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  • Allocations familiales : l’alerte du Conseil de la famille

    Allocations familiales : l’alerte du Conseil de la famille

    Dans une note, il revient sur les conséquences du report de l’âge ouvrant droit à la majoration des allocations familiales, passé de 14 à 18 ans, depuis le 1er mars 2026.

    Jusqu’ici, les familles de deux enfants ou plus bénéficiaient d’une majoration des allocations familiales à partir d’un certain âge de l’enfant, jusqu’à ses 20 ans. Avec la réforme, à l’horizon 2030, cette majoration sera réservée aux seules familles dont les enfants ont 18 ou 19 ans. L’enveloppe budgétaire consacrée à ce dispositif chutera donc de 80%, passant de 1,6 milliard en 2025 à 320 millions en 2030. Si l’effet comptable recherché est évident, il est loin de s’inscrire dans une politique nataliste volontariste.

    Pour de nombreux foyers, la perte est conséquente. Une famille avec deux enfants de 14 et 16 ans percevra, à terme, 906 euros de moins par an. Pour une famille de trois enfants âgés de 14, 16 et 17 ans, elle atteindra 2 719 euros. Environ 700 000 familles sont concernées en 2026, un chiffre qui pourrait grimper à 1,2 million en 2029, selon le HCFEA.

    La mesure affecte particulièrement les familles modestes et nombreuses. En 2029, plus d’un tiers des ménages les plus modestes avec au moins deux enfants verront leurs allocations familiales diminuer, contre un cinquième des ménages les plus aisés. La baisse du niveau de vie est significative : jusqu’à -3,2% pour les parents isolés avec trois enfants ou plus. Selon le HCFEA, cette réforme entraînera une hausse du taux de pauvreté des familles de 0,2 point et un renforcement de la précarité pour les foyers déjà fragilisés.

  • Après des sommets en début d’année, le prix de l’or chute

    Après des sommets en début d’année, le prix de l’or chute

    Avec des prix qui ne cessent de descendre depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le coût de l’or semble aujourd’hui plus qu’incertain. Malgré son statut historique de valeur refuge, le métal jaune traverse actuellement une phase de forte volatilité, marquée par des hausses brutales suivies de corrections rapides. Une situation alarmante pour les revendeurs d’or, en première ligne face à ces perspectives encore floues.

    Francine Bousquet, 56 ans, responsable de l’agence du Comptoir national de l’or à Montpellier, explique : « Ce qui est spectaculaire et particulièrement préoccupant avec le conflit au Moyen-Orient, c’est de voir la vitesse avec laquelle les cours ont baissé et de combien. Entre les prix du 27 février et ceux du 1er mars, le cours a reculé de près de 30 000 euros. On est passé d’un prix très élevé en début d’année, avec un coût de l’or au kilo à presque 150 000€ euros à 120 000€ euros maintenant ».

    Un revirement important qui s’explique avec la guerre, par de multiples facteurs comme les arbitrages des investisseurs sur les cours des matières importantes, dont font partie l’or ou le pétrole. Une chute brutale qui préoccupe aussi les possesseurs d’or, poursuit la responsable « Ça inquiète les gens, parce que de tout temps l’or a été une valeur refuge. Pour nombre d’entre eux, c’est voir une partie de leur économie perdre de la valeur alors que par essence, le principe de l’or c’est d’être stable par rapport au reste des investissements et autres actifs ».

    Des clients parfois apeurés à la vue des prix en baisse qui affectent l’activité économique des structures de revente, témoigne Francine Bousquet : « En tant que vendeurs ou plutôt revendeurs et acheteurs, forcément ça nous impacte. Ici on est sur un modèle de 50/50 vente et achat. Avoir un cours de l’or instable voire en baisse ça nous impacte parce que c’est de la perte de clientèle importante. Aujourd’hui on le sent, on fonctionne à l’arrêt ou uniquement dans un sens, c’est-à-dire à la vente ».

