Category: sports

  • Maillard remet son titre phocéen en jeu

    Maillard remet son titre phocéen en jeu

    Déjà réputé dans le circuit national lors de sa première édition l’année passée, en raison de son intégration parmi les Top 1000, le 100% féminin de Provence monte en gamme pour son deuxième anniversaire. Anna Maillard, championne du monde et tenante en titre de l’épreuve marseillaise orchestré par Gérard Poncié, tentera le doublé sans Anaïs Lapoutge et Emilie Vignières. La conseillère technique nationale, que l’on a vu accompagner les trois triplettes issues de l’équipe de France féminine espoirs lors du dernier Grand prix Paprec, sera cette fois-ci associée à Cindy Peyrot et Florence Schopp, qui se sont affrontées en finale de l’épreuve féminine du dernier Mondial La Marseillaise à pétanque. Une triplette qui fait largement office de grande favorite, surtout quand on sait que Maillard et Peyrot ont été sacrées championnes de France doublette en Charente cet été.

    Une concurrence locale

    Mais elles ne seront pas les seules à viser la victoire finale sur les bords de la Méditerranée. Des joueuses confirmées comme les Marseillaises Sabine Fara (avec Séverine Roche et Stéphanie Julien), Axelle Bernard (avec Claire Gaudillère et Dolores Vercellotti), Lydie Lavaly (avec Manon Mahé et Lysiane Bernard) ou la Monégasque Laura Vierjon (avec Christelle Silve et Camille Podaire) ont le potentiel pour renverser l’ordre établi.

  • Provence Rugby 30 (13)

    Provence Rugby 30 (13)

    Un match renversant de bout en bout ! Provence Rugby était proche d’empocher sa première victoire cette saison mais tombe à domicile, après une dernière tentative lointaine de Valence-Romans (33-30). Un final cruel pour les locaux, qui perdent, chez eux, pour la première fois depuis mai 2024.

    Malgré le ciel bleu au-dessus du stade Maurice-David, les douze premières minutes ressemblaient pourtant à une douche froide pour Provence. Valence-Romans (VRDR) a concrétisé ses deux premières opportunités en brisant la ligne défensive des Provençaux. Le deuxième essai est inscrit par Mathieu Guillomot, étrangement seul dans le dernier tiers du terrain. Le match s’est corsé dans la foulée avec la sortie sur carton jaune du talonneur Thomas Sauveterre, auteur d’un coup à la tête. Un début de match qui a ravi les quelques dizaines de supporters des Damiers ayant fait le déplacement. Ensuite, Provence Rugby a passé le plus clair de son temps dans la moitié de terrain adverse. Une occupation récompensée par un essai de Léo Drouet, ce qui a permis aux joueurs de Philippe Saint-André de revenir au score avant la pause (13-21).

    Une seconde période renversante

    Avec cet écart de huit points, Valence-Romans a décidé de jouer les points dès qu’il le pouvait. Une légère indiscipline des locaux au retour des vestiaires permet aux Valentinois de se donner de l’air avec une marge de quatorze unités. Mais cette avance a fondu comme neige au soleil, en l’espace de cinq minutes. Un retour à égalité, quinze minutes à jouer et un final sous tension. Provence Rugby n’a pas trouvé la touche sur une pénalité, ce qui a permis à Valence de relancer et d’obtenir une balle de match. À 100% ce vendredi soir, le buteur Lucas Meret n’a pas tremblé pour donner la victoire aux siens sur la sirène. Un succès 33-30 du VRDR à Aix-en-Provence.

    « Bravo au VRDR, qui a bien joué le coup. Le début de match est catastrophique, surtout défensivement. Nous étions trop indisciplinés en début de seconde période et nous avons eu du cœur pour revenir au score. Valence a été plus réaliste globalement, ce n’est pas le début de saison espéré. Il va falloir retrouver de l’humilité », explique Philippe Saint-André, le directeur sportif de Provence Rugby après ce revers. Une occasion en or se présente dès vendredi prochain (19h) avec la réception de Biarritz.

