Category: sports

  • Le Marathon Jules Bianchi, dix années de solidarité

    Le Marathon Jules Bianchi, dix années de solidarité

    Quarante-deux heures de course pour continuer d’honorer la mémoire de Jules Bianchi. Ce week-end, au circuit Paul-Ricard, l’association Jules Bianchi organise la dixième édition de son marathon. Au programme, un événement courant sur plusieurs jours afin de récolter des fonds. Ceux-ci seront reversés à l’hôpital L’Archet, établissement où le pilote français a été soigné jusqu’à son décès le 17 juillet 2015. L’ex-membre de l’écurie Marussia F1 a subi un grave accident à Suzuka, lors du Grand Prix du Japon 2014. Touché à la tête, il succombera neuf mois plus tard. Depuis près de 10 ans, sa famille porte son souvenir et a lancé ce marathon, en compagnie de l’ancien pilote Frank Lagorce.

    Entre vendredi et dimanche, l’objectif sera de récolter 50 000 euros, tout en s’affrontant sur la piste de karting du Castellet. « Nous avons beaucoup de chance, car le directeur du circuit est désormais Jean Alesi, qui est un ami de la famille », nous glisse-t-on du côté de l’association. Le principe est simple : l’équipage réalisant le plus de tours durant les 42 heures, 19 minutes et 50 secondes de la course gagnera cette édition. Pourquoi un temps si précis ? Pour reprendre les codes du vrai marathon, se courant sur 42,195 km. Les 35 équipages, comprenant entre six et vingt personnes, vont vivre un vendredi rempli avant d’attaquer la course en début de soirée. Des essais libres et des qualifications sont au programme, avant un allumage des feux sur les coups de 19h41.

    Quelques stars et une diffusion en direct

    L’hymne national, « La Marseillaise », sera joué peu avant le départ, qui sera donné par Jean Alesi lui-même. Accessible à tous, le karting a aussi été choisi car « ce sont les premiers amours de Jules. » Champion de France et d’Europe juniors, le pilote né à Nice a accédé aux compétitions de monoplace grâce à ses performances sur ces petites cylindrées. Parmi les 35 équipages, des personnalités ont répondu présent. Camille Lacourt, l’humoriste Arnaud Tsamere, David Hallyday, ayant participé au regretté Trophée Andros, mais aussi Louis Ducruet, représentant la famille princière de Monaco. Le plus investi reste Benjamin Biolay. L’acteur et chanteur a formé une équipe avec ses proches. Fan de sport automobile, il a sorti l’album Grand Prix (2020), où on le voit poser avec une voiture de course des années 1960 sur la pochette.

    Ce marathon 2025 pourrait être pimenté par une météo changeante. Si le temps risque bien d’être ensoleillé vendredi et dimanche, la pluie pourrait faire son apparition au cours de la journée de samedi. L’événement sera diffusé en direct sur Youtube. À la présentation, l’ancien journaliste de France Télévisions Lionel Chamoulaud. L’animatrice Marie Caizz, déjà présente l’an passé, assurera les interviews dans les stands et le paddock durant les trois journées de compétition. Avec Jules Bianchi dans un coin de la tête de tous les participants.

  • Benjamin Pavard pose ses valises à Marseille

    Benjamin Pavard pose ses valises à Marseille

    Lui aussi a eu le droit au traditionnel accueil à l’aéroport de Marignane. Comme tous les autres joueurs de l’OM arrivés lors de la période estivale, Benjamin Pavard a connu un bain de foule. Une cinquantaine de supporters étaient présents, ce mercredi, sur le tarmac, pour voir de près l’une des dernières recrues du mercato olympien. Annoncé Marseillais le dernier jour de la fenêtre des transferts, l’ancien défenseur du Bayern Munich et de l’Inter n’avait pas encore pu fouler le sol de la cité phocéenne. En effet, il avait filé en équipe de France à la fin du mois d’août, suite au forfait de dernière minute de William Saliba. Le rassemblement des Bleus désormais terminé, le joueur de 29 ans débarque maintenant dans ce qui est son club pour la saison. L’Olympique de Marseille s’est fait prêter l’international français pour un an, avec une option d’achat non obligatoire à 16 millions d’euros.