    Une peur de la clientèle

    Une incertitude ambiante qui devrait « durer » selon Francine Bousquet. Les prix de l’or avaient déjà chuté en 2022 au moment du déclenchement de la guerre en Ukraine. Les cours avaient alors mis près de 8 mois avant de repartir à la hausse. Une tendance qui devrait se confirmer, selon la responsable : « Sincèrement au vu des courbes actuelles et des tensions qui persistent au Moyen-Orient, je ne vois pas le cours remonter tout de suite. Pour ce qui nous concerne ici, je ne vois pas le prix de l’or repartir à la hausse avant minimum un an ». En attendant, le dicton boursier :
    « Acheter au son des canons et vendre au son du clairon » reste plus vrai que jamais.

  • La région Sud touche du doigt la chute des naissances

    La région Sud touche du doigt la chute des naissances

    La dynamique démographique en Provence-Alpes‑Côte d’Azur, +0,6% en moyenne (29 600 habitants par an) depuis 2016, continue de reposer de moins en moins sur les naissances. Selon le bilan démographique 2025 de l’Insee, la région enregistre une nouvelle baisse marquée de la natalité, confirmant une tendance installée depuis 2013 : 48 600 bébés sont nés en Paca en 2025, soit une diminution de 2,1% sur un an et un recul de 17% en dix ans. C’est « un quart de bébés en moins dans le Vaucluse » sur la période.

    Une contraction des naissances qui s’inscrit dans un contexte national plus large. « Deux facteurs expliquent traditionnellement une baisse de la natalité : la baisse du nombre de femmes en âge d’avoir des enfants et celle de la fécondité. Le premier a joué dans les années 2010 mais, depuis 2022, seule l’évolution de la fécondité, c’est-à-dire la baisse du nombre d’enfants par femme, explique cette baisse », observe Nicolas Cochez, chef de projet à l’Insee.

    En 2025, l’indicateur conjoncturel s’établit à 1,61 enfant par femme en Provence‑Alpes-Côte d’Azur (1,54 en France, deuxième pays le plus fécond après la Bulgarie), contre 1,95 en 2019, et 2,02 en 2015. Un chiffre qui place toutefois la région dans le trio de tête des plus fécondes avec l’Île-de-France et Centre-Val-de-Loire. Dans le détail, toutes les classes d’âge sont concernées par ce repli. Les naissances diminuent chez les moins de 30 ans, mais aussi chez les femmes âgées de 30 à 39 ans, longtemps considérées comme le cœur de la maternité tardive. Seules les maternités après 40 ans résistent à la marge. Résultat : les naissances restent durablement sous le seuil des 50 000 par an.

    Multifactoriel

    « On peut mettre en avant, d’abord, que les préférences sociétales évoluent », note Valérie Roux, directrice régionale de l’Insee, évoquant « un changement dans les préférences individuelles » révélé par une enquête de l’INED, qui interrogeait les ménages sur leur nombre idéal d’enfants et montrait une baisse très rapide, ces dernières années, avec beaucoup plus de personnes déclarant « 0 ou 1 enfant » que par le passé.

    « Il peut y avoir des contraintes qui jouent dans ces décisions aussi », poursuit la responsable des contraintes biologiques, « du fait que l’âge à la maternité recule et que l’on ait moins facilement des enfants à 30 ou 35 ans », ou financières liées au coût de la vie et au sujet d’inflation récurrents ces dernières années.

    Dans ce registre, « des problématiques de coût du logement très prégnantes dans les métropoles peuvent aussi jouer dans les arbitrages parce qu’on estime ne pas avoir assez de place pour un enfant de plus », renchérit Valérie Roux. « Enfin, à la croisée, il y a aussi probablement les phénomènes d’inquiétude multiples, liés à la situation géopolitique mais aussi, de façon plus structurelle, à tout ce dont on parle autour de l’environnement. »

    Cette situation inédite depuis des décennies – il faut remonter à 1979 pour trouver un nombre de naissances aussi bas et à 1976 pour un taux de fécondité aussi faible dans notre région -, s’est accentuée avec la « chute brutale » des naissances de 7,3% en 2023. Aujourd’hui, ce décrochage est mis en perspective par la hausse des décès. Après trois années de baisse suite à la période covid, ils ont augmenté de 2,3% en 2025 (54 400).

