Category: sports

  • Foued Kadir, 42 ans et toujours au front avec Istres

    Foued Kadir, 42 ans et toujours au front avec Istres

    Il fait partie des joueurs les plus expérimentés dans les quatre premières divisions françaises, avec l’emblématique capitaine de l’OGC Nice, Dante (42 ans). Inoxydable, inépuisable, Foued Kadir court toujours après deux décennies passées sur les terrains professionnels. À 42 ans, le milieu offensif d’Istres (National 2) s’apprête à jouer un seizième de finale de Coupe de France face au Stade Lavallois (Ligue 2).

    Ce samedi, à 18h, il souhaite voir sa formation vaincre le club mayennais. En tout cas, les espoirs sont bien présents. « Ça reste un match de Coupe de France, donc je vais être franc, je pense que l’on a toutes nos chances. On n’a rien à perdre. Si on est éliminé, ce sera logique, si on gagne, c’est l’exploit. On va tout donner », raconte le Martégal de naissance.

    Cette saison, l’ancien milieu offensif de l’OM, de Valenciennes ou encore du Betis laisse transparaître qu’il va bien. Physiquement, il y a eu des hauts et des bas, avec une longue coupure qui lui a mis du plomb dans l’aile, mais le joueur est toujours motivé. « J’étais en pleine forme en début de saison, j’étais au top physiquement et malheureusement, j’ai été coupé dans mon élan par une suspension et une blessure. Je n’ai pas joué pendant presque deux mois et j’ai fini par retrouver du temps de jeu en fin d’année. Je me sens de mieux en mieux. »

    Il ne pense pas encore

    à la retraite

    Pour continuer de s’entraîner tous les jours, alors que la quasi-totalité de sa carrière est derrière lui, Foued Kadir montre que deux sentiments prédominent. « L’envie est intacte. À mon âge, la notion restante, c’est aussi celle du plaisir. Je me lève le matin, je suis super content d’aller à l’entraînement. Quand il n’y aura plus cette notion de plaisir, j’arrêterais sûrement, mais pour l’instant, elle est toujours là », décrit le quadragénaire.

    Justement, ce dernier n’envisage pas encore la retraite. En fin de contrat au 30 juin 2026, ses pensées ne se tournent pas encore vers une reconversion, bien au contraire. Kadir souhaiterait continuer : « Il se passera ce qu’il se passera, mais si on peut prolonger l’aventure, ce sera avec plaisir. »

    Celui qui se voit comme « un grand frère » au sein de ce jeune vestiaire ne sait pas encore ce qu’il fera après sa carrière de joueur. Pas entraîneur, c’est certain, car c’est un poste « qui ne permet pas la déconnexion ». Le père de famille ressent une pointe de déception lorsqu’il voit l’horaire de son match de Coupe de France.

    En effet, l’Algérie joue son quart de finale de Coupe d’Afrique en même temps. L’international aux 25 sélections ne pourra pas suivre les siens, à son plus grand regret. « Je ne verrai le score qu’à la fin de notre match. Je les suis toujours énormément et je suis fier de leur parcours. Ils vont jouer contre le Nigeria d’Eric Chelle, qui a été mon coach à Martigues, donc vraiment déçu de ne pas suivre ça en direct », raconte-il.

    Istres a rendez-vous avec son histoire, ce samedi, et pourra compter sur Foued Kadir pour renverser un club professionnel. Son inestimable expérience ne sera pas de trop.

  • Les Spartiates auront fort à faire pour venir à bout des Brûleurs de Loups

    Les Spartiates auront fort à faire pour venir à bout des Brûleurs de Loups

    Victorieux lors de leurs trois dernières journées de Ligue Magnus, les Spartiates, cinquièmes du championnat, se préparent à affronter ce vendredi (à 20h15) les Brûleurs de Loups de Grenoble, troisièmes avec quatre points d’avance sur les Marseillais. Avec neuf points d’avance sur Nice, ils sont pour le moment ex æquo avec les Boxers de Bordeaux, qui comptent une journée de retard.

    Les Isérois, qualifiés pour la finale de la Coupe de France après avoir battu Caen mardi (3-6), n’ont perdu que deux matches à domicile cette saison et partent avec un autre avantage : celui de n’avoir jamais perdu dans le temps réglementaire, chez eux face aux protégés de Luc Tardif. Ces derniers se sont toutefois imposés à deux reprises sur les douze rencontres qu’ils ont disputées face aux Grenoblois.

