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  • Chez Cezanne, une plaque pour l’armateur CMA-CGM

    Chez Cezanne, une plaque pour l’armateur CMA-CGM

    Ils sont une poignée de mécènes à avoir contribué aux réhabilitations des lieux de vie de Paul Cezanne. Pour qu’ils puissent, d’abord, être dévoilés au grand public à l’occasion de l’année Cezanne, mais aussi pour que leur restauration soit poursuivie sur le long terme. À la Bastide du Jas de Bouffan, maison familiale du peintre, le principal soutien financier s’avère être CMA-CGM, armateur et groupe mondial de transport maritime.

    500 000 euros ont été donnés pour la restauration, notamment, du Grand Salon, dans lequel se poursuivent les recherches scientifiques qui ont permis de dévoiler des fragments de l’œuvre de Cezanne, à même le mur. « Ils ont souhaité se concentrer sur le cœur battant », précise-t-on du côté de la Ville. En remerciement, une plaque a été dévoilée à la Bastide, lors d’une cérémonie tenue ce vendredi, suivie d’une visite du site et de ses avancées.

    « Ce patrimoine, cette Bastide, est la depuis déjà de nombreuses années. Pour nous, CMA-CGM, c’est extrêmement important qu’elle puisse préserver, continuer cette histoire, cette narration qu’elle fait de ce territoire et c’est pour ça qu’on a souhaité s’engager, aux côtés du maire, dans la rénovation de ce patrimoine », déroule Benoît Tournebize, qui représentait CMA-CGM. « Ça a été une aventure assez étonnante », souligne de son côté Sophie Joissains, maire d’Aix-en-Provence, qui retrace l’engagement signé, en septembre 2024, l’engagement signé par les deux parties pour la conservation de ce bout de patrimoine avant d’ajouter : « Nous ne serons plus là pour admirer toutes les restaurations qui auront été faites à ce moment-là mais nous espérons que ce sont des générations d’enfants qui pourront admirer cette belle Bastide qui aujourd’hui n’est pas encore totalement terminée… » À suivre.

  • Die Linke en tête à Berlin, l’AfD poursuit sa progression

    Die Linke en tête à Berlin, l’AfD poursuit sa progression

    Explosion de joie dimanche en début de soirée dans une salle du quartier branché de Kreuzberg à l’annonce des premières estimations du scrutin qui se déroulait à Berlin. Die Linke est donné en tête du scrutin avec autour de 25% des voix. La candidate qui avait fait campagne sur la crise du logement, Elif Eralp, juriste d’origine turque, peut devenir la première maire de gauche radicale.

    Si elle parvient à bâtir une coalition avec d’autres partis de gauche, elle serait aussi la première maire de Berlin issue de l’immigration. Pour cela, elle doit convaincre les écologistes, forts de 15% des voix, et le SPD, qui a longtemps dirigé la capitale mais réalise son pire score avec environ 12%. Sa mesure phare : l’expropriation des grands groupes immobiliers pour transférer, selon le parti, 270 000 logements à la propriété publique. Les écologistes y sont favorables, mais le candidat du SPD Steffen Krach a déploré jeudi le temps nécessaire et l’effort financier – 20 à 30 milliards d’euros selon lui – pour conclure que ce n’était « pas la bonne voie ».

    Encore inconnue il y a quelques mois, cette fille de syndicalistes turcs ayant fui leur pays en 1980, née à Munich, a orienté sa carrière de juriste vers la défense des droits humains, en particulier ceux des migrants, avant de rejoindre Die Linke. « Ce serait vraiment un signal fort si, à Berlin, une personne avec une histoire migratoire devenait maire », a affirmé la jeune femme, estimant être «la réponse à la Saxe-Anhalt ». Une référence à la récente victoire de l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) dans cet autre Land de la partie orientale du pays, bastion de cette formation d’extrême droite antimigrants.

    Le parti d’extrême droite a poursuivi sa progression dimanche que ce soit à Berlin ou dans la région du nord-est de Mecklembourg-Poméranie occidentale, selon des sondages réalisés à la sortie des bureaux de vote pour l’audiovisuel public allemand.

