Aujourd’hui, plusieurs centaines peuplent le massif. Il est le plus grand cervidé européen et peut dépasser les 150 cm au garrot. Son pelage est brun-roux en été et gris-brun en hiver, avec une ligne noire sur l’échine et une toute petite queue. C’est en automne que son brame, période à laquelle il se reproduit, résonne dans
la forêt du Ventoux.
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Le cerf élaphe peuple le Parc naturel régional du Mont Ventoux
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![[Sciences] Océans sur Mars : des volcans de boue offrent de nouveaux indices](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/3dff94ad8c4deeb677b7289b49bc1a6b.jpg)
[Sciences] Océans sur Mars : des volcans de boue offrent de nouveaux indices
Ce sont des collines sur Mars qui intriguent depuis des années. On dirait des petits volcans : une forme conique, une dizaine de mètres de haut et un cratère au sommet. « Elles sont très énigmatiques, souligne Maxime Pineau, géologue et planétologue, anciennement au Laboratoire d’astrophysique de Marseille. De nombreuses études ont essayé de comprendre ce qu’elles sont sans jamais vraiment y parvenir. » Pour la première fois, une étude dans Communications earth & environment est en mesure de confirmer qu’il s’agit de volcans sédimentaires, qui ne crachent pas de la lave en fusion mais de la boue ou du sable liquéfié. « Nous en connaissons sur Terre, notamment en Azerbaïdjan ou au fond des océans », précise le chercheur aujourd’hui à l’Université Claude-Bernard Lyon 1 et premier auteur de l’étude. Mais cela n’avait jamais été établi avec certitude sur Mars. Selon les estimations, ils auraient été actifs il y a deux à trois milliards d’années.
Cette conclusion vient des minéraux à la surface de ces collines. Des sondes en orbite autour de Mars y ont détecté de la silice hydratée et des sulfates : des minéraux associés à l’eau. « Ils se sont donc formés en présence d’eau liquide, probablement à des températures inférieures à 60°C », souligne Maxime Pineau. Soit des températures basses n’ayant rien à voir avec l’hydrothermalisme –qui impliquerait des températures supérieures. « Cela confirme que ces structures coniques sont bien liées à du volcanisme sédimentaire et font remonter des matériaux enfouis dans des réservoirs profonds », ajoute le chercheur. À quelle profondeur ? « Quelques dizaines de mètres pour la silice hydratée et plusieurs centaines de mètres pour les sulfates selon nos calculs », précise-t-il.
Reliques océaniques
Des minéraux associés à l’eau, disponibles en surface, remontés des entrailles de Mars et donc potentiellement plus anciens que la période d’activité des volcans ? Il n’en fallait pas plus pour aiguiser l’intérêt des chercheurs : et si cela pouvait donner accès à des traces d’anciens océans martiens ? Des sédiments océaniques recouverts avec le temps refaisant surface via ces volcans ? « Notamment les sulfates, qui viennent de plus profond et pourraient être des sels évaporitiques liés à l’évaporation de l’eau », avance le chercheur. D’autant qu’ils ont été détectés dans la formation Vastitas Borealis : une vaste étendue de l’hémisphère nord parfois suggérée comme une relique d’anciens océans martiens. « C’est une hypothèse qu’il faut creuser », nuance toutefois Maxime Pineau, prudent. Car la question de l’existence passée d’océans martiens est un sujet ancien, épineux et encore très débattu. Pour l’heure, il est question d’en apprendre davantage sur les minéraux découverts, les volcans de boue et leurs réservoirs, notamment avec des données radar. Mais le sujet des océans martiens a bien refait surface.
Repères
Paleosilica
C’est le projet financé par l’Agence nationale de la recherche entre 2021 et 2025 dansle cadre duquel a été menée cette étude. Le but était d’étudier des silices hydratées sur Mars et sur Terre.Ces travaux se poursuivent aujourd’hui avec le projet européen Oceanid.
VBF
Pour Vastitas Borealis Formation. Cette vaste étendue sans relief de l’hémisphère nord de Mars se serait formée il y a 3,75 à 3,4 milliards d’années. Elle forme une large cuvette que certains scientifiques imaginent comme le vestige d’un ancien océan.