    Thompson suit Lavoie

    de son compatriote

    La dernière confrontation en date a d’ailleurs tourné en la faveur des Spartiates, qui avaient réalisé un festival offensif devant son public (6-2, le 14 novembre 2025). Ce jour-là, Brett Thompson (9 buts et 14 passes décisives) avait apporté sa pierre à l’édifice. Mais l’attaquant canadien n’évoluera désormais plus sous les couleurs marseillaises, puisque le club et le joueur ont décidé, d’un commun accord, de mettre un terme à leur collaboration. Il s’agit du deuxième départ hivernal, après celui de son compatriote Alexandre Lavoie (6 buts et 18 passes décisives).

  • Bonzi convoqué avec les Bleus pour la Coupe Davis

    Bonzi convoqué avec les Bleus pour la Coupe Davis

    C’est la récompense d’une saison 2025 performante, avec des victoires mémorables sur des tops joueurs mondiaux comme Stéfanos Tsitsipás, Lorenzo Musetti ou Daniil Medvedev par deux fois. Benjamin Bonzi (99e mondial), double vainqueur du regretté Open 13 de Marseille, a été convoqué par Paul-Henri Mathieu pour représenter l’équipe de France, en compagnie d’Ugo Humbert, Arthur Rinderknech et Pierre-Hughes Herbert, lors du premier tour qualificatif de la Coupe Davis 2026, les 7 et 8 février au Portel, face à la Slovaquie.

    Grand favori sur le papier

    « C’est toujours un moment un peu particulier et forcément une compétition à part. Je suis à chaque fois content de la même manière d’y retourner », souligne le Nîmois aux six rencontres internationales. « Je pense qu’on est un très bon groupe de joueurs et qu’on peut se rapprocher de la victoire finale », ajoute-t-il, conscient que la dernière campagne, stoppée aux portes des demi-finales par la Belgique, a tourné au fiasco. Les Bleus auront donc à cœur de se relancer d’entrée avec la réception de la Slovaquie au Portel. « Sur le papier, c’est une rencontre où on est vraiment en favoris, en plus à la maison. Après, ça reste la Coupe Davis. Il faudra faire une rencontre sérieuse, se préparer au mieux et essayer de se mettre à l’abri assez rapidement d’une mauvaise sortie », souligne Benjamin Bonzi, qui espère de son côté être plus épargné par les blessures en 2026. Sur le plan personnel, sa nouvelle saison a déjà débuté à Brisbane, en Australie, aux côtés de son nouvel entraîneur Nicolas Mahut, et se poursuivra sur les tournois d’Adélaïde et Melbourne.

  • L’envie de grandir affichée de l’équipe CIC Pro Cycling Academy

    L’envie de grandir affichée de l’équipe CIC Pro Cycling Academy

    Voilà une équipe souhaitant faire sauter la banque au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. CIC Pro Cycling Academy sera l’une des plus petites formations en lice le 1er février sur les routes du Var et des Bouches-du-Rhône. L’effectif, basé à Nantes, a vécu quelques modifications cet hiver, mais conserve sa ligne directrice : faire grandir de jeunes cyclistes.

    « Nous avons eu un changement de naming puisqu’avant, nous étions CIC U Nantes. Il y a aussi eu un léger changement de couleurs. Nous avons une équipe de jeunes, on a un centre de formation et cette vocation de former les champions de demain. Jordan Jegat (10e du dernier Tour de France) et Louis Barré (nouveau coureur du mastodonte Visma – Lease a bike) sont notamment passés chez nous », détaille Cédric Barre, le directeur sportif.

    Actuellement en troisième division, cette formation souhaite progresser et évoluer rapidement à l’échelon supérieur. Grandir passera par un renforcement des partenaires. « Notre objectif, annoncé clairement dans la presse, est de grimper dans la classification en étant promu en ProTeams. Pour cela, il faudra briller dans les courses et donc attirer un sponsor qui voudra bien accompagner le CIC, déjà bien présent à nos côtés. » En 2026, CIC Pro Cycling Academy compte un minimum de coureurs sous contrat. Onze au total, total inchangé par rapport à la saison dernière. Cédric Barre met en avant un groupe stable et équilibré : « Nous avons notamment Victor Guernalec, qui sortait d’une Vuelta avec Arkea et qui a bien performé en étant actif. Je dirais que nous avons trois ou quatre cyclistes aguerris plus des jeunes talents. Ce mix peut nous permettre d’être une bonne équipe et d’avoir une bonne cohésion. »