    Merz persiste

    et s’accroche

    Dans la capitale, réputée ouverte et tolérante, l’AfD enregistre un très bon score avec environ 15%, un bond par rapport aux 9% enregistrés en 2023. Dans le Mecklembourg, il est avec 37-38% – contre 16,7% en 2021 -, devant les sociaux-démocrates du SPD autour de 36%, reléguant loin derrière la formation conservatrice du chancelier Friedrich Merz.

    Ce scrutin était présenté « à haut risque » pour le chancelier. Prenant la parole dès dimanche soir, chose exceptionnelle s’agissant de scrutins régionaux, Friedrich Merz a reconnu un « désastre » pour son parti (environ 5%) au Mecklembourg. Mais de souligner également sa volonté de poursuivre sa mission malgré une impopularité record et ces revers, en tant « que président de la CDU et, avant tout, en tant que chancelier ».

    En revanche, le co-chef des sociaux-démocrates allemands et ministre des Finances, Lars Klingbeil, allié au niveau fédéral avec les conservateurs de Friedrich Merz, a reconnu que les élections de dimanche démontraient que le gouvernement n’était pas parvenu à convaincre du bien-fondé des réformes prévues, notamment des retraites, alors que le pays connaît stagnation économique et crise du pouvoir d’achat. « Je trouve que nous devons regarder ces résultats avec humilité et nous interroger sur ce que nous pouvons faire autrement et mieux », a-t-il notamment dit.

  • Baptême marseillais pour les Iconic Fugues de Savage

    Baptême marseillais pour les Iconic Fugues de Savage

    En 2025, Black Lips avait transformé la Citadelle en un bouillonnant chaudron garage rock. Après une première édition à guichets fermés, le festival Endless reprend ses quartiers au fort Saint-Nicolas, avec une soirée plus pointue mais appuyant les ambitions de son fondateur, Geoffrey Delhaye : faire dialoguer Marseille avec les grandes figures du rock indé.

    Cette fois, la tête d’affiche se nomme Andrew Savage. Heureux hasard, le leader de Parquet Courts, formation garage punk new-yorkaise devenue une des grandes figures du rock indé américain au tournant 2010, vit désormais à Marseille où il est venu chercher un peu de calme et de volupté. « On est plus sur une programmation de niche mais ça reste exceptionnel », assume l’organisateur. « Parquet Courts fait partie des groupes que j’écoutais en boucle dans ma chambre d’ado en Belgique. Dès que j’ai su qu’il était ici, j’ai cherché à le rencontrer pour le faire jouer à Endless ».

    A. Savage se produira samedi à la tête d’un nouveau projet baptisé Iconic Fugues qui attire la curiosité. Sur scène, il sera accompagné de Dylan Headley, la batteuse de White Fence et Cate Le Bon, du producteur londonien Steven Dove (clavier), et de Santiago, leader du groupe Hantayo, à la basse.

    « Avant-première »

    Un plaisir n’arrivant jamais seul, la sortie du premier album d’Iconic Fugues serait imminente. « C’est un gros pari et c’est très excitant, le concert aura un vrai goût d’avant-première, je suis vraiment heureux qu’il ait accepté », s’enthousiasme Geoffrey Delhaye.

    L’Américain n’a pas seulement prêté son nom à l’affiche. Peintre de formation et auteur des pochettes de Parquet Courts, c’est aussi lui qui a conçu l’identité visuelle en mettant sa griffe sur l’affiche de cette deuxième édition que l’Américain partage avec les Texans de Holy Wave et les Marseillais de Hantayo.

    Formés à El Paso, les premiers ont construit un univers singulier, entre psychédélisme, dream pop, shoegaze et rock cosmique. Le projet marseillais Hantayo dépasse lui aussi les frontières classiques du rock : musique électro, influences psyché, rythmes répétitifs et voix incantatoires s’y croisent dans un voyage quasi sensoriel.

    * Endless, samedi 26 septembre, 18h30, la Citadelle, 13007 Marseille : Iconic Fugues, Holy Wave et Hantayo. 28,50 euros + fdl

  • Robert Guédiguian, un cinéaste d’aujourd’hui, primé à la Mostra

    Robert Guédiguian, un cinéaste d’aujourd’hui, primé à la Mostra

    « Prendre pour personnage une femme, c’est vouloir parler du monde dans son exhaustivité », résume avec fulgurance Robert Guédiguian. Sélectionné dans la section « Giornate degli autori » à la Mostra de Venise, le cinéaste français repart avec une belle distinction grâce à Une femme aujourd’hui. Un succès vénitien amplement mérité pour le 24e long-métrage du Marseillais. Mais au-delà des récompenses, ce film marque le retour d’un regard engagé qui refuse de céder au cynisme ambiant.