Noachien
Cette époque de la géologie martiennese situe entre -4,1 et-3,8 milliards (Md) d’années. Un climat chaud et humide aurait permis à l’eau liquide d’exister. Il y a 3,8 à 3,6 Md d’années, Mars a perdu une grande partie deson atmosphère, entraînant la disparition de l’eau liquide et un climat plus froid et aride.
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![[Recette] Entrée terre, mer et tempura de shiitake](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/18f84707c1fc72433cd261228189f994.jpg)
[Recette] Entrée terre, mer et tempura de shiitake
Une cuisson lente
Pour commencer, il est nécessaire de faire précuire votre poulpe ou vos tentacules au court-bouillon pendant 4 à 5 heures. La joue de bœuf se déguste effilochée et demande, elle aussi, une cuisson assez longue. C’est pourquoi ce sont les deux préparations à faire en amont. Pour la viande, faites-la saisir dans une casserole et ajoutez des garnitures aromatiques à base de carottes, de céleri et d’oignon, puis couvrez à hauteur avec du vin rouge et de l’eau. Faites bouillir 4 heures à feu doux.
Pendant ce temps, vous pouvez préparer votre purée de potimarron en le faisant cuire dans de l’eau avec un bouillon de légumes, mixez et ajoutez un peu de crème fraîche. Pour la purée de pomme de terre, rien de plus simple, faites les cuire en robe des champs – avec leur peau – puis écrasez sur un tamis pour qu’il ne reste que la pulpe. Assaisonnez chacune des préparations.
Un tempura croquant
Vient maintenant le moment de préparer la pâte à tempura. Pour cela, mélangez de la farine, cassez un œuf et ajoutez de l’eau très froide en deux temps. Le mélange doit être un peu épais sans coller aux parois du récipient. Laissez-la reposer entre 15 et 20 minutes au frais pour qu’elle ait le temps de faire des bulles. Nettoyez le shiitake en enlevant la terre au couteau. Ne jamais mouiller un champignon, utilisez sinon un chiffon sec et propre. Coupez-le en deux dans le sens de la longueur et, une fois que la pâte a reposé, immergez le champignon et faites frire dans l’huile à 190° pendant 2 à 3 minutes sortes sur du papier absorbant et assaisonnez avec du sel et du poivre, avant que ça refroidisse.
Pour le poulpe, une fois précuit, déposez-le dans une poêle avec de l’huile d’olive, du sel et du poivre, faites dorer, badigeonnez de pâte tendori et enfournez à 180°. Dressez la pomme de terre, la joue de bœuf, le tentacule, une quenelle de purée de potimarron et terminez avec le tempura.
Les ingrédients
Pour deux personnes il vous faudra :
– Une joue de bœuf
– 2 tentacules de poulpe
– Un champignon shiitake
– Farine, œuf, sel, poivre, eau, huile d’olive
– 2 pommes de terre
– 1 potimarron
– De la pâte de tendori
– De la crème fraîche
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Transat du Café l’Or : le skipper marseillais Joël Paris est à La Corogne
Joël Paris a réussi. Associé à Goulven Marie, le skipper marseillais est parvenu à amener à bon port son « Rêve à perte de vue » dans le port de La Corogne (Espagne). Les organisateurs de la Transat du Café l’Or avaient ajouté cette escale technique, afin que les Class40 ne soient pas pénalisés par l’énorme tempête que la flottille a dû traverser pour rejoindre la Martinique.
« Nous sommes super contents d’arriver sans casse majeure » confie Joël Paris, après une nuit de sommeil réparateur. Mais qui dit escale, dit aussi travail sur le bateau, avec la quête d’un « aérien », élément majeur de sécurité que l’équipage a perdu lors d’un coup de vent au large de Cherbourg. « Ce qui nous a privés d’informations météo importantes et nous a fait perdre du temps », avoue le Marseillais.
Une fois le nouveau matériel installé, le tandem va pouvoir se remettre à l’ouvrage et se projeter vers la seconde partie de la course. Et tenter de regagner quelques places au classement général. « Sans la perte de l’aérien, nous aurions pu conserver notre place dans le top 25 et rester connecté aux bulletins météo », reconnaît Joël Paris.
