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  • [Sondage La Marseillaise] LO rappelle l’imposture du RN

    [Sondage La Marseillaise] LO rappelle l’imposture du RN

    Candidat avec Lutte ouvrière « pour essayer d’être plus audibles et afficher notre programme » dans ce moment de politisation que sont les municipales, Rémy Bazzali regarde avec inquiétude la progression du RN. « Aujourd’hui, il y a une tendance, des pays entiers ont basculé. Donc oui, il y a des probabilités qu’ils l’emportent à Marseille », estime-t-il.

    « Pour moi, les travailleurs qui votent pour le RN se trompent dangereusement de camp, explique le candidat. Ils votent pour leurs ennemis de classe : la politique que défend le RN ne vise qu’à diviser les travailleurs, ils essaient de répandre le poison du racisme. » Un constat qui vaut aussi pour la lutte contre la criminalité. « Si on veut s’en prendre à l’insécurité, il faut s’en prendre à la racine du problème, l’insécurité sociale », insiste-t-il. Même si voter ne suffira pas : « Cela dépend d’une lutte d’ensemble de tous les travailleurs. »

  • Municipales paradoxales

    Municipales paradoxales

    L’enquête exclusive La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA est très instructive sur l’état de l’opinion à Marseille.

    D’une part, les intentions de vote révélées hier, témoignent d’une poussée de l’extrême droite au plan local, portée par une crise politique nationale initiée par la dissolution de l’Assemblée nationale décidée par le chef de l’État. Le candidat RN qui devance Martine Vassal pour le bloc central se hisse donc à égalité du maire sortant à 30%.

    Tiercé pas dans le même ordre

    D’autre part, la perception de qui « ferait un bon maire ». En la matière, le tiercé n’arrive pas dans le même ordre.

    Benoît Payan occupe sans conteste la première place du podium avec 47%. Il est le seul candidat à bénéficier de plus d’appréciations positives que négatives.

    Martine Vassal remonte sur la deuxième marche. Plus consensuelle que Franck Allisio, elle bénéficie probablement de son expérience à la tête du Département et de la Métropole qui la font être perçue comme une « bonne maire » potentielle par 44% des personnes interrogés. Soit 15 points devant Franck Allisio, le candidat d’extrême droite.

    Si celui-ci semble être en mesure de rassembler largement son camp et de retrouver un étiage d’intentions de vote comparable au score réalisé par Jordan Bardella aux européennes, il reste clivant mais moins que le candidat de la France insoumise.

    En effet, le rejet est massif s’agissant de Sébastien Delogu avec 56% de personnes interrogées qui considèrent qui ne feraient pas un bon maire. Ce qui interroge sur les limites de la stratégie de clivage défendue par Jean-Luc Mélenchon.

  • Aymeric Caron vient lancer une liste citoyenne à Aix-en-Provence

    Aymeric Caron vient lancer une liste citoyenne à Aix-en-Provence

    Le slogan : « À Aix, le vivant et la dignité d’abord, avant le béton et le profit ». A partir de 15h, un moment d’échange avec les habitants, les associations, les collectifs et « toutes celles et ceux qui souhaitent construire une alternative écologique, sociale et populaire pour Aix-en-Provence », permettra d’aborder les priorités du mouvement : « un logement accessible, police municipale de proximité, protection de la nature et arrêt de la bétonisation, alimentation saine pour toutes et tous, ville antiraciste et inclusive ».

    Samedi 17 janvier – 15h. Entrée libre.

    50 rue du Château de l’Horloge – Jas-de-Bouffan

  • À deux mois du scrutin, la campagne peut s’accélérer

    À deux mois du scrutin, la campagne peut s’accélérer

    La nouvelle était attendue depuis longtemps et n’a surpris personne. Mais la déclaration de candidature du maire (DVG) sortant Benoît Payan pour les prochaines municipales à Marseille n’en a pas moins suscité comme il se doit une salve de critiques des forces concurrentes. À commencer par la droite dont les divers représentants ont égrainé leur bilan du mandat, reprochant le retard du plan écoles, les budgets annulés par le tribunal administratif, le départ des Galeries Lafayette… « C’est une formalisation de ce qu’on sait depuis le mois de septembre », balaie Romain Simmarano, porte-parole de la candidate de la droite et du centre Martine Vassal. « Benoît Payan est très seul, observe-t-il, après la conférence de presse organisée par le maire sortant dans la matinée. En 2020, il y avait des images d’équipe, une vraie volonté de bousculer les équilibres par le collectif. » Lui demandant aussi « des excuses » pour son bilan dans lequel « il n’y a rien de positif à retirer ».