    Filmer, pour Guédiguian, ce n’est jamais isoler un individu. C’est toujours le saisir au cœur des tensions et des contradictions de son époque. Il nous en donne la preuve éclatante ici. Le récit suit Juliette, trente ans, incarnée avec une justesse impressionnante par Marilou Aussilloux. Cadre brillante dans la finance, propriétaire, libre d’aimer et de voyager, elle coche toutes les cases de la réussite contemporaine. Mais ce vernis vole en éclats lorsqu’elle est violemment agressée à son travail par un collègue. En
    filmant cette trajectoire, Guédiguian ne réalise pas un simple fait divers. Il pose un regard lucide sur une dérive très actuelle : nous croyons être totalement libres, mais cette liberté s’avère souvent bien fragile dès que ressurgissent des formes anciennes mais tenaces de domination.

    « La bonté, mère

    de toutes les vertus »

    Ce qui frappe chez le réalisateur phocéen, c’est ce refus catégorique de laisser ses personnages s’enfermer dans le statut de victime. L’espoir chez lui n’a rien de naïf. Il ne s’agit pas d’effacer le malheur, mais d’observer ce qui surgit après le choc : cette capacité très humaine à se relever et à réinventer son existence.

    Loin de céder au misérabilisme ou au simple récit de fait divers, Guédiguian pose une question proprement philosophique : que vaut notre liberté lorsque nous découvrons qu’elle repose sur un équilibre bien plus vulnérable qu’on ne le pensait ? « La bonté est pour moi la mère de toutes les vertus. Je déteste le cynisme. La bonté envers les autres est l’alpha et l’oméga de ma vie. »

    Chez le cinéaste de Marius et Jeannette, la catastrophe n’a jamais le mot de la fin. Fidèle à un humanisme ardent, le réalisateur refuse le désespoir et la complaisance victimaire. L’espoir surgit dans les interstices du quotidien, dans la reconquête de la parole… La blessure devient ainsi le point de départ d’un éveil des consciences.

    Le scénario fait ainsi glisser le drame intime vers une véritable quête de sens. Juliette doit réapprendre à vivre, mais surtout comprendre ce qu’elle veut faire de sa propre vie. Autour de Marilou Aussilloux, on retrouve la « bande » historique du cinéaste : Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan. Cette fidélité d’acteurs apporte une authenticité folle au film. Et pour porter ce récit, le cinéaste fait une nouvelle fois de Marseille un personnage à part entière.

    En récompensant ce film, le jury du Label Europa Cinemas ne s’y est pas trompé. Une femme aujourd’hui évite soigneusement les pièges du discours moralisateur ou dogmatique. Il préfère soulever des questions essentielles et laisser le public poursuivre la réflexion bien après que les lumières de la salle se rallument. En croisant destin intime, Histoire et regard social, Robert Guédiguian rappelle avec force ce qui fonde son engagement d’artiste : même au milieu des ruines, il reste la solidarité et surtout cette obstination à demeurer debout.

  • Les métiers de la sécurité sociale recrutent

    Les métiers de la sécurité sociale recrutent

    « La Sécurité sociale est un employeur majeur sur le territoire ». C’est le message que veulent faire passer les directions des organismes sociaux pour le lancement de la 4e « semaine de l’emploi » dans la région.

    Une semaine où les différentes entreprises qui composent la Sécurité sociale, comme la CAF (Caisse d’allocations familiales), la CPAM (caisse primaire d’assurance maladie), l’Urssaf (Unions de Recouvrement des Cotisations de Sécurité Sociale) ou encore la Carsat (Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail) proposent une série de rendez-vous pour une vaste opération de recrutement. « On a des missions à la fois complémentaires et différentes. La branche retraite accompagne les futurs retraités et le suivi des droits des retraités. La branche maladie garantit l’accès aux soins et aide les usagers dans les parcours de santé… Cela permet d’avoir une multitude de métiers », explique Pascale Trucy directrice régionale adjointe de l’Urssaf Paca.

