Category: sports

  • Trois de chute pour les U19 en Youth League

    Trois de chute pour les U19 en Youth League

    Zéro point sur neuf. Les Minots sont toujours fanny à mi-parcours de cette phase de ligue de la Youth League. Nouveau revers, ce mercredi, sur la pelouse du Sporting (2-1). Cette rencontre aurait pu débuter d’une meilleure manière pour les jeunes Marseillais. 11e minute de jeu, suite à une mauvaise relance, Flavio Gonçalves a été servi dans la profondeur et a devancé la sortie de Diarra. Un but célébré par les Lisboètes avec un t-shirt du rappeur Jul. Les locaux ont eu plusieurs opportunités pour élargir leur avance, sans que ce ne soit le cas avant la mi-temps.

    Souvent sous pression, l’OM a tenté. Tadjidine Mmadi, tout juste rentré du Mondial U20, a été proche de reprendre un centre d’Abdallah, sans succès.

    Transformé et plus entreprenant, l’OM U19 s’est ensuite mis au niveau de la rencontre. À la suite d’un joli numéro, Darryl Bakola a égalisé d’une frappe croisée. Les Olympiens ont pris le contrôle du match avant de se faire doucher à 10 mn du terme. Un but de Simao a scellé la victoire lisboète, le carton rouge de Gabriel Silva ne changeant rien à l’issue de la partie.

    Sporting 2 (1) OM 1 (0)

    3e journée de la Youth League

    Stade Aurelio-Pereira

    Buts : Goncalves (11e), Simao (81e) ; Bakola (47e)

    Carton rouge : Gabriel Silva (84e)

    SPORTING : Gouveia – Blopa, Lee, Dominguez, Grombahi – Camacho, Felicissimo, Mendes – Goncalves, Silva, Bafdili

    Entraîneur : Joao Giao

    OM : Diarra – Doubal, Ouro Bang Na, Baradji, Bezahaf – Corbon, Bakola – Mmadi, Leccese, Abdallah – Lamare

    Entraîneur : Titou Hasni

  • Europétanque : ils sont intouchables

    Europétanque : ils sont intouchables

    L’hippodrome de Cagnes était consacré à la pétanque durant quarante-huit heures.

    La 24e édition de cette Europétanque a tenu toutes ses promesses et a affirmé un plus la suprématie d’une triplette inédite, il y a quinze jours à l’international de Nyons avec un succès à la clé. Le trio a réitéré la performance en terre azuréenne avec un panache et une force de frappe impressionnante. Les trois hommes ont sauté tous les obstacles avec un sang froid glacial avant de finir au galop.

    Stéphane Robineau, Maison Durk, Dylan Rocher voilà une triplette qui peut devenir une nouvelle dream team.

    Philippe Roux acteur privilégié et auteur d’une partie remarquable avec ses équipiers Patrice Grégori et Philippe Rayne, s’est incliné en 8e de finale.

    « Nous menions 8 à 3. La mène suivante se présentait bien et un petit coup du sort nous fait concéder un point. La suite est à l’image de leur talent. Un tir malheureux de Philippe (Rayne,) deux boules gaspillées et la punition est immédiate. Six points concédés et la défaite qui suit ». Philippe Roux commente cette fin de partie avec regret. Pourtant avec ses partenaires, ils ont été très bons dans cette confrontation.

    Aujourd’hui, la pétanque de haut niveau est très exigeante. Comme l’affirme le vainqueur du Mondial la Marseillaise 1996. Vingt équipes dans ces compétitions ont un potentiel énorme.

    Elles étaient présentes à Cagnes mais ont chuté. L’équipe de France Bonetto, Feltain et Helfrick a subi la loi du jeune prodige Dawson Herleman. Lacroix, Doerr et Petit-Jean ont été dominés par les futurs finalistes emmenés par le champion de France tête à tête Cyril Bégon.

    En quart de finale, Rocher a battu le champion Tunisien Mohamed Bougriba avant de s’imposer dans une demi-finale plus accrochée face à Joseph Gimenez, Mayron Baudino et Adrien Delahaye (13 à 8).

