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  • Bientôt un nouveau supermarché coopératif à Montpellier

    Bientôt un nouveau supermarché coopératif à Montpellier

    « J’habite dans les quartiers du nord de Montpellier. Si tu as envie d’avoir un supermarché avec des produits de qualités, à des prix accessibles, qui s’engage pour les agriculteurs sans rémunérer des actionnaires, ça n’existe pas. » C’est à partir de ce constat que Mathieu Boucon, riverain à Boutonnet et coopérateur du supermarché la Cagette dans le quartier Clémenceau, a eu l’idée, avec Pauline Fournis, également coopératrice et habitante des Beaux-Arts, de lancer le projet d’un supermarché coopératif, Le Cabas.

    C’est ainsi que les deux Montpelliérains commencent à plancher sur les bases de leur projet. « Nous nous sommes rapprochés de la Cagette, qui nous a aidé à monter notre site web*, créer un formulaire en novembre dernier. Puis nous avons commencé à contacter les gens. Grâce au bouche à oreille, nous sommes 175 personnes », poursuit Mathieu Boucon. Le principe est simple et veut reprendre le même système mis en place à la Cagette. Chaque coopérateur donne trois heures de son mois pour travailler au magasin. En échange, les coûts sont réduits et les coopérateurs sont les seuls décisionnaires et propriétaires.

    Étape par étape

    Une seconde réunion a été organisée début février où les statuts de l’association ont été déposés. Mais les porteurs du projet ne veulent pas mettre la charrue avant les bœufs. Première étape, « nous allons lancer un groupement d’achat afin de faire une seule commande par mois auprès d’un grossiste. Ce qui nous permettra de voir comment on travaille ensemble, tester les logiciels, constituer une trésorerie », énumère Mathieu Boucon.

    Ensuite, une fois le nombre de coopérateurs suffisants, est prévu de trouver un local de petite taille proposant une offre limitée. Une phase de test avant de se lancer dans le grand bain. « A terme, l’objectif est de trouver un local de 800m² dont 400m² de vente de manière à avoir une gamme complète et faire toutes ses courses », souligne Mathieu Boucon. Le Cabas s’adresserait à tous les riverains, sans condition de ressources.

    Un projet qui a de beaux jours devant lui à condition d’avoir suffisament de bras. Pour attirer les curieux, est prévue au cinéma l’Utopia la projection du documentaire Food Coop de Tom Boothe, suivant le modèle d’un supermarché coopératif, le 29 avril.

  • À Gardanne, ils se mobilisent contre la loi Yadan

    À Gardanne, ils se mobilisent contre la loi Yadan

    Visant à « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », la loi Yadan, qui doit être présentée à l’Assemblée nationale le 16 avril, suscite des oppositions. Ce mardi 7 avril, à l’appel du PCF de Gardanne, le Collectif Aixois en soutien au peuple palestinien et libanais (SAP) a organisé une veillée pour la Palestine, et manifestait, à cette occasion, son opposition au texte. Un moment « solennel », assure Morgan Hamdan, coresponsable du SAP, alors que les prises de paroles sur la loi Yadan et le « génocide à Gaza et sur les massacres au Liban par les forces d’occupation israéliennes », se sont succédées. Selon les militants PCF sur place, une soixantaine de personnes ont participé au rassemblement. À cette occasion Morgan Hamdan rappelle qu’une lettre ouverte, cosignée, entre autres, par le SAP, les Jeunes communistes des Bouches-du-Rhône, les Jeunes insoumis d’Aix, l’Union étudiante Aix-Marseille et l’association France Palestine Solidarité, appellent Marc Pena (PS), député des Bouches-du-Rhône, à voter contre cette loi qui « cherche à faire taire la critique d’un état génocidaire et apartheidaire au moment précis ou ce débat est le plus nécessaire », indique cette lettre.

  • Nicollin vers la sortie

    Nicollin vers la sortie

    Ils ne font qu’un. Depuis plus d’un demi-siècle, la Paillade, ancêtre du Montpellier-Hérault, et Nicollin ne font qu’un. Le club de foot et la famille Nicollin se confondent dans une légende commune. Tout est né en 1974 dans le quartier populaire de la Paillade, au Nord de Montpellier, par le biais d’une fusion entre le Montpellier la Paillade Sport club littoral (MPSCL) et Formation sportive de nettoiement, équipe corporative de l’entreprise dirigée par Louis Nicollin.

