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  • Idéale entame de saison pour Provence Rugby vainqueur d’Agen

    Idéale entame de saison pour Provence Rugby vainqueur d’Agen

    Pas de panique, Andres Zafra et ses coéquipiers ont bien mieux débuté la saison comparé à l’année dernière. Les deux revers fin août, début septembre 2025 avaient empêché Provence Rugby d’accéder au top 2 au printemps. Ce jeudi soir, le boulot a été fait et bien fait avec une large victoire 44 à 10 contre Agen, plusieurs crans en-dessous des hommes en noir.

    Provence Rugby frappa en premier. Sur leur incursion inaugurale dans les 22 mètres adverses, les locaux en ont profité pour ouvrir le score. Le nouveau talonneur Vincent Giudicelli a aplati après un ballon porté. La suite fut plus incertaine avec du déchet et quelques pénalités concédées. Le nouveau coup d’accélérateur des Aixois fut fatal aux Agenais. Les débuts de Giudicelli sont remarquables avec un doublé sécurisé dès la 33e minute. Adrien Lapègue va même enfoncer le clou juste avant la sirène pour prendre 19 longueurs à la pause (22-3).

    Deux périodes costaudes de Provence

    Outre la réussite offensive plutôt intéressante, les Provençaux ont eu quelques moments de grâce en défense. Reprise de partie, Agen campe 7 minutes dans la zone de marque des Noirs, mais aucun point inscrit. Les visiteurs sont entrés dans l’en-but, sans aplatir, synonyme de ballon rendu. Cette barrière infranchissable a fini par céder à l’heure de jeu avec un essai inscrit par l’ailier Charles Laloi (22-10). Ses points concédés n’ont pas du tout chamboulé Provence Rugby avec trois nouvelles visites en terre promise par l’entrant Romain Latterrade, l’espoir portugais Manuel Vareiro et le demi d’ouverture Caleb Muntz. La partie était bouclée, les hommes du manager Philippe Saint-André ont réussi leur début de saison.

  • [Entretien] « C’est un mépris à l’égard de la population de Mayotte »

    [Entretien] « C’est un mépris à l’égard de la population de Mayotte »

    La Marseillaise : Vous avez passé la nuit au commissariat de Mamoudzou où vous étiez placé en garde-à-vue après un rassemblement intersyndical. Que s’est-il passé ?

    Rivomala Rakotondravelo : Les forces de l’ordre ne voulaient pas que le Premier ministre nous voit. Nous avions une audience prévue le lendemain avec ses conseillers mais rien n’interdit qu’il y ait des banderoles, des drapeaux ou un attroupement sur son passage. Nous avions fait les démarches, dans les règles et dans les temps. D’habitude, si ça ne convient pas, on nous appelle et on essaie de trouver une autre organisation, ça n’a pas été le cas. Ils nous ont déplacés une première fois, en nous soulevant. Quelques minutes après ils nous ont demandé que l’on se pousse à nouveau, on a refusé. J’ai dit aux copains « on ne recule pas ». À un moment j’ai entendu un ordre « lui, vous l’interpellez », j’ai été menotté et une fois arrivé au commissariat on m’a dit que j’avais agressé un policier. Je suis ressorti libre, j’attends de savoir si le gendarme en question a déposé plainte. Dès ma sortie, je suis reparti en manif’.

    Que dire sur ces méthodes ?

    R.R. : C’est ce gouvernement. Nous avions reçu élisabeth Borne, et si je n’ai aucune considération pour cette dame-là, elle était venue, il y avait un millier de personnes dans la rue et tout s’est bien passé. Il n’y a pas eu d’escarmouches. D’autres ministres sont venus après et nous avions pu discuter, il n’y a pas eu de bousculades. Cette fois-ci, c’était très différent. M. Lecornu est venu avec son équipe de Paris et Mayotte avait l’obligation de suivre. Ou pas.

    De toute façon, ils n’ont rien à dire. Il vaut mieux pour eux qu’on se taise et donc ils ne sont pas obligés de répondre. Ce jeudi s’est tenue une audience avec des conseillers du Premier ministre. On a tout fait pour que ça n’ait pas lieu comme ils le souhaitaient. On avait demandé une audience avec Sébastien Lecornu ou, au moins, un des ministres, vu qu’ils étaient six, il y avait l’embarras du choix ! Mais on n’a vu personne.