    Une reprise anticipée

    pour CIC

    En effet, l’équipe compte des cyclistes âgés de 19 à 27 ans avec seulement trois hommes au-delà de 23 ans. S’aligner sur des courses importantes est donc primordial pour voir ces jeunes pousses progresser. « Cela permet à nos jeunes coureurs de se confronter au meilleur du peloton international. Nous, sur ces courses, on devra anticiper car nous savons très bien que nous n’avons pas les coureurs les plus forts. En anticipant, on peut déjouer les plans des grosses armadas », appuie Cédric Barre. Un moyen de ne pas hypothéquer leurs chances sur des épreuves denses, pourquoi pas fracturer la porte du coffre-fort et s’emparer du butin au nez et à la barbe des cadors.

    Pour ce début d’année 2026, CIC Pro Cycling Academy a choisi de s’exporter, « car rien n’est mieux que la compétition ». Une reprise des courses plus tôt que par le passé et deux jours de compétition en Espagne. Une semaine avant le Grand Prix de Marseille – La Marseillaise, l’équipe sera au départ de la Classica Camp de Morvedre, puis de la Ruta de la Ceramica, dans la région de Castellon. Une nouvelle préparation pour espérer entrer dans le top 10 à Marseille, après avoir été peu épargné en 2025. « Nous avons été malchanceux en début de saison dernière avec plusieurs coureurs majeurs absents. On espère briller et arriver au GP un peu plus prêts », raconte-t-on à la direction sportive.

    Cédric Barre est, justement, lui-même au centre du projet de la formation nantaise. Passé par l’équipe de l’Armée de Terre, en tant que coureur puis directeur sportif, il a atterri à CIC avec grand plaisir. « J’ai longtemps été à l’Armée de Terre et lorsque j’ai commencé à FDJ-Suez, j’étais toujours militaire. J’ai eu besoin de souffler car mon emploi du temps était très, très chargé. Avec le CIC, on s’est contactés, je connaissais bien Anthony Ravard [manager de l’équipe, Ndlr], ils avaient besoin d’un directeur sportif et ça s’est fait comme ça », explique l’homme de 43 ans.

    Objectif à court terme : gagner des courses pour poursuivre leur développement global. Avec un premier rendez-vous sur le Grand Prix cycliste.

  • Provence Rugby séduisant vainqueur du FC Grenoble

    Provence Rugby séduisant vainqueur du FC Grenoble

    Un début 2026 aux antipodes de la fin de l’année 2025. Battu d’un cheveu à Mont-de-Marsan, Provence Rugby a rebondi après les vacances de Noël avec un large succès contre Grenoble. Le FCG n’a jamais fait le poids lors des 80 minutes et s’est incliné 45-15, ce jeudi, à Aix-en-Provence. Les hommes de Philippe Saint-André toujours dans le vrai lorsqu’il faut jouer sur le terrain synthétique du stade Maurice-David.

    Malgré les températures proches de 0 degré, les Provençaux ont vécu une première chaleur après 40 secondes de jeu. Hugo Trouilloud a failli aplatir dans l’en-but mais s’est fait devancer par Drouet, qui a terminé sa course dans les panneaux publicitaires. Moins de cinq minutes plus tard, le numéro 15 aixois a inscrit le premier essai de la partie suite à un ballon porté. Cette première période a été globalement épuisante pour les joueurs avec de longues phases de jeu. Provence a été impactant dans les rucks et malin sur les touches pour gratter des ballons. Avant la demi-heure de jeu, Wegrzyn a même doublé la mise puis Lapegue s’est offert un essai avant la pause. Grenoble était presque fanny à la mi-temps et pas vraiment dans sa rencontre lors de ce choc de la 14e journée (17-3).

    Festival provençal en seconde période

    L’efficacité aixoise n’est pas restée aux vestiaires avec un premier coup d’accélérateur décisif pour s’assurer le bonus offensif. Pifeleti sous les poteaux pour le quatrième essai de la partie. Si le FCG a réagi, les Isérois n’ont pas tenu la distance en ne proposant que trop peu de jeu. Sur un contre de 80 mètres, Léo Drouet a sécurisé un doublé avant de voir Setareki Bituniyata trouer la défense grenobloise pour son huitième essai de la saison. Un festival offensif des Aixois qui iront finalement sept fois dans l’en-but ce jeudi soir. Une victoire pleine face à une formation en difficulté, Philippe Saint-André pouvait bien sourire du haut de sa tribune. Avant les matches du vendredi, Provence Rugby est 2e de Pro D2.