    En 2025, la région a donc compté 5 800 décès de plus que de naissances. Une situation qui contribue au creusement du déficit naturel régional observé depuis 2020 et pose des enjeux structurels, car ce déséquilibre va peser sur les systèmes de protection sociale, le marché du travail et sur les services publics, de l’école à la santé.

    REPÈRES

    – 5800

    En 2025, pour la 5e année consécutive, le solde naturel de la région est négatif avec 54 400 décès (1 200 de plus qu’en 2024) pour 48 600 naissances. Si les courbes se sont croisées en 2020/2022 dans une période « chahutée » par le covid, la grippe et la canicule, la tendance était plus structurelle et celle-ci n’a servi que d’accélérateur.

    5,32 millions

    Avec 5,32 millions d’habitants en 2026, la population de la région continue paradoxalement d’augmenter (+0,6% par an depuis 10 ans) plus vite que celle de la France.

    Une évolution liée à un solde migratoire largement positif.

    86 ans et 1 mois

    En 2025, l’espérance de vie des femmes de notre région s’établit à 86 ans et 1 mois, 4 mois de plus qu’en 2019. Celle des hommes est de 80 ans et 10 mois, 6 mois de plus qu’en 2019. Avec le vieillissement des baby-boomers, 25% des habitants ont 65 ans ou plus, contre 21% de moins de 20 ans.

  • Le PSG fonce tout schuss vers un nouveau sacre

    Le PSG fonce tout schuss vers un nouveau sacre

    Mercredi, c’est un PSG au moral gonflé à bloc qui jouera son quart de finale aller de Ligue des Champions face à Liverpool, au Parc des Princes.

    Car, si le week-end pascal a comblé les tout-petits avec du chocolat à l’envi, les cloches ont offert aux Parisiens une série de résultats qui leur ouvre un peu plus les portes d’un nouveau sacre. Vendredi, ils ont fait le job face à Toulouse (3-1), avec un groupe remanié. Samedi, c’est Lille qui leur a donné un coup de pouce en surclassant Lens, dans le derby du Nord (3-0).

    Avec quatre longueurs d’avance, et un match en moins, sur les « sang et or », les Parisiens sont en ballottage plus que favorable pour se succéder au palmarès de la Ligue 1.

    Statu quo

    Du côté des relégables, le match de la peur entre Metz et Nantes s’est soldé sur un 0 – 0 qui rapproche un peu plus les deux protagonistes vers la Ligue 2. Dans cette course pour éviter la descente, Auxerre, barragiste, n’a pas profité de l’aubaine de la défaite de Nice à Strasbourg (3 – 1). Les Icaunais n’ont pu faire mieux qu’un nul au Havre (1-1). Ce qui donne un statu quo dans le bas du tableau.

    Dans la course à la troisième place, synonyme d’accès direct à la Ligue des Champions, Rennes et Lille ont fait une bonne opération. Notamment les Bretons, qui sont allés chercher la victoire à Brest, au terme d’un match riche en rebondissements (4-3). L’autre grand bénéficiaire de la 28e journée est donc Monaco, qui épingle l’OM à son tableau de chasse. Ce qui laisse augurer d’une fin de saison à couteaux tirés pour la troisième place.

  • Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    Après Le Cap, le RCT se tourne vers Glasgow en quart

    L’annonce des quarts de finale de Champions Cup, survenue quelques instants après la victoire étriquée des Varois face aux Sud-Africains du Cap (28-27), a dû faire remonter de bons souvenirs aux supporters rouges et noirs. Les protégés de Pierre Mignoni se déplaceront en écosse, samedi prochain, pour y affronter les célèbres Glasgow Warriors.