    Un élément de langage que le RN lui a piqué dans la matinée, avant de s’indigner des attaques du maire sortant qui annonçait faire de l’extrême droite son adversaire. « Je somme le candidat Benoît Payan de ne pas dégueulasser ni cette campagne, ni les Marseillais », écrit même la tête de liste du RN Franck Allisio. Lequel jouait la normalisation en s’affichant « pro-business » dans La Provence, pendant que ses militants partagent des visuels injurieux, traitant des élus marseillais d’adjoint chargés « des relations avec les islamistes » ou de « la préférence algérienne ».

    Rendez-vous de campagne

    À gauche, les insoumis s’indignent surtout du refus affiché du maire sortant d’une alliance au second tour. « Tout le monde sait ce que je pense des socialistes et de leur bilan, ça ne m’empêche pas d’être clair sur le rassemblement face à l’extrême droite », attaque leur candidat, Sébastien Delogu. « C’est une entrée en campagne très droitière », dénonce son directeur de campagne, qui voit dans l’union des forces de gauche « un bloc plutôt centriste ». Craignant que le maire sortant n’aggrave la division avec ceux qui, à gauche, ne sont pas satisfaits de son bilan.

    Quoi qu’il en soit, la campagne désormais va pouvoir définitivement s’installer. « Nous restons dans le calendrier que nous nous étions fixé », assure Romain Simmarano, avec un rendez-vous déjà prévu ce mercredi, devant une centaine de jeunes marseillais. Les insoumis de leur côté réclament des débats publics, et présenteront leur programme jeudi. Tandis que le Printemps marseillais doit inaugurer son local de campagne samedi.

  • [Sondage La Marseillaise] Face à la menace du RN, le Printemps marseillais appelle au vote utile

    [Sondage La Marseillaise] Face à la menace du RN, le Printemps marseillais appelle au vote utile

    Après la publication ce lundi d’un sondage Ipsos – La Marseillaise donnant pour la première fois le candidat de l’extrême droite à 30% pour le premier tour des municipales à Marseille, à égalité avec le maire (DVG) sortant Benoît Payan, le Printemps marseillais a organisé dans son local de campagne une conférence de presse pour alerter sur la menace. « L’heure est grave, c’est la première fois en France qu’une ville comme Marseille peut demain être dirigée par l’extrême droite », pose ainsi d’emblée l’adjointe (PCF) aux solidarités, Audrey Garino. Et d’avertir, rappelant que le RN s’est opposé en conseil municipal au plan pauvreté de la Ville, à la construction de logements sociaux comme à l’implantation de services publics : « Ce serait un cataclysme terrible. »

    « Se rassembler dès le premier tour »

    «Le match sera joué entre le RN et nous, appuie le président (G.s) du groupe Printemps marseillais, Pierre Huguet. La bataille de Marseille sera décisive, nous sommes déterminés à la gagner.» Il voit dans le score du maire sortant, sondé avant sa déclaration de candidature, «un bon socle». «C’est le résultat du travail accompli depuis six ans avec le retour du service public dans tous les quartiers de la ville», défend-il. Et d’insister : «Nous appelons les électeurs de gauche à se rassembler dès le premier tour.»

    «Au-delà du vote utile que nous appelons dès le premier tour, ce doit être un vote d’honneur», insiste Hanifa Taguelmint, militante historique des luttes antiracistes à Marseille qui a quitté la France insoumise pour rallier le Printemps marseillais fin novembre. «Le RN n’a pas changé, son ADN est toujours le même», insiste-t-elle. Et de pointer la responsabilité de la droite, prenant pour exemple l’implantation de deux maisons du Bel âge dans le 8e arrondissement tandis qu’il n’y en a aucune dans les quartiers Nord. «Toutes ces politiques font qu’elle a été siphonnée par le RN», déplore la militante.

  • Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    Toulon : Charles Berling apporte son soutien à Josée Massi

    « Elle est porte-parole du RN à l’assemblée. Et à Toulon, elle joue un jeu bizarre en faisant campagne sans étiquette. Quelle tartufferie ! Qui la soutient ? Le RN. Et qui soutient le RN ? Bolloré, Trump, Poutine », dénonce l’acteur, qui voit en Josée Massi « une femme intègre, qui a une vraie vision pour Toulon. Elle peut être très utile pour l’unité de sa ville, pour ne pas qu’elle sombre dans le communautarisme ». Il annonce qu’il fera « du porte-à-porte » pour la soutenir, et voit même la possibilité de compléter sa liste comme une « éventualité ».

    Il regrette aussi le soutien de son « ami » Hubert Falco à Michel Bonnus, dont « le problème est sa proximité avec Retailleau. [Falco] a eu tort de le faire, je lui ai dit. Il a fait du beau travail, mais dans sa douleur de ne plus être au pouvoir, il peut faire des erreurs ».

  • Rolland Courbis est décédé à l’âge de 72 ans

    Rolland Courbis est décédé à l’âge de 72 ans

    Après le décès de Jean-Louis Gasset le 26 décembre dernier, le monde du football est à nouveau en deuil. Le Marseillais Rolland Courbis, ancien joueur et entraîneur de football, notamment de l’OM et de Bordeaux, est décédé à l’âge de 72 ans, a annoncé lundi la radio RMC dans laquelle il officiait comme consultant depuis 2005.

    Avant de devenir une voix et un personnage emblématique dans le paysage médiatique, Rolland Courbis évoluait au poste de défenseur central. Formé à l’Olympique de Marseille à la fin des années 1960, il a tenté l’aventure corse avec l’AC Ajaccio, puis un bref séjour en Grèce, sous les couleurs de l’Olympiakos, avant de s’installer plus durablement à Sochaux, puis à Monaco, où il sera deux fois champion de France (en plus d’un premier titre acquis avec l’OM en 1972). Il terminera sa carrière avec le SC Toulon, club dont il en prendra la charge entre 1986 et 1990.

    Comme entraîneur, Courbis a roulé sa bosse. Et c’est le moins que l’on puisse dire. Il a coaché pas moins de 18 clubs différents, avec des expériences à l’étranger, notamment en Afrique (Niger, USM Alger), aux Émirats arabes unis (Al-Wahda) et en Suisse (FC Sion), sans oublier sa pige très éphémère à la tête de la sélection du Niger en 2012. Le Marseillais marquera l’histoire du football français pour sa célèbre « méthode Courbis », qui consiste à mener une politique de transferts effrénée partout où il est passé.

    En 1997, Rolland Courbis fait son retour à l’OM pour relancer une équipe en reconstruction après plusieurs saisons de crise. Il emmènera notamment les Phocéens jusqu’en finale de la Coupe de l’UEFA en 1999 et jusqu’à la deuxième place en championnat.

    Avec coach Courbis, on ne retiendra pas un entraîneur au palmarès bien rempli. Un titre de champion de France de D2 avec Ajaccio et deux trophées acquis avec l’USM Alger seront ses seuls lots de consolation. Mais le monde du football se souviendra de lui comme d’un grand meneur d’homme, d’une grand gueule au franc-parler et d’un aventurier qui n’a jamais reculé devant le moindre défi. Il l’avait encore prouvé lorsqu’il était venu au chevet de l’Olympique Novais, en octobre dernier.

  • [Sondage La Marseillaise] Le camp de Martine Vassal appelle à ne pas se tromper d’élection

    [Sondage La Marseillaise] Le camp de Martine Vassal appelle à ne pas se tromper d’élection

    À deux mois des élections municipales, la course à l’hôtel de ville de Marseille s’annonce particulièrement disputée. Le sondage La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié ce lundi, place le maire sortant, Benoît Payan (DVG), et le candidat d’extrême droite, Franck Allisio (RN), en tête du 1er tour avec 30 % des intentions de vote chacun.

