Category: sports

  • Benjamin Pavard est comme un poisson dans l’eau à Marseille

    Benjamin Pavard est comme un poisson dans l’eau à Marseille

    Rayonnant. C’est ainsi que Benjamin Pavard est apparu lors de sa première conférence de presse à La Commanderie, jeudi.

    Interrogé sur ses premières impressions, 24 heures après son arrivée à Marseille, le champion du Monde 2018 a été clair. « Cela faisait neuf ans que j’avais quitté la France et elle m’a beaucoup manqué, car j’en suis parti très jeune ». Alors, quand il a su que l’OM s’intéressait à lui, il n’a pas hésité.

    « Le projet m’a plu. De plus, ma femme est marseillaise et c’est un honneur pour moi de porter le maillot de l’OM », a-t-il poursuivi. Ses entretiens avec Medhi Benatia ont eu lieu sur la durée. « Cela s’est débloqué le dernier jour, mais je savais que cela allait se faire, car j’ai tout de suite été séduit par le projet sportif », reconnaît-il.

    Avant de débarquer à La Commanderie, il y a eu la case Clairefontaine, avec les deux matches des Bleus pour la qualification au Mondial 2026. Il a pu ainsi échanger avec Adrien Rabiot qui, malgré ses déboires, « ne m’a dit que du bien de son passage à Marseille ».

    Polyvalence

    Même s’il est arrivé sur le tard, à savoir mercredi, et n’aura que 48 heures d’entraînement collectif avec sa nouvelle équipe, Benjamin Pavard n’est pas inquiet quant à son intégration. « Physiquement, je me sens prêt. J’attends les choix du coach ».

    La suspension de C.J. Egan-Riley et le retour tardif d’Argentine de Leo Balerdi devraient lui permettre d’être titulaire face à Lorient. à Roberto De Zerbi de choisir s’il le fera débuter dans l’axe ou latéral droit de la défense olympienne. « Je suis polyvalent et j’ai même longtemps joué milieu défensif avec Lille », précise-t-il.

    Son retour en France, à Marseille, « dans un club très professionnel où je sens que je vais prendre beaucoup de plaisir », lui rappelle sa découverte du football allemand, à Stuttgart. Le club souabe venait de descendre en 2.Bundesliga et il a été un des acteurs majeurs de sa remontée en élite, avant de partir gagner des trophées avec le Bayern, puis l’Inter.

    Si l’OM n’est pas passé par la case Ligue 2, il est comme Stuttgart, un géant qui cherche à retrouver sa place dans la hiérarchie de son championnat. L’arrivée de Roberto De Zerbi a été la première pierre d’un édifice dont il compte bien être une poutre maîtresse.

    « Je reviens en France pour prouver ma vraie valeur, dans un club où quelque chose de fort est en train de se préparer. Dans un effectif où il y a tout pour réussir de belles choses », confesse-t-il. Benjamin Pavard qui a aussi trouvé en Roberto De Zerbi un entraîneur « dont le style me correspond. Il se donne à fond et cherche avant tout le bien de ses joueurs ». Quant à savoir si les deux caractères peuvent cohabiter, il souligne : « vous n’avez jamais vu Simone Inzaghi à l’Inter ! Au début, je pensais que certains coaches étaient fous, mais en réalité, ce sont des passionnés qui veulent tout donner pour leurs joueurs. C’est peut-être surprenant en France, mais moi, j’adore ça ».

  • Provence Rugby veut enfin lancer sa saison

    Provence Rugby veut enfin lancer sa saison

    Il est grand temps de rebondir pour Provence Rugby. Ce vendredi (19h), les Aixois reçoivent le Biarritz Olympique pour le compte de la 3e journée de Pro D2. Une victoire est obligatoire après les deux revers contre Soyaux et Valence-Romans. La semaine dernière, au stade Maurice-David, les locaux ont perdu leur premier match à domicile depuis un an et demi. Une défaite sur la sirène qui a fait mal au crâne à tout un club. Pour remédier à cela, le groupe a tenté de se prendre en main et de trouver des solutions aux principaux défauts de ce début de saison. « On a échangé avec des cadres de l’effectif, dès le samedi matin, pour trouver des solutions. Clairement, on rate notre début de saison. Nous voulions attaquer et c’est complètement raté », explique Sébastien Fouassier, entraîneur des avants.