    Ces derniers ont affronté six fois le RCT sur le plan européen depuis 2008, notamment lors de la finale de Challenge Cup en 2023, remportée par Baptiste Serin et ses coéquipiers. Plus récemment, ils ont pris le meilleur sur les Warriors, à l’occasion de la deuxième journée de Champions Cup en 2024, grâce à un doublé de Leicester Faingaanuku. Mais les pensionnaires de Glasgow, auteurs d’une excellente saison sous le statut de leader de l’United Rugby Championship (championnat qui réunit les équipes irlandaises, écossaises, galloises, italiennes et sud-africaines), n’ont pas dit leur dernier mot.

    Succès dans la douleur

    Le club écossais s’est imposé dans la douleur, samedi, contre les Blue Bulls de Pretoria (25-21). Les Sud-Africains menaient même à la pause (12-14). Mais les Warriors ont finalement pris les commandes en seconde période avec les essais du pilier Patrick Schieckerling (56e) et du centre Stafford McDowall (71e). Deux joueurs de l’effectif glaswégien ont connu une expérience en France : le pilier Rory Sutherland, passé par Oyonnax lors de la saison 2024-2025, et l’ouvreur Dan Lancaster, passé par le Racing 92 la saison passée.

  • À Marseille, une Snim qui restera dans les mémoires

    À Marseille, une Snim qui restera dans les mémoires

    Justine Mettraux a apporté un petit air de grand large sur la rade marseillaise.

    Première femme du dernier Vendée globe, elle a été une marraine inspirante pour la centaine d’équipages venus en découdre dans une soixantième édition de la Snim qui aura révélé, une fois encore, le potentiel exceptionnel de la rade de Marseille.

    « Nous avons bénéficié de conditions météo favorables, ce qui nous a permis de proposer des régates très affûtées », souligne Henri Escojido. Le président de la Société nautique de Marseille est satisfait de ces quatre jours « qui sont un peu le tremplin d’un autre temps fort qui nous attend l’année prochaine ». Il évoque ainsi les 140 ans à venir d’une association toujours dynamique.

    Nouvelle classe

    Ce que ses membres ont offert aux 118 équipages engagés en est la preuve. « Avec cette année une nouveauté, puisque nous avons accueilli des J-70, une classe qui permet aux jeunes talents de se révéler », relève Henri Escojido. Les participants de cette classe étaient en répétition générale, Marseille devant en accueillir prochainement les championnats de France.

    Concernant la Snim en elle-même, « elle a permis de mettre en valeur les atouts de la rade de Marseille. Voir tous ces bateaux va sans doute susciter des vocations auprès des Marseillais », estime le président. Un président tout heureux de remettre deux nouveaux trophées à l’issue de cette 60e Snim. Celui du meilleur jeune en J-70, et une récompense pour la meilleure féminine.

    Avant de donner rendez-vous pour la 61e édition, dans tout juste un an.

    Site internet : www.lanautique.com

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    Instagram : SNMMarseille

  • Istres chute à la dernière place

    Istres chute à la dernière place

    On devait s’attendre à un tel résultat final. Les pensionnaires d’Istres Provence Handball, avant-derniers de Starligue et potentiellement sous le coup d’une relégation en fin de saison, ont été défaits sur le parquet du Paris Saint-Germain (40-25), leader invaincu du championnat, dimanche après-midi, à l’occasion de la 22e journée. Cette 17e défaite de la saison, additionnée à la quatrième victoire des promus dijonnais, vainqueurs de Nîmes vendredi, a pour conséquence de voir les Taureaux descendre à la dernière place de Starligue, à ex æquo de Dijon avec neuf points. Mais leurs concurrents directs possèdent pour le moment un meilleur goal-average.