    Rappelons que ces organismes, bien qu’ils soient des maillons essentiels de l’état social, sont des employeurs de droit privé. Avec 6 branches (famille, retraite, autonomie, maladie, recouvrement, risques professionnels) et plus de 300 organismes, autant dire que l’offre proposée par la Sécu’ est large avec 80 métiers proposés. « Nous recrutons sur des métiers variés et parfois méconnus. Pour l’Urssaf Paca, depuis janvier 2026 on a publié 99 vacances de poste et on a recruté 60 personnes en CDI », développe Pascale Trucy. Concrètement, les organismes recrutent dans des domaines comme la relation client, gestion de dossiers, juridique, action sociale, analyse de données, communication, marketing, ou encore sur les fonctions supports comme avec de la comptabilité, finance ou ressources humaines…

    « Garantir l’accès

    aux droits »

    « On propose des métiers vivants, avec de l’autonomie ou de l’itinérance, avec des personnes qui vont voir les professionnels de santé ou des entreprises au quotidien », insiste Lavinie Maleuvre, directrice adjointe de l’Assurance maladie PACA. Elle précise d’ailleurs que les offres s’adressent aux travailleurs âgés comme aux plus jeunes : « On recrute beaucoup de jeunes sans expérience, qu’on forme nous-même ».

    De quoi remettre en avant le sens des métiers de la Sécu. « On est présents à chaque étape de la vie des citoyens, nos organismes remplissent des missions de service public. On est là pour garantir l’accès aux droits et faire vivre la solidarité entre tous », conclut Pascale Trucy.

  • Un milliard d’euros de projets pour le RER métropolitain

    Un milliard d’euros de projets pour le RER métropolitain

    Vingt-trois délibérations sont à l’ordre du jour, ce lundi soir (18h, salle de Montfavet) du conseil communautaire de rentrée du Grand Avignon. Code de déontologie et d’éthique, modification budgétaire ou bilan annuel de la gestion de l’eau sont notamment au programme. Mais aussi un important point mobilités sur le projet du Serm (service express régional et métropolitain). Mardi dernier, Fabrice Tocabens, ex-adjoint PS avignonnais en charge des transports, s’inquiétait de ne rien entendre dans la bouche d’Olivier Galzi, président (DVD) du Grand Avignon, sur le sujet. Le voilà servi. Et à la différence de la relance -au point mort- de la LEO, Olivier Galzi s’inscrit cette fois dans les pas de sa prédécesseure à l’Hôtel de ville.

    Il y a près de quatre ans, Emmanuel Macron avait lancé l’idée de développer des RER métropolitains, Cécile Helle s’engouffrant immédiatement dans le dossier pour que le bassin de vie d’Avignon soit retenu. Le Serm a depuis été labellisé en juillet 2024 par le gouvernement, actant des études de préfiguration de 7 millions d’euros. Le travail pour l’obtention du statut officiel se poursuit ce lundi avec une délibération validant cette poursuite et qui présente un vrai point d’avancement.

    Ce RER métropolitain du bassin de vie d’Avignon touche un large territoire d’environ 640 000 habitants de Vaucluse, mais aussi du Gard et du nord Bouches-du-Rhône, avec plus de 1,5 million de déplacements quotidiens et. Il a pour but de combiner plusieurs offres de mobilités pour « diminuer l’autosolisme, favoriser les modes de transports collectifs et actifs, de laisser la route aux usagers qui n’ont pas d’autre alternative, voire d’envisager de futurs usages pour des infrastructures routières moins utilisées ». Cette offre multimodale repose principalement sur la desserte ferroviaire, mais aussi des réseaux de bus, pistes cyclables et appui au covoiturage.

    Dix gares à (r)ouvrir

    Un document de plus de 300 pages a été validé à l’issue d’un tout récent comité de pilotage. Il détaille les projets éligibles sur dix ans, entre 2030 et 2040 avec du court, moyen et long terme. Objectif : augmenter de 22% la part de population située à 15 minutes à pied d’un arrêt de transports en commun. Le Serm prévoit la création ou la réouverture de dix gares ou haltes (Roquemaure, Villeneuve-lès-Avignon, Aramon, Laudun l’Ardoise, Remoulins, Barbentane, Le Pontet, Avignon Université, Avignon Saint-Chamand et Piolenc), le déploiement de neuf lignes de cars express, la création de six lignes et de douze aires de covoiturage pour améliorer la desserte des zones moins denses. Ce qui en fait une « une offre multimodale ambitieuse, estimée à 967,3 millions d’euros », lit-on dans le rapport qui revendique « un choc d’offre ferroviaire avec une fréquence renforcée à 2 et 4 trains par heure et par sens sur toutes les branches de l’étoile ferroviaire ». L’investissement vers le rail représente presque 60% de la somme globale.