    Le défenseur, qui a atterri en compagnie de sa femme, a pris le temps de faire des photos avec les fans et de signer des autographes. Benjamin Pavard a pu donner ses premières impressions quant à son arrivée à l’OM, heureux de rejoindre un tel club et impatient de se mettre à la tâche. « Je suis très fier de rejoindre un club aussi prestigieux que l’Olympique de Marseille. J’ai déjà hâte de débuter au Vélodrome, vendredi, et sentir cette ferveur. J’espère vivre de grandes émotions avec l’OM », a-t-il déclaré devant une forêt de micros.

    « Il n’y avait que l’OM dans ma tête »

    Le champion du monde 2018 a également été clair sur son souhait de jouer en défense centrale. Fini le poste de latéral droit, c’est au cœur de la dernière ligne qu’il veut évoluer. Que ce soit à l’OM ou en équipe de France. Dans la suite de ses déclarations, le joueur met en avant « un groupe de qualité », mais aussi sa volonté de rejoindre Marseille. « Oui, il n’y avait que l’OM dans ma tête. On a eu une très bonne discussion avec Medhi, il fait du très bon travail depuis deux ans. J’espère qu’on va faire de belles choses tous ensemble », conclut le néo-marseillais.

    Le natif de Maubeuge ne perd pas le nord. Il a immédiatement pensé au terrain, puisqu’un un match arrive dès ce vendredi soir (20h45). Lorient se déplace au stade Vélodrome et le joueur formé au Losc pourrait déjà faire ses débuts sous la tenue blanche et bleue. « Il y a d’abord ce match contre Lorient et ensuite, nous pourrons penser à la Ligue des Champions », rappelle-t-il. Finaliste malheureux de la dernière édition avec l’Inter (défaite 5-0 contre Paris), le Français retrouve la plus belle des compétitions de clubs sous un autre maillot. De San Siro au Vélodrome, en passant par le Santiago Bernabeu, il n’y a qu’un pas. Mardi prochain, c’est dans l’enceinte madrilène que Marseille entame sa campagne européenne. Un défi de taille, mais avec un défenseur expérimenté désormais dans ses rangs.

  • Les Spartiates mettent leurs cerveaux au service de la science

    Les Spartiates mettent leurs cerveaux au service de la science

    Habitués aux chocs, qu’ils soient contre la rambarde ou au contact de leurs adversaires, les hockeyeurs constituent des sujets idéaux pour une recherche dédiée aux traumatismes crâniens, plus communément appelés « commotions cérébrales », dans le monde sportif.

    Le service de neurochirurgie de l’hôpital de la Timone, dirigé par le Pr Henri Dufour, collabore depuis cet été avec les Spartiates de Marseille, dans le cadre de l’étude Crash (« Concussion Research And Screening in Hockey », que l’on peut traduire par Recherche et dépistage des commotions cérébrales au hockey). L’objectif est de « pouvoir étudier et comprendre les mécanismes de blessure et de récupération […] dans l’idée d’appliquer, ensuite, nos observations, nos recherches à la population générale », souligne Alizée Pann, neuropsychologue et coordinatrice de l’étude.

    « La question des traumatismes crâniens légers est un sujet qui nous préoccupe, car c’est une pandémie silencieuse. Le nombre de patients annuels qui ne vont pas être pris en charge sur le plan médical est considérable, parce qu’il n’y a pas de symptômes visibles », insiste-t-elle.

    Batterie de tests

    « En conséquence, on ne consulte pas ou on va juste aux urgences, où l’on fait face à des examens de base qui sont globalement normaux et rassurants, puis on rentre chez soi. Pourtant, les symptômes sont gênants dans la vie quotidienne et peuvent créer une forme de handicap invisible. »

    Les hockeyeurs marseillais ont déjà réalisé la première phase de l’étude Crash, qui consiste en un état des lieux, avant la saison, au travers d’une batterie de tests : une IRM cérébrale 7 Tesla, qui a pour objectif de « détecter les anomalies microstructurelles qui seraient non visibles avec des techniques classiques comme une IRM 1.5. ou un scanner », un bilan neurologique et neuropsychologique complet, un OCT (tomographie par cohérence optique), « un examen d’imagerie qui permet d’observer les différents composants de l’œil, de visualiser la forme et l’épaisseur des cellules de la rétine et du nerf optique qui achemine l’information visuelle vers le cerveau », et une évaluation neurovisuelle sur une tablette tactile.

