Category: sports

  • Championnat du Monde à Rome : la France ne détient plus aucun titre

    Championnat du Monde à Rome : la France ne détient plus aucun titre

    Les Français sont rentrés bredouille de leur épopée italienne et ont perdu le seul titre qu’ils détenaient : le doublette homme. Dylan Rocher et Christophe Sarrio n’ont pu faire le doublé. Ils ont échoué en quart de finale contre Madagascar.

    Pour le reste Dylan Rocher- Audrey Bandiera en doublette Mixte, Nelly Peyre-Audrey Bandiera en doublette féminine et Nelly Peyre en tête féminines ont décroché trois médailles d’argent.

    Des résultats en trompe-l’œil si l’on se réfère aux titres conquis en amont, à la répétition, l’aura de la France dans le monde.

    Razzia de la Thaïlande

    Mais la pétanque a évolué, les nations sont de mieux en mieux préparées et surtout on enregistre le retour en grâce de la Thaïlande et Madagascar. Rappelons que les deux pays avaient connu quelques problèmes extra-sportifs les privant de compétitions internationales. C’était le cas pour la Thaïlande absente à Dijon en décembre 2024 pour défendre son titre en triplette acquis au Bénin. Et bien « le pays du sourire » a frappé un grand coup en gagnant trois médailles d’or et une bronze sur cinq. Pour Madagascar, la victoire acquise en doublette mixte plus une en argent et deux en bronze confirme une saison exceptionnelle des Malgaches en tournée en France, avec notamment ce succès historique au Mondial La Marseillaise à pétanque.

    La Thaïlande est de nouveau sur le toit du monde. Rien d’étonnant si l’on se réfère à l’origine de la pétanque dans ce pays. L’histoire est connue mais mérite un petit rappel.

    Après un séjour sur la Côte d’Azur, la princesse Srinagarindra prend goût à ce sport et le transmet dans son pays. Celle que l’on appelle « princesse grand-mère » va faire de la pétanque un sport officiel transmis dans les écoles, les universités et l’armée. Par la suite, les autres pays d’Asie vont emboîter le pas à la Thaïlande.

    Deuxième sport national, après le taekwondo, la pétanque est toujours aussi populaire et les champions poussent comme des champignons.

    L’Italie chez elle a sauvé les meubles avec une victoire en individuel de Diego Rizzi et une médaille de bronze.

    Un petit coup de chapeau à la Suisse finaliste du doublette hommes avec Maiky et Joseph Molinas.

    Revenons à nos Français. Pour certains, ils n’ont pas été à la hauteur des grandes ambitions affichées. On le sait, en dehors de l’or, tout autre résultat est un échec. C’est culturel. Mais le temps où certaines personnes affirmaient « le championnat du monde est plus facile qu’un championnat de France » est révolu.

    Les nations émergent comme les Pays-Bas vainqueurs de Rocher-Sarrio lors des premiers tours ou l’Allemagne bourreau de la France en finale lors du dernier championnat d’Europe.

    Rendons grâce aux Françaises qui ont tenu honorablement leur rang avec deux places de finalistes.

    Enfin nous terminerons en donnant un carton rouge à l’organisation Italienne de ces championnats du monde. Les terrains « de plage » étaient indignes d’une compétition Internationale. C’est dommageable pour le spectacle mais tous les pays étaient sur le même pied d’égalité et ce sont toujours les meilleurs qui gagnent.

    Résultats

    Individuel féminine

    Kantaros Choochuay (Thaïlande) bat Nelly Peyré (France). 13 à 10

    Individuel masculin

    Diego Rizzi (Italie) bat Joseph Ramnointiaray (Madagascar) 13 à 8

    Doublette féminine

    Kantaros Choochuay/Nantawan Fueangsani (Thaïlande) bat Nelly Peyré/Audrey Bandiera (France) 13 à 2

    Doublette hommes

    Saranut Sriboonpeng/Ratchata Khamde (Thaïlande) Bat Joseph et Maiki Molinas 13 à 0

    Doublette hommes

    Doublette mixte

    Enjanahry Ravomana/Lora Rakotoarisoa (Madagascar) bat Nelly Peyré/ Dylan Rocher 13 à 6

  • L’OM commence à montrer son vrai visage conquérant

    L’OM commence à montrer son vrai visage conquérant

    Si Roberto De Zerbi estime qu’il ne s’agit que « d’une simple victoire qui vaut trois points », cette victoire
    (1-0) face au Paris Saint-Germain, lundi soir au stade Vélodrome, apporte davantage de légitimité à cette équipe olympienne.

