Category: sports

  • Amsterdam compte toujours sur une jeunesse éclatante

    Amsterdam compte toujours sur une jeunesse éclatante

    Faites vos jeux, rien ne va plus. L’Ajax arrive, ce mardi (21h), au stade Vélodrome, pour cette 2e soirée de Ligue des champions. La formation amstellodamoise réalise un bon début de saison, comptablement parlant, mais le contenu des matches fait grincer des dents les fans ajacides. Les confrontations modestes en championnat (Breda, Volendam, Almelo, mais le PSV) n’ont pas non plus préparé l’équipe d’Amsterdam aux joutes européennes. Malgré tout, l’Ajax possède un centre de formation hors pair et plusieurs jeunes talents pointent le bout de leurs crampons. Dans la lignée des De Jong (FC Barcelone), Gravenberch (Liverpool), Timber (Arsenal), quelques joueurs sont promis à un bel avenir.

    Du talent à revendre

    « Rayane Bounida est sans doute le plus prometteur de la génération U21/U19. Techniquement, il est très au-dessus de la moyenne. » C’est avec ces mots que @Foot_NL présente la première pépite. Ce compte X géré par plusieurs passionnés de football néerlandais totalise près de 11 000 abonnés et reste à l’affût de chaque actualité. Hormis le milieu offensif d’origine marocaine, Jorthy Mokio est également un joueur à suivre de près. Extrêmement précoce, le milieu offensif né en 2008 est moins en vue ces derniers mois. « Mokio avait débuté en fanfare, il a perdu du temps de jeu et semble moins dangereux qu’à ses débuts », nuance le compte Foot néerlandais. Kenneth Taylor est sûrement le jeune le mieux installé au cœur du dispositif du coach John Heitinga. Le numéro 8 de 23 ans a trouvé sa place : « Kenneth Taylor reste l’un des joueurs les plus influents. Ancré dans l’entrejeu, il peut parfois passer à côté de certains matches, mais il est considéré comme un leader naturel qui organise le jeu de l’équipe. »

    Offensivement, deux joueurs sont aussi à mettre en avant pour leurs qualités. Le premier est Oscar Gloukh. Transfuge du Red Bull Salzburg, l’Israélien est arrivé cet été. Ce week-end, face à Breda, il a ouvert le score sur une passe de Mika Godts. Le Belge, formé à Genk, est justement l’homme dangereux de cette attaque ajacide. « Il représente une menace constante. C’est un ailier qui ne se contente pas de rester collé à la ligne, il pénètre souvent dans la surface pour créer un danger direct. » En comparaison avec les précédentes générations dorées de l’Ajax, celle-ci semble être d’un calibre moindre. Des talents individuels, oui, mais « un manque de constance collective et un contexte moins favorable », d’après ce compte spécialisé. « Il est toutefois réaliste d’imaginer que deux ou trois joueurs de cette vague perceront au final ».

  • Encore une défaite pour Les Marseillaises

    Encore une défaite pour Les Marseillaises

    L’air martégal ne réussit pas aux Marseillaises dans ce début de saison en Arkema Première Ligue. Les protégées de Dalin Anrifani ont concédé samedi soir une troisième défaite de rang lors de la réception du FC Fleury 91 (0-2). Sans aucun point marqué après les trois premières journées de championnat, elles trustent la lanterne rouge, aux côtés de Montpellier et Saint-Etienne. Ce dernier sera d’ailleurs le prochain adversaire des Olympiennes, samedi 4 octobre (17h). Un affrontement qui semble déjà capital pour un éventuel maintien en Arkema Première Ligue.

    Le bon souvenir de Caputo

    Face aux joueuses de l’Essonne, Les Marseillaises ont raté leur entame de match. Deux buts, quasiment coup sur coup, ont donné un avantage certain aux Floriacumoises, portées par l’Aixoise Cindy Caputo. Cette dernière a joué six saisons sous le maillot de l’OM entre 2014 et 2020. « Comme lors des matches précédents, on est entré dans le match bien trop tard », a reconnu Tess Laplacette, consciente que leur manque d’expérience du plus haut niveau leur fait cruellement défaut. « Pour moi, c’est plus un manque de concentration et de rigueur », estime l’entraîneur phocéen qui a déjà une main sur la sonnette d’alarme.

