, un nouvel outil intervient dans l’exercice de sauvetage déblaiement. Acquis en novembre 2025 pour « une quarantaine de milliers d’euros », un radar de pointe permettant de détecter des « poches de vie » sous les décombres, intègre désormais les équipes de l’USAR. « Nous avons acheté un radar extraordinaire qui arrive à repérer une respiration, souligne Richard Mallié, président du Sdis 13. Nous le mettons en œuvre aujourd’hui pour la première fois, c’est un équipement qui peut être projetable dans toute la France comme dans le monde entier. Nous avons 22 [agents] spécialisés dans le maniement du radar. » Apposé contre un épais mur en béton d’une des bâtisses désaffectées, le radar, dans sa boîte orange, les sapeurs pompiers analysent, depuis une tablette « au niveau de l’oscillogramme, s’il y a une courbe qui s’apparente à une respiration. Au plus il va y avoir de décombres, au plus l’analyse va être longue », explique l’un des opérateurs. « On estime qu’il faut lancer deux à trois analyses pour être certains d’avoir une victime réelle. » Le Sdis 13, est d’ailleurs le seul en France à être doté de ce matériel, en dehors de la Formation Militaire de la Sécurité Civile (FORMISC).

  • Place de Rome à Marseille : faire la misère aux locataires pour les déloger

    Place de Rome à Marseille : faire la misère aux locataires pour les déloger

    Procès en vue pour le gestionnaire du Manhattan, un hôtel meublé en péril, situé 3, place de Rome. Hamid Yahiaoui avait succédé au marchand de sommeil, Morde Khai Didi, mis en examen pour sa gestion de 14 établissements miteux mais juteux dont le Manhattan. Ce réseau d‘hôtels pouilleux était conventionné par l’État pour l’hébergement d’urgence des familles en grande précarité.

    Vendredi dernier, le tribunal a fixé le procès au 4 décembre 2026. Avec sa société Alamar, M. Yahiaoui répondra de « menace ou acte d’intimidation en vue de contraindre une personne vulnérable occupant un local insalubre ou en péril à renoncer à son droit au relogement » et de « refus de relogement ». Cet Algérien de 58 ans qui gère deux résidences hôtelières aux Catalans (7e) et avenue de Toulon (5e), avait repris l’exploitation du Manhattan. L’ensemble immobilier très dégradé, propriété de Georges Sabbah qui lui loue aussi les murs de l’hôtel aux Catalans, est frappé d’une série d’arrêtés de mise en sécurité depuis novembre 2018 et de quatre arrêtés d’insalubrité.

    Coupures d’électricité

    et faux policiers

    L’immeuble à deux pas de la préfecture est formé d’un bâtiment donnant rue de la Palud de 41 logements, des bouges de 11 à 25 m². Le second en retrait comprend huit logements dévastés. En septembre 2023, les enquêteurs entendaient les occupants de ce Bronx, parmi lesquels de nombreux Nigérians qui payaient Didi ou ses sbires alors que les loyers étaient suspendus. Dans une écoute fin août 2023, Didi menaçait de « virer tout le monde, de couper l’eau et l’électricité » et « qu’ils peuvent crever dedans ».

    Faire peur pour déloger, c’est ce dont est aussi accusé Yahiaoui alors que la situation déjà dangereuse était sanitairement intenable (notre édition du 26 octobre 2023, L’hôtel Manhattan en péril sombre avec ses occupants). Les agents de la Ville rapportaient des coupures d’électricité répétées, autant de manœuvres pour rendre la vie infernale que la mairie dénonçait le 14 février 2024 au procureur. Yahiaoui était devenu gestionnaire au terme d’un deal avec Sabbah : un « bail offert gracieusement en échange de refaire tous les travaux » dans cet « immeuble tout pourri » et « sans évoquer plus que ça les locataires ». Le loyer de 8 000 euros devait débuter en janvier 2026.