    L’un et l’autre se sont renvoyé la balle pour grandir main dans la main. Pour répandre leur notoriété sur la ville de Montpellier. Pour façonner une histoire peu commune. Pour devenir une institution dans la capitale du Languedoc à travers la complicité complexe et intéressée entre « Loulou » et Georges Frêche, maire de Montpellier (1977-2004). Une histoire sans fin ?

    Laurent Nicollin, aux commandes depuis 2017 et le décès de son père, ébrèche le couple lors d’un entretien au quotidien régional Midi Libre. Il témoigne de sa lassitude, amorce son retrait de la tête du club à la faveur d’une entrée dans le capital de nouveaux investisseurs.

    « S’il faut lâcher la barre,

    je la lâcherai »

    Lancée en septembre par une banque d’affaires, l’ouverture de capital et la consultation de divers investisseurs sont sur le point d’aboutir. Elles pourraient se conclure en mai ou juin prochain. « Ça avance petit à petit. C’est long, très long. On a eu déjà 4 ou 5 retours de potentiels investisseurs auprès de la banque. Je pense que mi-mai, on devrait y voir un peu plus clair et avoir des offres concrètes. La semaine prochaine, un investisseur doit venir me rencontrer et voir des gens au club pour savoir où il met les pieds. Pour l’instant, on est encore dans l’inconnu. Est-ce que ça sera 10%, 30%, 50%, 80% ? Ça, on verra ce qu’eux sont prêts à proposer et à donner, surtout. Des investisseurs sont prêts à continuer, d’autres ont renoncé faute de stade. Après, il y a des choix », raconte-t-il. « Avec mon frère, on est à une période de choix. à nous de faire les bons choix ou les moins mauvais », précise-t-il, à l’heure où Montpellier vit un tournant de son histoire.

    Le frère d’Olivier, PDG de l’entreprise, mesure parfaitement l’impact d’un tel chamboulement à la tête du club et se dit prêt à se retirer de la vie sportive de Montpellier. « Cela fait un moment que je suis prêt à m’effacer. Tant que j’ai la commande du bateau, je serai à fond. Dans ma tête, j’ai avancé sur des choses. S’il faut lâcher la barre, je la lâcherai. Il y a une lassitude », assure-t-il. Et confirme que ni lui, ni son frère ne « s’arc-bouteront » pour préserver la figure de proue du navire Nicollin.

    Laurent Nicollin renonce. Faute de droits télé et d’un nouveau stade, projet qu’il jugeait essentiel à la survie économique de Montpellier-Hérault. Sans les uns, sans l’autre, la Holding Nicollin est seule pour faire face à la gestion d’un club tombé en Ligue 2. Avec un coût par saison qui oscille entre 10 et 20 millions d’euros.

    Faillite des droits télé

    Symbole de la fragilité des clubs moyens du football professionnel, Montpellier paie la faillite des droits télé. Et les effets de la crise de Mediapro. Depuis le retrait du groupe espagnol, le club héraultais a vu la part des droits télé chuter de 30ME à 10ME, puis à 6ME cette saison.

    Aujourd’hui, il n’a plus d’autres ressources que le centre de formation pour renouveler son modèle économique et la Holding. Et, la famille Nicollin ne veut pas mettre en péril l’entreprise, spécialisée dans le traitement des déchets. « La seule chose qui me tenait à cœur et me boostait, c’était le stade. Il n’y a pas de nouveau stade, pas de droit télé. Je suis prêt à me battre, mais avec des armes. Me battre avec un Opinel, j’ai passé l’âge », cingle le patron du MHSC, qui a investi de l’argent et du temps depuis 2014 pour quitter la Paillade. Et le stade de la Mosson, vétuste, inondé à plusieurs reprises et privé de la dernière Coupe du monde de rugby au profit de Nice.

    Au cours de l’été, le maire Michaël Delafosse (PS) a fait un autre choix. Celui de rénover le stade de la Mosson au lieu d’accompagner un déménagement. Et la construction d’un nouveau stade, envisagé un temps à Cambacérès, puis à Pérols, et enfin au Parc des Expositions, a été enterrée.

