Category: sports

  • L’OM prend le pouvoir

    L’OM prend le pouvoir

    Un an après y avoir vécu sa première grosse désillusion, Roberto De Zerbi revenait à la Meinau.

    Depuis les tribunes, car il purgeait son match de suspension suite au carton rouge reçu lundi face au PSG, l’entraîneur olympien a dû se dire, durant près de 75 minutes, que la plaine des Bouchers, où se trouve le stade de Strasbourg, est pour son équipe aussi maudite que celle de Warerloo pour Napoléon. Jusqu’au final époustouflant de ses hoplites.

    S’ils ont été surpris par la vivacité alsacienne, les Olympiens ont trouvé les ressources pour aller chercher leur revanche sur l’an dernier, alors que le sort semblait une fois encore leur jouer des tours.

    Alors que Amine Gouiri, Igor Paixão ou Timothy Weah ont eu des opportunités, c’est encore une fois Strasbourg qui a tiré le premier. L’an dernier, c’est en fin de première période que Diégo Moreira avait fait la différence. C’est dès le retour des vestiaires qu’Abdoul Ouattara a trouvé la faille dans une défense marseillaise mise en déroute par Emmanuel Emégha.

    Privé d’un but en première période par l’assistance vidéo, le capitaine bas-Rhinois devenait passeur décisif, réveillant au passage même les plus ardents supporters grévistes de la Meinau. Toutefois, l’OM version 2025/2026 a su se remettre de ce coup du sort. Porté par la vague du succès face au PSG, le collectif marseillais, revigoré par les entrées de Pierre-Emerick Aubameyang et Mason Greenwood, n’abdiquait pas.

    Leurs efforts seront récompensés. Avec le premier but inscrit hors du Vélodrome cette saison, signé de l’inévitable « PEA ». Si Strasbourg pensait terminer tranquillement, ce but olympien dans le dernier quart d’heure redistribuait les cartes.

    L’OM en avait encore sous les crampons, et le travail de saper devait être récompensé par un second but, synonyme de victoire et de première place, signé Michaël Murillo.

  • Aubagne réalise un gros coup en s’imposant sur la pelouse de Fleury

    Aubagne réalise un gros coup en s’imposant sur la pelouse de Fleury

    Aubagne a frappé en seconde période pour s’assurer un 3e succès cette saison. Une victoire 2-0 sur la pelouse de Fleury, pour se rapprocher du podium de National 1.

    Il ne fallait pas manquer les 20 premières minutes de match. Les deux formations se sont rendues coup pour coup avec des occasions nettes pour Aubagne et Fleury. Le Scaab s’est montré le plus dangereux avec plusieurs situations, dégagées ou stoppées dans la précipitation par les locaux. Ce dispositif en 3-4-3 installé par le coach Gabriel Santos permet aux bucco-rhôdaniens d’utiliser les ailes efficacement avec Rocchia et Abdallah. Ensuite, un long temps faible s’est installé avec tout de même quelques ballons dangereux envoyés dans la surface aubagnaise, sans qu’il n’y ait de but. Le score est nul et vierge après 45 minutes.

    Il a fallu 45 secondes en deuxième période pour finalement voir un but. D’entrée de jeu, un centre venu de la gauche termine dans les pieds d’El Kaddouri, qui ouvre le score. Un quart d’heure plus tard, suite à un coup franc adverse mal joué, un contre est réalisé en vitesse. En supériorité numérique, le Scaab a également conclu, par Chaban, pour sceller le sort de la rencontre. Même si Fleury a repris le contrôle du ballon par la suite, Mohamed Nehari et ses coéquipiers ont conservé leur solidité défensive et quittent l’Île-de-France sans avoir concédé un seul but. Au soir de la 8e journée, Aubagne est 6e à un point de la 2e place.

