Category: sports

  • Marseille, validée comme le « Clairefontaine » de la voile

    Marseille, validée comme le « Clairefontaine » de la voile

    Malgré un vent capricieux, les dix titres de champion de France ont pu être décernés.

    « C’est vrai que nous n’avons pas été aidés par la météo. Mais nous avons eu suffisamment de créneaux de courses pour valider les championnats et sacrer de très beaux champions », confie Franck Citeau. Pour le manager de la performance à la FFV, « avoir en un même lieu l’ensemble du haut niveau français et ceux qui arrivent derrière, c’était parfait pour une revue d’effectif ».

    Il a surtout apprécié les conditions d’accueil et de course, dans une marina Florence-Arthaud « qui est plus qu’un héritage des Jeux. C’est comme si nous avions gagné le gros lot au loto. Nous avons enfin le « Clairefontaine » de la voile ! » Et le dirigeant fédéral de le souligner. « Marseille va nous revoir très souvent. Et je pense que si nous avons des médailles en 2028, c’est ici que leur quête aura débuté. »

    Relève marseillaise

    Sur le plan sportif, les médaillés de Paris 2024 ont été au rendez-vous. De même que ceux qui sont les locomotives de la voile française. « Cette semaine nous a permis de très bien travailler et la cellule performance de la Fédération a pu faire un état des lieux de la forme de chacun », note Franck Citeau.

    Si les cadres sont toujours au top, la relève, notamment marseillaise, pointe son nez. « Ambre Papazian est en train de confirmer son énorme potentiel. Il faut maintenant la voir au niveau international à la semaine olympique de Palma, après sa nouvelle préparation qui lui a apporté une réelle plus-value », indique-t-il à propos de la véliplanchiste. Tout comme il a remarqué les nets progrès de Tom Arnoux, 2e en planche.

    Palmarès : hn.ffvoile.fr

  • Le rugby-fauteuil en démonstration à Gardanne

    Le rugby-fauteuil en démonstration à Gardanne

    Montauban, Toulouse, Dragons catalans, Avignon XIII…

    Durant deux jours, Gardanne a accueilli quelques-unes des meilleures équipes de para-rugby à XIII, déclinaison qui permet aux handicapés de pratiquer aux côtés de valides. « Notre sport propose une mixité totale », détaille Xavier Vasson. En effet, les équipes sont également composées de femmes, qui jouent avec les hommes. « Il n’y a pas de catégories d’âge et il faut trois personnes handicapées dans les cinq sur le terrain », précise le responsable para-rugby de la Ligue Sud de rugby à XIII.

    C’est la première fois que Gardanne accueillait une telle épreuve, qualificative pour la finale de la Coupe de France, prévue en avril à Albi. Deux tournois étaient organisés. Dont celui comptant pour la division Élite dans lequel six formations étaient engagées. Dont celles d’Avignon XIII et Cavaillon pour la Ligue Sud.

    « Notre discipline existe depuis une quinzaine d’années. Et le championnat vient de fêter son dixième anniversaire », poursuit le responsable fédéral. « Le para-rugby est calqué sur les règles du XIII qui sont parfaites pour la pratique inclusive », note Xavier Vasson. Dans le Sud, le Vaucluse et le Var en sont les locomotives. Et dans les Bouches-du-Rhône, deux clubs ont été créés à La Roque d’Anthéron et Saint-Martin-de-Crau.

    Le tournoi Élite de Gardanne a été suivi de près par le staff de l’équipe de France. Dans l’optique de préparer la sélection qui ira à la Coupe du Monde, qui se déroulera prochainement en Australie et dont le XIII de France fait partie des favoris.

  • Rugby-VI Nations : la France maîtrise la fougue italienne

    Rugby-VI Nations : la France maîtrise la fougue italienne

    Sur le papier, le score indique qu’il n’y a pas photo concernant le succès du XV de France.

    Mais dans les faits, les hommes de Fabien Galthié ont joué avec les nerfs de leurs supporters, dans un stade Pierre-Mauroy qui a frissonné lorsque l’Italie, en fin de première période, est venue titiller la défense tricolore sur son en-but.

    Heureusement, l’expérience a fait pencher la balance côté bleu. Avec un avantage de onze points à la pause, les Français se rapprochaient d’un troisième succès et pouvaient encore miser sur un potentiel Grand chelem.

    Néanmoins, grâce à une mêlée surpuissante, la squadra azzura fera trembler les Bleus durant une première moitié de seconde période à l’avantage des Italiens, exceptionnellement en rouge dimanche.