    PROVENCE 45 (17)

    GRENOBLE 15 (3)

    14e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David
    8 000 spectateurs

    Arbitre : Thibault Santamaria

    Essais : Drouet (6e, 54e), Wegrzyn (25e), Lapegue (37e, 67e), Pifeleti (47e), Bituniyata (65e) pour Provence ; Martel (50e), Soury (74e) pour Grenoble

    Pénalités : Davies (40e) pour Grenoble

    Cartons jaunes : Louis Mary (22e), Kveseladze (59e) pour Grenoble

    PROVENCE : Drouet – Lapegue-Lafaye, Bituniyata, Lucas, Bouhedjeur – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Piazzoli – Rodda, Zafra – Hawkes, Pifeleti, Wegrzyn

    Entraîneur : Philippe Saint-André

    GRENOBLE : Farnoux – Megdoud, Fusier, R.Trouilloud, H.Trouilloud – Davies, Escande – Baret, Martel, Sirgel – Thompson, Duarte Madeira – Jonker, Ruffenach, Mary

    Entraîneur : Jean-Frédéric Dubois

  • [Carte postale] L’OM dans la cité minérale au Koweit

    [Carte postale] L’OM dans la cité minérale au Koweit

    Pour ceux qui ont vécu la coupe du Monde en Espagne, en 1982, le Koweit, c’est l’image d’un cheikh descendant sur la pelouse du stade de Valladolid, à l’occasion d’un France-Koweit, pour faire annuler un but d’Alain Giresse, sous les regards médusés des autres acteurs qui ont vécu la scène.

    Ceux qui ont connu le début des années 1990 se souviennent d’un Koweit sous les bombes, annexé par son voisin irakien. Avec à la clef une guerre dans le Golfe persique qui donnera le coup d’envoi d’un nouveau point de déséquilibre géopolitique dans un Proche-Orient déjà mal en point.

    Mais ce jeudi, le Koweit va être le cadre d’un improbable PSG-OM, délocalisé au nom des intérêts financiers du football, dans une capitale qui a su se reconstruire aux forceps. Koweit city, seule véritable ville du pays, est un concentré de minéralité. Il y les bâtiments, aux couleurs du sable qui l’entoure en plusieurs points. Un sable qui donne même sa couleur au café local, servi très serré et sans sucre. Dont l’amertume et la nuance sont dues à ce que des cerises de café non torréfiées sont mixées avec les classiques. Un café qui est offert en bienvenue et que l’on accompagne d’une date bien mûre. En guise de sucre.

    Le minéral est surtout sous les pieds des Kowetis. Avec un pétrole et ses dérivés qui représentent près de 98% des ressources du pays. Quant à la mer, elle apporte une touche de bleu et un soupçon de fraîcheur toujours bienvenus dans cette immensité désertique.

  • Water-polo : Ugo Crousillat fait une pause avec l’équipe de France

    Water-polo : Ugo Crousillat fait une pause avec l’équipe de France

    Arrêter à temps avant de boire totalement la tasse. Ugo Crousillat, capitaine du Cercle des nageurs de Marseille, a annoncé via ses réseaux sociaux qu’il fait une pause avec l’équipe de France suite à un épuisement mental, lié à ce que « représente la sélection ». « Sans cesse partir loin de chez toi, recommencer sur des préparations physiques, avec des nouveaux projets, des nouveaux cycles, c’est épuisant », martèle l’international français âgé de 35 ans, convoqué sans interruption avec les Bleus depuis 2008. « Tous les poloïstes qui durent dans le temps au niveau international ont toujours fait un break. Peut-être que j’aurais dû me manifester avant », ajoute-t-il.

