Category: sports

  • Un challenge d’aviron pour le nouveau gymnase du campus

    Un challenge d’aviron pour le nouveau gymnase du campus

    Au milieu de la grande halle sportive qui sent encore le neuf, quatre rameurs attendent leurs équipes. Pour célébrer l’ouverture de la halle sportive à la Cadenelle de 1 200 m2, le campus organise les 24 heures d’aviron en salle, du mardi 2 au mercredi 3 juin. Un relais en continu et ouvert à tous, sous forme de course de 150 m. De quoi challenger les élèves du campus, issus de différentes filières, comme l’hôtellerie ou le médico-social. Les enseignants et les entreprises partenaires répondent également à l’appel. La halle porte le nom de Nathalie Benoit, triple médaillée paralympique d’aviron : « C’est un grand honneur, un cadeau merveilleux qu’on m’a fait quand on m’a appelé », sourit-elle. Pour la triple médaillée, l’aviron est bien plus qu’un simple sport : « Il est tout ce que j’aime. L’essayer c’est l’adopter. Et avec mon handicap, j’avais besoin de cette liberté. » Elle lance ce challenge aux côtés de Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région sud, Pierre Durand, président de la Cadenelle, et Romain Birot, directeur général, sous les applaudissements des futurs participants.

    Le choix de l’aviron n’est pas un hasard : « Déjà, parce que c’est la discipline de Nathalie Benoit, figure d’exemplarité et de détermination. C’est aussi une pratique qui peut se faire en intérieur, ouverte à tous, même aux personnes en situation de handicap », affirme Romain Birot, le directeur général du campus. « Et puis, le volet sportif est toujours rassembleur », ajoute-t-il.

    Un challenge solidaire

    Quant au challenge du jour, « il faut environ cinq minutes pour faire un kilomètre, donc il y aura beaucoup de relais », explique Nathalie Benoit. Les 24 heures d’Aviron en salle ont pour objectif de collecter des fonds au profit de Cadenelle Solidaire. Depuis 2 ans, l’association aide les étudiants du campus à prendre en charge des difficultés financières et sociales. Romane et Luna, élèves en prépa’ maths et métier de l’hôtellerie-restauration, encouragent leur amie, qui tente de remporter la première place de cette mini-course. Pour Luna, les fonds de l’association lui permettent « de payer une part de l’internat, qui peut être très cher ». Romane, quant à elle, pourra passer son permis à plus faible coût. Au-delà de sa pratique, « le sport est alors un moyen de développer la solidarité », rappelle Renaud Muselier, la Région a mobilisé 1,8 million pour cette modernisation. Bien plus qu’une simple halle sportive, elle pourra accueillir différents événements.

  • Un tournoi de rugby au Stade Mayol pour les enfants des quartiers populaires

    Un tournoi de rugby au Stade Mayol pour les enfants des quartiers populaires

    Fouler la pelouse du mythique stade Mayol, y inscrire des essais comme les légendes qui ont fait l’histoire du RC Toulon : c’est le rêve qu’ont réalisé 60 enfants, âgés de 9 à 12 ans et issus de cinq associations des quartiers populaires du département, mercredi après-midi. Une opportunité offerte par la 9e édition du programme « RCT au cœur des quartiers », dont l’objectif est de faire découvrir le ballon ovale à des jeunes éloignés de la pratique.

    Après cinq étapes qui se sont déroulées tout au long de l’année, à La Seyne, au Campus RCT ou encore à Fréjus, ce sixième rassemblement, réalisé sous la forme d’un tournoi, marquait le point d’orgue du projet. « Le but de cette journée est de mettre en pratique ce qu’ils ont appris, avec le prestige de jouer à Mayol, de visiter les vestiaires », explique Melvin Vial, responsable RSE au RC Toulon. Mais l’essentiel dépasse l’apprentissage du rugby : « Il est important que ces enfants puissent s’approprier le RCT, casser l’impression que certains pourraient avoir que ce n’est pas leur club. Ce sont de petits toulonnais, de petits varois. Le fait de leur ouvrir le stade permet aussi de créer un lien émotionnel. »

    Une volonté d’étendre

    le programme

    Ce sont les joueurs du RCT en personne qui encadraient l’événement. « Ils apprennent et progressent sur de petites choses, observe Noham Moreau, joueur de l’équipe espoirs. Ils apprennent les valeurs du rugby, le respect, bien communiquer. Ça reste des enfants, donc ils continuent à jouer. Il faut aussi qu’on entre dans leur environnement, c’est donnant donnant. »

