Blog

  • Gard : un mois pour dire merci aux aidants

    Gard : un mois pour dire merci aux aidants

    On les appelle volontiers « les super-héros du quotidien ». Dans le Gard, on en dénombre près de 63 500 : 40 000 adultes et 23 500 enfants qui, chaque jour, accompagnent un parent, un conjoint, un frère ou une sœur en perte d’autonomie en raison de l’âge, d’une maladie chronique ou d’un handicap. Souvent invisibles, parfois isolés, ces aidants jouent pourtant un rôle essentiel pour la société. Leur présence permet le maintien à domicile, le réconfort et le soutien permanent de milliers de Gardois.

    Pour leur rendre hommage, mais aussi pour leur offrir un espace d’écoute et de répit, le Conseil départemental et ses partenaires organisent du 23 septembre au 15 octobre 2025 les Journées gardoises des aidants. Sept villes accueilleront ces temps forts : Rochefort-du-Gard, Le Grau-du-Roi, Bagnols-sur-Cèze, Le Vigan, Uzès, Nîmes et Alès. Ces rendez-vous co-construits avec des aidants eux-mêmes et des professionnels de l’accompagnement entendent briser l’isolement et mieux faire connaître les dispositifs disponibles. « Par leur abnégation et leur dévouement, les aidants apportent une contribution majeure à notre société », rappelle la présidente du Conseil départemental, qui souligne la nécessité de leur apporter reconnaissance et soutien. Au programme, une large palette d’animations : conférences, ateliers pratiques, moments conviviaux et événements culturels gratuits. À Bagnols-sur-Cèze, le 1er octobre, stands d’information, apéritif dînatoire et concert du groupe Les Uns Différents – composé de musiciens en situation de handicap – mettront à l’honneur l’alliance entre solidarité et inclusion. À Nîmes, le 9 octobre, puis à Alès, le 15 octobre, des rendez-vous culturels offriront des parenthèses festives.

    « Prendre soin de soi »

    Au-delà des festivités, ces journées veulent transmettre un message central : prendre soin des autres passe aussi par la capacité à prendre soin de soi. Beaucoup d’aidants ne se reconnaissent pas comme tels et ignorent les soutiens existants. Pour les interpeller, de nouveaux outils seront présentés : l’« aidantomètre », inspiré du « violentomètre », aide à mesurer sa situation et à identifier un besoin de répit ; une carte d’urgence permettra d’indiquer, en cas d’imprévu, qui prendra le relais auprès de la personne aidée ; enfin, un annuaire territorial recensera les ressources disponibles dans chaque bassin de vie.

    L’événement est également l’occasion de mettre en lumière les Espaces ressources aidants, désormais ouverts à Vauvert, Calvisson, Alès, Nîmes, Uzès, Rochefort-du-Gard, Bagnols-sur-Cèze et Le Vigan. Véritables guichets uniques, ces lieux proposent écoute, soutien psychologique et social, permanences de professionnels, mais aussi formations et moments de convivialité. Ils s’inscrivent dans une dynamique forte : en 2025, le Département a consacré plus de 400 000 euros au soutien des aidants, contre 250 000 euros en 2024 et 105 000 euros en 2023. Le Comité départemental d’éducation pour la santé du Gard (Codes 30), partenaire historique, joue un rôle clé dans l’animation de ces dispositifs et dans la coordination des actions. L’association porte notamment la plateforme numérique « Aidants Gard », conçue pour faciliter l’accès à l’information et centraliser les services disponibles. Car si les aidants donnent sans compter, ils en paient parfois le prix : anxiété, fatigue, douleurs chroniques, isolement. Cette parenthèse est une manière de rappeler que derrière chaque « super-héros », il y a aussi une femme, un homme, un enfant, qui mérite écoute et réconfort.

  • Aubagne réalise un gros coup en s’imposant sur la pelouse de Fleury

    Aubagne réalise un gros coup en s’imposant sur la pelouse de Fleury

    Aubagne a frappé en seconde période pour s’assurer un 3e succès cette saison. Une victoire 2-0 sur la pelouse de Fleury, pour se rapprocher du podium de National 1.