    Sans conséquences pour la suite de sa carrière

    Après avoir disputé son dernier match de l’année 2025 avec le CNM en Ligue des Champions (défaite 11-12 face à Barceloneta, le 2 décembre), Crousillat a rejoint le groupe France à l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) en vue de préparer les championnats d’Europe à Malte (du 10 au 25 janvier). « J’étais déjà en saturation au bout de deux jours », souligne le Marseillais, qui a rapidement fait part de sa décision au sélectionneur Kobescak. « Il a essayé de me convaincre en me faisant part de l’importance que j’avais pour lui, l’importance que j’avais pour l’équipe, tout en me disant qu’il comprendrait ma décision, qu’il la respecterait, qu’il n’y aurait pas de conséquences pour la suite et qu’il me soutiendra quoi qu’il arrive », raconte celui qui compte bien poursuivre sa carrière internationale. En son absence, où il en profite pour travailler sur le plan physique dans le bassin du Cercle des nageurs de Marseille, son coéquipier phocéen Thomas Vernoux reprend le brassard de capitaine.

  • Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Cyclisme : Van Rysel Roubaix et l’ambition de renverser la hiérarchie

    Roubaix, cité emblématique dans le monde de la « Petite Reine », son vélodrome mythique mais aussi son équipe cycliste professionnelle. Van Rysel Roubaix est l’une des six formations de niveau continental – 3e échelon mondial – à participer, en 2026, au Grand Prix de Marseille – La Marseillaise. Le club est maintenant stable, après avoir connu quelques soucis financiers, notamment grâce à son sponsor principal : Van Rysel, appartenant à un géant local, Décathlon. « Nous avons eu des fins de saisons compliquées. Ce partenariat nous a bien aidés, qui plus est d’un point de vue matériel évidemment. Ça nous permet de travailler sereinement sur l’avenir puisqu’ils se sont engagés avec nous jusqu’en 2029 », souligne Arnaud Molmy, directeur sportif.

    Justement, d’ici cette date, l’objectif grandement assumé est d’être au départ de l’Enfer du Nord, communément appelé Paris-Roubaix. « C’est une course qui nous est chère. L’entrée du vélodrome [où se tient l’arrivée, Ndlr.] est juste à côté du bâtiment de notre service course. Le point de passage obligé est aussi d’atteindre la deuxième division mondiale dans les prochaines années », explique Arnaud Molmy, lui-même ancien coureur de l’équipe en 2010. Voilà pour les buts récents de cette formation nordiste, habituée du circuit français depuis le début du siècle. Van Rysel Roubaix sait pertinemment qu’elle n’est pas la mieux armée pour contrôler les courses, mais cela peut aussi être un avantage. L’équipe apprécie jouer le rôle de dynamiteur et rendre les journées moins monotones et cadenassées. « Notre marque de fabrique, c’est plutôt d’animer les courses, en allant dans des échappées au long cours. On a aussi réussi à faire de gros coups ces dernières années en gagnant une étape sur l’Étoile de Béssèges ou encore sur le Tour de l’Ain. Notre envie est de se confronter aux meilleurs, tout en animant les courses. »

    Pour l’année 2026, ils sont 12 coureurs sous contrat, un minimum vu la densité du programme de la formation roubaisienne. Pas moins de 60 courses sont prévues de fin janvier à début octobre. « Nous sommes inscrits au calendrier français et nous avons ensuite certaines courses dans notre zone et en Belgique. En général, on prend également un ou deux stagiaires durant l’été », détaille le directeur sportif.

    « Le GP ne nous a jamais trop réussi »

    Justement, la majorité de ces coureurs a un profil plutôt « rapide ». Certains sont plus attendus que d’autres par Arnaud Molmy. « J’espère voir éclore un coureur comme Maxime Jarnet, qui a déjà fait 10e d’un championnat de France sur un profil difficile. On attend aussi nos recrues comme Louis Hardouin. » Ce dernier fut l’une des sensations de l’année 2025 en terminant numéro 1 amateur, avec une régularité monstrueuse. Son arrivée chez les pros doit être une nouvelle étape à franchir.

    Sur le papier, le mercato de Van Rysel Roubaix est emballant avec également Joppe Heremans, Belge de 22 ans aux performances remarquées l’an passé. Joes Oosterlinck, lui aussi belge, lui aussi âgé de 22 ans, lui aussi venant de l’équipe VolkerWessels, est un talent à polir. Deux potentiels chercheurs de points UCI, importants pour le classement mondial. Ces cyclistes nommés devraient bien être au départ du Grand Prix cycliste, le 1er février. Le directeur sportif semble légèrement plus confiant qu’auparavant, surtout avec l’absence annoncée des Crêtes. « Le GP est une course qui ne nous a jamais trop réussi dans un passé récent. Le profil des Crêtes, c’était un poil trop pour performer. Ce parcours peut être plus à notre convenance. S’il y a un grand groupe de 50 ou 60 coureurs dans le final, j’espère avoir une bonne partie de mon effectif dedans. Si tout se passe bien, viser un top 5 serait fantastique. » Loin de la terre de vélo qu’est le nord de la France, Van Rysel Roubaix a donc l’ambition de surprendre les favoris sur les routes provençales.