    Quelles étaient vos revendications ?

    R.R. : On avait juste demandé qu’ils ouvrent des négociations pour l’augmentation de l’indexation des salaires et de renégocier la question de la convergence sociale. Mais ils n’avaient rien sous la dent. Le gouvernement pensait que nous applaudirions la foultitude de ministres en visite sur l’île…

    La rentrée des classes reste marquée par le passage du cyclone Chido en décembre 2024. Quel est l’état des écoles ?

    R.R. : Il n’y a pas eu beaucoup de réparations. Si on était tatillon, on dirait qu’a minima 40% des écoles devaient fermer, mais en réalité c’est toutes les écoles. Depuis le passage du cyclone, les normes de sécurité ne sont pas respectées. Quelques écoles n’ont toujours pas été réparées, si bien que ça génère des fonctionnements atypiques, comme, par exemple, un établissement qui accueille trois écoles. Avant Chido, on était à 50% de rotation. Là, on est actuellement entre 65 et 70%. Le système scolaire fonctionnait de façon dégradée avant ce drame. Nous avions beaucoup de retard. Le rectorat dit qu’il nous faudrait 1 700 nouvelles salles de classe pour pouvoir normaliser la situation. Nous ne contestons pas ces chiffres mais je pense que ça peut être bien plus.

    Sébastien Lecornu, Édouard Philippe et Marine Le Pen ciblent l’immigration clandestine à Mayotte et occultent le reste ?

    R.R. : Contrairement aux autres départements d’Outre-Mer, nous sommes un peu plus résilients, un peu plus accueillants et, un peu plus naïfs. Quand ils viennent ici, c’est pour redorer leur image. Sébastien Lecornu s’est rendu dans les Landes, ça a pété là-bas, et donc après ça, il vient à Mayotte. La question de l’immigration est tellement poussée ici que c’est du lait pour Marine Le Pen. Les gens ici ne sont pas foncièrement racistes, non. C’est qu’il y a des difficultés et des problèmes non gérés.

    Comment jugez-vous l’attitude
    du gouvernement vis-à-vis
    des syndicats et de la population mahoraise dans sa globalité ?

    R.R. : C’est un mépris à l’égard des Mahorais, de la population qui vit à Mayotte. Il y a toujours eu un autre regard, historique de la France sur les Outre-Mer, mais Mayotte a l’outrecuidance, on va dire, d’être à 90% musulmane.

  • Alès veut se tourner vers la jeunesse étudiante

    Alès veut se tourner vers la jeunesse étudiante

    Après l’été difficile -marqué notamment par des menaces de mort attribuées à la DZ Mafia et une protection policière renforcée- le maire d’Alès avait retrouvé le sourire pour présenter la rentrée scolaire dans sa ville. Il a d’abord insisté sur les chiffres : plus de 3 000 enfants seront accueillis dans les écoles primaires et élémentaires publiques (850 en privé), huit classes Ulis sont toujours ouvertes à Alès et ce sont au total 8 500 élèves qui effectueront leur rentrée en septembre, en comptant les collégiens et les lycéens. « Les effectifs baissent légèrement en primaire mais les 9-16 ans sont globalement plus nombreux », s’est-il félicité.

    Pour cela, la Ville s’est dotée d’un budget « revalorisé » de 6,5 millions d’euros (2,8 millions hors ressources humaines) dont plus d’un million est consacré aux cantines pour les 1 130 repas servis en moyenne par jour. Des travaux se sont déroulés cet été pour sécuriser l’école de Promelles (après que des tirs ont été entendus l’an dernier à proximité de l’établissement), poursuivre l’accessibilité pour tous et pour que chaque école soit dotée « d’une pièce climatisée ». « Je ne pense pas que climatiser toutes les classes pour un mois et demi par an soit très rentable », a précisé l’édile.

    Alès, ville étudiante ?