    Jusqu’à ce que Gaël Dréan jaillisse pour inscrire son premier essai, le quatrième pour le XV de France, son premier pour sa première cape. Transformé par Thomas Ramos, il soulageait un collectif qui terminait sur un dernier essai, synonyme de victoire bonifiée.

    Après trois matches, les Bleus sont en tête avec 15 points. L’Écosse suit avec 11 points.

    France 33 (19)

    Italie 8 (8)

    3e journée du tournoi des VI Nations.

    Stade Pierre-Mauroy.

    FRANCE : 5 essais de Bielle-Biarrey (4), Méafou (15), Ramos (29), Dréan (72), Gailleton (77), 4 transformations de Ramos (4, 29, 72, 77).

    ITALIE : 1 essai de Capuozo (32),
    1 pénalité de Garbisi (40).

    Avertissement : Lynagh (71).

    3e journée

    Angleterre – Irlande 21-42

    Pays de Galles – Écosse 23-26

    France – Italie 33-8

  • Cyclisme : les Aixois ratent le coche à domicile

    Cyclisme : les Aixois ratent le coche à domicile

    Depuis dix ans que l’AVC Aix organise les Grands prix de Puyricard et Puyloubier, seul Clément Izquierdo, en 2022, s’y est imposé.

    « C’est assez paradoxal mais nous n’arrivons pas à gagner à la maison. Peut-être que cela va nous sourire cette fois ? » Jean-Daniel Beurnier espérait que les bons résultats du début de saison permettraient aux porteurs du maillot vert et noir de vaincre le signe indien.

    Le rêve du président de l’Avca a failli se réaliser dimanche. Quand dans la dernière ligne droite du Grand prix de Puyloubier, Jack Brough était en tête. Quatrième, la veille, à Puyricard, le plus Aixois des Anglais s’est vu souffler la victoire sur la ligne par le Caladois Simon Baran. Swan Gloux, deuxième la veille, complète le podium.

    Des courses à la hauteur

    L’AVC Aix devra donc patienter encore une saison avant de voir un des siens sur la plus haute marche d’un podium dans les deux Grands prix que le club organise. Mais pour Jean-Daniel Beurnier, « l’essentiel est que notre savoir-faire en matière d’organisation soit à nouveau reconnu ».

    Cette année encore, les deux épreuves ont attiré les meilleures équipes Élites et Nationale I de France. Avec un peloton de 200 cyclistes, les courses ont été à la hauteur. « Même si ce n’est pas toujours facile, nous avons encore pu proposer une sécurité au top. Grâce aux 130 traceurs et à près de 200 personnes qui se sont mobilisées sur les deux jours », précise le président du club.

    Le Grand prix de Puyloubier, dimanche, était sous le signe de la commémoration. Frédéric Guinieri, maire de la commune, a remis la médaille d’honneur de la ville à Pascal, Florent et Clément, les enfants de Patrick Chiaroni, une figure du cyclisme aixois qui, durant quatre décennies, a été au service de l’Avca. Un bel hommage apprécié par le club.

    Résultats : www.stsport.fr

  • Place au travail pour la bande à Habib Beye

    Place au travail pour la bande à Habib Beye

    Au boulot ! Un mot a été mis plus haut que les autres par Habib Beye durant sa première conférence de presse d’après-match : le travail. Le nouveau technicien de l’OM avait annoncé lors de son arrivée qu’il ne bouleverserait pas totalement les principes de jeu du staff en place avant Brest. C’est ce qu’il s’est passé, avec un dispositif et des idées peu éloignés de ce qui se fait dans les Bouches-du-Rhône depuis le début de la saison. Mais après cette défaite nette au stade Francis Le Blé (2-0), les Olympiens vont avoir toute une semaine pour travailler. Habib Beye a appuyé là-dessus et s’est montré impatient d’apporter sa patte au jeu de son équipe. « Je pense qu’il y a une petite perte de confiance et elle est logique au vu de la dynamique négative du moment, mais, je l’ai dit aux joueurs, il faut qu’on reste positif, qu’on se réfugie dans le travail. »

    Se réfugier dans le travail, le groupe phocéen va pouvoir le faire pleinement dès ce lundi. Nous savions depuis la semaine dernière que l’OM allait partir en stage à Marbella (Espagne), sans connaître les dates exactes de ce voyage. De ce lundi à vendredi, les joueurs et le staff partiront finalement en Andalousie pour (re)construire une cohésion. « On trouvera les ressources pour rester ensemble pendant ce stage, pour travailler, pour faire en sorte d’aborder ce match qui arrive au Vélodrome, qui sera un très gros match face à l’OL. Je pense que ça doit déjà être une motivation supplémentaire dans notre travail. »