    Les premiers concernés ont apprécié l’expérience : « Le rugby, c’est le bébé des Toulonnais. Les enfants sont très contents car c’est le RCT, et ça a son importance », se réjouit Besma Djeribi, directrice adjointe du centre de loisir « Des enfants, un quartier, la vie », à Toulon. « Ils ont aussi découvert le campus, c’est magique pour eux car ce sont des lieux qu’ils n’ont pas l’occasion de visiter. » Et « ça laisse quelques traces », certains de ses petits protégés ayant décidé de se tourner vers le rugby l’an prochain. Pour encourager d’autres à le faire, Melvin Vial aimerait encore étendre le dispositif et, pourquoi pas, créer « un programme d’égalité des chances » qui pourrait prendre en charge la première année de licence des enfants intéressés.

  • Provence Rugby : 2001, changement de nom et professionnalisation

    Provence Rugby : 2001, changement de nom et professionnalisation

    Il y a eu plusieurs promotions, un premier titre de champion de France et, à l’aube du XXIe siècle, le club poursuit sa structuration avec quelques nouveautés. En ayant dans le viseur la montée en Pro D2, l’Aix Rugby Club devient Pays d’Aix Rugby Club en 2001. Attaché à l’identité des clubs en général, Jean-Luc Chovelon, ancien joueur et auteur d’un livre sur l’histoire du rugby aixois, comprend tout de même ces changements de noms. « Les changements successifs de nom de club, c’est un peu délicat. C’est une part d’identité qui est un peu gommée. D’Aix Rugby Club à Pays d’Aix Rugby Club, on comprend très bien, et ce n’est pas la première fois que ça se passe, que c’est pour des raisons de soutien institutionnel. Lucien Simon, qui était président à cette époque, et qui a été joueur pendant le titre de l’année 1986, a changé le nom pour avoir le soutien de la Région. »

    Comble du destin, la même année, l’ARC va jusqu’en finale de Fédérale 2, qui se déroule à Colomiers, là où vendredi dernier, Provence Rugby a remporté sa demi-finale de Pro D2. Deux années plus tard, le professionnalisme débarque enfin dans les Bouches-du-Rhône. 2e de sa poule derrière Nîmes, Pays d’Aix entre directement en huitièmes de finale de Fédérale 1. Après des victoires contre Oloron, Nîmes et Tours, le club joue pour un nouveau titre, face au Stade Bordelais. Grâce à six pénalités et un drop, les Aixois l’emportent 21-12 et empochent le bouclier.

    Dans le livre de Jean-Luc Chovelon, le président Lucien Simon raconte qu’il a appelé la maire Maryse Joissains pour lui dire que Toulon et Béziers allaient venir à Aix la saison prochaine. À quoi elle a répondu : « Mais quelles équipes ? Celles qui ont été championnes de France ? » Ce coup de téléphone est la première pierre menant au lifting du stade Maurice-David, qui sera entièrement rénové au milieu des années 2000. Le Parc obtiendra une enceinte digne de ce niveau, mais aura le plus grand mal à se stabiliser en Pro D2, avec plusieurs montées et descentes jusqu’à la décennie 2010.

  • Premier test pour l’Équipe de France

    Premier test pour l’Équipe de France

    Les Bleus de Didier Deschamps entrent dans le vif du sujet. À 12 jours de leur premier match en Coupe du monde face au Sénégal, l’Équipe de France accueille la Côte d’Ivoire, ce jeudi (21h10), à la Beaujoire. Dans l’enceinte du FC Nantes, récemment reléguée en Ligue 2, les champions du monde 2018 vont faire face à une redoutable formation africaine. Souvent loquace face à la presse, Jules Koundé est apparu face aux journalistes, mercredi après-midi. Après une saison « en dessous de mes standards », d’après ses propres dires, le Barcelonais évoque les clés d’une bonne préparation d’avant-Mondial. « Il faut qu’on continue à travailler nos automatismes, peaufiner les derniers détails. On a un groupe qui a eu l’opportunité de passer du temps ensemble. On va continuer à engranger du temps de jeu. Il faut qu’on se remette en jambes après quelques jours de repos pour être prêts pour le premier match face au Sénégal. »

