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  • Clap de fin pour les « France » jeunes

    Clap de fin pour les « France » jeunes

    Après dix jours de courses, les championnats de France jeunes et espoirs ont baissé pavillon.

    C’est en deux temps que les épreuves ont investi la station voile de Tholon, ce qui a permis à la Fédération française de voile de proposer des courses claires et à suspenses. D’autant plus que la météo a été favorable.

    « Nous avons eu droit à un peu tous les types de temps durant ces dix jours. Le final a même pu se prolonger, avec deux courses jeudi matin », souligne Bertille Beurel. Pour la responsable communication de la FFV, « l’étang de Berre a permis de proposer de belles choses. Les jeunes ont pu naviguer en toute sécurité. Ces championnats ont rempli leur rôle, car ils ont été très formateurs ».

    Lilou Backès voit double

    Si en première semaine, les locaux s’étaient mis en valeur en récoltant deux titres (Optimist et ILCA 4) et quatre podiums, la seconde leur a moins souri. Un seul titre a été glané, par le tandem Lilou Backès – Gianni Pasero. Les pensionnaires de la Pointe Rouge ont fait la course en tête et n’ont été hors jeu que lors de la quatrième manche.

    À noter que Lilou Backès s’offre son second titre de la campagne, après celui décroché en Optimist, lors de la première semaine.

    Dans les autres séries, la Martégale Lizon Chikli était partie très fort dans les trois premières manches du skiff. Mais sa journée de mercredi a été cauchemardesque. Elle termine finalement à la septième place d’une série qui a vu le sacre d’Océane Bègue.

    Parmi les belles performances, il faut saluer celle de l’équipage néo-calédonien Felix Tron – Antoine Lajouanie, troisième en Nacra 15. Leurs compères Kaïs van Lierde et Charline Puschiasis ont également flirté avec le podium, en Tyka, pour finalement terminer cinquième.

    Les « France » reviendront à Martigues en 2027.

  • Les favoris du Provençal sur du velours au Parc Borély

    Les favoris du Provençal sur du velours au Parc Borély

    Ils sont venus, ils sont tous là. Les grosses pointures de la longue distance avaient fait le déplacement à Marseille pour jouer dans ce Borély unique, magique. Deux légendes du Provençal ont fait le déplacement. Il s’agit de Patrick Griseri et Jean Pierre Pironti. Ils sont là et bien là et arrivent à attirer la galerie. Un Pironti égal à lui-même avec la verve qui le caractérise. Dans la deuxième partie il lance à la cantonade, après un tir réussi de son adversaire sur une boule embouchonnée « ils sont durs à cuire, au début de la partie ils nous ont demandé d’être cléments avec eux. Maintenant on est 8 à 8 et le tireur a frappé 6 boules sur 9. Sacré Bambi. Il l’a fait à l’ancien et ça fait du bien ».

    Pour le reste que dire si ce n’est que les principaux favoris ont passé sans trop souffrir la première journée.

    Toutefois Fafou Cognard, Robin Rio et Adel Djafari demi-finales de l’édition 2024 ont baissé pavillon face à l’équipe emmenée par le redoutable Mathieu Moscioni.

    Les tenants du titre Fabrice Rouvin, Mohamed Benmostefa associé à Thierry Terreno ont bricolé la première partie avant de dérouler tout au long de la journée. Ils portaient un brassard pour rendre hommage à Patrick Pedragosa disparu il y a quelques semaines avec qui ils avaient gagné la dernière édition.

    À noter également les défaites de Michel Propos et Francis Conte, Stéphane Girardet

    Partis à l’aventure séparément mais qui ont connu le même sort

    Il y a aussi les anciens comme le vieux lion Franck Secchi qui rugit toujours et l’incontournable Félix Solinas qui a toujours bon pied, bon œil

    Cette première journée disputée un jeudi, une fois n’est pas coutume, a confirmé l’aisance d’anthologie de Anthony Kerfah avec son canonnier Julien Martinez et Christophe Martello semblent monter en puissance au fil des parties.

