Blog

  • Hockey sur glace : les Marseillais signent un automne riche en premières

    Hockey sur glace : les Marseillais signent un automne riche en premières

    Jeune club de l’élite du hockey français, Marseille a récemment vécu plusieurs premières historiques. Autant d’étapes qui ont confirmé aux joueurs comme aux dirigeants que l’équipe se rapproche désormais du gotha tricolore de la discipline. Rien que cet automne, trois avancées majeures ont été réalisées, et une quatrième pourrait suivre si Marseille termine bien sa saison régulière.

    Première victoire

    sur la glace de Grenoble

    Un exploit proche de la mission impossible pour n’importe quelle équipe française. Dans sa jeune histoire, Marseille n’avait jamais gagné face à Grenoble, encore moins à la patinoire Pôle Sud. Le 3 octobre, dès la 7e journée de Ligue Magnus, les Spartiates l’ont emporté aux tirs au but face aux Brûleurs de Loups (3-2). Une performance XXL face aux champions de France en titre, qui ont laissé échapper des points à domicile seulement contre Rouen, cette saison. Le 14 novembre, les hommes de Luc Tardif Jr récidivaient en s’imposant 6-2, cette fois-ci au Pomge.

    Premier quart de finale

    de Coupe de France

    Les Spartiates ont eu la chance de jouer un quart de finale historique en Coupe de France. Historique, puisque c’était le premier du club à ce niveau, mais aussi car la rencontre en elle-même était unique. Mené 4-0 dans le deuxième tiers-temps, ce 16 décembre, Marseille est rapidement revenu à hauteur de Chamonix, son adversaire du soir.

    Un scénario exceptionnel, mais ce sont bien les Haut-Savoyards qui ont pris le meilleur sur les Provençaux (4-6). Après deux succès parfaits face à des formations de divisions inférieures (6-0 à Roanne et 4-0 à Strasbourg), les Spartiates ont échoué aux portes du dernier carré. L’aventure dans cette Coupe de France s’est donc arrêtée peu avant les fêtes de Noël.

    Premiers JO

    pour un Spartiate

    « Les Jeux, j’y pense forcément, mais les places sont chères. » C’est ce que disait Enzo Cantagallo à quelques semaines de l’annonce de la sélection française pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina d’Ampezzo (6-22 février). Le 23 décembre, le sélectionneur Yorick Treille a couché le nom du Marseillais sur sa liste. Jamais un Spartiate n’avait participé aux JO. Ce sera donc une première pour le joueur arrivé cet été en provenance de Rouen. Il ne sera pas tout à fait seul puisque le coach de Marseille, Luc Tardif Jr, sera assistant des Bleus durant la compétition.

    Vers une saison historique pour le club ?

    Alors qu’il reste 16 matches, avant la rencontre ce vendredi à Nice, les Spartiates sont 5e de Ligue Magnus. Les Marseillais n’ont jamais atteint une meilleure position à l’issue de la saison régulière. 5e en 2024, 6e en 2025, ils peuvent encore espérer une 4e place, objectif atteignable d’ici mars. Actuellement, ils ne comptent que trois points de retard sur Bordeaux, même si terminer 4e ou 5e revêt une importance moindre puisque les équipes à ces rangs s’affronteront au premier tour des play-offs.

  • Focus sur les enjeux de la 17e journée de Ligue 1

    Focus sur les enjeux de la 17e journée de Ligue 1

    Après deux semaines de pause, la Ligue 1 reprend ses droits.

    Et dès vendredi, le match d’ouverture de la 17e journée, qui clôture la phase aller, sera déterminant pour le haut du tableau. Lens, qui occupe actuellement la première place et compte un point d’avance sur son dauphin, le PSG, peut obtenir cette distinction, toute symbolique.

    Les Artésiens ouvrent le ban de la journée de reprise, avec un déplacement à Toulouse, ce vendredi à 20h45. En cas de succès au Stadium, les Sang et Or compteront quatre longueurs d’avance sur le PSG. Le champion en titre, qui est moins dominateur cette saison, sera le dernier à reprendre avec le derby de la capitale, face au Paris FC, dimanche à 20h45.

    Pour les hommes de Luis Enrique, qui ont ajouté la Coupe Intercontinentale à leur palmarès durant la trêve, le seul espoir de doubler Lens et un succès face au promu parisien. Résultat qui devra être assorti d’une défaite, ou d’un nul des Sang et Or vendredi, à Toulouse.

    Derrière ce tandem, l’OM va tenter de rester sur le podium. Les hommes de Roberto De Zerbi ont connu des hauts et des bas lors des derniers matches de 2025. S’ils sont troisièmes, ils le doivent à une meilleure différence de buts par rapport à Lille.