    Contrairement aux habitudes, où certaines individualités font la différence, le collectif marseillais s’est sublimé. « Le mérite revient aux joueurs », reconnaît l’entraîneur italien. « Certains sont très intelligents : Emerson Palmieri, Pavard, O’Riley, Højbjerg, etc. On dirait qu’ils sont là depuis longtemps. J’ai aimé notre esprit : les un contre un, les pressings, la volonté d’être protagonistes face à cette équipe. À la maison, personne ne doit éteindre notre stade », poursuit-il, en estimant que son équipe a fait « une grosse première mi-temps, avec intensité, pression et intelligence ».

    Cinq nominés sur le gril

    « En deuxième [période], il y a eu un petit creux d’énergie et, avec le 1-0, on a peut-être attendu la fin. On a quand même su repartir proprement, notamment avec Aubameyang et Gouiri. La victoire est méritée contre une équipe qui marque une époque, comme l’AC Milan de [Arrigo] Sacchi ou le Barça de [Pep] Guardiola. Ça donne encore plus de valeur à la prestation des joueurs », ajoute De Zerbi, conscient que ses protégés se sont surpassés pour battre un PSG, certes affaibli, mais qui comptait des joueurs de renom. D’ailleurs, cinq joueurs de la Capitale ont figuré dans le top 30 du Ballon d’Or 2025 : Vitinha (3e), Achraf Hakimi (6e), Nuno Mendes (10e), Khvicha Kvaratskhelia (12e), Fabien Ruiz (24e). Toutes ces vedettes parisiennes ont été stoppées dans leur élan par une défense marseillaise solide. À commencer par Nayef Aguerd.

    L’international marocain, auteur du seul but de la partie, s’affirme de plus en plus comme le patron de la charnière. Sa complémentarité avec Pavard permet de libérer d’un poids le capitaine Balerdi, encore sujet parfois à quelques maladresses. Mais au-delà des trois centraux, l’apport des pistons Weah et Palmieri a été crucial. Ils ont à la fois limité les assauts offensifs dans leurs couloirs respectifs, tout en participant à l’animation offensive, orchestrée par un Mason Greenwood des grands soirs. « Je pense que ça peut encore se perfectionner », estime à juste titre Pierre-Emerick Aubameyang, persuadé que ce valeureux succès va « renforcer le groupe ».

    Paixão, seul au monde

    Parmi les points positifs à retenir, le tandem danois Hojbjerg-O’Riley semble avoir trouvé son rythme de croisière. L’expérience du premier, associé à la fraîcheur du second, forme un milieu de terrain difficile à franchir. Finalement, seul Igor Paixão n’a pas été à la hauteur du Classique. L’ailier brésilien a eu plusieurs occasions de faire la différence dans le couloir gauche, mais il n’est pas encore fin prêt. Comme Timothy Weah et d’autres recrues avant lui, l’ancien chouchou de Feyenoord a besoin d’un temps d’adaptation pour retrouver son rendement d’antan. Histoire de prouver que la recrue la plus chère de l’histoire du club n’est pas un flop.

  • Plan-de-Cuques prêt à un grand affrontement contre l’équipe de Paris 92

    Plan-de-Cuques prêt à un grand affrontement contre l’équipe de Paris 92

    Après un match « costaud dans tous les secteurs de jeu » contre Besançon et une rencontre où « nous avons manqué de fraîcheur » à Nice, Plan-de-Cuques affronte Paris 92, ce mercredi (20h). Une confrontation au cœur d’une riche semaine pour le HBPC, qui se déplace dès vendredi à Strasbourg, pour le compte de la 4e journée de championnat. Les Franciliennes se rendent dans les Bouches-du-Rhône et vont retrouver une tête bien connue : Angélique Spincer.

    En effet, la coach des Plan-de-Cuquoises a joué durant 10 ans au club basé à Issy-les-Moulineaux. « Je connais très bien le club, parce que j’y ai fait une grande partie de ma carrière. Les joueuses et les dirigeants ont changé, mais je le porte dans mon cœur évidemment », confie l’entraîneur en chef.