    Le latéral droit donne son avis sur la sélection ivoirienne avant ce premier match préparatoire. « On prépare une Coupe du monde. Les matches précédents sont importants, il faut arriver prêts. La Côte d’Ivoire est un très bon adversaire. On connaît la qualité qu’elle a, ils seront forcément très motivés. Il faudra qu’on sorte un très gros match pour gagner. » Il poursuit, après une nouvelle question sur les similitudes entre la Côte d’Ivoire et le Sénégal. « Ce sont des équipes complètement différentes, avec qualités et des intentions différentes. C’est une équipe performante, qui a beaucoup gagné avec son sélectionneur qui fait du bon travail. On les a déjà affrontés, même si c’était en 2022, ça passe vite. L’équipe a un peu changé. C’est une équipe relevée. »

    Deschamps loue la solidité de la Côte d’Ivoire

    Dans la foulée, Didier Deschamps s’est présenté au micro pour souligner les qualités importantes du collectif ivoirien. « La Côte d’Ivoire fait partie des très bonnes nations africaines et mondiales. Il y a des joueurs de qualité, des jeunes arrivés mais aussi des joueurs expérimentés. Qu’ils soient outsiders ou pas, ils ont un potentiel pour faire de très bonnes choses. Avec Emerse [Faé, le sélectionneur, ancien joueur de Nice], on n’a pas les mêmes parcours, les mêmes adversaires. C’est l’une des meilleures nations car il y a des joueurs dans les grands clubs européens », appuie le boss des Bleus.

    La composition probable de la Côte d’Ivoire est, sur le papier, alléchante sur toutes les lignes. La défense est à fort potentiel avec le joueur du Sporting Ousmane Diomandé et le frère de Désiré Doué, Guela. Le milieu est plus expérimenté avec notamment Seko Fofana et Franck Kessie alors que les virevoltants Yan Diomandé (Leipzig) et Amad Diallo (Manchester United) seront à surveiller sur les ailes.

    L’Équipe de France est désormais au complet puisque les Parisiens, vainqueurs de la Ligue des Champions, ont rejoint le groupe. C’est aussi le cas de William Saliba, malheureux finaliste avec Arsenal, qui sera préservé par le sélectionneur ce jeudi. En effet, le défenseur central était légèrement blessé après cette finale. « William va bien, il va être géré. S’il avait fallu jouer demain, je l’aurais fait jouer et il aurait été prêt à jouer. Mais il ne jouera pas. C’est de la gestion. »

    La France affrontera ensuite l’Irlande du Nord, lundi (21h10), à Lille, avant de rejoindre l’Amérique du Nord.

    Match amical

    Stade de la Beaujoire, Nantes (21h10)

    FRANCE : Maignan – T.Hernandez, Konaté, Upamecano, Koundé – Tchouameni, Kanté – Olise, Cherki, Mbappé – Thuram

    CÔTE D’IVOIRE : Y.Fofana – Konan, Diomandé, Kossounou, G.Doué – S.Fofana, Sangaré, Kessié – Diomandé, Diallo, Bonny

  • Bruno Genesio se rapproche à grands pas du banc de l’OM

    Bruno Genesio se rapproche à grands pas du banc de l’OM

    Bruno Genesio et l’Olympique de Marseille sont sur le point de s’unir. L’accord avec l’ancien entraîneur du Losc est quasiment bouclé, selon RMC Sport et Foot Mercato, ce mercredi. Seuls quelques derniers détails resteraient à régler, comme la question du staff, mais, sauf retournement de situation, le technicien de 59 ans sera sur le banc olympien à la reprise. Seulement quelques jours après l’intronisation de Grégory Lorenzi au poste de directeur sportif, l’OM tient son nouveau trio. La page Longoria-Benatia-De Zerbi est définitivement tournée avec l’installation de Stéphane Richard à la présidence et l’arrivée des deux hommes précédemment cités.

    Franciser la direction sportive était une volonté du futur président, qui doit officiellement prendre ses fonctions début juillet. Les premiers contacts avec Bruno Genesio semblent avoir été positifs. Leur vision du projet marseillais est commune et les deux parties se sentent prêtes à relancer une machine à l’arrêt après une saison façon grand 8. S’attacher les services du Lyonnais d’origine s’inscrit également dans une logique de stabilisation. La Commanderie a souvent brûlé, au sens figuré, ces dernières années, et le profil de Genesio pourrait contribuer à apaiser le club.