    2e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (9 000 spectateurs)

    PROVENCE : Essais : Drouet (27e), Salles (59e), Colombet (63e) ; Pénalités : Soulan (4e, 14e), Salles (68e) ; Cartons jaunes : Sauveterre (12e), Youyoutte (40e)

    Entraîneur : Julien Dupuy

    VALENCE : Essais : Rodor (5e), Guillomot (8e), Suaud (21e) ; Pénalités : Meret (51e, 55e, 69e, 80e) ; Cartons jaunes : Spanderashvili (33e), Lane (58e)

    Entraîneur : Fabien Fortassin

    PROVENCE : Drouet – Lapègue, North, Lucas, Bituniyata – Soulan (o.), Deghmache (m.) – Harrison (cap.), Piazzoli, Gambini – Youyoutte, Zafra – Hawkes, Sauveterre, Taofifenua

    VALENCE : Moura – Lane, Guillomot, Marrou, Rozière – Méret (o.), Rodor (m.) – Vachon, Spanderashvili, Bruchet (cap.) – Fabrègue, Suaud – Milasinovich, Marco-Pena, Pontanier

  • MHR : la reconquête, acte II

    MHR : la reconquête, acte II

    Montpellier court après le temps perdu. Depuis 2019 et le départ du manager néo-zélandais Vern Cotter, il s’est perdu dans des fausses pistes, erreurs de casting et stratégies illisibles. Durant six saisons, il a chuté d’un cran ne sauvant cette traversée du désert que par une qualification en phase finale et un premier bouclier de Brennus, tombé du ciel en 2022.

    À l’aube de sa 23e saison d’affilée en Top 16 ou Top 14, le MHR aspire à une certaine stabilité et la reconquête de son un statut. À l’été 2024, le président Mohed Altrad a nommé aux commandes un jeune manager : Joan Caudullo, passé de la gestion d’un centre de formation à la tête de l’équipe professionnelle. Entouré de techniciens du sérail comme Paillaugue, Doumayrou, Bes, Valls…, l’ancien talonneur du MHR a essuyé quelques plâtres et reconstruit un premier étage. Avec une 9e place, à sept points du 6e, premier qualifié pour la phase finale, et à la lisière d’une qualification en Champions cup.

    « On est dans l’année II du projet, l’ambition est de retrouver notre place, c’est-à-dire être dans les premiers. On a fait un recrutement pour ça », assure Joan Caudullo, désireux de s’éloigner du vertige d’une relégation et de se hisser dans le top 6.

    Le manager veut faire mieux, le président attend beaucoup mieux. Et veut aller plus vite dans le redressement. « On a tout ce qu’il faut cette année. L’an dernier, notre staff expérimental a montré des qualités extraordinaires. Donc, l’objectif, c’est être dans les quatre (premières places). Je sens une énergie qui émane de vous tous, on a besoin de cette énergie », a-t-il fixé comme objectif dans un championnat, où tous les clubs veulent faire mieux par-delà les deux gros calibres : Toulouse et Bordeaux.

    Tout le monde n’avance donc pas à la même vitesse. Tout le monde est néanmoins d’accord pour reconquérir le statut d’un candidat au titre comme ce fut le cas entre 2010 et 2019. Attaché à son club formateur, comme ses adjoints, Joan Caudullo veut aussi soigner l’image, balafrée par les incohérences politiques et les mauvais résultats, et les fondations à travers la formation.

    Au cours d’une première saison expérimentale, Caudullo a fait simple autour de vieilles recettes languedociennes : la défense et les avants. Les deux premières victoires amicales devant Pau et à Perpignan ont conforté ce savoir-faire.

    « On a trouvé une unité »

    Le manager veut désormais étoffer le jeu. Solide sur les fondamentaux, il a besoin d’élargir son champ d’action de son équipe. Il a recruté en conséquence six trois-quarts. Notamment un centre argentin Justo Piccardo et un autre anglais Lennox Anyanwu pour densifier le centre du terrain.

    Si le Stade toulousain, l’UBB, Toulon… s’appuient sur des charnières rodées et influentes, le MHR s’avance vers une énigme. En l’absence de l’Écossais Stuart Hogg, opéré fin avril d’une rupture du tendon d’Achille, il attend qu’émerge un nouveau demi d’ouverture. Le jeune Hugo Reus, arrivé de la Rochelle en février, a besoin de confirmer son potentiel. À moins que l’Argentin Domingo Miotti (Oyonnax) ou Thomas Vincent (Agen), arrivés l’été 2024, ne se révèlent à retardement.