  • Provence rugby à la recherched’une victoire salutaire face à Dax

    Provence rugby à la recherched’une victoire salutaire face à Dax

    Provence Rugby est monté dans un wagon et se retrouve à faire les montagnes russes depuis le début de la saison. Il y a eu des hauts avec cette victoire contre Biarritz, mais du très bas avec trois défaites, dont la dernière à Vannes (7-40). Avant la réception de Dax (ce vendredi à 19h30), lanterne rouge de Pro D2, Rémy Ladauge, entraîneur de la défense, revient sur ce qui a pêché en Bretagne. « Il y a quelque chose de récurrent, nos entames de match nous mettent systématiquement en difficulté. Nous n’avons pas besoin de l’adversaire pour se retrouver dans cette position, on le fait nous-mêmes », rapporte le coach présent depuis 4 ans à Aix-en-Provence. Un mal profond depuis début septembre avec un très grand nombre de points encaissés dans les 20 premières minutes des rencontres. Plus qu’handicapant pour l’heure restante.

    Pourtant, Provence Rugby avait les cartes en mains pour briller sur la pelouse de la Rabine, à Vannes. « Nous étions dans les meilleures dispositions pour aller à Vannes. L’avion, l’hôtel, le président ne pouvait pas faire mieux. Le problème vient de nous, il faut qu’on réagisse. » Des problèmes de concentration ont miné les Provençaux. Plusieurs trous d’air regrettables et l’objectif d’être plus clinique contre Dax, qui vient au stade Maurice-David sans pression. L’opportunité est là pour les Landais, capables de faire un coup.

    Rebondir, tous ensemble

    Le 2e ligne d’origine colombienne Andres Zafra Tarazona raconte que la solution pour sortir de cette spirale négative n’a pas encore été découverte. Pourtant, les joueurs s’entendent bien et réalisent des entraînements prometteurs. « Le groupe vit très bien, on s’entend très bien. Malheureusement, cela ne se ressent pas sur le terrain. L’état d’esprit est le bon mais il faut aussi que l’on soit tous sur la même longueur d’onde. » Le rebond est obligatoire face à Dax, pour ne pas perdre encore plus de plumes lors de ce mois de septembre très compliqué à Provence Rugby.

    5e journée de Pro D2

    À 19h30 au stade Maurice-David

    Arbitre : Hugo Dutreuilh

    Provence : Drouet – Bituniyata, Lucas, Finau, Tui – Soulan, Coville – Tuisue, Pinheiro Ruiz, Jalagonia – Youyoutte, Zafra Tarazona – Yemsi, Latterrade, Taofifenua

    Dax : Oltmann – Naseara, Fourquet, Puntous, Couget – Seguy, Ravier – Ferrer, Lacroix, Barrere – Maalla, Loiret – Joel de Almeida, Hiriart Urruty, Drean

  • L’OM vise la tête à Strasbourg

    L’OM vise la tête à Strasbourg

    En battant le PSG lundi, ses hommes ont mis un terme à quatorze ans de disette au Vélodrome.

    « J’ai conscience maintenant que nous allons être encore plus attendus et que les attentes seront plus fortes, ce qui est normal après avoir battu Paris ». Roberto De Zerbi sait désormais que son équipe a les capacités de bousculer plus fort qu’elle. Cela s’était vu à Madrid, face au Real, malgré un résultat négatif. Les espoirs nés à Santiago Bernabéu ont été confirmés au Vélodrome.

    Il reste maintenant à digérer un résultat qui lance l’OM dans la course au podium. Et le déplacement à Strasbourg arrive à un moment clef, cinq jours avant la première sortie en Ligue des champions au Vélodrome avec la réception de l’Ajax. « Après notre prestation face au PSG, il n’y a pas d’angoisse particulière. Ce qui nous est arrivé, ce n’est que du positif », souligne l’entraîneur marseillais.

