Blog

  • Deux soirées « à la cool » au Silo avec Mac DeMarco

    Deux soirées « à la cool » au Silo avec Mac DeMarco

    C’est le genre de concert qui attire l’oreille des amateurs habitués à filer à Lyon, Montpellier, ou Paris, et à guetter les festivals d’été, pour espérer voir passer cette espèce d’artistes. Devendra Banhart (2010, Dock des Suds), King Krule (2017, Cabaret Aléatoire), Unknown Mortal Orchestra (2018, Cabaret Aléatoire), Ty Segall (2018, Espace Julien)… On pourrait presque les compter sur les doigts d’une main. Cette fois-ci, c’est Mac DeMarco qui fait étape à Marseille dans le cadre d’une tournée européenne qui l’aura vu passer par Nantes et Bordeaux avant de filer à Barcelone, Madrid ou Lisbonne.

    éternel adolescent

    Le crooner lo-fi canadien, figure majeure de l’indie pop internationale depuis le début des années 2010, se produit au Silo les 13 et 14 septembre. Un doublé assez rare pour être souligné. La seconde a été ajoutée au début de l’été, alors que les quelque 2 000 places en prévente pour le 13 avaient toutes trouvé preneur. Pour les retardataires, il n’en reste plus qu’une poignée pour la seconde date.

    Pour les curieux, Mac DeMarco, c’est cette dégaine d’éternel adolescent en casquette usée, cigarette au coin des lèvres et sourire désarmant. Mais derrière ce personnage de glandeur revendiqué se cache l’un des mélodistes les plus inspirés de sa génération. Depuis le raz-de-marée de ses premiers albums 2 (2012), Salad Days (2014) ou This Old dog (2017), « l’homme le plus cool de la planète » a imposé une esthétique immédiatement reconnaissable : guitares cotonneuses, mélancolie douce et refrains addictifs. Des titres comme Chamber of Reflection, My Kind of Woman ou Heart to Heart cumulent des centaines de millions d’écoutes.

    Sur scène, le contraste est toujours saisissant. Entre deux blagues absurdes, des improvisations improbables et une proximité permanente avec le public, Mac DeMarco et ses musiciens plongent leur assistance dans un douillet brouillard dont eux seuls ont le secret. Pour cette tournée, il présente ses morceaux les plus récents tirés d’un dernier album, petit bijou minimaliste folk baptisé Guitar, sorti il y a plus d’un an, sans se priver de balayer sa foisonnante discographie devenue référence.

    C’est la pianiste californienne de formation classique, Vicky Farewell, signée sur son label et récompensée aux Grammy awards pour ses collaborations avec Anderson.Paak, qui assurera l’ouverture.

  • Le triathlon Embrunman face à la controverse des primes

    Le triathlon Embrunman face à la controverse des primes

    Il s’agit un événement mythique qui fait rêver plus d’un triathlète. L’Embrunman, une course XXL dans les Hautes-Alpes, qui cumule 4 km de natation, 188 km de vélo et un marathon. Mais depuis sa dernière édition, le 15 août 2026, l’organisation est au cœur d’une polémique, accentuée par les réseaux sociaux. Au centre de la controverse : la répartition des primes entre les athlètes des catégories féminine et masculine, jugée par certains inégale, et surtout, les propos cinglants tenus par l’organisateur envers les athlètes ayant relevé ces différences de traitements.

    « Pas question de donner de l’argent que nous suons à trouver à des veaux » ; « Nous allons sûrement réserver l’Embrunman aux hommes, ce qui évitera toute polémique » : ces extraits d’un mail rédigé par Gérald Iacono, organisateur de l’Embrunman, à Alice, arrivée 4e féminine, ont été relayés sur les réseaux sociaux. « Je demandais juste des explications concernant les primes intermédiaires distribuées uniquement aux hommes », a-t-elle écrit sur Instagram.