    Pour faire mieux dans le jeu et les résultats, Montpellier a besoin de redevenir souverain à domicile. Ses quatre défaites, l’an passé, ses six défaites la saison d’avant, ont posé ses limites sportives, mais aussi altéré le soutien d’un public, éparpillé, voir égaré par tant d’incohérences.

    « On a trouvé une unité entre cette équipe et ses supporters. Ici, on est capable de mettre 12 000 personnes dans le stade. Il n’y a qu’une chose, il faut qu’on gagne les matches, c’est tout », préconise l’expérimenté directeur du rugby Bernard Laporte.

    Dans un stade dont l’affluence moyenne est tombée en deçà de 10 000 spectateurs (9 358), Montpellier, 7e ville de France, doit reconquérir son public et se fondre dans l’élan festif d’un Top 14, dont huit clubs ont augmenté leur jauge l’an passé.

    Le 20 décembre, l’inauguration de la ligne 5 du tramway peut aider le MHR à désenclaver le Septeo Stadium, nouveau nom du stade, et favoriser l’afflux du public. La station « Ovalie » construite au pied des travées peut-elle aussi apaiser les différends entre le maire Michaël Delafosse et le président Mohed Altrad, focalisés sur les prochaines élections municipales ?

  • TOP 14 : Le RC Toulon veut réussir sa première face à Montpellier

    TOP 14 : Le RC Toulon veut réussir sa première face à Montpellier

    Le jour J est venu pour le RCT et les treize autres équipes du Top 14. Ce samedi marque le coup d’envoi de la saison, après près de trois mois d’interruption. Une pause qui a permis aux Toulonnais de se préparer aux échéances à venir, en dépit des deux défaites – anecdotiques – face à Perpignan (50-19) et Clermont (31-24). « Je suis excité de retrouver la compétition. Je trouve les garçons plutôt bien sûr cette fin de prépa », avance Pierre Mignoni. Le manager est conscient d’être attendu après la 3e place obtenue la saison dernière, dans un championnat qui s’annonce serré : « On sait qu’on est très attendu contre cette équipe de Montpellier. On avait un plan sur la préparation, sur l’attaque, la défense, la stratégie. On essaie d’être prêt, on sait que ce ne sera pas parfait pour les deux équipes. »

    Cowie et Brex au centre

    Avec sept arrivées et dix départs, l’effectif a subi un certain lifting, mais conserve une ossature semblable à celle de l’année dernière, malgré une troisième ligne amputée de joueurs importants, tels qu’Isa et Le Corvec : « C’est mieux que si on avait changé quinze joueurs. On a vite trouvé des repères. On a vu de bonnes choses face à Clermont. Là, je veux voir notre lien en attaque et en défense, et l’intensité sur les touches, les mauls, les plaquages, en mêlée… », prévient l’entraîneur du RCT, qui veut s’appuyer sur « un des plus gros paquets du Top 14 ».

    Mais aussi sur ses autres forces, malgré des absents de marque (Villière, Ollivon, Abadie, Jaminet, pour ne citer qu’eux) : « On est obligés de s’adapter à notre jeu, sans tout bouleverser. à nous d’être audacieux avec les joueurs qu’on a. On a beaucoup de qualités, de vitesse, mais pour l’utiliser, il faut combattre », annonce Mignoni. Il faudra aussi recomposer un centre orphelin de Fainga’anuku. Pour ce faire, le technicien varois compte sur la jeunesse d’Oliver Cowie (20 ans), appelé à prendre de l’épaisseur après une saison minée par les blessures : « Je le sens très bien. C’est un garçon très intelligent, il s’est développé physiquement et techniquement, il a beaucoup travaillé. » « [La blessure] m’a permis de travailler des choses que je n’aurais peut-être pas travaillé, affirme l’intéressé. Je pense que ça m’a fait du bien pour être prêt cette saison. »

    Cowie sera aligné d’entrée avec l’une des recrues, l’expérimenté Italo-Argentin Ignacio Brex (33 ans), arrivé de Trévise et avec qui la complémentarité semble prometteuse : « On va attendre le premier match quand même, tempère leur entraîneur. Ils ont du déchet, car on leur demande d’être audacieux, de tenter des choses. Je veux les voir dans l’adaptation. »

    « On s’est bien trouvé face à Clermont, “Nacho” a beaucoup d’expérience, il est très bon sur la communication avant d’avoir le ballon. On sait ce qu’il va faire, donc c’est plus facile de se trouver. J’espère qu’on développera encore plus ce duo », se réjouit Oliver Cowie. C’est tout le mal qu’on souhaite au RCT.