    Duels à distance

    Ainsi, au même titre que Lens et le PSG pour être champion d’automne, l’OM et Lille vont se livrer au deuxième duel à distance. Cette fois pour la troisième place.

    Les Lillois seront les premiers en action, samedi soir. Ils recevront Rennes, qui a entrepris de grignoter son retard sur le haut du tableau, après avoir raté son entame de saison. Les Olympiens connaîtront le résultat des Dogues au moment du coup d’envoi de leur match contre Nantes, dimanche (15h) au Vélodrome.

    Nantes qui livrera le troisième duel à distance de cette journée de reprise. Les Bretons et Metz, qui sera à Lorient, sont à égalité de points, en queue de classement. Le perdant du jour sera seule lanterne rouge.

    17e journée

    Toulouse – Lens ven 20h45

    Monaco – Lyon sam 17h00

    Nice – Strasbourg sam 19h00

    Lille – Rennes sam 21h05

    OM – Nantes dim 15h00

    Le Havre – Angers dim 17h15

    Lorient – Metz dim 17h15

    Brest – Auxerre dim 17h15

    PSG – Paris FC dim 20h45

    Classement

    Pts J G N P bp bc dif

    1. Lens 37 16 12 1 3 28 13 + 15

    2. PSG 36 16 11 3 2 35 14 + 21

    3. OM 32 16 10 2 4 36 15 + 21

    4. Lille 32 16 10 2 4 33 20 + 13

    5. Lyon 27 16 8 3 5 22 16 + 6

    6. Rennes 27 16 7 6 3 27 24 + 3

    7. Strasbourg 23 16 7 2 7 25 20 + 5

    8. Toulouse 23 16 6 5 5 24 19 + 5

    9. Monaco 23 16 7 2 7 26 27 – 1

    10. Angers 22 16 6 4 6 17 18 – 1

    11. Brest 19 16 5 4 7 21 27 – 6

    12. Lorient 18 16 4 6 6 19 28 – 9

    13. Nice 17 16 5 2 9 19 29 – 10

    14. Paris FC 16 16 4 4 8 21 29 – 8

    15. Le Havre 15 16 3 6 7 13 22 – 9

    16. Auxerre 12 16 3 3 10 14 25 – 11

    17. Nantes 11 16 2 5 9 14 28 – 14

    18. Metz 11 16 3 2 11 17 37 – 20

    Nayef Aguerd toujours sur le pont au Maroc

    Si Pierre-Emerick Aubameyang a déjà fait ses valises et est rentré à Marseille, Nayef Aguerd, l’autre Olympien de la CAN, poursuit son séjour au Maroc.

    Contrairement au Gabon du premier nommé, les Lions de l’Atlas marocains ont réussi leur phase de groupes et sont qualifiés pour les 8e de finale. Sortis premiers, ils seront opposés à la Tanzanie, dimanche. Nayef Aguerd sera aux côtés du joueur du PSG Achraf Hakimi et tentera de qualifier le Maroc pour les quarts de finale. Les deux hommes ne seront donc pas du voyage avec l’OM au Koweit, le 8 janvier. Date du Trophée des Champions, qui opposera les Phocéens au PSG dans ce pays du Golfe persique.

  • [Sur la table du réveillon] Miser sur les plantes pour soulager les excès

    [Sur la table du réveillon] Miser sur les plantes pour soulager les excès

    Tisanes, huiles essentielles ou végétales, ces produits aux composants fortifiants pourraient vous réconforter. Depuis 1815, la pharmacie du Père Blaize est spécialisée dans la phytothérapie, l’art du traitement par les plantes, une pratique qui se perpétue depuis 215 ans. Ici, pas de recettes magiques ou presque : la plante est l’essence même de ce savoir-faire ancestral. « Nous avons une approche technique, une action thérapeutique pour aider nos patients à se soulager », relate Antoine Dauvert, pharmacien.

    Produits naturels

    « Les plantes sont expédiées par des grossistes, majoritairement des productions européennes », souligne le pharmacien. La réception se fait « là-haut », dit-il en montrant le plafond du doigt. Le froid s’est installé ces derniers jours aux portes des Marseillaises et Marseillais. « J’accompagne mes patients pour remplacer ou accompagner des médicaments ou, de manière préventive, pour se faire du bien et résister au froid hivernal », estime Antoine Dauvert. Des bienfaits destinés à soutenir les défenses immunitaires.