    Quelques jours avant, Marine Moulin, triathlète belge et arrivée à sa grande surprise deuxième féminine de la dernière édition, exprimait déjà sa déception. Suite à ses échanges avec l’organisateur sur le même sujet, elle publie une lettre ouverte sur son compte Facebook. « Je me retrouve face à un système qui pose de vraies questions en matière d’équité entre les hommes et les femmes », écrit-elle. Marine Moulin, malgré sa place sur le podium, n’a pas touché de prime. Celles-ci, certes identiques pour les deux sexes, ne sont attribuées qu’aux athlètes de la catégorie Élite. Or, « les critères permettant d’accéder à ce statut sont identiques pour les hommes et les femmes, alors que les performances féminines et masculines ne peuvent pas être comparées de la même manière sur des seuils chronométriques identiques », explique-t-elle. Cette année, vingt-deux hommes Élites étaient inscrits pour seulement trois femmes, et une seule a finalement pris le départ. « Il n’est pas logique, ni égal de juger une femme sur des mêmes critères chronométriques qu’un homme », estime la triathlète.

    « Manque de considération envers les femmes »

    Dans la même lignée, les primes intermédiaires, attribuées en fonction du chronomètre sur différents points de passage, sont établies suivant le classement tous sexes confondus. « Il est donc très difficile, voire impossible, pour une femme d’obtenir ces primes », regrette Marine Moulin.

    « Ce qui pose problème, c’est le vrai manque de considération envers les femmes », dit-elle. Elle regrette surtout que les réponses de l’organisation aient été « dénigrantes » : « Elles m’ont donné le sentiment que ma performance était balayée d’un revers de main, au point de me faire douter moi-même de sa légitimité. »

    Gérald Iaocono assume ses propos, écrit « sous le coup de la colère », car il était selon lui « insulté sur les réseaux sociaux ». « Si ces athlètes ne sont pas d’accord avec le règlement, elles n’ont qu’à ne pas participer. Ces polémiques décrédibilisent le sport », juge-t-il. Pour lui, le règlement de versement des primes est égalitaire et les critères pour rentrer dans la catégorie Élites assez larges pour permettre à des femmes d’y entrer. « Si une femme qui finit en 14 heures reçoit une prime, c’est injuste pour l’homme qui fait le même temps et n’en reçoit pas !, poursuit-il. Les femmes sont beaucoup moins nombreuses et leur inscription engendre donc moins d’argent. Cela voudrait-il dire que les hommes, plus nombreux, devraient payer les primes des femmes ? Ce serait anormal. »

    Suite aux critiques, l’organisation a annoncé, début septembre, modifier le règlement, sans avoir décidé de quoi que ce soit pour le moment. « J’ai un peu peur, réagit Marine Moulin, mais j’espère que ce sera dans le bon sens. »

    Agathe Di Lenardo

  • Une Fête de la Cride solidaire après les incendies

    Une Fête de la Cride solidaire après les incendies

    « La Fête de la Cride, c’est la rentrée des communistes de l’Ouest Var depuis plus de 35 ans. Elle a toujours été un instant de solidarité. Solidarité pour les victimes des incendies, mais aussi pour Cuba, pour Gaza. Notre solidarité n’est pas à géométrie variable. C’est une solidarité du cœur et de la raison », indique Jean-Pierre Meyer, secrétaire de la section PCF Ouest Var et ex-conseiller municipal de Sanary-sur-Mer.

    Il se réjouit de la présence de nombreuses associations « à travers des stands accueillies sans condition, ici à la Cride ».

    Ravi d’avoir vu « plus de 250 personnes prendre part d’une manière ou d’une autre » à cette fête, le communiste se félicite d’un soutien à près de 90% des membres de sa section à la candidature de Fabien Roussel à l’élection présidentielle (lire par ailleurs).

    « L’écologie avec le capitalisme, ça ne fonctionne pas »

    Sur le podium, il est rejoint par Sylvie Vinceneux, secrétaire départementale du PCF. « Le Var a payé un lourd tribut aux incendies de cet été. Plus de 6 000 hectares partis en fumée. 70 habitations touchées, dont une vingtaine complètement détruites. Voilà les conséquences des politiques austéritaires et de la non-anticipation du dérèglement climatique », cingle-t-elle en dénonçant les manques de moyens « financiers, humains et en équipement pour les sapeurs-pompiers ».

    Pour elle, dans un « département obsédé par la sécurité, on voit bien que la première priorité, c’est la sécurité civile ». « Dans les mois à venir, le Parti communiste s’emploiera à faire des propositions pour corriger les suppressions de moyens faits à l’ONF et chez les pompiers et pour mettre en œuvre notre plan climat », annonce-t-elle, convaincue que « même les plus climatosceptiques ont constaté l’impérieuse nécessité de changer de modèle. L’écologie avec le capitalisme, ça ne fonctionne pas ».