    Les joueurs de la pétanque Arlancoise, Cyril Bégon, William Dauphin et Bruno Gire ont réalisé un remarquable parcours avec cette victoire face à Lacroix en quart de finale mais également les succès contre les champions de France triplette mixte Duchein et Paul Faurel. En demi-finale Herleman et des équipiers Arnaud Perrot, Frédéric Pailheret ont été mis en échec par Bégon. Quel parcours encore du jeune canonnier de 15 ans.

    En finale, la marche était trop haute pour Bégon et les siens. La tactique instaurée était d’empêcher les adversaires de tirer. Du coup le champion de France a attaqué la partie avec beaucoup d’allant au tir, secondé par un Gire également performant. Mais il faut tenir toute la distance contre cette armada. Et l’illusion a été de courte durée. En face Rocher a sorti l’artillerie lourde (14 sur 14 et autant de carreaux ou palets) Comment voulez-vous lutter ? En plus un autre canonnier en la personne de Durk est là pour finir le travail.

    Mais dans cette triplette un homme joue un rôle prépondérant : Stéphane Robineau. Il ne gaspille pas de boule à l’appoint et met tout de suite les adversaires sous pression.

    À Cagnes, Robineau, Durk et Rocher étaient vraiment intouchables. C’est le troisième succès pour Rocher à trois longueurs des recordmen de victoires Lacroix, Suchaud, Quintais (6).

    Chez les féminines

    Dans l’épreuve féminine, les tenantes du titre Laura Vierjon, Christèle Silve et Sabine Fara ont baissé pavillon en quart de finale face aux futures lauréates Florence Schopp, Mouna Benji et Torea Tairo (notre photo). Ces dernières ont battu en finale Marine Piquerez, Audrey Marchesse et Isabelle Masseboeuf. R.G.

  • Une soirée dédiée à la sécurité et à la prévention des blessures dans le sport

    Une soirée dédiée à la sécurité et à la prévention des blessures dans le sport

    Chaque année, trop nombreux sont les joueurs de rugby victimes de blessures invalidantes, ou décédés en pleine pratique. Endeuillé en mars par le décès de Nicolas Haddad, 15 ans, suite à un choc en match, le RCT a décidé de renforcer sa prévention des risques. Des dispositions détaillées auprès des parents et joueurs mercredi au campus RCT.

    « Vos enfants on les aime, donc on veut bien s’en occuper. Le rugby a changé, nous n’étions alors pas alignés sur la sécurité des joueurs. Aujourd’hui, on est dans la bonne direction », a introduit Pierre Mignoni, entraîneur des pros et directeur du rugby.

    Tour à tour, éducateurs, préparateurs et membres de la fédération ont pris la parole pour évoquer les priorités en la matière. Les trois grands facteurs de blessures « sont les plaquages subis, réalisés et la course », évoque Didier Demory, médecin de l’équipe pro. Pour prévenir, « on fait de l’évaluation : où se situent les déficits ? Il y a un suivi régulier sur la proprioception, la force et la mobilité. »

    Des méthodes reproduites chez les jeunes. Un accent est mis sur les cervicales (pour lequel le club a mis en place un protocole de suivi en 2024). Mais aussi sur une multitude d’aspects : équipements (casque et protège-dents – bientôt obligatoire au club – diminuent grandement les risques de commotion), mental, posture et technique de plaquage, appréciation des mouvements… Le tout en fonction des catégories d’âge, « car avant d’apprendre à forcer, il faut apprendre à utiliser son corps », soutient Tristan Canessa, préparateur physique, en charge du pôle réathlétisation. Sans oublier l’aspect réglementaire, à la charge de la Ligue Nationale de Rugby, « avec des plaquages limités à la ceinture en amateur, l’interdiction du plaquage à deux, le carton bleu… », détaille Pierre Leroy, directeur technique de la Ligue Paca, qui met enfin en garde les parents contre « les comportements déplacés, qui ont beaucoup d’incidences sur le jeu ».