    Les festivités touchent à leur fin, et c’est donc l’occasion de se faire du bien. Pour cela, rien de mieux que « l’iconique » tisane du Père Blaize : la tisane du centenaire. « Cette tisane d’action détox permet de soulager le foie après une grosse période festive », recommande le pharmacien. Ses ingrédients, notamment à base de centaurée et de marrube, « permettent de drainer le foie et la vésicule biliaire », juge-t-il avec enthousiasme en attrapant un sachet posé sur une étagère.

    Pas de restriction pour l’une des boissons chaudes les plus convoitées de l’hiver. « Tout le monde peut en prendre », s’exclame le pharmacien.

    La phytothérapie se présente comme une alternative aux processus chimiques. « On a un outil de travail qui nous permet de répondre de manière naturelle aux problèmes de santé de nos patients », estime Antoine Dauvert. La pharmacie bicentenaire continue ainsi sa volonté de répondre à cette quête de bien-être de manière historique et traditionnelle.

    Pour commander : boutique.pereblaize.fr

  • [Les illuminations font un carton] Cassis, un petit port enchanté par des vagues d’images

    [Les illuminations font un carton] Cassis, un petit port enchanté par des vagues d’images

    Il est près de 19 heures, ce mardi 30 décembre. Une nuit sans lune tend, sur le petit port cassiden, un ciel couleur d’encre. Par contraste, le château, entouré de remparts et situé sur une hauteur de la ville, est vivement éclairé. Il fait froid. Dans les rues où s’engouffre le vent, les rares passants pressent le pas. Toute la vie de Cassis semble avoir reflué dans les bars et restaurants qui longent le quai du port.

    Habillée de sombre, une famille se hâte vers le centre-ville. Elle vient d’assister au spectacle « Maisons de pêcheurs en lumière artistique »*, conçu pour la 4e édition consécutive par CS Prod Architectes des imaginaires, à la demande de la Ville de Cassis. « C’était très beau et très bien fait ! On n’a pas pu le regarder en entier, car il faisait trop froid », réagit Louane, 12 ans. « On est venus pour ça, aujourd’hui à Cassis, et demain pour la Saint-Sylvestre à Marseille », complète le papa. Pour lui, « les illuminations font partie du charme de la période de Noël ». La famille est originaire de Montauban, dans le Tarn-et-Garonne.

    Emmanuelle et son jeune fils, Bastien, accompagnés d’un ami d’une vingtaine d’années, Kamil, reviennent de l’office de tourisme, situé en début de digue. C’est en effet depuis cet endroit que le mapping, pour la première fois sonorisé cette année, offre le meilleur point de vue. « Je trouve ça magique, voire féérique. Cela rajoute beaucoup de charme à la ville, déjà très belle. Cela me met des étoiles dans les yeux », confie Kamil, emmitouflé dans une épaisse parka noire, bonnet sur la tête. Le trio a fait le déplacement depuis Martigues.

    Et le village devient mer

    Dominées par la silhouette ambrée du clocher, les façades du port, soudain, s’animent. Comme vus au travers d’un kaléidoscope, des fragments de couleurs vives semblent y être jetés comme des pétales, avant d’être aspirés par on ne sait quel vent facétieux. Cassis ayant longtemps été prospère grâce à la pêche nourricière, des bancs de poissons y glissent. Les fameuses sardines représentées sur son blason, mais aussi des rascasses… Des poulpes fantaisistes y remontent à la surface.

    Tout l’imaginaire lié à la mer se donne rendez-vous ici, maintenant. Les galions à la voile gonflée. Si la plupart des tableaux du mapping sont identiques à la projection de l’an passé, comme la référence à la découverte de la grotte Cosquer, de nouvelles scènes ont été ajoutées. Celle notamment où le port semble s’embraser, et où, sur le feu rouge orangé des maisons, passe le traîneau du Père Noël tiré par ses rennes…

    Mais l’une des séquences les plus féeriques reste sans doute celle où le village de pêcheurs devient mer. Les vagues bleues frangées d’écume ondoient, s’enflent, semblent emporter les façades dans leur mouvement… Et, dans le silence de la nuit hivernale, au clapot de l’eau du port se mêle l’ample respiration de la Méditerranée, que l’on entend là-bas, juste de l’autre côté de la jetée. Un enchantement dont on ne se lassera jamais.