    La communiste remet un chèque de 4 500 euros à Olivier Masini, le représentant du Secours populaire. « Dès le départ, nous avons organisé la solidarité avec les victimes des incendies avec le Secours populaire, qui porte avec nous les mêmes valeurs de solidarité. Des centaines de communistes, durant tout l’été, sont allés à la rencontre de la population pour présenter nos propositions, mais aussi pour collecter l’argent de la solidarité », se félicite-t-elle.

    Refusant le fatalisme, Sylvie Vinceneux considère que ces drames « doivent servir à réindustrialiser notre région et notamment le Var, où des projets existent, portés par la CGT de l’Atelier Industriel de l’Aéronautique (AIA) de Cuers-Pierrefeu pour développer sur la base, pour l’entretien et la décarbonation des bombardiers d’eau ».

    Présents avec un stand à la Fête de la Cride, les Amis de La Marseillaise ont relayé auprès des participants l’appel à la souscription pour permettre à notre journal de continuer à jouer son rôle dans un paysage médiatique toujours plus entre les mains des puissances d’argent et de l’extrême droite.

  • À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    À Aix, les clubs sportifs gardent le cap malgré les incertitudes

    « C’est pour qui l’inscription, pour le loulou ? » « Il est déjà prêt et en tenue ! », lance une mère dans la file d’attente du stand des Golgoths 13. Parmi les centaines de chapiteaux blancs installés sur la pelouse du complexe sportif du Val de l’Arc, où se tenait ce samedi 5 septembre la 27e édition du Salon des sports, réunissant le public et les associations sportives de la ville, le club aixois de basket enregistre les inscriptions et présente ses calendriers. « Il y a une corrélation entre la fréquentation des clubs et les derniers JO, observe Max, directeur sportif des Golgoths 13. Il y a un impact sur le nombre d’inscrits. C’est le cas notamment pour le club de basket. »

    Un peu plus loin, l’association du Club handisport aixois interpelle les passants, flyers étalés sur la table. « Je dois dire que notre club se porte bien ! On est l’un des meilleurs clubs français en natation et en tennis de table, on est plutôt bien soutenus, estime Azzedine Mzouri, directeur sportif. Au niveau du Département, de la Région, la Ville, on n’est pas mal lotis. Même si l’on sait que ça va aller de pire en pire. Il va falloir qu’on compense, qu’on essaie de voir. »

    273 structures

    Pour l’instant, l’heure est surtout à la promotion des valeurs « de partage », conclut le sportif. Au club d’Escrime Pays d’Aix (EPA), on estime « que le cas est différent, on est un sport de niche », décrit Camille Leprince, président de l’EPA. Il ajoute : « On survit aux modes passagères, c’est là, c’est ancré. On a un savoir-faire exceptionnel. »

    Entre deux visites de stands, Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix, qui a inauguré l’événement, rappelle les distinctions obtenues par la ville, le label Terre de Jeux 2024 et le titre de Ville européenne du sport 2024 : « C’est très important d’être regardé de cette manière-là, parce que ça attire évidemment les subventions – les temps sont complexes et le seront encore plus demain – mais c’est aussi une fierté pour tout le monde associatif que la ville soit qualifiée de cette manière. » L’élue qualifie Aix de « ville d’excellence sportive ». Hervé Liberman, adjoint aux sports, met en avant « l’engouement » pour la pratique du sport dans la capitale de Provence : 273 clubs sportifs, pour 60 disciplines et 35 000 licenciés, un chiffre « qu’on maintient ». La Ville indique consacrer aux associations sportives un budget de 3,2 millions d’euros en fonctionnement et de 810 000 euros en investissement. Sur le terrain du Salon étaient aussi présents des élus de l’opposition municipale de gauche, dont le député Marc Pena (PS). Ils appellent « la mairie à rouvrir une Maison des associations ».

  • [Entretien] Patrick Mennucci : « Si c’est Mélenchon face à Le Pen, on est sûr de perdre »

    [Entretien] Patrick Mennucci : « Si c’est Mélenchon face à Le Pen, on est sûr de perdre »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui a convaincu le PS de vous confier cette mission et pourquoi l’accepter ?