    Plusieurs axes à travailler en Espagne

    Travailler loin du brasier que peuvent être la Commanderie et la ville de Marseille lorsque la dynamique est mauvaise, un premier point positif pour Habib Beye. L’un des messages délivrés par le nouvel entraîneur est également de rester digne. Garder la tête haute et rester positif, même lorsque le scénario tourne mal. Pierre-Emile Hojbjerg et Benjamin Pavard n’ont pas hésité à appuyer ces propos. « Moins parler et assumer », c’est ce qui ressortait de leurs interviews après la partie, au micro de Ligue 1+. Justement, après le coup de sifflet final, à Brest, les têtes étaient plutôt basses. Le passage devant le parcage visiteurs fut très bref, malgré le soutien infaillible des ultras durant toute la rencontre. Deux minutes plus tard, les Marseillais regagnaient les vestiaires en fixant le bout de leurs crampons. Le moral était tout en bas des chaussettes.

    Habib Beye a également amené sur la table les axes de travail pour cette fameuse semaine à venir. L’ex-défenseur phocéen a justifié ce choix. « Quand on regarde le match de Strasbourg, sur les dix joueurs qui avaient le plus couru, on en avait huit de Strasbourg. On sait qu’en Ligue 1, il faut aussi montrer de l’intensité technique et de l’intensité dans la circulation de notre ballon. Donc, c’est ce qu’on va s’attacher à faire sur cette semaine de travail. » Retrouver le moral, retrouver de l’application et se remettre la tête à l’endroit avant d’accueillir Lyon au Vélodrome. L’OM à 5 jours pour y parvenir.

    Pauline Gamerre, viendra ou viendra pas ?

    La relation entre l’OM et Pablo Longoria semble bien sur la fin. Frank McCourt est en train de chercher un nouveau président pour son club… et cela pourrait être une présidente. Quelques heures après le match à Brest, nos confrères de l’Équipe ont rapporté que Pauline Gamerre serait l’une des candidates. Marseillaise de naissance et supportrice de l’OM, elle officie actuellement au Red Star, en tant que directrice générale du club de Saint-Ouen.

    Frank McCourt a immédiatement démenti ses informations, après que son entourage a été contacté par La Provence. L’incertitude est donc toujours aussi forte autour de ce poste, mais Pablo Longoria vit bien ses derniers jours à Marseille.

  • Milan passe le relais aux Alpes françaises

    Milan passe le relais aux Alpes françaises

    Après l’attribution de la 116e et dernière médaille d’or aux hockeyeurs américains dans l’après-midi, la cérémonie de clôture des JO de Milan-Cortina a démarré dimanche soir dans le cadre antique des Arènes de Vérone, mettant à l’honneur la « beauté en action » dans un hommage aux arts italiens et à la beauté du geste sportif.

    La Norvège a terminé les JO en tête du classement des nations avec 41 médailles. La France, qui a largement dépassé son précédent record (15 médailles), termine au 6e rang, avec 23 podiums.

    Clôture à Vérone

    Place à l’art ! Le sport a laissé la place à l’art et au spectacle, à Vérone, connue du monde entier comme le lieu du drame de Roméo et Juliette, pour terminer en beauté la quinzaine olympique italienne, avec notamment la traditionnelle parade des athlètes. La biathlète Lou Jeanmonnot, qui a remporté quatre médailles, dont deux en or, portait le drapeau « bleu, blanc, rouge » avec le fondeur Mathis Desloges, qui repart des Jeux avec trois médailles d’argent.

    Comme de tradition, la soirée a servi de trait d’union avec les prochains Jeux d’hiver qui auront lieu dans quatre ans, du 1er au 17 février 2030, dans les Alpes françaises.

    Pour acter la passation entre les deux éditions, le drapeau olympique a donc officiellement été remis aux Alpes françaises, avant l’extinction des vasques olympiques. Une cérémonie qui constitue une petite parenthèse enchantée pour le Comité organisateur des Jeux (Cojop), présidé par Edgar Grospiron et empêtré dans une crise de gouvernance. Dans tous les cas, « c’est un grand moment, un grand moment d’émotion parce que nous ramenons les Jeux olympiques à la France et dans les Alpes françaises ! », nous a confiés Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région Sud. « Les Jeux reviennent à la maison ! », s’est exclamée samedi Marina Ferrari, la ministre des Sports avant même la transmission du flambeau. « Les sites éclatés nous inspirent pour offrir aux Alpes françaises 2030 des infrastructures et une expérience athlète exemplaires », appuie-t-elle. Le drapeau olympique fera son « grand retour » en France lundi à Albertville (Savoie) lors d’une grande soirée sons et lumières, en présence annoncée des médaillés des Jeux italiens.