    * Jusqu’au 4 janvier, projections (environ toutes les 15 minutes ), chaque jour, de 18h à 22h. Gratuit

  • Ce que l’on sait de la future médiathèque Trucy à Toulon

    Ce que l’on sait de la future médiathèque Trucy à Toulon

    L’initiative mérite à nouveau d’être saluée tant sont connus les enjeux sociaux, éducatifs et culturels que constitue l’ouverture d’une médiathèque au cœur d’un quartier défavorisé comme celui de Saint-Jean du Var. Un outil à part entière pour tenter de réduire les inégalités, renforcer la cohésion sociale et favoriser l’émancipation des habitants.

    Même si ici, on ne part pas de rien, puisque l’équipement de la Roseraie permettait déjà le prêt gratuit de livres, de presse, de musique, de films et de ressources numériques. Mais il le faisait dans un espace vétuste et exigu, à peine plus grand qu’un appartement, peu accueillant et insuffisamment doté, même si les habitués y trouvent pour l’instant un précieux service de proximité.

    Une ouverture prévue

    en 2027

    Avec la future médiathèque François-Trucy, qui ouvrira en 2027, on change complètement d’échelle et d’ambition.

    Implantée rue Marnata, à deux pas de l’école maternelle, le site accueillera en effet un bâtiment moderne en forme d’arc de cercle de 800 m². Un espace « conçu comme un lieu de vie fluide et traversant, baigné de lumière et ouvert sur son environnement », explique la maire de Toulon, Josée Massi (SE). Et pour ne rien gâcher, il va éclore au cœur d’un vaste jardin public de plus de 3 000 m² qui va devenir le nouveau poumon vert du quartier, non loin du parc du Pré-Sandin.

    Cette nouvelle médiathèque accessible à tous proposera une salle de lecture lumineuse, un espace dédié aux contes pour éveiller les plus jeunes au plaisir de la lecture en titillant leur imagination, et même une terrasse ombragée pour profiter des beaux jours.

    Le jardin sera équipé d’un square, d’une aire de jeux et d’un parcours botanique, afin de favoriser le lien entre générations, explique la municipalité. Et une promenade verte, le long de la voie ferrée, permettra en outre aux enfants de rejoindre la médiathèque en toute sécurité depuis les écoles voisines.

    Mixité et de lien social

    Les premiers travaux débuteront au premier trimestre 2026 pour une ouverture prévue au troisième trimestre 2027. Espérons que cette nouvelle médiathèque occupe une aussi belle place que celle de son aînée Chalucet dans le cœur des Toulonnais et participe à attirer de nouveaux publics dans ce quartier en jouant pleinement son rôle de lieu de mixité et de lien social.

    Quant à son impact sur la réussite éducative, de nombreuses expériences ont montré l’importance d’un tel équipement pour accompagner les parcours scolaires et offrir aux enfants comme aux jeunes un cadre propice au travail personnel, à la lecture et à l’apprentissage autonome. D’autant que des actions complémentaires peuvent aussi être menées parallèlement : soutien scolaire, aide aux devoirs, lutte contre l’illettrisme ou apprentissage du français.

    D’ici 2027, il ne reste plus qu’à se mobiliser pour que les urnes ne viennent pas compromettre ou dévoyer un tel atout. On connaît en effet le peu d’intérêt de l’extrême droite pour la culture et le bien‑être des quartiers populaires.

  • Les essais du Val’Tram s’accélèrent à Aubagne pour une mise en service cet été

    Les essais du Val’Tram s’accélèrent à Aubagne pour une mise en service cet été

    Un voyageur de passage, arrêté en gare d’Aubagne, aurait pu croire la scène banale. Mais non. Entre deux averses, ce vendredi 19 décembre, le maître d’ouvrage du Val’Tram, la Métropole Aix-Marseille- Provence, et ses maîtres d’œuvre pour la réalisation de l’infrastructure, opèrent, depuis la veille, « la première phase des essais d’ouverture de ligne avec les rames du Val’tram sur un premier tronçon, entre la gare d’Aubagne et Napollon », explique ce jour-là la cheffe de projet.

    « Ces essais nous permettent de vérifier que les roues du tramway s’insèrent correctement dans les rails, que le tram capte bien l’électricité délivrée par la ligne aérienne de contact et que les carrefours routiers réagissent bien à l’arrivée du tramway, c’est-à-dire stoppent les véhicules pour permettre le passage du tramway », détaille-t-elle. Elle poursuit : « Nous effectuons des essais sur ce tronçon jusqu’en février, et ensuite, on les poursuivra jusqu’à La Bouilladisse. On enchaînera par une phase de marche à blanc où, pendant un mois, l’exploitant fera circuler le tram sans voyageurs, mais en conditions réelles d’exploitation. Les essais vont donc durer six mois. »