    Michaël Delafosse a été fin mars le premier maire réélu à Montpellier depuis Georges Frêche, mentor qui a développé la ville autour de la culture et du sport. Il l’a été à la majorité absolue à l’issue d’une triangulaire face à Nathalie Oziol, candidate de LFI, et Mohed Altrad, président du Montpellier Rugby.

    Deux ans après la retraite de Patrice Canayer, manager et clé de voûte de Montpellier Handball durant trente ans, Montpellier s’apprête à perdre une autre figure du sport montpelliérain : Laurent Nicollin, héritier de Loulou. Et s’oriente vers la fin de l’empire sportif Nicollin. La fin d’un monde.

  • Avignon : mobilisation à Saint-Ange contre un licenciement

    Avignon : mobilisation à Saint-Ange contre un licenciement

    Pour soutenir Jérôme*, salarié de l’Institut Saint-Ange convoqué pour un entretien en vue d’un licenciement, un peu moins d’une quarantaine de personnes étaient rassemblées devant l’établissement ce mardi 7 avril, à Avignon.

    Convoqué à 12h30 par sa direction sur place, il ne travaillait plus depuis 15 jours, tout en étant payé sans savoir la raison de cette décision. « Les faits reprochés sont en fin de compte une insuffisance professionnelle », explique Jérémy Borne, délégué syndical CGT de la structure, également présent lors du rendez-vous.

    Pas d’alertes

    « Son travail n’a fait l’objet d’aucune remarque particulière jusqu’à ce jour », avance dans un tract le syndicat. « Il n’y avait pas vraiment de difficultés majeures dans les missions courantes. Le salarié assure aussi qu’il n’a jamais reçu sa fiche de poste, donc il ne connaissait pas vraiment le périmètre de son travail », poursuit le responsable syndical. Si licenciement il y a, celui-ci sera contesté, « mais on va essayer de ne pas aller aux prud’hommes », explique Jérémy Borne. Le délégué CGT estime « qu’il y aurait dû y avoir une gradation », car le concerné n’avait « pas eu d’alertes ni fait de fautes graves ».

    Tout en concédant qu’il n’y a rien d’illégal dans la procédure, des membres de la CGT pointent une « méthode peu humaine ». Toujours dans le même tract, le syndicat note également que cette situation intervient après le renvoi de salariés sur d’autres sites gérés par l’association Fouque. « Cela interpelle sur les méthodes et le climat de travail dans tous les établissements de notre association », glisse la CGT. Contactée par La Marseillaise, l’association Fouque n’a pas répondu à nos sollicitations.

    *Prénom modifié

  • Le marché des producteurs et des artisans locaux de retour à Ferrières

    Le marché des producteurs et des artisans locaux de retour à Ferrières

    Les beaux jours reviennent, le marché avec. Ce mardi 7 avril, une dizaine de stands se sont installés sur la place Jean-Jaurès à partir de 16h pour une nouvelle saison foraine qui s’achèvera dans six mois, le 29 septembre. Les habitants pourront trouver des fruits et des légumes, des plantes pépinières, des bijoux, des fromages ou encore des madeleines. Pour Jérémy, qui vend les pâtisseries proustiennes concoctées par sa femme Julie à Gardanne, cette édition est une première. « On a monté notre entreprise en décembre, j’espère que ce rendez-vous hebdomadaire permettra aux habitants de nous découvrir ! » confie-t-il. Venue saluer les producteurs et artisans locaux pour leur souhaiter la bienvenue, la nouvelle adjointe de quartier Marceline Zéphir (PCF) explique : « C’est aussi une manière pour nous de redynamiser cette place, ça fait partie de la politique d’attractivité : les façades des bâtiments autour ont été rénovées grâce à l’opération Martigues en couleurs, on a acquis le commerce qui faisait le coin, on est en réflexion sur ce qu’on va en faire… C’est un tout. »

    Une production agricole de qualité

    Bernard Thoron, chevrier du Rove, est aussi là pour animer le quartier malgré le « changement des habitudes alimentaires des gens qui rend parfois le marché sinistre, parce qu’il y a plus de producteurs que d’acheteurs ». « Je viens parce que j’aime Martigues, je voudrais qu’on se rende compte qu’il y a aussi une production agricole de qualité, on a une AOP ici, on a quand même de la ressource et des super produits. Faut les mettre en avant. »

