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  • [C’est l’été] La dernière d’« avant le soir » à Marseille

    [C’est l’été] La dernière d’« avant le soir » à Marseille

    Depuis le 6 juillet, les parcs et jardins du premier et septième arrondissement accueillent le festival « Avant le soir », celui-ci a donné rendez-vous aux Marseillaises et Marseillais tout au long de l’été pour une trentaine de soirées dédiés au théâtre. Au cours de ces 30 soirées, une dizaine de troupes ont pu se produire, avec des styles divers comme du théâtre musical, du cabaret théâtre ou encore des représentations de conte théâtral.

    Pour sa dernière représentation le vendredi 28 août, c’est le collectif du transbordeur, sur le thème du théâtre musical, qui clôturera l’évènement avec son spectacle La Ravanne de Daniella. Celui-ci est issu de l’adaptation du roman jeunesse éponyme d’Amarnath Hosany. Il aborde les questions d’égalité filles-garçons et de liberté d’être soi en mêlant théâtre, conte et musique « séga », français et créole mauricien.

    L’évènement, comme toutes les autres représentations qui ont pu avoir lieu, est totalement gratuit et accessible aux personnes en situation de handicap. Plus d’informations sont à retrouver sur le site de l’été marseillais.

    Louis Golliot

  • [Entretien] Nach : « La musique a été comme une espèce de premier langage »

    [Entretien] Nach : « La musique a été comme une espèce de premier langage »

    La Marseillaise : Comment vous êtes-vous lancée dans la musique ?

    Anna Chedid : J’ai baigné dans la musique depuis mon plus jeune âge, puisque, autour de moi, j’ai beaucoup d’artistes et notamment des musiciens dans la famille. Donc la musique a été comme une espèce de premier langage. Quand j’ai grandi, j’ai fait des études musicales, du chant lyrique, j’ai accompagné des artistes en tant que choriste et claviériste sur des tournées quand j’avais une vingtaine d’années. Finalement, j’ai écrit des chansons et j’ai commencé à sortir mes albums.

    Mon album est sorti en 2015 et depuis, je fais des tournées sous le nom de Nach. Et à côté de ça, je fais aussi de la direction musicale et je suis productrice. J’ai mon propre label, je produis mes projets.

    Avez-vous toujours voulu être musicienne ?

    A.C. : Non. Quand j’étais petite, je voulais être psychologue. J’ai toujours été intéressée par l’émotion et par comment la transmettre et la transformer. Donc le côté psychologique et émotionnel m’a toujours beaucoup plu. Pour moi, il y a tout un aspect thérapeutique dans le fait d’être artiste et de retransmettre des émotions.

    Comment s’est organisée votre venue au festival Au Top ?

    A.C. : Mon nouvel album sort en janvier et la tournée commence en février, donc c’est vraiment un concert qu’on va faire en exclu totale, avant la sortie officielle de ce projet. Je connais un peu Grégory Montel qui a monté le Top Festival avec ses amis à Digne. Il a entendu parler de ce projet électronique, qui est un aspect de ma musique qu’on ne connaît pas encore très bien, et qui allait bien dans ce festival parce qu’il y a une programmation assez électro. Donc il m’a proposé de venir présenter en exclusivité L’Âme électronique là-bas.

    Avez-vous un moment qui vous a particulièrement marquée dans votre carrière ?

    A.C. : Oui, c’est assez récent, c’était le 18 mars 2025. J’ai fait mon premier Olympia, avec Peau Neuve, mon album que j’ai produit toute seule, écrit, composé, réalisé d’une manière très indépendante. Et j’ai réussi, sans être dans une maison de disques, à faire mon premier Olympia. C’était vraiment mon rêve depuis que j’étais toute petite. D’avoir fait cette date, c’était pour moi un moment que je n’oublierai jamais.

    Est-ce que vous avez ressenti, au cours de votre carrière, que vous étiez ramenée à votre famille, vue comme la fille de, la sœur de ?

