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  • Luka Karabatic n’oublie pas son passé chez les Aixois

    Champion de France, champion d’Europe, champion du monde et même champion olympique, Luka Karabatic (37 ans) a presque tout gagné dans sa carrière. Sauf la Ligue des champions, dont il a été finaliste en 2017 avec le Paris Saint-Germain. Huit saisons plus tard, le petit frère de Nikola porte toujours le maillot bleu et rouge, mais il n’a pas oublié d’où il vient.

    Après ses trois premières saisons professionnelles à Montpellier, le pivot tricolore a débarqué au Pauc. « C’était une étape clé dans ma carrière », reconnaît-il, conscient d’être passé du statut de jeune joueur formé au club à celui de cadre d’une équipe en danger. « Je me suis retrouvé d’un coup avec des responsabilités sur mes épaules. On attendait beaucoup de moi aussi. Ça mettait la pression, d’autant plus que l’on jouait le maintien à tout prix », se remémore « Loulou », persuadé que l’arrivée de Zvonimir Serdarušic, alias « Noka », lui a permis de progresser dans « tous les aspects » de son jeu et devenir « un joueur complet ». Ce qui lui a permis de connaître sa première compétition officielle en équipe de France lors du championnat d’Europe au Danemark en 2014. « Ça correspond à ma période aixoise. »

    « Noka » a influencé Luka

    Sous les ordres de « Noka », l’ancien cadre des Experts – qui a pris sa retraite internationale cette année – a appris « une école du handball » basée sur « l’aspect et l’esprit tactique ». « J’ai un peu tout réappris à ses côtés. Dans la manière de jouer, dans la défense, dans les basiques qu’on a tendance à passer au-dessus et surtout en attaque. Il a joué et a formé tellement de grands joueurs à ce poste-là », souligne-t-il avec beaucoup de reconnaissance envers l’un de ses maîtres.

  • Un collectif olympien boosté par ses finisseurs

    Un collectif olympien boosté par ses finisseurs

    Roberto De Zerbi a tenu ses promesses. Face aux Alsaciens, il a bien effectué des retouches dans son onze de départ.

    Avec des changements dans chaque ligne, tout en maintenant un fil conducteur. Avec son duo danois O’Riley – Höjbjerg pour l’équilibre. Et une charnière Aguerd – Balerdi qui avait montré de belles choses face au PSG. Timothy Weah était toujours là, dans un couloir gauche où il s’est montré entreprenant. À l’image d’un OM qui a débuté très haut, allant chercher les ballons dans la moitié de terrain strasbourgeoises.

    Côté alsacien, il y avait également l’idée de développer du jeu. Aspirer les Olympiens pour tenter de les prendre à revers. Emanuel Emegha a cru y arriver, mais il était signalé hors-jeu. Tandis que les offensives marseillaises faisaient frissonner la Meinau.

    Après le but alsacien, Roberto De Zerbi changeait sa ligne offensive, espérant redonner de la percussion. Choix payant, puisque l’OM revenait dans le match à l’entame du dernier quart d’heure. Pour renverser la table dans le temps additionnel grâce à Michaël Murillo.

  • « L’enfance a fait renaître Marcel Pagnol »

    « L’enfance a fait renaître Marcel Pagnol »

    La Marseillaise : La particularité narrative de votre film s’inscrit dans la rencontre entre Marcel Pagnol et son double enfantin. Comment cette clef de lecture s’est imposée à vous ?

    Sylvain Chomet : Il y a 8 ans, j’ai rencontré Nicolas Pagnol [petit-fils de Marcel Pagnol, Ndlr], qui m’a proposé de faire un documentaire avec l’utilisation d’archives, mais aussi des bouts d’animation. Je lui ai donc fabriqué une petite scène et, de fil en aiguille, les investisseurs et personnes auxquels on l’a présenté ont fait part de leur envie de revivre cette époque à travers un dessin animé. Moi, j’avais écrit un documentaire, plus traditionnel. J’avais donc besoin de trouver un déclic et Nicolas Pagnol m’a invité à visiter l’hôtel particulier de Marcel Pagnol, qu’on voit beaucoup dans le film. Quand je suis arrivé dans son bureau, chichement décoré, je me suis dit que ça serait formidable qu’il y soit attablé, en train d’essayer de se remémorer ses souvenirs. C’est là qu’intervient le petit Marcel. Une conversation s’engage entre eux et il va revivre sa vie avec son petit alter ego sur l’épaule.