    À l’heure où nous écrivons ces lignes des parties de cadrage se jouent encore. Le nouveau concept ( un jour en moins) a contraint les organisateurs à programmer trois parties par jour. Pour la première fois, l’éclairage a été utilisé au Parc Borély. Ce ne sera sans doute pas la dernière fois.

    Aujourd’hui nous rentrons dans une deuxième phase où la fatigue va commencer à se faire sentir, où les novices auront plus de mal à tenir la distance, pendant que les adaptes de la discipline auront plus de facilité physique. Et ouï le Jeu Provençal est un véritable sport et le Provençal est un véritable défi physique indispensable pour tenir la distance et toucher au but dimanche.

  • Le Provençal se conjugue aussi au féminin

    Le Provençal se conjugue aussi au féminin

    Cette dernière est la plus connue des trois avec un palmarès à faire pâlir de jalousie quelques joueurs. Elle a été Demi-finaliste du Provençal et vainqueur du National de Laragne avec comme équipier de luxe son compagnon Thierry Terreno. Elle fait partie du groupe France et est élue à la commission nationale du Jeu Provençal.

    Patricia Benoît Gonin est la fille de l’illustre et légendaire Loule Benoît Gonin cinq fois vainqueur de l’épreuve. Licenciée à la Boule Modérée, Patricia s’est lancée dans l’édition pour faire un grand clin d’œil à son papa Hélas disparu. Audrey Theron est une Varoise licenciée à Borme les mimosas et participe à l’épreuve de Coupe de France avec son club. « C’est ma première année affirme-t-elle et je prends goût à ce jeu plus physique que l’on peut considérer ».

    Trois femmes unies pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, elles l’ont connu en début de partie en menant rapidement 4 à 0 avec l’appréhension de voir leurs adversaires s’envoler vers la victoire.

    Qu’importe elles prouvent comme des dizaines de femmes que le jeu provençal peut se conjuguer au féminin.

  • Marseille Provence Athlétisme, le petit nouveau

    Marseille Provence Athlétisme, le petit nouveau

    Vous connaissez sans doute la Sco Sainte-Marguerite, l’ASPTT ou même l’Olympique de Marseille, mais un petit nouveau vient d’apparaître dans le paysage de l’athlétisme marseillais. Marseille Provence Athlétisme vit actuellement ses premières semaines. Une naissance notamment orchestrée par Chloé Maurin, présidente et ancienne spécialiste de saut en longueur (record à 6m33), et Kentin Malcuit, trésorier et adepte du demi-fond.

    Les deux amis racontent la genèse de ce projet. « Il y a beaucoup de clubs d’athlétisme à Marseille, mais aucun qui correspondait à notre vision. C’est-à-dire un accompagnement des athlètes et également essayer d’ouvrir le plus possible le monde de l’athlé aux personnes qui n’ont pas la possibilité de s’entraîner et de découvrir notre sport. Par exemple, s’implanter dans les quartiers nord », explique Chloé Maurin.

    Se solidifier et grandir

    Pour grandir, la quête des licenciés est lancée pour le MPA. Pour cela, « une grosse pub sur les réseaux sociaux » a été faite et les réponses sont positives. Le staff se construit, avec trois dirigeants et des coaches pour chaque grande discipline (sprint, demi-fond, lancer, saut, trail). À propos des entraînements, l’envie est de « pouvoir mailler le territoire marseillais », raconte les deux dirigeants. Se focaliser sur les stades Delort et Luminy, mais aussi à Roger-Couderc (15e).

    Pour cette première saison, l’idée est de s’appuyer sur « une base de licenciés corrects, qu’on arrive à fidéliser », mais aussi de monter des projets, comme une course. Ce jeune club souhaite mettre « les athlètes au centre des décisions et créer des pôles », pour que personne ne s’accapare les décisions. Le MPA affiche une identité locale forte, jusque sur le logo, moderne, désigné par l’un de leurs athlètes.