    Angélique Spincer s’attend à un défi physique, un grand affrontement, ce mercredi soir, aux Ambrosis. « Elles vont mettre de l’impact défensif, imposer leur physique. J’attends une réponse de la part de nos joueuses par rapport au combat que l’on doit livrer. L’équipe qui rendra la meilleure copie remportera le match. » Dans un championnat aussi ouvert que la ligue française, tous les matchs comptent et toutes les équipes ont leurs ambitions. Gagner deux fois en 48 heures serait une belle avancée pour le HBPC. Une semaine charnière où Laurie Puleri va retrouver la feuille de match après son absence à Nice. Laureen Dembélé est encore incertaine, sa présence (ou non) sera décidée au dernier moment.

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    À 20h au gymnase des Ambrosis

  • Le premier « Glassico » tourne à l’avantage des Spartiates

    Le premier « Glassico » tourne à l’avantage des Spartiates

    L’excellente prestation de leurs voisins du stade Vélodrome, lundi soir lors du Classique contre le Paris Saint-Germain, semble avoir inspiré les Spartiates. Les hockeyeurs de la cité phocéenne ont remporté le premier acte du « Glassico » face à Cergy-Pontoise (5-3), mardi soir au Palais omnisports, à l’occasion de la quatrième journée de Ligue Magnus. Avec cette troisième victoire de la saison, les Marseillais grimpent à la quatrième place au classement.

    Comme les footballeurs marseillais, les hommes de Luc Tardif ont d’entrée de jeu fait la différence : une belle action collective a permis au jeune finlandais Kalle Myllymaa, meilleur pointeur de Cergy-Pontoise la saison passée, d’ouvrir le score pour les Spartiates. Dominant la première moitié du premier tiers-temps, l’attaque phocéenne a redoublé d’efficacité devant la cage francilienne. Le Canadien Alexandre Lavoie, déjà auteur de deux buts et deux passes décisives avant cette rencontre, a creusé l’écart quatre minutes plus tard.

    Myllymaa puissance 3

    Avec une telle entame, les supporters bleu et blanc croyaient dur comme fer à un succès évident. Mais les Jokers, reconnus pour leur pugnacité sur la glace, ont trouvé les ressources pour réduire le score, puis égaliser juste avant la première sirène. En montant progressivement en puissance dans tous les domaines, notamment celui de l’intensité, ils ont même fini par prendre l’avantage dès le début de la deuxième période. Sous les « Aux Armes » entonnés par le public, les Spartiates ont tenté de revenir dans la partie. Le défenseur français Yohan Coulaud, puis de nouveau Kalle Myllymaa par deux fois, qui est auteur d’un triplé dans ce Glassico, ont renversé la tendance pour, ainsi, filer vers la victoire. Une bonne opération avant de se rendre, vendredi (20h), chez leurs voisins niçois.

    4e journée – Ligue Magnus

    Au Pomge, à Marseille (4 634 spectateurs)

    Tiers-temps : 2-2, 2-1, 1-0

    Buts : Myllymaa (2, 40, 60), Lavoie (6), Coulaud (39) pour Marseille ; Philip (16), Perrenoud (20), Delatour (23) pour Cergy-Pontoise

    Pénalités : Joubert (11), Tavernier (19), Dair (43) pour Marseille ; Hostein.P (19) pour Cergy-Pontoise

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (A), Lindgren – Thompson, Joubert, Bouvet, Colotti (C), Lavoie, Myllymaa, Dair, Tavernier, Dufek (A), Welsh, Stromberg, Nsonsa Kitala.

    Entraîneur : Luc Tardif

    CERGY-PONTOISE : Ylonen, Richard – Coulombe (C), Melin, Palocsik, Shalei, Hostein.P, Muller – Petit (A), Gustafsson, Perrenoud, Le Lem, Philip, Addamo, Stella (A), Lee, Hostein.A, Delatour, Sokay, Limtong.