    Patrick Mennucci : Je n’étais demandeur de rien et ce consensus s’est opéré, sans doute parce que j’ai cette forme de neutralité car je n’ai pas choisi de candidat et que j’entretiens les bonnes relations avec tous. Peut-être aussi le respect lié à mon âge et le fait aussi que je ne suis plus demandeur de mandat ou de désignation. Après, moi j’ai toujours essayé d’aider le PS et je ne peux pas me défiler quand on me demande de contribuer à remettre la gauche de gouvernement sur les rails.

    Quel sera votre rôle ?

    P. M. : Surtout de coordination. L’important, c’est que la primaire tourne autour des sujets qui intéressent les Français et que les candidats veulent mettre en avant. Mon rôle sera de favoriser le débat de fond et régler avec les membres de la commission ces bisbilles qui surgissent toujours dans une élection.

    Quel est le principal objectif ?

    P. M. : Que le scrutin se passe bien, mais avec le vote sur plateforme numérique*, on a moins de problèmes qu’avec des bureaux de vote. Et puis on a élargi la plage de vote à deux jours pour que si quelqu’un a des difficultés lors du vote, il ait le temps d’appeler la hotline. De ce point de vue, tout a été fait pour que la transparence soit totale et que le candidat ou la candidate désignée soit reconnue par tous, de manière incontestable. Après, si j’ai peu de choses à faire, c’est bon signe. Un des enjeux sera aussi l’éventualité d’un second tour. On s’y prépare du point de vue des adhésions puisqu’il sera possible de payer pour voter juste au 2nd tour.

    Craignez-vous la participation ?

    P. M. : Non, c’est un vote interne au PS, à Place publique et GRS puisque leurs militants ont un droit de vote « gratuit ». Ceux qui veulent adhérer à ces partis ont jusqu’au 6 octobre pour obtenir le droit de voter. Puis à côté, on a une association de financement qui permet de voter en payant sans être adhérent. Des citoyens sans-parti… une vieille expression du communisme municipal.

    Cette primaire peut-elle signer un renouveau du Parti socialiste ?

    P. M. : Le HuffPost a sorti un sondage qui dit que la primaire est plébiscitée. 59% des Français de gauche trouvent ça très bien et 23% disent vouloir y participer. Et les Français de droite disent vouloir faire la même chose. La primaire va mettre en avant des positions de la gauche de gouvernement.

    François Hollande dit qu’une primaire divise et n’y participe pas. C’est contradictoire.

    P. M. : François Hollande, qui est un ami, a dit qu’il participerait en étant électeur. On focalise beaucoup, mais c’est d’abord un homme de parti attaché aux règles. Il n’a pas souhaité participer, j’ai essayé de le convaincre, pour des raisons qui lui sont propres. Mais il aura à un moment la nécessité, comme Bernard Cazeneuve, d’aller vers le candidat choisi. J’ai confiance, c’est un homme qui ne fait pas n’importe quoi et sait prendre les bonnes décisions.

    Le PS peut-il exercer un leadership sur la gauche avec cette primaire ?

    P. M. : Déjà, il n’y a pas que le PS dans cette primaire. Mais l’espace politique qui y participe est celui qui doit, si on veut gagner la présidentielle, dominer la gauche. Si c’est Jean-Luc Mélenchon face à Marine Le Pen, on est sûr de perdre. Cet enjeu redouble l’intérêt de cette primaire, qui permettra aussi aux candidats de s’expliquer et se révéler.

    Le vainqueur de cette primaire social-démocrate aura la légitimité pour parler à toute la gauche ?

    P. M. : La primaire sert aussi à préparer l’unification de notre famille politique. La gauche de toute façon est divisée. L’important, c’est que le camp de la social-démocratie et du socialisme soit capable de dominer cet espace pour s’adresser aux Français au 2nd tour. Notre candidat parlera au nom des partis qui ont fait la primaire, après, il n’est pas interdit de discuter avec d’autres, les Verts, le parti communiste, le Parti radical de gauche, de leur soutien sur un accord législatif.

    Un mot sur la gauche marseillaise ?