    Ses joueurs se sont focalisés sur le voyage en Alsace. « Depuis mardi soir, il n’y a plus que Strasbourg dans nos têtes » confirme Emerson. L’international Italien vient d’enchaîner deux titularisations et autant de prestations de très haut niveau et se dit apte à garder le rythme. « J’avais besoin d’être sur le terrain. Au Real, j’ai eu un petit coup de fatigue. Mais face au PSG, j’étais beaucoup mieux et j’ai pu tenir l’ensemble du match », a-t-il relevé.

    Malgré son arrivée tardive il a rapidement trouvé ses repères. Et son entente avec le trio Aguerd – Balerdi – Pavard a donné un sans-faute, lundi. « Si nous, défenseurs, avons pu faire du bon travail, nous le devons à l’ensemble de l’équipe qui a nous a facilité la tâche » a-t-il insisté.

    La page PSG est tourne, et l’OM s’est concentré sur un déplacement à Strasbourg où Roberto De Zerbi espère vivre une meilleure expérience que l’an dernier. « Nous étions un peu comme aujourd’hui, après une victoire à Lyon. La chute a été dure ! » se souvient-il.

    L’Italien ne veut pas que l’histoire se répète (défaite 1 – 0) face à un adversaire dont le groupe a été remanié, « mais qui conserve une bonne organisation et de bonnes individualités. Je m’attends à un match difficile » admet-il.

    Pour préparer ce match, Roberto De Zerbi avait envisagé un stage à Rome. Annulé du fait du décalage de la réception du PSG. Ses troupes se sont entraînées à La Commanderie cette semaine. Quant à son onze de départ, « il y aura quelques retouches, mais pas pour de simples rotations » confesse-t-il.

    Il tient à ce que son OM confirme à la Meinau les bonnes intentions des deux dernières sorties. Avec une idée en tête. « Si nous gagnons, nous serons leaders. Même pour une soirée, c’est important ! » conclut-il.

    « Depuis mardi soir, il n’y a plus que Strasbourg dans nos têtes »

  • Les Spartiates face au défi niçois

    Les Spartiates face au défi niçois

    Les Spartiates de Marseille ne quittent plus la compétition. Un cinquième match en deux semaines se profile avec ce court déplacement dans l’antre des Aigles de Nice. La patinoire Jean-Bouin, en plein cœur de la cité azuréenne, accueille ce choc de la Méditerranée, comptant pour la 5e journée de Synergie Ligue Magnus. Chez leur voisin niçois, les Marseillais comptent bien poursuivre leur dynamique positive. Trois victoires satisfaisantes, une seule défaite, mais sur la glace de l’un des favoris au titre national en fin de saison : les Dragons de Rouen. Hormis ce faux pas en Normandie, les hommes de Luc Tardif ont parfaitement géré leurs confrontations contre Anglet, Gap et Cergy-Pontoise.

    Appliqués, les Spartiates ont construit leurs victoires lors de chaque tiers-temps. De l’assurance devant leur public, avec un Pomge toujours aussi plein, et une solidité affichée lors du voyage en terres gapençaises.

    Une équipe centrée sur elle-même

    Du staff aux joueurs, tous étaient heureux de la préparation estivale. Une montée en puissance physique, technique et des hockeyeurs prêts pour l’entame du championnat. Le fait de se centrer sur eux-mêmes, sans se soucier trop du jeu des adversaires, fonctionne à merveille sur ces 15 premiers jours de compétition.

    Nice ne jouera, vendredi, que son troisième match de la saison, alors que Marseille entrera sur la glace pour la 5e fois. La dynamique ou la fraîcheur ? Rendez-vous, ce vendredi soir, pour connaître le vainqueur.