    3e journée – Arkema Première Ligue

    Stade Francis-Turcan, à Martigues

    Arbitre : Morgane Chignard

    Buts : Laurent (3), Caputo (8)

    Avertissements : Bourgouin (43), Blanchard (55), Laplacette (86) pour Marseille ; Meffometou (52), Caputo (70), Traoré (86) pour Fleury

    MARSEILLE : Shore – Laplacette, Blanchard (Moryl, 78), Carro, Joseph (Bamenga, 69), Herrera (Brown, 46) – Elisor, Perret (Kbida, 46), Le Mouël – Bourdieu, Bourgouin (Scannapieco, 85).

    Entraîneur : D. Anrifani

    FLEURY : Picaud – Goetsch, Cometti, Meffometou, Martins – Ngock, Jaurena – Laurent (Camczyk, 65), Cance (Fernandes, 85), Caputo (Chossenotte, 78) – Traoré (Claire, 78). Entraîneur : F. Biancalani

  • L’OM envoie un signal fort avant la réception de l’Ajax

    L’OM envoie un signal fort avant la réception de l’Ajax

    Real – PSG – Strasbourg. Ces trois matches étaient ceux de toutes les peurs pour l’OM.

    Une série qui aurait pu ancrer le doute dans les têtes, après un début de saison en deçà des attentes. Mais à l’issue de ces trois rendez-vous, c’est un véritable phénix qui s’est révélé. Car, même avec une défaite à Madrid (1 – 2) en Ligue des Champions, les Olympiens sont parvenus, sur trois matches, à remettre de l’ordre sur le terrain. Tandis que Roberto De Zerbi a trouvé semble-t-il les bons ingrédients.

    Néanmoins, l’entraîneur marseillais ne s’emballe pas. « Août n’est jamais loin, vous le savez mieux que moi », a-t-il évoqué en conférence de presse après la victoire à Strasbourg (2 – 1). « À Marseille, … on ne peut jamais relâcher notre attention. Il faut toujours être attentif, humble, les pieds sur terre ».

    S’il savourait la manière dont son équipe est allée chercher la victoire à la Meinau, il rappelle qu’il faut « toujours garder en tête les matches contre Rennes et Lyon, y compris celui contre le Paris FC, où nous avons eu du mal à nous exprimer malgré la victoire (5-2) ».

    En Alsace, comme face au PSG au Vélodrome, c’est le collectif qui permit à l’OM de renverser la table. Mais surtout, les joueurs appelés pour faire souffler Benjamin Pavard, Pierre-Emerick Aubameyang ou encore Mason Greenwood ont montré qu’ils avaient les capacités pour maintenir le niveau technique. Et préparé le terrain pour que les Phocéens terminent en boulets de canon. « Je pense que les entrées en jeu d’Aubameyang, Emerson, Greenwood, Vaz et Pavard ont changé le match », a-t-il commenté.

    Le banc relève le gant

    Roberto De Zerbi a souligné la nécessité pour lui de pouvoir compter sur un groupe élargi, alors que les rendez-vous s’enchaînent sur une cadence infernale. « Nous avons beaucoup joué cette semaine. Nous allons rejouer mardi. Strasbourg, c’était un match très important comme celui de mardi ».

    La Ligue des Champions revient au Vélodrome, avec la visite de l’Ajax qui se cherche encore dans cette épreuve, alors que dans son championnat, le club d’Amsterdam espère enfin bousculer le PSV et Feyenoord dans la course au titre.

    En s’imposant à Strasbourg en y mettant la forme, l’OM a pris ses premiers points et inscrit ses premiers buts en déplacement. « Cela commençait un peu à m’agacer. J’y pensais pendant le match, en tribune. Et j’admets qu’une nouvelle défaite m’aurait beaucoup énervé », a reconnu l’entraîneur olympien. Ce succès, en terrain difficile, est donc salutaire car, « je ne veux pas que nous soyons définis comme une équipe qui est performante seulement chez elle ».

    Cette performance au Vélodrome, l’OM va devoir l’alimenter face à l’Ajax pour le retour de la Ligue des Champions. Après les promesses de Madrid, le moment est venu de les tenir face à un adversaire qui est, sur le papier, plus à la portée des Olympiens.