    Par ailleurs, l’entraîneur connaît bien la Ligue 1 après ses passages plutôt positifs à l’OL, à Rennes puis à Lille, entité qu’il a officiellement quittée le lundi 25 mai. Sa capacité à fédérer un groupe et à valoriser les jeunes talents a également séduit la direction olympienne. La stabilisation du secteur sportif devrait désormais permettre d’enclencher la phase suivante : celle du mercato. Un casse-tête XXL à résoudre, tant du côté des départs que des arrivées.

    Forgé par la Ligue 1

    Bientôt âgé de 60 ans – il les aura le 1er septembre –, Bruno Genesio est un homme d’expérience. Avant d’être entraîneur, il a également été un milieu de terrain de Division 1 durant de nombreuses années. Natif de Lyon, c’est dans la capitale des Gaules qu’il a évolué une majeure partie de sa carrière. Entre 1985 et 1995, Bruno Genesio a notamment croisé Rémi Garde sur les pelouses lyonnaises. Durant un prêt à Nice, lors de la saison 1993-1994, il décroche également un titre de champion de D2. Sa venue dans les Bouches-du-Rhône ne sera pas une totale nouveauté. À 29 ans, sa carrière se termine au FC Martigues, alors que le club finit lanterne rouge et quitte l’élite du foot français.

    C’est également à l’OL que sa seconde carrière va décoller. Coach de la réserve durant deux saisons, il est propulsé entraîneur adjoint d’un certain Rémi Garde, puis de Hubert Fournier. C’est justement après le limogeage de ce dernier, à l’hiver 2015, que Bruno Genesio obtient sa première expérience sur un banc professionnel. 2e pour sa première saison en L1, il atteint ensuite les demi-finales de l’Europa Ligue, battu par l’Ajax. Outre Rennes et Lille, où son potentiel a été confirmé, le Rhodanien a vécu un court moment en Chine. Le technicien a été la tête du Beijing Guoan, durant la période Covid-19. Ses valises vont cette fois se poser à Marseille, dans un environnement différent de ses précédentes expériences.

    L’OM toujours dans l’attente de l’UEFA

    L’Olympique de Marseille ne sait pas encore s’il pourra bien participer à la prochaine édition de la Ligue Europa. L’UEFA menace le club d’exclusion de toutes compétitions européennes pour la saison prochaine. Une décision pourrait être prise avant la fin de la semaine. L’instance européenne n’est pas satisfaite de la gestion financière de l’OM, sachant que les deux parties avaient scellé un accord, en 2022, pour revenir à l’équilibre financièrement.

    Une exclusion profiterait à Monaco, 7e de Ligue 1, qui hériterait de la place en phase de ligue des Olympiens. Par le passé, l’AC Milan avait connu pareille sanction. En 2018, l’équipe lombarde avait également été exclue de la Ligue Europa par l’UEFA.

  • [Entretien] Jocelyne Giraldi, directrice de l’Open féminin de Marseille : « C’est de plus en plus difficile »

    [Entretien] Jocelyne Giraldi, directrice de l’Open féminin de Marseille : « C’est de plus en plus difficile »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui rend l’Open féminin de Marseille attractif pour les joueuses ?

    Jocelyne Giraldi : Les joueuses viennent à différents moments de leur carrière. Certaines sont en pleine progression, d’autres cherchent à se relancer. On a vu passer ici des joueuses comme Alizé Cornet ou Caroline Garcia avant qu’elles ne réalisent de très belles performances sur le circuit. Le tournoi est aujourd’hui bien connu en France. Il plaît pour son accueil, mais aussi parce qu’il est très bien doté : la gagnante repart avec 6 000 euros, ce qui est rare à ce niveau. C’est une somme importante pour ces joueuses, et c’est aussi pour cela que beaucoup reviennent avec plaisir chaque année.

    En tant que tournoi hors catégorie géré par la Fédération française de tennis, où se situe aujourd’hui l’Open féminin de Marseille dans le paysage tennistique ?