    Plus qu’à Pagnol, votre film est une déclaration d’amour au cinéma. Quelque chose qui traverse le public, comme un sentiment. En ce qui vous concerne, celui qui vous habite le plus est-il la nostalgie de l’enfance ?

    S.C. : Je ne voulais pas que le film soit nostalgique. L’idée était de dépeindre une époque, très différente de la nôtre, où il y avait énormément plus de liberté. Marcel Pagnol disait d’ailleurs que c’était une époque bénie, pendant laquelle on pouvait se lancer dans des projets fous. C’est pour cela que j’ai voulu faire un film très coloré. Je ne voulais pas d’un film sépia pour rendre hommage à cette époque qui, selon moi, allait dix fois plus vite qu’aujourd’hui. Marcel Pagnol a vécu l’époque de l’apparition des voitures, des avions, du téléphone. Et il est surtout né au moment de l’invention du cinéma. Son année de naissance correspond à celle de la sortie de L’arrivée d’un train en gare de La Ciotat [réalisé par Louis Lumière en 1895]. Ces inventions ont changé le quotidien des gens. De nos jours, il ne s’invente pas vraiment grand-chose et quand c’est le cas, cela va plus dans le sens de leur malheur. On le voit avec l’intelligence artificielle. Ce n’est pas rassurant, alors qu’à l’époque, il y avait quelque chose d’enthousiasmant.

    Qu’est-ce qui permet de retrouver cet enthousiasme ? L’enfance, qui est un guide chez Pagnol ?

    S.C. : L’enfance est un guide pour lui et c’est surtout ce qui l’a fait renaître. Quand il avait 62 ans et qu’il n’en avait plus l’envie, il a commencé à écrire La gloire de mon père. C’est grâce à cet enfant qu’il s’est remis à avoir du plaisir à écrire. Une facette que la plupart des gens connaissent beaucoup plus que le Marcel Pagnol dramaturge ou cinéaste.

    Quelle était votre relation à l’œuvre de Pagnol avant de faire ce film ?

    S.C. : Quand j’avais 10 ans, on avait encore la chance d’avoir Pagnol au programme scolaire et j’ai découvert le plaisir de la lecture grâce à La gloire de mon père. ça parlait d’un petit garçon de mon âge, né à une époque différente, mais surtout dans un endroit mythique à mes yeux : la Provence. Pour moi, le petit banlieusard, c’était complètement exotique. C’est donc par La gloire de mon père que le soleil de Provence est entré chez moi. « Je suis né dans la ville d’Aubagne, sous le Garlaban… ». Ça commence par ça et le film finit aussi de la sorte.

    Finalement, le cinéma d’animation était le meilleur moyen de faire revivre Pagnol…

    S.C. : C’est une renaissance, a dit Nicolas Pagnol. On parle quand même de la vie de quelqu’un qui est devenu ce qu’il est, simplement parce qu’il écrivait des poèmes, des pièces pour le théâtre ou pour le cinéma. Si tout cela pouvait redonner aux enfants l’envie d’écrire… Marcel Pagnol parle de lui, mais est tellement universel qu’on a presque tous le sentiment d’être nés sous le Garlaban. Je pense aussi à la belle lettre d’amour signée par le rappeur SCH [lui aussi né à Aubagne] pour la fin du film, où il reprend cette phrase. L’œuvre de Pagnol, ce n’est pas forcément des histoires gaies. Mais il y a toujours cette chaleur humaine dans le texte, à laquelle j’ai voulu rendre hommage.

    Comment avez-vous apprivoisé le passage du muet, qui caractérise vos deux films majeurs, « Les triplettes de Belleville » et « L’illusionniste », à la faconde pagnolesque ?