    Il a fallu changer des choses car, manifestement, certains points travaillés en présaison n’ont pas fonctionné. Trois points sont mis en avant par le staff. « Il y a eu trop d’erreurs individuelles, qui ont coûté des points. L’indiscipline est toujours présente et l’envie collective était moins forte que celle de nos adversaires. Ajoutez à ça nos entames de périodes », détaille Sébastien Fouassier.

    Des Biarrots également revanchards

    Après la défaite contre Valence (30-33), Philippe Saint-André pointait du doigt la nécessité de « retrouver l’humilité pour commencer à gagner des matches. » Garder les pieds sur terre pour aller chercher ces premiers succès clés et enfin lancer la saison. « Je dis au groupe, depuis un mois et demi, que nous avons une bonne équipe, mais nous ne sommes pas les extraterrestres de la Pro D2. Il faut aussi avoir ce retour à la réalité et à l’humilité, parce que notre sport nous le rappelle très vite », explique l’entraîneur.

    Pour vaincre Biarritz, « il faudra remettre les choses dans l’ordre. » S’appliquer face à une équipe qui vient de perdre 44-10 contre Colomiers. Des adversaires revanchards arrivent donc en Provence et la pression est plus élevée pour les Aixois. « Il y a une grosse attente sur les actes, sur le terrain, demain [ce vendredi] à 19h » met en avant Sébastien Fouassier. Victoire impérative pour Provence Rugby.

    3e journée de Pro D2

    Coup d’envoi à 19h au stade Maurice-David.

    Arbitre : Anthony Lac.

    Provence : Drouet – Lapegue-Lafaye, Lucas, Colombet, Bituniyata – Salles, Cazenave – Jalagonia, Voisin, Harrison – Rodda, Zafra Tarazona – Francis, Latterrade, Wegrzy.

    Biarritz : Kibirige – Bonneval, Spring, Even, Elissondo – Arandiga, Aurrekeotxea – Du Preez, Imaz Agirre, Jegerlehner – Sanderson, Backhouse – El Fakir, Ouldji, Mur.

  • 3 500 nageurs engagés au Défi de Monte-Cristo

    3 500 nageurs engagés au Défi de Monte-Cristo

    Nager dans une eau turquoise en étant entouré de paysages paradisiaques, c’est ce que vont vivre plus de 3 500 nageurs, ce week-end. Ils seront précisément 3 582 à se jeter à l’eau pour participer aux différentes courses du Défi de Monte-Cristo.

    C’est à La Ciotat que cet événement se déroule pour la deuxième année consécutive. Installé au large de Marseille, au château d’If, depuis la fin du siècle dernier, le défi s’ouvre à un autre lieu depuis 2024. L’an passé, 2 600 personnes s’étaient inscrites au cours des deux jours de compétition. Ce mois de septembre, ils seront donc 1 000 de plus, sachant que les épreuves s’étendent, cette fois, de vendredi à dimanche. « Nous sommes très heureux de voir un engouement autour de cette nouvelle étape à La Ciotat », confie Dominique Mena, aux manettes de l’événement.

    Neuf formats sont proposés pour cette seconde édition ciotadenne, avec des distances allant de 1 à 5km. Une formule qui fonctionne et que les habitués connaissent parfaitement. Le site est donc l’un des points forts du Défi de Monte-Cristo. « Avec La Ciotat, on est gâtés. L’Île verte sert de départ et porte bien son nom, puisqu’elle est boisée, contrairement au château d’If. Ensuite, les nageurs passent devant le Bec de l’aigle puis à l’entrée de la calanque du Mugel, avant d’entrer dans les eaux turquoise le long des plages », décrit Dominique Mena. Un parcours à en mettre plein les yeux aux participants, qui doivent tout de même nager le plus vite possible pour rejoindre la ligne d’arrivée.