Samedi, à midi, temps universel, avec Goulven Marie, il repartira au large. En espérant ne plus s’arrêter avant de rejoindre la Martinique.
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![[Maj] À Avignon, les écologistes votent pour la stratégie en vue des municipales](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/07174ab15b65bbe1149e0811d3f91815.jpg)
[Maj] À Avignon, les écologistes votent pour la stratégie en vue des municipales
Après un premier vote en juin dernier qui avait désigné Sabah Badji comme cheffe de file des écologistes pour les élections municipales de mars prochain, les militants sont retournés aux urnes ces mercredi 29 et jeudi 30 octobre.
Pour rappel, Sabah Badji est dans la tourmente du district de football du Grand Vaucluse, où elle était notamment présidente de la commission d’arbitrage. Le 25 août dernier, sur décision de la commission de discipline, elle a été exclue pour cinq ans de toute activité dans les instances, en raison d’accusations de tentative de corruption, fraude ou encore de faux et usage de faux.
La direction nationale du parti, suite à ces révélations, a mis sous tutelle la section avignonnaise et organisé ces nouvelles élections, dont le résultat sera communiqué ce vendredi 31 octobre.
Communiqué au vitriolDans un communiqué au vitriol, Sabah Badji affirme être victime d’une « campagne de déstabilisation politique, clairement organisée et alimentée depuis l’intérieur même de mon mouvement pour m’écarter en tant que cheffe de file ». Sabah Badji confirme également qu’une nouvelle « procédure, toujours dans le cadre du district Grand Vaucluse, est relancée » contre elle, tout en assurant avoir « été blanchie par la Ligue Méditerranée de football ».
Sabah Badji ajoute que, suite au vote interne l’ayant nommée à la tête des écologistes, « un groupe d’arrivistes comprenant des élus locaux qui s’accrochent à un espoir de strapontins essayent par tous les moyens de me salir ». Elle énumère, sans nommer, « un élu déjà condamné par la justice, une élue auteure de mails à caractère raciste et un militant qui, précédemment, était sur une liste RN ». Elle conclut que « les Avignonnais méritent mieux que des compromissions et des ambitions personnelles » et qu’elle est et « reste cheffe de file élue démocratiquement » pour poursuivre sa « mission, qui est de défendre nos valeurs dans l’intérêt de nos concitoyens ».
Contacté, Jean-Pierre Cervantès n’a pas pu répondre à nos sollicitations. L’enjeu du vote entre les deux camps se porte notamment sur la liste à rallier dans les mois à venir. Sabah Badji penche pour un soutien à la candidate LFI, Mathilde Louvain, tandis que le camp de Jean-Pierre Cervantès semble plus proche du Parti socialiste.
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![[Le Grand entretien] Barbara Hendricks : « J’ai choisi l’Europe pour défendre la paix »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/5578fed8ba40cff5056a13dfdb348f9f.jpg)
[Le Grand entretien] Barbara Hendricks : « J’ai choisi l’Europe pour défendre la paix »
La Marseillaise : Chanteuse lyrique, vous explorez le jazz dans les années 90 et, depuis 10 ans, vous plongez dans les racines du blues. Est-ce un retour aux sources, quand vous chantiez dans l’église de l’Arkansas, où votre père officiait ?
Barbara Hendricks : Quand j’ai commencé le jazz, ce n’était pas planifié. Je vivais à Montreux et j’étais amie avec le fondateur du festival. Mes enfants adoraient aller chez Claude Nobs car il y avait des tas d’appareils, comme les walkmans, avec lesquels ils pouvaient jouer. Et aussi des archives incroyables. En écoutant Duke Ellington, il m’a proposé de faire un hommage. J’ai tellement aimé l’expérience avec les musiciens que je ne voulais faire plus que ça. J’ai réalisé que je ne connaissais pas si bien mes racines que ça. Alors que les Negro spirituals étaient les chants des esclaves, pour mon père, le blues était la musique du diable. Il y a toute mon histoire dans le jazz et le blues. Le besoin de ce message de lutte pour les droits, contre l’apartheid, est devenu si fort que je reste sur ce chemin de la liberté. Aujourd’hui, plus que jamais, on a besoin de message d’amour.