    A.C. : Oui. Mon père et mes frères Matthieu et Joseph l’ont ressenti aussi. Billie, la fille de Matthieu aussi. On est dans une famille d’artistes à chaque étage, on est nombreux à faire ce métier, à évoluer dans le même milieu artistique, donc c’est normal, on est comparés. Mais, quelque part, c’est plus une richesse. Chacun fait son histoire. On fait partie de la même famille, mais il y a autant de personnes que de carrières et de sensibilités. On ne touche pas exactement les mêmes publics, on n’a pas la même carrière, et on ne fantasme pas forcément sur celle des autres. Chacun est plutôt content. Nos carrières nous ressemblent profondément, donc il n’y a pas forcément de frustration de notre côté. Après, parfois, effectivement, on est attendus au tournant parce qu’on vient de cette famille. Mais bon, aujourd’hui, c’est plus trop une souffrance. Au début, je pense que c’est pour ça que j’ai choisi de ne pas utiliser mon nom de famille comme nom de scène. C’était une manière de m’émanciper un peu et de me dire « tu pourras créer ce que tu veux avec cet avatar ». Cela permet de changer d’identité et de faire de nouvelles expériences.

    Est-ce qu’on vous a déjà accusée d’être une nepo baby ?

    A.C. : Oui, bien sûr. Peut-être que c’est le cas. Je ne me pose pas trop ces questions-là, dans le sens où, pour moi, un artiste, c’est un artiste. Tout le monde est légitime d’être artiste, quel que soit son arbre généalogique. Un artiste qui a des choses à dire et qui a envie de partager des belles choses avec les gens, il trouve son public. Je ne sais pas si c’est plus facile ou plus dur. Je pense qu’on ne peut pas vraiment le quantifier, le savoir. Par contre, il faut rester humble, c’est dur pour tout le monde. Parfois, il y a des miracles pour des gens qui ne viennent pas du tout du milieu. C’est vraiment aléatoire. L’important, c’est d’être honnête, de faire des choses avec le cœur et avec humilité, quelle que soit notre histoire.

    Dates de la tournée à venir sur instagram.com/nachmusicofficiel

  • Hommage à Mala Kriegel assassinée par les nazis

    Hommage à Mala Kriegel assassinée par les nazis

    Alors que la Libération de Marseille a commencé, que nos fondateurs ont pris d’assaut le siège du journal collaborationniste Le Petit Marseillais et que La Marseillaise paraît au grand jour depuis le 24 août, le destin de Mala Kriegel bascule boulevard Oddo dans le 15e arrondissement de Marseille alors qu’elle n’a pas encore 32 ans.

    Accompagnée de trois autres résistants, elle diffuse notre journal. Leur voiture ornée d’un drapeau tricolore est stoppée par une patrouille nazie en embuscade. Ils sont tirés du véhicule, plaqués au mur, traités de terroristes. Un coup de sifflet. Ils sont laissés pour morts.

    Tombée au sol, Mala Kriegel est très grièvement blessée. Elle touche ses blessures, perd beaucoup de sang, comprend qu’elle va mourir. Pour lui éviter de répéter son geste, les camarades qui lui portent secours lui couvrent le corps d’exemplaires de La Marseillaise.

    Une héroïne

    Première femme du résistant Maurice Kriegel-Valrimont, Mala Kriegel vivait à Marseille avec le résistant communiste allemand, Hermann Burkhardt.

    Elle était née Mala Ehrlischster le 15 septembre 1912 à Varsovie, en Pologne. Juive, communiste, résistante, elle était tout ce que les nazis haïssaient. Elle était une héroïne, notre sœur en humanité, elle est notre honneur.

  • [C’est l’été] Petite balade sur la presqu’île de Saint-Mandrier

    [C’est l’été] Petite balade sur la presqu’île de Saint-Mandrier

    L’itinéraire : au départ du port de Saint-Mandrier, le sentier longe la côte en passant par le secteur de Pin Rolland, la plage de la Coudoulière et les anses successives, avant de revenir par les hauteurs boisées.

    La boucle, d’environ 10 km, est facile mais peut être écourtée ; certains secteurs militaires (Cap Cépet) restent fermés au public. La randonnée elle-même permet de découvrir la côte Sud et les beaux panoramas de la presqu’île de Saint-Mandrier-sur-Mer.