    S.C. : Cela a nécessité un gros travail. Si j’avais fait un film sur Pagnol en muet, j’aurais fini en asile. J’ai beaucoup utilisé de dialogues originaux de Marcel Pagnol et je me suis aussi fait des plaisirs de dialoguiste en écrivant des dialogues pour Raimu et Fernandel. Les faire revivre en écrivant des scènes avec des parties de pétanque, c’est extraordinaire. Pagnol est un monument de la langue française, mais il ne fallait pas que je me sente inhibé face à lui.

    Le public vous connaît aussi pour avoir réalisé la séquence animée d’ouverture de « Joker : Folie à deux » (2024). Marcel Pagnol a, lui, vu naître son amour pour le cinéma parlant après la vision de la comédie musicale « Broadway Melody » (1929). La musique des instruments et du verbe vous réunit-elle ?

    S.C. : J’ai toujours pensé que l’animation, c’était de la musique en images. Et il se trouve que Pagnol jouait aussi du piano et de la guitare. On a peut-être ce sens du tempo en commun : savoir où exactement faire démarrer une scène, à quel moment changer de plan… C’est aussi pour cela qu’il y a beaucoup de musique dans le film, surtout du piano, un instrument romantique qui fonctionne très bien pour cette occasion.

    Propos recueillis par Philippe Amsellem

  • Un collectif olympien boosté par ses finisseurs

    Roberto De Zerbi a tenu ses promesses. Face aux Alsaciens, il a bien effectué des retouches dans son onze de départ.

    Avec des changements dans chaque ligne, tout en maintenant un fil conducteur. Avec son duo danois O’Riley – Höjbjerg pour l’équilibre. Et une charnière Aguerd – Balerdi qui avait montré de belles choses face au PSG. Timothy Weah était toujours là, dans un couloir gauche où il s’est montré entreprenant. À l’image d’un OM qui a débuté très haut, allant chercher les ballons dans la moitié de terrain strasbourgeoises.

    Côté alsacien, il y avait également l’idée de développer du jeu. Aspirer les Olympiens pour tenter de les prendre à revers. Emanuel Emegha a cru y arriver, mais il était signalé hors-jeu. Tandis que les offensives marseillaises faisaient frissonner la Meinau.

    Après le but alsacien, Roberto De Zerbi changeait sa ligne offensive, espérant redonner de la percussion. Choix payant, puisque l’OM revenait dans le match à l’entame du dernier quart d’heure. Pour renverser la table dans le temps additionnel grâce à Michaël Murillo.

  • Luka Karabatic n’oublie pas son passé chez les Aixois

    Luka Karabatic n’oublie pas son passé chez les Aixois

    Champion de France, champion d’Europe, champion du monde et même champion olympique, Luka Karabatic (37 ans) a presque tout gagné dans sa carrière. Sauf la Ligue des champions, dont il a été finaliste en 2017 avec le Paris Saint-Germain. Huit saisons plus tard, le petit frère de Nikola porte toujours le maillot bleu et rouge, mais il n’a pas oublié d’où il vient.

    Après ses trois premières saisons professionnelles à Montpellier, le pivot tricolore a débarqué au Pauc. « C’était une étape clé dans ma carrière », reconnaît-il, conscient d’être passé du statut de jeune joueur formé au club à celui de cadre d’une équipe en danger. « Je me suis retrouvé d’un coup avec des responsabilités sur mes épaules. On attendait beaucoup de moi aussi. Ça mettait la pression, d’autant plus que l’on jouait le maintien à tout prix », se remémore « Loulou », persuadé que l’arrivée de Zvonimir Serdarušic, alias « Noka », lui a permis de progresser dans « tous les aspects » de son jeu et devenir « un joueur complet ». Ce qui lui a permis de connaître sa première compétition officielle en équipe de France lors du championnat d’Europe au Danemark en 2014. « Ça correspond à ma période aixoise. »

    « Noka » a influencé Luka

    Sous les ordres de « Noka », l’ancien cadre des Experts – qui a pris sa retraite internationale cette année – a appris « une école du handball » basée sur « l’aspect et l’esprit tactique ». « J’ai un peu tout réappris à ses côtés. Dans la manière de jouer, dans la défense, dans les basiques qu’on a tendance à passer au-dessus et surtout en attaque. Il a joué et a formé tellement de grands joueurs à ce poste-là », souligne-t-il avec beaucoup de reconnaissance envers l’un de ses maîtres.