    Il ne fallait pas manquer les 20 premières minutes de match. Les deux formations se sont rendues coup pour coup avec des occasions nettes pour Aubagne et Fleury. Le Scaab s’est montré le plus dangereux avec plusieurs situations, dégagées ou stoppées dans la précipitation par les locaux. Ce dispositif en 3-4-3 installé par le coach Gabriel Santos permet aux bucco-rhôdaniens d’utiliser les ailes efficacement avec Rocchia et Abdallah. Ensuite, un long temps faible s’est installé avec tout de même quelques ballons dangereux envoyés dans la surface aubagnaise, sans qu’il n’y ait de but. Le score est nul et vierge après 45 minutes.

    Il a fallu 45 secondes en deuxième période pour finalement voir un but. D’entrée de jeu, un centre venu de la gauche termine dans les pieds d’El Kaddouri, qui ouvre le score. Un quart d’heure plus tard, suite à un coup franc adverse mal joué, un contre est réalisé en vitesse. En supériorité numérique, le Scaab a également conclu, par Chaban, pour sceller le sort de la rencontre. Même si Fleury a repris le contrôle du ballon par la suite, Mohamed Nehari et ses coéquipiers ont conservé leur solidité défensive et quittent l’Île-de-France sans avoir concédé un seul but. Au soir de la 8e journée, Aubagne est 6e à un point de la 2e place.

  • Percez tous les secrets du criquet de Crau

    Percez tous les secrets du criquet de Crau

    L’écomusée de la Maison de la Crau, fondé en 1987 sous l’impulsion du Conservatoire d’espaces naturels de Provence-Alpes-Côte d’Azur (CEN Paca), en partenariat avec la mairie, accueille petits et grands entre ses murs pour participer à un jeu de piste à vivre et à découvrir en famille. Une activité qui s’inscrit dans la mission de sensibilisation du public à la protection de la plaine de la Crau de l’établissement. Et plus particulièrement du criquet de Crau pour ce jeu de piste.

    Dès votre arrivée, un livret vous sera délivré pour que votre recherche débute.

    L’objectif, résoudre en une heure, une dizaine d’énigmes cachées dans les différentes salles du musée pour trouver les coordonnées secrètes X et Y qui vous permettront ainsi de trouver l’emplacement exact de Monsieur criquet, Un criquet de résine plus vrai que nature afin d’en apprendre davantage sur cette espèce endémique du territoire protégée en France depuis 2007 et classée « en danger critique d’extinction » sur toutes les listes rouges (mondiales, européennes, nationales et régionales).

    Un criquet unique
    au monde

    Le criquet de Crau, Prionotropis rhodanica Uvarov, qui n’existe que sur ce territoire est parfaitement adapté à son milieu et s’y camoufle très bien puisqu’il est très difficile de l’observer dans son habitat naturel.

    Contrairement à la plupart des espèces de criquets, il ne chante presque jamais. Plutôt grand il mesure entre 3,5 et 4,5 cm, il est muni d’ailes courtes ce qui le rend incapable de voler, sans compter qu’il se déplace peu. Ce qui en fait un insecte encore plus vulnérable au morcellement et à la dégradation de son habitat : le « coussoul » de Crau, écosystème de pelouses sèches de la plaine de la Crau.

    L’espèce à d’ailleurs connu un déclin spectaculaire au XXe siècle dont un des principaux facteurs est la destruction de son habitat où une grande partie de la steppe originelle a été convertie en terres agricoles et sites industriels. Sans compter que le changement climatique, la prédation par les oiseaux et les maladies ou pollutions jouent un rôle dans ce déclin.

    Plan de sauvegarde
    et sensibilisation

    Dans une démarche de sauvegarde et de préservation, le projet « Life SOS Criquet de Crau » a vu le jour en 2021 et a œuvré pendant quatre années autour de plusieurs points clés allant de l’amélioration de la reproduction en captivité du criquet à l’augmentation des surfaces d’habitat favorable par la réouverture du coussoul et l’adaptation de la gestion pastorale. En passant par la réduction des menaces comme la prédaction ou encore le développement de la communication et des actions de sensibilisation et de prévention dont fait partie ce jeu de piste.

    L’écomusée est ouvert tous les jours de 9h à 17h sauf le lundi. Le dimanche de 9h à 12h et de 12h45 à 17h.

    Entrée au musée entre 3,50 et 5 euros. Gratuit – 6ans.