    5e journée de Ligue Magnus

    À 20h30 à la patinoire Jean-Bouin

  • Aubagne positif avant Fleury

    Aubagne positif avant Fleury

    Un périlleux déplacement pour boucler le mois de septembre. Aubagne joue ce vendredi soir (19h30) sur la pelouse de Fleury, promu cette saison en National 1. Le nouveau venu ne fait pas les choses à moitié en se trouvant actuellement à la 6e place du championnat. Mohamed Nehari et ses coéquipiers ont analysé le jeu des Franciliens et s’attendent à affronter une belle équipe : « Nous les avons observés à la vidéo, c’est une bonne équipe. Ils jouent les coups à fond, effectuent un pressing haut et sont tactiquement rodés », explique le capitaine. Un club francilien qui a enfin réussi à monter dans l’antichambre de la Ligue 2, après 10 ans passés en quatrième division.

    Le Scaab a correctement débuté la saison. Après un faux pas lors de la première journée, ils se sont mis au diapason du National 1. « Le changement de système nous a fait du bien [du 4-2-3-1 au 3-4-3, Ndlr]. On a retrouvé de la solidité défensive et ça permet de mettre en valeur nos recrues, comme Christopher Rocchia, au poste de piston gauche », détaille Nehari.

    « 19 ou 20 joueurs prétendent à jouer »

    Les six premières rencontres ont pu mettre en valeur une certaine densité dans l’effectif aubagnais. À présent, il y a une bataille pour savoir qui sera couché sur la feuille de match par l’entraîneur Gabriel Santos. Mohamed Nehari est satisfait de cette émulation interne. « Nous avons un noyau de 19 ou 20 joueurs qui prétendent à jouer. C’est plus un mal de tête pour le coach, cette concurrence va nous pousser à élever notre niveau de jeu. » Sans réelle pression, Aubagne va se présenter, ce soir, à Fleury, avec l’envie d’aller empocher un troisième succès cette saison.

    8e journée de National 1

    À 19h30 au stade Robert-Bobin

  • Strasbourg dans la tempête avant d’accueillir l’OM

    Strasbourg dans la tempête avant d’accueillir l’OM

    Que se passe-t-il à Strasbourg ? Adversaire de l’OM, ce vendredi (20h45), le Racing joue bien au football depuis le début de la saison, mais fait parler de lui en dehors des terrains. Le 4e de Ligue 1, ex æquo avec le leader monégasque, se retrouve embourbé dans des problèmes internes, entre les ultras, la présidence et le propriétaire.

    En cause, l’omniprésence de BlueCo, également actionnaire principal de Chelsea, qui a tout chamboulé en Alsace ces 24 derniers mois. Arrivé d’un nouveau coach à l’été 2024, 15 recrues lors du mercato estival 2025 et une unité qui s’effiloche petit à petit. Une situation qui crispe les ultras. Les tensions sont montées d’un cran lorsque le capitaine, Emmanuel Emegha, a posé avec le maillot de Chelsea, club qu’il rejoindra la saison prochaine. Le joueur et Marc Keller, président historique du RCSA, ont été ciblés par des banderoles, lors du dernier match à domicile.

    L’initiative des Ultras est mal passée au sommet de la direction, au point de voir apparaître des mesures pouvant être interprétées comme liberticides : accès restreint aux locaux du club, tifos contrôlés en amont, retour des billets nominatifs… Les Ultras Boys 90, principal groupe de supporters, ont réagi dans un communiqué. Ils proposent une réunion privée pour s’expliquer : « Nous restons ouverts au dialogue, mais nous ne pouvons accepter que 14 années d’engagement soient balayées sans explication ni concertation. Nous remercions toutes celles et ceux qui ont défendu notre droit à la libre expression. »

    La fin de l’union sacrée

    Nicolas Kssis-Martov est journaliste pour So Foot et se trouve être un enfant du quartier de la Meinau. Là où il allait à l’école avant de rejoindre la région parisienne. Observateur du Racing, il éclaire sur cette osmose qui est en train de disparaître. « Il y avait une unité autour du club. Plus qu’une identité, l’union sacrée était importante dans la ville et elle est en train de voler en éclats. On dit parfois qu’à Strasbourg, il y a la cathédrale et la Meinau comme monuments. »

    La fracture se fait également au sein même des supporters. Ultras et fans hors virage s’écharpent sur les réseaux sociaux ou bien directement dans le stade. « Les ultras ont la vision d’un club qui a failli disparaître et qui veut conserver des valeurs. D’autres supporters, arrivés plus récemment, rêvent d’Europe, voient l’équipe bien jouer et sont satisfaits de ça. Ils pensent que les ultras trahissent le club et ils les sifflent même lors des matches », rapporte Nicolas Kssis-Martov, sans vouloir taper sur une partie ou l’autre.

