Category: sports

  • Megnan, affaire de premier plan

    Megnan, affaire de premier plan

    Il vient de poser un pied dans le monde pro, il en décolle déjà. Le jeune attaquant de Montpellier Laciné Megnan, 16 ans, avance à la vitesse de la lumière et défriche les sentiers de la précocité. Plus jeune buteur en Ligue 2, plus jeune joueur à débuter à ce niveau : l’avant-centre va vite, ne laisse pas de temps au temps. Et assume devant les micros avec un certain calme et une rare maturité.

    Il éclabousse ce début de saison de Montpellier, candidat à la montée, et propage un espoir au sein d’une équipe rajeunie à l’intersaison. Et offre un bol d’oxygène à un club, confronté à des soucis financiers en cette période de vaches maigres et de droits télés au rabais.

    Deux journées en Ligue 2, deux coups d’éclat. Vendredi 14 août à Nancy, sur les terres ancestrales de Michel Platini, l’entraîneur Zoumana Camara lance Laciné Megnan d’entrée à la pointe de l’attaque. Pour suppléer la recrue malienne Mamadou Camara, blessé à une épaule et indisponible pour plusieurs semaines.

    Dans une rencontre verrouillée, l’avant-centre débloque tout. D’un geste de classe. Un appel judicieux, un service parfait pour son partenaire Yanis Issoufou et une première victoire pour Montpellier.

    Une semaine plus tôt, entré en jeu à cinq minutes de la fin, le solide athlète (1,87m) avait inscrit le but montpelliérain. Avec la rage d’un buteur.

    Ce but, validé quelques jours plus tard par le LFP, et cette passe décisive donnent un peu plus de crédit à cette valeur montante. Et marchande. Depuis deux ou trois semaines, le Paris SG, double champion d’Europe, s’intéresse à cet attaquant. « C’est le meilleur de sa génération, c’est le capitaine de l’équipe de France U16 » assure le président de Montpellier. Qui ne veut pas vendre sa pépite, qui veut pour le moins s’assurer une belle plus-value.

    Paris n’est pas seul sur le coup. Dans la foulée de la signature de son premier contrat professionnel, en février, des clubs anglais, espagnols ou allemands sont aux aguets. Ils observent le phénomène, ils sont prêts à miser sur ce nouveau talent de la formation française. En l’occurrence celle de Montpellier.

    Laciné Megnan est né à Montpellier en 2010. À l’âge de cinq ans, le gamin, originaire des environs de Pézenas, a rejoint le club héraultais. « Il est costaud dans sa tête, il est bien entouré, et il offre le profil d’un attaquant moderne », raconte-t-on du côté de Grammont, le centre d’entraînement.

    Éducateurs, dirigeants et proches : personne n’est surpris par sa trajectoire ascendante.

    Et le parcours en Coupe Gambardella, compétition dédiée aux jeunes de moins de 18 ans et vitrine de la formation, est venu rappeler son savoir-faire. Et celui d’une belle génération.

    Au printemps dernier, l’équipe dirigée par Michel Rodriguez s’est hissée en finale de la Coupe Gambardella. Au bout d’un parcours, où elle a éliminé tour à tour Strasbourg, Nice, Rennes, tenant du titre, avant de chuter en finale au Stade de France devant le Paris SG.

    Par sa générosité, ses qualités d’attaquant, Laciné Megnan a drainé dans son sillage une bande de gamins, dont cinq ont intégré l’équipe de Zoumana Camara. Trois d’entre eux : Noah Vidal-Cartoux, Hichem Abderrebi ou Megnan ont pris part au début de saison. Les défenseurs Mathis Chambon et Tidiane Diallo, pour leur part, ont effectué la préparation et attendent leur heure.

    Megnan peut-il rejoindre Paris SG dès cette saison ? Le club parisien fait le forcing pour s’attacher les services de ce jeune joueur, dès son éclosion, plutôt que d’en payer le prix fort dans six mois ou un an. « Il ne passera pas ses vingt ans chez nous », lâche le président montpelliérain.

    Selon divers médias, spécialisés dans les transferts, le joueur, et son entourage, auraient trouvé un accord avec le Paris SG. L’indemnité du transfert, doublé d’un prêt dans son club formateur, se négocie. Elle permettrait à Montpellier d’équilibrer son budget actuel. Et de préparer la suite dans la sérénité. Laciné Megnan, lui, pourrait voir plus haut.