    Fin décembre, la cheffe d’opération dressait l’état des lieux des travaux : « On a quasiment achevé toute la pose de la voie ferrée entre Napollon et La Bouilladisse. Début janvier, l’électrification de la ligne va se poursuivre. Ensuite, il y aura toute la phase d’installation des systèmes de sécurité destinés à contrôler le tramway, pour notamment empêcher que deux rames s’engagent sur une même portion de voie unique. »

    Bouffée d’oxygène

    pour le territoire

    Après plusieurs faux départs et atermoiements politiques (lire ci-dessous), le projet de Val’Tram -aujourd’hui chiffré à 180 millions d’euros, dont 30 millions apportés par le Département des Bouches-du-Rhône- a été relancé en février 2019 par Martine Vassal, arrivée à la présidence de la Métropole Aix-Marseille en septembre 2018. « Le Val’Tram offrira de nouvelles opportunités de déplacement sur l’axe La Bouilladisse-Aubagne, particulièrement chargé aux heures de pointe, et contribuera au renforcement de l’attractivité du territoire grâce à une meilleure intermodalité. Tout autour du tracé, l’espace public sera requalifié pour offrir plus de place aux piétons et cyclistes. Ce projet va considérablement améliorer le quotidien des habitants de l’Est du territoire métropolitain ! », se félicitait l’élue, en mars dernier, dans la lettre de la Métropole.

    Le Val’Tram fait partie des 16 projets de mobilité métropolitains prioritaires soutenus par l’état à hauteur d’un milliard d’euros, dans le cadre du plan Marseille en Grand, annoncé par le président Emmanuel Macron en septembre 2021.

    Le projet s’appuie sur la réhabilitation de 14,4 km de l’ancienne voie ferrée de Valdonne, reliant la gare d’Aubagne à La Bouilladisse. Cette nouvelle section s’ajoutera aux 2,7 km de ligne de tram déjà existants à Aubagne.

    Le nouveau tracé permettra de relier Aubagne à La Bouilladisse en 25 minutes, avec 11 stations desservant notamment Roquevaire, Auriol, Pont de Joux et La Destrousse. D’une amplitude horaire identique à l’actuel tram d’Aubagne (5h39- 21h05), le Val’Tram circulera « toutes les 10 minutes en heure de pointe, entre 6h30 et 9h le matin et 16h30 à 19h environ et toutes les 20 mn en heure creuse. On attend 15 000 voyageurs par jour sur l’ensemble de la ligne », rappelle la cheffe de projet. Pour faciliter l’intermodalité (par exemple de la voiture au tram), cinq parkings-relais sont aménagés, avec 150 places à La Bouilladisse, 25 à La Destrousse, 200 à Auriol, 100 à Pont de l’Étoile et 25 à Napollon-Solans.

    Selon la Métropole, l’intérêt majeur du projet est « d’offrir une meilleure desserte de la haute vallée de l’Huveaune sur un axe particulièrement fréquenté, avec 18 000 véhicules par jour ».

    14,4

    kilomètres de nouveau tracé entre Aubagne et La Bouilladisse, via Pont de l’Étoile, Roquevaire, Auriol et La Destrousse. Il faudra 25 minutes de trajet pour aller d’Aubagne à La Bouilladisse.

    15 000

    voyageurs devraient emprunter le Val’Tram par jour, ce qui devrait contribuer à désengorger les axes routiers, notamment ceux de la haute vallée de l’Huveaune, où circulent 18 000 véhicules par jour.

  • Quand Cyril Di Méo fait revenir Cezanne pour interroger la modernité

    Quand Cyril Di Méo fait revenir Cezanne pour interroger la modernité

    Dans l’ouvrage intitulé Paul is Back. Retour en terre aixoise d’un peintre impressionniste (BoD éditions, 110 pages illustrées), Cyril Di Méo, professeur de sciences économiques et sociales et élu municipal d’opposition à Aix-en-Provence (PS), imagine le retour du peintre Paul Cezanne dans sa ville natale pour poser un regard décalé sur notre époque.

    « Je me sers de Cezanne comme un prétexte pour une figure politique de ce que devient la cité », explique l’auteur, qui dit avoir voulu éviter un livre « trop politicien ». Né d’une promenade, l’ouvrage s’impose comme une fable contemporaine, empreinte d’ironie. Face à la transformation du monde urbain, Cyril Di Méo observe les ambivalences de la modernité. « Elle a fait des choses magnifiques, mais aussi très moches », juge-t-il, et a créé « un rapport assez moche au monde ».