  • Tennis 143 prend place à Félix-Pyat

    Tennis 143 prend place à Félix-Pyat

    Guy Pinna est un personnage emblématique du sport marseillais, facilitant l’accès à un sport comme le tennis, aux jeunes issus de quartiers prioritaires. Basé à Félix-Pyat, l’homme fait découvrir la petite balle jaune, façon système D, au pied des barres d’immeubles. Il a créé l’AS Time, son association, et a lancé un circuit local, l’ATC, pour que les enfants de 6 à 15 ans puissent se mesurer à d’autres joueurs, venus d’autres quartiers.

    L’entraîneur de tennis a annoncé une évolution dans ce projet qu’il cultive depuis plusieurs décennies. « La Tennis 143 Foundation a été créée pour prendre le relais de l’AS Time sur le quartier de Félix-Pyat, suite à l’énorme engouement pour le tennis et pour répondre aux besoins », a-t-il déclaré.

    Le vœu d’un terrain permanent à Félix-Pyat

    Une structuration plus importante est donc mise en place pour permettre de poursuivre l’organisation de sorties et d’activités en plein air pour ces jeunes. Cet été, de nombreux enfants ont pu se rendre au Frioul, à Corbières ou aux Goudes, à l’initiative de la fondation. À terme, l’objectif est de construire un terrain de tennis permanent dans le quartier de Félix-Pyat.

    Un souhait émis à maintes reprises par Guy Pinna, qui fait appel au mécénat pour mener à bien ce projet. Une évolution qui accorderait une place plus grande au tennis, obligé, pour le moment, de squatter le city-stade à l’arrière du quartier.

  • L’OM s’apprête à vendre Igor Paixão sous la contrainte

    L’OM s’apprête à vendre Igor Paixão sous la contrainte

    Lors de sa première prise de parole en tant que nouvel entraîneur de l’OM, Bruno Genesio indiquait le contexte dans lequel il s’attendait à préparer la saison.

    « Pour nous, ce n’est pas simple. Nous aimerions disposer d’un effectif déjà largement constitué afin de travailler sereinement depuis le début de la préparation ». Il assumait son choix de s’installer sur le banc olympien. « Je connaissais cette situation avant d’accepter ce poste. Je ne vais donc pas m’en plaindre aujourd’hui ». Il se montrait même optimiste, alors que les premiers départs importants étaient effectifs. « Je sais que tout le monde travaille en interne et je suis convaincu que les choses vont évoluer dans les jours qui viennent. »

    Un mois plus tard, il y a eu deux faux départs, Nayef Aguerd à la Réal Sociedad et Pierre-Emile Höjbjerg à Newcastle, Geronimo Rulli et Facundo Medina ont quitté la galère phocéenne, ce qui représente 69 millions d’euros de ventes, auxquelles s’ajoutent les économies sur les salaires. Et le championnat a commencé, avec un succès encourageant face à Strasbourg (4 – 0).

    Nouvelles couleuvres

    Malgré tout, côté effectif, Bruno Genesio a dû avaler de nouvelles couleuvres. Les départs de juillet et d’août ne suffisent pas pour apurer les finances. Lorsque l’entraîneur a rencontré Frank McCourt, il a appris que d’autres cadres devaient quitter le club, avant que la DNCG ne donne son feu vert pour recruter.

    S’il pouvait accepter de se séparer de Nayef Aguerd, Pierre-Emile Höjbjerg, voire Quinten Timber, qu’Amine Gouiri, double buteur face à Strasbourg, et Igor Paixão soient aussi dans la balance fait grincer des dents Bruno Genesio.

    D’autant plus que le Brésilien a visiblement des envies de départ. Sunderland a lancé ses amorces et l’ailier gauche phocéen est prêt à être ferré. Son départ laisserait un vide énorme dans un couloir gauche où les solutions ne sont pas légion. Le seul, dans l’effectif actuel, pouvant relever le gant est Tadjidine Mmadi. Il n’est pas sûr que ce soit suffisant pour un groupe qui doit impérativement jouer le haut du tableau en Ligue 1 et redorer son blason européen.

    La saison dernière, l’OM avait dû débourser 35 millions d’euros pour recruter le Brésilien, alors à Feyenoord. Pour rentrer dans ses frais, le club doit, a minima, obtenir la même somme de la part de Sunderland. Néanmoins, même si la barre symbolique des 100 millions de ventes sera franchie, il n’est pas certain que cela suffise au club marseillais pour enclencher la phase recrutement.