  • Les Aixois ont subi un échec cuisant face à un PSG appauvri

    Les Aixois ont subi un échec cuisant face à un PSG appauvri

    Sans leurs stars Luka Karabatic, Elohim Prandi, Abdelrahman Faysal, Kamil Syprzak, Ferran Solé, sans compter la préservation de leur gardien titulaire Jannick Green, à cause d’un calendrier chargé avec la Ligue des champions, le Paris Saint-Germain a laissé une chance aux pensionnaires du Provence Aix université club (Pauc) handball de mettre un terme à leur longue série de revers face aux joueurs de la Capitale.

    Mais les Aixois ont vécu, dimanche après-midi à l’Arena du Pays d’Aix, leur seizième défaite d’affilée dans l’historique de leurs confrontations face aux Parisiens (24-37).

    Remise en question

    Cette troisième désillusion de la saison lors de cette quatrième journée de Starligue ne leur fait pas perdre de place au classement. Ils se maintiennent ainsi à la 12e place du championnat. « On n’a pas été bons, il n’y a rien d’autre à ajouter », lance l’arrière gauche aixois Aymeric Zaepfel, totalement abattu après le match.

    « On n’a pas réussi à jouer ensemble, on n’a pas réussi à proposer du jeu. Les trois-quarts du temps, ça n’a pas de sens. Ce que l’on propose n’est pas au niveau de nos ambitions », martèle-t-il, persuadé que les Franciliens ont progressivement haussé leur niveau de jeu au cours de la partie. Surtout d’un point de vue offensif, où l’international égyptien Omar Fathy (12 buts) s’est montré intraitable devant la cage aixoise protégée par le duo Baznik-Banke. « On a fait un gros match contre une belle équipe d’Aix. On a été dominants du début à la fin », estime l’arrière parisien Noah Gaudin, ancien protagoniste du Pauc, très heureux d’avoir pu retrouver le parquet de l’Arena qu’il a foulé pendant trois saisons entre 2017 et 2020.

    Avec 73% de tirs réussis, le PSG a dépassé la barre des 30 points à onze minutes du coup de sifflet final, creusant ainsi jusqu’à 14 points d’avance au score. « C’est dur à digérer, mais on va devoir être un peu plus patient et se remettre rapidement au travail », conclut l’arrière droit aixois Alexandre Tritta.

    4e journée – Starligue

    AIX-EN-PROVENCE : Banke (9 arrêts), Baznik (2) – Casqueiro Lopez, Ong, Loesch (cap, 4 buts), Desblancs (2), Molinie (6), Tissot (1), Brouzet (2), Despreaux (2), Sonn (1), Kalandadze (3), Zaepfel, Tritta (3), Stavros, Sidibe. Coach : E. Forêts

    PARIS : Lovkvist (16 arrêts), Green – Maras (3 buts), Fathy Omar (12), Steins (1), Konan (1), Karlsson (5), Grebille (cap), Abdou (1), Heldal (2), Peleka (5), Gaudin (5), Loredon (2). Coach : S. Madsen

  • L’Europe arrive à Francis-Turcan

    L’Europe arrive à Francis-Turcan

    Certes, ce ne seront que les espoirs des deux clubs qui se retrouveront mardi.

    Mais c’est bien une rencontre de Ligue des Champions qui est programmé au stade Francis-Turcan. Un duel qui opposera les espoirs de l’OM à leurs homologues de l’Ajax. De quoi raviver de beaux souvenirs chez les plus anciens supporters martégaux.

    Du temps où le fief du FC Martigues accueillait régulièrement des rencontres internationales, amicales ou dans le cadre du Festival de Toulon.

    Comme pour son équipe féminine, qui évolue en Ligue 1, l’OM avait besoin d’un stade confortable et fonctionnel pour ses jeunes. Ils vont ainsi découvrir une enceinte qui a vu se révéler Éric di Meco et Éric Cantona.

    Et pour une première, l’affiche face à l’Ajax, une des écoles de football les plus réputées d’Europe, a de quoi attirer les amateurs. Le coup d’envoi sera donné mardi, à 14h30.

    Stationnement interdit

    Pour l’occasion, les abords du stade seront interdits au stationnement automobile, cela dès ce lundi, à partir de 18 heures. Le périmètre impacté est toutefois plus restreint que celui des rencontres de Ligue 1 féminine.