    Un événement éco-responsable

    Les nageurs sont plongés dans l’ambiance de la course avant même de prendre le départ. Un déplacement en bateau jusqu’à l’Île verte est prévu pour tous. « Partir en bateau amène un côté aventure et c’est aussi ce que recherche le participant. Quand le nageur embarque, a priori, le seul moyen de revenir est à la nage », raconte dans un sourire Dominique Mena. Les inscrits sont en plus à l’abri du vent. à Marseille, ils ont un souffle sur le crâne, à La Ciotat, le Bec de l’Aigle couvre toutes bourrasques et garantit une sécurité supplémentaire.

    Le Défi de Monte-Cristo s’engage également d’un point de vue environnemental. Les organisateurs mettent en avant 17 engagements comme le zéro plastique, le tri et recyclage des déchets ou encore une utilisation moindre des bateaux à moteur thermique. Les trophées sont aussi spéciaux, comme l’explique le patron de l’événement. « Les médailles et trophées sont aussi réalisés dans une démarche éco-responsable. Ils sont fabriqués à partir de déchets plastiques ramassés sur les plages et recyclés pour leur donner cette forme. » Un village éco-construit a également été mis en place sur l’esplanade Langlois, au bord de mer. L’arrivée s’effectuera placée devant la plage et les nageurs pourront se restaurer et se reposer dans cet espace ouvert aussi aux spectateurs. Avec une belle météo annoncée au rendez-vous, les 3 582 participants risquent bien d’en prendre plein la vue, ce week-end, à La Ciotat.

  • Le Marathon Jules Bianchi, dix années de solidarité

    Le Marathon Jules Bianchi, dix années de solidarité

    Quarante-deux heures de course pour continuer d’honorer la mémoire de Jules Bianchi. Ce week-end, au circuit Paul-Ricard, l’association Jules Bianchi organise la dixième édition de son marathon. Au programme, un événement courant sur plusieurs jours afin de récolter des fonds. Ceux-ci seront reversés à l’hôpital L’Archet, établissement où le pilote français a été soigné jusqu’à son décès le 17 juillet 2015. L’ex-membre de l’écurie Marussia F1 a subi un grave accident à Suzuka, lors du Grand Prix du Japon 2014. Touché à la tête, il succombera neuf mois plus tard. Depuis près de 10 ans, sa famille porte son souvenir et a lancé ce marathon, en compagnie de l’ancien pilote Frank Lagorce.

    Entre vendredi et dimanche, l’objectif sera de récolter 50 000 euros, tout en s’affrontant sur la piste de karting du Castellet. « Nous avons beaucoup de chance, car le directeur du circuit est désormais Jean Alesi, qui est un ami de la famille », nous glisse-t-on du côté de l’association. Le principe est simple : l’équipage réalisant le plus de tours durant les 42 heures, 19 minutes et 50 secondes de la course gagnera cette édition. Pourquoi un temps si précis ? Pour reprendre les codes du vrai marathon, se courant sur 42,195 km. Les 35 équipages, comprenant entre six et vingt personnes, vont vivre un vendredi rempli avant d’attaquer la course en début de soirée. Des essais libres et des qualifications sont au programme, avant un allumage des feux sur les coups de 19h41.