    J.G. : Le niveau sportif est celui d’un CNGT (Circuits nationaux des grands tournois), voire supérieur. Il est particulièrement relevé. La principale différence avec les tournois ITF (deuxième circuit international), c’est que ces derniers sont gérés par la Fédération internationale. Les joueuses s’y inscrivent en fonction de leur classement et de leur niveau de jeu, mais les organisateurs n’ont aucune maîtrise du tableau. Concrètement, il est impossible de savoir à l’avance si le tournoi comptera majoritairement des Françaises ou des étrangères. Jusqu’à la veille de la compétition, et parfois jusqu’à la signature définitive des participantes, la composition du tableau peut encore évoluer. Par le passé, nous organisions un important tournoi ITF doté de 100 000 dollars avec hébergement des joueuses. C’était un événement de grande envergure. Aujourd’hui, nous avons fait le choix de privilégier une formule qui nous permet de mieux connaître les participantes, de mieux communiquer autour d’elles et, surtout, de soutenir davantage le tennis féminin français, qui traverse actuellement une période délicate.

    Est-ce que l’Open féminin de Marseille pourrait un jour revenir dans le circuit ITF ?

    J.G. : Tout dépendra des moyens financiers. Un tournoi de catégorie supérieure représente un budget environ trois fois plus important que celui que nous engageons aujourd’hui. Or, il devient de plus en plus difficile de réunir ces ressources. Nous pouvons compter sur quelques partenaires privés, notamment grâce à des chefs d’entreprise membres du club qui nous soutiennent. Les collectivités locales nous accompagnent également dans la limite de leurs possibilités. Cette année, la période électorale a toutefois compliqué les choses : de nombreux dossiers ont pris du retard et certaines réponses se font encore attendre. Si l’on souhaite proposer un plateau sportif équivalent, il faut viser des catégories de tournois très élevées. C’est une autre philosophie et une autre manière d’aborder le développement du tennis féminin.

  • 1986, premier titre national de l’histoire pour les rugbymen aixois

    1986, premier titre national de l’histoire pour les rugbymen aixois

    La progression de l’Aix Rugby Club dans la hiérarchie française a finalement été linéaire. Après une décennie au niveau régional, l’équipe découvre le troisième échelon et les championnats nationaux, en 1979. Sept ans plus tard, les planètes s’alignent et les Aixois remportent la division. Ancien joueur, Jean-Luc Chovelon a participé à cette épopée, mais était suspendu pour la finale à cause de mots doux envoyés au corps arbitral. Il détaille pourquoi la mayonnaise a bien pris : « C’était assez extraordinaire parce qu’on était un petit peu tous des joueurs issus de milieux différents. Personne n’était là pour le rugby à proprement parler, mais ce mélange a fait qu’on s’est trouvé une équipe sympa. Et surtout, un entraîneur qui est arrivé là, André Dupouy, qui était un entraîneur très important dans l’histoire du club. »

    Arrivé des Landes, le coach découvre la manière de pratiquer le rugby des Méditerranéens. « J’avais du mal à comprendre comment ça fonctionnait. Par exemple, on attisait la haine des clubs varois, mais je ne savais pas pourquoi. Les joueurs étaient capables du meilleur, mais aussi de baisser les bras sans que j’en perçoive la raison. J’étais entouré de mystères », raconte-t-il.

    Six victoires pour conclure la saison du titre

    Les dirigeants du club aixois ont annoncé vouloir jouer le maintien avant cette saison clé. La montée en deuxième division et le titre n’étaient pas du tout ancrés dans les têtes. En se hissant en phases finales, il n’y avait plus que deux rencontres à gagner pour être promu. Saint-Marcellin et Lons-le-Saunier sont battus, puis viendra le tour de Mimizan, Bizanos et Châteauroux. Lors de la grande finale, le duel face à Arudy sera XXL. Finalement, le sud-est triomphe avec une victoire 18-9 dans les dernières minutes. L’entente entre les joueurs n’était pas forcément exceptionnelle, mais l’équipe est arrivée pleine d’énergie au moment voulu. André Dupouy expliquait que, « avant ce titre, l’équipe a vécu une intersaison déplorable, plusieurs joueurs étant partis sous d’autres cieux. Dix jours avant les phases finales, je fais faire un test VMA et les joueurs avaient explosé leur record. On était en forme ».

    Après ce moment majeur de l’histoire du club, ce dernier va se stabiliser à ce niveau avant de viser progressivement le professionnalisme.

  • Les supporters au rendez-vous de la campagne d’adhésion

    Les supporters au rendez-vous de la campagne d’adhésion

    La fin d’une saison en appelle forcément une autre. Même si l’OM n’écume plus les terrains de Ligue 1 à cette période, les groupes de supporters restent plus actifs que jamais. La phase comprise entre fin mai et début juin correspond à la campagne de réadhésion des différents collectifs ultras des virages nord et sud.