  • Un déplacement à Bourg-en-Bresse pour relancer la machine aubagnaise

    Un déplacement à Bourg-en-Bresse pour relancer la machine aubagnaise

    Avec quatre points enregistrés sur leurs trois premières journées, les Aubagnais effectuent un début de saison correct. Les hommes de Gabriel Santos ont pu toutefois nourrir quelques regrets lors de la dernière journée, qui s’est produite vendredi dernier à domicile, où ils auraient pu décrocher un meilleur résultat qu’un match nul face à Concarneau (1-1). Mais les Jaune et Bleu ont manqué « d’efficacité offensive », comme l’a rappelé le technicien portugais. « Je suis content que l’on ait eu la possession et que l’on ait eu des occasions, mais on doit améliorer notre façon d’attaquer », poursuit-il, conscient que ses recrues estivales doivent encore trouver leurs marques dans cette jeune équipe d’Aubagne. Une situation identique à celle de Bourg-en-Bresse, leur adversaire ce vendredi (à 18h30), qui a également procédé à un important remaniement de son effectif, à l’instar de l’ancien milieu de terrain martégal Francis Kembolo. « On va devoir être vigilant défensivement », insiste Gabriel Santos. Si Bourg-en-Bresse n’a pas encore été victorieux sur ce début de saison, la formation aindinoise a quand même inscrit trois buts. Alors méfiance.

    5e journée – National

    À 18h30, au stade Marcel-Verchère, à Bourg-en-Bresse.

    Arbitre : M. Della Tomasina

    AUBAGNE : Gil, Nouichi – Chibani, Nehari (cap), Abdallah, Mimb Baheng, Rocchia, Hamidou Ali – Diaby, El Kaddouri, A.Tafni, Hamek – Boudraa, Chaban, Mayilla, Doukara.

    BOURG-EN-BRESSE : Boulhendi, Mazuy – Do Marcolino, Lacour (cap), Vitré, Bodmer, Kelvin, Conté – Bodmer, Kembolo, Magassouba, Meyer, Tankiev – Besic, Boumaaoui, Guel, Cissé.

  • Provence Rugby aura à cœur de se rattraper à la maison

    Provence Rugby aura à cœur de se rattraper à la maison

    Commencer une saison par une défaite n’est jamais une partie de plaisir. Surtout quand l’équipe perdante avait largement la place pour l’emporter. Un scénario qu’ont vécu les pensionnaires de Provence Rugby, vendredi dernier, lors de leur grand retour en Pro D2 sur la pelouse de Soyaux-Angoulême. « On a été en difficulté en termes de discipline », reconnaît Rémy Ladauge, entraîneur de la défense aixoise. « On essaie de mettre les joueurs en alerte là-dessus, en faisant en sorte d’arriver à avoir un peu plus de maîtrise et de contrôle », poursuit-il en déplorant une moyenne de 17 fautes par match, alors qu’ils ont « l’habitude d’en faire entre 10 et 11 ». « Il faut que l’on arrive à être plus efficaces quand on est en situation de fragilité. On a travaillé les rucks cette semaine, pour perdre le ballon moins facilement et être un peu plus dur sur les zones de contact. Mais défensivement, on a que 9% de plaquages dominants. Ce n’est pas suffisant, il faut que l’on fasse mieux que ça », martèle Ladauge, malgré l’obtention du bonus défensif acquis en inscrivant 12 points dans les cinq dernières minutes.