    Est concerné le tronçon du chemin de Paradis allant de la place Pierre de Coubertin au boulevard du Commandant l’Herminier, jusqu’au mardi 19 heures.

  • Tadej Pogacar conserve son titre de champion du monde sur route

    Tadej Pogacar conserve son titre de champion du monde sur route

    Tadej Pogacar est entré un peu plus dans la légende en conservant son titre de champion du monde après une attaque à 104 kilomètres de l’arrivée dimanche lors des Mondiaux de cyclisme à Kigali, les premiers en Afrique, disputés dans une ambiance exceptionnelle.

    Le Slovène, qui a fait les 66 derniers kilomètres en solo, s’est imposé avec 1 minute et 28 secondes d’avance sur le Belge Remco Evenepoel au terme d’un parcours exceptionnellement difficile de 267 km. L’Irlandais Ben Healy complète le podium, à 2 min 16 sec, alors que le premier Français, Paul Seixas termine 13e du haut de ses 19 ans. Devant une foule énorme – 1 million de spectateurs selon l’Union cycliste internationale – Pogacar a accéléré à quelques centaines de mètres du sommet du Mont Kigali, à 104 km de l’arrivée, une distance considérée comme suicidaire.

    Le quadruple vainqueur du Tour de France s’était lancé dans un raid similaire l’an dernier à Zurich où il avait attaqué à 100 km du but pour décrocher son premier maillot arc-en-ciel.

    L’Europe dans le viseur

    Le double champion olympique s’est ensuite lancé seul à la poursuite du Slovène, mais sans réussir à se rapprocher, et s’est assuré la médaille d’argent, après l’or dans le contre-la-montre.

    Avec ce nouveau triomphe, Pogacar efface sa déception du chrono où il avait été surclassé par Evenepoel dimanche dernier. Il couronne une nouvelle saison exceptionnelle alors qu’il lui reste encore à disputer les Championnats d’Europe, dimanche en Drôme-Ardèche, et le Tour de Lombardie.

  • Toulon en face d’une muraille avec ce déplacement à Bayonne

    Deux semaines de repos forcé et une reprise de la compétition, en terres basques. Ce dimanche soir (21h05), le Rugby Club Toulonnais se déplace au stade Jean-Dauger de Bayonne pour la clôture de la 4e journée de Top 14. Quinze jours que les Varois n’ont pas foulé une pelouse du championnat de France. En cause, les intempéries ayant frappé le sud de la France le week-end dernier. Le match OM – PSG a été impacté, celui entre Toulon et La Rochelle aussi. Sergio Parisse, entraîneur de la touche, a dû gérer tant bien que mal cet incident inédit pour lui : « Comme joueur ou comme entraîneur, je n’avais jamais vu ça. On a subi la situation, un peu comme tout le monde. Il y avait beaucoup de confusion. » Si cette rencontre contre les Charentais se déroulera début novembre, celle contre Bayonne arrive vite. Très vite.

    Le revenant Antoine Frisch parle d’un « gros défi » et il a complètement raison. Se déplacer au stade Jean-Dauger est devenu synonyme de défaite à… 100%. En tout cas la saison passée. En effet, l’Aviron est le seul club de Top 14 invaincu dans son antre lors de l’exercice 2024-2025. Le demi-finaliste sortant a construit une forteresse imprenable, devant un public souvent en feu. Une fois la Peña Baiona lancée par le speaker, les locaux n’ont jamais failli. Sergio Parisse listait, ce vendredi, en conférence de presse, les points forts de cette formation. Défense agressive, mêlée, touche, une équipe complète au possible, sans réel défaut. « Mis à part ce match à Castres (17-48), où c’était un peu plus compliqué, ils se sont bien comportés. C’est une équipe et un club bien construits, leur recrutement est très bon. Et puis on connaît l’engouement dans leur stade », raconte l’ex-international italien.