    Entraîneur : Kevin Da Costa

  • L’Urban Bowl Fest célèbre les cultures urbaines

    L’Urban Bowl Fest célèbre les cultures urbaines

    Plus qu’un simple événement sportif, l’Urban Bowl Fest, célèbre festival des cultures urbaines, occupe le mythique Bowl du Prado, du 24 au 28 septembre, à l’occasion de sa 16e édition. Au programme : roller, trottinette, skateboard, BMX et breakdance, des disciplines qui mettent en avant « un espace d’expression, de création et de rencontre ». « C’était important à nos yeux d’élargir l’horizon des cultures urbaines », souligne Mike Bonassi, co-fondateur de l’association AMSCAS, organisateur de l’événement qui se nommait à l’origine « Pro Bowl Contest », avant de devenir « Pro Bowl Fest ».

    Mission sociale

    Et ce n’est pas le seul changement qui a été opéré. « Historiquement, on l’organisait au début de l’été, mais on a voulu se détacher d’autres événements dans le but d’avoir une identité plus forte », raconte le président du comité départemental de roller et skateboard, en pensant notamment attirer plus de jeunes « à la recherche de nouvelles pratiques » après avoir repris le chemin de l’école.

    Côté compétition, l’Urban Bowl Fest parvient à attirer des athlètes internationaux. « On a des Néerlandais, des Espagnols et même des Australiens qui y participent », se réjouit Mike Bonassi, conscient que maintenir un événement « n’est jamais de tout repos ». « On voit que ce n’est pas évident, mais en tant que président d’une association d’éducateurs sportifs, il y a toujours cette envie de transmettre notre passion. On accueille des jeunes qui peuvent voir ce qui se fait de mieux dans ces disciplines avec des athlètes qui ne sont pas toujours accessibles », ajoute-t-il, convaincu que ses interventions, que ce soit en club ou dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV), créent des passerelles sociales.

  • Au carrefour de la recherche et des performances sportives

    Au carrefour de la recherche et des performances sportives

    Les Rendez-vous Carnot se tenaient, ce mardi, en plein cœur de Marseille. Le but du rassemblement ? Mettre en lien les entrepreneurs et leur donner accès au meilleur de la recherche publique française. Lors de ce salon, de nombreux stands ont présenté des nouvelles technologies liées au sport, des innovations au service de la performance des athlètes, mais aussi de leur santé. Trois d’entre elles retiennent l’attention, de par leur utilité pour l’entraînement personnel ou la prévention de séquelles cérébrales.

    L’entreprise Multi Wave et Amidex – le fonds d’investissement de l’université Aix-Marseille – ont co-financé un projet d’IRM mobile. Cette petite machine d’environ un mètre de haut doit servir à faciliter l’accès au scanner et répondre à des problèmes immédiats, comme lors d’un AVC. « Nous sommes en train de pousser les performances de la machine pour ensuite obtenir une certification », explique Jonathan Bartoli, responsable des projets et subventions pour Micro Wave. Les avantages de cet IRM, agir plus rapidement et permettre un suivi dit « longitudinal ». C’est-à-dire être dans la prévention, intervenir au moment d’une blessure et poursuivre lors du processus de guérison. Cette machine est facile à utiliser mais elle est encore au stade de la recherche. Pourtant, les potentiels clients se présentent déjà. « Des fédérations internationales nous ont déjà contactés , la NBA, le monde de la moto, le ski… », énumère Jonathan Bartoli. Avec l’idée d’étendre les compétences de l’IRM au reste du corps dans les années à venir.

    La réalité virtuelle entre en piste

    Quelques mètres plus loin, le projet Revea est lui aussi bien concret. Né d’un appel à projets de la Fédération française d’athlétisme, il permet d’optimiser les capacités d’anticipation des relayeurs de 4x100m grâce à la réalité virtuelle. L’athlète porte un casque de réalité virtuelle sans fil et doit ajuster en quelques foulées sa course en présence de jumeaux numériques. À la suite de l’entraînement, coach et sportif reçoivent un rapport d’analyse des performances. Ce dispositif 100% tricolore a déjà été utilisé en amont des Jeux olympiques 2024 et servira pour les prochaines échéances internationales. « L’outil est entièrement paramétrable. Le principal risque est que l’environnement soit trop éloigné de la réalité et que l’athlète soit perdu lorsqu’il est en piste. Le paramétrage est donc primordial », détaille Martin Eguiziona, doctorant travaillant sur ce projet. Le salon n’oublie pas non plus d’aider les athlètes handisports. Utilisable en rugby ou en athlétisme, un fauteuil équipé de roues connectées pourrait aider les sportifs à connaître exactement la puissance qu’il développe. Des capteurs sont placés au-dessus de la roue et les données sont envoyées sur une application smartphone. L’objectif, à terme, est de le rendre accessible aux professionnels, pour qu’ils adaptent leur préparation physique en fonction des résultats.