  • Lycées : la Région poursuit sa quête de l’égalité des chances

    Lycées : la Région poursuit sa quête de l’égalité des chances

    « Protéger plutôt que laisser faire. Investir plutôt que subir. » Même si l’État a une nouvelle fois fait faux bond à la Région Occitanie (un demi-milliard d’euros d’enveloppe en moins), la majorité de Carole Delga (PS) a fait le choix de maintenir l’éducation comme priorité. Et ce afin de « permettre à chaque enfant, quelles que soient ses origines sociales, sa couleur de peau, de pouvoir rêver en grand, choisir son destin », insiste la présidente.

    Pour tendre vers « l’égalité des chances », il faut encore agir en faveur du pouvoir d’achat. Avec 74 millions d’euros (ME) injectés, l’Occitanie conserve, selon Carole Delga, « la rentrée la moins chère de France ». En dépit de difficultés d’approvisionnement et d’un surcoût (9 ME), l’ordinateur portable reste gratuit, de même que les manuels scolaires, les premiers équipements des apprentis et les formations aux premiers secours. L’aide à la licence sportive UNSS est maintenue à 15 euros et celle à la lecture passe de 15 à 20 euros dans les librairies indépendantes. Pour cette rentrée, l’aide à la cantine pour les familles en difficulté augmente même de 20%. Si l’on ajoute l’aide aux vélos (200 euros) pour les boursiers de seconde, les transports scolaires gratuits et la gratuité à l’usage des trains et cars Lio pour les 12-26 ans, on atteint le millier d’euros économisés pour chacun des 231 000 lycéens.

    Plan de prévention contre le protoxyde d’azote

    Contre l’assignation à résidence et le déterminisme social, la Région met aussi les moyens pour « une orientation choisie et non subie ». La plateforme « ID stages », propose à 31 000 jeunes 8 300 offres de stages. Dans les 13 départements, les salons « ID métiers » ont sensibilisé 27 000 collégiens de 4e et 3e. « 70% des jeunes ont découvert un métier dans ces salons », se félicite le vice-président Kamel Chibli. 28 000 jeunes ont été accueillis dans une maison d’orientation mobile.

    Dans le cadre de son grand plan « Occitanie résiliente » qui vise à faire de l’Occitanie la première région à énergie positive d’Europe, la majorité poursuit ses actions de rénovation et sécurisation de ses établissements scolaires. Les travaux pour l’inclusion et la rénovation énergétique avancent bien. « On est quasiment au bout de l’accessibilité de nos bâtiments », confirme K. Chibli, qui évoque une « sécurisation pragmatique, pas dogmatique » à base de tourniquets, d’accès via la carte jeunes et de caméras de vidéosurveillance. 10 ME ont été débloqués pour faire face à la canicule (brasseurs d’air, films anti-UV sur les fenêtres, protection solaire, isolation thermique…). « On n’a pas attendu d’être reçus par le ministre pour agir. »

    Enfin, Carole Delga est déterminée à poursuivre « la lutte contre toutes formes de discrimination ». Désormais, s’ajoute le combat contre le protoxyde d’azote, véritable fléau. Après concertation avec le Rectorat, un grand plan de prévention sera présenté à l’automne. S’ensuivra une campagne de sensibilisation avec un kit d’action pour les maires et les professionnels de l’éducation.

    Un nouveau lycée à Cournonterral

    Ce sera le 11e à sortir de terre depuis 2016 !

    Jeudi 10 septembre sera inauguré, en présence d’Élisabeth Badinter le lycée Élisabeth et Robert Badinter de Cournonterral, à l’ouest de Montpellier. Sur une surface de 17 200 m² et un site de 6ha, ce lycée à énergie positive accueillera 1 400 élèves et 130 agents. Le coût (52 ME) financé par la Région a été gonflé de 6 ME en raison de procédures environnementales. « Ça a été un lourd combat qui nous a retardés 2 ans », souffle Carole Delga.

  • Hommage à Didier Brissot,« militant infatigable » à Martigues

    Hommage à Didier Brissot,« militant infatigable » à Martigues

    Il était un « militant infatigable », « discret, fraternel et chaleureux », affirme Laetitia Sabatier, secrétaire générale de la section PCF de Martigues. Ce jeudi avaient lieu les obsèques de Didier Brissot. L’agent du service Espace enfance et famille de la Ville s’est éteint vendredi 21 août à l’âge de 59 ans.