  • Adrien Boichis brille en Haute-Savoie et candidate pour un doublé

    Adrien Boichis brille en Haute-Savoie et candidate pour un doublé

    L’accueil de la Coupe du monde aux Gets (Haute-Savoie) est toujours synonyme de fête. Le VTT revient en fanfare, ce week-end, dans la station de ski haute-savoyarde et les pilotes français sont au rendez-vous. À commencer par Adrien Boichis et Mathis Azzaro. Les deux coureurs originaires des Bouches-du-Rhône figurent actuellement dans le top 5 du classement général et font partie des favoris pour le cross-country olympique, qui aura lieu dimanche.

    Mais avant de s’attaquer au format long d’1h20, les vététistes disputaient vendredi le short-track, une course intense, d’environ 20 minutes. Cette spécialité, c’est également la tasse de thé des deux Bucco-Rhodaniens. Boichis occupe la tête du tableau devant Azzaro, mais également le Niçois Luca Martin, complétant le podium provisoire 100% tricolore.

    Boichis en patron

    sur le format court

    Les trois Français ont bien répondu présents puisqu’Adrien Boichis a réalisé un tour de force pour vaincre Luca Martin dans le dernier des 9 tours de course, aux Gets. Une bataille de haut niveau, qui s’est conclue par une victoire pour le cycliste de l’équipe Specialized, seulement 23 ans. L’Aixois étend son avance au classement de la discipline en prenant 170 points de marge sur Martin. Mathis Azzaro a lui fini 4e, vendredi, et conserve provisoirement sa 3e place globale.

    « C’est toujours super de gagner devant le public français. C’était dur comme course, je m’en étais rendu compte dès l’échauffement », déclare le vainqueur du jour.

  • Nouveau visage et grand projet pour les Marseillaises

    Nouveau visage et grand projet pour les Marseillaises

    Nouvelle saison, nouvelle équipe et toujours plus d’ambition pour les Marseillaises. Comme leurs homologues masculins, les féminines reprennent leur saison ce week-end. La première de l’année se déroule à domicile, au stade Francis-Turcan de Martigues, contre Toulouse (samedi, 17h). Le championnat, ce sera pour début septembre, l’OM commence son aventure 2026-2027 par un match de Coupe de la Ligue LFFP. Cette compétition subit un lifting pour sa 2e édition avec une poule unique sur le modèle des Coupes d’Europe, puis une phase à élimination directe.

    Après un maintien obtenu à l’avant-dernière journée l’an passé, les Marseillaises veulent poursuivre sur leur lancée et faire mieux. Pour cela, l’effectif a été complètement chamboulé. 14 départs et 13 arrivées d’un calibre élevé pour atteindre les objectifs du club. Si chaque ligne a été améliorée, le secteur offensif a été revu. La serial buteuse de la saison dernière, Mathilde Bourdieu, sera accompagnée de l’internationale française Claire Lavogez et de Louise Fleury, autre attaquante expérimentée du championnat.

    Nouveau coach en poste

    Les rares Marseillaises qui ont connu la saison du maintien ont gagné en expérience et c’est justement sur cette voie que le mercato olympien s’est dirigé. Nous pouvons également citer les noms de Julie Thibaud, Sonia Ouchène, Maëlle Garbino ou encore du prêt de la jeune Américaine Lexi Missimo.

    Un effectif remanié, mais le principal mouvement est sans doute celui du banc de touche. Corinne Diacre a validé sa mission, c’est-à-dire maintenir l’équipe en première division. Usée par le challenge phocéen, l’ex-sélectionneuse de l’équipe de France s’en est allée d’un commun accord. Pour la remplacer, l’OM est allé chercher le coach d’une équipe performante ces dernières années. Nicolas Chabot a quitté le FC Nantes pour rejoindre le projet des Marseillaises. Les Nantaises ont terminé derrière les trois gros du championnat – Lyon, Paris FC, Paris SG -, tout en sécurisant leur place pour les demi-finales de Première Ligue. Malgré le revers 8-0 contre les Lyonnes, le FCN a réalisé un exercice plein, distançant rapidement ses principales poursuivantes, Fleury et Dijon. Chabot a même été récompensé du titre de meilleur entraîneur. « Nous avons un projet d’au minimum cinq ans pour structurer la section féminine dans tous les aspects : du centre de formation à l’équipe première, avec des investissements pour créer des leviers de valeur et pour nous établir dans le haut du panier du football féminin français », appuyait Stefano Petruzzo, directeur général des Marseillaises.