    Des projets à l’état embryonnaire pour certains ou déjà développé pour d’autres, avec le but de placer la performance au centre de l’attention.

  • Quand le Vélodrome se transforme en volcan

    Quand le Vélodrome se transforme en volcan

    L’ambiance, c’est ce qui a fait la légende du Vélodrome. Chaque nouvel Olympien rappelle que vivre une expérience dans ce stade, avec le maillot de l’OM sur le dos, c’est le kif absolu.

    Malgré un report au lundi soir, et quelques trous dans les travées dus au fait que certains supporters, venus de loin, avaient été contraints de renoncer au Classique, la marmite du boulevard Michelet s’est mise à bouillonner, bien avant le coup d’envoi de la rencontre.

    À l’entrée des joueurs, le la était donné. Il devait être difficile pour les Parisiens de s’entendre, tant la ferveur du peuple marseillais retentissait dans la nuit provençale. Rythmée par les chants, les encouragements et les réactions sur chaque action chaude, l’ambiance était aussi bouillante que dans la caldeira de l’Etna.

    Et lorsque Nayef Aguerd a ouvert le score, un magma de bonheur a déferlé des quatre points cardinaux. Au plus fort de la démonstration olympienne, l’ambiance était aussi dantesque qu’au Sükrü Saraçoglu de Fenerbahçe.

  • L’OM fait mettre genou à terre au PSG

    L’OM fait mettre genou à terre au PSG

    Quel OM allait-on voir face au PSG, dans un Classique visiblement plus équilibré que par le passé ?

    Celui qui a récité ses gammes, en match amical face à Aston Villa et dont Roberto De Zerbi ne cesse de rappeler que c’est cet OM-là qu’il aimerait voir plus souvent ? Celui qui a vaillamment résisté au Real, mardi, en ouverture de la Ligue des champions ? Ou celui qui doute encore de ses capacités ?

    Pour retrouver le collectif presque irrésistible qui avait dominé les Anglais en match de préparation, il faudra patienter encore un peu. Le temps que les recrues de la dernière heure aient définitivement trouvé leurs marques dans le groupe. Néanmoins, face au champion d’Europe et de France en titre, le collectif marseillais a montré qu’il était sur la bonne voie.

    En ouvrant le score, après quatre minutes et trois secondes, Nayef Aguerd a non seulement montré le chemin à son OM, mais marqué le but le plus rapide face au PSG depuis 45 ans. Des Parisiens qui ont eu du mal à se remettre du coup, et auraient même pu être mis KO à la demi-heure de jeu. Mais ce qui aurait dû être à la fois le second but olympien et de Benjamin Pavard était annulé pour hors-jeu.

    Même si les Parisiens avaient le plus souvent la maîtrise du ballon, ce sont bien les Phocéens qui avaient le match en mains. En bloquant l’approche du but de Geronimo Rulli. Et en se montrant dangereux sur chaque coup d’accélérateur. Le gardien marseillais, lui, étant rassurant sur les quelques tentatives adverses. Notamment cette frappe d’Achraf Hakimi qu’il déviait en corner, à l’heure de jeu.

    Grâce à Nayef Aguerd, l’OM avait mis un terme à une série de six matches de championnat sans but. Le Marocain effaçant ainsi Florian Thauvin des tablettes. Il restait aux Olympiens de Roberto De Zerbi à en effacer une autre. Celle de la bande à Didier Deschamps, qui s’était offert la dernière victoire au Vélodrome, en championnat, le 27 novembre 2011.

    Tandis que Luis Enrique cherchait des solutions pour aider son équipe à forcer le bloc marseillais, l’OM faisait de la résistance. Menant sa barque contre vents et marées. Avec toujours un coup d’accélérateur pour faire frissonner de plaisir le Vélodrome.

    Un Vélodrome qui se levait comme un seul homme pour réclamer un penalty, sur une poussette dans le dos de Pierre-Emerick Aubameyang par Illia Zabarnyi. Jérôme Brisard signalait un hors-jeu de l’attaquant provençal (85). Le Gabonais aura la balle du 2 – 0 dans le temps additionnel, mais perdra son duel avec Lucas Chevalier.