    Suite à cette journée passée à l’hôpital, le service de neurochirurgie va pouvoir passer à la deuxième phase. « Pendant la saison, s’il y a une suspicion de choc ou un choc avéré, on viendra réexplorer l’athlète avec tous ces examens à nouveau, dans un délai extrêmement raccourci, pour voir toute la cascade neurophysiologique liée à la commotion cérébrale », détaille la clinicienne et chercheuse marseillaise. Son équipe observera de nouveau les hockeyeurs à la fin de la saison, en reproduisant à l’identique la phase une et en observant les effets d’une saison complète, et donc de chocs potentiels à haute intensité et fréquence, sur le fonctionnement neurologique et neuropsychologique.

    Entre-temps, le service de neurochirurgie analysera les enregistrements vidéo de chaque match à domicile pour identifier les contacts susceptibles d’avoir provoqué une commotion. « Je touche du bois, mais j’ai la chance de ne pas en avoir subi beaucoup, glisse Fabien Bourgeois, défenseur et assistant-capitaine des Spartiates de Marseille. « Je pense que notre collaboration avec la Timone est indispensable. C’est primordial dans notre sport. Les commotions cérébrales sont devenues de vrais fléaux, avec des séquelles parfois terribles. J’ai connu un joueur qui ne pouvait même plus écouter ses enfants pleurer à la maison », témoigne l’international français.

    À ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique contre les commotions cérébrales. « Si on peut trouver un moyen objectif et rationnel de soutenir la récupération naturelle et spontanée, ce serait une belle avancée », note Alizée Pann, consciente du potentiel décisif de l’étude.

  • Les Bleus peuvent remercier un Mbappé déterminé

    Les Bleus peuvent remercier un Mbappé déterminé

    On pensait que l’Ukraine était l’adversaire le plus dangereux pour les Bleus dans cette poule D, mais l’Islande a montré qu’elle était capable de jouer les trouble-fêtes. Sur la pelouse du Parc des Princes, mardi soir, les hommes de Didier Deschamps ont dû s’employer pour aller chercher la victoire (2-1) face à la Terre de Feu et de Glace pour leur deuxième match dans cette phase de qualification pour le Mondial-2026. L’équipe de France, vainqueur de l’Ukraine (0-2) vendredi dernier, prend la tête du groupe, avec trois points d’avance sur les Islandais, deuxièmes, compte tenu du match nul entre l’Ukraine et l’Azerbaïdjan (1-1) plus tôt dans la journée.

    Le capitaine a pris ses responsabilités

    Aussi dominants que face aux Ukrainiens, les Bleus ont toutefois manqué de réalisme devant la cage islandaise, blindée par Elias Olafsson. Le géant gardien de Midtjylland a effectué une première mi-temps solide, quasiment héroïque, sur sa ligne. Il a multiplié les arrêts face aux attaquants tricolores, à l’image d’une double parade magistrale en prenant le meilleur sur Manu Koné et Marcus Thuram. Ce dernier, critiqué pour ses performances en sélection, a tout essayé pour débloquer la situation. De la tête, en profondeur, dans et en dehors de la surface, rien n’a souri au fils du Philosophe.

    Avec près de 75 % de possession de bale dans la première demi-heure de jeu, les Bleus auraient dû trouver la faille pour transformer l’essai. Mais ce sont bien les Scandinaves qui ont ouvert le score, grâce à Andri Gudjohnsen, sur une passe ratée du milieu offensif bavarois Michael Olise, dans la surface de réparation (22e, 0-1). « On a le ballon, on a le monopole, on a fait une erreur et on l’a payé cash. C’est la seule occasion qu’ils ont. Face à une équipe aussi regroupée, avec un bloc, il faut amener plus de percussions », martelait Didier Deschamps à la mi-temps. Les souhaits du sélectionneur sont rapidement devenus réalité.

