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  • Accompagner les jeunes vers l’emploi et la formation au Rove

    Accompagner les jeunes vers l’emploi et la formation au Rove

    Des permanences de la mission locale sont organisées dans le cadre de la convention conclue entre la Ville du Rove et la mission locale de Marseille, afin de faciliter l’accès aux droits et aux services pour les jeunes de la commune. Ce service de proximité permet aux jeunes Rovenains âgés de 16 à 25 ans de bénéficier gratuitement d’un accompagnement personnalisé, au plus près de chez eux. Elles se tiennent en effet en mairie, de 9h à 12h, sans rendez-vous, et sont actuellement assurées par Yvette Hua.

    Cet accompagnement porte ses fruits. Depuis le début de l’année 2026, 18 jeunes ont déjà été accueillis ou accompagnés lors des permanences organisées au Rove. Parmi eux, deux sont entrés en formation, quatre ont accédé à un emploi et un a signé un contrat en alternance.

    En 2025, 33 jeunes Rovenains étaient inscrits à la mission locale de Marseille. Ils ont bénéficié de 215 entretiens, ateliers ou informations collectives, et 29 jeunes ont intégré un dispositif d’accompagnement, dont cinq en Contrat d’engagement jeune (CEJ) et 24 en Parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi et l’autonomie (Pacea). Enfin, toujours en 2025, deux jeunes de la commune ont bénéficié du Fonds d’aide aux jeunes (FAJ) pour un montant total de 1 340 euros, ainsi que de 2 682 euros d’allocations Pacea, témoignant de l’importance de cet accompagnement pour favoriser leur insertion.

    Prochaine permanence le vendredi 31 juillet. À partir de la rentrée et jusqu’à la fin de l’année, les permanences sont programmées les vendredis 11 et 25 septembre, les vendredis 9 et 23 octobre, les vendredis 6 et 20 novembre, les vendredis 4 et 18 décembre.

  • La filière éolienne se structure, le projet DEOS se clarifie à Fos-sur-Mer

    La filière éolienne se structure, le projet DEOS se clarifie à Fos-sur-Mer

    Lors du bilan du premier semestre du Grand Port maritime de Marseille-Fos (GPMM), le 10 juillet, Hervé Martel avait prévenu : « L’éolien est une filière qui se structure, avec un jeu d’acteurs privés, français et internationaux, et un marché qui se clarifie au fil des décisions. (…) Ils y voient clair sur leur marché, on y voit clair sur nos subventions, on signe un contrat et on démarre [le projet DEOS, Développement de l’éolien offshore, Ndlr]. » Deux jours plus tard, l’institution portuaire clôturait son appel à manifestation pour trouver preneur, via une convention d’occupation temporaire, du foncier de 30 ha dans ses bassins ouest pour lancer l’aménagement de la plateforme début 2028.

    BW Ideol (concepteur de la fondation flottante en béton Damping Pool) et NGE (4e groupe français de BTP) annoncent s’être associés pour déposer leur candidature. L’accord signé prévoit un partenariat à parts égales dans Fos3F, qui vise à développer une ligne de fabrication en série dimensionnée pour produire environ 30 flotteurs par an, soit une capacité annuelle d’environ 500 MW. L’an dernier, 126 millions d’euros de financements publics avaient été sécurisés pour ce projet à 200 millions d’euros.

    Un moment clé

    Le président de BW Ideol souligne : « C’est une réponse souveraine aux besoins de la transition énergétique : des fondations conçues et fabriquées en France, à partir de matériaux sourcés localement, avec plus de 1 300 emplois directs à la clé pour le territoire. » Il rappelle : « Ce partenariat concrétise la création d’une nouvelle filière industrielle de fabrication en série de fondations flottantes, au moment où l’État lance avec l’AO10 le plus important appel d’offres jamais engagé pour l’éolien en mer. » L’attribution de l’appel d’offres, qui porte à plus de 5 GW le développement cumulé de l’éolien flottant en France dont 3,7 GW sur la façade méditerranéenne, devrait être connue d’ici le premier trimestre 2027.