    L’écologie traverse le texte en filigrane. L’auteur dresse le regard horrifié d’un Cezanne face à la destruction d’une nature qui lui tenait tant à cœur. Que ce soit le projet d’urbanisation de la Constance ou encore la décharge sauvage de l’Arbois, cet ouvrage est l’occasion de rappeler les enjeux écologiques qui traversent la ville d’Aix. Face à cela, l’auteur écrit que « si l’on voulait tuer la nature, Paul, lui, continuerait de la faire hurler à coups de couleurs ».

    Sans nostalgie excessive, Cyril Di Méo revendique une position humaniste et progressiste. Pour lui, l’art reste un levier essentiel de la lutte. « C’est une façon de réveiller le sensible », confie-t-il, convaincu que la construction d’un rapport esthétique au monde constitue une forme de résistance face aux dérives contemporaines.

  • Des fêtes en demi-teinte pour les commerces de Martigues

    Des fêtes en demi-teinte pour les commerces de Martigues

    Après le repas de Noël, place à celui du réveillon. Ce 31 décembre, à Martigues, les commerces de bouche sont pris d’assaut. Sur le parking du général Leclerc, les pêcheurs vendent leur poisson dans le mistral mordant. Sur le cours du 4-Septembre, les portes de la boucherie et de la fromagerie ne cessent de s’ouvrir et de se fermer, sous l’effet du flot continu de clients.

    Les fêtes de fin d’année sont une période faste pour les épiceries et restaurants, à l’instar de la boutique Gaspard, ouverte en septembre par la famille Morreale. Derrière la caisse, Anne-Fleur explique : « On a des produits de Noël, comme du foie gras ou du saumon fumé maison. On propose aussi des coffrets sur-mesure à remplir avec des produits de la région, ce qui plaît beaucoup. C’est sympa à offrir. » « Et c’est très bon ! », ajoute un habitué. Du côté de leur restaurant semi-gastro, le Garage, « décembre est un mois où c’est plein tout le temps ». Cette année, ça n’a pas manqué.

    Une pente glissante

    Mais les fêtes n’ont pas souri à tous les commerces. Installée sur la rue Lamartine depuis près de 35 ans, Chantal Failla, gérante du magasin de vêtements pour enfant Génération junior, se désole : « C’est la catastrophe, on fait moins de vente comme chaque année depuis le Covid… » Le marché de Noël et les animations n’y ont rien changé. « Ce n’était pas dans ma rue. Ici, c’est mort, il n’y a pas de fréquentation, alors que c’est une rue piétonne. Avant c’était la rue commerçante de Martigues ! » Pour redresser la barre, Chantal y met pourtant du sien : communication chiadée sur les réseaux sociaux, introduction de produits plus accessibles dans la gamme… Rien n’y fait. « On a perdu 50 000 euros de chiffre d’affaires en 2025. »

    La gérante y voit plusieurs explications : un contexte national de crise, de nouvelles habitudes de consommation avec l’explosion des achats sur internet, le départ de boutiques emblématiques qui servaient de « locomotive », « comme Gaudissard et Castelli au bout de la rue il y a quelques années », mais aussi la concurrence du Village de marques de Miramas.

    Du côté de Jonquières, Aminata, propriétaire de la boutique d’artisanat l’Étincelle, se dit aussi sur une pente glissante : « On survit. Mes clients fidèles permettent à ce rideau de rester ouvert mais on est sous perfusion. » Commerçante à Martigues depuis trente ans, elle a « vu la descente aux enfers » du centre-ville.

    Selon elle, la responsabilité est partagée. « Internet tue les petits commerces et même les galeries marchandes, il suffit d’aller voir celle d’Auchan : une boutique sur deux est fermée. Les gens ne se rendent pas compte qu’ils ont du pouvoir en tant que consommateur et qu’ils nourrissent les Chinois et les Américains. Les politiques ont été mal menées : les élus n’ont pas pensé aux conséquences quand ils ont installé des grandes concentrations de magasins comme à Plan de Campagne ou au Village de marques. »

    « Martigues est une belle ville, mais elle manque d’attractivité, affirme Aminata. Il faut une vraie stratégie au niveau de la municipalité pour diversifier les commerces de centre-ville et réinstaurer du chaland mais ça prendra des années ! »

  • Les courageux baigneurs dans les eaux glacées de l’an nouveau

    Les courageux baigneurs dans les eaux glacées de l’an nouveau

    Il fallait de l’audace, mais plus encore un goût inné de la fête et une joie de vivre démonstrative pour affronter ce jeudi à midi sur la plage du Prado Nord, non seulement un vent glacé sous un ciel couvert, mais une eau à 13,4 degrés exactement, un léger poil plus froid que l’an dernier.