    Ollivon sur le retour

    Côté RCT, ce week-end sans match a permis de garder les hommes au frais. Pour autant, le plan d’entraînement prévu à l’origine n’a pas été bouleversé par les membres du staff. « On a respecté ce qui était prévu et augmenté légèrement la charge de travail, puisque les joueurs avaient plus de fraîcheur », lance Sergio Parisse. Un supplément d’énergie bien venu et peu de changements à prévoir dans le XV de départ des Rouge et Noir. Ils sont cinq à être encore absents pour cette rencontre au Pays basque. Gabin Villière a été touché au doigt et souffre d’une pubalgie. Sa sortie de l’infirmerie n’est pas prévue avant le mois de novembre. La durée d’indisponibilité est nettement plus longue pour le varois Matthias Halagahu. Opéré du pied à la mi-septembre, le deuxième ligne ne reviendra pas avant 2026. Il sera sur la touche entre quatre et six mois.

    Gianmarco Lucchesi et Kyle Sinckler sont, eux, sur le point de reprendre et devraient candidater très rapidement à une place dans le groupe. C’est aussi le cas pour Charles Ollivon. « Il n’est vraiment pas loin de rejouer au rugby » dit simplement Sergio Parisse. Le joueur aux 46 sélections est absent depuis le début d’année à cause d’une rupture des ligaments croisés du genou et est sur le point de retrouver la compétition.

    Le RCT va donc devoir créer l’exploit pour s’imposer à Bayonne, dimanche soir. Devant des spectateurs acquis à la cause des joueurs de l’Aviron.

    4e journée de Top 14

    Dimanche à 21h05 au stade Jean-Dauger

    Arbitre : Kevin Dralley

    Bayonne : Tiberghien – T. Spring, Maqala, Tuilagi, Erbinartegaray – (o) Segonds, (m) Jantjies – Capilla, Bruni, Fischer – Moon, Iturria (c) – Setiano, Martin, Bordelai.

    RC Toulon : Abadie, Alainu’uese, Baubigny, Brennan, Damond, Gigashvili, Gros, Ivaldi, Ludlam, Mercer, Mézou, Narmania, Ollivon, Priso, Quere-Karaba, Rebbadj, Ribbans – Drex, Domon, Dréan, Ferté, Frisch, Garbisi, Hervé, Jaminet, Le Bail, Nonu, Serin, Tuicuvu, White

  • Toulon en face d’une muraille avec ce déplacement à Bayonne

    Toulon en face d’une muraille avec ce déplacement à Bayonne

    Deux semaines de repos forcé et une reprise de la compétition, en terres basques. Ce dimanche soir (21h05), le Rugby Club Toulonnais se déplace au stade Jean-Dauger de Bayonne pour la clôture de la 4e journée de Top 14. Quinze jours que les Varois n’ont pas foulé une pelouse du championnat de France. En cause, les intempéries ayant frappé le sud de la France le week-end dernier. Le match OM – PSG a été impacté, celui entre Toulon et La Rochelle aussi. Sergio Parisse, entraîneur de la touche, a dû gérer tant bien que mal cet incident inédit pour lui : « Comme joueur ou comme entraîneur, je n’avais jamais vu ça. On a subi la situation, un peu comme tout le monde. Il y avait beaucoup de confusion. » Si cette rencontre contre les Charentais se déroulera début novembre, celle contre Bayonne arrive vite. Très vite.

    Le revenant Antoine Frisch parle d’un « gros défi » et il a complètement raison. Se déplacer au stade Jean-Dauger est devenu synonyme de défaite à… 100%. En tout cas la saison passée. En effet, l’Aviron est le seul club de Top 14 invaincu dans son antre lors de l’exercice 2024-2025. Le demi-finaliste sortant a construit une forteresse imprenable, devant un public souvent en feu. Une fois la Peña Baiona lancée par le speaker, les locaux n’ont jamais failli. Sergio Parisse listait, ce vendredi, en conférence de presse, les points forts de cette formation. Défense agressive, mêlée, touche, une équipe complète au possible, sans réel défaut. « Mis à part ce match à Castres (17-48), où c’était un peu plus compliqué, ils se sont bien comportés. C’est une équipe et un club bien construits, leur recrutement est très bon. Et puis on connaît l’engouement dans leur stade », raconte l’ex-international italien.