  • Un premier succès qui amène de la confiance

    Un premier succès qui amène de la confiance

    Il y a eu de l’émotion, avec l’hommage à Eric Roy, ancien joueur de l’OM et qui avait amené Brest en Ligue des Champions en tant qu’entraîneur, décédé le 17 juin.

    Il y a eu des messages, contre le naming du Vélodrome, et une interpellation du boss, « McCourt : des centaines de millions investis depuis 10 ans, Mais pour quels résultats ? Pas de titre, pas d’équipe, pas d’ambition…uniquement des désillusions et des humiliations ! » Les Virages avaient donné le ton.

    Sur le terrain, c’est un OM cacochyme qui a lancé sa saison. Avec une bonne volonté évidente de mettre en pratique sur le terrain ce que Bruno Genesio a tenté d’inculquer à des joueurs qui avaient avant tout besoin de se rassurer. Face à des Strasbourgeois dont le but était visiblement de prolonger le doute ambiant.

    Le but marseillais, dès le retour des vestiaires, devait changer la donne. Obligeant les Strasbourgeois à se découvrir et commettre encore plus de fautes. Ce dont les hommes de Bruno Genesio ont su tire profit pour aller chercher un premier succès rassurant.

  • Un OM au presque parfait

    Un OM au presque parfait

    Un stade presque plein et une météo plus clémente, quelques ingrédients étaient réunis pour assurer une soirée de reprise intéressante.

    Néanmoins, c’est avec de nombreuses questions toujours sans réponse que le peuple du Vélodrome a vécu sa soirée de reprise, coup d’envoi de la saison de toutes les peurs pour ceux qui ont l’OM chevillé au cœur.

    Un OM qui, au coup d’envoi, ressemblait énormément à celui de la fin de saison dernière. Seul Amine Harit avait fait son retour, avec la lourde charge de faire oublier l’efficacité de Mason Greenwood dans le couloir droit de l’attaque marseillaise.

    Le Marocain y a mis de la bonne volonté. Son entente avec Timothy Weah a même parfois mis en difficulté son garde du corps. Mais, comme Igor Paixão sur l’autre aile, il a longtemps manqué un soupçon de réussite pour que, dans l’axe, quelqu’un vienne finir le travail. En première période, Amine Gouiri puis Pierre-Emile Höjbjerg s’y sont essayés. En vain.

    Hugo Oliveira avait mis en place un dense réseau défensif devant le but de Filip Jörgensen, dans le prolongement de ce qu’il faisait sur le banc de Famalicão et sa défense hermétique, la saison dernière. Mais pour sa première en France, son système n’allait pas tenir.

    Il était capital pour l’OM de marquer en premier, afin d’éviter que le coffre-fort adverse ne se referme définitivement en cas d’ouverture du score par les Alsaciens. En trouvant la faille, dans les premières secondes de l’acte II, Amine Gouiri plaçait son équipe sur de bonnes bases. Lui permettant d’envisager une fin de soirée positive. D’autant plus que, quelques minutes plus tard, pour un vilain geste sur Pierre-Emile Höjbjerg, Samir el-Mourabet laissait ses coéquipiers à dix.

    Pour l’OM, les clignotants étaient au vert. Il restait à garder la concentration et le rythme pour aller chercher trois premiers points précieux. Comme sur le carton rouge, l’assistance offrait sur un plateau la balle de break aux Olympiens. Avec un penalty qui permettait à Amine Gouiri de réaliser son premier doublé de la saison. Et ouvrait les portes d’un premier succès.