    L’auteur du livre Qatar, le Mondial de la honte, établit également un lien entre l’OM et le club strasbourgeois : « Je trouve que ces deux clubs occupent une place singulière dans leur ville et ce qu’ils dégagent pour leurs fans. » Après leurs interventions en tribunes contre Le Havre, les ultras alsaciens pourraient récidiver contre Marseille, dans un match avec une portée plus grande. Pour continuer de montrer leur combat et alerter sur les méfaits de la multipropriété dans le football.

  • PLAN-DE-CUQUES 34 (14)

    PLAN-DE-CUQUES 34 (14)

    Les Plan-de-Cuquoises poursuivent leur bon début de saison avec un important succès contre Paris 92 (34-29). Une victoire qui leur permet de rester en haut de tableau, avant un périlleux déplacement à Strasbourg, samedi.

    Plan-de-Cuques a pourtant connu meilleure entame de partie. En manque d’agressivité lors des phases défensives, les Parisiennes ont pris un avantage en profitant des errements locaux. Angélique Spincer a dû poser un temps mort après 8 minutes de jeu (2-5). Sous l’impulsion de Nina Perret et Helena Mathon (3 buts chacune), le HBPC a enchaîné plusieurs périodes de meilleure qualité. Finalement, les deux équipes se sont tenues jusqu’à la fin de la première mi-temps. Score de parité à la pause : 14-14.

    Cette victoire s’est dessinée au cœur de la seconde période. Un élan offensif, des arrêts d’Andrea Novellan et l’intelligence de jeu de l’une des meilleures canonnières de la ligue avec Nele Antonissen. Plus prolifiques, Lola Berrais et ses coéquipières ont croqué les espaces pour s’assurer un 2e succès en trois matchs. L’indiscipline des Franciliennes a aussi compté dans le résultat final. L’écart était fait et la pression a baissé en fin de partie, même si Angélique Spincer a révélé ne pas avoir été sereine jusqu’au bout : « Nous avons mis du temps à nous mettre dans le rythme. On a ensuite accéléré notre jeu, même si ça a été dur à construire. Cette victoire fait du bien. »

    3e journée de Ligue Butagaz Energie

    Gymnase des Ambrosis

    Plan-de-Cuques : Novellan, Schüpbach – Martel (cap.), Puleri, Antonissen, Kromoska, Mathon, Naal, Dembélé, Loquay, Berrais, Perret

    Entraîneur : Angélique Spincer

    Paris 92 : Serdarevic, Foggea – Moretto (cap.), Golvet, Cissokho, Kanouté, Blonbou, Plotton, Hansson, Maurin, Berger, Thobor

    Entraîneur : Naim Sarni

  • La Marseillaise Camille Cerutti en pleine préparation avant l’hiver

    La Marseillaise Camille Cerutti en pleine préparation avant l’hiver

    Venir de Marseille et dévaler les pistes des plus grandes compétitions internationales de ski, c’est bien possible. Camille Cerutti en a fait son métier. La skieuse de la cité phocéenne est actuellement à Ushuaia, en Argentine, pour préparer au mieux la saison à venir. En point d’orgue de cet hiver, les Jeux olympiques de Milan – Cortina d’Ampezzo (6-22 février 2026). Pour cela, le programme de la préparation estivale était chargé. Un court passage par l’Insep, un stage sur les skis à Zermatt (Suisse) et de la fonte soulevée au centre national d’entraînement, à Albertville. Tout ceci en quelques semaines, avant de s’envoler pour l’hémisphère sud et « s’orienter vraiment sur le ski ». « Nous avons de bonnes conditions. C’est toujours très sympa d’aller en hémisphère sud, car les conditions sont différentes. On se régale tous les jours », raconte la descendeuse de l’équipe de France.