    P. M. : Je suis ravi de la victoire de Benoît Payan et j’aimerais que le Parti socialiste retrouve une visibilité à Marseille, où la gauche de gouvernement porte avec force ses valeurs et tient à distance les élucubrations mélenchonistes. Je me félicite aussi de la liste sénatoriale et de la probable élection de Marie-Arlette Carlotti. Entretien réalisé par Christophe Casanova

    * participer.choisir2027.fr

  • À Carpentras, un arrêté « anti-mendicité » passé dans l’ombre

    À Carpentras, un arrêté « anti-mendicité » passé dans l’ombre

    Alors qu’à Avignon, l’arrêté « anti-mendicité » acté discrètement par le maire Olivier Galzi (DVD), fin août, avait finalement fait grand bruit avec des recours déposés contre sa mise en place, une décision similaire est passée entre les mailles du filet à Carpentras. En effet, dès le 8 avril, le maire Hervé de Lépinau (RN) a pris un arrêté qui poursuit « les troubles à l’ordre public et à la salubrité publique, provoqués notamment par les actions de mendicité et les comportements liés à la consommation abusive d’alcool ».

    Périmètre défini

    Sont interdits précisément « la consommation de boissons alcoolisées lorsqu’elle est de nature à provoquer des rixes, du bruit ou du tumulte », le « maintien prolongé, en position assise ou allongée, de personnes ou d’animaux qui gênent le libre passage des piétons ou perturbent l’ordre public », mais aussi « les quêtes d’argent faites de manière agressive aux terrasses de cafés, sur les parvis d’église, parvis de la gare SNCF, parcs, jardins publics et aux feux tricolores ». Le tout du 8 avril au mercredi 30 septembre inclus. L’arrêté s’applique aux voies, places, parcs, jardins et lieux publics de Carpentras « compris dans le périmètre délimité par les boulevards de ceinture », précise l’arrêté.

    Contactée par La Marseillaise, la municipalité carpentrassienne n’a pas répondu à temps à nos sollicitations pour que sa réponse puisse figurer dans cet article. Toutefois, l’arrêté expose plusieurs motivations, parmi lesquelles « assurer la sûreté et la commodité de passage sur les voies publiques », « garantir la quiétude des personnes fréquentant les jardins et parcs publics ainsi que les chalands » ou encore de « prévenir et faire cesser les troubles de voisinage, les bruits et les tapages, de prescrire toutes les mesures utiles, nécessaires au maintien du bon ordre ».

    Recours impossible

    Un arrêté évoqué dans la tribune libre du magazine de la Ville, en début d’été, par la conseillère d’opposition Pauline Cittadini (Parti Animaliste), du groupe « Ensemble, fiers de Carpentras », issue de liste du maire sortant Serge Andrieu, qui a depuis démissionné du conseil municipal. Le délai de recours étant de deux mois à compter de la publication du document, il était déjà trop tard pour engager une procédure. Ce que l’élue d’opposition regrette amèrement : « Il concerne quasiment tout le centre-ville, petites rues incluses. Donc, le principe de proportionnalité n’y est pas pour moi. Mais je suis tombée dessus trop tard. »

    Contactée, la section locale de la Ligue des droits de l’Homme assure qu’un recours sera déposé en cas de prolongation de l’arrêté.

    La confidentialité des courriers interroge

    Des inquiétudes ont également été soulevées par des élus d’opposition, à Carpentras, concernant l’apparition, dans un formulaire, d’une case demandant l’autorisation pour la municipalité d’ouvrir les courriers des conseillers municipaux. Des soupçons de manœuvre quelque peu fourbe qui ont fait tiquer. « J’ai bien refusé pour ma part. Il paraît que c’est normal, mais c’était tout de même bizarre », confie l’opposante Pauline Cittadini (Parti Animaliste). Mais cela semble en réalité émaner plutôt d’une très forte inspiration du premier résultat d’une recherche web, quand on tape « formulaire de collecte des données des élus ». En effet, sur cette page du site de partage de documents Scribd figuraient également ces fameuses cases et demandes. Contactée, la municipalité de la capitale du Comtat Venaissin n’a pas répondu à nos demandes.

    M.S.

  • [Motocross] Mathys Agullo entre dans la cour des grands en rejoignant la Team KTM

    [Motocross] Mathys Agullo entre dans la cour des grands en rejoignant la Team KTM

    C’est à 5 ans que Mathys Agullo a effectué ses premiers tours de roue.