  • Les supporters entre inquiétude et espoir

    Les supporters entre inquiétude et espoir

    Tic-tac. Une trentaine de supporters attendent devant le centre d’entraînement de l’Olympique de Marseille, ce mercredi, sous un soleil brûlant. Ils espèrent rencontrer les joueurs, une fois leur séance terminée, pour leur demander autographe et photo. « Kondogbia m’a donné son maillot il y a trois ans », se vante un jeune homme, arborant fièrement le drapeau de la Centrafrique, pays d’origine du milieu de terrain olympien. D’autres supporters patientent à l’ombre, assis ou adossés contre un mur tagué aux couleurs de l’OM. Mais ce qu’attendent surtout ces fans, venus des quatre coins de la France, c’est la reprise de l’OM en Ligue 1. Le club phocéen débute le championnat ce vendredi à 20h45 contre Strasbourg. Après « une saison catastrophe », les attentes pour la saison prochaine sont grandes. « J’aimerais qu’on se qualifie en Europe », exprime Angelo, 12 ans, vêtu d’un maillot de l’OM, lunettes de vitesse bleues sur le nez et casquette jaune fluo vissée sur la tête.

    Les impératifs raisonnent aussi dans les discussions et sur les réseaux sociaux. « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre. Dans l’histoire du club, il y a rarement eu deux mauvaises saisons consécutives. Nous venons d’en vivre une », souligne Gilbert Deukmedjian, ancien membre du Club Central des Supporters, la plus ancienne association de supporters de l’OM, qui n’est plus un groupe officiel depuis 2016. « Pour le moment, c’est la grande expectative. ajoute de son côté l’ultra marseillais Thierry Mode, plus connu sous le nom de Titi c’est toi le boss. Les résultats vont dépendre du groupe qui va rester. S’il reste en l’état, je pense que cela peut tenir la route en Ligue 1 », considère-t-il. « Comme à chaque inter-saison, je ne lis pas et n’écoute pas ce qui se passe à l’OM. Mais cette fois, je dois reconnaître que je m’inquiète un peu. Il n’y a pas eu le moindre recrutement », se désole Gilles, supporter de la Vieille Garde Ultra, premier groupe d’ultras français.

    L’absence de recrue inquiète

    À dix jours de la fin du mercato, qui se clôture le 1er septembre, l’Olympique de Marseille n’a en effet recruté aucun joueur. Une première dans l’histoire du club, qui inquiète les supporters. « J’ai peur de la saison qui arrive. On vend tout le monde, on achète personne. Il y a un problème », regrette Adonis, 14 ans, devant les grilles de la Commanderie, pour qui son meilleur souvenir restera une victoire contre l’OL, il y a deux ans. De son côté, Soraya, 50 ans, supportrice de l’OM « depuis toujours », relativise. « Faisons avec l’équipe qu’on a. N’essayons pas encore d’acheter pour acheter et derrière, creuser la dette. Essayons d’être à l’équilibre et après on verra », soutient celle qui se souvient encore des papinades de Jean-Pierre Papin.

    L’attente s’éternisant, deux petits garçons en survêtement du club se réfugient sous l’ombre du seul palmier de l’entrée du centre d’entraînement. « Weah, Weah ! » s’écrient les supporters. La voiture du défenseur phocéen passe mais ne s’arrête pas. Seuls Ange Lago, attaquant réserviste et Jelle Van Neck, deuxième gardien, s’arrêtent pour passer un moment avec leurs supporters.

    Genesio inspire confiance

    Cette saison marque aussi l’arrivée de Bruno Genesio sur le banc phocéen. Et il a déjà gagné le cœur de certains supporters. « J’ai confiance en Genesio. Il va faire du bon travail, si les dirigeants lui laissent le temps. Cette saison, l’OM paye les erreurs de l’ancienne direction. Il faut faire avec et laisser Genesio travailler », assure Gilbert Deukmedjian. Un sentiment partagé par Thierry Mode. « C’est un très bon entraîneur, qui a déjà réalisé de bonnes choses avec Rennes et Lille. » Mais il est aussi attendu au tournant par certains. « Je dois avouer que j’ai du mal avec Genesio. J’ai le sentiment que l’OM passe d’un extrême à l’autre. J’attends de voir ce que cela peut donner », avance Gilles, de la Vieille Garde Ultra. Malgré une saison « très difficile » l’an dernier, la passion demeure chez les supporters. « En 1993, la ville s’est transformée, elle était bleu et blanc. Il y a un petit bout de tout ça qui est toujours là. C’est aussi pour ça qu’on continue à supporter l’OM, cette ferveur existe toujours », s’émerveille Soraya qui a vécu le sacre européen à Marseille.