    Et si des joueurs sont dans les starting-blocks pour rejoindre Marseille, auront-ils la patience jusqu’à l’obtention du feu vert ? Seront-ils au niveau pour compenser les pertes ? Un feu vert qui ne doit plus tarder. Car la date de fermeture du mercato se rapproche à grands pas.

    L’OM va connaître ses adversaires européens

    C’est à Monaco que sera effectué ce vendredi le tirage des groupes de la phase principale de la Ligue Europa.

    L’OM se retrouve dans le chapeau 1. Il devra affronter huit adversaires, soit deux de chacun des quatre chapeaux, quatre à Vélodrome, et quatre en déplacement.

    Aux treize équipes déjà qualifiées, sont venues s’ajouter les onze reversées de la Ligue des Champions, à savoir le Celtic (ECO), Beer-Sheva (ISR), Dinamo Zagreb (CRO), Celje (SLO), Levski Sofia (BUL), Lyon (FRA), Nimègue (PB), Olympiakos (GRE), Saint Gilles (BEL), Sparta Prague (RTC) et Sturm Graz (AUT). Ainsi que les vainqueurs des barrages, disputés dans la nuit de jeudi.

  • À Marseille, les marchands du Soleil réclament une réouverture

    À Marseille, les marchands du Soleil réclament une réouverture

    « Ils ont mis tout le monde dans le même panier. On est dans la galère. Zéro euro ne rentre. On est pieds et poings liés. On ne demande pas l’aumône mais la dignité », s’insurge Salima Belkaid, jeudi matin, postée au pied du rideau fermé de l’historique Marché du Soleil (2e), vieux de plus de 40 ans. Fermé depuis le 2 février par arrêté préfectoral sur la base de la loi narcotrafic pour soupçon de blanchiment, le marché accueille depuis 1980 quelque 160 commerçants aujourd’hui sans solution pour poursuivre leur activité. « Les gens sont dans une telle difficulté financière, je ne comprends pas qu’on puisse laisser des familles entières dans cet état, poursuit Salima, mariée à un commerçant installé sur place depuis 38 ans. On ne nous considère pas, on ne fait même pas partie du décor, on fait comme si on n’existait pas. » Autour d’elle, les affiches tenues par les marchands venus manifester disent aussi le désarroi de tout un quartier : « Le marché du Soleil est le poumon de Marseille », « Les quartiers des 1er et 2e arrondissements sans l’ouverture sont morts », « Les commerçants [rue] Bon-Pasteur, place Marceau, rue d’Aix et Camille-Pelletan : nous sommes avec nos confrères Marché Soleil », lit-on sur quelques-unes d’entre elles. Zohra, qui dirige l’association Les bons samaritains, logée à la Belle de Mai (3e), espère elle aussi une réouverture très prochaine. « Les commerçants aident beaucoup l’association, notamment en fournissant des paniers repas que nous redistribuons ensuite aux personnes en difficulté, détaille-t-elle. Et puis on ne comprend pas pourquoi tout le monde paie pour quelques-uns… Il y a une forme d’injustice ».

    En attente du 7 septembre

    Sur place jeudi pour soutenir ses clients, l’avocat des commerçants promet d’engager prochainement des démarches pour demander la réouverture des lieux et des dédommagements pour les détaillants depuis 7 mois en perte brute. « Nous attendons le jugement du 7 septembre pour avancer. Ce qui est difficilement compréhensible c’est que tous ces gens soient punis alors qu’ils ne sont pas poursuivis par la justice », s’étonne-t-il.

    Fin juin, le Marché du Soleil avait été au cœur d’un retentissant procès devant le Tribunal correctionnel de Marseille, taxé par l’accusation d’être devenu le « temple de la contrefaçon ». En février, les douanes avaient saisi plus de 200 000 articles contrefaits d’une valeur estimée à 42 millions d’euros dans le dédale de l’institution marseillaise. La procureure avait requis, notamment, quatre ans de prison avec sursis contre Georges Dahan, propriétaire et fondateur du Marché, et une fermeture définitive des lieux. La décision est donc attendue le 7 septembre.