    État d’esprit offensif

    « C’est bien que ça arrive en début de saison, que ça reste dans nos têtes et surtout que ça va nous permettre de grandir et d’éviter de répéter ce genre d’erreurs à l’avenir », complète le demi de mêlée franco-algérien Sadek Deghmache (29 ans), arrivé cet été à Provence Rugby en provenance de Colomiers. Il aborde désormais son premier match à Maurice-David sous ses nouvelles couleurs, ce vendredi, face à Valence-Romans. « Ça va être un match à enjeu, avec une grosse pression sur nos épaules. Ça ne va pas être facile, c’est une belle équipe qui va batailler. Mais, je suis convaincu que l’on va répondre présent dans le combat », annonce le n°9 formé à Céret. Cela passera par « un état d’esprit offensif », comme l’a souligné Rémy Ladauge. « On va devoir tenir le ballon, qu’on produise avec et que l’on prenne des initiatives. […] Soit c’est eux qui trouveront la brèche, soit ils perdront le ballon », ajoute-t-il, avec l’espoir de connaître leur premier succès de la saison dans leur antre à guichets fermés.

    2e journée – Pro D2

    À 19h30, au stade Maurice-David, à Aix-en-Provence.

    Arbitre : S. Coulon

    PROVENCE RUGBY : Drouet – Lapègue, North, Lucas, Bituniyata – Soulan (o.), Deghmache (m.) – Harrison (cap.), Piazzoli, Gambini – Youyoutte, Zafra – Hawkes, Sauveterre, Taofifenua.

    VALENCE-ROMANS : Moura – Lane, Guillomot, Marrou, Rozière – Méret (o.), Rodor (m.) – Vachon, Spanderashvili, Bruchet (cap.) – Fabrègue, Suaud – Milasinovich, Marco-Peña, Pontanier.

  • Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Les Bleus débutent leur aventure vers le Mondial

    Après une saison de transition rythmée par la Ligue des nations, place aux choses sérieuses pour les Bleus. Ils vont tenter d’accrocher la première place du groupe D pour se frayer un chemin direct vers la Coupe du monde, organisée l’an prochain aux États-Unis, au Mexique et au Canada.

    Le contexte sera très particulier avec un sélectionneur en quête d’une 7e phase finale, mais en fin de parcours, puisqu’il a annoncé en janvier qu’il rangerait son costume à l’issue de son contrat après le tournoi nord-américain. La forme disparate des joueurs français, dont certains ont connu une préparation très courte cet été, ajoute encore une part d’inconnu à ce premier déplacement.

    « Pas d’excès de confiance », assure ainsi Didier Deschamps, qui ne veut surtout pas se complaire dans un statut de favori, même si l’Ukraine a raté les quatre dernières Coupes du monde, alors que la France sort de deux finales, dont l’une victorieuse en 2018. « Ça n’a jamais été une formalité de se qualifier », insiste Deschamps, qui était sur le terrain quand les Bleus ont laissé échapper dans les dernières secondes contre la Bulgarie (défaite 2-1) le ticket pour le Mondial-1994, qui se déroulait lui aussi aux États-Unis.

    « Le haut niveau est impitoyable, martèle le sélectionneur. Si on ne met pas ce qu’on doit mettre, on s’expose à des difficultés. Donc, il ne s’agit pas d’avoir de la crainte, mais d’être vigilant et conscient que rien n’est fait. La qualification, il va falloir aller la chercher sur ces six matches. » « Ces qualifications sont très rapprochées, ça durera deux mois et demi, note Koundé. Et, en début de saison, les niveaux de forme sont différents. Il faudra être d’autant plus vigilant et mettre l’intensité qu’il faut pour faire parler nos qualités. »

    Dembélé diminué

    Le retour du Barcelonais, absent en juin, va faire du bien à une défense qui avait explosé lors de la défaite contre l’Espagne (5-4) en demi-finale de la Ligue des nations, en juin. La France retrouvera aussi Dayot Upamecano, le patron de son arrière-garde, mais il manquera une nouvelle fois William Saliba, forfait, ce qui devrait profiter à Ibrahima Konaté en charnière centrale. La grosse incertitude concerne Ousmane Dembélé, touché à la cuisse gauche avec le PSG en Ligue 1.

    Mais Deschamps a du matériel en attaque pour compenser son éventuelle absence et composer son 4-2-3-1, une richesse illustrée par la première convocation de la pépite monégasque Maghnes Akliouche. « Ce système-là offre quand même l’opportunité d’avoir plus de joueurs offensifs, ça demande évidemment de la répétition pour avoir des automatismes », commente le sélectionneur. « J’aime bien ce système dans lequel j’ai l’habitude d’évoluer, complète Koundé. Il apporte de la stabilité avec deux joueurs devant la défense, mais permet aussi de jouer entre les lignes avec un 10 et de faire peser une menace offensive importante. »

    Il faudra faire fonctionner ce schéma, dès vendredi, pour ne pas se mettre en difficulté et vivre sous la menace des barrages prévus en mars 2026.