    Christophe Rivenq a également insisté sur la rentrée étudiante, car le maire souhaite « créer une dynamique de vie étudiante sur l’agglomération ». « Nous nous sommes rendu compte qu’il y avait de nombreuses formations post-bac à Alès mais que ces instituts ne discutent pas entre eux », explique-t-il. Face à cette situation, le Bureau des étudiants (BDE) de l’école des Mines d’Alès, qui accueille 1 400 élèves chaque année – première école généraliste d’Occitanie et top 23 ex æquo du palmarès 2026 de l’Étudiant, qui évalue 170 écoles d’ingénieurs – portera un BDE interétablissement pour piloter des projets communs.

    Une journée d’intégration inter-établissements sera aussi organisée le 13 octobre dans les arènes avec, au programme, parcours découverte de la ville, jeux, quiz et la présence d’un village étudiant salle Cazot. Durant l’année, la Ville prévoit aussi l’organisation de rencontres sportives, culturelles et festives.

  • Un nombre record d’enfants à la rue dans la région

    Un nombre record d’enfants à la rue dans la région

    À la veille de la rentrée scolaire, au moins 131 enfants, dont 21 de moins de 3 ans, sont sans solution après un appel au 115 en Provence-Alpes-Côte d’Azur posent dans un communiqué la fédération des acteurs de la solidarité (FAS) et l’Unicef France. « Cela représente une hausse de 42% depuis 2022 », commente la FAS. Et de rappeler qu’« en 2017, Emmanuel Macron exprimait l’ambition de ne plus voir “des femmes et des hommes dans les rues” avant la fin de l’année » puis en 2022, que le gouvernement s’était « réengagé à “ne plus avoir aucun enfant à la rue“ ».

    Le sommet de l’iceberg

    Ce constat s’inscrit dans un contexte où « de nombreuses personnes ne parviennent pas à joindre le 115 ou renoncent à appeler » pointe la FAS. Dans les Bouches-du-Rhône, le SIAO 13, plateforme départementale de coordination et de régulation de l’hébergement d’urgence, a dénoncé début août les critères de plus en plus restrictifs des conditions d’accueil, rappelant que ce dernier devait de par la loi être « inconditionnel ». Et dans la foulée, une vingtaine d’associations s’était opposée aux instructions préfectorales de remettre à la rue des personnes hébergées à l’hôtel, l’État s’étant fixé à un objectif « comptable » de 1 500 nuitées par jour, contre 1 700 actuellement. Pour que le prochain quinquennat soit « à la hauteur des enjeux », FAS et Unicef préconisent notamment, dans le cadre de la loi de finances 2027, « la création de 10 000 places d’hébergement supplémentaires » et le financement de la mise en œuvre du plan « Enfants mal-logés ».

  • [Sénatoriales] LFI joue la carte de la rupture dans le Gard

    [Sénatoriales] LFI joue la carte de la rupture dans le Gard

    Faute de Jardins de la Fontaine, refusés pour l’occasion, c’est dans la pénombre du Café Olive que LFI a lancé le 25 août sa campagne sénatoriale. Mais dans les mots, aucun clair-obscur. « Avec le PS, plus rien n’est possible », tranche Charles Ménard, coordinateur départemental du mouvement. Après la Nupes et le Nouveau Front populaire, les insoumis assurent avoir encore « tendu la main ». Sans succès. Le PCF a choisi la liste conduite par le socialiste Denis Bouad. Charles Ménard fustige ainsi une « vieille gauche institutionnelle » soucieuse, selon lui, avant tout de « se maintenir ».

    La liste insoumise sera donc menée par Jean-Baptiste Thibaud, adjoint au maire du Vigan, ancien chercheur au CNRS et ingénieur agronome. À ses côtés : Marie-Pierre Vaselli, Xavier Segura, Audrey Bonnet et Christophe Clément. « Je n’ai pas une ambition politique dévorante », assure la tête de liste, mais la volonté de porter « un vrai projet politique de gauche », avec l’écologie comme « axe central ».

    Une campagne

    qui dépasse le Sénat

    Au programme : davantage de moyens pour les communes, les services publics, le Sdis et l’ONF, lutte contre les déserts médicaux, gestion publique de l’eau ou encore abrogation de la retraite à 64 ans. LFI veut aussi revoir le ZAN pour ne pas pénaliser les petites communes.