  • Provence Rugby – Grenoble : le premier choc de 2026

    Provence Rugby – Grenoble : le premier choc de 2026

    Une première montagne à gravir pour débuter 2026 du bon pied. Grenoble débarque, ce jeudi (21h), au stade Maurice-David pour une confrontation au sommet face à Provence Rugby. Le club alpin, épouvantail du championnat, connaît de nombreuses difficultés cette saison et se retrouve 10e de cordée à mi-parcours. Même avec une année chaotique, le FCG reste un adversaire plus que redoutable. Surtout que les Provençaux vont devoir se relever après une dernière rencontre restant en travers de la gorge. À Mont-de-Marsan, ils ont chuté et Philippe Saint-André s’était plaint de constater que « trop de joueurs se croyaient déjà en vacances ». Une défaite amère alors qu’un succès aurait permis de se positionner 2e à la trêve de Noël.

    L’ex-sélectionneur du XV de France est apparu détendu en conférence de presse, heureux d’avoir eu des vacances d’hiver, « c’était une première pour moi à 58 ans » a-t-il lâché. Ses pensées étaient donc tournées vers cette partie face aux grenoblois. « C’est sûr qu’ils vont être prêts. En plus, je connais bien Pierre Caillet [nouveau membre du staff du FCG, Ndlr.], je l’ai coaché dans trois clubs différents, je connais son caractère. C’est sûr que les Grenoblois vont être déterminés, il ne faut pas oublier que l’on a gagné chez eux au match aller donc on est prévenus. »

    De la nouveauté au centre

    En effet, les Aixois ont vécu une avalanche de bonheur, le 3 octobre dernier, en s’imposant sur la pelouse du stade des Alpes face à Grenoble (23-24). Une victoire de prestige, tombée à pic, pour pleinement faire entrer le club dans sa saison 2025-2026. Pour préparer la confrontation retour, Provence Rugby est de retour sur le pré depuis samedi dernier. « On s’est entraîné samedi et dimanche, puis on a un peu fait notre plan le lundi. C’était comme une semaine normale, tout en sachant qu’on joue le jeudi soir. Après, il a fallu tout reprendre sur la justesse, sur le rugby, sur nos lancements, sur la précision. Je trouve les joueurs concentrés, déterminés », appuie Philippe Saint-André.

    Pierre Lucas n’a pas beaucoup été aligné depuis le début de la saison, mais il sera bien titulaire au centre en compagnie de Setareki Bituniyata. Ce dernier est ailier, pour autant, il a joué par trois fois dans cette position récemment. Une paire de centres new look donc, pour ce premier match de l’année. « Il va falloir beaucoup communiquer. En soi, quand on est une nouvelle paire de centres ou avec n’importe quel autre joueur, la communication est primordiale. On a travaillé dessus, pour avoir des repères rapides et de bonnes bases » analyse Pierre Lucas. Les Provençaux retrouvent également une charnière vitaminée avec Arthur Coville et l’impactant fidjien Caleb Muntz.

    Après les promesses aperçues en 2025, Provence souhaite confirmer le niveau de jeu affiché en battant Grenoble ce jeudi soir. Une victoire permettrait d’atteindre les cimes de la Pro D2, avant les autres rencontres de la semaine.

    PROVENCE – GRENOBLE

    16e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (21h)

    Arbitre : Thibault Santamaria

    Provence : Drouet – Lapegue-Lafaye, Bituniyata, Lucas, Bouhedjeur – Muntz, Coville – Jalagonia, Gambini, Piazzoli – Rodda, Zafra – Hawkes, Pifeleti, Wegrzyn

    Grenoble : Farnoux – Megdoud, Fusier, R.Trouilloud, H.Trouilloud – Davies, Escande – Baret, Martel, Sirgel – Thompson, Duarte Madeira – Jonker, Ruffenach, Mary

  • Trophée des champions : un rendez-vous qui a perdu sa raison d’être initiale

    Trophée des champions : un rendez-vous qui a perdu sa raison d’être initiale

    En 1995, au stade Francis Le Blé de Brest, le PSG, déjà, devenait le premier vainqueur d’une toute nouvelle épreuve, grâce à sa victoire, aux tirs au but (2 – 2, 6 – 5), aux dépens de Nantes.