  • Valentin Vacherot solide à Cassis dans sa quête du top 100

    Valentin Vacherot solide à Cassis dans sa quête du top 100

    Le Rocher affirme sa présence à Cassis. Meilleur monégasque au classement ATP, Valentin Vacherot (26 ans) poursuit son évolution et remonte les positions plus vite qu’il n’y paraît. Ce jeudi, il s’est imposé 6-3 6-4 contre Michael Mmoh, ex-81e mondial. « Le premier set est l’un de mes meilleurs depuis longtemps, que ce soit tennistiquement, mentalement ou physiquement » détaille le 216e à l’ATP. En quarts de finale, le joueur d’1,91m croisera la route de l’Autrichien Jurij Rodionov, finaliste l’an passé dans les Bouches-du-Rhône.

    Valentin Vacherot est aujourd’hui en pleine remontée. Passé de la  300e à la 110e place la saison dernière, il s’est gravement blessé à l’épaule après Roland-Garros. Retour au point de départ pour le tennisman, qui a rangé les raquettes pour le reste de l’année 2024. Revenu aux portes du top 200, il enchaîne les bons résultats.

    Le tennis, une histoire de famille

    Le Monégasque souligne une progression face à des joueurs très bien classés : « L’année dernière, j’ai beaucoup progressé au classement, mais je n’ai pas eu de grosses victoires. Cette saison, je bats Struff (finaliste à Madrid en 2023) à Monte-Carlo, Munar (44e mondial) à Aix-en-Provence. » Justement, ce match lors de son Masters 1 000 à domicile reste dans les mémoires. Cela faisait 16 ans qu’un joueur du Rocher n’avait pas gagné dans le tableau principal à Monaco. Un record dépoussiéré.

    Le tennis a toujours été une grande affaire de famille. Son cousin n’est autre qu’Arthur Rinderknech, récemment en 1/8e de finale à l’US Open. Vacherot est coaché par son demi-frère, Benjamin Balleret, ancien pro ayant affronté Roger Federer lors du tournoi de Monte-Carlo. « C’est toujours agréable d’être en famille sur le tour. En plus, Arthur me tire vers les hauts avec ses résultats », acquiesce Valentin Vacherot. Un déclic lors de son passage sur le circuit universitaire américain, une stabilisation dans le top 200 mondial, le Monégasque a une tête de finaliste potentiel au Challenger de Cassis.

  • Quentin Halys quitte Cassis plus tôt que prévu

    Quentin Halys quitte Cassis plus tôt que prévu

    Le Challenger 75 de Cassis perd déjà sa principale tête de série. Tout juste revenu de l’US Open, où il s’est incliné au premier tour contre David Goffin, Quentin Halys voulait poursuivre sur le circuit secondaire. « J’ai perdu tôt à New York et c’était l’un des seuls tournois sur dur donc logique de continuer ma saison ici », explique le 70e mondial.

    Mais son aventure dans les Bouches-du-Rhône a tourné court. Lors de son premier match dans le tableau principal, le Français affrontait l’Estonien Daniil Glinka, classé 347 à l’ATP. Après un premier set perdu 6-4, Halys se ressaisit et ne laisse finalement qu’un jeu à son adversaire venu des Pays Baltes dans la seconde manche. Ensuite, les débats s’équilibrent, le Tricolore est proche de prendre l’avantage et se fait renverser par Daniil Glinka. Une défaite 6-4 1-6 6-3 et une élimination précoce à Cassis.

    Le joueur de 28 ans était lucide sur sa partie, loin d’être mauvaise malgré cette sortie au premier tour. « Je pense que nous avons tous les deux bien joué. Il n’y a pas la victoire au bout, mais j’ai plutôt bien joué tout au long du match. » Quentin Halys reste sur une année et demie de très bonne facture. En intégrant le top 50 en début d’été, il a atteint le meilleur classement de sa carrière. Ses résultats sont moins impressionnants depuis quelques semaines, mais sa saison reste complète. « Elle est très bonne. C’est la meilleure saison de ma carrière, j’ai obtenu mon meilleur classement. J’espère finir en beauté cette année et continuer de gagner des matches. Il y a des moments un peu plus difficiles mais ça reste une bonne saison », détaille le joueur français.