    Gaudin à l’aise

    Les Parisiens ont rapidement pris les rênes de cette rencontre. Ils ont progressivement creusé l’écart au score, jusqu’à compter douze buts d’avance à la mi-temps. L’ancien minot du Pauc, Noah Gaudin, et l’arrière gauche norvégien Simen Lyse, tous deux auteurs de six réalisations chacun, ont permis au PSG de rester leader invaincu en Starligue. Du côté istréen, Edmilson Araujo et Guilherme Borges Moraes Silva, ont tenté de maintenir le navire provençal à flot avec leurs cinq buts respectifs. Mais cela n’a largement pas été suffisant pour, a minima, faire trembler le cador francilien. Istres tentera de se rattraper dès vendredi prochain, lors du déplacement à Sélestat, pour quitter cette dernière place et, ainsi, sortir de la zone relégable. Un bol d’air inespéré.

  • Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    « Putain… » Tout juste arrivé en conférence de presse, essoufflé comme s’il avait lui-même disputé le match, Pierre Mignoni ne pouvait retenir un juron de soulagement. On peut le comprendre : la fin de match, hitchcockienne, aurait pu se révéler terriblement cruelle pour un RCT sur le fil, mais elle a surtout offert une formidable démonstration de courage.

    À 13 lors des dernières minutes qui ont paru être des heures, suite aux cartons jaunes reçus par Halagahu (74e) et Nonu (à 20 secondes du terme), ses hommes ont bien failli tout perdre sur la dernière phase de possession sud-africaine. Au terme d’une succession de rucks devant la ligne d’en-but, Smith croyait aplatir en force. Croyait seulement. L’héroïsme, parfois, se joue à la binarité d’une décision arbitrale. Faute de pouvoir confirmer à la vidéo que le ballon avait bien touché la pelouse, l’arbitre n’a pas accordé l’essai. Toulon héritait alors de la gloire de la résistance.

    « Les joueurs n’avaient

    pas envie de craquer »

    Le signe que, ce samedi, le vent a enfin changé de cap : « À 13, il faut le faire. On a beaucoup souffert ces dernières semaines sur des rentrées de but sur lesquelles on n’arrivait pas à marquer. Et là, sur un coup du sort, ça tourne pour nous », souriait l’entraîneur varois. Et si la différence n’a tenu qu’à un point, dans les têtes, il semblait y avoir un monde entre l’équipe en souffrances des dernières semaines et ces Rouge et Noir qui n’ont « pas été parfaits », mais qui « n’avaient pas envie de craquer aujourd’hui. Ils en ont marre. » Cet orgueil, couplé à « des séquences de jeu très intéressantes », a permis au RCT de ne pas voir ses démons le rattraper quand il n’a pas réussi à concrétiser, ou quand il s’est retrouvé mené par deux fois.

    Grâce, aussi, à des leaders retrouvés, à l’image de David Ribbans, élu homme du match, victime de « pépins physiques qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme celle-ci. Ce n’était pas faute de vouloir. » Mais aussi Charles Ollivon, qui « a fait un grand match », ou Ben White et Thomas Albornoz, au sein d’une « charnière (qui) a été exceptionnelle ».

    Ce succès, Antoine Frisch veut « s’en servir pour repartir sur une dynamique positive ». « Un nouveau défi arrive, il faut reproduire cette performance », soutenait Junior Kpoku. Un élan dans lequel doit s’inscrire un peuple toulonnais en liesse samedi. Pierre Mignoni l’a rappelé : le club a besoin d’un public « toujours solidaire dans les moments difficiles. Sans ça, tu ne peux pas survivre. » Car si certains l’ont trop vite enterré ces dernières semaines, Toulon n’est pas mort.

    Toulon perd Priso

    Coup dur pour le RCT. Le club va devoir se passer de Dany Priso pour une très longue période. Le pilier international français s’est blessé en fin de rencontre face aux Stormers. Il souffre d’une rupture totale d’un tendon d’Achille. Sa saison est terminée et la prochaine fortement compromise.