    Marseille Trop Puissants (MTP), Dodgers, South Winners, Ultras Marseille… Tous accueillent actuellement les fans dans leurs locaux. Avec une priorité donnée aux adhérents de l’exercice 2025-2026, les quotas se remplissent vite car, finalement, peu de personnes rendent leur carte. En effet, la période d’abonnement en virage ne sera ouverte qu’aux adhérents.

    La crise permanente de la saison écoulée n’a pas refroidi les supporters, qui sont venus en masse sécuriser leur renouvellement. « On a été positivement étonnés, les gens n’hésitent pas à venir se réabonner. Même, ils sont souriants, le monsieur qui est passé avant vous, il nous a refait notre journée. Tout le monde est agréable et, malgré la crise au club, les abonnés reviennent », nous glisse-t-on du côté des Dodgers. Dans leur local, situé place Saint-Georges à Endoume, les fidèles sont venus nombreux. Leur campagne d’adhésion se termine ce samedi et les places ne sont plus nombreuses. « D’ici la fin de la semaine, on en n’aura plus du tout. C’est bien parti pour que ce soit comme ça. »

    Différents tarifs qui suscitent des discussions

    Le son de cloche était similaire chez les South Winners. Le 100 rue Loubon (3e) est un lieu emblématique du mouvement ultra dans la cité phocéenne. La file d’attente pour récupérer son précieux sésame est interminable, toute l’allée est prise d’assaut. Certains ont pris leur journée, d’autres sont venus des départements voisins, car la présence physique est obligatoire pour obtenir sa carte 2026-2027. Au total, d’ici le 9 juin, ils devraient être 7 000 à se réabonner.

    Ce processus lancé par les différents groupes de supporters suscite également quelques réactions. Le principal point de discussion concerne le prix de l’adhésion. Comptez 35 euros pour les MTP et 40 euros pour les Dodgers. Un plafond de 20 euros est instauré par les Ultras Marseille et les Fanatics. Le tarif le plus élevé se situe chez les South Winners : les pensionnaires du haut de virage sud demandent 45 euros pour devenir membre.

    Sur les réseaux sociaux, ces écarts de prix alimentent les échanges entre supporters. « L’adhésion va bientôt rattraper le prix de l’abonnement », raconte Ilyes, amer face à ce prix. Pour Lorenzo, « ça ne change pas grand-chose, du moment que l’abonnement en virage n’augmente pas, je suis satisfait ».

    Prix bloqué pour l’abonnement

    En effet, grâce à un accord entre l’Olympique de Marseille et les groupes ultras, le montant de l’abonnement, au sud et au nord, ne bouge plus. Lors de la saison passée, les supporters déboursaient 180 euros pour les matches au niveau national et 270 en ajoutant les rencontres de Ligue des Champions. Un tarif bien plus bas que beaucoup d’autres clubs européens, notamment outre-Manche.

    Maintenant qu’une partie du public a renouvelé son adhésion, l’heure est à l’attente. Le club doit prochainement ouvrir la vente des abonnements pour la saison 2026-2027. Aucune date n’a encore été communiquée, mais cette ouverture devrait intervenir autour de la mi-juin. La saison dernière, que ce soit pour les tribunes latérales ou les virages, elle avait débuté le 12 juin. Malgré neuf mois tumultueux autour du club, les supporters sont prêts à remplir à nouveau les travées du Vélodrome.

  • JO 2030 : les épreuves s’éloignent aussi de Gap

    JO 2030 : les épreuves s’éloignent aussi de Gap

    Face à la polémique liée au coût jugé exorbitant pour installer les épreuves sur glace à l’Allianz Riviera de Nice, Roger Didier, maire (DVD) de Gap, avait, à plusieurs reprises, proposé sa ville comme alternative moins onéreuse. « Gap est un haut lieu des sports de glace en France, comme en témoignent les quatre titres de champion de France remportés par son équipe de hockey. […] De plus, l’accueil de certaines épreuves à l’Alp’Arena […], permettrait de remédier aux enjeux budgétaires que pose le projet d’une triple patinoire à Nice », argumentait l’élu dans un communiqué paru en novembre, proposant notamment l’accueil du curling à la patinoire gapençaise.