  • Une rentrée scolaire sous le feu des critiques

    Une rentrée scolaire sous le feu des critiques

    « Il n’y aura pas de réforme Geffray. » Ce mardi, ce n’est pas rue de Grenelle qu’Édouard Geffray, ministre de l’Éducation, a tenu la traditionnelle conférence de rentrée, mais dans la cour du lycée Arago dans Paris. À quelques mois de la présidentielle, le ministre en poste depuis 10 mois, a affirmé sa volonté d’en finir avec « l’annualité des mesures qui limite les perspectives » et a déclaré que l’Éducation nationale a besoin « d’un cap » et « non d’une réforme de plus ». Devant un parterre de journalistes, le haut fonctionnaire a énoncé ses quatre priorités pour cette année scolaire : instruire, protéger, unir et prévoir.

    2 500 mots de vocabulaire en maternelle

    Rappelant les inégalités scolaires qui se creusent au sein de l’éducation nationale, le ministre a insisté sur la nécessité de la maîtrise de la langue. « L’objectif est 2 500 mots de vocabulaire acquis à la fin de la maternelle […] si on y parvient nous aurons réduit drastiquement les inégalités scolaires liées aux inégalités sociales », affirme le haut fonctionnaire.

    Un objectif dont il n’a précisé aucun des contours ou des ressources déployées. Alors que les syndicats du premier degré, comme la FSU-Snuipp, la CGT ou Sud’Action, craignent une rentrée difficile à cause d’un manque de moyens humains en maternelle et en primaire.

    Une lutte contre les inégalités qu’il souhaite également mener en « aidant les personnes en difficulté et en cultivant l’excellence ». Le ministre a donc annoncé un accompagnement renforcé pour tous les collèges dont plus de 40% des élèves obtiennent moins de 8/20 en français et en mathématiques au brevet. « Toutes les demandes de formations éducatives y seront systématiquement satisfaites », a-t-il promis.

    L’organisation de la première édition d’un concours général des collèges a aussi été annoncée. Une mesure présentée par le ministre comme un moyen de « cultiver l’excellence ». Chaque collège pourra s’y inscrire, tant qu’il présente autant de garçons que de filles.

    Édouard Geffray, qui a fait de la maîtrise de la grammaire et de la syntaxe son cheval de bataille a également promis la publication le 10 septembre d’un « barème précis » sur le niveau de langue attendu pour les épreuves du baccalauréat. Cette publication devrait permettre à chaque élève de se préparer aux épreuves avec des bases communes.

    Dans sa volonté d’unir « dans une société fracturée », le ministre a également annoncé l’obligation d’une « cérémonie commémorative » annuelle d’hommage à tous les « morts pour la France » autour du 11 novembre pour tous les élèves du CM1 à la Terminale. « Parce qu’il faut que nous sachions d’où nous venons pour savoir où nous allons », estime-t-il.

    Lutte contre les violences sexuelles

    Le sujet des violences sexuelles envers les enfants a aussi été évoqué avec le déploiement d’un questionnaire pour tous les élèves, de la maternelle à la terminale avec la possibilité de laisser leur nom et prénom s’ils souhaitent être aidés. « Nous avons un devoir de libérer la parole. Chaque élève de France pourra s’exprimer sur les violences dont il aurait pu être victime », ajoute-t-il.

    Il a également confirmé l’interdiction des téléphones portables dans tous les collèges et lycées de France. La solution, pour le haut fonctionnaire, de protéger les enfants des dangers des écrans et des contenus qui alimenteraient les stéréotypes de genre sur les réseaux sociaux. Le ministre précise toutefois qu’il y aura quelques semaines pour que les établissements adaptent leur règlement intérieur, tout en affirmant « qu’aucun argument sérieux ne permet de soutenir qu’un écran est indispensable en cours ».

