Category: sports

  • OM : la défaite révèle des lacunes à corriger durant la trêve

    OM : la défaite révèle des lacunes à corriger durant la trêve

    « On n’a pas su garder cette passion durant 95 minutes. » Habib Beye a correctement résumé la prestation de son équipe, ce dimanche. Face au Losc de Bruno Génésio, pourtant engagé en Europa League le jeudi soir, cet OM a manqué de folie et d’entrain pour faire chuter les Lillois et poursuivre sa série positive. Même 70 minutes de passion auraient pu suffire à sécuriser un résultat plus reluisant comptablement, mais cela n’a pas été le cas. Malgré tout, plusieurs enseignements sont à retirer de cette rencontre, autant de points à travailler durant ces quinze jours de trêve.

    Lors de ce dimanche pluvieux à Marseille, le réalisme a manqué, surtout que les occasions n’ont pas été si nombreuses que ça. « On a deux grosses situations dès l’entame de la deuxième mi-temps pour marquer le deuxième but. Et j’ai l’impression qu’on prend ce but sur un temps fort de notre part. C’est peut-être ce qui nous met un petit coup derrière la tête. Parce que si on arrive à convertir ces deux situations, cela aurait été une toute autre deuxième période », décryptait Habib Beye à l’issue du match. L’une des solutions pour combler ce retard dans l’efficacité a été le passage à deux attaquants.

    Amine Gouiri n’avait pas 90 minutes dans les jambes et le coach olympien a également détaillé et assumé ce choix de ne pas le faire démarrer. « On y a pensé, notamment à démarrer à deux devant. Mais avec la surcharge qu’ils [les Lillois, Ndlr] ont au milieu, cela nous aurait exposés. On l’a vu quand on est passés à deux attaquants : on a perdu un joueur au milieu et ce contrôle était nécessaire en début de match. Les choix ont été faits en fonction de l’adversaire et sont assumés. » L’association avec Pierre-Emerick Aubameyang reste donc bien une possibilité pour les Marseillais, comme l’a confié Habib Beye après la rencontre gagnée face à Auxerre, le 13 mars.

    « Je vois Balerdi un peu aspiré au premier poteau »

    L’entraîneur de l’OM a aussi pointé du doigt un « manque d’agressivité dans une zone de vérité ». Ce sont bien les deux zones de vérité qui sont concernées. Outre l’attaque, la défense a aussi eu son lot de passivité, notamment sur le but d’Olivier Giroud. Des largesses comme celles-ci avaient déjà été aperçues à Brest, où Ludovic Ajorque avait inscrit un but similaire à celui du meilleur buteur de l’histoire des Bleus. Le champion du monde 2018 l’a dit lui-même après la rencontre : « Je suis dans la bonne zone. J’arrive lancé et je vois Balerdi un peu aspiré au premier poteau, donc je passe derrière lui. » Une défense de zone mal gérée, malgré la nette supériorité numérique des Marseillais dans leur surface de réparation.

    Pour corriger ces manques, dispose désormais de la trêve internationale, même si une partie de son effectif ne sera pas présente à la Commanderie. « On avait prévu une phase de régénération. On va aussi pouvoir individualiser davantage le travail, être plus précis avec les joueurs. L’humeur du club ne doit pas être dictée par les résultats. Elle doit rester constante pour transmettre une énergie positive aux joueurs. » 15 jours pour préparer un nouveau grand défi : le déplacement à Monaco, le 5 avril.

    L’horaire d’OM-Nice est désormais connu

    Il faudra se brancher un dimanche soir pour suivre le match OM-Nice. La Ligue de football professionnel (LFP) a révélé l’horaire de ce derby méditerranéen : ce sera le dimanche 26 avril, à 20h45. Ligue 1+ sera donc le diffuseur de cette rencontre de clôture de la 31e journée du championnat de France. Parmi les autres affiches de ce dernier week-end du mois d’avril, l’Olympique lyonnais recevra l’AJ Auxerre alors que le Paris Saint-Germain se déplacera sur la pelouse de Raymond-Kopa à Angers. Toulouse-Monaco sera également l’un des matches à suivre, important pour la course au podium. Pour rappel, le prochain match de l’OM se disputera à Louis II, face à Monaco (dimanche 5 avril à 20h45).