    En difficulté depuis le début de la partie, Marcus Thuram a provoqué un pénalty en fin de première période. Le capitaine Mbappé s’est exécuté et a égalisé sans trembler (45e, 1-1). Avec 52 buts inscrits désormais, l’ancien parisien devient le deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France devant un certain Thierry Henry, mais toujours derrière Olivier Giroud. L’attaquant du Real Madrid ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a offert le but de la victoire à Bradley Barcola, tel un grand seigneur (62e, 2-1). L’exclusion de son coéquipier en club Aurélien Tchouaméni (67e) n’a rien changé au scénario final, même si les Bleus se sont fait quelques frayeurs au passage.

    2e journée – Phase de qualification pour le Mondial-2026

    Au Parc des Princes, à Paris (40 000 spectateurs)

    Arbitre : António Nobre (ESP)

    Buts : Mbappé (45), Barcola (62) pour la France, A.Gudjohnsen (22) pour l’Islande

    Avertissements : Koné (29), T.Hernandez (54), Mbappé (90+2) pour la France ; Anderson (44), A.Gudjohnsen (67) pour l’Islande

    Exclusion : Tchouaméni (67).

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 63), Konaté, Upamecano, T.Hernandez – Olise (Ekitiké, 90+6), Tchouaméni, Koné, Barcola (Coman, 63) – Thuram (Rabiot, 72), Mbappé (cap).

    Sélectionneur : D. Deschamps

    ISLANDE : Ólafsson – Pálsson, Ingason, Grétarsson (Hlynsson, 82) – Þorsteinsson (Helgason, 72), Anderson (Bjarkason, 64), Jóhannesson (Thordarson, 72), Ellertsson – Haraldsson (cap), A. Guðjohnsen, D. Guðjohnsen (Magnusson, 64).

    Sélectionneur : A. Gunnlaugsson

  • Bernal s’impose lors d’une 16e étape écourtée, Vingegaard reste leader

    Bernal s’impose lors d’une 16e étape écourtée, Vingegaard reste leader

    La 16e étape du Tour d’Espagne cycliste, perturbé quotidiennement par des manifestations pro-palestiniennes visant l’équipe Israel-Premier Tech, a été écourtée, mardi, ont annoncé les organisateurs. « En raison de manifestations qui bloquent la fin de la course, l’étape sera arrêtée à 8 km de l’arrivée initiale. Le vainqueur de l’étape et les temps pour le classement général seront pris à ce moment-là », écrit La Vuelta sur son site officiel. Le Colombien Egan Bernal a franchi en vainqueur l’arrivée, à 8 km de la ligne prévue.

    Toujours 48 secondes d’avance pour le Danois

    Cette journée raccourcie arrange les affaires de Jonas Vingeggard (Visma-Lease a Bike), qui se montre compréhensif depuis le début des manifestations pro-palestiniennes sur le Tour d’Espagne. « Les gens le font pour une raison. C’est terrible ce qui se passe. Je pense que ceux qui manifestent veulent peut-être s’exprimer et que ce sont peut-être les médias qui vont leur donner la parole. C’est peut-être pour ça qu’ils font ça », avait-il déclaré, dimanche, sur la chaîne danoise TV2. Le leader de La Vuelta garde 48 secondes d’avance sur João Almeida (UAE Emirates). Plus le temps passe, plus Vingeggard se rapproche de son premier sacre en terres espagnoles.

  • « Je me demande ce que je fais dans cette salle »

    « Je me demande ce que je fais dans cette salle »

    La Marseillaise : Vous entrez dans votre 23e saison professionnelle. Est-ce que vous avez subi beaucoup de commotions cérébrales dans votre carrière ?

    Teddy Da Costa : Je n’en ai pas eu beaucoup dans ma carrière, mais j’en ai subi une, la saison passée, un peu par accident. J’ai pris une charge et je suis tombé sur le genou d’un joueur qui était dans mon dos. C’est une blessure pas comme les autres, dans le sens où je ne ressens pas trop de douleurs. Mais ça se joue plus sur l’appréhension, car ça se passe dans la tête. Et quand je me suis rendu à l’hôpital pour passer des examens, les médecins m’ont dit que j’avais une microhémorragie à l’arrière du cerveau. Même avec le casque, je n’y ai pas échappé. Mais je n’avais pas mon protège-dents ce jour-là, parce qu’il se faisait vieux et que j’avais la flemme d’aller en refaire un autre. J’ai pris des centaines de cartouches avec et je n’ai jamais rien eu. Je pense que ça peut jouer, ça évite de trop se contracter.