    Longtemps compagnon de route, Didier Brissot avait fait le choix de rejoindre le Parti communiste français en 2020. Élu à la direction de section en 2023, puis comme trésorier et membre du conseil départemental à l’occasion du 40e congrès en début d’année, il aura été, durant toutes ces années, un artisan précieux qui « laisse un vide immense ».

    Le service public

    chevillé au corps

    « C’était vraiment quelqu’un d’humain, sensible, gentil, travailleur comme j’ai jamais connu, souligne Laetitia Sabatier. Il habitait à côté de la section donc il était tout le temps là. Il était la définition du militantisme. » Chaque dimanche, au marché, Didier Brissot diffusait L’Humanité Dimanche et La Marseillaise. Notre journal, auquel il était particulièrement attaché, lui rend hommage et était représenté par le président de son conseil de surveillance Marc Poggiale lors de la cérémonie. Mais Didier Brissot portait aussi le service public chevillé au corps, affirme sa responsable Virginie Piazzolla. « Il portait les valeurs de solidarité, de fraternité, d’égalité et de justice, cette certitude que l’humain et le collectif doivent toujours primer. (…) Derrière sa discrétion se cachait un homme de convictions et de cœur. » Un homme qui ne sera pas oublié, en témoignent les centaines de personnes venues lui rendre un dernier hommage à l’église de Saint-Genest, à Jonquières.

  • Après les plaintes, Delogu en garde à vue

    Après les plaintes, Delogu en garde à vue

    Avant de se rendre au commissariat de l’Évêché (2e arr.), le député LFI de Marseille n’avait pu s’empêcher de publier un autoportrait, en commentant : « C’est l’heure ». Devant l’hôtel de police marseillais, son avocat Me Yones Taguelmint se réjouissait devant la presse d’une convocation rapide, trois jours après l’altercation qui a opposé des policiers en civil en intervention dans son immeuble au parlementaire. « C’est bien que la justice puisse avancer, enquêter à charge et à décharge », glissait brièvement son conseil quand le député entrait sans faire le moindre commentaire. Mais l’audition libre s’est rapidement transformée en garde à vue « dans le cadre de l’enquête de flagrance diligentée pour outrage sur personne dépositaire de l’autorité publique », a indiqué le parquet de Marseille à La Marseillaise, confirmant une information de l’AFP. Une flagrance qui permet de passer outre l’immunité parlementaire, et un cap supplémentaire franchi dans cette affaire.

    Plainte déposée contre X

    Trois policiers en civil du Service interdépartemental de sécurisation des transports en commun avaient déposé plainte pour outrage contre le député après une intervention lundi après-midi dans l’immeuble où il réside, lui reprochant d’avoir fait obstruction lorsqu’ils pénétraient dans le hall du bâtiment pour appréhender le voleur d’une montre de luxe, et de les avoir insultés, notamment en les traitant de « trou du cul ». Des faits contestés par le parlementaire, qui affirme avoir demandé aux forces de l’ordre de s’identifier alors qu’ils s’engouffraient à sa suite dans l’immeuble, et avoir été bousculé et injurié par l’un des policiers. Dans les enregistrements de vidéosurveillance largement diffusés, on entend cette fois l’un des policiers traiter le député de « trou du cul ». Après l’avoir annoncé, l’avocat de Sébastien Delogu confirme ce jeudi avoir porté plainte contre X mercredi soir, pour injure et violence physique par personne dépositaire de l’autorité publique.

    L’altercation est remontée jusqu’à la place Beauvau et le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez lui-même s’est empressé mercredi après-midi d’apporter « évidemment mon soutien aux forces de l’ordre qui doivent pouvoir exercer leur fonction partout et en toutes circonstances, et à tout le moins y être aidées par un élu de la République ».

    Le député a annoncé sa sortie hier soir aux alentours de 22h sur les réseaux sociaux, remerciant les forces de l’ordre «qui se sont comportées de manière irréprochable».