    « C’est un coup de cœur, après être monté sur une moto avec mon père. » Son père, c’est Florent, qui n’a jamais fait de compétition, juste roulé pour le plaisir. Alors que Mathys a rapidement su que sa passion l’amènerait à la compétition. À tout juste 12 ans, le Ciotaden a intégré un sport-études, afin de combiner entraînement, compétition et scolarité.

    « Tout est calculé à la minute près, afin que je puisse avoir mes quatre entraînements par semaine, plus les mercredis et week-ends », détaille-t-il. Avec le soutien total de sa famille, qui ne compte plus les kilomètres et les sacrifices pour amener Mathys sur les compétitions françaises, européennes et mondiales. « En moyenne, ce sont 60 000 kilomètres par an, essentiellement avec le camping-car familial », indique son père. Sauf pour se rendre aux championnats du monde, en Bulgarie. « Nous y sommes allés en avion, la logistique a suivi, c’était une sacrée organisation ! »

    Florent Agullo qui, jusqu’à présent, était également mécanicien, pour l’entretien des six motos nécessaires à la pratique du haut niveau. Néanmoins, depuis un mois, la carrière de Mathys Agullo a pris une nouvelle dimension. En devenant pilote officiel chez KTM, une des plus importantes écuries en motocross, il va bénéficier d’une logistique qui lui simplifiera la vie et lui permettra de gravir les échelons vers le très haut niveau, qu’il tutoie déjà.

  • [Football] La sélection du Rouet cueillie à froid par le réalisme sikh

    [Football] La sélection du Rouet cueillie à froid par le réalisme sikh

    C’est un événement dont le cadre a été le stade Michel-Hidalgo. Pour la première fois de son histoire, la sélection du Khalistan a disputé une rencontre officielle hors de ses bases. Et c’est donc à Sausset-les-Pins que les représentants de la diaspora sikh en Europe ont joué à l’extérieur, loin de Londres, qui est leur fief.

    « Notre peuple est originaire du Pendjab, région de l’Inde. Les joueurs qui composent notre sélection vivent essentiellement en Grande Bretagne, ils évoluent dans des clubs de différents niveaux. Et pour eux, c’est une fierté d’être les porte-drapeau du peuple sikh », explique Camen Bhandal.

    La sélection est toute jeune, moins d’un an d’existence. Et le duel de samedi face au Rouet était seulement son second match officiel, après une victoire contre les Gaéliques irlandais (6-0). Rencontre à laquelle avait pris part Mao Benings, « qui est notre joueur emblématique, avec plus de 500 matches professionnels en Ligue 1 anglaise [équivalente de la Ligue 3 française, Ndlr] », indique le meneur de jeu.

    Culture et amitié

    S’ils évoluent en Europe, les joueurs du Khalistan sont affiliés à la Conifa Asie-Océanie. « Nos sélections évoluent généralement en Europe, car leurs joueurs sont le plus souvent issus des diasporas plus ou moins volontaires et des gens contraints à l’exil. Il n’y a aucune revendication politique. Juste l’idée de promouvoir des échanges culturels et amicaux », insiste Ruby-Ann Kagaoan, représentante de cette branche de l’institution. Le Khalistan, validé pour mettre en avant la culture sikh, les Ouïgours ou les Kurdes, qui ont leur sélection évoluant en Europe, mais sous bannière asiatique.

    Pour l’équipe du Rouet, ce premier match post-phase finale de la Coupe d’Europe était l’occasion d’enclencher une nouvelle dynamique. « Tout en conservant l’ossature du groupe, nous avons lancé un processus de rajeunissement de l’équipe, car nous avons vu que nos adversaires sont de plus en plus jeunes », constate Lucien Janselme. Si, au tout début, cela a pu être difficile de constituer une équipe, « aujourd’hui, nos résultats et le bouche à oreille font qu’il y a de plus en plus de candidats », poursuit le sélectionneur national.

    Quant au match en lui-même, il s’est soldé par un succès du Khalistan (1-0), après une ouverture du score dès la 3e minute. Les Rouégasques ont couru après ce handicap, sans trouver la faille. Ils se préparent pour d’autres rendez-vous. Alors que le Khalistan va organiser la coupe du monde féminine, à Vauxhall en 2027.