  • Les peintres italiens témoins d’une relation à la mer oubliée

    Les peintres italiens témoins d’une relation à la mer oubliée

    Quelles espèces peuplaient la Méditerranée entre le XVIe et le XVIIIe siècle ? Lesquelles étaient consommées ? Quelle relation les gens entretenaient avec le milieu aquatique ? « Nous avons peu de données pour le savoir », admet Louise Merquiol, post-doctorante à l’Institut méditerranéen d’océanologie (MIO) d’Aix-Marseille Université (AMU) qui s’est plongée dans les tableaux de maîtres italiens de cette période à la recherche des espèces représentées. « Les peintures peuvent être des sources de données écologiques et historiques », insiste la première autrice d’un article dans Npj biodiversity. « Les variations spatio-temporelles des représentations d’espèces dans les œuvres ont un sens », résume Thomas Changeux, hydrobiologiste de l’IRD au MIO qui a supervisé ces travaux.

    Louise Merquiol prolonge ici un travail publié en 2021 sur une zone plus large par Anne-Sophie Tribot, écologue au laboratoire TELEMMe (Aix-en-Provence), dans le cadre du projet BiodivAquArt d’« écologie historique ». Cette discipline utilise des ressources historiques –archives, histoires orales… – pour retracer des changements environnementaux. « Les œuvres d’art étaient encore peu considérées », assure Thomas Changeux, à l’origine du projet avec Daniel Faget du laboratoire TELEMMe. « Notre but est de retracer l’histoire des relations entre humains et environnement aquatique », précise-t-il.

    Au-delà de l’Italie

    Raison pour laquelle il se concentre sur cette période entre le XVIe et le XVIIIe siècle. « L’âge d’or de la peinture figurative en Europe », souligne-t-il. Les peintres sont alors nombreux et ont le souci de représenter le réel sans négliger l’esthétique et l’expression artistique.

    Les espèces présentes dans les peintures italiennes témoignent de changements dans les habitudes alimentaires, les techniques et la biodiversité. « Les natures mortes représentent principalement les espèces consommées », souligne Louise Merquiol. Or on constate que les espèces d’eau douce, très représentées au début, disparaissent au fil des ans au profit d’espèces marines. « Cela s’explique par une évolution des techniques de pêche, un climat de moins en moins favorable aux espèces d’eau douce et une perte de leur habitat due aux activités humaines », précise la chercheuse. La représentation d’espèces marines dans des œuvres peintes au cœur de l’Italie témoigne d’échanges entre la côte et l’intérieur du pays. « Probablement le fait d’une amélioration des techniques de conservation », ajoute Louise Merquiol, qui travaille maintenant à étendre le jeu de données à la Méditerranée occidentale.

    Plus il étudie les relations entre humains et environnement, plus Thomas Changeux y voit une capacité d’adaptation. « Dans un contexte de changement climatique qui annonce des temps difficiles, l’art nous touche et peut être vecteur de forces positives », conclut-il.

  • Une nouvelle résidence sociale pour étudiants rue Saint-Pierre

    Une nouvelle résidence sociale pour étudiants rue Saint-Pierre

    Derrière la grue qui a pris place depuis quelques semaines rue Saint-pierre, élus de la ville de Marseille et promoteurs se sont réunis ce vendredi pour poser la première pierre symbolique de la résidence Op’timone. Dans 15 mois, c’est au croisement de cette rue et de la rue Crillon que devrait s’élever cette nouvelle résidence sociale pour étudiants.