  • Faux départ pour Beye

    Faux départ pour Beye

    Dans la tempête, le roseau OM ne s’est pas rompu et a fini par se solidifier. Encore loin d’être un chêne, Marseille a vu Habib Beye reprendre la barre après le débarquement de Roberto De Zerbi. En jetant l’ancre à Brest, les Olympiens souhaitaient offrir un premier succès à leur nouveau technicien. Et puis patatras. La rose des vents phocéenne s’est fanée dès la première demi-heure de jeu. Déboussolés par un adversaire plus saignant, les Marseillais sont rentrés bredouilles de la pointe du Finistère. Pas un pécule obtenu et le podium s’est éloigné (encore) un peu plus.

    Pour son baptême du feu, Habib Beye a opté pour un 4-3-3 avec le nouveau capitaine Pierre-Emile Hojbjerg devant la défense. Timber et Vermeeren étaient positionnés un cran plus haut, pour ratisser large. Un dispositif et des positionnements qui ont pu, parfois, couper en deux la formation phocéenne. Comme sur l’ouverture du score locale. Un contre rondement mené, un ballon mal dégagé, une charnière absente [voir ci-contre] et un Rulli encore bien tendre, tous les ingrédients étaient réunis pour permettre à Ludovic Ajorque de se montrer clinique face à la cage (10e).

    Un changement de dispositif vain

    Le Réunionnais a été impérial, dans le jeu et au tableau d’affichage, marquant les esprits en première période. Trop seul au cœur de la défense phocéenne, il s’est offert un doublé, du bout de son crâne (29e). Une présence et un impact uniques. Par deux éclairs, la rencontre avait tourné en faveur des Ty’Zefs.

    Avec ce score à la pause, Habib Beye était bien obligé de réagir. Vermeeren pour Aubameyang et passage en 4-4-2. Un début de solution a été trouvé avec une présence accrue dans la surface brestoise. Mais la finition n’a pas été à la hauteur. Amine Gouiri a été le plus emballant avec des situations, dont une tête croisée rasant le poteau du SB29. Greenwood a lui été muselé, avant de rater un penalty en fin de partie, un événement rare, mais à l’image du match.

    Avec ce résultat médiocre, l’OM peut se retrouver à 8 points de Lyon. Avant de recevoir les hommes de Paulo Fonseca le week-end prochain pour un Olympico déjà décisif.

  • Omeragic, l’homme à tout bien faire

    Omeragic, l’homme à tout bien faire

    Ils affichaient une complicité sans feindre leurs différences. Le petit milieu brun, l’œil rieur en coin et toujours taquin, et le grand blond, respectueux de tout, entretenaient une relation au bord de la caricature. Téji Savanier, le gitan de la cité Gély, et Becir Omeragic, le Suisse à la ligne de conduite intangible, avaient noué une relation autour du plaisir du jeu et de leur attachement à Montpellier jusqu’au lundi 16 février, date du transfert du second au FC Bâle.

    L’ancien capitaine emblématique et son successeur ne joueront probablement plus ensemble de leur vie, mais ils garderont probablement un bon souvenir l’un de l’autre. Sans la moindre anicroche malgré un passage de brassard forcé.

    Omeragic a traversé bien des tempêtes à Montpellier sans que personne ne crache dans son dos. Un vestiaire chahuté, une relégation à un an de la Coupe du monde (11 juin-18 juillet), la perte de son père à l’automne 2024 : malgré ce remue-ménage ou remue-méninges, le défenseur ou milieu de terrain suisse (24 ans) retourne dans son pays d’origine sur un tapis de louanges et un regard unanime, rares dans ce monde controversé.

    Dirigeants, joueurs, entraîneurs saluent tous le savoir-vivre, adossé à un savoir-jouer, de l’international suisse (7 sélections) qui rêve de l’Amérique.

    « On perd quand même un très bon joueur, surtout une belle personne. J’ai joué six mois avec lui, mais c’est vraiment une belle rencontre », juge le nouveau capitaine Julien Laporte.