  • La défense olympienne encore à la faute

    La défense olympienne encore à la faute

    Si le match contre Strasbourg avait rassuré, celui contre le Paris FC a fait revenir les doutes sur la capacité de l’OM à tenir son rang cette saison.

    À Monaco, déjà, le groupe avait affiché ses faiblesses. Pour le retour au Vélodrome, l’occasion était belle de balayer toutes les idées noires. Malheureusement, comme en Principauté, la défense marseillaise a de nouveau été le maillon faible. En offrant les deux premiers buts aux visiteurs, dans une entame de match qui a rappelé un certain France – Angleterre, au stade San Mamès de Bilbao, lors de la Coupe du Monde 1982.

    Comme les Bleus de Michel Hidalgo, les hoplites de Bruno Genesio avaient donné le sentiment de pouvoir revenir et même renverser trois fois un adversaire qui a connu quelques faiblesses. Mais qui a su les surmonter. Contrairement aux Marseillais, qui dans les derniers instants ont donné une troisième fois le bâton pour se faire battre. Avec un penalty qui scellait leur destin. Et laissait les doutes faire leur nid dans les têtes.

    Avec au final une première défaite concédée au Vélodrome qui risque de faire mal.

  • Terres de Résistance, fer de lance de la reconquête politique

    Terres de Résistance, fer de lance de la reconquête politique

    « Nous pouvons encore, ensemble, mener la lutte pour la justice sociale, l’égalité et la dignité humaine » a exhorté Jeanine Incorvaïa, qui succède à Christian Scognamiglio à la présidence de Terres de Résistance. Après la perte de la circonscription les communistes sont prêts à relever le défi de la reconquête avec un festival « stratégique, outil de lutte, de solidarité », qui offre « un souffle contre l’individualisme, l’exploitation, les obscurantismes ».

    Terre de liens, Secours populaire français, Mouvement de la paix, Collectif solidarité Palestine, 1336, JOC, Association sénégalaise de Martigues, France-Chypre, France-Arménie, France-Cuba, Association des Comoriens, France-Vietnam, Les cocos de Lozère, les Amis de La Marseillaise… Autant de structures présentes qui tissent un partenariat fort et sans frontière. Elles ont animé, en plus des concerts et tables rondes, ce week-end de retrouvailles placé sous le signe d’une offensive politique à mener dans tous les rendez-vous de 2027.

    Secrétaire de la section PCF de Martigues, Laetitia Sabatier a rendu hommage aux camarades disparus : Didier Brissot, trésorier de la section ; Jean-Claude Cheinet, militant infatigable de l’écologie populaire ; et Hocine Aouar, figure emblématique du FC Martigues, saluant leur engagement combatif. Le maire (PCF) Gaby Charroux a estimé que « le plus bel hommage qu’on puisse leur faire est de continuer à résister en proposant ». Car la bataille s’annonce ardue. « La dernière campagne municipale a été difficile car en face, nous avions en plus de la droite et de l’extrême droite, une liste citoyenne qui a divisé », a rappelé Laetitia Sabatier.

    L’exigence de paix

    Mais « pour continuer à rénover nos écoles, se prémunir contre les incendies, préserver l’équilibre entre nature et industrie, sauver notre hôpital public », a listé la secrétaire de section, « nous avons la chance d’avoir notre municipalité ». Elle a aussi appelé à soutenir, lors des sénatoriales, « notre candidat d’union de la gauche, Jérémy Bacchi ». Pour la présidentielle, elle a plaidé « le vote pour une candidature communiste car nous sommes le parti le plus démocratique ». Et à propos des législatives : « C’est notre territoire, nous irons le reconquérir. »

    Gaby Charroux a clos le meeting en rappelant que le PCF restait fidèle à ses valeurs : « La Sécu, c’est nous qui l’avons créée, nous continuerons à la défendre de toutes nos forces. » Et persistant en citant le travail des parlementaires : « Commission d’enquête pour ArcelorMittal », « refus de la guerre », « défense des services publics, bouclier et facteur d’émancipation », « opposition aux délocalisations », « Décarbonation pour préserver emplois, nature et santé »… Au regard de l’histoire du Front populaire, « rien n’est impossible », a réaffirmé l’édile.