    Mais le fond programmatique est vite rattrapé par la bataille interne à la gauche. Jean-Baptiste Thibaud accuse le PS de « sauver les gouvernements successifs » et de voter des mesures « antisociales ». Marie-Pierre Vaselli va plus loin : « Ils ne sont plus à gauche, et même à droite, voire un peu plus à droite que ça. »

    Dans un scrutin où LFI reconnaît elle-même partir avec peu de grands électeurs, la candidature semble donc aussi servir un autre objectif : affirmer sa place dans le paysage politique gardois. Mais à force de concentrer les coups sur le PS et ses anciens partenaires, une question affleure déjà au-delà des sénatoriales : à l’approche de la présidentielle de 2027, la gauche peut-elle se permettre de se tromper d’ennemi ? Alors que l’extrême droite continue de progresser dans le Gard comme ailleurs, la stratégie de la rupture permanente pourrait finir par peser bien plus lourd que le seul résultat du 27 septembre.

  • [Exclusif] Les salariés de Fibre Excellence en appellent à la police de l’environnement

    [Exclusif] Les salariés de Fibre Excellence en appellent à la police de l’environnement

    La situation est toujours plus que tendue sur le site de Fibre Excellence de Tarascon. Après le blocage, ce mercredi, de l’arrivée d’une entreprise de maintenance industrielle qui doit gérer la fermeture du site classé Seveso, voilà que la CGT monte à nouveau au créneau. Et toujours pour un potentiel «risque industriel et environnemental» en lien avec la transition post-fermeture du site. « Le mandataire judiciaire veut couper l’électricité sur le site. Cela a été annoncé ce matin », s’alarme Jean-Michel Bulinge, délégué syndical CGT de l’usine. Son inquiétude ne vient pas de nulle part : Forcément, une coupure d’électricité, si elle est mal réalisée, peut avoir un vrai impact sur un site de cette ampleur. « Le mandataire veut couper l’électricité au motif que les liqueurs sont figées et qu’il n’y a donc pas nécessité à les maintenir en circulation », explique-t-il. Pas de quoi alerter les non initiés mais cette question des liqueurs n’est pas anodine.

    En effet, les liqueurs, noires et blanches, sont des solutions chimiques utilisées dans le procédé industriel des papeteries et usines de pâte à papier. Quand elles sont «figées», c’est qu’elles ne coulent plus. D’où le problème soulevé par la CGT : « Elles ne sont pas figées ! On va droit face à risque industriel ». Une affirmation appuyée par plusieurs vidéos où les salariés constatent effectivement qu’elles coulent toujours. « S’il n’y a plus d’électricité, les liqueurs ne circuleront plus, elles vont se figer et cela va dégrader l’outil. S’il n’y a plus d’électricité, on ne peut plus prendre la main, en cas de défaillance, sur beaucoup de vannes qui sont pneumatiques », alerte Jean-Michel Bulinge. Avant de tonner : « On est prêt à accueillir les services de l’État, la Dreal [Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement], et à le faire constater ».

    Contacté, le mandataire judiciaire se veut, au contraire, rassurant et balaie d’un revers de main les inquiétudes syndicales : « On est sur une simple mise en sécurité du site, ni plus ni moins, en concertation avec les équipes qui en sont en charge depuis 3 semaines ». Il évoque une coupure d’électricité « maîtrisée ». « On ne va pas couper l’électricité en tant que telle, nous allons mettre à l’arrêt certains secteurs isolés de manière raisonnée, avec les gens qui connaissent leur usine et leur métier », développe Maître Brenac. Et de conclure sur la question des liqueurs : « Ce sont des inquiétudes infondées ».

    Pas de quoi convaincre la CGT : « Qu’il le démontre avec un plan de coupure ! ». Elle n’est d’ailleurs pas la seule à monter au créneau puisque l’intersyndicale (CGT, FO et CFDT) du site, dans un communiqué de presse diffusé dans l’après-midi appuie l’inquiétude : « Le liquidateur prévoit tout simplement de couper l’électricité de l’usine afin de supprimer les risques. Comment peut-on simplement penser qu’il suffirait de couper l’alimentation électrique pour que notre usine de Tarascon, classée Seveso, ne soit plus dangereuse ? ».