  • Le 100e but

    Le 100e but

    Il était important de marquer le coup. Et grâce à Igor Paixão, qui a ouvert le score à la 14e minute, l’attaque olympienne a atteint une barre symbolique. Celles des cent buts inscrits dans la compétition.

    Quant au premier buteur, il s’agit de Rudi Völler, lors du succès 5-0, à Glentoran.

  • Un nouveau partenaire institutionnel dans la course

    Un nouveau partenaire institutionnel dans la course

    Jean-Michel Leclercq a pris ses fonctions de délégué régional de la Drajes de la région Sud-Paca le 1er mai dernier.

    Après avoir exploré son nouveau territoire, ce Pas-de-Calaisien de naissance a souhaité impliquer sa structure dans les diverses manifestations du Mois de l’inclusion par le sport. « C’est une de nos missions, à savoir rapprocher des publics éloignés de la pratique sportive par un incident de la vie », indique-t-il. Le choix de Marseille-Cassis coulait de source. « Il s’agit d’un événement de très haut niveau, où se côtoient des gens qui viennent pour la performance et d’autres pour se mesurer à eux-mêmes. »

    Jeunes adolescents et scolaires

    Il pense ainsi aux diverses déclinaisons de l’épreuve, comme « le Marseille-Cassis des quartiers, qui permet de sortir des gamins en difficulté en les préparant à la course dans les conditions du haut niveau. Ou cette initiative d’accompagner des patients en rémission de cancer pour les amener à prendre le départ de la course, ce qui constitue une aide non négligeable pour lutter contre la maladie ».

    Le public visé par les actions de la Drajes sont les jeunes adolescents et les scolaires. « Nous sommes dans la course pour accompagner sa dynamique, dans un domaine, le sport, qui est une activité universelle. »

    Outre Marseille-Cassis, la délégation de Jean-Michel Leclercq a également accompagné l’Algernon, où valides et handicapés partent sur un pied d’égalité dans une épreuve disputée le long de la Corniche de Marseille, les diverses courses organisées dans le cadre d’octobre rose pour la prévention du cancer du sein, ou encore les courses de la Mémoire dans le cadre du Mois de l’inclusion par le sport.

    « Nous nous sommes lancés dans le bain en utilisant des épreuves de course à pied. C’était pour lancer une dynamique », précise-t-il. « À terme, nous souhaitons que la Drajes apparaisse sur d’autres terrains. Tout au long de l’année », conclut-il.

  • Le Sporting a usé la défense olympienne

    Le Sporting a usé la défense olympienne

    Même si les Lisboètes, à l’image de Luis Suarez dans son duel avec Leo Balerdi, ont cherché à repousser les Marseillais le plus loin possible de leur zone défensive, cette tactique n’aura pas porté ses fruits. Quand bien même la ligne offensive du Sporting est allée presser l’arrière-garde phocéenne, sans parvenir à désorganiser le trident défensif commandé par Leo Balerdi et sécurisé par Gerónimo Rulli.

    Le but rapidement inscrit par Igor Paixão a remis son équipe dans le sens du jeu. Le Sporting devait accuser le coup. Avant d’être remis en selle par l’expulsion d’Emerson, juste avant le repos.

    Mason Greenwood et Arthur Vermeeren étaient sacrifiés pour revoir le schéma marseillais de la seconde période. Un OM qui avait plus de mal à ressortir les ballons. Et sa défense finira par céder à deux reprises, offrant au Sporting une victoire à l’usure.

  • Marseille-Cassis, l’ouverture et l’inclusion

    Marseille-Cassis, l’ouverture et l’inclusion

    Le Marseille-Cassis des quartiers passe la seconde. Pour la deuxième fois consécutive, cette initiative, imaginée par André Giraud et portée par la SCO Sainte-Marguerite, propose à près de 100 jeunes issus de quartiers défavorisés de découvrir l’emblématique course de plusieurs manières. « L’idée est de faire courir ou devenir bénévole des jeunes de quartiers, qui sont un peu éloignés du sport, de l’école, du monde professionnel. C’est également pour les rapprocher des mondes de l’emploi ou associatif, mais aussi mettre en avant leur don de soi » explique Laurent Manneveau, directeur sportif du club d’athlétisme de la SCO.