    Top 100 presque assuré avant 2026

    Finalement, cette année 2025 est dans la continuité de la précédente. Quentin Halys avait rejoint sa première finale sur le circuit ATP lors du tournoi suisse de Gstaad. Battu par Matteo Berrettini, ex-numéro 6 mondial, il est toujours à la recherche de son premier titre. D’autres bonnes performances avaient suivi avec un 3e tour à Wimbledon, seulement vaincu en cinq manches par le Danois Holger Rune. Son niveau de jeu n’a pas trop baissé depuis cette période glorieuse. « L’enchaînement est cool. Il y a forcément eu du moins bien mais ça fait partie du métier. Je joue à peu près le même niveau maintenant que l’an dernier. »

    Le seul top 100 du tournoi de Cassis n’a pas énormément de points à défendre sur la fin de saison 2025. Deux finales en Challenger, un quart de finale lors de l’ATP 250 de Metz et c’est à peu près tout. « Je vais faire quelques tournois en Chine avant de revenir en Europe pour la fin de l’année. Il me reste une dizaine de tournois », détaille Quentin Halys. Hors immenses contre-performances, le Français gardera bien sa position au sein du top 100 mondial. Un classement qui va lui permettre d’aborder sereinement 2026. Son billet est poinçonné pour l’Open d’Australie, en janvier. Halys fait partie des 13 Français parmi les 100 meilleurs joueurs de la planète tennis.

  • Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Les Bosses de Provence fêtent leur trentième anniversaire

    Incontournable pour les passionnés du deux-roues, les Bosses de Provence approchent à grand pas. Le coup d’envoi de la mythique manifestation organisée par le Vélo Club de la Pomme sera donné le week-end des 13 et 14 septembre au campus de Luminy.

    Jusqu’ici, la recette ne change pas d’un pouce. Mais pour célébrer le 30e anniversaire des Bosses, le club phare du 10e arrondissement de Marseille, reconnu de nos jours dans l’Hexagone pour sa qualité de formation des jeunes, a souhaité marquer le coup en glissant quelques nouveautés.

    Si quatre courses étaient au programme l’année passée, il y en aura désormais plus que trois comme l’a détaillé le président des Pommiers, Patrick Sorin : le 50 km, mis en place il y a deux ans, « a rencontré son public et reste maintenu », le 93 km, le parcours historique qui « recueille le plus d’inscriptions et d’adhésions » avec plus de 900 participants pour l’heure, et le 150 km, le petit nouveau, qui fait la jonction entre les deux anciens longs parcours qu’étaient le 130 km et le 164 km, avec une montée inédite de la Sainte-Baume par Mazaugues.

    Une centaine de places encore disponibles

    « On s’est rendu compte que beaucoup de cyclistes éprouvaient des difficultés à démarrer avec la Gineste et se retrouvaient un peu seul sur le parcours. […] Ça va nous permettre dans le même temps d’avoir une plus grande densité de participants avec des paquets. Ce sera plus positif sportivement parlant », se justifie le président Sorin. Ce dernier, conscient que la formule cyclosportive est la plus plébiscitée, n’oublie pas d’évoquer que les 50 km et les 93 km, dont les parcours restent inchangés, peuvent être réalisées avec la formule randonnée, qui n’est pas du tout axée sur la performance.

    D’habitude organisées lors de la journée du samedi, les randonnées partiront pour la première fois le dimanche afin de permettre aux participants de « bénéficier de l’ambiance, de la dynamique des épreuves, des ravitos et surtout de la sécurisation du parcours ». « On s’aperçoit que ça plaît beaucoup, parce que l’on a doublé le nombre d’inscriptions sur les randos », se réjouit Patrick Sorin, qui a décidé avec ses équipes de limiter la participation générale à 2 000 coureurs. « On est très soucieux de la qualité de nos prestations, et après avoir bien débriefé nos deux dernières éditions, on s’est dit qu’il était raisonnable de se fixer un objectif maximum », poursuit le dirigeant du VC La Pomme. Pour l’heure, près de 1 900 ont déjà leur dossard pour le week-end fatidique.

    Inscriptions via le site bossesdeprovence.com