    « Je pense que cette équipe va agréablement nous surprendre »

  • [Entretien] « J’ai vu plus de cohérence que l’année dernière »

    [Entretien] « J’ai vu plus de cohérence que l’année dernière »

    La Marseillaise : Comment avez-vous suivi la préparation de la saison qui s’annonce ?

    Jacques Bayle : J’ai observé avec intérêt tout ce qui s’est déroulé. Je dois admettre que je pensais que pour l’OM, cette période serait moins compliquée. Il y a des ventes et un allègement rapide de la masse salariale. Et là, je commence à me poser des questions.

    Est-ce que les matches de préparation vous ont rassuré.

    J.B. : Ils ont été rassurants. Je dois reconnaître que jusqu’à présent, j’ai vu plus de cohérence que l’année dernière. Avec Angel Gomes et Pierre-Emile Højbjerg que je trouve métamorphosés. Et je vois aussi des choses qui me font plaisir réalisées par Himade Abdelli. Maintenant, j’ai besoin de voir des remplaçants à la hauteur et comment ce groupe, s’il reste en l’état, va supporter les rendez-vous qui vont s’ajouter, à savoir la coupe d’Europe, puis la coupe de France. Pour jouer sur ces trois tableaux, il faut un effectif avec des remplaçants qui font progresser l’équipe, ou du moins n’en réduisent pas le niveau général, lorsque le coach fait appel à eux.

    Comprenez-vous la politique actuelle de l’OM ?

    J.B. : Il y avait une urgence, faire partir les gros salaires pour que l’OM soit libre d’un poids trop lourd et de joueurs qui ne justifiaient pas forcément ces revenus hors normes. Maintenant, il faut laisser du temps à Bruno Genesio afin qu’il mette en place son plan de jeu. Dans le football, il n’y a pas que le physique qui permet de construire une équipe qui tienne la route. Un entraîneur doit réfléchir à plusieurs tactiques pour que son équipe puisse toujours surprendre son adversaire. Pour y parvenir, il a besoin de joueurs ayant les capacités de s’adapter à toutes les circonstances. Il arrive après un Roberto De Zerbi qui avait des idées bien arrêtées, mais je dois admettre que je n’ai pas du tout adhéré à sa vision du football.

    Êtes-vous confiant ou inquiet avec l’OM dans cette configuration ?

    J.B. : Je suis comme tous ceux qui aiment ce club. Ce qui s’est passé, jusque-là, a de quoi alimenter mes inquiétudes. Maintenant, j’ai hâte d’être au 31 août, lorsque le mercato fermera ses portes. C’est à ce moment-là que nous saurons où l’OM en est et s’il peut avoir des ambitions en championnat, mais aussi en coupe d’Europe et en coupe de France. Ce n’est qu’à partir du 1er septembre que nous saurons s’il faut espérer quelque chose de cette saison. Ou si elle risque de devenir celle de toutes les peurs.

  • Les « France » sont partis sur de bonnes bases à Tholon

    Les « France » sont partis sur de bonnes bases à Tholon

    Mercredi, les conditions étaient idéales pour lancer les courses.

    Au lendemain d’une belle cérémonie d’ouverture, le vent s’est levé au bon moment. À 13h, il oscillait entre 11 et 15 nœuds. Parfait pour profiter du plan d’eau de l’étang de Berre. Au total 4 courses ont pu être validées pour tout le monde, répartis sur 4 ronds de course. Une belle première journée de championnat qui lance le rythme.

    Cette première journée a donc été un succès sportif. Avec de belles images de jeunes navigateurs tentant de tirer le meilleur parti de leur embarcation et des conditions de mer. Elle a aussi mis en lumière le savoir-faire du Cercle de voile de Martigues.