    Quelques stars et une diffusion en direct

    L’hymne national, « La Marseillaise », sera joué peu avant le départ, qui sera donné par Jean Alesi lui-même. Accessible à tous, le karting a aussi été choisi car « ce sont les premiers amours de Jules. » Champion de France et d’Europe juniors, le pilote né à Nice a accédé aux compétitions de monoplace grâce à ses performances sur ces petites cylindrées. Parmi les 35 équipages, des personnalités ont répondu présent. Camille Lacourt, l’humoriste Arnaud Tsamere, David Hallyday, ayant participé au regretté Trophée Andros, mais aussi Louis Ducruet, représentant la famille princière de Monaco. Le plus investi reste Benjamin Biolay. L’acteur et chanteur a formé une équipe avec ses proches. Fan de sport automobile, il a sorti l’album Grand Prix (2020), où on le voit poser avec une voiture de course des années 1960 sur la pochette.

    Ce marathon 2025 pourrait être pimenté par une météo changeante. Si le temps risque bien d’être ensoleillé vendredi et dimanche, la pluie pourrait faire son apparition au cours de la journée de samedi. L’événement sera diffusé en direct sur Youtube. À la présentation, l’ancien journaliste de France Télévisions Lionel Chamoulaud. L’animatrice Marie Caizz, déjà présente l’an passé, assurera les interviews dans les stands et le paddock durant les trois journées de compétition. Avec Jules Bianchi dans un coin de la tête de tous les participants.

  • Benjamin Pavard pose ses valises à Marseille

    Benjamin Pavard pose ses valises à Marseille

    Lui aussi a eu le droit au traditionnel accueil à l’aéroport de Marignane. Comme tous les autres joueurs de l’OM arrivés lors de la période estivale, Benjamin Pavard a connu un bain de foule. Une cinquantaine de supporters étaient présents, ce mercredi, sur le tarmac, pour voir de près l’une des dernières recrues du mercato olympien. Annoncé Marseillais le dernier jour de la fenêtre des transferts, l’ancien défenseur du Bayern Munich et de l’Inter n’avait pas encore pu fouler le sol de la cité phocéenne. En effet, il avait filé en équipe de France à la fin du mois d’août, suite au forfait de dernière minute de William Saliba. Le rassemblement des Bleus désormais terminé, le joueur de 29 ans débarque maintenant dans ce qui est son club pour la saison. L’Olympique de Marseille s’est fait prêter l’international français pour un an, avec une option d’achat non obligatoire à 16 millions d’euros.

    Le défenseur, qui a atterri en compagnie de sa femme, a pris le temps de faire des photos avec les fans et de signer des autographes. Benjamin Pavard a pu donner ses premières impressions quant à son arrivée à l’OM, heureux de rejoindre un tel club et impatient de se mettre à la tâche. « Je suis très fier de rejoindre un club aussi prestigieux que l’Olympique de Marseille. J’ai déjà hâte de débuter au Vélodrome, vendredi, et sentir cette ferveur. J’espère vivre de grandes émotions avec l’OM », a-t-il déclaré devant une forêt de micros.

    « Il n’y avait que l’OM dans ma tête »

    Le champion du monde 2018 a également été clair sur son souhait de jouer en défense centrale. Fini le poste de latéral droit, c’est au cœur de la dernière ligne qu’il veut évoluer. Que ce soit à l’OM ou en équipe de France. Dans la suite de ses déclarations, le joueur met en avant « un groupe de qualité », mais aussi sa volonté de rejoindre Marseille. « Oui, il n’y avait que l’OM dans ma tête. On a eu une très bonne discussion avec Medhi, il fait du très bon travail depuis deux ans. J’espère qu’on va faire de belles choses tous ensemble », conclut le néo-marseillais.

    Le natif de Maubeuge ne perd pas le nord. Il a immédiatement pensé au terrain, puisqu’un un match arrive dès ce vendredi soir (20h45). Lorient se déplace au stade Vélodrome et le joueur formé au Losc pourrait déjà faire ses débuts sous la tenue blanche et bleue. « Il y a d’abord ce match contre Lorient et ensuite, nous pourrons penser à la Ligue des Champions », rappelle-t-il. Finaliste malheureux de la dernière édition avec l’Inter (défaite 5-0 contre Paris), le Français retrouve la plus belle des compétitions de clubs sous un autre maillot. De San Siro au Vélodrome, en passant par le Santiago Bernabeu, il n’y a qu’un pas. Mardi prochain, c’est dans l’enceinte madrilène que Marseille entame sa campagne européenne. Un défi de taille, mais avec un défenseur expérimenté désormais dans ses rangs.