  • La FSU dénonce un manque de moyens préjudiciable à la réussite des élèves

    La FSU dénonce un manque de moyens préjudiciable à la réussite des élèves

    Après avoir ironisé sur les neuf ministres de l’Éducation en dix ans de règne d’Emmanuel Macron, le secrétaire général dans le Var de la FSU, Alain Tournay, a constaté que depuis la nomination du dernier en octobre 2025, « il ne s’est pas passé grand-chose, à part la baisse conséquente du budget de l’Éducation nationale, puisqu’on est en économie de guerre ». Et de déplorer encore « un an de perdu pour l’institution, avec aucune remise en question des nombreuses réformes faites, puis abandonnées ».

    Le responsable syndical annonce donc une rentrée 2026 particulièrement tendue du fait, entre autres, du manque d’enseignants et de personnels spécialisés, avec des classes encore surchargées. Et des conditions de travail très dégradées.

    « La baisse démographique aurait dû permettre de réduire significativement les effectifs par classe, on a fait tout le contraire », dénonce-t-il.

    Dans le Var, la moyenne annoncée pour la rentrée 2026 est de 22,04 élèves par classe dans le 1er degré, contre 21 au niveau national et environ 19 selon les standards européens.

    Le Var très mauvais élève

    « Cette moyenne masque des situations beaucoup plus difficiles, avec certaines classes pouvant atteindre 27 à 30 élèves, y compris en maternelle », dénonce la FSU.

    « Est-ce que c’est comme ça qu’on peut envisager qu’une rentrée se fasse sereinement avec tous les profils différents d’élèves que nous avons dans les classes aujourd’hui ? », interroge Aurélie Sanchez (SNUipp). Et de poursuivre : « Est-ce qu’on peut sérieusement envisager qu’on va permettre à chaque élève de réussir, d’avoir un parcours scolaire émancipateur ? » La réponse est bien évidemment, non.

    Mais pour faire passer les effectifs sous le seuil de 25 élèves par classe, le syndicat estime 40 ouvertures de classes supplémentaires seraient nécessaires. Et il manque encore 250 enseignants pour sortir des dernières places du classement par rapport au taux d’encadrement par élève, et remplacer les professeurs absents. « On sait déjà que plus de la moitié des collèges du Var vont avoir au moins un niveau dans lequel il y aura 29 à 30 élèves par classe », précise Bruno Combette (Snes). Et pour les lycées au moins 1/3 des établissements auront un niveau à 35, 36 élèves. « On n’est pas dans une amélioration des conditions d’apprentissage des élèves », insiste-t-il lui aussi.

    Geneviève Clerc (Snes) a insisté pour sa part sur « l’indigence de la médecine scolaire et des services sociaux », qui ne permet pas de répondre aux problèmes. Christian Petit dénonce, lui, le mépris qui continue d’être affiché en direction des élèves et des professeurs des lycées professionnels. Les conditions sont en tout cas réunies pour une mobilisation d’ampleur le 29 septembre.

    Thierry Turpin

    PAROLES DE SYNDICALISTES DE LA RÉGION

    Gweltaz Broudic – Cosecrétaire de la FSU 04

    « Dans le second degré, on a des classes très chargées dans plusieurs collèges, d’autant plus qu’il y a eu quatre fermetures de classe pour la rentrée. Sur le premier degré, on a eu une carte scolaire a minima, ce qui a pour effet de ne pas rétablir d’équité entre un certain nombre d’écoles. On a des gros écarts de moyenne par classe. Et on a depuis des années des problèmes de remplacement dans le département. »

    L.D.

    Patrick Charlier – Coresponsable CGT Éduc’action 05

    « On redoute aussi l’annonce de la création d’une direction de la politique territoriale de l’école. Nous, dans le 05, nous faisons déjà partie des territoires ruraux qui font l’objet d’une expérimentation visant à calculer les moyens qui pourraient être «optimisés» pour l’école. C’est le terme expert pour désigner la fermeture de petits collèges pour rapatrier leurs effectifs vers des grandes cités scolaires… »

    A.F.

    Olivier Montel – Secrétaire Unsa Éducation Vaucluse

    « Il y a de gros problèmes d’affectation. Des profs des écoles ont eu leur poste le 24 juillet. Certains ont fait des recours et sont sans retour… On redoute aussi un problème sur les remplaçants qui ne sont pas assez nombreux. Pire, une réforme départementalise le remplaçant alors qu’il dépendait d’une petite circonscription. Il y a la peur de partir à l’autre bout de Vaucluse, certains ont arrêté. »

    F.C.