    Quels ont été les effets de cette commotion cérébrale ?

    T.D-C. : Au-delà de la petite douleur derrière la tête, on se sent faible pendant plusieurs jours. La lumière me provoquait comme une sorte de migraine. J’avais besoin de me reposer. De toute façon, je ne pouvais quasiment pas faire d’efforts. Un peu comme quand on a chopé une bonne grippe. J’avais aussi du mal à dormir, parce que j’avais peur que le mal de tête s’amplifie.

    Est-ce que ça pouvait jouer sur votre humeur aussi ?

    T.D-C. : Je dois avouer que je m’énervais assez vite et que j’étais de plus en plus impatient. C’est surtout la fatigue qui parlait. J’avais l’impression que tout me saoulait. Le pire, c’est quand j’ai commencé à avoir des pertes de mémoire. Souvent, dans la journée, je me demande ce que je fais dans cette salle. C’est étrange comme situation. Encore récemment, je dormais parfois mal à cause de ça, parce que je me demandais si j’aurais des séquelles bizarres comme ça, quand je serais vieux. Mais, avec le temps, ça va bien mieux. Ce n’est pas facile à vivre, surtout que ça arrive à la fin de ma carrière. C’est dommage, mais ce n’est pas une catastrophe. Il ne faut pas faire peur aux gens, ça reste une pathologie très rare et les équipements sont de bien meilleure qualité. Pour moi, ce n’était qu’une question de poisse et c’était tombé sur moi, cette fois-là.

    Est-ce que c’était un sujet tabou quand vous avez commencé le hockey sur glace ?

    T.D-C. : On n’en parlait pas beaucoup. Quand on se prenait une mauvaise charge, on avait mal à la tête et puis c’est tout. Il n’y avait pas de protocole commotion comme aujourd’hui. Heureusement que les choses évoluent.

  • La boule souple de Jean-Pierre Albertini en a fait du chemin

    La boule souple de Jean-Pierre Albertini en a fait du chemin

    Il n’y a pas forcément besoin d’un terrain à l’extérieur avec du sable pour disputer une belle partie de pétanque. Jean-Pierre Albertini, un Marseillais de 76 ans passionné par le passe-temps emblématique de la Provence, a imaginé et inventé, il y a une vingtaine d’années, des boules de pétanques « souples » afin de pratiquer la pétanque en intérieur.

    « Un jour, un ami de Paris, qui a été champion de France, m’appelle et me dit : “Jean-Pierre, est-ce que tu pourrais inventer des boules de pétanque pour jouer à l’intérieur ?”. J’y ai réfléchi et j’ai d’un coup eu une idée. Quand on était à l’éducation physique au lycée, on s’envoyait des médecine ball. Et là, je me suis dit qu’il faut réduire tout le truc pour en sortir une boule », raconte celui qui a fini par déposer un brevet, en 2013,pour une boule recouverte de PVC souple qui résiste même à des terrains en extérieur.

    Succès en développement

    « Il fallait trouver le moyen de durcir la boule, tout en la gardant souple », poursuit-il, en décidant de partir sur la fabrication d’un modèle unique : 72 millimètres de diamètre et 680 grammes. Ce qui correspond à la moyenne choisie par les joueurs de pétanque. « Il y a quelques décennies, les passionnés choisissaient des boules plus grosses et lourdes parce que l’appoint était au centre du jeu, mais j’ai remarqué qu’aujourd’hui, les champions préfèrent jouer avec des boules plus petites et légères, du fait que le tir ait pris une place prépondérante », note Jean-Pierre Albertini en citant l’exemple de Mayron Baudino, vainqueur du Mondial La Marseillaise à pétanque en 2023, qui évolue avec des boules de 71 millimètres de diamètre et 680 grammes. D’ailleurs, le créateur des « boules souples » a présenté son produit à des boulistes renommés, comme Philippe Suchaud pour inciter les passionnés de pétanque à s’y intéresser. « Encore aujourd’hui, certaines personnes n’arrivent pas à s’imaginer que l’on peut jouer à la pétanque chez soi », s’amuse le Marseillais, originaire du quartier Saint-Pierre (5e arr), qui a commencé à commercialiser ses boules il y a six ans. « On a eu une hausse des ventes pendant le Covid, parce que les gens ne pouvaient pas sortir », ajoute-t-il en vendant plus de 1 200 coffrets par an, pour le tarif unitaire de 89 euros. Soit plus de 50 % moins cher qu’une seule triplette de boules de pétanque traditionnelles. Un prix attractif qui attire désormais des convoitises internationales, puisqu’il a vendu deux coffrets au Canada durant le mois d’août.