  • Sébastien Delogu député LFI placé en garde à vue

    Sébastien Delogu député LFI placé en garde à vue

    Le parquet de Marseille a confirmé ce jeudi-après midi le placement en garde à vue du député LFI de Marseille Sébastien Delogu «dans le cadre de l’enquête de flagrance diligentée pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique», comme l’a révélé l’AFP. Le parlementaire était convoqué en début d’après-midi en audition libre suite à la plainte déposée par un policier, après une altercation lundi après-midi dans le hall du bâtiment où il réside.

    A l’arrivée de Sébastien Delogu au commissariat de l’Eveché (2e), son avocat Me Yones Taguelmint confirmait à la presse avoir déposé plainte mardi soir contre X, pour violence physique et injures par personne dépositaire de l’autorité publique. Dans une vidéo diffusée à la presse, on entendait un policier en civil traiter le parlementaire de «trou du cul». Le ministre de l’Intérieur avait apporté son soutien aux policiers impliqués. «Les policiers intervenaient pour interpeller l’auteur d’un vol en flagrance», expliquait-il.

  • [Intempéries] Dégats matériels dans les Bouches-du-Rhône

    Pas moins de 200 interventions ont été réalisées avec des toitures d’entrepôts arrachées dont celle d’Amazon à Saint-Martin-de-Crau, une chute d’échafaudage à La Ciotat et de nombreuses chutes d’arbres avec des vents dépassant les 100 kilomètres par heure. À Saint-Paul-lez-Durance, une ligne de 20 000 V a été endommagée et a plongé une grande partie de la commune dans le noir.

    La circulation des trains a également été impactée avec des retards de plusieurs heures, notamment entre Marseille et Nîmes. La desserte de Saint-Martin-de-Crau était toujours interrompue ce mardi 25 avril, les trains étant détournés sur la ligne Miramas-Avignon via Cavaillon. Le retour à la normale étant prévu pour 16h.

  • Le Provençal : le grand retour

    Le Provençal : le grand retour

    Après une année d’absence, le Provençal est de retour pour quatre jours de compétition qui promettent de faire vibrer le Parc Borély à Marseille.

    C’est un ouf de soulagement pour tous les passionnés. Une année sans Provençal, c’est une saison inachevée.

    Les organisateurs ont voulu que l’épreuve débute un jeudi. Les esprits chagrins ont réagi avec véhémence sur ce choix, à tort ou à raison ? Le nombre d’équipes engagées (588) peut valider leur réticence. Mais il n’est pas dit, compte tenu du contexte actuel, qu’un démarrage, comme de coutume, un jour dominical, eut fait plus d’affluence.

    Toujours est-il que Parc Borély c’est le berceau de la longue distance, le lieu où se sont écrites les plus belles pages de l’histoire du Jeu Provençal.

    D’hier à aujourd’hui

    Les souvenirs s’empilent dans l’esprit des anciennes générations en se remémorant les exploits des stars de la discipline. Ceux de l’incomparable Dédé Massoni véritable idole. Tout Marseille accourait pour voir « le Blond » faire les trois pas dans un style coulé, avec une élégance incomparable et une adresse diabolique. D’autres bien sûr ont marqué l’histoire comme Milou Lovino l’autre star marseillaise.

    Mais l’histoire aujourd’hui s’écrit au présent avec d’autres joueurs, des styles différents, des champions moins charismatiques mais redoutables.

    Deux hommes aujourd’hui ressortent du lot par leur vécu, leur palmarès. leur classe. Mohamed Benmostefa et Anthony Kerfah. Ils ont gagné beaucoup de batailles ensemble mais jamais le Provençal. Ce ne sera pas cette année. Benmostefa et Fabrice Rouvin, tenants du titre, repartent avec Thierry Terreno, l’autre icône de la discipline (il remplace le regretté Patrick Pedragosa) sous les couleurs de l’équipe de France. Ils seront les favoris avec une équipe particulièrement équilibrée à l’expérience consommée et au talent immense. Le seul hic peut être le manque de compétition de Benmostefa et Rouvin. Anthony Kerfah est associé au grand Christophe Martello et Julien Martinez sous les couleurs de Mouans-Sartoux.