  • Les Spartiates mettent leurs cerveaux au service de la science

    Les Spartiates mettent leurs cerveaux au service de la science

    Habitués aux chocs, qu’ils soient contre la rambarde ou au contact de leurs adversaires, les hockeyeurs constituent des sujets idéaux pour une recherche dédiée aux traumatismes crâniens, plus communément appelés « commotions cérébrales », dans le monde sportif.

    Le service de neurochirurgie de l’hôpital de la Timone, dirigé par le Pr Henri Dufour, collabore depuis cet été avec les Spartiates de Marseille, dans le cadre de l’étude Crash (« Concussion Research And Screening in Hockey », que l’on peut traduire par Recherche et dépistage des commotions cérébrales au hockey). L’objectif est de « pouvoir étudier et comprendre les mécanismes de blessure et de récupération […] dans l’idée d’appliquer, ensuite, nos observations, nos recherches à la population générale », souligne Alizée Pann, neuropsychologue et coordinatrice de l’étude.

    « La question des traumatismes crâniens légers est un sujet qui nous préoccupe, car c’est une pandémie silencieuse. Le nombre de patients annuels qui ne vont pas être pris en charge sur le plan médical est considérable, parce qu’il n’y a pas de symptômes visibles », insiste-t-elle.

    Batterie de tests

    « En conséquence, on ne consulte pas ou on va juste aux urgences, où l’on fait face à des examens de base qui sont globalement normaux et rassurants, puis on rentre chez soi. Pourtant, les symptômes sont gênants dans la vie quotidienne et peuvent créer une forme de handicap invisible. »

    Les hockeyeurs marseillais ont déjà réalisé la première phase de l’étude Crash, qui consiste en un état des lieux, avant la saison, au travers d’une batterie de tests : une IRM cérébrale 7 Tesla, qui a pour objectif de « détecter les anomalies microstructurelles qui seraient non visibles avec des techniques classiques comme une IRM 1.5. ou un scanner », un bilan neurologique et neuropsychologique complet, un OCT (tomographie par cohérence optique), « un examen d’imagerie qui permet d’observer les différents composants de l’œil, de visualiser la forme et l’épaisseur des cellules de la rétine et du nerf optique qui achemine l’information visuelle vers le cerveau », et une évaluation neurovisuelle sur une tablette tactile.

    Suite à cette journée passée à l’hôpital, le service de neurochirurgie va pouvoir passer à la deuxième phase. « Pendant la saison, s’il y a une suspicion de choc ou un choc avéré, on viendra réexplorer l’athlète avec tous ces examens à nouveau, dans un délai extrêmement raccourci, pour voir toute la cascade neurophysiologique liée à la commotion cérébrale », détaille la clinicienne et chercheuse marseillaise. Son équipe observera de nouveau les hockeyeurs à la fin de la saison, en reproduisant à l’identique la phase une et en observant les effets d’une saison complète, et donc de chocs potentiels à haute intensité et fréquence, sur le fonctionnement neurologique et neuropsychologique.

    Entre-temps, le service de neurochirurgie analysera les enregistrements vidéo de chaque match à domicile pour identifier les contacts susceptibles d’avoir provoqué une commotion. « Je touche du bois, mais j’ai la chance de ne pas en avoir subi beaucoup, glisse Fabien Bourgeois, défenseur et assistant-capitaine des Spartiates de Marseille. « Je pense que notre collaboration avec la Timone est indispensable. C’est primordial dans notre sport. Les commotions cérébrales sont devenues de vrais fléaux, avec des séquelles parfois terribles. J’ai connu un joueur qui ne pouvait même plus écouter ses enfants pleurer à la maison », témoigne l’international français.