    Ollivon sur le retour

    Côté RCT, ce week-end sans match a permis de garder les hommes au frais. Pour autant, le plan d’entraînement prévu à l’origine n’a pas été bouleversé par les membres du staff. « On a respecté ce qui était prévu et augmenté légèrement la charge de travail, puisque les joueurs avaient plus de fraîcheur », lance Sergio Parisse. Un supplément d’énergie bien venu et peu de changements à prévoir dans le XV de départ des Rouge et Noir. Ils sont cinq à être encore absents pour cette rencontre au Pays basque. Gabin Villière a été touché au doigt et souffre d’une pubalgie. Sa sortie de l’infirmerie n’est pas prévue avant le mois de novembre. La durée d’indisponibilité est nettement plus longue pour le varois Matthias Halagahu. Opéré du pied à la mi-septembre, le deuxième ligne ne reviendra pas avant 2026. Il sera sur la touche entre quatre et six mois.

    Gianmarco Lucchesi et Kyle Sinckler sont, eux, sur le point de reprendre et devraient candidater très rapidement à une place dans le groupe. C’est aussi le cas pour Charles Ollivon. « Il n’est vraiment pas loin de rejouer au rugby » dit simplement Sergio Parisse. Le joueur aux 46 sélections est absent depuis le début d’année à cause d’une rupture des ligaments croisés du genou et est sur le point de retrouver la compétition.

    Le RCT va donc devoir créer l’exploit pour s’imposer à Bayonne, dimanche soir. Devant des spectateurs acquis à la cause des joueurs de l’Aviron.

    4e journée de Top 14

    Dimanche à 21h05 au stade Jean-Dauger

    Arbitre : Kevin Dralley

    Bayonne : Tiberghien – T. Spring, Maqala, Tuilagi, Erbinartegaray – (o) Segonds, (m) Jantjies – Capilla, Bruni, Fischer – Moon, Iturria (c) – Setiano, Martin, Bordelai.

    RC Toulon : Abadie, Alainu’uese, Baubigny, Brennan, Damond, Gigashvili, Gros, Ivaldi, Ludlam, Mercer, Mézou, Narmania, Ollivon, Priso, Quere-Karaba, Rebbadj, Ribbans – Drex, Domon, Dréan, Ferté, Frisch, Garbisi, Hervé, Jaminet, Le Bail, Nonu, Serin, Tuicuvu, White

  • Gaudin, deuxième du nom

    Dans la famille Gaudin, on appelle le fils. En tapant dans l’œil du Paris Saint-Germain, club qui règne sans vergogne dans le championnat français depuis 2013, Noah Gaudin (26 ans), fils du gardien double champion du monde avec les Barjots, en 1995 et en 2001, s’est fait une place au soleil. Mais le jeune arrière, qui a terminé sa formation au Provence Aix université club (Pauc) entre 2017 et 2020, a dû faire un sacrifice majeur pour en arriver là : quitter la France pour rejoindre le Danemark. Un « pari risqué » comme l’avait souligné son cousin Théo Derot, ancien arrière gauche international et fils de Gilles Derot, entraîneur d’Istres Provence Handball entre 2013 et 2025.

    Après avoir disputé trois saisons à Sønderjyske, avant de rejoindre le Skjern Håndbold, le natif de Hameln, ville allemande où sa figure paternelle a évolué l’année de sa naissance, a « appris une nouvelle culture du handball ». « C’est un jeu assez similaire à celui que l’on pratique en France, sauf qu’il est moins physique et qu’il y a plus de jeu de passes », juge Noah Gaudin, persuadé d’avoir notamment progressé sur « les montées de balle » et « le jeu rapide ». Ce qui lui permet aujourd’hui d’affirmer que sa « palette technique est plus large ». « C’est une expérience qui m’a fait beaucoup de bien », ajoute celui qui souhaitait « rejoindre un top club qui joue la Ligue des champions », à l’issue de sa cinquième saison danoise. Il avait honoré sa première sélection avec l’équipe de France senior lors d’un match de l’EuroCup face au Danemark, en mars 2025.

    Stagiaire au Pauc en 2017

    Tombé à pic, le Paris Saint-Germain a directement fait de son vœu une réalité. « C’est un rêve pour moi de jouer pour le PSG », martèle Gaudin, l’un des piliers de la génération 98-99 avec un certain Elohim Prandi, qu’il a rejoint dans le club de la Capitale au mois de juillet. « J’ai été très bien accueilli. On travaille très bien tous ensemble, c’est ce à quoi je m’attendais », révèle-t-il quelques jours avant d’affronter son ancien club. Seuls le capitaine Matthieu Ong et le Marignanais Gabriel Loesch étaient déjà présents dans l’effectif aixois lors de ses trois saisons passées à l’Arena.