    Un chantier démarrait en site occupé avec des ouvriers pas payés. Sous pression de la Ville, Yahiaoui prenait un contrat d’électricité qu’il résiliait le lendemain, promettant de se réabonner sans jamais le faire. Des locataires ont témoigné de menaces et de tentatives d’évacuations forcées avec des individus se présentant comme des policiers en civil portant un brassard de police ou en tenue « pour faire peur ». Les agents de la Ville ont aussi surpris le propriétaire tambouriner aux portes pour demander aux occupants de partir invoquant faussement une demande de la Ville alors qu’aucune évacuation n’était prévue. L’évacuation officielle et complète était ordonnée le 13 mars 2024 par la Ville qui tente depuis de recouvrer les frais de relogement d’urgence des occupants qui s’élevaient en avril 2025 à déjà plus de 50 000 euros. Interpellé en mai 2025 dans sa villa hollywoodienne avec piscine sur un hectare aux Pennes-Mirabeau, le gérant a nié toutes menaces, distinguait entre les squatteurs, les 27 anciens locataires de Didi et les siens. « Je n’ai jamais fait d’intimidation. Au contraire, j’ai payé les gens pour qu’ils s’en aillent. Cinq locataires ont accepté de partir avec 1 000 euros. J’ai récupéré trois locataires dans un hôtel qui appartient à ma femme. »

  • L’opposition fosséenne en ordre de marche pour 2033

    L’opposition fosséenne en ordre de marche pour 2033

    Ce n’était « pas prévu initialement », admet Rémi Esnault, mais c’est une « aventure politique et démocratique » à laquelle le groupe « Notre Fos » se prépare. La veille de la première séance du conseil municipal, une quinzaine de membres de la liste qui a récolté 29,32% des suffrages au second tour des élections se réunit au sein de l’hôtel Ariane pour discuter de l’ordre du jour, alors que c’est le candidat adoubé par le label « La Provence qu’on aime » de Franck Allisio (RN), Philippe Maurizot, qui a été désigné maire par 48,24% des votants le 22 mars.

    « Nous sommes cinq à siéger dans l’opposition, commence Nicolas Féraud (PCF). Nous sommes les porte-parole d’un tiers de la population, mais aussi du groupe, avec lequel on a décidé de maintenir le lien pour poursuivre le travail au profit des Fosséennes et des Fosséens. » Des réunions hebdomadaires continueront d’être organisées pour « poursuivre le même engagement que lorsqu’on était aux responsabilités », affirme Rémi Esnault. « On s’inscrit dans le long terme, le groupe va s’affiner, peut-être se reconfigurer pendant le mandat, poursuit-il. Des choses seront faites en parallèle, on va notamment éditer un trimestriel pour continuer d’informer les habitants sur nos actions et de partager notre vision. » L’objectif est clair : « aborder 2033 avec un projet et une équipe solide » tout en évitant « une rupture entre la gouvernance qu’on a eue pendant des années et les prochaines élections municipales ».

    Une autocritique

    Quelques semaines après sa défaite, le groupe a eu le temps d’analyser les résultats. Rémi Esnault pointe d’abord la responsabilité de la « liste félonne à gauche », menée par l’ancien adjoint de René Raimondi Jean-Michel Leroy (PS), sans qui « on avait la majorité », assure-t-il. Quant aux raisons de cette scission au sein de la précédente majorité, des questions restent en suspens : « Est-ce qu’il y a un héritage municipal qui a mal été géré pendant une période avec des dissensions internes qui n’ont pas été assez rapidement et efficacement endiguées ? Peut-être. On a sûrement une part de responsabilité. »

    Le groupe dit être « dans une forme d’effarement de se dire comment Fos a pu à ce point couper brutalement avec l’héritage du service public déployé partout à tout âge ». Dans cette commune, la montée de l’extrême droite s’est faite progressivement, mais c’est la première fois que « la digue » municipale a « cassé ». Charge, désormais, à l’opposition de la réparer.

  • Le sentier de Niolon à l’Erevine sécurisé et rouvert au public

    Le sentier de Niolon à l’Erevine sécurisé et rouvert au public

    La réception officielle des travaux s’est tenue en présence des représentants du Conservatoire du littoral, des entreprises mobilisées, ainsi que du maire du Rove, Paul Sabatino (PCF). Engagé le 3 novembre 2025, ce chantier visait à sécuriser, nettoyer et requalifier cet itinéraire emblématique de la Côte Bleue, fortement fréquenté et fragilisé par l’érosion et l’usage intensif.

    Les aménagements ont permis de consolider les portions les plus exposées, améliorer les conditions de circulation et préserver le caractère naturel exceptionnel du site. La signalétique d’entrée et les panneaux directionnels sont en cours de finalisation et seront prochainement installés. La municipalité appelle les visiteurs à un comportement respectueux et vigilant afin de préserver ce « véritable joyau du littoral rovenain ».

    En parallèle, le maire du Rove a réuni en mairie les acteurs concernés par la gestion et la sécurisation des calanques de La Vesse et de Niolon : gendarmerie, sapeurs-pompiers, police municipale, UCPA, comités des calanquais et élus municipaux. Cette réunion de coordination visait à anticiper l’afflux de visiteurs à l’approche de la saison estivale et à prévenir les risques.