    « Les partenaires du Serm sont d’ores et déjà mobilisés pour le financement d’un socle de projets en partie déjà programmés et réputés financés, pour un montant total d’investissement de 432 millions d’euros [données 2025] », précise le rapport. À noter que les projets d’extension du tram à Avignon mais aussi la phase 2 LEO, chiffrée ici à 225 millions d’euros, ne seront pas traités dans le cadre du Serm.

  • Toujours plus de fuites dans le réseau d’eau du Grand Avignon

    Toujours plus de fuites dans le réseau d’eau du Grand Avignon

    Toujours mobilisé, le collectif de l’eau du Grand Avignon en attend plus de la collectivité qui se réunit ce lundi 21 septembre en début de soirée. Alors que la part fixe du prix payé par les ménages a augmenté, le rendement du réseau en 2025 est plus faible que l’exercice précédent.

    En effet, d’après un rapport du délégataire qui est Eau Grand Avignon, géré par Suez, le rendement était de 75,4 % en 2024, c’est-à-dire que près du quart de l’eau du réseau était perdue. Et en 2025, celui-ci était donc de 72,3 %. « C’est assez mauvais comparé à la moyenne nationale », commente le collectif. Une pénalité, prévue dans le contrat avec la collectivité, de plusieurs centaines de milliers d’euros est d’ailleurs prévue.

    L’augmentation du prix payé par les consommateurs est justement censée pallier ce recul et financer des travaux. « Là encore, manque d’anticipation puisqu’aucune augmentation de la part communautaire n’avait été prévue depuis 2019. Valoriser un bien commun aussi précieux que l’eau, pourquoi pas, mais pourquoi ce sont toujours les mêmes qui payent », regrettent les membres du collectif. Qui voient comme potentielle solution de « faire payer les gros consommateurs ». « Ça serait du bon sens pour nos territoires », lâche Mireille Dapon en référence au mouvement politique lancé par le président de l’intercommunalité Olivier Galzi (DVD). Le collectif a demandé une rencontre avec Patrick Sandevoir, vice-président délégué à l’eau et à l’assainissement. Ce qui serait, d’après nos informations, en bonne voie.

  • Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Au Rove, un grand banquet populaire célèbre le pastoralisme

    Il est 19h58, la chef Marie-José Ordener livre les dernières consignes, coté coulisses, aux serveurs en dresscode noir et rouge. « On fait deux groupes de quatorze. Les premiers rentrent par la droite, les seconds par la gauche, et au retour on change… », détaille-t- elle à l’aide de schéma représentant les cinq tablées portant le nom de lieux-dits du Rove. Autour d’elle, ça fuse : « Là, les enfants, on va rigoler 5mn ! » Ce service orchestré comme un ballet nécessite la plus grande concentration pour cette équipe pourtant rodée aux festivités. « C’est énormément stressant », confie Nima, la responsable du comité des fêtes, qui reste déterminée.

    Enfant du pays, exilé à Forcalquier, le chef Manuel Barthélémy dispose des pétoules (sic) de pain autour de mottes de beurre cuisinées à l’huile d’olive maturée. Le boulanger- pizzaiolo, qui a fait le tour du monde, avoue : « Lier la gastronomie, le chant, la poésie, c’est tout ce qui fait que la vie est belle. »

    Les convives se placent dans la bonne humeur, fiers de tester ce nouveau concept qui pour 20 euros comprend entrée, plat, fromage, dessert et vins avec la promesse d’une balade dans le temps. « C’est un repas d’amitié et de berger qui célèbre l’année internationale du pastoralisme et des journées européennes du patrimoine. Le premier qui ouvre une voie qui raconte des histoires de transhumance et de chants régionaux », détaille Emmanuel Perrodin, chef de cuisine et directeur artistique de la soirée.