    Le temps se gâte

    Ainsi témoigne Pierre Caste. « Nous avons l’honneur d’accueillir ce championnat et, chaque jour, près de 1 500 personnes foulent notre site : 900 concurrents sur 10 jours, 500 bateaux sur l’eau, 80 coaches, et pas moins de 150 bénévoles – à terre comme sur l’eau. Sans oublier l’équipe cuisine de 12 personnes, les gardiens, ou encore ceux qui, discrètement, ramassent les ordures ménagères. Ce sont toutes ces petites mains qui rendent cet événement possible. »

    Au-delà des chiffres, c’est une philosophie qui guide le club qu’il préside, en digne héritier de Bernard Chable, son prédécesseur. « Nous privilégions l’accueil, le sourire. Et en général, le reste suit, car nous avons la chance de disposer d’un plan d’eau superbe ». Une recette qui fonctionne, et qui permet aussi de faire vivre le club au-delà de la compétition. « Organiser un tel spectacle, c’est montrer aux Martégaux et Martégales que notre plan d’eau existe, qu’il est accessible pour la compétition, le loisir, le plaisir… ou même la baignade ! » Une qualité d’eau d’ailleurs confirmée ce matin même par le Gipreb, l’organe de surveillance de l’étang.

    Derrière les coulisses, le Cercle de Voile de Martigues est un acteur clé de la démocratisation de la voile. « Tout au long de l’année, une douzaine de personnes travaillent avec des scolaires : lycée, collèges, écoles. Au total, ce sont 1 000 enfants qui passent par ici. » Pour Pierre Caste, ce championnat est donc bien plus qu’une compétition : « C’est une carte de visite pour montrer tout ce que notre plan d’eau peut offrir ».

    Le temps orageux de la deuxième journée de course a eu raison des manches prévues jeudi. Les organisateurs ont bien tenté de lancer les bateaux sur l’eau, mais seuls les ILCA 6, ILCA 7 et les Open 5.70 ont réussi à lancer une manche à 17h45, profitant du vent léger mais stabilisé.

    Ce vendredi le système orageux devrait être moins présent et le vent devrait se stabiliser pour permettre de lancer les courses prévues. Le premier départ possible est prévu à 11h.

  • Féroces affrontements à venir derrière le Paris Saint-Germain

    Féroces affrontements à venir derrière le Paris Saint-Germain

    Qui d’autre, finalement ? Si l’on demande à 100 personnes qui remportera la Ligue 1 en fin de saison, ils sont sans doute 99 à répondre le Paris Saint-Germain. L’évidence est nette, il est difficile d’imaginer une équipe autre que celle de la Capitale soulever le trophée en mai prochain. Lens, Monaco, Lille, Rennes, Marseille et Lyon font tous figure d’outsiders, mais voir l’une de ces formations imiter les Monégasques et Lillois, victorieux en 2017 et 2021, paraît simplement utopique.

    Les hommes de Luis Enrique foncent donc vers un 15e titre national alors que la saison n’a pas encore débuté. Le fait de pouvoir aligner deux équipes de très haut niveau facilite les choses, surtout dans le championnat de France. Finalement, le suiveur lambda de la Ligue 1 ne se demande pas qui gagnera à la fin, mais quels records peut battre ce PSG double vainqueur de la Ligue des Champions. Les Parisiens courent après le record d’invincibilité sur une saison du FC Nantes de Jean-Claude Suaudeau et un autre challenge semble intéressant à réaliser. 16 victoires d’affilée en 2017, l’AS Monaco de Falcao, Mbappé, Bernardo Silva et Fabinho avait frappé fort pour aller subtiliser la première place à Paris.

    Derrière le mastodonte et sa pelletée de stars, la lutte pour le podium sera intense et indécise, comme ce fut le cas en 2025-2026. Même avec une boule de cristal ou autres pouvoirs divins, impossible de prédire avec justesse l’ordre du classement final. Changement de coach, ventes de piliers de l’effectif et pourtant, le RC Lens nous laisse croire que rien n’a changé sur ce début de saison. Vainqueur du Trophée des Champions, dimanche dernier, face au PSG (1-0), les Sang et Or ont posé leurs tripes sur la pelouse de Bollaert, montrant que l’été n’avait pas évaporé leur sens du collectif. La principale inconnue concernant le RCL repose sur l’enchaînement de matches puisque la Ligue des Champions est de retour dans le bassin minier.

    Si les Lensois ont une bonne tête de dauphins des Parisiens, l’incertitude est totale derrière. Monaco est une équipe difficilement lisible à l’instant T, Lyon est encore dans le brouillard sur ses capacités, le Lille de Davide Ancelotti doit encore se découvrir, Rennes paraît emballant, mais les derniers mercatos estivaux ont laissé cette impression sans que les résultats suivent ensuite. Et puis il y a l’OM. Les Marseillais sont sans recrue à présent, inévitablement sans C1 cette saison et ils doivent se serrer la ceinture sans brider leurs ambitions de retrouver la plus grande des compétitions de clubs en fin d’exercice.