  • L’école des sports hippiques de Cabriès dévoile son savoir-faire

    L’école des sports hippiques de Cabriès dévoile son savoir-faire

    Le va-et-vient des minibus rouges de l’Afasec a été incessant, samedi. Les deux véhicules étaient les navettes permettant aux visiteurs des portes ouvertes de découvrir la structure de formation aux métiers de la filière hippique. Avec la découverte des lieux de vie et scolaire. Mais, surtout, le contact avec les chevaux, qui seront au cœur de l’enseignement.

    « Nous avons des chevaux de trot et des chevaux de galop. Pour le galop, il y en a quinze, et ce ne sont pas des chevaux de manège. Ils s’expriment, sautent, mordent et ont leur caractère. C’est pourquoi il faut y aller crescendo avec eux », explique Cindy, éducatrice, à une dizaine de jeunes filles et garçons venus se renseigner sur la filière.

    La jeune femme prévient ceux qui ont en tête de faire un métier lié aux pratiques hippiques. « Ce n’est pas comme dans un centre équestre. Vous ne serez pas dans une activité de loisir. Vous intégrerez une école d’apprentissage dans le but d’apprendre un métier. Et vous serez à la disposition des chevaux, qui dicteront vos contraintes », prévient-elle.

    Si c’est avant tout pour faire un métier passion, se lancer dans la formation nécessite un certain courage et beaucoup d’abnégation. C’est pourquoi les stages, qui suivent les portes ouvertes et précèdent les inscriptions définitives, sont un passage obligé. « Ils permettent au candidat de se faire un avis sur des métiers qui sont très difficiles, car ils nécessitent de l’enthousiasme, de la disponibilité, de travailler le dimanche, se lever très tôt chaque matin. Dans cette période, nous appuyons là où ça fait mal pour voir si les jeunes sont aptes à encaisser les contraintes », insiste Cindy.

    Ces avertissements donnés, elle et son collègue Steeve passent à la phase présentation des chevaux et décrivent « le bonheur intense et indescriptible de voir celui dont vous vous occupez, gagner une course ».

    Monter n’est pas la priorité

    Au côté de sa maman, Naïs prend des notes. « Je ne suis pas forcément attirée par les courses. Mais plus par le métier de palefrenier. M’occuper d’une monture, la chouchouter, c’est ce qui me donne envie de venir ici », confie-t-elle.

    Raphaël est lui déjà sûr de son choix. « Je veux monter ! ». Il faut dire qu’avec deux frères déjà dans la place, le benjamin a de quoi être motivé. « Je suis venu visiter le site pour voir ce qui m’attend. Et cette journée me donne encore plus de motivation pour me lancer dans cette formation. »

    Les visiteurs du jour vont avoir droit à une découverte de fonts en combles des installations sur près de 100 hectares où tout est destiné à la découverte et à la pratique. « Tout est mis en place pour que les élèves en formations évoluent en toute sécurité, avec une montée progressive des niveaux de difficulté et une méthodologie adaptée », détaille Cindy.

    Le but recherché n’est pas de former des champions, « mais de leur faire avoir un état d’esprit, une implication, de la rigueur, de la compréhension et de la motivation ». Au regard des métiers auxquels l’Afasec prépare, c’est une évidence. Il est en effet possible de se former à une douzaine d’activités professionnelles. Si celle de jockey et driver est en quelque sorte la vitrine, le site de l’Arbois permet également de devenir entraîneur, manager d’écurie, responsable de voyage, cavalier d’entraînement de trot, ou de galop, cavalier de débourrage et pré-entraînement, agent d’écurie, responsable d’élevage, assistant d’élevage, personnel d’hippodrome ou encore assistant administratif.

    Le salaire en début de carrière est à 1 800 euros à la sortie de l’école. Mais il ne faut pas compter ses heures, jusqu’à 60 par semaine.

    https://afasec.fr/campus/academie-de-cabries

  • Une formation qui permet de travailler dès la sortie

    Une formation qui permet de travailler dès la sortie

    Nadine Mouelle dirige le centre AFASEC de Cabriès depuis deux ans.

    Celle qui a fait de la formation, l’insertion et le devenir des jeunes, son but se donne à fond dans sa mission, entourée d’une équipe dont l’objectif « est d’intégrer au mieux les candidats aux métiers liés aux pratiques hippiques en les aidant à acquérir compétence et savoir-être ».