    Martine Vassal, la candidate DVD, présidente du Département des Bouches-du-Rhône et de la Métropole, en campagne depuis le mois de septembre, recueille 23 %, malgré un large rassemblement des macronistes aux LR. Sébastien Delogu (LFI) est crédité de 14 %. En décembre, dans un sondage de La Provence, Martine Vassal était crédité de 26 % des intentions de vote et Franck Alliso de 27%. Une tendance se dessine.

    La réaction de son équipe de campagne n’a pas tardé. Dans un communiqué, son camp insiste sur la volatilité de l’électorat marseillais. « En deux mois, trois candidats différents ont été donnés en tête des sondages », souligne le texte, y voyant la preuve que l’élection sera « l’une des plus serrées de l’histoire de la ville ».

    Sans contester frontalement les résultats, l’entourage de la présidente de la métropole mise sur une dynamique de rassemblement. Le texte insiste sur « l’union des Marseillais qui veulent sauver leur ville », présentée comme la « seule réponse politique » face au bloc (PS, PCF, Ecologistes, Place publique, Mad Mars, GRS…) constitué autour de Benoît Payan, qu’elle tente encore d’associer à La France insoumise pourtant parti en solitaire, et à celui de l’extrême droite Franck Allisio (RN).

    La candidate DVD appelle aussi à recentrer le débat sur les enjeux locaux. « Ne nous trompons pas d’élection », écrit son équipe, plaidant pour une confrontation des « visions, idées et projets » autour de Marseille, de sa sécurité et de son rayonnement. Une ligne déjà défendue la veille par Martine Vassal sur France 3.

  • Hérault : un nouveau lycée à Cournonterral à la rentrée 2026

    Hérault : un nouveau lycée à Cournonterral à la rentrée 2026

    Village situé à l’ouest de Montpellier, il a connu une nette augmentation de sa population également puisqu’entre 2016 et 2022, le nombre d’habitants est passé de 5 950 à 7 019.

    Le chantier du nouveau lycée a débuté en 2025 après plusieurs années de reports liés à l’achat des parcelles et aux autorisations administratives. L’ouverture de l’établissement est prévue pour septembre 2026.
    La Région annonce une capacité de 1 400 élèves
    et une surface de 17 000 mètres carrés.
    Il devrait proposer
    des formations professionnelles, techniques et générales, orientées vers les métiers du numérique et de l’informatique.

  • Immersion dans « Ma part de Nîmes » de Philippe Ibart

    Immersion dans « Ma part de Nîmes » de Philippe Ibart

    « Ma part de Nîmes”, c’est des visages de la ville dans son quotidien, au fil des ans et des saisons, dans ses lieux de rencontres ou de solitudes urbaines », présente Philippe Ibars dont le travail photographique sur la ville est présenté jusqu’au 24 janvier au Prolé.

    À travers la trentaine d’images exposées, le photographe professionnel nîmois, qui expose également sur les murs des couloirs et de la salle polyvalente du lycée CCI du Gard, propose une déambulation sensible dans la ville. Sans message revendiqué ni intention démonstrative, ses photos invitent à faire une pause, à regarder autrement les scènes du quotidien.

    Les visages de la ville

    Dans chaque scène, des personnes habitent l’image et la ville respire. Juste des humains dans la ville. Philippe Ibart n’a d’autre prétention que de regarder la vie telle qu’elle se déroule. « Il y a toujours un peu de poésie dans le banal, et s’il y a aussi une part de beauté, elle est, pour paraphraser Oscar Wilde, confondue dans les yeux de celui qui compose et de celui qui regarde l’image », livre-t-il.

    De la promenade Cervantes aux jardins de la fontaine en passant par le bâtiment de la CPAM, l’artiste nous transporte au gré de ses déambulations. Des lieux familiers, presque anodins, que l’on traverse souvent sans les voir. « C’est une banalité pour moi, j’ai vécu ici toute ma vie. Je connais cette voiture jaune, comme tous les gens de Nîmes. Mais voir la ville sur ces belles photos, ça fait plaisir », confie un habitué du café.

    L’exposition donne à voir Nîmes non comme un sujet à défendre ou à expliquer, mais comme un espace vécu, traversé, habité. Une ville regardée sans discours appuyé, où l’ordinaire devient matière à attention. Et peut-être, simplement, une invitation à lever les yeux sur ce qui est là.

    * 20 rue Jean-Reboul.

    Entrée libre.