    L’AO6, lui, a été remporté par Ocean Winds et Éoliennes Méditerranée Grand Large pour une capacité totale de 500 MW. La plateforme DEOS respecte son calendrier.

    Au total, 330 millions d’euros seront investis sur la zone Fos 3XL pour proposer une infrastructure, « un élément de la solution logistique » à l’opérateur choisi. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a d’ores et déjà annoncé le concours de l’Ademe à hauteur de 82,3 millions d’euros. « On travaille à d’autres financements, notamment européens », avait précisé le président du directoire le 10 juillet.

  • Le site de Tarascon presque condamné, Saint-Gaudens en sursis

    Le site de Tarascon presque condamné, Saint-Gaudens en sursis

    Le tribunal de commerce de Toulouse a tranché lundi : l’offre de reprise de Matthieu Pigasse pour l’entreprise de pâte à papier Fibre Excellence est rejetée. Un coup de massue pour les 670 salariés de l’enseigne, placée en redressement judiciaire le 27 avril dernier. C’est le maintien des « conditions suspensives », qui rendent, d’après la juridiction, « l’offre irrecevable », a rapporté Christophe Clerc, avocat du Comité social et économique (CSE) de la société.

    La proposition de l’homme d’affaires était en effet subordonnée à plusieurs conditions adressées à l’État. Parmi elles : le rachat à meilleur prix de l’électricité produite par les turbines de l’entreprise et la réintégration du fabricant dans le système européen des quotas carbone. Des exigences que le gouvernement ne lui a pas accordé, comme le suggéraient les récentes déclarations de Roland Lescure, ministre de l’Économie, qui assurait, mardi dernier à l’Assemblée, que « l’offre [n’était] pas au niveau ». « L’offre demande une aide supplémentaire de l’État, sans doute de plus de 100 millions d’euros : donc au-delà des 100 millions que nous sommes déjà prêts à mettre et des 90 millions d’euros qui ont été apportés à cette entreprise, contre un investissement du repreneur [Matthieu Pigasse, Ndlr] de 5 misérables millions d’euros. (…) Aujourd’hui, le compte n’y est pas », avait souligné le ministre. « Cette déclaration est indigne de la part du ministre, qui s’acharne à décrédibiliser cette offre par pur calcul politicien », s’était alors indigné la CGT, dans un communiqué.

    Le tribunal a requis la liquidation du site de Tarascon, dans les Bouches-du-Rhône, qui emploie environ 275 personnes. Le site de Saint-Gaudens a lui obtenu un sursis inespéré de deux jours, un nouvel industriel s’étant manifesté pour sa reprise.

    Une offre à « consolider »

    Le nouveau candidat, qui souhaite rester anonyme, doit désormais consolider son dossier avant la prochaine audience, mercredi 29 juillet. « Il y a un nouvel industriel qui a fait une lettre d’intention qui donne une caution de deux millions d’euros pour gagner du temps. Mais rien n’est fait », a souligné Sébastien Oustric, représentant CGT des salariés de Saint-Gaudens, à l’issue de l’audience, lundi matin. Sébastien Martin, ministre délégué en charge de l’Industrie, a confirmé l’existence dudit repreneur, qu’il assure avoir rencontré, ce week-end, aux côtés de Carole Delga, présidente (PS) du conseil régional d’Occitanie. « Mes services, en lien avec la Région, vont se mobiliser pour voir de quelle manière cette offre peut être consolidée », a-t-il ajouté.

    Dernière usine de pâte à papier française, Fibre Excellence représente, en plus de ses 675 salariés, près de 10 000 emplois indirects d’après la CGT. « Si l’État ne suit pas, c’est lui seul qui condamne la filière et les milliers d’emplois qui en découlent », concluait le syndicat dans un communiqué, la semaine dernière.