    Valse à 12 têtes

    sur les bancs de Ligue 1

    Globalement, les deux tiers de la Ligue 1 plongent dans l’inconnu puisque douze clubs sur dix-huit ont changé leur entraîneur durant l’intersaison. Olivier Pantaloni est passé de Lorient à Nice, Bruno Genesio de Lille à Marseille et des techniciens étrangers vont découvrir le championnat. Dino Toppmöller arrive à Lens alors que le Norvégien Jens Berthel Askou débarque à Toulouse, en provenance de Motherwell (Écosse). N’oublions pas Brest, tout le club étant orphelin d’Eric Roy, parti trop tôt. Son humanité et sa passion du football manqueront, son ancien adjoint, Julien Lachuer, a la lourde tâche de prendre la suite.

    En bas de tableau, la peur flotte au-dessus de certaines têtes. Les promus Troyes et Le Mans sont ambitieux et ont bien l’intention de conserver leur place dans l’élite du football français. Un peloton d’équipes pourrait donc se battre pour ne pas retomber en Ligue 2. Auxerre et Nice l’ont échappé belle l’an passé et sont attendus à un niveau plus élevé, Le Havre et Angers seront sans doute de cette bataille et Brest tentera de ne pas l’être. Peu importe l’ambition, ce nouvel épisode de la ligue des talents s’annonce palpitant de haut en bas.

  • Une nouvelle ère pour l’OM

    Une nouvelle ère pour l’OM

    Nouvelles tenues, nouveau partenaire, la CEPAC, pour le Vélodrome, nouveau staff et nouveau président.

    L’intersaison a été synonyme de changements à presque tous les étages dans la maison OM. Presque, car il y a en un, celui de l’effectif où si des modifications ont été enregistrées, c’est, jusque-là, à sens unique. Et c’est donc avec un groupe sans renfort que Bruno Genesio va vivre son baptême, cette fois « du bon côté du terrain » avait-il plaisanté, lors de sa première prise de parole.

    Celui qui a accepté de relever le gant, tout en sachant qu’il aurait à faire face à d’énormes contraintes, confesse son impatience « après sept semaines de préparation, retrouver le public est un plaisir ». Il a pu humer l’atmosphère, lors des deux matches de gala contre l’Athletic Bilbao et l’Atlético de Madrid. Mais cette fois, il y aura les groupes de supporters.

    Leurs représentants ont eu une rencontre avec Bruno Genesio, en début de semaine. Les échanges ont été tendus, montrant que ces derniers étaient en colère vis-à-vis d’un mercato jusque-là cantonné aux départs, estimant que Franck McCourt ne s’investissait plus suffisamment dans le club.

    Malgré ces tensions, Bruno Genesio clame son envie d’entrer dans le vif du sujet. « Comme chaque début de saison, nous sommes devant une page blanche avec ses incertitudes ». Tentant de faire abstraction d’un contexte particulièrement anxiogène. Avec une double sanction de la DNCG et l’UEFA qui a réduit la marge de manœuvre sur le mercato.

    Il s’est donc concentré sur le sportif. Avalant au passage quelques couleuvres, notamment un changement de capitaine imposé par sa direction. Et s’il ne veut pas évoquer les résultats des matches de préparation, pour lui, « ce qui compte, c’est la progression que j’ai constatée dans nos sept semaines de préparation avec des joueurs qui ont compris ce que j’attends d’eux ». Le moment est donc venu de valider ces acquis. Et Strasbourg est la première épreuve pour y parvenir. Face à un adversaire qui connaît lui aussi un été compliqué, l’OM a peut-être l’opportunité de se lancer sereinement, après une saison 2025/2026 qui a viré au fiasco.

    « C’est le moment de montrer nos forces. De respecter le football face à un adversaire ambitieux », commente Timothy Weah. Celui qui est désormais capitaine n’affiche pas d’inquiétude quant à la situation compliquée que vit le club. « Notre groupe mérite beaucoup de choses et surtout de gagner des matches ». À commencer par celui de ce soir. La manière dont l’OM se comportera pourrait être un bon tremplin pour la suite.

    « Nous sommes devant une page blanche avec ses incertitudes »