    Mais l’OM ne devait pas lâcher. Dans un Vélodrome en furie, les dernières secondes ne changeaient rien à la donne. Le PSG a mis genou à terre.

    Le but le plus rapide inscrit face au PSG depuis 45 ans

  • Les Spartiates face au défi Cergy

    Les Spartiates face au défi Cergy

    Les Spartiates retrouvent leur glace après deux déplacements. Marseille accueille, ce mardi (20h30), Cergy-Pontoise pour le compte de la 4e journée de Ligue Magnus. Un adversaire qui compte actuellement le même nombre de points que les Provençaux. Les joueurs de Luc Tardif ont bien géré leur début de saison avec deux succès contre Anglet et Gap avant un revers à Rouen, mastodonte du championnat. « On a bien commencé la première semaine avec ces deux victoires. On a mis en place des choses durant la présaison et ça commence à être appliqué en match », rapporte le défenseur Enzo Catangallo.

    À Rouen, le début de match s’est « très mal passé » avant un sursaut, insuffisant pour l’emporter face aux Dragons (1-4). Comme souvent en hockey sur glace, les effectifs sont bouleversés d’une année sur l’autre. Une donnée qui rend l’analyse adverse plus complexe, surtout sur un début de saison. « Nous savons que Cergy a changé une bonne partie de leur équipe. Elle est rajeunie et va vite sur la glace », explique Enzo Catangallo. Mais les Marseillais préfèrent se concentrer sur eux, avant de penser à leurs opposants. « Nous restons plutôt focus sur nous, sur la façon dont on veut gérer le match. Peu importe l’adversaire, on essaie de jouer notre jeu. » Face à une formation prolifique (16 buts marqués en 3 matches), les Spartiates auront fort à faire, devant leur public.

    4e journée de Ligue Magnus

    À 20h30 au Pomge

    Marseille : Kasik – Petersson, Lindgren, Ruusu, Catangallo, Coulaud, Bourgeois – Dufek, Thompson, Lavoie, Colotti, Stromberg, Joubert, Dair, Myllymaa, Welsh

    Cergy : Richard, Ylönen – Coulombe, Melin, Palocsik, Müller, Shalei – Petit, Gustafsson, Perrenoud, Philip, Lee, Stella

  • Timothy Weah s’est métamorphosé depuis le déplacement au Real Madrid

    Timothy Weah s’est métamorphosé depuis le déplacement au Real Madrid

    Commencer son aventure à l’Olympique de Marseille, club où la pression médiatique et sportive est à son paroxysme, n’est jamais chose aisée. Timothy Weah en a fait l’expérience lors de ses débuts sous le maillot phocéen.

    Ses trois premières prestations avaient notamment mis en lumière un garçon en « manque de repères », « rarement dans le bon tempo » et jusqu’à même « absolument inoffensif » selon nos confrères. Mais depuis le déplacement à Madrid (2-1), mardi dernier à l’occasion de la première journée de Ligue des champions, où il a inscrit le seul but marseillais de la partie, l’international américain s’est mis au diapason et fait taire ses détracteurs. Face aux Parisiens, le fils de « Mister George » a joué à merveille son rôle de piston droit, poste auquel il n’a pas évolué lors de la réception du Paris FC (5-2), sa plus mauvaise performance sous les couleurs phocéennes.

    Gonflé à bloc

    Il a su à la fois créer le danger offensivement dans son couloir, tout en assurant une excellente couverture défensive sur ses vis-à-vis. Selon les situations de jeu, Weah était en charge de Nuno Mendes ou Khvicha Kvaratskhelia, deux joueurs cadres du groupe parisien en l’absence de Désiré Doué, Ousmane Dembélé, João Neves et Bradley Barcola. Il faut dire que le joueur formé dans la Capitale était très motivé à l’idée d’affronter son ancien club. « Ma confiance est très haute après le Real. J’espère pouvoir faire un gros match pour l’équipe », a-t-il lancé au micro de Ligue 1+ avant le coup d’envoi. Le piston marseillais était tellement excité qu’il s’est laissé aller à quelques excès de confiance, qui lui ont valu un carton jaune en début de deuxième période. Sans doute son seul point négatif du match.