  • Marseille 1943, la justice s’achemine vers la reconnaissance des crimes

    Marseille 1943, la justice s’achemine vers la reconnaissance des crimes

    Bientôt huit ans après le dépôt de plainte du 17 janvier 2019 sur la rafle du Vieux-Port, la justice se dirige vers la reconnaissance des crimes perpétrés à Marseille en 1943. C’est l’aboutissement du long combat « pour la mémoire des disparus et la conscience des vivants » mené par le Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943, son président Antoine Mignemi, 88 ans, rescapé des rafles, et l’avocat Pascal Luongo.

    Ce drame de la Seconde Guerre mondiale a longtemps été occulté. L’opération Sultan a été ordonnée par Hitler et exécutée avec le concours du régime de Vichy et de la police française, du 22 janvier au 17 février 1943. Cette collaboration s’incarne dans un cliché mettant en présence Bernhard Griese, le chef des SS, et René Bousquet, le secrétaire général de la police de Vichy.

    « Je suis extrêmement heureux, confirme Me Luongo, dont le grand-père et les siens furent raflés. C’est une formidable nouvelle que nous avons annoncée aux victimes, aux membres du collectif, car en plus du crime contre l’humanité des rafles du Vieux-Port, les crimes de guerre de la destruction des Vieux-Quartiers sont reconnus aussi. »

    Selon le Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943, des magistrats du Parquet national anti-terroriste (PNAT) viendront, fin septembre, présenter aux plaignants cette décision historique à l’occasion d’une réunion publique exceptionnelle au Palais Monthyon. Des magistrats expliqueront aux parties civiles les conclusions du long travail d’enquête mené par le pôle crimes contre l’humanité, crimes et délits de guerre. Depuis mai 2019, les investigations ont été confiées aux enquêteurs spécialisés de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH), rattaché à la Gendarmerie nationale. Cette réunion doit être suivie d’une commémoration organisée par la Ville de Marseille.

    Interrogé, le Parquet national anti-terroriste en charge de l’enquête, au tribunal de Paris, s’est refusé à confirmer l’information. « Nous sommes en fin d’investigation. Nous travaillons sur une décision qui n’est pas encore prise. Cette décision ne sera matérialisée qu’à partir du moment où les victimes seront informées. »

    « 12 000 Marseillais ont été chassés des quartiers Saint-Jean et de l’Opéra et transférés à Fréjus. 1 500 d’entre eux furent déportés vers les camps de la mort, et parmi eux plus de 804 déportés parce que juifs », avait déclaré le ministre de l’Intérieur, à l’occasion du premier hommage national rendu le 29 janvier 2023 pour les 80 ans des rafles des 22, 23 et 24 janvier 1943. Gérald Darmanin était venu, au nom du président de la République, « réparer cette injustice et signifier sa portée nationale ». L’État reconnaissait que cet épisode sombre de la Seconde Guerre mondiale était « bien trop peu relaté dans les livres d’histoire », un épisode dont il avait reconnu qu’il était « à la croisée de la grande histoire et des destins individuels, à la croisée de la honte de la collaboration et de la fierté de la Résistance ».

    Une mémoire occultée

    En mai 2019, le Pnat avait jugé « recevable » la plainte de 24 pages déposée au nom de huit Marseillais survivants et descendants (deux sont décédés en cours d’instruction) de la rafle du 24 janvier 1943 pour crime contre l’humanité. La plainte visait « toute personne ayant commis le crime contre l’humanité à Marseille, Fréjus et Oranienbourg (Allemagne), à l’encontre de la population civile du Quartier Nord du Vieux-Port, à Marseille, entre le 24 janvier 1943 [et] le 19 février 1943 et courant années 1944 et 1945, et en tout cas pour un temps non prescrit, en raison d’une atteinte volontaire à la vie, du transfert forcé de population, de la privation grave de liberté physique et des actes inhumains causant intentionnellement de grandes souffrances et des atteintes graves physiques et psychiques ».