Cet hommage à Martin Luther King réaffirme votre engagement en faveur de la liberté. Que retenez-vous de votre expérience d’ambassadrice du Haut-Commissariat pour les réfugiés à l’ONU ?
B.H. : Martin Luther King est inspirant parce qu’il y a eu beaucoup de femmes autour de lui. Et, sans elles, il n’aurait pas pu mener la lutte qu’il a menée pour l’égalité. Les femmes, même si elles ne sont pas sur le devant de la scène, jouent un rôle important dans les mouvements d’humanité. Sans elles, on ne serait pas là aujourd’hui. à mon tour, je veux aider cette grande famille qu’est l’humanité à grandir. à l’ONU, nous avons moins de la moitié des crédits nécessaires pour aider les réfugiés. Nous faisons notre possible pour réunir des fonds. Mais, ceux qui donnent le plus pensent qu’ils peuvent exiger certaines choses. Il faut résister à ça. Je ne peux pas sauver le monde, mais dès qu’on peut agir, il le faut sans jamais perdre espoir.
Quel regard portez-vous sur le durcissement des politiques migratoires aux États-Unis et en Europe ?
B.H. : Aujourd’hui, nous devons affronter des moments très très difficiles avec des guerres en Ukraine, à Gaza, et des gens forcés de fuir les conflits et les persécutions alors que des frontières se ferment partout. L’arrivée de Trump est le contrecoup de ceux qui ne voulaient pas d’un noir à Washington. Quand les gens ont peur, ils voient dans celui qui est en face un ennemi. Mais ils ne vont pas chercher à se retourner vers celui qui est vraiment la cause du malheur et qui désigne l’autre comme un ennemi. C’est facile d’utiliser la peur à des fins politiques. Il faut que cela change.
Quel serait le rôle des médias pour un tel changement ?
B.H. : Parfois, je ne peux plus regarder les horreurs diffusées, car pour aider, il faut prendre soin de soi. Les médias ne nous montrent pas assez les moments de solidarité. Or, tous les jours, il y a des gens qui aident un voisin, un enfant. Je crois en la force de ce chemin vers l’amour, la générosité. Quand je suis venue, en avril, au Salon du Livre à Paris, j’ai passé un long moment avec une association de femmes juristes qui faisaient un travail extraordinaire. Ce sont les gens qui font du bien qu’il faut montrer. Car, si nous voyons que nous ne sommes pas seuls, nous gagnerons en espoir et en force. La peur fait oublier cela. L’amour est illimité. Aujourd’hui, j’ai vécu assez longtemps pour pouvoir dire que la générosité est le moteur le plus important pour faire avancer le monde. Il faut oser aimer.
Vous vivez entre la Suède et la Suisse. Pourquoi ce choix ?
B.H. : Après l’élection de Bill Clinton, (1992), il m’était devenu compliqué de choisir pour qui voter. J’ai été invitée en France pour une émission avec François Mitterrand. J’ai réalisé que les intentions qui précédaient la mise en place de l’Union européenne étaient basées sur les valeurs de paix. Le climat politique des états Unis ne me correspondait plus. Mais, sur mon passeport, j’étais Américaine. Comme mon mari était Suédois et que je vivais le plus souvent en Europe, je me suis dit que ce bout de papier ne pouvait pas me définir. J’ai donc décidé de changer de nationalité. Je suis devenue Suédoise car je voulais me mêler de politique européenne, fondée sur la paix et les droits de l’homme. Bien sûr, ce n’est pas si simple en réalité. En 2016, quand j’ai été invitée à faire un discours pour l’anniversaire du Traité de Rome au Parlement européen, j’ai volontairement centré mes propos sur ces valeurs fondatrices. Mais mes enfants vivaient en Suisse et, dès que la double nationalité a été autorisée, je l’ai demandée.
Il y a ce concert à Aix-en-Provence, mais aussi un passage à Orange ?