  • Une soirée corse au cœur de Marseille

    Une soirée corse au cœur de Marseille

    La soirée débutera à 17h avec une conférence de Marie Françoise Attard-Maraninchi, auteure de l’ouvrage « Le Panier, village corse à Marseille ». Elle viendra évoquer l’histoire et la mémoire de ce quartier emblématique où se sont installées de nombreuses familles corses, rappelant ainsi les liens profonds entre l’île et la cité phocéenne.

    À 19h30, place à la musique avec un concert qui réunira Éric & Jeff Mattei puis Saveriu Bellini en seconde partie pour un moment d’émotion et de fête qui viendra conclure cette belle rencontre.

    Un buffet de spécialités corses, préparé par l’épicerie corse « U Mio Paese », permettra aux participants de partager un moment convivial autour des saveurs de l’île.

    À travers cette initiative, notre association entend mettre en lumière la richesse de la culture corse et la vitalité de sa présence à Marseille, en créant un espace de rencontre, de mémoire et de fraternité.

  • Nos corps, nos choix, notre Histoire

    Nos corps, nos choix, notre Histoire

    L’année 2025 marque le cinquantième anniversaire de la Loi Veil. Afin de célébrer la lutte pour le droit à l’avortement, le collectif Une caméra à soi, créé par trois réalisatrices de documentaires indépendants, a lancé le projet « Nos corps, nos choix, notre Histoire ». Ce dernier rassemble un podcast, une exposition dans la ville de Montpellier et une journée d’échange et de restitution le 27 septembre.

    « Nous avions envie de transmettre la mémoire des luttes locales pour le droit à l’avortement, raconte Laure Hennequin, bénévole et co-fondatrice de l’association. Dans un premier temps, on a donc enregistré un podcast avec les élèves de troisième du collège Simone Veil à Montpellier. Nous sommes partis d’une photo d’archive, sur laquelle on voit une manifestation montpelliéraine pour le droit à l’avortement dans les années 1970. Les élèves ont mené l’enquête pour retrouver les femmes de la photo. Elles nous ont ensuite raconté leur histoire. » Le 27 septembre, à la Maison pour Tous Joseph Ricôme, une écoute collective du podcast aura lieu à 14h. Elle sera suivie par la projection de quatre courts-métrages réalisés lors d’ateliers menés par Une caméra à soi sur le thème « Mon corps, mon choix ». Des stands tenus par différents collectifs seront également présents tout au long de la journée, notamment celui du planning familial, partenaire de l’événement.

    La deuxième partie du projet prend la forme d’une exposition de cinq fresques, visibles dans la ville jusqu’au 4 octobre. Ce sont des collages réalisés en collaboration avec le Planning Familial à partir d’archives datant d’avant la loi Veil, au début des années 1970. Laure Hennequin explique : « La première se situe symboliquement aux Arceaux, à l’endroit où les femmes qui partaient avorter à l’étranger prenaient le bus. La dernière est visible au 10, rue Chaptal. À l’époque, c’est ici que se trouvait un local du Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception (MLAC), où se pratiquaient des avortements illégaux. »

    Au lendemain de la restitution du projet, le 28 septembre, les membres d’Une caméra à soi seront présentes aux côtés de plusieurs organisations féministes sur la Place de la Comédie, pour un rassemblement (12h) à l’occasion de la journée mondiale pour l’avortement.

    Le 27 septembre, de 14h à 22h30, à la Maison pour Tous Joseph Ricôme. Instagram : @unecameraasoi

  • Les élèves du lycée Diderot de Marseille découvrent notre journal

    Les élèves du lycée Diderot de Marseille découvrent notre journal

    Si vous aviez le choix entre journaliste et anthropologue ? » La question lancée aux élèves de Première du lycée Diderot semble surprenante. Mais, vendredi matin, l’anthropologue Monique Matni la pose après avoir expliqué les techniques de terrain du chercheur en anthropologie qui font écho à un autre métier, celui de journaliste. S’emparer d’un sujet, d’un fait et apprendre à en savoir plus grâce à des questions et une méthode, « les deux démarches ont des similitudes » ont expliqué Monique Matni et sa collègue Jeanne Pin, toutes deux doctorantes au sein du Laboratoire CeRCLEs de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