    La plainte détaillait combien la population civile, ces familles pauvres issues pour la plupart de l’immigration italienne et en particulier napolitaine, « a été ciblée pour son lieu d’habitation et ses origines, a vécu des arrestations arbitraires, des persécutions, des transferts forcés, des déportations et des atteintes volontaires à la vie, autant d’actes inhumains dans un plan concerté pour le compte d’un État, l’Allemagne nazie, mais aussi de l’État français de Vichy ».

  • Hébergement d’urgence, les associations à bout dans les Bouches-du-Rhône

    Hébergement d’urgence, les associations à bout dans les Bouches-du-Rhône

    Nous vous demandons, Monsieur le préfet, d’être le garant de l’inconditionnalité de la mise à l’abri des personnes vulnérables hors de toute autre considération que leur besoin d’un abri immédiat, sûr et digne. » Dans un long courrier, argumenté, en date 24 juillet, dont nous avons eu connaissance, le Service intégré d’accueil et d’orientation (SIAO 13), plateforme départementale qui gère l’hébergement, l’insertion et l’accès au logement des personnes sans abri, regroupant une vingtaine d’associations, dresse un bilan déplorable des dispositifs d’hébergement d’urgence.

    Elle dénonce une politique publique ultra-restrictive avec « une sélection des demandeurs en fonction de critères de vulnérabilité », une « orientation réduite aux femmes victimes de violences intrafamiliales », un accès aux centres d’hébergement et de réinsertion sociale et d’urgence réservé aux seuls ménages issus d’hôtels « excluant de fait tous les autres ». Elle pointe également l’exclusion de l’accueil des mères isolées avec au moins un enfant de moins de 3 ans, au motif que leur prise en charge relève du Département. Autant de critères qui ont conduit à « un démantèlement complet des possibilités de mise à l’abri », s’indigne le SIAO.

    90 % des appels au 115

    sans solution

    Pire, « à ce jour, le 115 n’offre aucune solution pour 90 % des appels reçus malgré l’ouverture des haltes de nuit, 267 personnes restant quotidiennement sans réponse », déplore la plateforme. « Tout semble indiquer que (…) la politique publique d’accompagnement de la rue au logement sur notre département est aujourd’hui focalisée à l’excès sur le respect d’une cible de nuitées hôtelières de 1 500 personnes par jour, soit 547 500 nuitées par an », analyse le SIAO. Un potentiel de nuitées compromis par « les opérations de renouvellement urbain, les évacuations de campement, ou encore les dispositifs exceptionnels comme les plans Grand froid ou Canicule ».

    Violences sexuelles, exploitations, emprise… En tant qu’associatifs de terrain, « nous constatons quotidiennement les risques majeurs encourus par les femmes auxquelles aucune solution n’est proposée », témoigne le SIAO, ajoutant que pour les enfants, les conséquences sont tout aussi dramatiques avec rupture de scolarité, difficultés d’accès aux soins, insécurité permanente qui porte atteinte à leur développement. Un « coût financier et humain » qui « produira dans les années à venir son lot de malheurs », entre « violences, délinquances, traite d’êtres humains et trafics en tout genre », alerte le SIAO.

    C’est à la fois un « cri d’indignation » et « un combat » que porte la plateforme départementale, s’interrogeant « très sérieusement » sur son maintien au sein du dispositif. Décision que le SIAO prendra lors de sa prochaine assemblée générale, en septembre, en fonction de la réponse du préfet, prévient-il.

    Contactée, la préfecture se refuse à tout commentaire. À noter qu’un marché public pour l’hébergement d’urgence des personnes sans domicile en Provence-Alpes-Côte d’Azur a été lancé, en février, auprès des hôteliers. De quoi « optimiser le taux d’occupation de leurs établissements tout au long de l’année, sécuriser leurs revenus et s’inscrire dans une action à forte utilité sociale », vantait alors la préfecture. Selon le dernier bilan de la Dreets (Direction régionale de l’économie de l’emploi, du travail et des solidarités) Paca, en date de novembre 2025, quelque 20 070 personnes et 12 460 ménages ont sollicité le 115, en 2024, dans le département. Au final, trois demandes sur quatre n’aboutissent pas à un hébergement.