B.H. : C’est à Aix, au festival d’art lyrique en 1978 avec Les Noces de Figaro de Mozart, que les Français m’ont découverte pour la première fois. Et c’est aussi sur ses marchés que j’ai vraiment appris à parler le français, car les gens y étaient plus chaleureux qu’à Paris. Il n’y a pas une année où je ne reviens pas dans le Sud. à Orange, je vais rencontrer les élèves d’un collège qui a pris mon nom en 1995. C’était sur une décision des collégiens, alors que la ville était passée aux mains du Front national. Je me suis dit que les enfants étaient bien plus sages que les adultes qui avaient voté.
Barbara Hendricks et son Blues Bands, les 20 et 21 novembre au 6MIC d’aix. Détails sur 6mic-aix.fr
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La culture mexicaine se célèbre pendant 3 jours
La rue Mignet, de la chapelle de la Visitation jusqu’à la place des Prêcheurs à Aix-en-Provence vibre dès ce vendredi et jusqu’à dimanche au rythme de la culture mexicaine. Le festival Día de los Muertos, inspiré directement de la fête mexicaine du même nom est à l’honneur pendant trois jours pour une quatrième édition.
Faire découvrir la tradition
Organisée par Maix’Art, une marque locale qui met en avant l’art et l’artisanat français et mexicain fondée par Daniela Campirano avec le soutien de la Maison de l’Espagne, de Panaca ou encore de la Mexithèque cette célébration à pour objectif de faire découvrir une tradition. « C’est une fête que j’aime beaucoup dans mon pays natal c’est pourquoi j’ai voulu la célébrer en France, où je vis depuis 5 ans », explique Daniela Campirano. « C’est un événement que nous avons mis en place en famille et qui, au fil des années à pris de l’ampleur dans la ville, tant au niveau de la taille que du nombre de participants et cette année nous espérons encore que ce sera un succès. » Fête joyeuse, colorée et bariolée, le Jour des morts au Mexique est bien loin de ce que l’on connaît de la Toussaint en France ou d’Halloween aux Etats-Unis qui se veut bien plus effrayant. « Je dois avouer que le dessin animé Coco nous aide aussi beaucoup pour popularisé l’événement. Avec toutes ses couleurs et son esthétisme, le dessin animé à marqué les esprits et c’est ce que viennent chercher les familles en participant à notre événement », souligne Daniela Campirano.
Du côté de la programmation, initiations à la danse latine et folkloriques comme le cha-cha-cha ou le danzón, maquillages artistiques ou encore ateliers pour petits et grands sont prévus pour ces trois journées de fête. « Nous proposons également une exposition qui met à l’honneur Cezanne puisue nous sommes à Aix et Frida Kahlo qui est l’artiste la plus populaire et connue de la culture mexicaine », continue-t-elle. « Il n’y a pas meilleur mariage pour illustrer les deux cultures. Sans compter que la Catrina mexicaine, voulait au départ représenter l’élégance à la française. »
Et de poursuivre : « Un hôtel des morts sera aussi installé sur les marches de l’église de la Visitation comme le veut la tradition mexicaine. »
De vendredi à dimanche à partir de 10h et jusqu’à 22h.
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![[Tribune] Halte au saccage du métro de Marseille ! Marseillaises et Marseillais, sauvegardons notre patrimoine commun](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/c6e1e3be473becd25883402e6c32658b.png)
[Tribune] Halte au saccage du métro de Marseille ! Marseillaises et Marseillais, sauvegardons notre patrimoine commun
Le saccage a commencé à Saint-Charles en 2023, il s’est poursuivi à la Joliette en 2024, puis à Noailles et Estrangin-Préfecture cette année. Sous couvert de « modernisation », le coûteux programme « Rénov’ Stations » de la RTM et de la métropole Aix-Marseille-Provence efface peu à peu les œuvres qui ornaient depuis près d’un demi-siècle les stations du métro : mosaïques, tôles émaillées et décors originaux cèdent la place à des revêtements uniformes, salissants et sans âme.
Réalisées entre 1977 et 1986 par des tandems artistes-architectes, les stations du métro de Marseille possédaient une identité forte et colorée, avec des œuvres liées à l’identité et à l’histoire des quartiers desservis. Le plan « Rénov’ Stations », censé « améliorer le confort et la sécurité » des usagers, transforme aujourd’hui ces espaces en lieux aseptisés, interchangeables, où tout se ressemble. Les nouveaux aménagements, mal conçus et fragiles, produisent des espaces illisibles aux ambiances d’hôpital et brouillent les repères des voyageurs.