  • Des récits qui décentrent le regard aux Rencontres d’Arles

    Des récits qui décentrent le regard aux Rencontres d’Arles

    « Vous n’êtes pas sans avoir ressenti les tentatives de simplification et de réduction des narrations et récits en ce moment », rappelle d’emblée Christoph Wiesner. « Nous ne tenons pas à adoucir la violence du réel, mais en accueillons sa profondeur à travers les récits que nous présentons, à la croisée des routes, passages et fractures des territoires que nous explorons », situe le directeur des Rencontres de la photographie d’Arles, dont la 57e édition propose de « nouvelles cartographies » du monde, du 6 juillet au 4 octobre. Comme un immense carnet photographique dont le premier chapitre, intitulé « Indépendances », mettra le cap sur l’Afrique.

    Au Palais de l’Archevêché, Damarice Amao est la commissaire de l’exposition « Ghana ! », qui « revisite l’indépendance de ce pays de 1957 à 76 », dans le but de « redécouvrir le rôle que la photo a joué pour l’élaboration d’une nouvelle image d’une nouvelle nation ». Un panorama aussi bien dessiné par des clichés du moment, comme ceux de Paul Strand, issus de Ghana, an african portrait (1979), que plus contemporains.

    Père de la photographie ivoirienne, dont l’objectif a été témoin de la libération du pays du joug colonial français, Paul Kodjo (1939-2021) sera quant à lui mis en lumière à l’espace Croisière, particulièrement les décennies post-indépendance, où son travail « avant-gardiste » s’est fait « miroir la société » et de ses évolutions à travers le genre du photo-roman qu’il affectionnait.

    Indépendances encore, à la salle Henri-Comte, avec Thato Toeba, artiste vivant entre « Amsterdam, le Lesotho et l’Afrique du Sud. Elle utilise le collage, le photomontage et travaille à partir d’archives de seconde source pour découvrir de nouveaux récits et échapper à ceux des puissances coloniales », décrit Christoph Wiesner.

    La photographe franco-algérienne Katia Kameli présentera quant à elle le 4e chapitre du Roman algérien, œuvre iconographique conséquente amorcée il y a dix ans dans laquelle elle recoud la grande histoire aux petites. « Entre Afrique et Méditerranée, de nombreuses expositions donnent de nouvelles voies et perspectives pour notre futur. »

    « Traversées »

    Les Rencontres d’Arles seront donc irriguées par de nombreuses « traversées, comme autant de voyages autour du monde et en particulier de la Méditerranée », résume Aurélie de Lanlay. à l’Abbaye de Montmajour, la photographe française contemporaine Anne-Lise Broyer, qui « retouche ses photos à partir de crayons à papier », dixit la directrice adjointe du festival, proposera « un voyage d’Alger à Beyrouth, de Tipasa à Baalbek, en passant par Pompéi, Marseille et Césarée, qui explore le motif de la ruine pour interroger les héritages historiques, drames et conflits qui s’y déroulent ».

    De ruines, il sera aussi question à la Maison des peintres, avec une exposition de la peintre marseillaise Orianne Cintar Olive, fruit de sa « traversée des désastres du Nord au Sud du Liban ». Bruno Boudjelal racontera pour sa part, à la Commanderie Sainte-Luce, « son impossible voyage entrepris en Afrique », dans Goudron : Tanger-Le Cap, où « cadrages décentrés et photos floues évoquent une longue errance à travers des frontières impalpables ».

    Ovnis en série

    Promesse des 77e Rencontres d’Arles, « relire la complexité du monde » passera aussi par la « mise en valeur de fonds d’archives », par exemple de figures tutélaires comme Ming Smith, première photographe afro-américaine dont une partie du travail a été acquise par le Musée d’art moderne de New York. à voir à l’église Sainte-Anne. Un pas de côté et un décentrage des regards qui ira même lorgner jusque dans le monde extraterrestre avec un parcours imaginé par Philippe Baudouin à Croisière, Nous ne sommes pas seuls, où il « présente images d’archives et contemporaines pour explorer l’imaginaire » lié à cet univers.