    À ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique contre les commotions cérébrales. « Si on peut trouver un moyen objectif et rationnel de soutenir la récupération naturelle et spontanée, ce serait une belle avancée », note Alizée Pann, consciente du potentiel décisif de l’étude.

  • Les Bleus peuvent remercier un Mbappé déterminé

    Les Bleus peuvent remercier un Mbappé déterminé

    On pensait que l’Ukraine était l’adversaire le plus dangereux pour les Bleus dans cette poule D, mais l’Islande a montré qu’elle était capable de jouer les trouble-fêtes. Sur la pelouse du Parc des Princes, mardi soir, les hommes de Didier Deschamps ont dû s’employer pour aller chercher la victoire (2-1) face à la Terre de Feu et de Glace pour leur deuxième match dans cette phase de qualification pour le Mondial-2026. L’équipe de France, vainqueur de l’Ukraine (0-2) vendredi dernier, prend la tête du groupe, avec trois points d’avance sur les Islandais, deuxièmes, compte tenu du match nul entre l’Ukraine et l’Azerbaïdjan (1-1) plus tôt dans la journée.

    Le capitaine a pris ses responsabilités

    Aussi dominants que face aux Ukrainiens, les Bleus ont toutefois manqué de réalisme devant la cage islandaise, blindée par Elias Olafsson. Le géant gardien de Midtjylland a effectué une première mi-temps solide, quasiment héroïque, sur sa ligne. Il a multiplié les arrêts face aux attaquants tricolores, à l’image d’une double parade magistrale en prenant le meilleur sur Manu Koné et Marcus Thuram. Ce dernier, critiqué pour ses performances en sélection, a tout essayé pour débloquer la situation. De la tête, en profondeur, dans et en dehors de la surface, rien n’a souri au fils du Philosophe.

    Avec près de 75 % de possession de bale dans la première demi-heure de jeu, les Bleus auraient dû trouver la faille pour transformer l’essai. Mais ce sont bien les Scandinaves qui ont ouvert le score, grâce à Andri Gudjohnsen, sur une passe ratée du milieu offensif bavarois Michael Olise, dans la surface de réparation (22e, 0-1). « On a le ballon, on a le monopole, on a fait une erreur et on l’a payé cash. C’est la seule occasion qu’ils ont. Face à une équipe aussi regroupée, avec un bloc, il faut amener plus de percussions », martelait Didier Deschamps à la mi-temps. Les souhaits du sélectionneur sont rapidement devenus réalité.

    En difficulté depuis le début de la partie, Marcus Thuram a provoqué un pénalty en fin de première période. Le capitaine Mbappé s’est exécuté et a égalisé sans trembler (45e, 1-1). Avec 52 buts inscrits désormais, l’ancien parisien devient le deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France devant un certain Thierry Henry, mais toujours derrière Olivier Giroud. L’attaquant du Real Madrid ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a offert le but de la victoire à Bradley Barcola, tel un grand seigneur (62e, 2-1). L’exclusion de son coéquipier en club Aurélien Tchouaméni (67e) n’a rien changé au scénario final, même si les Bleus se sont fait quelques frayeurs au passage.

    2e journée – Phase de qualification pour le Mondial-2026

    Au Parc des Princes, à Paris (40 000 spectateurs)

    Arbitre : António Nobre (ESP)

    Buts : Mbappé (45), Barcola (62) pour la France, A.Gudjohnsen (22) pour l’Islande

    Avertissements : Koné (29), T.Hernandez (54), Mbappé (90+2) pour la France ; Anderson (44), A.Gudjohnsen (67) pour l’Islande

    Exclusion : Tchouaméni (67).

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 63), Konaté, Upamecano, T.Hernandez – Olise (Ekitiké, 90+6), Tchouaméni, Koné, Barcola (Coman, 63) – Thuram (Rabiot, 72), Mbappé (cap).