    La course représente donc un challenge conséquent pour toutes les personnes concernées. Mais, derrière, d’autres opportunités pourraient s’ouvrir à eux. Là est tout le principe de ce dispositif. « Ils seront ensuite invités à une opération “Stade vers l’emploi”. C’est-à-dire faire du sport avec des chefs d’entreprise, personne ne sait qui est qui et à la fin il y a un job dating pour, peut-être, décrocher un emploi », synthétise Laurent Manneveau.

    Parrainé par le champion du monde Jimmy Gressier

    Les instigateurs de ce Marseille-Cassis des quartiers sont aussi heureux de voir le nombre de participants augmenter d’une année sur l’autre. Ce nombre a quasiment doublé, avec une présence féminine accrue pour cette « aventure humaine », version 2025. Ces jeunes ont notamment été conseillés par l’Epide, l’École de la 2e chance ou encore l’Entreprise éphémère, des instituts de formation pour les adultes.

    Vendredi, à 18h, ils entreront réellement dans le vif du sujet avec la remise des dossards pour la course. Ils seront attribués par un invité spécial, que présente le directeur sportif de la SCO Sainte-Marguerite. « Jimmy Gressier va leur remettre les dossards. C’est très bien, je trouve, car lui aussi vient d’un quartier défavorisé, même si ce n’est pas de Marseille mais de Boulogne-sur-Mer. Il a suivi le même parcours, le sport a été un tremplin pour lui. » Champion du monde du 10 000 mètres et médaillé de bronze sur 5 000 m, le mois dernier, le Nordiste participera aussi à la course. Il courra avec sa compagne, Aude Clavier, elle aussi athlète de l’équipe de France.

    Rattaché au Mois

    de l’inclusion

    Cette initiative n’aurait pas été possible sans André Giraud, figure du sport marseillais et ancien président de la Fédération française d’athlétisme (2017-2025). Le Marseille-Cassis des quartiers s’inscrit désormais dans le Mois de l’inclusion, créé cette année, pour combler un vide persistant. « Il est né d’un coup de colère. J’ai en partie participé à la construction des Jeux de Paris, surtout sur le côté héritage. Quand les JO se sont finis, il y a un peu plus d’un an, on parlait beaucoup d’héritage, mais il n’y avait pas beaucoup d’actions » lance Giraud, lui-même enfant des quartiers Nord de la ville et natif des Rosiers (14e). Ce dernier a même été professeur de maths dans son quartier d’origine.

    Le mois d’octobre, dans la cité phocéenne, est à caractère sociétal avec des événements liés à la course à pied (Algernon, Marseille en rose, la course pour la mémoire…). Une première édition qui n’en appelle pas une autre puisque le but est d’ancrer l’inclusion sur toute l’année, pour André Giraud : « À l’origine, j’ai contacté les organisateurs de ces événements qui ont tous adhéré au projet. Il ne faut pas s’arrêter là, fédérer d’autres associations et faire vivre l’inclusion. » Marseille, à jamais la première, car aucune autre ville en France ne s’est investie autant sur la mixité et l’inclusion, qui plus est par le sport.

  • Les supporters marseillais ont teinté Lisbonne de bleu, blanc et orange

    Les supporters marseillais ont teinté Lisbonne de bleu, blanc et orange

    Si certains n’ont pas reculé devant l’interminable voyage en bus, la plupart des quelques 2 500 supporters olympiens ont opté pour la voie des airs pour rejoindre Lisbonne. « Les Ultras et les Fanatics ont préféré la route. Ils ne sont arrivés qu’en fin de matinée et auront tout juste le temps de boire un coup avant d’aller au stade » estime un membre éminent des South Winner’s, qui a préféré l’avion. « C’est top. En deux heures, tu arrives. Tu peux profiter tranquille de Lisbonne ».