    Lola Gourieux – Coresponsable CGT éduc’action 13

    « On prépare une rentrée difficile dans le premier degré [maternelle et primaire] parce que l’on manque de moyen humain. Il y a la réforme des remplaçants, qui auront des zones beaucoup plus larges à couvrir. Les enfants seront donc accueillis dans les autres classes, avec en ressource des fiches pour les élèves. Cela existait déjà, mais c’était un accueil dégradé qui, avec cette réforme, va sûrement devenir la norme. »

    E.J.

  • [C’est l’été] En mission avec l’équipage du Dragon

    [C’est l’été] En mission avec l’équipage du Dragon

    Le Dragon de la Sécurité civile est encore bâché en ce premier matin de juillet mais Michel Romani, copilote et mécanicien (MOB), est déjà sous l’appareil, aidé de Sébastien, secouriste chez les marins-pompiers, pour brancher le « bambi bucket ». Un gros sac de 800 litres, accroché à un long câble, qui s’ouvre et se ferme comme une corolle, et permet d’intervenir en cas d’incendie. Il s’agit ce jour-là d’aller le tester sur le plateau de l’Arbois dans le cadre d’un exercice avec les pompiers 13. « On l’a reçu il y a 15 jours, nous sommes les seuls à l’avoir avec Bastia » nous explique Thierry Cacherat, pilote, chef de base de Marignane et de la zone Sud. C’est lui qui a élaboré ce test avec le Détachement d’intervention héliporté des pompiers. L’idée : travailler de conserve pour transporter l’eau depuis la « berce » (un conteneur transportable par camion) jusqu’à un réservoir dans la colline. Même si, en pratique, le Dragon sert plutôt à la reconnaissance du commandement du centre opérationnel de zone pour évaluer le comportement du feu et à guider le largage des Canadairs. « On se pré-positionne, on allume le phare, ils nous voient et peuvent y aller » précise Thierry. De quoi gagner une à deux norias par heure, soit 24 tonnes d’eau.

    Mais il est temps de décoller. Trois boucles de contrôle récalcitrantes plus tard, c’est parti. Casque sur la tête, en dialogue permanent, MOB et pilote ne font qu’un. « Contact dans 5 mètres, tu peux reculer, c’est bon, je suis avec toi » indique Michel tandis que Thierry assure le vol stationnaire. Porte ouverte, le guidage se fait aussi visuellement. Passé l’atterrissage impeccable dans la garrigue et le brief avec les pompiers, c’est reparti pour l’entraînement. Le Dragon effectue des virages précis pour se positionner et remplir le sac. L’appareil des sapeurs lui, transporte le réservoir. Le tout dans un ballet impressionnant de dextérité. Thierry aux manettes, Michel à la porte, assis les jambes dans le vide. Le vent ne facilite pas la tâche. Durant plus d’une heure, les mouvements s’enchaînent. « On est en plein dans les turbulences avec un pendule, il faut calculer » commente Thierry.

    Faux départ

    Retour à la base. On retrouve là le reste de l’équipage du jour, Hugues, médecin militaire, un pro de la gestion de crise, et Nahiti, infirmier à l’AP-HM et sapeur-pompier volontaire. Le temps que pilote et MOB notent scrupuleusement leur compte rendu de vol, on se prépare à déjeuner… Ou pas. L’alerte est donnée, un arrêt cardiaque sur le port de Carro. En 15 minutes à peine, le Dragon redécolle. « Quel âge ? » s’enquiert Hugues qui prend des notes, « personne d’autre ne peut y aller, on va essayer de le sauver ». En vol, Nahiti prépare une seringue, Hugues a sorti le stéthoscope. Dans l’appareil règnent calme et concentration. L’hélico posé à deux pas de l’eau, l’équipe de secours saute à terre. La réanimation est « compliquée » nous détaille le médecin, où il faut faire avec les moyens du bord pour s’abriter du soleil et pouvoir intuber le patient dans une relative obscurité. Une « intervention de haute technicité » pour Hugues mais qui ne permettra pas de sauver le presque sexagénaire. Accepter de ne pas réussir à tous les coups fait aussi partie du job, « il se sera bien battu » estime-t-il. « Notre équipe est formée à travailler dans cet environnement particulier, le plus dur c’est d’être confronté à la détresse humaine » nous confie Thierry. Avec Michel, ils sont restés en retrait, disponibles pour transporter les appareils nécessaires.