  • « Dans l’immédiat, on n’est pas les favoris »

    « Dans l’immédiat, on n’est pas les favoris »

    La Marseillaise : Quel bilan dressez-vous de cette défaite face à Valence-Romans, devant votre public ?

    Philippe Saint-André : On a fait un début de match catastrophique, où l’on n’a pas été connectés défensivement, avec un début de première période où l’on a été beaucoup indisciplinés et pénalisés. Malgré tout, on repasse devant à 30-27 et là, au lieu de ne pas paniquer et de rester froid, on se fait pénaliser par deux fois. On ne trouve pas une pénaltouche dans un moment où l’on doit marquer. Valence-Romans a été efficace, réaliste, ils ont eu moins d’occasions d’essais que nous, mais sur quatre tentatives en première période, ils en ont aplati trois. On montre des valeurs pour revenir et passer devant, mais quand tu fais le plus dur, il ne faut donner le bâton pour se faire battre. On le fait en ce moment, ça se travaille. Comme je l’ai dit aux joueurs, ce n’est pas le début espéré. Le rugby, c’est une école d’humilité. On en manque, aussi bien les joueurs que le staff. Maintenant, il n’y a qu’une chose à faire : rapidement devenir une équipe.

    Est-ce que vous estimez que la pression était trop forte ?

    P.S.-A. : Quand tu joues au rugby, tu vis de ta passion, elle est où la pression ? Elle est dans la bière, pas sur le terrain. Il n’y a pas de pression à avoir. D’entrée, on doit marquer un essai sur notre première action, mais on ne prend que trois points. Derrière, Valence-Romans revient dès sa première opportunité, sur un coup d’envoi où l’on croit qu’il y a un en-avant et tout le monde s’est arrêté. Ils ont été intelligents en s’accrochant parfois aux branches, alors que nous avons cruellement manqué d’efficacité et de maîtrise collective. Si ça pèse dans nos têtes, tu ne reviens pas. Ils font un premier quart d’heure de jeu de grande qualité, où ils nous ouvrent en deux. Mais, on avait les capacités de pouvoir passer devant. Deux pénalités prises et une pénaltouche pas trouvée, ça fait six points pour Valence-Romans. Ce n’est pas eux qui ont gagné les pénalités, c’est nous qui leur avons donné. C’est là où je suis le plus énervé.

    Est-ce que ces deux défaites peuvent remettre en question votre statut de favori ?

    P.S.-A. : Dans l’immédiat, on n’est pas les favoris. Vannes, Brive et Grenoble sont considérés comme les favoris, ce qui n’est pas faux compte tenu du début de saison. On n’a pas de fardeau de favori. Oui, on a un gros budget, oui, on a une grosse écurie, mais ça ne sert à rien si tu ne fais pas le job sur le terrain. Actuellement, on ne le fait pas et on ne mérite donc pas la victoire. Le rugby c’est une science exacte, même si c’est un ballon ovale avec des rebonds indécis. On n’a pas assez contrôlé de choses que l’on aurait pu contrôler. Par contre, il va falloir rester solidaires, lever la tête, prendre des coups et commencer à être beaucoup plus efficaces individuellement et collectivement.