    L’allocution du maire communiste Paul Sabatino salue « l’esprit d’un banquet populaire qui, grâce à Emmanuel, permet de vivre des moments de bonheur et de vivre ensemble » et donne le top départ. Le ballet des plats démarre.

    « Ici, tout le monde

    a payé sa place »

    Le beurre maturé interroge deux jeunes ados attablés : « Il est bizarre ce beurre, non ? » S’ensuit le chant du Rove par l’ensemble Bram, chants occitans et une lecture en hommage aux fainéants et aux gourmands. Et la soirée passe trop vite. Les convives à 90% Rovenains échangent : « C’était délicieux ! Pour autant de personnes, c’est un véritable gage de qualité », « C’était populaire et chaleureux. Manger et être servi aussi bien avec le sourire, c’était waouh », « Et pour un prix dérisoire ! » Les commentaires des deux Anne, Michèle et Chantal jaillissent. Tandis qu’un des maris interroge : « Mais dans la glace ? y avait quoi avec le melon ? » Il est 23 heures, le maire sourit « Ici tout le monde a payé sa place. Personne ne m’a demandé d’invit’. C’est une réussite. »

  • Un week-end du patrimoine réussi du côté des visiteurs

    Un week-end du patrimoine réussi du côté des visiteurs

    Seuls, accompagnés, en famille ou entre amis, de nombreux Marseillais et touristes sont venus profiter des Journées européennes du patrimoine à Marseille, ce week-end.

    Permettre de profiter de bâtiments habituellement fermés au public : la philosophie de base de ces journées. Ainsi, l’ouverture du Palais du Pharo pour la première fois dimanche a fait le bonheur du public : « Je suis contente que le Pharo soit ouvert aujourd’hui ça fait longtemps que je voulais venir », confirme une visiteuse. Durant ces journées, tous les musées de la ville se visitaient également gratuitement. « Je suis venu spécialement pour voir l’exposition de photos sur la famille Detaille, j’attendais les journées du patrimoine pour en profiter. Après ça je sais qu’il y a d’autres lieux à visiter mais je n’ai pas encore prévu ce que je vais faire », confie Hugo, un jeune Vauclusien venu visiter le Musée d’Histoire de Marseille. Il trouve que cette initiative est « une très bonne chose », permettant à « tout le monde de venir visiter les musées gratuitement ». « En tant qu’étudiant, même si parfois il y a des tarifs spéciaux pendant le reste de l’année dans les musées, pouvoir visiter gratuitement c’est encore mieux », conclut-il avec le sourire.

    Placé sur la deuxième partie du mois de septembre, ce week-end dédié à la culture permet également de prolonger l’été, alors que le soleil et la chaleur étaient encore de la partie. De nombreux touristes, français comme étrangers étaient présents pour visiter les monuments marseillais. « À vrai dire on ne savait pas qu’il y avait un tel événement ce week-end à Marseille, on n’avait pas prévu de faire de musées mais comme c’est gratuit on en a profité », explique un groupe d’amis suédois.

    Sorties culturelles

    sans réservation

    Au Fort Saint-Nicolas, plusieurs visites guidées étaient prévues tout au long du week-end. Des activités manuelles étaient aussi proposées, auxquelles de nombreuses familles avec enfants ont pu participer, dans la bonne humeur et la convivialité. « C’est super, on peut venir avec les enfants, ça fait une activité à la fois culturelle et ludique pour eux » souligne un couple de Marseillais venus visiter la citadelle et le fort avec leurs deux enfants. « On n’avait pas spécialement de programme, on voulait venir se promener simplement sans prise de tête, le fait que l’on n’ait pas besoin de réserver la plupart des visites, c’est vraiment pratique », poursuivent-ils.

    Sentiment partagé par un autre couple venu à la Vieille Charité pour profiter des différentes expositions : « On est venu pour les journées du patrimoine mais on n’a pas spécialement l’habitude de se rendre au musée en temps normal. On s’y est pris au dernier moment, heureusement qu’il n’y avait pas de réservation à faire ».

    Si la majorité des sites étaient facilement accessibles, certaines visites devaient faire l’objet d’une réservation préalable. Pour Lisa, 32 ans, « c’est super comme week-end, mais on n’a pas réussi à faire tout ce qu’on voulait. Certaines activités ou visites étaient déjà complètes au moment où on s’est décidés, mais on a quand même réussi à trouver notre bonheur parmi les musées ouverts ».