    Le repas expédié, commence l’attente. « Il y a des jours où on n’arrête pas, d’autres où il ne se passe rien… » raconte Michel. Tout le monde suit avec attention les départs de feu, un peu partout. L’hélico des « copains du Var » a été appelé en renfort.

    18h. Nouvelle alerte, deux kayakistes en difficulté. Le Dragon passe en mode nautique, tout le monde en gilet de sauvetage. Une consigne : tirer sur la manette rouge si l’appareil s’abîme en mer, mais « seulement une fois qu’on est dans l’eau ». Rassurant. Un plongeur, déjà équipé, est embarqué au centre de secours de la Côte bleue. Tandis que le vent a forci, brinquebalant le Dragon, l’équipage, toujours zen, cherche des yeux les imprudents. Faux départ : un bateau de secours est déjà là. On n’aura pas le plaisir de se frotter aux vagues… Au retour, mauvaise surprise, l’électricité est coupée. Le vent qui forcit encore inquiète tout le monde. « Au-delà de 50 nœuds, on ne peut pas décoller » explique Thierry. À 21h, il faudra pousser les lourdes portes du hangar à la main pour rentrer l’hélico sur sa palette à roulettes téléguidée. Bien qu’indispensable au secours, la base ne dispose pas de groupe électrogène… Au loin, un énorme nuage de fumée obscurcit le ciel. Le feu a démarré à Rognac. Hugues, pompier volontaire sur la commune, se prépare à enchaîner sur une longue nuit…

  • [C’est l’été] Grande soirée des jeux vidéo à la médiathèque de Martigues

    [C’est l’été] Grande soirée des jeux vidéo à la médiathèque de Martigues

    « Ça me tient à cœur de pouvoir mettre un point final à l’été en proposant un rendez-vous qui rend l’accès au numérique gratuit et facile pour tous », confie Jean-Emmanuel de Micas, porteur du projet de la soirée gaming, organisée ce vendredi soir. Cet événement gratuit, porté par les Espaces Publics Numériques (EPN) en partenariat avec le Fablab de la Ville de Martigues et en collaboration avec la médiathèque Louis Aragon, propose une soirée autour du jeu et de la culture numérique.

    Petits et grands pourront se retrouver à la médiathèque Louis Aragon, dès 18h, pour jouer à des jeux vidéo, des jeux de société et faire des karaokés. « Les plus jeunes auront accès aux jeux vidéo actuels, les parents pourront retrouver ceux de leur jeunesse, notamment des jeux vidéo des années 1980-1990, et les montrer à leurs enfants, toute la famille et les amis pourront aussi se réunir autour de jeux de plateau (jeux de cartes, jeux de société) », détaille le porteur du projet.

    En savoir plus

    sur le monde du jeu vidéo

    « La société Pixelan, partenaire du projet, propose aussi une activité physique avec des dalles lumineuses au sol, où il faudra appuyer sur celles qui s’allument », ajoute-t-il. Tout au long de la soirée, des animations sont prévues, avec notamment un tournoi de jeux de foot. À l’étage, un stand proposera des quiz et un karaoké.

    La collaboration avec la médiathèque Louis Aragon permet aussi de proposer une conférence animée par Enzo Russo. « C’est un game designer, son métier c’est de réfléchir en amont à la manière dont on joue à un jeu. Grâce à son expérience, il va pouvoir expliquer et transmettre son savoir au cours d’une présentation, puis répondre aux questions du public », explique Jean-Emmanuel de Micas. La conférence prévue à 19h, « permet aussi aux jeunes de se projeter dans un métier et d’avoir un exemple de parcours pour y arriver ».

    « C’est un projet qui a ses défis, mais il me tient à cœur. On va d’ailleurs désormais proposer une soirée par trimestre, la prochaine est le 30 octobre », conclut, Jean-Emmanuel de Micas ravi.

    Gabrielle Cartellier