    « L’idée était de créer un rendez-vous opposant le champion au vainqueur de la Coupe de France. Dans un match qui donnait alors le coup d’envoi de la nouvelle saison. Dans l’esprit du Charity shield anglais », se souvient Jean-Marc Michel. Journaliste à France 3 Côte d’Azur, il est alors également vice-président délégué à l’audiovisuel au sein de l’Union syndicale des journalistes sportifs de France, devenue depuis Union des journaliste de sport en France (UJSF). À ses côtés, le Marseillais René Espanat, alors président de l’Union, et Jacques Marchand, son fondateur, vont pousser l’initiative.

    « Nous avions déjà tenté quelque chose, afin de diversifier les ressources de notre union, en organisant la revanche de St-Etienne – Bayern à Geoffroy Guichard [finale de la Coupe d’Europe des clubs champions 1976, Ndlr.] ». « Dans cet esprit, l’USJSF songeait à faire la même chose avec OM – Milan. » Mais finalement, une suggestion d’Arsène Wenger, manager d’Arsenal, et Jean-Marc Guillou, a permis de trouver la bonne affiche. « Une opposition entre le champion et le vainqueur de la Coupe, dans l’esprit du Charity shield anglais. »

    Le rire de Simonet

    Il restait à convaincre la Fédération française de football. Claude Simonet était alors président. « Je l’ai rencontré une première fois. J’ai tout juste pu finir mon exposé, que ce dernier m’a ri au nez ! », se souvient Jean-Marc Michel. Malgré ce premier échec, il n’a pas lâché l’affaire, et après que la France ait obtenu l’organisation de la Coupe du Monde 1998, une nouvelle rencontre « a connu la même issue, nouvel éclat de rire de Simonet ! ». Mais du côté de l’Azuréen, il y a une certaine constance qui va lui permettre d’être récompensé.

    « Jean-François Renaud, lorsqu’il devient président de l’Union, rencontre Noël le Graët, lui-même président de la Ligue. Ce dernier souhaite nous rencontrer. Il est invité aux Micros d’or, que nous organisons chaque année à Tignes pour récompenser les meilleurs reportages audiovisuels. Arsène Wenger est là. Il lui parle de ce trophée des champions. Le Graët est emballé », poursuit le journaliste.

    Mais il fallait, encore et toujours, obtenir le feu vers de Claude Simonet. « Lui persiste dans son refus. Alors, Noël le Graët prend le taureau par les cornes et dit “alors ce sera la Ligue et l’USJSF qui seront les organisateurs et la Ligue prend tout en charge pour les coûts !”, le trophée était enfin né. »

    Dans les premières années, ce qui est devenu entre-temps l’UJSF et la Ligue des football professionnel vont travailler ensemble. « Nous étions visibles autour du stade, sur les banderoles d’annonce et une partie de la recette était reversée à l’Union. » Lorsque Noël le Graët a pris la présidence de la FFF, cette dernière a enfin rejoint l’aventure. Mais avec les changements à la tête de la LFP, l’esprit « Charity shield à l’anglaise » s’est estompé.

    La fin d’une idée forte

    « Il y a eu les délocalisations au Canada, en Tunisie, au Maroc. Le match a fini par ne plus donner le coup d’envoi de la saison, se déplaçant en fonction des impératifs de calendrier et des besoins de financement de la LFP qui veut faire du trophée sa vitrine dans des pays susceptibles d’acheter les droits de diffusion de la Ligue 1 », regrette Jean-Marc Michel.

    Comme il regrette « qu’il n’y ait pas eu plus de présidents comme Jean-Michel Aulas, qui en faisait un objectif majeur de ses débuts de saisons avec Lyon ». Ou que l’épreuve « ne soit pas restée dans l’idée anglaise, où le Charity shield finance des actions sociales ».

    Quant à l’UJSF, si elle touche toujours son écot de fondateur, son nom n’apparaît plus. Au grand dam de celui qui est à l’origine de cette compétition.