  • Des marins-pompiers dans le Sud-Ouest

    Des marins-pompiers dans le Sud-Ouest

    Pas moins de 153 marins-pompiers ont été engagés dans le Sud-Ouest, depuis le 23 juillet, indique le bataillon, ce lundi, précisant qu’ils sont 54 actuellement, les équipes ayant été relevées le matin.

    Leurs missions : procéder à des attaques contre les feux pour empêcher leur propagation notamment dans des zones non accessibles par voies terrestres, mais aussi protéger les bâtiments à usage d’habitation ou industriels, sans oublier les actions de noyage des lisières et des rondes préventives pour d’éventuelles reprises. Dans une vidéo, le bataillon indique également que les agriculteurs sont venus apporter leur soutien aux marins-pompiers pour les ravitailler en eau à Biscarrosse, dans les Landes. Plus grande unité de la Marine nationale, le BMPM compte plus de 2 500 militaires et civils au total et peut aussi intervenir à l’étranger, comme en août 2020, lors de l’explosion du port de Beyrouth, au Liban.

  • Deux incendiaires présumés face aux juges à Toulon

    Deux incendiaires présumés face aux juges à Toulon

    Dans le premier dossier, les gendarmes de la communauté de brigades de Pierrefeu-du-Var ont placé en garde à vue, samedi, un mineur de 15 ans. L’adolescent est soupçonné d’être à l’origine de deux incendies déclenchés les 10 et 11 juillet, « près de son domicile dans la forêt de Valcros, à Cuers », indique Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon, dans un communiqué. Au total, près de 600 m² de végétation avaient été détruits, nécessitant l’intervention de deux hélicoptères bombardiers d’eau.

    Selon les éléments communiqués par le parquet, le jeune homme a affirmé aux gendarmes avoir « provoqué accidentellement l’incendie du 10 juillet avec une cigarette mal éteinte, puis déclenché celui du 11 juillet en mettant le feu à des épines de pins à l’aide d’un briquet ». Doté « d’une personnalité fragile », il a été présenté à un juge des enfants le 27 juillet et sera jugé par le tribunal pour enfants de Toulon le 22 octobre prochain. D’ici là, il fera l’objet d’un suivi par la Protection judiciaire de la jeunesse dans le cadre d’une mesure éducative judiciaire incluant une obligation de soins.

    La seconde affaire concerne un homme de 39 ans placé en garde à vue le 25 juillet à Ollioules. Selon le procureur, il venait de « mettre le feu à de la végétation située en bord de route, à proximité du supermarché Lidl d’Ollioules, d’où il venait d’être refoulé par un vigile en raison de son état d’ivresse ». Le parquet indique que le mis en cause a affirmé que cette mise à feu, avec son briquet, était « accidentelle », le briquet s’étant « bloqué » au moment où il allumait une cigarette. L’incendie, vite circonscrit par l’action des policiers et de deux camions de pompiers, n’avait provoqué qu’une « destruction de 40 m² de végétation et la dégradation d’un câble EDF ».

    Déjà condamné à trois reprises « pour des faits d’une autre nature et atteint d’aucune altération de son discernement selon le psychiatre qui l’a examiné », il sera jugé en comparution immédiate le 29 juillet du chef de destruction volontaire par incendie. Dans l’attente, le juge des libertés et de la détention l’a placé en détention provisoire.

  • Dans le Var, une lutte toujours plus intense contre le feu

    Dans le Var, une lutte toujours plus intense contre le feu

    Selon la préfecture du Var, « les reprises de feu se sont renforcées du côté de Barjols, Correns et Châteauvert », ce lundi. Mais ces réactivations, à Barjols et à Correns, « ont pu être circonscrites grâce à l’action des moyens aériens et des équipes au sol », précisait le point de situation des services de l’état, lundi à 22h. Les autorités soulignent que le feu « n’est toujours pas fixé » et que les sapeurs-pompiers « luttent toujours d’arrache-pied » pour contenir le feu « dans son périmètre ». Cette journée était signalée comme « à risque » par les autorités avec la reprise du mistral et des températures élevées. 4 500 hectares ont brûlé et des milliers de personnes évacuées.