    « Ce projet répond à un vrai besoin de logements étudiant. On sait qu’en France certains étudiants changent d’orientation ou abandonnent leurs études à cause de difficultés à se loger », insiste Jean-Philippe Trede, directeur général de Fac Habitat. Ce sont donc 87 logements qui devraient sortir de terre dans ce quartier où la demande est forte avec notamment la faculté de médecine à quelques centaines de mètres. La résidence proposera des studios ou des T2 avec ou sans balcons et sera pourvue d’un jardin, une laverie, une chaufferie et d’espaces communs. Le rez-de-chaussée devrait être occupé par des commerces.

    Un terrain qui n’a pas été choisi au hasard. « La rue Saint-Pierre est importante dans la vie étudiante, puisqu’elle relie la plaine à la Timone, affirme Didier Jau, maire (EELV) du secteur 4/5. C’est dans cette vie étudiante foisonnante que va s’inscrire cette résidence. » Un projet qui accompagne la transformation de la rue Saint-Pierre promise pour 2027 par la Métropole. « Ces projets vont permettre un renouvellement du quartier », affirme le maire de secteur.

    « Ce projet est la preuve que des partenariats publics, privés peuvent se faire pour l’intérêt commun », insiste Raphaël Emin, directeur général de Demathieu Bard Immobilier. Après la construction du gros œuvre par ce promoteur, la gestion sera donnée à Axentia et Fac Habitat, une association de gestion de résidences étudiantes. Dans tout ce processus, la Ville de Marseille a été un partenaire important.

    La résidence sera ouverte pour tous les étudiants sous conditions de ressources. Les loyers n’ont pas encore été définis, « mais ils devraient être autour de 540 euros toutes charges comprises : électricité, eau et wifi. Et les logements seront évidemment éligibles aux APL », explique Jean-Philippe Trede.

    L’immeuble devrait sortir de terre à la rentrée 2027, et les dossiers pourront être déposés 6 mois avant son ouverture.

  • Un site de déchets verts fermé à Château-Gombert

    Un site de déchets verts fermé à Château-Gombert

    « Comme ma cousine fait de la politique, ça vient de là »

    La gestion des déchets verts reste problématique pour le Groupe Chailan, une entreprise de travaux forestiers qui a pignon sur rue et traite régulièrement avec les collectivités. Le préfet a pris le 18 septembre un arrêté de mise en demeure à son encontre, la sommant de régulariser un site de transit et de regroupement de déchets verts à Château-Gombert.

    À la suite d’une plainte, une inspection de la Dreal a constaté le 8 avril 2025 la présence au 24, rue Etienne Miège (13e) d’un tas de 950m3 de déchets végétaux, d’une benne de 30m3 de troncs d’arbres coupés et d’un tas de 380m3 de déchets broyés. Pas d’amiante, pas de gravats du BTP certes, mais plus de 1 000m3 de déchets végétaux, ce qui impose un enregistrement comme installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE).

    « C’est fini, mais avant, beaucoup de camions venaient jeter. Des fois ça sentait le brûlé et il y avait de la fumée », nous dit une riveraine qui continue de promener ses chiens sur ce terrain jonché de copeaux de bois. La Soleam est le propriétaire de cette parcelle nue qui devait bénéficier au Département au titre d’un emplacement réservé pour la réalisation de la LINEA, projet annulé par la justice.

    Interrogé l’aménageur de la Métropole confirme avoir passé une « convention d’occupation précaire jusqu’au 30 septembre 2028 » avec le Groupe Chailan qui réglait un loyer pour un « usage légal, temporaire et précaire » d’une partie de la parcelle, en l’espèce du « stockage de bois (abattage) et des volumes de “déchets verts” issus des coupes et tailles ». Mais, ajoute la SOLEAM, « le Groupe Chailan a souhaité résilier la convention avant la date butoir. L’occupation du site prendra donc fin le 10 octobre 2025 ».