    Les thèmes de dame nature et de nos amies les bêtes seront aussi au cœur de la programmation, notamment à La Mécanique générale, théâtre de l’exposition Modèle animal, qui revient sur « 200 ans de photographie » qui, depuis son invention, « a capté la vie animale », pointe Christoph Wiesner à propos de ce parcours nourri par les clichés de 160 photographes, parmi lesquels « Jane Evelyn Atwood, Sophie Calle, Salgado ou encore Sugimoto ».

  • Sophie Binet réclame le « blocage » des prix

    Sophie Binet réclame le « blocage » des prix

    Dans un entretien publié lundi soir par Ouest‑France, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, plaide pour « un blocage des prix de l’énergie ». « Il faudrait fixer un prix maximum à la pompe, de 1,70 € par exemple, en limitant les prix de vente des pétroliers », affirme-t-elle. Une prise de position exprimée à la veille de la réunion des syndicats représentatifs – CFDT, CGT, FO, CFE‑CGC et CFTC – avec le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure. Le rendez-vous, prévu ce mardi à 17h30, est consacré aux prix des carburants et à l’inflation.

    « Ils font des marges énormes et des bénéfices records. En mars, les traders de TotalEnergies ont spéculé sur la crise et fait un milliard de bénéfices », a également dénoncé Sophie Binet. Elle ajoute : « Les taxes devraient être modulées, en fonction des prix de l’énergie et, à moyen terme, la TVA devrait être à 5,5% sur tous les produits de première nécessité y compris l’énergie. Nous militons pour le retour des tarifs réglementés sur les prix du gaz et de l’électricité, fixés en fonction des coûts de production et non du marché ».

    « Taxer profits, dividendes et très hauts revenus »

    Interrogée sur l’hypothèse d’une taxe sur les surprofits des pétroliers, Sophie Binet a plaidé pour « taxer les profits, les dividendes et les très hauts revenus ». « Il est aussi nécessaire de mettre en place de vraies mesures pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles : une planification dans laquelle par exemple, on exige des constructeurs automobiles français qu’ils produisent en France un petit véhicule électrique bon marché », a-t-elle complété dans les colonnes de Ouest France.

    Le pétrole s’est installé, lundi, autour des 110 dollars le baril, dans un marché suspendu au conflit au Moyen-Orient où Donald Trump menace de s’en prendre aux infrastructures vitales iraniennes, et guettant de possibles négociations.

    Le ministère de l’Économie a annoncé, vendredi soir, le lancement prochain d’un « prêt flash carburant » avec Bpifrance, pour soutenir la trésorerie des petites entreprises les plus exposées à la flambée des prix des carburants liée à la guerre au Moyen-Orient.

    Des sommes de 5 000 à 50 000 euros pourront être prêtées au taux de 3,80%, sans garanties, aux TPE (très petites entreprises) et PME (petites et moyennes entreprises) des secteurs éligibles : transports, agriculture, pêche, dont les dépenses de carburant représentent « au minimum 5% du chiffre d’affaires », a précisé Bercy.

    Des mesures pour compenser la hausse

    Les prêts seront « distribués via un canal 100% numérique par Bpifrance », la banque publique d’investissement, avec une « mise à disposition des fonds sous 7 jours », a indiqué le ministère dans un communiqué.

    Les entreprises devront cependant répondre à un certain nombre de critères pour éviter les effets d’aubaine : avoir été créées il y a plus d’un an, et accepter de donner accès à Bpifrance à leurs derniers mois de relevés de compte bancaire.

    La durée de ces prêts sera de 36 mois, « incluant un différé d’amortissement du capital de 12 mois », selon le communiqué. Ils seront disponibles dans l’Hexagone ainsi que dans les départements et régions d’outre-mer.

    Ces mesures pour compenser la hausse des prix des carburants due à la guerre au Moyen-Orient avaient été promises par le Premier ministre Sébastien Lecornu.