    À l’initiative des Nageurs du Prado et des Libres-Nageurs, plus de 400 personnes se sont rassemblées sur la plage et près de la moitié se sont élancées pour un plouf magistral et joyeux en ce premier jour de l’année. « C’est fabuleux ! On a doublé les effectifs directs. Je dirais 150 nageurs dans l’eau et 300 restées sur la plage, mais qui se réservent pour l’année prochaine ! », se réjouit Benjamin Clasen de l’association des Libres-Nageurs pour cette seconde édition qui a pour esprit de « chérir notre grande bleue, protéger notre littoral, sanctuariser les plages publiques, célébrer notre lien aux éléments terre, eau et air, réveiller nos sens et notre santé, se serrer les coudes pour l’an qui vient ».

    « On veut créer

    une tradition ici »

    « C’était gé-nial ! Première fois de ma vie, je le referai. Je suis restée un moment je me suis régalée ! » confie Laurence, la cinquantaine, qui court vite se sécher. Un premier constat s’impose : les femmes sont nettement plus participatives que les messieurs. « Une fois qu’on y est, ça va, mais faut se motiver car là c’est 14 degrés qui nous attend. C’est une température correcte », explique Olivier, qui nage en combinaison l’hiver. « On veut créer une tradition ici », ajoute Cathia, son amie, plus entraînée. « Je peux rester jusqu’à 20 minutes dans l’eau sans combinaison ». Sur le bord de la plage, une mamie tente de dissuader tout ce beau monde : « N’y allez pas, elle est glacée et en plus il y a des méduses ! » lance drôlement la septuagénaire que nul n’écoute.

    « C’était trop bien. Je suis congelé ! » ressort Bas, un Belge d’Anvers venu spécialement à Marseille pour ce bain. À côté, un duo s’est déshabillé et comme pour un saut en parachute, repousse le moment de s’élancer. « On se prépare psychologiquement. Je ne veux surtout pas savoir la température ! », confie Emma. « C’est la première fois pour moi ici un 1er janvier. Mais je me baigne souvent mi-janvier dans les calanques quand il fait beau », confie Jérémie, son copain, qui rejoint un groupe pour se jeter à l’eau sous la surveillance au loin d’un navire de la police qui encadre et sécurise ce bain festif.

    Comme chaque année, les Fronts runners Marseille (FRM) association sportive LGBT+ se sont aussi réunis à la plage des Catalans pour le premier bain de l’année.

    Toulon réunit 933 baigneurs

    Le traditionnel bain du jour de l’an a rassemblé plus de 900 courageux, jeudi matin, sur les plages du Mourillon, à Toulon. Le rendez-vous s’est tenu dans une ambiance festive. Les baigneurs se sont vus remettre un diplôme attestant de leur participation, avant de partager un chocolat chaud ou un café pour se réchauffer.

  • Le Front populaire, quand la grève fait la force

    Le Front populaire, quand la grève fait la force

    Congés payés, réduction du temps de travail, augmentation des salaires, droit syndicaux… Il y a 90 ans, la coalition de gauche du Front populaire remportait, le 3 mai 1936, les élections législatives françaises. Son gouvernement, par la pression de la rue et d’un mouvement de grève massif, a voté des avancées sociales considérables. Cet élan progressiste n’a pas duré, mais a marqué l’imaginaire des mouvements sociaux et façonné le système social français instauré après la Seconde Guerre mondiale.

    Une alliance pas si évidente, puisque le mouvement ouvrier est divisé, avec la scission en 1920 entre communistes et socialistes et en 1921 de la CGT, avec la création de la CGTU. Mais la crise économique de 1929, qui fait exploser le chômage, et la crainte de la montée du fascisme pousse vers une union des gauches. Le 6 février 1934, une manifestation de ligues d’extrême droite, à Paris déclenche un sursaut dans les forces antifascistes et une alliance commence à se dessiner.

    Des forces locales unies

    à l’appel de la CGT puis de la CGTU, une grève contre le fascisme est organisée le 12 février dans toute la France. Alors qu’à Paris, deux cortèges s’organisent, à Marseille les syndicalistes et militants décident de n’en former qu’un seul. « C’est un défilé important, le deuxième après Paris, avec 100 000 personnes si l’on en croit Rouge midi [quotidien communiste, Ndlr], moitié moins si l’on s’en tient aux rapports de police », rapporte l’historien Jean Domenichino, dans son ouvrage Les communistes des Bouches-du-Rhône en Front populaire (éditions Des Fédérés).