    Après deux saisons et demie dans l’Hérault, Bécir Omeragic, arrivé libre du FC Zurich à l’été 2023, retourne sur ses terres helvètes pour rejoindre le FC Bâle, champion en titre en pleine pénurie de défenseurs et classé à une modeste 4e place. Selon diverses sources, le transfert est évalué à 2,5ME et son contrat est d’une durée de trois ans et demi.

    Depuis cet été, le Suisse, d’origine bosnienne, espérait partir de Montpellier, tombé dans l’anonymat de la Ligue 2, mais il n’a jamais forcé la porte de son rêve. Celui de vivre la prochaine Coupe du monde au sein de la Nati, qualifiée haut la main et tombée dans un groupe abordable.

    Il peut y croire. À l’automne, il avait été rappelé par le sélectionneur Murat Yakin pour participer aux deux matchs éliminatoires pour le Mondial face à la Suède et au Kosovo en remplacement de l’ex-Toulousain Vincent Sierro.

    Durant près de trente mois, le capitaine de Montpellier a disputé 80 matchs (3 buts), toutes compétitions confondues, pour être un élément incontournable. Comme défenseur central ou milieu défensif, au gré des besoins de ses trois entraîneurs : Michel Der Zakarian, Jean-Louis Gasset ou Zoumana Camara.

    « C’est la vie d’un groupe,

    il faut avancer comme ça »

    Recruté comme Mousa Tamari ou Akor Adams, il s’est vite fait une place en charnière centrale aux dépens de Christopher Jullien. Le Suisse a allié rigueur défensive et qualité technique, doublée d’une élégance. Celle du joueur et de l’homme.

    Depuis le début de l’actuelle saison, Zoumana Camara ne l’avait laissé souffler que lors d’un match de Coupe de France à Agde. À l’exception de ce rendez-vous entre voisins, il avait joué tous les matchs pour être un leader de la jeune équipe héraultaise.

    « Comme n’importe quel entraîneur qui perd son capitaine et un joueur fiable et régulier, je suis déçu. Après, je suis en discussion constante avec mes dirigeants et mon président. Je le savais. Il faut faire avec la réalité actuelle. Je la connais depuis le début », estime le technicien montpelliérain.

    Camara perd un joueur expérimenté dans un effectif jeune et chamboulé cet été. Même si la victoire devant Le Mans (4-2), samedi 14 février, a préparé l’après, le départ d’Omeragic suscite pas mal de questions. Axe central réduit à trois joueurs, sentinelle remise sur le tapis, leadership à recomposer : l’homme à tout faire laisse un espace béant.

    « C’est l’histoire du football et du sport de haut niveau. Il y a d’autres qui sont là. Certains peuvent être tristes. D’autres peuvent peut-être se frotter les mains en disant qu’il y aura plus de place pour moi. C’est la vie d’un groupe, il faut avancer comme ça » minimise Camara.

    Ce dernier a confié provisoirement le brassard de capitaine à Julien Laporte, auteur d’une belle première partie saison et au profil comparable à Omeragic.

    Le jeune franco-brésilien : Everson, le néo-professionnel Théo Chennahi ou la recrue Nabil Homssa, voire Khalil Fayad peuvent profiter de l’opportunité pour s’installer comme titulaire. Ils vont s’y mettre à plusieurs pour assumer la succession du Suisse.

  • XV Bleus prêts pour la passe de trois

    XV Bleus prêts pour la passe de trois

    On prend (presque) les mêmes et on recommence. C’est ce que l’on peut retenir des choix de Fabien Galthié pour affronter l’Italie, dimanche, à l’occasion de la troisième journée du Tournoi des VI Nations.

    Dans son quinze de départ, le sélectionneur tricolore n’a changé que deux joueurs par rapport à son équipe victorieuse au Pays de galles. Il relance les deuxièmes lignes toulousains Thibaud Flament et Emmanuel Méafou.

    Le premier, non disponible lors de la victoire contre l’Irlande (36-14), était revenu sur le banc lors de la démonstration contre le pays de Galles (54-12), qui a placé la France seule en tête du classement. Son compère Emmanuel Méafou avait été sur le banc à chaque fois, Fabien Galthié ayant préféré une paire plus mobile avec Charles Ollivon et Mickaël Guillard, qui basculent cette fois sur le banc.

    Les deux changements sont les seuls dans le quinze de départ, le sélectionneur faisant confiance à son équipe qui a parfaitement entamé le Tournoi. Le choix de cette deuxième ligne peut s’expliquer par la forte impression laissée par la mêlée italienne depuis deux matches, qui nécessite d’avoir plus de puissance dès le début de la rencontre côté français.