    Dès le 1er mai, un dispositif de filtrage des accès sera mis en place les week-ends et jours fériés, de 10h à 20h. Une vigilance particulière est prévue lors des périodes de forte affluence, notamment le pont de l’Ascension et le 14 juillet. Les patrouilles de la police municipale et de la gendarmerie seront renforcées, avec une attention spécifique portée au stationnement anarchique, incivilités et comportements dangereux. Des renforts significatifs de gendarmerie sont également annoncés pour l’été. Par ailleurs, un projet de vidéoprotection est à l’étude. « Nous devons être à la hauteur des enjeux que représente la fréquentation de ces sites exceptionnels », a souligné le maire, rappelant que « la tranquillité publique est l’une de nos priorités » et insistant sur la nécessité d’une coordination sans faille entre tous les acteurs.

  • Parents, enseignants et lycéens réclament des moyens décents

    Parents, enseignants et lycéens réclament des moyens décents

    « Plus d’une centaine de classes sont menacées dans le département, principalement à Marseille mais aussi à Aix, à La Bouilladisse ou Salon. Et si nous n’avons pas de chiffres sur les dotations globales horaires, de nombreux établissements, principalement des lycées sont impactés. » Pour Letizia Vignone, administratrice du Mouvement départemental des parents d’élèves des Bouches-du-Rhône (MPE 13) qui se prépare à une audience avec le Dasen (Directeur académique des services de l’Éducation nationale), ce mercredi 8 avril à Aix-en-Provence, la situation au sein de l’Éducation nationale s’est nettement dégradée, au détriment déjà des élèves.

    « Au lycée, cela veut dire concrètement des options en moins, des classes qui peuvent atteindre 30 à 35 élèves lorsqu’ils font des travaux pratiques, en SVT ou physique-chimie. Au collège, les classes dédoublées pour l’apprentissage du français sauteraient avec la coupe budgétaire » illustre-t-elle, espérant « grappiller » un maximum d’heures. Le MPE 13 compte également mettre la pression sur le préfet qui doit valider la carte scolaire et les dotations globales horaires cette semaine.

    À Aubagne, Jadran Svrdlin, professeur des écoles et syndiqué à la CGT Educ’action mesure déjà le manque de postes d’enseignant dans son école. « Depuis janvier, nous approchons les 130 journées non remplacées soit 2,7 à 2,8 absences par jour pour nos 9 classes », explique-t-il.

    « En mode dégradé permanent »

    Les élèves sur le carreau étant répartis sur les classes qui restent, « nous sommes en mode dégradé permanent. Le nombre de remplaçants affectés n’a pas changé depuis des années ». Raison principale pour laquelle il sera présent ce mercredi au rassemblement organisé devant le collège Lou Garlaban à 11h avec la CGT, le syndicat SUD mais aussi les associations de parents d’élèves. Une autre mobilisation étant prévue le vendredi à 16h30 devant l’école de la Tourtelle.

    De la primaire au secondaire, cet enseignement « dégradé » a de terribles conséquences pointe Jadran Svrdlin. Réformes injustes finalement avortées, annonces ministérielles intempestives, « on met en place des échéances couperet comme le brevet dont M. Attal faisait un préalable obligatoire au lycée », analyse-t-il, se souvenant aussi de l’expérience des groupes de niveaux que nombre d’enseignants ont refusé d’appliquer. Un « tri social » où « on élimine » estime-t-il, déplorant que les premières victimes soient les « enfants des classes populaires qui n’ont que l’école publique comme patrimoine ». La CGT Educ’action s’inquiète aussi dans un communiqué de la « mise à mal de l’école inclusive » avec un nombre d’AESH (Accompagnant des élèves en situation de handicap) insuffisant, tout comme celui des personnels de Rased (Réseau d’aide spécialisée aux élèves en difficulté).

    À Marseille, le syndicat SUD Éducation 13 appelle aussi à un rassemblement devant la Chambre de commerce, sur la Canebière, ce mercredi à 17h30 « contre les coupes budgétaires imposées par l’Éducation nationale et la violente répression des lycéens ». Déjà devant l’école Leverrier (4e) ce mardi, après avoir appris la fermeture d’une classe la semaine dernière, les parents d’élèves ont déployé banderoles et mégaphones.