    Passion et suspense au rendez-vous

    On suivra également le finaliste 2024 Philippe Stievenart embrigadé avec l’homme en forme du moment Alain Valdés et Claude Salles. Au rayon prétendant, Adel Djafari, Robin Rio et Marc Cognard demi-finalistes de la dernière édition repartent ensemble tout comme l’inusable compétiteur Hervé Fontani avec les deux talents Enzo Paolucci et Juan Lopez également dans le dernier carré en 2024. La liste des outsiders est longue.

    Le Parc Borély va retrouver son ambiance unique, faite de passion, de suspense, de grandes parties et de ces moments de magie qui font la légende du Provençal. Les exploits des Benmostefa, Kerfah, Lopez et de nombreux autres grands noms sont attendus. Mais comme toujours, le charme du Provençal réside aussi dans les surprises, les outsiders et ces équipes capables de faire tomber les favoris au terme de parties acharnées.

    Le Provençal est de retour. Et avec lui, c’est tout Marseille qui va se mettre à l’heure du Jeu Provençal

    ET AUSSI

    Le programme

    Jeudi

    8h30 : premières parties.

    14h : deuxièmes parties suivies du cadrage.

    Vendredi

    8h : troisièmes parties.

    14h : quatrièmes parties suivies des cinquièmes.

    Samedi

    8h30 : 8e de finale.

    15h : quart de finale.

    Dimanche

    8h30 : demi-finale.

    17h : finale.

    Le choc du jour

    Il aura lieu au jeu 348 (les Pétouliers). Yoann Provins, Jérémy Jean et Marc Dusaillant seront opposés à François Gomez, Serge Penna, deux ex-vainqueurs, associés au Varois Laurent Faudon

    Le Provençal c’est aussi …

    Trophée des légendes

    28 et 29 août : huit équipes emmenées par Éric Cantona.

    Petit Provençal

    28 et 29 août : limité à 64 équipes.

    Quelques chiffres

    1908 première édition avec 167 équipes. Les vainqueurs : Baptistin Ravizza dit « le Pich », son frère Charles dit « le Parpelé » et Michel Prébois dit « le Grêlé ».

    Émile Lovino a remporté l’épreuve en 1959 et en 1995 soit 36 ans après. Un record. Il est suivi de près par Louis Ruggeri lauréat en 1963 et 1997.

    Record de participation en 1983 avec 1 849 équipes

    Efficacité au tir en finale : Benmostefa en 2013 avec 14 sur 17

    Le plus jeune vainqueur :

    René Giordanengo en 1983 à 16 ans

    Recordman des victoires : André Massoni avec 7 victoires

  • [Entretien] Mohamed Benmostefa : « Il faut prendre chaque adversaire au sérieux »

    [Entretien] Mohamed Benmostefa : « Il faut prendre chaque adversaire au sérieux »

    La Marseillaise : Vous remettez votre titre en jeu. Comment se présente ce Provençal ?

    Mohamed Benmostefa : Je vous l’avoue je n’ai pratiquement pas joué depuis le début de la saison. J’ai juste fait les championnats doublette et triplette la Coupe avec mon club de Draguignan.

    On connaît votre capacité à être vite efficace et performant, surtout dans une compétition de cette envergure. Est-ce un handicap vraiment pour vous ?

    M.B. : Bien sûr. Tout joueur a besoin de rythme pour être efficace surtout au tir. J’espère simplement pouvoir me mettre dans le coup au fil des parties, si j’en ai l’opportunité.

    Et vos équipiers, dans quel contexte abordent-ils cette édition ?

    M.B. : Fabrice [Rouvin] est un peu dans le même cas que moi. Seul Thierry [Terreno] a accumulé les compétitions. Il semble le plus affûté.

    C’est votre première collaboration tous les trois au Provençal. Un coup d’essai peut devenir un coup de maître ?

    M.B. : C’est tout le mal que je nous souhaite. Surtout que nous jouons sous les couleurs de l’équipe de France. C’est un honneur et un devoir de faire honneur à ce maillot. Le Provençal c’est très spécial. Il n’y a pas plus ou peu de petites équipes utiles. Il faut prendre chaque adversaire au sérieux sinon on va au-devant de désillusions.