    Sélectionneur : D. Deschamps

    ISLANDE : Ólafsson – Pálsson, Ingason, Grétarsson (Hlynsson, 82) – Þorsteinsson (Helgason, 72), Anderson (Bjarkason, 64), Jóhannesson (Thordarson, 72), Ellertsson – Haraldsson (cap), A. Guðjohnsen, D. Guðjohnsen (Magnusson, 64).

    Sélectionneur : A. Gunnlaugsson

  • Bernal s’impose lors d’une 16e étape écourtée, Vingegaard reste leader

    Bernal s’impose lors d’une 16e étape écourtée, Vingegaard reste leader

    La 16e étape du Tour d’Espagne cycliste, perturbé quotidiennement par des manifestations pro-palestiniennes visant l’équipe Israel-Premier Tech, a été écourtée, mardi, ont annoncé les organisateurs. « En raison de manifestations qui bloquent la fin de la course, l’étape sera arrêtée à 8 km de l’arrivée initiale. Le vainqueur de l’étape et les temps pour le classement général seront pris à ce moment-là », écrit La Vuelta sur son site officiel. Le Colombien Egan Bernal a franchi en vainqueur l’arrivée, à 8 km de la ligne prévue.

    Toujours 48 secondes d’avance pour le Danois

    Cette journée raccourcie arrange les affaires de Jonas Vingeggard (Visma-Lease a Bike), qui se montre compréhensif depuis le début des manifestations pro-palestiniennes sur le Tour d’Espagne. « Les gens le font pour une raison. C’est terrible ce qui se passe. Je pense que ceux qui manifestent veulent peut-être s’exprimer et que ce sont peut-être les médias qui vont leur donner la parole. C’est peut-être pour ça qu’ils font ça », avait-il déclaré, dimanche, sur la chaîne danoise TV2. Le leader de La Vuelta garde 48 secondes d’avance sur João Almeida (UAE Emirates). Plus le temps passe, plus Vingeggard se rapproche de son premier sacre en terres espagnoles.

  • « Je me demande ce que je fais dans cette salle »

    « Je me demande ce que je fais dans cette salle »

    La Marseillaise : Vous entrez dans votre 23e saison professionnelle. Est-ce que vous avez subi beaucoup de commotions cérébrales dans votre carrière ?

    Teddy Da Costa : Je n’en ai pas eu beaucoup dans ma carrière, mais j’en ai subi une, la saison passée, un peu par accident. J’ai pris une charge et je suis tombé sur le genou d’un joueur qui était dans mon dos. C’est une blessure pas comme les autres, dans le sens où je ne ressens pas trop de douleurs. Mais ça se joue plus sur l’appréhension, car ça se passe dans la tête. Et quand je me suis rendu à l’hôpital pour passer des examens, les médecins m’ont dit que j’avais une microhémorragie à l’arrière du cerveau. Même avec le casque, je n’y ai pas échappé. Mais je n’avais pas mon protège-dents ce jour-là, parce qu’il se faisait vieux et que j’avais la flemme d’aller en refaire un autre. J’ai pris des centaines de cartouches avec et je n’ai jamais rien eu. Je pense que ça peut jouer, ça évite de trop se contracter.

    Quels ont été les effets de cette commotion cérébrale ?

    T.D-C. : Au-delà de la petite douleur derrière la tête, on se sent faible pendant plusieurs jours. La lumière me provoquait comme une sorte de migraine. J’avais besoin de me reposer. De toute façon, je ne pouvais quasiment pas faire d’efforts. Un peu comme quand on a chopé une bonne grippe. J’avais aussi du mal à dormir, parce que j’avais peur que le mal de tête s’amplifie.

    Est-ce que ça pouvait jouer sur votre humeur aussi ?