    Cette sensibilisation s’est déroulée vendredi au siège de La Marseillaise au cours d’un atelier proposé dans le cadre du festival des sciences sociales organisé jusqu’à dimanche à Marseille par l’EHESS. Accompagnés de leur professeure d’histoire-géographie et de la documentaliste de l’établissement, les élèves du lycée Diderot ont découvert l’histoire du journal, né dans la Résistance, appris ce qu’était une ligne éditoriale. « Il faut savoir faire la différence entre une information vérifiée et les contenus qui circulent sur les réseaux sociaux. C’est fondamental. La clé, c’est d’apprendre à chercher la source de l’information », a expliqué Françoise Verna, rédactrice en cheffe de La Marseillaise qui a coanimé l’atelier. Plusieurs titres de journaux étaient mis disposition pour permettre de comprendre l’importance du pluralisme de la presse.

    Cette immersion a été aussi l’occasion pour les lycéens de travailler en ateliers sur des sujets d’actualité de leur choix. Guerre à Gaza, agression d’une professeure à Strasbourg par un élève de 14 ans, victoire de l’OM sur le PSG et Ballon d’or 2025 : les informations sélectionnées à partir de la lecture du journal ont révélé combien ces adolescents saisissent l’actualité pour peu que l’on prenne la peine de leur proposer une éducation aux médias. Pour preuve leurs questions pertinentes qui ont conclu la matinée sur l’indépendance des journalistes et les pressions subies.

    programme du festival sur le site allez-savoir.fr

  • Lucien Molino. La sécu pour la solidarité nationale

    Lucien Molino. La sécu pour la solidarité nationale

    Le Commissaire de la République, dans ses écrits, affirme aussi que « les réquisitions de Marseille résultent de deux illusions. J’avais d’abord cru, se souvient-il, à l’épuration, ensuite aux réformes de structures, j’avais pensé que ces grandes aspirations du pays aboutiraient plus vite à des réformes importantes, tout au moins dans certaines branches maîtresses de l’économie. Gouvernement et patrons ne l’ont pas voulu. Les résultats qui ont été obtenus sont probants, partout régnait la justice sociale, ces initiatives ont permis d’améliorer l’apprentissage, les œuvres d’assistances, l’atmosphère du travail qui régnait et surtout les rendements obtenus ont mis ces entreprises réquisitionnées à l’avant-garde de toute la région et peut-être de la production française dans ces branches d’activités, la notion du service remplaçait la notion du profit. »

    En gérant ces entreprises, les travailleurs de Marseille ont écrit une belle page de l’histoire ouvrière. Pourtant, j’ai ressenti dès le départ une méfiance de la part de la CGT et du PC, m’accusant de vouloir instaurer les soviets à Marseille. La Fédération des métaux était inquiète de la position prise à Marseille. Elle appréhendait un échec et s’abstint d’appuyer les autres succursales des Aciéries du Nord en France dont nous demandions la réquisition. Cette grande expérience doit son succès aux efforts du magnifique esprit des ouvriers et de l’organisation syndicale CGT qui ont servi la grande œuvre du relèvement français. En fait les réquisitions se sont effectuées contre l’avis du gouvernement qui très rapidement manifesta sa désapprobation à l’encontre des décisions de Raymond Aubrac.

    En 1945, la naissance de la Sécurité sociale mise en place par Ambroise Croizat, ministre du travail communiste et un des responsables de la fédération des travailleurs de la métallurgie, constitua une pièce maîtresse dans le vaste chantier de reconstruction sociale et démocratique de l’après-guerre. Avec les nationalisations, les comités d’entreprise, les comités d’hygiène et de sécurité et les conditions de travail, les conventions collectives, cette innovation allait permettre de reconstruire le département et la France ravagés par la Seconde Guerre mondiale. Il fallait redonner aux femmes et aux hommes toute leur place dans la société, valoriser leurs capacités productives et créatrices, jeter les bases d’une société plus humaine. C’étaient les premiers pas vers la solidarité nationale.

    L’instauration de la Sécurité sociale ne relevait pas d’une improvisation. Elle prolongeait de longues années de combats sociaux, d’initiatives privées ou politiques sous la pression de la classe ouvrière recherchant depuis de longues années, dès le début du développement de l’industrialisation, les moyens de se protéger contre la maladie, la vieillesse, le chômage, les accidents du travail et les maladies professionnelles.