    Une mesure que le syndicat national des enseignements de second degré (SNES FSU) dénonce comme hypocrite dans un communiqué de presse publié mercredi. Pour l’organisation, il s’agit d’« un discours à peu près inopérant sur les dangers de la surexposition aux écrans » et prône bien plutôt « une politique de prévention visant à éviter une utilisation excessive du numérique y compris par et pour l’École ». Ils pointent également du doigt la difficulté de mettre aussi rapidement en place cette interdiction.

  • Tableau noir

    Tableau noir

    Interdiction du portable au lycée et questionnaire sur les violences sexuelles : ces deux nouveautés annoncées en grande pompe par le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, ne peuvent être l’arbre qui cache la forêt. Car c’est sous le signe de l’austérité budgétaire que se déroule la rentrée scolaire 2026-2027, en pleine année de campagne présidentielle. La Loi de finances 2027 prévoit un budget pour l’éducation à la hausse de quelque 800 millions d’euros sur une enveloppe totale de 65 milliards. Mais ces 800 millions seront avalés par l’inflation et ne changeront pas la réalité, notamment le gros point noir des rémunérations des enseignants et des personnels et, plus largement, de tous les fonctionnaires et assimilés. Car le cap
    du gouvernement Lecornu est à l’austérité.

    Le service public détérioré

    La baisse de la démographie aurait pu cette année être une chance historique pour réduire le nombre d’élèves par classe. Mais le choix fait par le gouvernement est à l’opposé, des classes sont supprimées. L’école illustre la détérioration du service public au profit d’une politique tournée vers le patronat et les entreprises du CAC40. Il est significatif que le premier débat public de la présidentielle entre une partie des candidats se soit déroulé lors de la rentrée du Medef. Les candidats de droite ont redoublé de courbettes à l’égard de leurs obligés mais la palme revient à la frontiste Marine Le Pen. L’héritière du parti à la flamme a donné des gages au patronat en promettant de présenter « juste avant le débat budgétaire [sa] trajectoire de rétablissement des finances publiques avec 125 milliards d’euros d’économies ». Preuve, s’il en fallait une de plus, que l’extrême droite choisit toujours les puissants contre le peuple et ses enfants.

  • Idéale entame de saison pour Provence Rugby vainqueur d’Agen

    Idéale entame de saison pour Provence Rugby vainqueur d’Agen

    Pas de panique, Andres Zafra et ses coéquipiers ont bien mieux débuté la saison comparé à l’année dernière. Les deux revers fin août, début septembre 2025 avaient empêché Provence Rugby d’accéder au top 2 au printemps. Ce jeudi soir, le boulot a été fait et bien fait avec une large victoire 44 à 10 contre Agen, plusieurs crans en-dessous des hommes en noir.

    Provence Rugby frappa en premier. Sur leur incursion inaugurale dans les 22 mètres adverses, les locaux en ont profité pour ouvrir le score. Le nouveau talonneur Vincent Giudicelli a aplati après un ballon porté. La suite fut plus incertaine avec du déchet et quelques pénalités concédées. Le nouveau coup d’accélérateur des Aixois fut fatal aux Agenais. Les débuts de Giudicelli sont remarquables avec un doublé sécurisé dès la 33e minute. Adrien Lapègue va même enfoncer le clou juste avant la sirène pour prendre 19 longueurs à la pause (22-3).

    Deux périodes costaudes de Provence

    Outre la réussite offensive plutôt intéressante, les Provençaux ont eu quelques moments de grâce en défense. Reprise de partie, Agen campe 7 minutes dans la zone de marque des Noirs, mais aucun point inscrit. Les visiteurs sont entrés dans l’en-but, sans aplatir, synonyme de ballon rendu. Cette barrière infranchissable a fini par céder à l’heure de jeu avec un essai inscrit par l’ailier Charles Laloi (22-10). Ses points concédés n’ont pas du tout chamboulé Provence Rugby avec trois nouvelles visites en terre promise par l’entrant Romain Latterrade, l’espoir portugais Manuel Vareiro et le demi d’ouverture Caleb Muntz. La partie était bouclée, les hommes du manager Philippe Saint-André ont réussi leur début de saison.