    à l’échelle locale, de nombreux rapprochements se font avant le niveau national. Ainsi, la section communiste et la Section française de l’Internationale ouvrière (SFIO) des Bouches-du-Rhône et du Var signent un pacte dès juin 1934, un mois avant les partis nationaux. De même, dans le Var, le rapprochement entre la CGT et la CGTU est entamé dès septembre 1934, alors qu’il n’est acté au niveau national qu’en 1936. Ce qui fait dire à Jean Domenichino, dans son livre, que « la région marseillaise semble jouer un rôle moteur dans le processus, voire précurseur en raison de la vitalité des luttes sociales ».

    Au niveau national, la coalition des partis de gauche se complète en juin 1935, après le ralliement du Parti radical au Front populaire. Les trois grands partis s’associent autour d’un programme assez vague. Le 3 mai, c’est la victoire pour le Front populaire, qui remporte les élections législatives. Les partis de cette coalition totalisent environ 386 sièges à l’Assemblée nationale, une large majorité.

    Mais, après cette victoire, les salariés « sont partagés entre l’espoir et la crainte : voir s’améliorer leurs conditions de travail et de vie, mais crainte que les changements promus par la gauche au pouvoir ne se heurtent au “mur d’argent” », précise l’historien. Un immense mouvement de grève se déclenche donc dans toute la France. Il débute le 11 mai, dans l’usine Bréguet au Havre et est suivi dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse. Une période de grève marquée par une ambiance festive : on danse, on joue aux boules ou on se baigne tout en prenant soin de l’usine, pendant qu’elle est occupée.

    Victoire syndicale

    Ce sont souvent des exigences très locales qui enclenchent ces mobilisations, mais elles s’accompagnent de revendications plus larges. Sur tout le territoire français, ce sont plus de 2 millions de grévistes qui obligent les patrons et le gouvernement de Léon Blum, formé le 4 juin, à signer avec la CGT les accords de Matignon, la nuit du 7 au 8 juin. Cet accord historique garanti l’augmentation des salaires, protège le droit à se syndiquer et créé les délégués du personnel pour les entreprises de plus de 10 salariés. Quelques jours plus tard, ce sont les lois des deux semaines de congés payés et de la semaine de 40h qui sont votées, alors que la majorité des mesures ne figuraient pas au programme du Front populaire.

    Malgré ces avancées importantes, c’est la désillusion en 1938, face à des patrons qui ne respectent pas les conquis sociaux et des grèves qui se soldent par des échecs. Mais la philosophie et l’espoir que le Front populaire ont fait naître ne disparaîtront pas et influenceront le programme du Conseil national de la résistance qui a façonné le système social français, à l’issue de la Seconde Guerre mondiale.

    Des grèves dans la région

    Les métallurgistes marseillais ouvrent le bal

    À Marseille, ce sont les ouvriers de l’usine de tramway Coder qui entament la vague de grève départementale, le 29 mai. Ils se mobilisent d’abord contre le licenciement de sept employés ayant chômé le 1er mai et étant très impliqués dans la vie syndicale de l’usine.

    Une grande partie des salariés suit le mouvement de grève.

    Les fileuses italiennes de la Capelette sur le front

    Le mouvement national de grève a été suivi sur tout le territoire, et même par les travailleurs et travailleuses étrangères.

    C’est le cas des ouvrières italiennes de l’usine de filature La Marseillaise, située à la Capelette. Elles occuperont leur usine 20 jours. La reprise du travail créa des tensions, et en août, malgré les accords de Matignon, certaines ouvrières sont licenciées.

    Les dockers contre l’extrême droite

    Le 6 juin, ce sont 66 dockers permanents de la compagnie Fraissinet qui entrent en grève, dans les Bouches-du-Rhône. Ils réclament le licenciement de 6 dockers membres de l’association nationaliste Croix de feu. Jusqu’au 27 juin, les dockers occuperont les hangars de la compagnie.

    Les chantiers navals varois embrayent le mouvement

    Dans le Var, ce sont les forges et chantiers de la Méditerranée qui seront les premiers à débrayer au début du mois de juin. Plus de 2000 ouvriers occuperont les chantiers navals et de nombreuses grèves suivront dans l’ensemble du département.

    Vaucluse : une grève utilisée pour nourrir les divisions

    Le 10 juillet, le Syndicat des ouvriers du bâtiment lance une grève générale à Avignon. Le mouvement provoque des incidents avec des maraîchers dont les marchandises sont bloquées.

    Trois jours après, une rencontre a lieu, où les paysans auraient approuvé les revendications ouvrières.

    Mais elle est récupérée par la droite pour affirmer l’opposition paysans-ouvriers.