  • Riez mobilisé contre une fermeture de classe

    Riez mobilisé contre une fermeture de classe

    Les parents d’élèves et les instituteurs se sont mobilisés mardi à Riez contre ce qu’ils décrivent comme « une fermeture de classe déguisée » à l’école primaire du village. Ils ont appris jeudi la volonté de transférer un instituteur de l’école primaire à l’école maternelle, ce qui engendrerait selon eux une fermeture de classe. « Au lieu d’embaucher quelqu’un, de créer un poste, ils veulent déplacer un instituteur pour ouvrir une classe en maternelle. Nous, on demande à ce qu’une classe soit ouverte, sans toucher de poste au primaire », explique Sabrina Versini, déléguée des parents d’élèves et membre de l’association À hauteur d’enfants, à l’origine de la mobilisation.

    Des classes à triple niveau

    Cette volonté de création de classe en maternelle est due au fait que le nombre d’enfants accueillis y augmentera à la rentrée prochaine, alors même qu’une classe y a déjà été fermée à la dernière rentrée. Alors que les classes sont déjà « à double niveau » en primaire, les parents craignent qu’elles passent « à trois niveaux » avec le départ d’un instituteur. « Ça lèse les enfants qui sont en difficulté, ça oblige les enseignants à avoir moins de temps pour s’occuper de ces enfants qui ont besoin de plus d’attention », regrette Sabrina Versini.

    Le maire de la commune, Marc Cellai (SE), était présent pour soutenir la mobilisation, demandant lui aussi la création d’un poste et d’une nouvelle classe à l’école maternelle. Actuellement, une seule classe y regroupe les trois niveaux, et la maîtresse doit aussi faire directrice. « Il fallait que je prenne la décision en 24 heures, pendant ma prise de fonction. Donc en fait c’est une décision qui était latente. On a attendu les élections pour être dans l’urgence », déplore le maire.

    « Comme on sait que les décisions peuvent être prises sans concertation des principaux intéressés, on préfère prévenir et faire ce qu’il faut pour que ça n’arrive pas », explique Laurette Fontin, elle aussi déléguée des parents d’élèves et membre de l’association.

    Les parents d’élèves seront reçus par l’inspecteur à Digne-les-Bains vendredi à 9h.

  • La cuisine thérapeutique pour lutter contre les troubles alimentaires à l’hôpital

    La cuisine thérapeutique pour lutter contre les troubles alimentaires à l’hôpital

    Plaques de cuisson, four, micro-ondes et ustensiles flambant neufs. Nous ne sommes pas dans un restaurant, mais dans la cuisine thérapeutique de l’hôpital de jour adolescents l’Odyssée, composante de l’hôpital George-Sand, qui accueille en son sein l’unité Revam (Réseau varois autour de l’anorexie mentale), destinée aux jeunes de 11 à 25 ans souffrant de troubles anorexiques.

    Cet outil, qui permet de réduire l’angoisse liée à l’alimentation, restaurer l’autonomie et le plaisir sensoriel, renforcer les liens familiaux et favoriser les échanges avec les soignants « a fait ses preuves dans d’autres centres », affirme le Docteur Laurent Pes, du pôle pédopsychiatrie. Il vise à « savoir comment ça se passe dans la tête des jeunes au niveau des repas, et réunir les parents afin de trouver des ressources pour l’alimentation de l’adolescent ».

    Un premier atelier

    la semaine prochaine

    Sont en premier lieu concernés les jeunes « ayant déjà un peu évolué, et étant en capacité de cuisiner », qu’ils soient pris en charge en externe, en hôpital de jour ou en hospitalisation complète. « On voit d’abord avec la famille comment ça se passe niveau repas. Ensuite, l’objectif est de cuisiner quelque chose et de le manger à la fin », détaille le docteur Pes.