Pourtant, ces décors relèvent du patrimoine architectural et artistique du XXᵉ siècle, protégés par le droit français (Code du patrimoine et Code de la propriété intellectuelle), ainsi que par la Convention de Faro, qui reconnaît le droit des citoyens à participer à la valorisation de leur patrimoine. Leur destruction sans concertation bafoue ce double statut et efface une mémoire collective. Certaines œuvres ont purement disparu, comme Les Ports d’Albert Jaubert à la Joliette, évoquant le passé ouvrier et portuaire, remplacée par une photographie du quartier Euroméditerranée, représentant une image lisse et marchandable de la ville.
Ce chantier illustre la fragilité du regard porté sur le patrimoine marseillais. Dans la plus vieille ville de France, il est dommage que le patrimoine soit si peu considéré et perpétuellement détruit. Alors que les stations Castellane et Désirée-Clary s’apprêtent à subir le même sort, il est urgent d’ouvrir un débat public sur notre métro. Dénonçons collectivement cette modernité rétrograde, et retrouvons l’enthousiasme et l’avant-garde qui faisaient l’essence du métro de Marseille à son inauguration. Le temps est venu de nous rassembler pour construire la suite de l’histoire de notre métro !
Par Liam McCORLEY et Sandro PISCOPO de l’Université HLM (hors les murs) de marseillologie
Cosignataires : François AVEROUS (architecte), Alain BARLATIER (documentariste), Pascale BARTOLI (architecte), Joël BARTOLOMEO (artiste), Arthur BATTESTI (architecte), Mariam BENBAKKAR (artiste), Claire BENIT-GBAFFOU (urbaniste), Jean-Daniel BERCLAZ (artiste), Aurore BIZE (artiste), Julien BLAINE (poète), René BORRUEY (historien), Jean-Noël BRET (historien de l’art), Christine BRETON (conservatrice du patrimoine), Guillaume CALAS (architecte), Roland CARTA (architecte), Clément CHAFFAIE (architecte), Jean-Marc CHANCEL (architecte), Julie DE MUER (guide urbaine), Sylvie DENOIX (historienne), Anke DOBERAUER (artiste), Paul DOMELA (curateur), Elisabeth DORIER (géographe), Thierry DUROUSSEAU (architecte), Mary FITZGERALD (journaliste), Anne-Valérie GASC (artiste), Teodoro GILABERT (écrivain), Milan GIRAUD (artiste), Benoît GUILLAUME (illustrateur), Stéphane HERPIN (architecte), Pierre-Alain HUBERT (artiste), Albert JAUBERT (artiste), André JOLLIVET (architecte), Baptiste LANASPEZE (éditeur), Carole LENOBLE (architecte), Sylvain MAESTRAGGI (auteur), Éric MAILLET (artiste), Nicolas MAISETTI (sociologue), Nicolas MÉMAIN (urbaniste), André MÉRIAN (photographe), Gilbert ORSONI (juriste), Matthieu POITEVIN (architecte), Garance POUPON JOYEUX (artiste), Justine PRUVOT (cheffe), Tilman REICHERT (architecte), Rudy RICCIOTTI (architecte), Suzel ROCHE (réalisatrice), Jean RODET (architecte), Sandrine ROLENGO (Déléguée Sites & Monuments Paca), Ana RUBIO (architecte), Jacques SBRIGLIO (architecte), Oliver SALWAY (artiste), Loévan SICARD (architecte), Alexis STEINMAN (journaliste), André STERN (architecte), Bernard TARAZZI (architecte), Paul-Elias TOURNÉ (architecte), Stephan ZAUBITZER (photographe)
Pour signer la pétition « Stop à la rénovation moche des stations du métro de Marseille ! », c’est ici.
![[Rue de la République] Sébastien Barles : « Deux listes à gauche à Marseille, c’est une oxygénation démocratique »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/2283177423aa66a50ec48b866cb05a0d.jpg)
![[Entretien] Nicolas Da Silva : « La Sécurité sociale est une extraordinaire réussite »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2025/10/d2b7dcac2da1dc2587d076df34fa1f6f.jpg)