    Les moyens aériens, jusque-là composés de trois hélicoptères bombardiers d’eau dont un lourd, ont été renforcés, avec « trois Canadair arrivés sur zone ». La nuit « devrait être plus calme avec la tombée du vent et un taux d’humidité de l’air plus important », espérait la préfecture, lundi soir. Avant d’ajouter : « Les 1 000 sapeurs-pompiers et leurs 270 engins au sol vont profiter de cette accalmie pour poursuivre le travail sur les lisières qui représentent un linéaire de 160 km en tout, afin de contenir le feu, alors qu’une brise de sud-est est attendue pour mardi après-midi ».

    Le bilan matériel s’est alourdi. Les services de l’état recensaient, lundi soir, 60 habitations touchées, dont 33 entièrement détruites. Dans des périmètres toujours sous consignes d’évacuations, les forces de l’ordre ont signalé, lundi, des personnes qui regagnaient leurs habitations. « Ces comportements les mettent en danger et entravent l’action des services engagés sur le terrain », condamne la préfecture.

    Une centaine de militaires est mobilisée de « en arrière du front, pour aider les sapeurs-pompiers à traiter les lisières », précise la préfecture. Les massifs ont également été mis sous surveillance avec 500 personnes sur le terrain et 50 patrouilles ont été déployées.

    Lundi, en fin de journée, un camion-citerne « s’est retourné et est tombé en contrebas de la route alors qu’il se rendait sur un feu », précise la préfecture. Elle ajoute : « Les quatre sapeurs-pompiers du Var présents à l’intérieur ont été transportés vers les hôpitaux de Toulon et de Brignoles. Les premiers examens ont confirmé le caractère léger de leurs blessures. »

  • La solidarité, mais pas que

    La solidarité, mais pas que

    Une nouvelle canicule est annoncée pour ce mardi par Météo-France avec un pic d’intensité le mercredi 29 juillet. Encore une. Avec des pointes à 40 °C sur le Sud-Ouest. Bref, des températures qui ne vont pas aider à la lutte contre les incendies. Face à la tourmente, des actes de solidarité émergent. Ainsi la cagnotte lancée dans tout le pays par le Secours populaire qui, fidèle à ses valeurs, appelle aux dons financiers pour répondre aux besoins immédiats et accompagner les familles sinistrées dans la durée. Ou encore les agriculteurs qui dans le Var comme en Gironde, avec leurs tracteurs ou de simples utilitaires, prêtent main-forte aux pompiers, remplissant cuves et autres citernes ou piscines qui fournissent de précieuses réserves aux soldats du feu.

    L’heure des comptes viendra

    Si la solidarité est fondamentale, tout ne peut pas reposer sur ses épaules et la lutte terminée viendra l’heure des comptes. Déjà la colère gronde face au manque d’équipement. Nul ne se satisfait des cris d’orfraie des proches de Gabriel Attal accusé d’avoir empêché l’achat de deux canadairs. La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a beau crier à la manipulation politique, les faits sont là. En 21 février 2024, un décret signé par celui qui a alors la casquette de ministre des Comptes publics a annulé « près de 53 millions d’euros du programme 161 » destinés à l’acquisition d’appareils supplémentaires. Résultat : si en 2024 l’achat de 4 canadairs avait été annoncé, seulement deux ont été contractualisés.

    La colère est telle qu’Emmanuel Macron est monté au front hier, se rendant en Gironde pour appeler à « rester unis » pour « gagner » cette longue bataille. mais l’heure des comptes viendra.