    Attablé à la terrasse du Museu da cerveja, il savoure une mousse bien fraîche. Avec son groupe de potes, il révise ses chants avant de « monter » vers le nord de la capitale portugaise.

    Accent lorrain

    à deux pas de là, au No solo Italia, c’est avec l’accent lorrain que Léa, Mathieu et Pierre évoquent le match à venir. « Nous sommes de Nancy et n’avions pas pu aller à Metz. Alors, nous nous rattrapons en venant ici. Nous enchaînerons avec le match à Lens. Merci à l’aéroport de Luxembourg ! »

    Dans le lacis des rues commerçantes de Lisbonne, les porteurs des maillots aux diverses couleurs de l’OM, dont un au nom de Didier Drogba, prennent des forces dans les tavernes et cervecerias. Hésitent à acheter un maillot de Cristiano Ronaldo. « à plus de 100 euros, ils ne se mouchent pas avec les doigts », soupire Théo.

    à trois heures du coup d’envoi, le moment vient de rejoindre le stade, via la ligne verte du métro. En s’engouffrant dans la station Bairro-Chiado, la masse a croisé la route de Paul le Guen et sa famille. L’ancien capitaine du PSG, tout de vert vêtu, a rapidement changé ses plans de visite. Même s’il n’a pas été reconnu.

    Le cortège mettra du temps, mais il arrivera juste à temps pour assister au coup d’envoi et donner de la voix, dans un stade José-Alvalade qui n’avait pas fait le plein. Malgré des tarifs attractifs.

  • Réduit à dix, l’OM a fini par craquer

    Réduit à dix, l’OM a fini par craquer

    Il n’y aura pas de second succès marseillais en terre portugaise.

    Lorsqu’après l’hymne de la Ligue des Champions, l’adaptation de Comme d’habitude à la mode portugaise semblait la bienvenue pour résumer une première période qui, sous certains aspects, a semblé voir l’histoire se répéter. En effet, comme le 12 octobre 2022, l’OM a rapidement pris l’avantage. Un carton rouge a également été sorti par Rade Obrenovic.

    Mais là s’est arrêtée la comparaison avec la première visite olympienne à José-Alvalade. Car cette fois, le carton rouge a été brandi sous le nez du défenseur Marseillais Emerson. L’Italien ayant simulé une faute de Maximiliano Araujo dans la surface portugaise. Dans un premier temps, l’arbitre avait donné un penalty en faveur de l’OM, accentuant le mimétisme.

    Mais son assistant vidéo a corrigé l’erreur. Le Sporting évitait la punition. Mais retournait au vestiaire avec un handicap d’un but. Avantage mérité pour des Marseillais qui avaient su prendre la mesure de la fougue des Lions, dans un premier quart d’heure où, à l’image de Luis Suarez, ils ont été très présents devant la surface de Gerónimo Rulli.

    Néanmoins, c’est l’OM qui avait su être efficace. Pierre-Emerick Aubameyang offrant à Igor Paixão l’opportunité d’inscrire son troisième but en Ligue des Champions sous ses nouvelles couleurs. Le Brésilien, avec Feyenoord au printemps dernier, avait écœuré le Benfica à quelques kilomètres de là. Il était bien parti pour remettre le couvert. Plaçant l’OM sur une orbite victorieuse.

    Toutefois, en devant terminer la rencontre à dix, l’OM qui allait devoir montrer sa capacité à digérer cette perte. Un fait qui devait changer la donne d’une seconde période durant laquelle les Lions ont de nouveau sorti les griffes. Et où l’assistance vidéo a de nouveau joué des tours aux Marseillais.

    Car après avoir vu un hors-jeu de Geny Catamo, Rade Obrenovic était à nouveau appelé par son compatriote Matel Jug qui, lui, validait le but de l’égalisation lisboète. Pour les Olympiens, le coup était rude. D’autant plus que sur un coup de billard, Alisson Santos allait trouver une seconde faille dans la muraille dressée par Gerónimo Rulli.