  • Une « année riche en travaux » pour la SNCF

    Une « année riche en travaux » pour la SNCF

    C’est une « année extrêmement riche en travaux sur l’ensemble de la Région », qu’annonce Karim Touati, directeur régional de la SNCF Réseau en Région Sud, lors du point presse annuel balayant toutes les actions et chantiers à venir pour 2026. Avec pas moins de 442,7 millions d’euros d’enveloppe totale sur la table, l’opérateur historique des chemins de fer entend mener de front les questions de maintenance, de mise en accessibilité de plusieurs de gares ou de nouvelles voies. Le tout, en vue de « garantir une circulation fiable ».

    Forcément, plusieurs opérations « emblématiques » auront lieu à Marseille. Par exemple, lors de la venue « exceptionnelle d’une grue ferroviaire unique » qui interviendra pour « le renouvellement de 9 aiguillages à Saint Charles », lors du pont de l’Ascension. La SNCF vise aussi un « chantier d’ouvrage d’art au pont-rail des Chartreux [dans le 4e arrondissement de la ville, Ndlr.] ». Et ce n’est pas une mince affaire puisque ce dernier « porte l’ensemble des voies qui quittent Marseille vers l’est », précise Karim Touati, ajoutant que l’opération se fera « en plusieurs étapes ». Avec notamment des travaux préparatoires dès mi-juillet puis « deux périodes d’interruption des circulations », du 18 septembre au 20, puis du 8 novembre au 15. Dans la même lignée de ces chantiers sensibles, le train usine unique en Europe, Eric (Engin de régénération industrielle caténaire), interviendra pour le renouvellement de 15km entre Marseille et Vintimille. Côté Vaucluse, on part sur une « opération coup de poing » de 16 millions d’euros avec le renouvellement de 9km de voies à Avignon entre juillet et décembre.

    Des études pour la « ligne ferroviaire olympique »

    « 2026, c’est aussi la suite de grands travaux autour de grands projets », note Karim Touati. Il a dans le viseur la fameuse LNPCA (Ligne nouvelle Provence Côté d’Azur), projet à plus d’un milliard d’euros sur le long terme pour améliorer tout l’écosystème du rail dans la région. « Les premiers travaux ont démarré, notamment sur Marseille Saint-Charles avec la démolition d’infrastructures obsolètes », explique le directeur régional. Mais ce projet est éclipsé par l’urgence d’un autre vaste chantier pour la SNCF, celui de la « performance ferroviaire des Alpes du Sud » et plus globalement de la « ligne ferroviaire olympique » en vue des jeux d’Hiver en 2030. « C’est un projet tout aussi ambitieux que la LNPCA. Il consiste en la modernisation des infrastructures de l’étoile de Veynes et de la ligne de Marseille à Briançon. »

    Concrètement, 2026 est l’heure du lancement des études en 2026 avant « les travaux en 2027 ». Et surtout du lancement d’une concertation publique du 13 avril au 29 mai. Au total, la SNCF prévoit « 137km de voie renouvelées, remplacement de 60 aiguillages, régénération de 108 ouvrages, modernisation de signalisation… », pour un total de 360 millions d’euros d’ici 2030. Jean-Pierre Serrus (Ren.), vice-président de la Région aux Transports annonce d’ores et déjà « du bazar » pour la circulation des trains actuels lors des travaux. Notamment en vue de tenir l’objectif de Marseille-Briançon « en 3h40 » dans ce timing serré et contraint. « On n’a pas le choix », laisse-t-il en suspens.

    Et des rénovations

    de gares

    Autre pan des chantiers de la SNCF, et pas des moindres avec une enveloppe de 40 millions d’euros prévue, celui des gares. Dans les opérations notables : on retient le démarrage des travaux pour la halte ferroviaire de Plan-de-Campagne « d’ici fin 2026 ». Pour un montant de plus de 12 millions d’euros, la livraison est prévue en 2028. La mise en accessibilité de celle de Miramas devrait être terminée à l’été. Dans le Var, l’opérateur « commence à avancer sur la création des pôles d’échanges multimodaux pour La Pauline-Hyères et celle de Saint-Cyr » dans le cadre de la LNPCA. Même principe pour les gares d’Arenc et Saint André à Marseille. « Les projets sont financés et dans la phase 1 de la LNPCA », précise Jérôme Bini, directeur régional de SNCF Gares et Connexions.

    Plus concret, il table aussi sur la rénovation des bâtiments des gares de l’Estaque, de Tarascon et de Sénas. « On attaque des travaux sur celle de l’Isle-sur-la-Sorgues [en Vaucluse, Ndlr.] qui accueillera l’Office du Tourisme. » Tout un programme.