    Les Bleues ne sont pas venues en Terre de Feu pour les couchers de soleils rouge sanguine ou les paysages carte postale, mais bien pour du foncier. Un mois d’entraînement, pas de compétition, pour travailler et se rapprocher progressivement du début de l’hiver.

    Les Jeux olympiques sont, aussi, forcément dans un coin de sa tête. Les précédents, à Pékin (2022), étaient une découverte pour elle, avec des émotions passant d’un extrême à l’autre. « Il y a 4 ans, je n’étais pas prévue pour participer aux JO. C’était une surprise de les faire. Là, c’est différent, parce que c’est vraiment un objectif à part entière. De la revanche ? Complètement. De l’excitation aussi, car je sais que je n’ai pas vécu les premiers de la meilleure des manières. J’ai envie de réécrire l’histoire et rentrer chez moi fière. Et en un seul morceau aussi (rires). » En effet, la Marseillaise avait lourdement chuté lors de la descente des JO chinois. Rupture du ligament croisé antérieur du genou et ménisques touchés, pour sa première expérience mondiale.

    « On est prêt à prendre beaucoup de risques »

    Au cours du mois de septembre, en Amérique du Sud, le ski a malheureusement rappelé qu’il était un sport dangereux. Alors que Camille Cerutti et ses coéquipières se trouvaient à l’entraînement, l’Italien Matteo Franzoso a trouvé la mort plus au nord, à la Parva (Chili), lors d’un accident. Une chute violente, avec un choc à la tête. Il est décédé quelques jours plus tard, à la veille de son 26e anniversaire. « On l’a appris assez vite, raconte la Marseillaise, la gorge nouée. On a su pour la gravité de la chute. C’est quelque chose de terrible, on essaie de se remettre de ça et je ne sais pas si on y arrivera un jour. »

    La Fédération internationale de ski (FIS) tente de prendre des dispositions (airbags, sous-vêtements anti-coupures), mais le risque zéro n’existe pas. Matteo Franzoso est le troisième skieur à mourir sur les spatules, ces douze derniers mois, après Matilde Lorenzi et la Française Margot Simond. Camille Cerutti, 27 ans, témoigne fait de vivre avec ce risque : « C’est compliqué notre sport. On occulte le fait que l’on peut mourir de ça. On est prêt à prendre beaucoup de risques, se faire mal, moi je n’ai aucun problème avec le fait de se blesser. Mais de là à se tuer en faisant ce que l’on aime… »

    Pour la suite de l’automne, le programme est encore flou. Ski à Ushuaia jusqu’au 1er octobre, puis de nouveau de l’entraînement en Europe avant d’attaquer la compétition. Les conditions de neige fixeront les dates de stage. Pour Camille Cerutti, l’objectif est de valider sa place aux Jeux et vivre sa seconde expérience olympique.

  • Le bouquet final est prévu à la Boule de Vitrolles

    Le bouquet final est prévu à la Boule de Vitrolles

    C’est le 18 octobre que les diverses coupes de Provence connaîtront leur épilogue. Nouvellement mise en place, cette compétition aura avancé chaotiquement. Il est évident que le contexte est différent, il faut avoir, là, plus l’esprit de club que la recherche ou l’appât du gain. On joue, là, pour le plaisir de défendre les couleurs de son groupe, et pour l’essentiel on y croise des joueurs qui ont un mental approprié pour ce style de compétition.

    Jeu Provençal : on approche de la configuration du dernier carré.