    L’OM, qui avait pris la rencontre par le bon bout, a fini par donner raison à la chanson de Claude François. Car, presque comme d’habitude, la défaite est au bout de la nuit portugaise.

    Sporting 2 (0) OM 1 (1)

    3e journée Ligue des Champions

    Stade José Alvalade (48 562 spectateurs)

    Arbitre : R. Obrenovic (SLO).

    Buts : Catamo (69), Santos (86) pour le Sporting), Paixão (14) pour l’OM.

    Avertissements : Araujo (89) au Sporting, Balerdi (3),Emerson (39, 44), Rulli (75), Pavard (89) à l’OM.

    Exclusion: Emerson (44) à l’OM.

    SPORTING : Silva – Fresneda (Santos, 80, Debast (Diomandé, 80), Inacio, Araujo (Reis, 90+2) – Hjulmand ( c ), Simões (Catamo, 64) – Quenda (Ioannidis, 64), Trincão, Pedro Gonçalves – Suarez.

    Entraîneur : R. Borges.

    OM : Rulli – Pavard, Balerdi ( c ), Aguerd – Weah (Garcia, 67), Höjbjerg, Vermeeren (Murillo, 46), Emerson – Greenwood (O’Riley, 46), Aubameyang (Vaz, 82), Paixão (Gomes, 67).

    Entraîneur : R. De Zerbi.

  • [Entretien] Fanny Alvarez : « On commence ensemble, on finit ensemble »

    [Entretien] Fanny Alvarez : « On commence ensemble, on finit ensemble »

    La Marseillaise : Pourquoi votre projet autour de Marseille-Cassis ne se limite qu’aux jeunes adultes en rémission de cancer ?

    Fanny Alvarez : Quand on parle d’« AJA » (adolescents et jeunes adultes), on parle des 15-24 ans qui sont pris en charge pour un cancer. Il y a une prise en charge spécifique, parce que c’est une population en pleine construction physique, psychique, émotionnelle, scolaire ou professionnelle. Mais aussi en pleine indépendance au niveau familiale, amicale ou amoureuse. Donc forcément, la pathologie du cancer arrive à un moment complexe de leur construction. C’est pour ça qu’il y a une prise en charge spécifique pendant les traitements, mais aussi en fin de traitement. On propose différents événements pour les mettre en lien, entre pairs, et pour les accompagner dans leur reconstruction.

    Quels sont les bienfaits de la participation de ces jeunes adultes en rémission de cancer au Marseille-Cassis ?

    F.A. : Le premier objectif dans ce projet sportif est de se fixer un objectif et de le tenir. Ce n’est pas toujours évident à cet âge-là. Mais ça fait dix mois qu’ils se préparent avec des entraînements réguliers. L’activité physique et ce magnifique projet vont leur redonner confiance en eux, et en leur corps. Leur montrer qu’ils sont capables, qu’ils ont les capacités physiques, et mentales pour atteindre leur objectif, et finir cette course mythique.

    On peut se dire qu’une course comme Marseille-Cassis est une montagne trop haute à gravir…

    F.A. : On s’est beaucoup posé la question quand on a eu cette idée. On en a beaucoup discuté avec l’équipe d’activité physique de l’Institut Paoli-Calmettes et les psychologues. C’est vrai que c’est une course très compliquée, mais ils s’entraînent toute l’année pour. L’objectif, ce n’est pas de faire un temps, c’est vraiment de la terminer. De la commencer ensemble et de la terminer ensemble. Mais l’objectif, c’est vraiment ça. Je pense qu’ils vont marcher, courir, et parfois même alterner les deux. Il y a toujours une idée de reconstruction, de reprise de confiance en eux, de reprise d’estime d’eux-mêmes, de reconstruction au niveau corporel et au niveau de l’image de soi aussi. Mais le message principal qu’il y a derrière notre volonté de faire ce Marseille-Cassis, c’est que l’on commence ensemble, on finit ensemble, malgré toutes les difficultés.