  • [Entretien] Michel Dolot : « La culture de la paix, outil de cohérence entre toutes les luttes »

    [Entretien] Michel Dolot : « La culture de la paix, outil de cohérence entre toutes les luttes »

    Créée en 1948, l’association du Mouvement de la paix s’inscrit pleinement dans la dynamique de la Journée internationale de la paix, en promouvant la culture de la paix et en appelant à un cessez-le-feu général.

    La Marseillaise : En
    quoi consiste la Journée internationale de la paix qui
    a lieu ce lundi 21 septembre
     ?

    Michel Dolot : Premièrement, cette journée est bien une journée internationale et non mondiale, c’est-à-dire qu’elle est le résultat d’une décision prise par l’ONU. Cette résolution fait du 21 septembre un jour de promotion de la paix, qui a pour objectif de libérer les êtres humains de la peur de la guerre et permettre à tous de vivre dignement. Concrètement, il est demandé un cessez-le-feu général et la promotion de la culture de paix à travers le monde.

    Est-ce que, cette année, votre action prend une résonance différente avec un climat
    de violence omniprésent ?

    M.D. : Pour cette année, nous avons souhaité donner un rayonnement particulier à notre action dans les Bouches-du-Rhône en essayant d’imposer la question de la paix dans le débat politique, en vue des élections qui arrivent en 2027. On a donc écrit un courrier aux 127 maires du département, en leur demandant de marquer cette journée. Certaines mairies la célébraient déjà, mais elles restaient minoritaires. La lettre a permis à plusieurs autres municipalités de rejoindre le mouvement. Dans les guerres qui dictent le monde actuel, les puissances se battent contre les puissances, maintenant la planète s’invite dans ce débat et on ne négocie pas avec la planète.

    Quelle place prend la lutte
    pour la paix dans les Bouches-
    du-Rhône
     ?

    M.D. : À Istres, la base aérienne abrite des armes nucléaires. Donc en cas de guerre avec une autre puissance, elle devient une cible et les habitants du département seraient en première ligne. En cas d’explosion sur la base à Istres l’espérance de vie est d’environ vingt minutes. Donc il y a de quoi s’inquiéter de cette théorie de la dissuasion et de sa pertinence.

    Quelles actions sont prévues dans le cadre de cette journée ?

    M.D. : Nous avons donné rendez-vous, pour le début de la manifestation, à 18h en bas de la Canebière. Nous remonterons ensuite tous ensemble jusqu’aux Réformés, où se tiendra notre meeting. Plusieurs de nos partenaires tels que la CGT, FSU, d’autres responsables du Mouvement de la paix et autres prendront la parole. Nous distribuerons également des papillons en papier avec écrit « stop la guerre » ou encore « cultivons la paix ». D’autres actions sont prévues au cours de la semaine dans le reste du département.

    En tant que Journée internationale, elle devrait être célébrée dans le monde entier, mais il est difficile d’en faire la mesure. Les États ont tous signé, mais ne font pas grand-chose pour la mettre en œuvre, ils s’appuient généralement sur la société civile pour qu’elle fasse vivre cet événement.

    Avez-vous des attentes particulières vis-à-vis
    de ces manifestations ?

    M.D. : Pour dire vrai ce ne sont pas des attentes mais des espoirs. La culture de la paix est proposée comme un outil de cohérence entre toutes les luttes contre la domination, qui forme un cercle qui mène à la guerre. Il faut donc s’attaquer à toutes les formes de domination, que ce soit par le féminisme, la lutte pour avoir un toit au-dessus de sa tête… Il faut rompre ce cercle de violence. Et rappelez-vous qu’il y aura un 21 septembre l’année prochaine aussi.

    LES RENDEZ-VOUS

    Salon-de-Provence

    Rassemblement, lundi 21 septembre à 19h devant la mairie.

    Port-de-Bouc

    Rassemblement le mercredi 23 septembre à la pyramide de la paix, à 14h pour une exposition de dessins d’enfants, puis à 18h pour un meeting.

    Martigues

    Journée de clôture de nombreuses festivités dédiées au sujet en début de semaine le mercredi 23 septembre au jardin de Ferrières de 13h30 à 18h.