    « J’ai tout bien fait dans les règles mais on a toujours une association sur le dos. Je ne faisais que du transit de déchets verts, de la biomasse », assure le gérant, Philippe Chailan, joint par téléphone. « J’ai tout arrêté. Je ne sais toujours pas pourquoi ils m’en veulent. Je suis réputé, j’ai pas de souci. Je pense que comme ma cousine fait de la politique, ça vient de là. C’est le vrai fond du problème. »

    Ce n’est pourtant pas le premier manquement de cette entreprise condamnée en octobre 2023 à une amende pour 6 000m3 de déchets verts sur un terrain, avenue des Pâquerettes (13e) gracieusement prêté par le Département. Un simple « accord verbal » avec un obscur chef de service, ce qui avait fortement indisposé le tribunal, au point de débouter le Département pour « comportement fautif ».

    C’est un fait que le Groupe Chailan a longtemps été dirigé par la conseillère municipale d’Allauch, Monique Chailan-Robineau (ex-LR) qui nous dit avoir laissé les rênes « en 2007 » de l’entreprise de son « arrière arrière grand-père » à son cousin germain. « Tant mieux qu’il y ait des associations de défense de l’environnement qui surveillent, mais c’est que des broyats de branches », soupire-t-elle, trouvant qu’« on fait beaucoup de tracas aux sociétés en s’arrêtant à des choses minimes quand même ».

    Quand on lui parle de l’affaire Renaud Chervet, cet ex-directeur des marchés publics du Département condamné en décembre 2022 à 5 ans ferme pour corruption, procès au cours duquel fut évoqué le dépôt par le Groupe Chaillan d’une offre hors délai, fait révélé en 2016 par Marsactu et Le Ravi, pour un marché d’entretien des espaces naturels départementaux et des sentiers, l’élue s’inscrit en faux : « C’était l’occasion de me mettre dans la boue. Encore une histoire politique pour essayer de me mettre dans l’affaire. Si cela avait été vrai, le parquet aurait poursuivi. »

  • Deuxième succès d’affilée de Provence Rugby à domicile

    Comme souvent devant leur public du stade Maurice-David, les Noirs ont pris le contrôle du match dès les premières minutes et ont déroulé leur jeu derrière. En difficulté sur ce début de saison après trois défaites sur les quatre premières journées de Pro D2, les rugbymen de Provence Rugby ont trouvé le chemin de la victoire pour la deuxième fois, vendredi soir à domicile, face aux Dacquois (42-15), lanterne rouge du championnat. Ce succès maîtrisé avec l’obtention du bonus offensif permet aux hommes de Philippe Saint-André de grimper à la neuvième place, ex æquo en nombre de points avec Oyonnax.

    Soulan efficace au pied

    Dominateurs en début de match, grâce à deux essais inscrits dans les sept premières minutes, les Provençaux ont vu leurs adversaires du soir revenir au score au milieu de la première période. Ils ont toutefois pu compter sur l’efficacité au pied de leur demi d’ouverture Jules Soulan, auteur de trois pénalités et deux transformations dans la partie.

  • Deuxième succès d’affilée de Provence Rugby à domicile

    Deuxième succès d’affilée de Provence Rugby à domicile

    Comme souvent devant leur public du stade Maurice-David, les Noirs ont pris le contrôle du match dès les premières minutes et ont déroulé leur jeu derrière. En difficulté sur ce début de saison après trois défaites sur les quatre premières journées de Pro D2, les rugbymen de Provence Rugby ont trouvé le chemin de la victoire pour la deuxième fois, vendredi soir à domicile, face aux Dacquois (42-15), lanterne rouge du championnat. Ce succès maîtrisé avec l’obtention du bonus offensif permet aux hommes de Philippe Saint-André de grimper à la neuvième place, ex æquo en nombre de points avec Oyonnax.

    Soulan efficace au pied

    Dominateurs en début de match, grâce à deux essais inscrits dans les sept premières minutes, les Provençaux ont vu leurs adversaires du soir revenir au score au milieu de la première période. Ils ont toutefois pu compter sur l’efficacité au pied de leur demi d’ouverture Jules Soulan, auteur de trois pénalités et deux transformations dans la partie.