  • Jonas Vingegaard entre dans le sprint final vers son premier titre espagnol

    Jonas Vingegaard entre dans le sprint final vers son premier titre espagnol

    Qui pourra arrêter Jonas Vingeggard dans son ascension vers son premier sacre à La Vuelta ? Le coureur de 28 ans, déjà double vainqueur du Tour de France avec la Team Visma / Lease-a-bike (anciennement Jumbo Visma), est en tête du classement général du Tour d’Espagne avant d’entamer, ce mardi à 13h05 (départ fictif), la 16e étape entre Poio et Mos. Castro de Herville, au nord-ouest du Portugal. Une nouvelle aventure dans les montagnes, où le Danois semble débarquer plus en forme que jamais. « On voulait ménager un peu nos jambes aujourd’hui, a lancé Jonas Vingeggard à l’arrivée de la 15e étape dimanche. Finalement, Dylan [van Baarle] et Wilco [Kelderman] ont encore dû travailler, malheureusement je ne pense pas qu’ils aient eu une journée facile. On a géré l’étape comme on le souhaitait. La journée de repos va faire du bien. Je pense que mes jambes en ont besoin. »

    Almeida, seul au monde

    Derrière le leader, seul João Almeida semble être en capacité de pouvoir titiller le grand favori de cette Vuelta 2025. Avec 48 secondes de retard, le Portugais a encore sept étapes pour rattraper son retard. Il va devoir prendre des risques et profiter d’une étape périlleuse, comme cette 16e étape, pour faire la différence avec un Vingegaard surmotivé.

  • [Tennis] Billy Harris, nouveau roi du Challenger cassidain

    [Tennis] Billy Harris, nouveau roi du Challenger cassidain

    Le son des cigales a été caché par le bruit des petites balles jaunes, à Cassis. Ce dimanche, le Challenger local, classé 75, effectuait sa finale 2025. Elle opposait Billy Harris, tête de série numéro 3 à Daniil Glinka, invité surprise à ce stade de la compétition. L’Estonien a tenu la dragée haute au Britannique durant une grande partie de la rencontre, mais a fini par céder (3-6 7-5 6-3). Un match qui a conclu une belle semaine de tennis dans les Bouches-du-Rhône.

    Les deux joueurs ont offert une belle bataille lors du premier set. Des échanges de qualité, de l’incertitude et, finalement, cette manche a tourné en faveur de Daniil Glinka. Ce dernier a breaké à 3-2 en sa faveur et a réussi à conserver sa mise en jeu jusqu’à la fin pour l’emporter 6-3. Avec cette avance au score, l’Estonien ne s’est pas démobilisé et a continué de faire jeu égal avec son adversaire classé 200 places devant lui à l’ATP. Mais un seul court moment de flottement lui était fatal. Il s’est incliné 7-5 lors du 2e set et a dû poursuivre cette rencontre, malgré plusieurs balles de manche sauvées.

    Monter en grade ou non, telle est la question

    Plus juste, plus solide et plus expérimenté, le Britannique a pris les devants pour ne jamais les perdre. Ce combat a fini par basculer en faveur de Billy Harris, bien qu’il ait montré de l’énervement au cours de cette finale. C’est un premier titre Challenger pour lui et une 136e place mondiale dès ce lundi, pour celui qui avait failli entrer dans le top 100 par le passé (101e au mieux).

    Lors de la remise des trophées, avec la présence d’élus locaux, en premier lieu la maire (LR) de Cassis, Danielle Milon, le vainqueur du tournoi a souligné « la dureté de cette finale, du début jusqu’à la fin » face à « un gars qui fera de nombreuses autres finales ». Directeur du tournoi, Frédéric Moschetti était lui aussi heureux. « C’était une très belle finale, avec un joueur que l’on n’attendait pas et Billy Harris, qui a été 101e. Il y a eu une très belle qualité de jeu et tout le monde était content de voir un 3e set. »

    Le directeur du tournoi a globalement apprécié cette semaine de compétition, avec la présence de très bons joueurs. « Même si on a eu des blessés français lors de la tournée américaine, nous avons eu Halys, Paire et au total dix joueurs ayant été top 100 », explique Frédéric Moschetti.

    Ce dernier raconte que la préparation de l’édition 2026 commence « dès demain ». Concernant la possibilité de montée en gamme, en étant mieux classé par l’ATP, la réflexion doit être faite. « C’est une vraie question. Si on a l’opportunité de continuer à se développer, on va le faire. Est-ce que ce sera en passant un cap ou augmentant simplement la qualité dans le cap actuel, c’est une question qui doit se poser. » Ravi de la portée internationale de son événement, Frédéric Moschetti met donc déjà le cap sur la saison prochaine. Le tournoi de Cassis devrait bien se dérouler aux mêmes dates, en seconde semaine de l’US Open.