    L’Alp’Arena proposée

    « Nous avons expertisé tous les sites, répond Renaud Muselier, président de Région, ce lundi. Nous avons eu la confirmation qu’il n’y avait pas les équipements, qu’à Gap, c’était trop petit. » La ville de Gap n’a, à cette heure, pas réagi à l’annonce de dimanche. Mais, avec le ski alpin majoritairement en Savoie et les épreuves en patinoire déplacées à Lyon, cette décision risque de faire grincer des dents dans le département, où certains dénonçaient déjà un déséquilibre entre les Alpes du Sud et celles du Nord dans la répartition des compétitions majeures.

  • [Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »

    [Entretien] Jean-Pierre Hunckler : « Marseille a besoin d’une équipe de basket au plus haut niveau »

    Les excellents résultats en jeunes et seniors des EDF, en coupe d’Europe, Coupe du monde et aux derniers JO, confirme la courbe ascendante du basket sur le plan national.

    Samedi dernier, Jean-Pierre Hunckler président de la FFBB, dans le cadre de son tour de France des Comités, est venu présenter les stratégies de la Fédération pour faire avancer les clubs et les aider. Très tôt dans la matinée, Jean-Pierre Hunckler a présenté aux élus du Comité la politique que la Fédération entend mener sur l’ensemble du territoire national.

    Mme Amapola Ventron, maire de Cabriès accompagnée de l’adjoint aux Sports, qui a mis à la disposition du Comité, la Maison des Arts, a souhaité la bienvenue et d’excellents débats à l’ensemble des participants.

    Jean-Pierre Hunckler, est rentré rapidement dans le vif du sujet, signalant que la fédération forte de 750 000 licenciés, regrette que cette année encore les clubs aient été dans l’obligation de refuser de nombreux jeunes, par manque de salles. mais aussi de formateurs. À l’issue de la réunion M. Hunckler a répondu à nos questions.

    La Marseillaise : Quelle est la raison de votre venue sur le territoire du Comité des Bouches-du-Rhône ?

    Jean-Pierre Hunckler : Nous avons décidé d’aller à la rencontre de tous les intervenants des Comités, pour avoir le retour du terrain sur le travail participatif. Nous voulons promouvoir et renforcer les valeurs du basket dans les clubs. Développer la diversité avec le handi-basket. et accompagner les dirigeants bénévoles. D’après les sondages, on voit un intérêt croisant pour notre sport. Nous devons nous adapter avec plus de 750 000 licenciés. Cette année encore de nombreux jeunes n’ont pu être accueillis, par manque de salles et d’éducateurs, c’est fort regrettable. Nous nous attachons à les aider à trouver des solutions.

    Comment utiliser les championnats du monde pour aider le basket au quotidien ?

    J.-P.H. : L’héritage de ces championnats c’est une panoplie active sur tout le territoire. Nous avons l’ambition d’un basket visible, innovant, performant, solidaire, et mettre ces valeurs au service du plus grand nombre.

    Est-ce que le 3×3 peut être un tremplin pour le basket classique 5×5 ?

    J.-P.H. : Tout à fait, les formateurs viennent du 5×5 leurs méthodes profitent aux deux systèmes. Nous retrouvons d’ailleurs des joueurs et joueuses au plus haut niveau sur le plan national. par exemple les internationales Caroline Hériaud et Migna Touré et beaucoup d’autres encore.

    Quelle place voyez-vous pour le basket à Marseille ? La ville pourra-t-elle retrouver les heures de gloire des années 50 ?

    J.-P.H. : Oui, je le pense, le président de Marseille Basket et son équipe bossent sur le projet. Nous y travaillons aussi. En effet, Marseille a besoin d’une équipe de haut niveau c’est le souhait d’un grand nombre. Mais il faut bien reconnaître qu’à part Lyon, Paris, Strasbourg, actuellement ce sont plutôt dans les villes moyennes, Le Mans, Bourg, Cholet, entre autres qu’évoluent les formations de Betclic Elite. Il est important que des partenaires acceptent de s’investir dans le projet. Il est aussi souhaitable qu’une Arena voit le jour, une nécessité dans la 2e ville de France. Une équipe dans l’Elite éviterait le départ des joueurs de talents vers d’autres clubs.

    Les Universités des USA profitent de l’excellente formation française, est-ce une forte concurrence ?

    J.-P.H. : Oui, elle existe, il faut s’adapter, trouver une solution. Il faut en discuter avec nos jeunes joueurs. Et puis, il y a l’effet « Wemby » c’est une locomotive, un personnage, un garçon super sympathique, et qui à chaque sortie améliore ses performances de top niveau.