    Pas besoin d’être un crac en équitation pour intégrer son centre de formation. « Nous avons plusieurs filières, notamment celle de palefrenier – soigneur qui permet de vivre au plus près des chevaux. »

    Un travail d’équipe

    En proposant des journées portes ouverts, et des stages de formation à ceux qui souhaitent entamer la formation, sa structure est l’occasion de dévoiler « la face cachée de la carte postale, et tous les métiers qui composent le milieu des courses hippiques ».

    Ces stages sont très importants pour ceux qui souhaitent se lancer dans l’aventure. « C’est une première étape qui permet de repérer ceux qui ont les capacités pour faire un de nos métiers. C’est un moyen de s’habituer à la vie en internat et à la vie en communauté, aux contraintes dictées par le bien-être des chevaux, qui est la priorité », insiste Nadine Mouelle.

    Avec 35 heures de cours hebdomadaire, qui s’ajoutent aux incontournables soins à apporter aux chevaux, cette école « est destinée à faire l’apprentissage de la rigueur, dans un contexte de formation professionnelle où le stagiaire, puis l’élève, apprend un métier. Avec ses contraintes, ses aléas et ses habitudes qui ne sont pas celles d’une colonie de vacances ».

    Le quotidien du centre, c’est être auprès des chevaux au petit matin, à savoir 6h30 pour les débutants. Apprendre à gérer le stress, être à l’écoute et travailler en équipe autour d’un animal. « Pas tout le monde deviendra jockey, mais chaque élève qui va au bout aura un emploi dans la filière, en étant bien souvent sollicité avant la fin de leur formation, car il y a une pénurie de cavaliers d’entraînement », insiste la directrice.

  • L’AVC Aix Provence Dole se comporte comme un pro

    L’AVC Aix Provence Dole se comporte comme un pro

    Auteur d’un début de saison éclatant avec une deuxième place provisoire en Coupe de France, et une bonne dizaine de podiums en poche, les hommes de Sébastien Cottier se sont frottés au peloton professionnel ce week-end du côté de la péninsule ibérique. Sans complexe, le club aixois a une nouvelle fois fait sa place comme il a su le faire lors de sa seule invitation dans l’Hexagone sur le GP de La Marseillaise. Sur la classique des terres de l’Ebre (1.1 – 175,5 km), Jérôme Raus termine à la quatorzième plce à 15 secondes de l’Espagnol Manuel Diaz (Burgos), qui signe la première victoire de sa formation cette saison.

    Le Belge de l’AVC Aux se classe également deuxième coureur d’une équipe française au classement général, derrière Mathieu Burgadeau, neuvième de l’épreuve (TotalEnergies). Le lendemain, Oscar Nilsson Julien, triple champion de France sur piste, a bien failli décrocher le Graal sur le Grand Prix de Primavera Ontur (catégorie 1.2 – 166 km). Acteur dès le début du circuit, avec prime une victoire au sprint de montagne (1er) et le maillot à pois sur les épaules au final, « ONJ » se classe au pied du podium, à 50’ secondes du Néerlandais Axel Van Der Tuuk (Euskaltel). Le néo-aixois, Bohémond Barillot, intègre lui aussi le Top 10, suivi de près par Julien Marin (11e), Lucas Grieco (15e) et Joseph Brookes (18e). Cinq coureurs dans le Top 20 qui place l’AVC Aix Provence Dole à la première place au général par équipe. « Ces résultats ne font que confirmer l’excellent état d’esprit qui règne dans l’équipe actuellement », confie Sebastien Cottier, le directeur sportif aixois. Et dire que le printemps ne fait que commencer.

  • Le Comité olympique et sportif 13 dévoile ses ambitions

    Le Comité olympique et sportif 13 dévoile ses ambitions

    Entre stress de bien faire et excitation de débuter sa première assemblée générale en tant que président du Comité Départemental Olympique et Sportif des Bouches-du-Rhône (CDOS 13), Mickaël Gallet a accueilli les différents comités sportifs locaux, lundi, au sommet de la tour La Marseillaise. Aux côtés de son secrétaire général et fidèle bras droit, Bernard Callier, il en a profité pour d’abord exposer le bilan de sa première année de mandature, notamment marquée un engagement fort en matière de responsabilité sociale.