    « Il y a, dans ce paquet d’avant, des joueurs qui jouent ensemble dans leurs clubs, des habitudes, (…) la mêlée, c’est subtil. Ce sont des sensations, des ressentis, des liaisons. C’est une affaire de précision, la mêlée », a défendu Fabien Galthié en conférence de presse.

    Onzième levée en vue

    Seule sélection à avoir gagné ses deux premiers matches, la France est aussi la dernière à pouvoir prétendre au Grand Chelem dans l’édition 2026 du Tournoi. Quatre autres nations (Italie, Écosse, Angleterre, Irlande) ont déjà connu au moins une fois la défaite. Alors que les Gallois sont distancés.

    Le XV de France, lui, sait ce qu’il doit faire pour réussir le onzième Grand Chelem de son histoire, distinction après laquelle ils courent depuis 2022 : écarter l’Italie qui, d’après Fabien Galthié, « a le potentiel pour gagner le Tournoi ». Et, ensuite, s’imposer en écosse. Ce qui lui donnerait le droit de disputer une finale pour le titre et le Grand Chelem contre l’Angleterre, le 14 mars, au Stade de France.

    Le manager des Bleus comptera sur la paire palloise Emilien Gailleton et Fabien Brau-Boirie, testée victorieusement à l’Arms Park de Cardiff, pour dynamiser ses lignes arrières. Et sur un pack galvanisé par les retours de ses deuxièmes lignes toulousains pour contenir la puissance transalpine, qui a eu raison de l’écosse en ouverture du Tournoi.

    Des Bleus qui suivront les prestations de l’Angleterre face à l’Irlande (15h10) et de l’Écosse au Pays de galles (17h40), samedi.

    3e journée du Tournoi des VI Nations

    Dimanche, 16h10, stade Pierre-Mauroy, à Lille.

    Arbitre : Andrew Brace.

    FRANCE : Ramos – Attissogbe, Gailleton, Brau-Borie, Bielle-Biarrey – Jalibert (o), Dupont (m) – Jégou, Jelonch, Cros – Méafou, Flament – Aldegheri, Marchand, Gros.

    ITALIE : Pani – Lynagh, Menoncello, Marin, Ioane – Garbisi (o), Fusco (m) – Zuliani, L. Cannone, Lamaro – Zamboni, N. Cannone – Ferrari, Nicoterra, Fischetti.

  • Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    L’incendie n’est toujours pas éteint, même si les braises semblent aujourd’hui un peu moins chaudes, une semaine après le premier revers de la saison à domicile pour le RC Toulon face à Clermont (14-34), le premier depuis 20 mois, et 21 matches, à Mayol, en Top 14. Une défaite sur ses terres, « ça arrive. Après, la manière est dure à accepter. Ce n’est pas digne de Toulon et de notre équipe », déplorait un Pierre Mignoni qui s’avouait « sans options » après la rencontre. Si bien que l’entraîneur toulonnais, très marqué, avait annoncé « se laisser 48 heures » pour réfléchir.

    À son avenir, pensait-on alors. Mais était-il possible d’imaginer le directeur du rugby, omniscient et engagé dans la politique sportive du club varois des plus jeunes catégories jusqu’à l’équipe première, claquer la porte, trois ans après son retour sur la Rade, synonyme de progression constante pour les Rouge et Noir, jusqu’à la demi-finale de Top 14 de l’an passé ?

    Reprise sans Mignoni

    Certes, les dernières semaines marquées par des performances indigentes, dans la lignée de celles produites à l’extérieur depuis le début de saison, ont de quoi inquiéter, et semblent mettre au jour une forme de régression, au moins dans l’état d’esprit, pointé du doigt par l’entraîneur toulonnais samedi dernier. Et finalement, après quatre jours de repos, ses hommes ont repris l’entraînement jeudi… sans lui. Mais le capitaine n’a pas quitté le navire : le RCT annonce qu’il « a souhaité prendre du repos cette semaine et le club a bien sûr accepté cette demande légitime. » Ajoutant que « le staff, les joueurs, les dirigeants et les employés du club sont mobilisés plus que jamais pour les échéances à venir afin de retrouver le niveau de performance que le RCT mérite. » C’est donc l’union sacrée qui est prônée à ce jour. Mais nulle doute que le prochain match face au LOU, dans une semaine, vaudra cher, encore plus pour la manière que pour le résultat.