  • L’été des Petits Frères des Pauvres contre l’isolement des aînés à Marseille

    L’été des Petits Frères des Pauvres contre l’isolement des aînés à Marseille

    Pour que les personnes âgées ne soient pas seules pendant les vacances, qu’elles aient encore des projets », s’enthousiasme Anne Salvador, bénévole depuis 20 ans au sein de l’association les Petits frères des pauvres et responsable de la campagne Le Marnier. Bastide avec un grand jardin, la maison d’accueil à la journée et siège de la branche marseillaise de la structure, se remplit de bénévoles et de personnes âgées pour les journées estivales. « Toute l’année on accompagne des personnes de plus de 50 ans souffrant de solitude, qu’elles habitent à domicile, en maison de retraite ou à la rue. L’été, on organise 20 journées estivales de rencontre et d’activité », explique Anne Salvador.

    Les journées se partagent entre petit-déjeuner, apéritif, déjeuner et activité du jour. Ce mardi 21 juillet, c’est chanson et coiffure. « C’est un moment de bonheur, très festif et c’est très bien cuisiné », applaudit Claudine, accompagnée par les Petits Frères des Pauvres depuis 2 ans. Dans le jardin, sous la tonnelle, tous partagent un moment de convivialité autour du déjeuner. Ils profitent de la fraîcheur des arbres, de la brise et du chant des cigales, particulièrement bruyant en ce milieu de journée. « Qui veut un autre yaourt glacé ? », « Qui veut des pêches ? ». Autour des grandes tables, les bénévoles servent dans la bonne humeur les personnes âgées autour de la table. Aujourd’hui, le plus jeune des convives a 65 ans, le plus vieux 95 ans.

    « Je viens pour me changer les idées »

    Les conversations fusent, Jean-Marc évoque sa jeunesse aux South-Winners, les ultras du virage sud du Vélodrome, Frederic raconte les années qu’il a passées au Brésil et Robert raconte son passé de syndicaliste à la CGT. Si l’activité du jour tourne autour de la chanson et de la coiffure, certains ne sont intéressés ni par l’une, ni par l’autre, mais viennent quand même pour vivre ce moment privilégié. « Je viens pour profiter de l’après-midi et pour me changer les idées », témoigne Jean-Marc. C’est son premier été avec l’association et il vient souvent aux journées estivales : « Il y a une bonne ambiance ! » félicite-t-il. Bébert est bénévole ici depuis 52 ans, « ce qui me plait, c’est la fraternité », déclare-t-il.

    « Il n’y a que les Petits frères des pauvres qui m’ont tendu la main, vous savez, la rue c’est dur. » Pascal, sans domicile fixe accompagné depuis un an, exprime sa gratitude.

    L’atelier chanson débute et un artiste, engagé par l’association, entame les plus grands titres « de votre jeunesse au siècle dernier » lance-t-il gentiment aux spectateurs. Tous reprennent en chœur Charles Aznavour, Jean Ferrat ou encore Luis Mariano.

    « T’es super Dominique ! Ça te va bien ! » , complimente André, responsable des bénévoles. Dominique vient de se faire couper les cheveux par la coiffeuse présente pour l’après-midi. « Prendre soin de soi ça reste important. Les personnes ici ne le font plus, surtout pour des raisons financières, alors on leur amène gratuitement un coiffeur », commente André.

    Des activités tout l’été

    « Aujourd’hui c’est un chanteur, demain ça sera peut-être un magicien, on essaie de varier les propositions, on se doit de les faire profiter au maximum », ajoute André.

    Tout l’été, les Petits frères des pauvres organisent des journées comme celle-ci, musique brésilienne, loto, accordéon, il y en a pour tous les goûts. Sophie, bénévole depuis 2 mois, a rejoint l’association pour s’occuper des aînés isolés : « C’est super important, ils ne voient personne d’autre de la journée. Ça permet de les sortir et de créer du lien social. »

    Les bénévoles aussi s’enrichissent de ces journées de partage. « C’est mon petit bonheur de venir ici, et eux ils sont trop contents », termine-t-elle.