    Le premier atelier, encadré par une infirmière et une diététicienne, aura lieu la semaine prochaine. « On rencontre d’abord les jeunes pour réaliser le menu en amont et éviter les surprises et angoisses. Ensuite, on prépare le repas, on le mange, avant un petit temps de parole et un questionnaire individuel », précise Danila Reiss, infirmière, qui ajoute que « d’autres cadres sont prévus plus tard, avec des repas partagés avec une psychologue et les familles. »

  • David Ribbans, le leader retrouvé qui a porté Toulon en Coupe d’Europe

    David Ribbans, le leader retrouvé qui a porté Toulon en Coupe d’Europe

    Dix-sept courses ballon en main, 100% de réussite au plaquage et une présence physique qui a épuisé la défense adverse. Le deuxième ligne international anglais, David Ribbans (30 ans), était l’homme de la situation, samedi au stade Mayol, au moment d’affronter son club formateur des Stormers du Cap, en Afrique du Sud. « C’est le leader de notre équipe, notre capitaine avec Charles Ollivon. Il a été énorme aujourd’hui. Que ce soit sur toutes les tâches obscures ou quand il a porté le ballon, on a eu un très grand David », a lancé le centre varois, Antoine Frisch. « C’est un joueur exemplaire. Il a emmené l’équipe. Son match d’aujourd’hui est probablement l’un de ses meilleurs depuis longtemps », a surenchéri le jeune deuxième ligne anglais, Junion Kpoku, conscient que Ribbans était moins performant ces dernières semaines, à l’image des performances de l’équipe toulonnaise.

    « David, ce n’a jamais été faute de vouloir. Il a eu des pépins, qui ne lui ont pas toujours permis de faire de belles performances. Maintenant, après les examens, il est rassuré. C’était important pour lui, et pour l’équipe », a confié Pierre Mignoni, le manager du RCT, persuadé que son capitaine tire l’ensemble du groupe vers le haut.

    « C’est une chance de l’avoir. Il fait avancer l’équipe, montre l’exemple. Il laisse tout sur le terrain pour le collectif. C’est un vrai leader, qui ne parle pas beaucoup », a souligné le deuxième ligne Corentin Mézou, qui prend énormément exemple sur son partenaire de jeu, dans un effectif où le grand blond compte déjà plus de 1 250 minutes de temps de jeu cette saison.

  • L’OM sous pression avant le sprint final pour le podium

    L’OM sous pression avant le sprint final pour le podium

    Le pire scénario, pourtant le plus probable, s’est produit. Face à un calendrier relevé avec Lille puis Monaco, les Marseillais n’avaient pas le droit de repartir bredouilles de ces deux rendez-vous, sous peine de voir leur place sur le podium de Ligue 1 menacée. Battu par les Dogues puis sur le Rocher, l’OM a glissé à la quatrième place du championnat, s’engageant désormais dans une lutte acharnée. À six journées de la fin, cinq équipes se tiennent dans un mouchoir de poche pour décrocher l’une des places qualificatives en Ligue des champions.

    « C’est difficile. Les supporters ne méritent pas ce moment », a confié Facundo Medina, dépité après la neuvième défaite des Olympiens en championnat. « Mais on ne va pas lâcher. Personnellement, j’ai envie de changer cette situation. On ne peut pas proposer ce type de prestation, même si on a plutôt bien joué, on s’est créé beaucoup d’occasions. Il faut être efficace », a poursuivi le défenseur international argentin, apparu plus en jambes que lors des dernières semaines. « L’enjeu était énorme. Mais on a perdu. Aujourd’hui, ce qui reste, c’est le résultat. Moi, personnellement, j’ai envie de gagner. On travaille pour ça. Je suis un peu dégoûté. […] À la fin, ça ne dépend que de nous. Il faut arrêter de regarder les autres. On doit se concentrer sur ce qu’on fait, analyser ce qu’on fait mal et ce qu’on fait bien. Il y a des choses à améliorer. Le football, c’est simple », a-t-il ajouté.

    Alban Juster reste positif

    Dans les travées du stade Louis-II, la direction phocéenne a pourtant tenté de retenir les signaux encourageants. « Vous le savez, ce soir, nous sommes tous très déçus, très frustrés du résultat. Mais je crois que nous avons aussi vu une prestation très correcte, très cohérente, probablement l’une des meilleures depuis plusieurs mois », a estimé Alban Juster, président intérimaire de l’OM, déjà tourné vers la fin de saison. « Le plus important est de capitaliser sur cette prestation, sur le travail réalisé par Habib (Beye) et son staff au quotidien, et d’utiliser tout ce qui a été positif lors des six prochains matches pour aller chercher l’objectif que nous nous sommes fixé en début de saison : le podium. Rien n’est joué. Le résultat nous est défavorable, mais il reste six matches », a-t-il insisté.