    à suivre la semaine prochaine…

  • Alès passe en mode jeuxdu Moyen Âge

    Alès passe en mode jeuxdu Moyen Âge

    Comme chaque année, la Semaine Cévenole qui célèbre l’histoire et les traditions du Moyen Âge revient à Alès. Pour l’occasion, trois expositions sont organisées. La première rassemble les sceaux de l’époque (mairie), la deuxième est la construction d’un village médiéval en Playmobil et la troisième expose des jouets et des instruments de musique de l’époque.

    Outre les différentes visites guidées, la semaine cévenole accueille aussi des conférences sur la cathédrale d’Alès (le 29 septembre), les divertissements de la noblesse (1er octobre), les origines de la carte à jouer en Catalogne (2), l’art du combat médiéval (2) ou encore se travestir en Languedoc (3). Un atelier de cuisine médiéval est aussi organisé le mardi suivi d’une soirée cinéma alors que plusieurs ateliers de confection de jeux et d’instruments de musique seront proposés aux enfants le mercredi. Un tournoi de jeux vidéos médiévaux est également au programme le jeudi.

    Tournois de chevaliers

    Vendredi, le traditionnel bœuf à la broche sera servi place de l’Hôtel de ville suivi de l’embrasement du fort Vauban. Pour le week-end, Alès ne change pas une équipe qui plaît puisque petits et grands pourront retrouver le traditionnel défilé costumé (location gratuite à la salle Cazot), le marché médiéval, le marché artisanal, les tournois de chevaliers et de cavaliers ainsi que les concours de tir à l’arc et les animations du campement militaire.

  • Nouvelles irrégularités au forage de la Castillonne ?

    Nouvelles irrégularités au forage de la Castillonne ?

    Véritable serpent de mer de Montagnac, le forage de la Castillonne n’en finit plus de faire parler de lui. Voilà près de trois ans qu’une partie des riverains – regroupée sous le collectif Veille eau grain – tente par tous les moyens de s’opposer à la vente par la mairie de 3 700 m² de parcelles agricoles, comprenant un forage donnant sur une nappe phréatique à la Compagnie générale des eaux de source (CGES). La filiale de la multinationale Alma a pour projet de construire une usine d’embouteillage afin d’y produire pas moins de 1,6 million de bouteilles par jour.

    Utilité d’un tel projet dans un contexte de raréfaction de la ressource en eau, sous-estimation de la vente comparée aux potentielles recettes d’un tel projet, beaucoup d’irrégularités ont été soulevées par les opposants. Nouveau rebondissement dans ce projet décrié, la déclaration préalable – déposée en mairie en juillet 2023 et affichée en juin 2025 – comprendrait elle aussi son lot d’anomalies. « Cette démarche est une nouvelle fois entachée de mensonges. Le PLU n’est pas respecté : depuis le début, on nous parle d’un projet sur une zone agricole et nous sommes sur un projet industriel puisqu’a été a posé une demande préalable pour réaliser un local technique sur la tête de forage. L’emprise au sol de l’arrêté municipal est de 16m² or l’architecte parle d’un bâtiment de 27,5 m², ce qui aurait nécessité un permis de construire. Enfin, la position du panneau, normalement en limite du domaine mais ici, il est à une centaine de mètres, donc absolument pas visible », soutient Vincent Lapasset, membre du collectif.

    Dès lors, direction le tribunal ? « Je ne sais pas si nous allons ouvrir une nouvelle procédure, nous n’avons pas des moyens financiers inépuisables », précise Vincent Lapasset. En effet, le collectif en a déjà déposé trois. « Sur l’une, on a été déboutés bien que le juge reconnaisse que les règles qui auraient dû s’appliquer lors de la vente du terrain en conseil municipal n’ont pas été respectées. Nous avons fait appel. Nous avons également porté un recours sur la plus-value réalisée, sous-estimée par la mairie », reprend Vincent Lapasset. Malgré ces revers, le collectif reste combatif. « Il y a un dossier que personne ne met en cause, on amène des faits. On reste optimiste dans le fait que la justice dise stop à cette magouille à grande échelle. » Les élections municipales en mars prochain feront-elles pencher la balance ? Reste aux futurs candidats à s’en saisir.