    « On va devoir imposer notre jeu face à des joueurs très physiques », analyse l’arrière, qui avait fait de cet aspect du jeu sa priorité d’amélioration lorsqu’il a débarqué dans la cité du Roy René comme stagiaire pro, à l’âge de 18 ans. « J’ai eu la chance de pouvoir compter sur un très bon préparateur physique », souligne Noah Gaudin, en faisant référence à Alexandre Pongérard, toujours présent dans le staff aixois.

    L’arrière tricolore avait d’ailleurs pris 2 kg en trois semaines de préparation après avoir vécu une saison difficile à Cesson-Rennes, club entraîné par son père au moment de son prêt. « Je garde de très bons souvenirs au Pauc, j’y ai passé trois belles années », lance celui qui sera dans la peau de l’adversaire, dimanche (17h).

  • Gaudin, deuxième du nom

    Gaudin, deuxième du nom

    Dans la famille Gaudin, on appelle le fils. En tapant dans l’œil du Paris Saint-Germain, club qui règne sans vergogne dans le championnat français depuis 2013, Noah Gaudin (26 ans), fils du gardien double champion du monde avec les Barjots, en 1995 et en 2001, s’est fait une place au soleil. Mais le jeune arrière, qui a terminé sa formation au Provence Aix université club (Pauc) entre 2017 et 2020, a dû faire un sacrifice majeur pour en arriver là : quitter la France pour rejoindre le Danemark. Un « pari risqué » comme l’avait souligné son cousin Théo Derot, ancien arrière gauche international et fils de Gilles Derot, entraîneur d’Istres Provence Handball entre 2013 et 2025.

    Après avoir disputé trois saisons à Sønderjyske, avant de rejoindre le Skjern Håndbold, le natif de Hameln, ville allemande où sa figure paternelle a évolué l’année de sa naissance, a « appris une nouvelle culture du handball ». « C’est un jeu assez similaire à celui que l’on pratique en France, sauf qu’il est moins physique et qu’il y a plus de jeu de passes », juge Noah Gaudin, persuadé d’avoir notamment progressé sur « les montées de balle » et « le jeu rapide ». Ce qui lui permet aujourd’hui d’affirmer que sa « palette technique est plus large ». « C’est une expérience qui m’a fait beaucoup de bien », ajoute celui qui souhaitait « rejoindre un top club qui joue la Ligue des champions », à l’issue de sa cinquième saison danoise. Il avait honoré sa première sélection avec l’équipe de France senior lors d’un match de l’EuroCup face au Danemark, en mars 2025.

    Stagiaire au Pauc en 2017

    Tombé à pic, le Paris Saint-Germain a directement fait de son vœu une réalité. « C’est un rêve pour moi de jouer pour le PSG », martèle Gaudin, l’un des piliers de la génération 98-99 avec un certain Elohim Prandi, qu’il a rejoint dans le club de la Capitale au mois de juillet. « J’ai été très bien accueilli. On travaille très bien tous ensemble, c’est ce à quoi je m’attendais », révèle-t-il quelques jours avant d’affronter son ancien club. Seuls le capitaine Matthieu Ong et le Marignanais Gabriel Loesch étaient déjà présents dans l’effectif aixois lors de ses trois saisons passées à l’Arena.

    « On va devoir imposer notre jeu face à des joueurs très physiques », analyse l’arrière, qui avait fait de cet aspect du jeu sa priorité d’amélioration lorsqu’il a débarqué dans la cité du Roy René comme stagiaire pro, à l’âge de 18 ans. « J’ai eu la chance de pouvoir compter sur un très bon préparateur physique », souligne Noah Gaudin, en faisant référence à Alexandre Pongérard, toujours présent dans le staff aixois.

    L’arrière tricolore avait d’ailleurs pris 2 kg en trois semaines de préparation après avoir vécu une saison difficile à Cesson-Rennes, club entraîné par son père au moment de son prêt. « Je garde de très bons souvenirs au Pauc, j’y ai passé trois belles années », lance celui qui sera dans la peau de l’adversaire, dimanche (17h).