    Ce sprint final débutera dès vendredi avec la réception du FC Metz, lanterne rouge du championnat. « Comme je l’ai dit, on est à l’Olympique de Marseille, on ne doit pas douter », a martelé Amine Gouiri, auteur d’une excellente première mi-temps, dimanche, à Monaco. « Personnellement, je ne doute pas du tout et je pense que l’équipe non plus. On est encore au contact du podium, à un point. Il reste des matches et c’est à nous de faire le travail pour finir sur le podium en fin de saison », a poursuivi l’attaquant international algérien.

    Les déplacements à Lorient, Nantes et au Havre, ainsi que les réceptions de Nice et Rennes, offrent en effet aux Olympiens un calendrier abordable, sur le papier. À condition, cette fois, de ne plus laisser filer de points en route.

    Habib Beye égale un triste record pas si ancien

    Nommé en février, Habib Beye a déjà connu sa troisième défaite, samedi à Monaco, en seulement sept matches sur le banc olympien. Selon le site Stats du football, il serait devenu le premier entraîneur phocéen à réaliser cette contre-performance depuis Jean Fernandez, en 2005. L’élimination en quart de finale de la Coupe de France contre Toulouse (2-2, 2 tab à 4) n’est bien entendue pas comptabilisée dans cette statistique. Mais il se trouve en que Gennaro Gattuso et Jean-Louis Gasset ont également connu trois défaites lors de leurs sept premiers matches lors de la saison 2023-2024. Le dernier intérimaire à avoir réussi à passer ce cap reste Jorge Sampaoli, lorsqu’il a repris les commandes de l’équipe, le 8 mars 2021.

  • Steve Savidan, footballeur dans la tête des joueurs aixois

    Steve Savidan, footballeur dans la tête des joueurs aixois

    Si vous avez suivi la Ligue 1 durant les années 2000, son visage vous dit forcément quelque chose. Buteur notamment passé par Caen et Valenciennes, Steve Savidan débarque à Aix-en-Provence, mais pour s’occuper d’un autre sport. Le Pauc a annoncé, la semaine dernière, la venue de l’ex-international français (une sélection) dans une qualité de « responsable du pôle préparation mentale ».

    Le principal intéressé explique cette signature : « J’étais venu faire un match caritatif en lever de rideau de Pauc – PSG. J’ai discuté avec pas mal de dirigeants de ce que je faisais, dont Philippe Gardent, que je connais depuis 25-30 ans. On s’est rappelé, pas longtemps après l’événement, puis nous avons eu une discussion en début d’année 2026, un peu plus construite sur l’apport que je pourrais avoir au sein de la structure. » L’homme de 47 ans se dit « à la disposition des joueurs » et pointe du doigt « une réelle carence, en tout cas en France, dans toutes les disciplines : handball, football, volley, basketball… »

    Dix ans d’apprentissage

    Steve Savidan est loin d’être un novice en termes de préparation mentale. Cela fait désormais dix ans qu’il pratique individuellement auprès de footballeurs, rugbymen, athlètes ou encore skieurs, mais aussi en lien avec des entreprises. « Ça a été pratiquement une évidence de me dire, bon, voilà, je veux vraiment accompagner les sportifs. Après, il a fallu se structurer et puis bâtir une méthode et une approche », raconte l’ex-footballeur.

    Il soulignait aussi qu’il est plutôt rare de voir des footballeurs basculer vers d’autres disciplines après leur carrière. Ce sont plutôt les sportifs qui viennent au football pour apporter leur plus-value. Par exemple, l’ancien demi-fondeur Bob Tahri est aujourd’hui dans le staff de l’OM.

    Celui qui est également chroniqueur sur la radio RMC voit aussi une évolution de la pratique, une certaine modernisation. « J’ai pu rencontrer des gens qui avaient des compétences en prépa mentale, sauf que personne n’avait les bons outils, la bonne approche. Maintenant, ce sont des approches qui sont structurées et qui arrivent principalement des pays anglo-saxons. On est plus sur la compréhension des attitudes, l’amélioration des comportements. »

    L’ancien attaquant est donc entré dans le monde de la petite balle collante depuis peu et s’est déjà mis au boulot pour « établir un cadre de travail et de collaboration avec les joueurs » sur cette fin de saison handballistique. Un premier pas dans ce mariage quasi inédit, avec un footballeur murmurant à l’oreille des handballeurs.