    On connaît pour l’heure trois des formations qui participeront au dernier carré de cette épreuve. La B. de Beaumont qui a battu les Boulomanes Ciotadens (notre édition du jeudi 11 septembre), le C. Saint-Michel de Plan-de-Cuques (ci-contre) et la B. de Velaux qui s’est imposé à Rousset en fin de semaine 11 à 3.

    Pour savoir lequel de la Boule Sauvage Entressen ou des Marseillais de la Boule du Vallon, fermera ce dernier carré, il faudra attendre le samedi 4 octobre en soirée. Les deux formations ont fixé cette date pour croiser le fer.

    C’est en fin de semaine, dans son fief du Plan des Pennes que la formation du président Jean Léonetti a accueilli le C. Saint-Michel de Plan-de-Cuques. Sous la direction de l’arbitre Jean-Luc Ballester.

    Si les visiteurs vont remporter aisément deux doublettes, c’est sur un carreau de Pascal Vitielli, avec quatre points récoltés que les locaux vont entretenir l’espoir.

    Ils doivent pour poursuivre l’aventure s’imposer dans les deux triplettes. Il va y avoir un peu de suspense, avec des parties de qualité, avant que la force de frappe d’Alain Vincensini, bien épaulé, il est vrai, par Éric Ségui et Patrick Poujol, ne précipite la défaite des locaux.

    C’est autour du sacro-saint pot de l’amitié que va se clôturer ce face-à-face. Le président Léonetti souhaitant au nom des siens bonne chance à son adversaire pour la suite de la compétition.

    Fiche technique

    Boule Plate : Francis Minniti – Pascal Vitielli – Michel Frac – Robert Landi – – Gilbert Rizzo – Cédric Muller- Alain Raphaël – Marc Hamparsoumian – Capitaine : Marc Caillol

    C. Saint-Michel Plan-de-Cuques :

    Alain Vincensini – Éric Segui – Conte Francis – Lucas Lombardi – Raymond Léotardi – Patrick Poujol – Maurice Moullet – Capitaine : René Nichanian

    Doublettes :

    Vitielli – Minniti battent Moullet – Segui. 11 à 7 // Vincensini – Léotardi battent Rizzo – Landi 11 à 5

    Conte – L. Lombardi battent Muller – Hamparsoumian 11 à 3

    Triplettes

    Poujol – Segui – Vincensini battent Minniti- Muller – Vitielli 11 à 5

    Hamparsoumian – Rizzo – Frac et Lombardi – Conte – Léotardi (Arrêté)

    Pétanque : pour l’heure Orgon seul postulant

    Alors que la date butoir est fixée au 6 octobre, seul Orgon, qui a disposé des Boulomanes Ciotadens, est entré dans le dernier carré.

    À l’heure ou nous mettons sous presse, le résultat de la partie entre la Boule Modérée et Meyreuil, qui se jouait hier en début de soirée, ne nous est pas parvenu.

    C’est demain que la boule de l’Élysée et Sénas vont disputer leur quart de finale, on aura alors le troisième qualifié.

    À l’image de leur adversaire la B. Verte de Biver, il nous est difficile de joindre les dirigeants des Pieds Tanqués de Miramas. Voilà qui ne nous permet pas de savoir où en sont les transactions pour prévoir la date de la rencontre. En attendant, une date butoir reste fixée au 6 octobre.

    Féminines : seule la Boule Carnoux est dans le carré

    Pour s’être défait de Pélissanne, les joueuses d’Anthony Dabat sont les seules à être fixées pour ce rendez-vous vitrollais.

    C’est demain que le Smuc et la B. Verte de Biver ont rendez-vous pour disputer ce quart de finale. Quant à la Boule Modérée, elles donneront l’hospitalité à la Boule Doria le 4 octobre à 15h.

    Pour la B. Aixoise et les Pieds Tanqués Miramas la rencontre est fixée à la date butoir pour ce tour soit le 6 octobre.