    « Le sport est trop souvent perçu uniquement sous l’angle de la pratique ou de l’événementiel. Or, c’est un levier majeur : de santé publique, de cohésion sociale, d’éducation, d’insertion, mais aussi de développement économique et d’attractivité territoriale », lance l’ancien dirigeant du District de Provence, convaincu que le rôle du CDOS 13 est également politique. « Nous avons essayé de porter ce message durant la campagne des municipales avec la diffusion du Plaidoyer porté par le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) « Faire du sport une grande cause municipale », mais également en nouant des liens avec l’Association nationale des élus en charge Du Sport (ANDES) et l’Association Nationale des Directeurs et des Intervenants d’Installations et des Services des Sports (ANDIISS), ou encore avec la Ville de Marseille, avec qui nous n’avions aucune relation par le passé », poursuit-il, en estimant que son institution doit être présente « là où se prennent les décisions » et faire en sorte que le sport soit pleinement intégré aux politiques publiques, notamment à l’échelle des communes.

    Priorités et projets

    De plus en plus présent sur les réseaux sociaux, où il valorise les actions des comités et des clubs, le CDOS cherche à se rapprocher du terrain et de ses acteurs. L’exemple du premier séminaire des Comités Départementaux, organisé début 2026, en est l’illustration parfaite. « C’était un moment très fort. Un temps d’écoute, de franchise et de co-construction. Les comités ont pu exprimer leurs attentes, leurs difficultés, mais aussi leurs idées », souligne Michaël Gallet, qui souhaite avec ses équipes poursuivre ce travail de structuration et d’accompagnement. « Cela passera notamment par le développement d’outils concrets pour les comités et les clubs, mais aussi par un renforcement du dialogue avec les collectivités locales. Le sport doit être pleinement intégré aux politiques publiques territoriales. Nous allons également continuer à accompagner les transitions du mouvement sportif : transition écologique, mais aussi sociale, économique et organisationnelle », ajoute le président, conscient que sa fonction est « exigeante, mais passionnante ». « Ce qui me marque le plus, c’est la richesse humaine du mouvement sportif. Derrière chaque club, chaque comité, il y a des bénévoles engagés, souvent dans l’ombre, qui font vivre le sport au quotidien. Mon rôle, c’est de fédérer ces énergies, de créer du lien et de porter leur voix. Je le vis avec beaucoup d’humilité, mais aussi avec une conviction forte : le sport a un rôle essentiel à jouer dans notre société. »

    Et dans ce but, le CDOS 13 travaille sur plusieurs projets structurants : créer un Diplôme Universitaire dédié à la gestion associative sportive avec la Faculté des Sciences du Sport à Luminy, développer des « audits » pour orienter les structures vers des accompagnements personnalisés, accompagner les Comités et clubs dans la refonte de leur modèle économique ou encore la mise en place de Sport’Relève 13, un conseil des jeunes du mouvement sportif départemental. « Le sport mérite mieux que d’être considéré comme secondaire. Il est une réponse à de nombreux défis de société », conclut Gallet.

  • L’OM laisse filer sa chance et craque au pire moment

    L’OM laisse filer sa chance et craque au pire moment

    Avec l’OM, le scénario semble immuable. D’abord conquérants, les Olympiens finissent trop souvent par céder, quittant la scène la tête basse. Après le Stade Rennais, l’Olympique Lyonnais, le Real Madrid, le Sporting Portugal, le SCO d’Angers, l’Atalanta Bergame, le Toulouse FC, le Paris Saint-Germain, le Paris FC et le RC Strasbourg, le LOSC est venu s’ajouter, dimanche soir au stade Vélodrome, à cette longue liste de bourreaux décisifs après la 80e minute de jeu.

    « C’est une défaite douloureuse, surtout à domicile où nous voulons toujours gagner », a réagi Quinten Timber en zone mixte d’après-match. « C’était un grand match face à une équipe proche de nous au classement. Nous voulions vraiment le gagner, mais nous n’y sommes pas parvenus. Nous avons pourtant remporté trois matchs importants récemment, et celui-ci comptait aussi beaucoup », a poursuivi le milieu de terrain néerlandais, persuadé que le collectif phocéen doit davantage s’exprimer sur le terrain. Et surtout persister même quand l’OM mène au tableau d’affichage, ce qui était le cas une nouvelle fois dimanche soir avec l’ouverture du score d’Ethan Nwaneri. Mais il n’a fallu que quelques minutes aux Dogues pour revenir à hauteur.