    T.D-C. : Je dois avouer que je m’énervais assez vite et que j’étais de plus en plus impatient. C’est surtout la fatigue qui parlait. J’avais l’impression que tout me saoulait. Le pire, c’est quand j’ai commencé à avoir des pertes de mémoire. Souvent, dans la journée, je me demande ce que je fais dans cette salle. C’est étrange comme situation. Encore récemment, je dormais parfois mal à cause de ça, parce que je me demandais si j’aurais des séquelles bizarres comme ça, quand je serais vieux. Mais, avec le temps, ça va bien mieux. Ce n’est pas facile à vivre, surtout que ça arrive à la fin de ma carrière. C’est dommage, mais ce n’est pas une catastrophe. Il ne faut pas faire peur aux gens, ça reste une pathologie très rare et les équipements sont de bien meilleure qualité. Pour moi, ce n’était qu’une question de poisse et c’était tombé sur moi, cette fois-là.

    Est-ce que c’était un sujet tabou quand vous avez commencé le hockey sur glace ?

    T.D-C. : On n’en parlait pas beaucoup. Quand on se prenait une mauvaise charge, on avait mal à la tête et puis c’est tout. Il n’y avait pas de protocole commotion comme aujourd’hui. Heureusement que les choses évoluent.

  • La boule souple de Jean-Pierre Albertini en a fait du chemin

    La boule souple de Jean-Pierre Albertini en a fait du chemin

    Il n’y a pas forcément besoin d’un terrain à l’extérieur avec du sable pour disputer une belle partie de pétanque. Jean-Pierre Albertini, un Marseillais de 76 ans passionné par le passe-temps emblématique de la Provence, a imaginé et inventé, il y a une vingtaine d’années, des boules de pétanques « souples » afin de pratiquer la pétanque en intérieur.

    « Un jour, un ami de Paris, qui a été champion de France, m’appelle et me dit : “Jean-Pierre, est-ce que tu pourrais inventer des boules de pétanque pour jouer à l’intérieur ?”. J’y ai réfléchi et j’ai d’un coup eu une idée. Quand on était à l’éducation physique au lycée, on s’envoyait des médecine ball. Et là, je me suis dit qu’il faut réduire tout le truc pour en sortir une boule », raconte celui qui a fini par déposer un brevet, en 2013,pour une boule recouverte de PVC souple qui résiste même à des terrains en extérieur.

    Succès en développement

    « Il fallait trouver le moyen de durcir la boule, tout en la gardant souple », poursuit-il, en décidant de partir sur la fabrication d’un modèle unique : 72 millimètres de diamètre et 680 grammes. Ce qui correspond à la moyenne choisie par les joueurs de pétanque. « Il y a quelques décennies, les passionnés choisissaient des boules plus grosses et lourdes parce que l’appoint était au centre du jeu, mais j’ai remarqué qu’aujourd’hui, les champions préfèrent jouer avec des boules plus petites et légères, du fait que le tir ait pris une place prépondérante », note Jean-Pierre Albertini en citant l’exemple de Mayron Baudino, vainqueur du Mondial La Marseillaise à pétanque en 2023, qui évolue avec des boules de 71 millimètres de diamètre et 680 grammes. D’ailleurs, le créateur des « boules souples » a présenté son produit à des boulistes renommés, comme Philippe Suchaud pour inciter les passionnés de pétanque à s’y intéresser. « Encore aujourd’hui, certaines personnes n’arrivent pas à s’imaginer que l’on peut jouer à la pétanque chez soi », s’amuse le Marseillais, originaire du quartier Saint-Pierre (5e arr), qui a commencé à commercialiser ses boules il y a six ans. « On a eu une hausse des ventes pendant le Covid, parce que les gens ne pouvaient pas sortir », ajoute-t-il en vendant plus de 1 200 coffrets par an, pour le tarif unitaire de 89 euros. Soit plus de 50 % moins cher qu’une seule triplette de boules de pétanque traditionnelles. Un prix attractif qui attire désormais des convoitises internationales, puisqu’il a vendu deux coffrets au Canada durant le mois d’août.