    « On prend l’égalisation sur un temps fort de notre part, ce qui nous met un coup derrière la tête. Si on arrive à marquer avant, ce n’est plus le même match, a analysé Habib Beye, l’entraîneur de l’OM. C’est dommage, on manque d’agressivité et de réactivité dans la surface sur le 1-1. Au vu des autres résultats on avait l’opportunité de creuser l’écart sur nos poursuivants et de garder une dynamique positive. On ne va pas tout remettre en question, même si cette défaite est frustrante. C’est dommage », a-t-il répété, conscient de la belle opportunité qui se présentait aux Marseillais après la défaite de Lyon sur Monaco quelques heures plus tôt. Au lieu d’avoir cinq points d’avance sur les Lyonnais et les Lillois, avant un déplacement périlleux à Monaco au retour de la trêve internationale, les Olympiens n’ont plus que deux longueurs d’avance sur leurs poursuivants. Rageant.

    Béquille pour Greenwood 

    L’heure est désormais au repos pour les Marseillais, sauf pour les internationaux qui vont rejoindre leurs sélections respectives. « Quand on reverra les joueurs dans quelques jours, on devra être positif, tout en parlant de ce qui n’a pas marché, comme le trou physique que l’on a eu et un défaut d’intensité », a détaillé Habib Beye. Mason Greenwood, sorti à la 19e minute face à Lille, « souffre d’une béquille au quadriceps gauche », indique le club dans un communiqué publié lundi soir : « Son évolution sera suivie quotidiennement ». « Il a ressenti une grosse douleur », avait confié le technicien franco-sénégalais. Sans Greenwood, la fin de saison de l’OM s’annonce épineuse.

  • Une première année ambitieuse pour Michaël Gallet à la tête du CDOS 13

    Une première année ambitieuse pour Michaël Gallet à la tête du CDOS 13

    Avec ses équipes, il accompagne depuis le mois de mars dernier 60 comités départementaux, plus de 4 400 clubs et plus de 500 000 licenciés sur le territoire des Bouches-du-Rhône. Michaël Gallet, président du Comité départemental olympique et sportif (CDOS 13), se félicite des actions menées durant cette première année de mandature, malgré « les difficultés conjoncturelles et économiques ». « Nous sommes devenus le premier et unique CDOS de France signataire de la Charte des 15 engagements écoresponsables du ministère des Sports. Mais surtout, nous avons voulu dépasser le symbole en mettant en place des appuis-conseils collectifs pour accompagner nos Comités dans leurs propres démarches RSO. L’idée, c’est de leur donner des outils concrets pour agir », souligne l’ex-directeur du district de Provence de football, fier de pouvoir mettre en avant un engagement fort en matière de responsabilité sociale.

    Des enjeux de plus en plus complexes pour les clubs

    En collaboration avec le Comité régional olympique et sportif (Cros), le CDOS participe également à structuration et la professionnalisation du mouvement sportif. « Nous avons renforcé l’accompagnement des dirigeants, développé des outils et participé à des dispositifs nationaux, comme le Club des 300 et Dirigeants de Demain, visant à faciliter l’accès des femmes et des jeunes aux postes à responsabilité au sein de nos associations sportives. Cette professionnalisation est essentielle, car les enjeux auxquels font face les clubs aujourd’hui sont de plus en plus complexes », poursuit Michaël Gallet. Depuis son arrivée, le CDOS 13 a développé des partenariats stratégiques avec le monde économique, avec des organisations comme World Trade Center ou UPE 13, universitaire, en tissant des liens avec la faculté des sciences du sport, et institutionnel, au travers de réunions trimestrielles tripartites avec le conseil départemental et le Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES). « Le sport ne peut plus fonctionner en vase clos et nous devons agir en collaborant avec les multiples acteurs de notre territoire », martèle le dirigeant marseillais.

  • Football féminin : les Marseillaises gâchent une belle occasion

    Football féminin : les Marseillaises gâchent une belle occasion

    Sur la pelouse du Havre, dimanche, ces dernières avaient pris l’avantage par deux fois, grâce aux buts de Ninon Blanchard (18e) et de la meilleure buteuse marseillaise, Mathilde Bourdieu (57e). Mais les Normandes ont à chaque fois réussi à recoller au score, empêchant les protégées de Corinne Diacre de prendre les trois points de la victoire (2-2), avant de retrouver le Vélodrome, samedi (18h30), contre Montpellier.

  • Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    Toulon corrigé et enfoncé à domicile par le Stade Français

    On pouvait penser que le RC Toulon allait repartir de l’avant avec le match nul à Lyon, mais les Rouge et Noir ont replongé la tête la première dans les mauvaises habitudes, samedi après-midi à Mayol, lors de la réception du Stade Français. Cette 19e journée de Top 14 a largement tourné en la faveur des Franciliens, plus efficaces et réalistes en seconde période (27-46).

    « Il y a beaucoup de sentiments ce soir. C’est un match difficile », a souligné Pierre Mignoni, le manager du RCT. « J’ai l’impression que l’on domine cette équipe en première mi-temps. Mais malheureusement, un peu à l’image du match, on a donné beaucoup d’opportunité à Paris pour qu’ils reviennent au score. […] Dès qu’ils ont pris le large, on a paniqué. Les joueurs sont abattus. Mais comme je leur ai dit à chaud : il ne faut pas trop parler à chaud. C’est une défaite à domicile mais rien n’est perdu encore. Il nous reste sept matches. Il faut rester solidaire, rester ensemble », a-t-il insisté, conscient que le calendrier à venir s’annonce intense avec le 8e de finale de Champions Cup à domicile face aux Stormers, le vendredi 3 avril. Mais ses protégés en ont quand même gros sur le cœur.

    « Cette défaite fait beaucoup de mal à tout le monde. C’est dur. On ne mérite pas. C’est dur à avaler. On passe à côté du match, on est à côté de la plaque », a reconnu l’international français Charles Ollivon. « On ne travaille pas assez, on ne fait pas ce qu’il faut. Dans des moments comme ça, donner des explications c’est difficile. Dans des moments comme ça, il ne faut rien dire et accepter les critiques et c’est tout. Je suis là mais je n’ai rien à expliquer et rien à dire si ce n’est qu’on ne mérite pas de gagner ce match et qu’on est tombé contre meilleur que nous. Il n’y a pas d’excuse », a-t-il poursuivi, en tentant quand même de fournir quelques explications sur les manquements de leur défense. « On est moins connecté, on est moins tranchant, on est moins efficace. Mais donner la raison… Non, je ne l’ai pas. On travaille moins ensemble, on ouvre des portes, ils passent entre deux et on perd le momentum, puis on prend des essais », a analysé le deuxième ligne varois, touché moralement.

    Entre retard et blessures

    Mais pour le technicien du RC Toulon, il est encore bien trop tôt pour oublier le top 6 en championnat. Cette neuvième défaite de la saison a créé un écart de cinq points avec Bordeaux-Bègles, ce qui est donc encore largement rattrapable d’un point de vue comptable. « On a pris du retard sur le top 6, c’est évident, mais il reste sept matches. On fera les comptes à la fin. On va partir en stage mardi, ça va nous faire du bien. On va essayer de reconnecter tout le monde », ajoute Mignoni, qui va devoir composer avec deux nouveaux blessés majeurs dans son infirmerie : Teddy Baubigny et Baptiste Serin, sortis respectivement à la 6e et 47e minutes de jeu. « Teddy Baubigny souffre d’une commotion cérébrale. J’espère que ce n’est pas trop grave, mais c’est une commotion. Et pour Baptiste Serin, c’est l’épaule. Il va passer des examens médicaux », précise le manager toulonnais, qui n’a pas oublié que son demi de mêlée fétiche avait déjà subi une luxation de l’épaule droite lors de la saison 2023-2024. Ce qui lui avait valu plusieurs mois d’absence. Bis repetita ?

  • Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    Le peuple du Vélodrome de l’union à la colère

    De ces échanges est sorti le constat qu’une union sacrée était nécessaire pour aider l’OM à réussir sa fin de saison. Avec en ligne de mire terminer sur le podium pour une qualification en Ligue des Champions. Ce gentlemen agreement a trouvé son illustration au coup d’envoi de la rencontre.

    Finis le silence et la bouderie des sorties à Toulouse et contre Auxerre. Dès l’échauffement des joueurs, le peuple du Vélodrome a fait entendre sa voix, avec des soutiens qui sont allés crescendo. Même lorsque les Dogues ont sorti les crocs, ils étaient toujours aussi intenses. Et lorsqu’Igor Paixão a délivré l’offrande du but d’Ethan Nwaneri, on devinait que l’union sacrée était bien effective.

    Malheureusement, l’acte II n’était pas du même tonneau. L’OM retombait dans ses travers défensifs, offrant deux buts aux Dogues. Et si le stade aura poussé jusqu’au bout, au coup de sifflet final, la colère reprenait le dessus.